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© Laurent Garcin MPSI Lycée Jean-Baptiste Corot

Devoir surveillé n°08

I La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction et la précision des


raisonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.
I On prendra le temps de vérifier les résultats dans la mesure du possible.
I Les calculatrices sont interdites.

Problème 1 —

Partie I –

Notons E le R-espace vectoriel des applications de R dans R de classe C∞ et D : f ∈ E 7→ f′ . Il est clair


que D est un endomorphisme de E.

1. Déterminer le noyau et l’image de D.

On considère les trois fonctions


( √ ) ( √ )
t 3 t 3
f1 : t ∈ R 7→ e t
f2 : t ∈ R 7→ e−t/2
sin f3 : t ∈ R 7→ e −t/2
cos
2 2

Nous noterons B = (f1 , f2 , f3 ) et G le sous-espace vectoriel de E engendré par B.


Nous allons montrer que B est une famille libre de vecteurs de E.
Soient a, b et c des réels tels que af1 + bf2 + cf3 soit la fonction nulle.

2. L’étudiante Antoinette observe que af1 (t) + bf2 (t) + cf3 (t) = 0 pour tout réel t. Elle choisit (adroite-
ment) trois valeurs de t, obtient un système de trois équations à trois inconnues a, b et c, qu’elle résout ;
il ne lui reste plus qu’à conclure.
Faites comme elle !

3. L’étudiante Lucie propose d’exploiter le développement limité à l’ordre 2 de la fonction af1 + bf2 + cf3
au voisinage de 0.
Faites comme elle !

4. L’étudiante Nicole décide de s’intéresser au comportement de af1 + bf2 + cf3 au voisinage de +∞.
Faites comme elle !

La famille B est donc une base de G et ce sous-espace est de dimension 3.

5. Montrer que G est stable par D c’est-à-dire que D(G) ⊂ G.

Nous noterons D“ l’endomorphisme de G induit par D, c’est-à-dire l’endomorphisme de G défini par



D(f) = D(f) pour f ∈ G.

“ 3 = IdG .
6. Montrer que D
“ est un automorphisme de G et exprimer (D)
7. En déduire que D “ −1 en fonction de D.

[Link] 1
© Laurent Garcin MPSI Lycée Jean-Baptiste Corot

Partie II –

Nous nous intéressons dans cette partie à l’équation différentielle y ′′′ = y, que nous noterons (E). Une
solution sur R de (E) est une fonction définie sur R à valeurs dans R, trois fois dérivable sur R, vérifiant
f ′′′ (t) = f(t) pour tout t ∈ R.

8. Montrer que toute solution f de (E) est C ∞ .

Notons T = D3 − IdE , où IdE est l’identité de E, et D3 = D ◦ D ◦ D.


Le noyau de T est donc l’ensemble des solutions de (E).

9. Montrer que G est contenu dans le noyau de T .

Nous allons établir l’inclusion inverse ; ainsi G sera exactement l’ensemble des solutions de (E).
Soit f une solution de (E) ; nous noterons g = f ′′ + f ′ + f.

10. Montrer que g est solution de l’équation différentielle y ′ = y.

11. Décrivez rapidement l’ensemble des solutions à valeurs réelles de l’équation différentielle y ′ − y = 0.

12. Résolvez l’équation différentielle y ′′ + y ′ + y = 0. Vous donnerez une base de l’ensemble des solutions
à valeurs réelles.

13. Soit λ ∈ R.
Décrivez l’ensemble des solutions à valeurs réelles de l’équation différentielle y ′′ + y ′ + y = λet .

14. Et maintenant, concluez !

Problème 2 —

On note I l’application identité de R2 , c’est-à-dire l’application


{
R2 −→ R2
I:
(x, y) 7−→ (x, y)

On note également S l’application {


R2 −→ R2
S:
(x, y) 7−→ (y, x)
Enfin, pour p ∈ R, on pose Up = pS + (1 − p)I.

Partie I – Préliminaires

1. Vérifier que S est un endomorphisme de R2 . Que peut-on dire de S2 ?

2. Soit p ∈ R. Justifier que Up est également un endomorphisme de R2 .

3. Donner des bases du noyau et l’image de U 1 .


2

Partie II – Un sous-groupe de GL(R)2

[Link] 2
© Laurent Garcin MPSI Lycée Jean-Baptiste Corot

4. Soit (p, q) ∈ R2 . Montrer qu’il existe r ∈ R tel que

Up ◦ Uq = Uq ◦ Up = Ur

1
5. Soit p ∈ R. Montrer que Up est un automorphisme de R2 si et seulement si p 6= et que, dans ce cas,
2
il existe un réel q tel que U−1
p = Uq .

6. On note { { }}
1
G= Up , p ∈ R \
2
Montrer que G est un sous-groupe de (GL(R2 ), ◦).

Partie III – Puissances d’un endomorphisme

On fixe p ∈ R dans cette partie et on souhaite calculer les puissances de Up .

7. Montrer que (S + I) ◦ Up = S + I et que (S − I) ◦ Up = (1 − 2p)(S − I)

8. Déterminer (S + I) ◦ Unp et (S − I) ◦ Unp pour tout n ∈ N.

9. En déduire, pour n ∈ N, une expression de Unp en fonction de S et I.

Partie IV – Application

On considère deux récipients A et B. Le récipient A contient initialement un volume V de grenadine tandis


que le récipient B contient initialement un volume V d’eau. On appelle «opération» la procédure suivante :

• on prélève un volume v de liquide dans le récipient A que l’on verse dans le récipient B (le récipient A
contient alors un volume V − v et le récipient B un volume V + v) ;

• on mélange le contenu du récipient B ;

• on prélève alors un volume v de liquide du récipient B que l’on verse dans le récipient A (les récipients
A et B contiennent alors à nouveau le même volume V de liquide) ;

• on mélange le contenu du récipient A.

On procède à plusieurs «opérations» successives et on note an et bn les proportions respectives de grenadine


dans les récipients A et B après n «opérations». On a donc notamment initialement a0 = 1 et b0 = 0.
On suppose enfin que 0 < v < V.

10. Montrer qu’il existe p ∈]0, 1[ tel que pour tout n ∈ N, (an+1 , bn+1 ) = Up (an , bn ).

11. En déduire les termes généraux des suites (an ) et (bn ) ainsi que leurs limites.

Exercice 1.
Soient E, F et G trois espaces vectoriels, f ∈ L(E, F) et g ∈ L(F, G).

1. Montrer que F = Im(f) + Ker(g) si et seulement si Im(g ◦ f) = Im(g).

2. Montrer que Ker(g) ∩ Im(f) = {0F } si et seulement si Ker(g ◦ f) = Ker(f).

[Link] 3

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