Direct Torque Control (DTC)
Un moteur accouplé à sa charge mécanique peut être toujours considéré comme un système. Pour
le commander correctement, Il faut établir :
Si c’est possible les équations reliant les grandeurs utiles en « sortie » (Vitesse, position,
courants), en fonction des grandeurs « d’entrée » (Tension, fréquence, couple résistant,
courants…) et les relations introduisant les grandeurs « d’état » comme le flux ;
Un modèle dont le comportement est proche du système réel.
La commandabilité du système, ce qui permet de définir le vecteur d’entrée (ou de
commande).
Si le moteur asynchrone est relié au réseau. La vitesse du champ tournant est imposée, sauf si on
intervient sur le nombre de paires de pôles p. On pourrait varier la vitesse du rotor en agissant sur
le glissement :
./ En modifiant la valeur efficace V de la tension d'alimentation du stator;
./ En modifiant la résistance R de la tension d'alimentation du stator quand c'est possible, ce qui
fait varier le glissement g;
./ En absorbant une partie de la puissance active fournie par les bobinages du rotor, pour faire
varier le glissement g: c'est la cascade hypo-synchrone.
Du point de vue expérimental, il faut savoir noter la relation entre la vitesse et la tension
appliquée au moteur.
Le moteur asynchrone est utilisé essentiellement pour la commande en vitesse.
Dans une commande simple, sans asservissement (en boucle ouverte), on impose la pulsation ω
des courants au stator.
On peut s’intéresser au cas où la pulsation ω (ou f = ωs/2π) des courants au stator est réglable
(alimentation par onduleur), cela dans le but de permettre une commande plus souple de la
vitesse, pour diverses charges mécaniques.
Contrôle Vectoriel des MASs :
Il s'agit d'imposer le couple du moteur asynchrone en utilisant les deux composantes directe et en
quadrature des courants du stator, d'où le terme de contrôle vectoriel. Un modèle de Park du
moteur doit être utilisé pour optimiser ce contrôle, ce qui nécessite un asservissement de vitesse.
On doit également contrôler le fonctionnement :
./ Du capteur de vitesse,
./ Du capteur de courant.
Un test de réglage du couple est souvent nécessaire.
La commande d'un moteur asynchrone à flux orienté est une variante du contrôle vectoriel.
On s'efforce ici de présenter une démarche originale qui utilise la transformation de Park, mais
qui réduit au mieux l'utilisation de capteurs. Ce qui oblige à justifier pour quoi on pilote cette
commande par DSP ou par FPGA.
La méthode de contrôle direct du couple (ou DTC : Direct Torque Control) consiste à agir
directement sur la commande de l'onduleur à MLI vectorielle pour obtenir le couple optimal du
moteur. Cette commande intègre à la fois la modélisation du moteur asynchrone, l'estimation des
valeurs comme pour la commande à flux orienté, mais aussi le système de modulation de largeur
d'impulsions. On doit également comprendre le rôle essentiel :
./ Du capteur de tension,
./ Du capteur de courant.
Du point de vue expérimental, comme pour la commande à flux orienté, il faut noter la relation
entre la vitesse, la tension, le courant et la fréquence appliqués au moteur.