Module Théorie de Coupe
Module Théorie de Coupe
I. Formation de copeau :
Matière pièce/outil
Vitesse de coupe
Vitesse d’avance
La profondeur de passe
Géométrie de l’outil Brise copeau
L’arrête tranchante est donnée par l’intersection de deux plans (plan de coupe et
plan de dépouille).
Pour caractériser la géométrie de la partie active. On définit les plans et les angles
caractéristiques dans deux référentielles :
Référentiel « Outil en main » : Il spécifie la géométrie de l’outil lors de
sa fabrication et de son contrôle, indépendamment de son utilisation
futur.
Référentiel « Outil en travail » : Il est déterminé à partir de la résultante
des vitesses de coupe et d’avance, donc lors de son utilisation.
Ces trois derniers angles ( α + β + γ = 90° ) sont en général donnés dans le plan Pn
(catalogues)
Pour un bon enlèvement de la matière de la pièce, il faut que l’outil possède les
propriétés mécaniques suivantes :
une bonne résistance à l’usure, au frottement
une bonne résistance aux chocs : TENACITE
une bonne résistance à la chaleur c’est à dire garder ses propriétés à chaud
une bonne résistance à la pénétration : DURETE
une bonne résistance aux pressions
une grande stabilité chimique
La technologie de construction de l’outil peut être soit:
Monobloc
Brasé
Amovible.
Le matériau de la partie active est:
Aciers Rapides Supérieures ARS
Carbures métalliques
Céramiques
Cermet
Nitrure de bore cubique
Diamant
V. La lubrification :
La quantité de chaleur dégagée est telle qu’elle peut entraîner la fusion locale du
copeau et la dégradation rapide de l’outil.
Pour remédier à cela, il faut utiliser un fluide de lubrification afin :
de refroidir l’outil et le copeau.
de lubrifier les surfaces pour diminuer les frottements.
L’usure d’un outil de coupe peut être provoquée par des phénomènes
mécaniques et physico-chimiques.
Il se présente sous forme d’une bande striée parallèle a l’arrête principale de coupe.
Les causes :
-Effets mécaniques : Frottement de la face en dépouille et la surface usiné
(adhésion)
-Effets physico-chimique : Oxydation de l’outil à l’air ou à lubrifiant.
b. Usure en cratère (Kt) :
Il se présente sous forme d’un cratère sur la face de coupe de l’outil.
Les Causes :
- C’est le frottement du copeau sur la face de coupe
- Formation des microsoudures entre le copeau et les particules du bec de l’outil.
c. Usure en entaille :
C’est une forme spéciale d’usure de la face en dépouille principale a
l’intersection de l’arrête de coupe principale.
Pour les outils en ARS et en carbure métallique, les critères usuels sont:
Les zones de validité du critère d’usure (VB, Kt), dépend de l’avance et la vitesse de
coupe.
La durée de vie (T) s’exprime par : T=f (Vc, f, …), à partir des essais expérimentaux,
réalisée par TAYLOR l’expression de la durée de vie est fonction principalement de la
vitesse de coupe. L’allure de l’usure en fonction du temps à vitesse constante est
comme suit
:
Pour un critère limite d’usure U*, nous obtenons les temps correspondants T1, T2, T3, T4, …
En rapportent les couples (V1, T1), (V2, T2), (V3, T3), (V4, T4), … sur un graphique d’échelle
logarithmique, on obtient :
Donc : 𝑇 = 𝐶𝑉 . 𝑉 𝑛 (2.3)
b. Méthode graphique :
Sur une échelle logarithmique, on trace la courbe Log T= f (Log V), qui passe aux
mieux des points coordonnées de Ti, Vi.
Dans ce modèle la constante Cv est remplacé par une expression qui tient compte de
l’avance f et la profondeur de passe a
L’essai se pratique sur un tour parallèle, et consiste à charioter une succession de cylindres
étagé (largeur Li). La fréquence de rotation est constante. La longueur de chaque palier est
telle que le temps de chariotage ∆t est constant.
Le nombre de paliers = m
Les diamètres des paliers sont tels que la vitesse de coupe Vci sont en
progression géométrique de raison (r). 𝑽 𝒄𝒊 = 𝒓 . 𝑽𝒄𝒊−𝟏
Cet essai sera effectué en 2 expériences.
1ière essai :
1000.𝑉𝑐𝑖
On calcule les différents diamètres :𝐷𝑖 =
𝜋𝑁
On calcul les longueurs des paliers.
1000 .𝑉𝑐𝑖 𝐿
Ce qui donne : 𝑉𝑓 = 𝑓 = ∆𝑡𝑖
𝜋 𝐷𝑖 1
2ième essai :
1000 .𝑉𝑐𝑖 𝐿
Ce qui donne : 𝑉𝑓 = 𝑓 = ∆𝑡𝑖
𝜋 𝐷𝑖 2
∆𝑇3
Le troisième palier : ∆𝑈3 = 𝑇
. 𝑈∗
Avec :
Si on effectue le chariotage du cylindre composé de (m) palier, (Exemple 1er essai), l’usure
globale est U1.
𝑈 . ∆𝑡
𝐿𝑜𝑔 𝑈1 . ∆𝑡2
2 1
𝑛=
𝑉
𝐿𝑜𝑔 𝑉02
01
𝑚
𝑈 ∗ . ∆𝑡1 1−𝑖 .𝑛
𝐶𝑉 = 𝑛 𝑟
𝑈1 . 𝑉01
𝑖=1
Exercice :
Un outil en carbure de Tungstène P10 a fait l’objet d’un essai de coupe. Pour l’usure accéléré
par palier sur un acier XC38 (Cylindre de 5 paliers).
Données :
1er essai : V01 = 80 m/min, Δt1 = 5 min, U1 = 0.6 mm, r1 = 1.25
Travail demandé
1. Déterminer la loi de TAYLOR pour U* = 0.3 mm
2. Calculer la vitesse de coupe a utilisé pour obtenir une durée de vie de l’outil estimé à
45 min
3. Déduire le nombre de pièces réalisé pendant l’utilisation de cette vitesse de coupe V45
lors d’une opération de chariotage d’une série de pièces. Le temps de coupe de cette
opération est de 0.8 min.
n -1/n Ct Cv
V90 est la vitesse de coupe à donner à l’outil pour que sa durée de vie soit
1
égale à 90mn :𝑉90 = 𝐶𝑡 . 90 𝑛
Mode Opératoire :
Hypothèses:
Démonstration de n et Cv :
A chaque instant (i) l’outil s’use d’une usure élémentaire dU. La valeur de cette usure est en
fonction du rayon ri auquel se trouve l’outil.
𝑑𝑈 𝑈 ∗
𝑡𝑔𝛼 = =
𝑑𝑡 𝑇
𝑈∗
𝑑𝑈 = . 𝑑𝑡
𝑇
On a : 𝑟𝑖 = 𝑅0 + 𝑋𝑖
𝑋𝑖
La vitesse d’avance s’écrit : 𝑉𝑓𝑖 = 𝑓. 𝑁 = 𝑡
Donc : 𝑋𝑖 = 𝑓. 𝑁. 𝑡
Ce qui donne :
𝑈∗ 𝑑𝑟𝑖
𝑑𝑈 = .
𝐶𝑉 . 𝑓. (2. 𝜋)𝑛 𝑁 𝑛+1 𝑟𝑛𝑖
𝑈∗ 𝑅1−𝑛 − 𝑅01−𝑛
𝑈=
𝐶𝑉 . 𝑓. (2. 𝜋)𝑛 𝑁 𝑛+1 1−𝑛
Même pièce R0 et R
Les fréquences de rotation différente N1≠N2
Même avance f1=f2=f
Même profondeur de passe a1=a2= a
C’est un essai développé par Mr. MATHON. Ce n’est pas un essai comme les autres,
car il n’est pas normalisé comme un essai d’usure mais plutôt comme un essai
d’usinabilité.
De normes régissent cet essai :
NF A 03-604 : Essai d’usinabilité des fontes,
NF A 03-654 : Méthode de contrôle d’usinabilité.
1. Principe de l’essai :
Cet essai est réalisé par le dressage transversal sur une pièce de diamètre supérieur
20 mm. Sur la quel on a réalisé un trou centrale de diamètre 6 mm, l’avance est
constant, la vitesse de coupe est uniformément accéléré. La profondeur de passe est
de 1 mm.
1 ere essai :
f = cte ; N= Variante
On relève la variation de l’usure de l’outil en fonction du Ø usiné.
2 ième essai :
f = Variante ; N= Cte
On relève la variation de l’usure de l’outil en fonction du Ø usiné.
L’objectif de cet essai est de déterminer la vitesse V90 en tournage ébauche a partir de D0.2-355-
0.0355 a l’aide du graphe (Corrélation usinabilité D350-V90), et connaissons V90 en tournage
ébauche on détermine V90 en fraisage ou perçage a l’aide du diagramme (Corrélation entre
V90 en chariotage et perçage ou fraisage)
Exercice :
On effectue un essai pour définir l’usinabilité d’un acier XC10 (C10) de dureté 197 HB
avec 0.02 % de S (Silicium).
- On trouve un D0.2 = 13.3 dans les conditions de coupe suivante : N= 1165 ; f = .0185
(f=cte ;N=variante).
- D0.2-763-0.0185 = 18.27 pour (p= 0.7)
Travail demandé :
Le but recherché par cette modélisation est d’estimer les efforts de coupe
engendrés par le contact copeau/outil avec les hypothèses suivantes :
le métal usiné est homogène et isotrope,
la coupe est orthogonale,
le rayon du bec de l’outil est nul.
Vitesse de coupe Surface de glissement copeau/Outil
ɣ
ɸ Outil
Profondeur de passe a
Copeau d’épaisseur e
Pièce
Plan de cisaillement
ɸ 𝑁
ɣ
ϕ 𝑇
𝑅
𝑄
𝐴𝐶 𝑎
𝑠𝑖𝑛Φ = =
𝑂𝐴 𝑂𝐴
e
Normale
ɸ
ɣ
A
a
C O
Ce qui donne :
L’aire de la section de copeau est :
𝑎. 𝐿
𝑆=
𝑠𝑖𝑛Φ
Par la suite la force normale est donnée par :
𝑎. 𝐿
𝑁 = 𝜎.
𝑠𝑖𝑛Φ
Et la force tangentielle est donnée par :
𝑎. 𝐿
𝑇 = 𝜏.
𝑠𝑖𝑛Φ
d. Equation d’équilibre :
Normale
𝑇
𝑁
ɣ
ɸ ϕ 𝑅
Plan de cisaillement
A l’équilibre on a :
𝑄+𝑅 =0
𝑇 = 𝑄. 𝑐𝑜𝑠 𝜑 − 𝛾 + Φ
Ce qui donne :
𝜎 𝑁
= = 𝑡𝑔 𝜑 − 𝛾 + Φ
𝜏 𝑇
Au moment de détachement du copeau, les deux contraintes σ et τ sont liées par les lois de la
plasticité. La loi de Caquot Brigman est donnée par :
𝜏 = 𝜏0 + 𝜎. 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝐶
τ Dépendante du matériau
C
𝜏0 Point de fonctionnement
𝜑−𝛾+Φ
On a :
𝜏 = 𝜏0 + 𝜎. 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝐶
Et :
𝜎 𝑁
= = 𝑡𝑔 𝜑 − 𝛾 + Φ
𝜏 𝑇
Ce qui donne :
𝜏 = 𝜏0 + 𝜏. 𝑡𝑔 𝜑 − 𝛾 + Φ . 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝐶
Donc :
𝜏0
𝜏=
1 − 𝑡𝑔 𝜑 − 𝛾 + Φ . 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝐶
𝑇
= 𝑐𝑜𝑠 𝜑 − 𝛾 + Φ
𝑄
Et :
𝑎. 𝐿
𝑇 = 𝜏.
𝑠𝑖𝑛Φ
Et :
𝜏0
𝜏=
1 − 𝑡𝑔 𝜑 − 𝛾 + Φ . 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝐶
Ce qui donne :
𝜏0 . 𝑎. 𝐿
𝑄=
𝑠𝑖𝑛Φ𝑐𝑜𝑠 𝜑 − 𝛾 + Φ 1 − 𝑡𝑔 𝜑 − 𝛾 + Φ . 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝐶
𝜏0 . 𝑎. 𝐿. 𝑠𝑖𝑛 (𝐶)
𝑄=
𝑠𝑖𝑛Φ. 𝑠𝑖𝑛 𝐶 − Φ − 𝜑 + 𝛾
ɣ
ɸ
ϕ
𝐹𝑣
𝑄 𝐹𝑓
On a :
𝐹𝑣 = 𝑄. 𝑐𝑜𝑠 𝜑 − 𝛾
𝐹𝑓 = 𝑄. 𝑠𝑖𝑛 𝜑 − 𝛾
On a :
𝜕𝑃
=0
𝜕Φ
𝜕𝐹𝑣
=0
𝜕Φ
𝜕𝑄. 𝑐𝑜𝑠 𝜑 − 𝛾
=0
𝜕Φ
𝜕 𝜏0 . 𝑎. 𝐿. 𝑠𝑖𝑛 (𝐶)𝑐𝑜𝑠 𝜑 − 𝛾
=0
𝜕Φ 𝑠𝑖𝑛Φ. 𝑠𝑖𝑛 𝐶 − Φ − 𝜑 + 𝛾
𝐶 − 2Φ − 𝜑 + 𝛾 = 0
Ce qui donne:
𝐶−𝜑+𝛾
Φ=
2
𝜏0 . 𝑎. 𝐿. sin
(𝐶)𝑐𝑜𝑠 𝜑 − 𝛾
𝐹𝑣 =
𝑠𝑖𝑛2 Φ
𝜏0 . 𝑎. 𝐿. sin
(𝐶)𝑠𝑖𝑛 𝜑 − 𝛾
𝐹𝑓 =
𝑠𝑖𝑛2 Φ
L’effort de coupe Ft exercé par la pièce sur l’outil admet trois composantes :
Fc : effort tangentiel de coupe dû au mouvement de coupe.
Ft : effort tangentiel d’avancement dû au mouvement d’avance.
Fa : effort radial dû à la profondeur de passe.
La composante la plus importante est Fc.
Cet effort s’exprime par la relation :
Avec :
L’effort tangentiel par dent, dû à la vitesse de coupe Vc, est donné par la même
formule qu’en tournage.
Seule la démarche de recherche de la valeur de Kc change.
(L’épaisseur du copeau varie ; donc on
déterminera ( hm))
Application :
Soit à effectuer une opération de fraisage sur une pièce en A70 de largeur ar = 80 mm
avec une fraise de diamètre : D=100 mm (8 dents). Vc = 20 m / min, L’angle de coupe
γ est de -1°, l’avance est de 0,2 mm/dent/tr et la pénétration est de 1 mm.
Étape 1 : Kc = 260 daN/mm²
Étape 2 : γ = -1°donne 6° d’écart (plus grand) ;
Kc(provisoire) =260 – (260 × 9/100) = 236,6 daN/mm²
Étape 3 : ar/D = 80 / 100 = 0,8 et f = 0,2 mm/dent/tr ce qui donne hm = 0,16 mm.
Étape 4 :fh = 1,1.
Étape 5 : Kc = 236,6 × 1,1 =260.26 daN/mm² donc Fc = 260.26 × 1 ×0.2 =52,052 daN.
Le schéma ci-contre donne une représentation de la situation des efforts s'exerçant sur
chacune des arêtes. On peut s'apercevoir de l'importance d'un bon affûtage : en effet
une dissymétrie des arêtes provoquerait un écart entre les efforts Fa sur chacune
d'elles et par là même une déviation de la trajectoire.
La composante la plus importante est Fc.
Cet effort s’exprime par la relation :
𝑓 𝐷
𝐹𝑐 (𝑁) = 𝐾𝑐 (𝑁/𝑚𝑚2 ). 𝑚𝑚 . 𝑚𝑚
2 2
Matériaux Kc en N/mm2
Acier 1500 à 2800
Fontes 1900
Laitons 1400
Alliages d’aluminium 1200
Pc = Fc . Vc
I. Généralités :
Conditions de coupe
Les facteurs à prendre en compte pour le choix des conditions de coupe sont :
la surface à usiner : nature géométrique, état de surface ;
machine à utiliser : en fonction des caractéristiques de la surface à usiner ;
matière à usiner : dureté, résistance à la traction, usinabilité ;
outil coupant : en fonction des caractéristiques mécaniques de la matière à
usiner (dureté de l’outil >dureté de la pièce) ;
vitesse de coupe, vitesse d’avance et profondeur de passe : ce choix se fait par
exploitation des résultats expérimentaux souvent donnés sous forme de
tableaux ;
durée de vie des outils, en fonction des critères de production ;
puissance nécessaire et compatibilité avec celle de la machine.
La puissance de coupe est l’énergie nécessaire pour effectuer l’enlèvement du
coupeau par unité de temps. Cette énergie dépend de l’effort de coupe qui lui
même dépend de la section du copeau. Les conditions de coupe peuvent être
améliorées par :
lubrification ;
forme de l’outil.
2. Le temps de production :
- Les temps auxiliaires (changement de pièce, prises de passes, …) ;
- Le temps de coupe ;
- Les temps de changement d’outils.
3. Position du problème :
On a :
CT = f (pièce, machine, nombre de passes, vitesse de coupe (V), l’avance (f))
𝑃1
𝑇𝑒 = − 𝑛 + 1
𝑃0
Remarque :
Te est indépendant de l’avance choisie,
Te est fonction du rapport : coût arête d’outil / coût machine,
si P0 augmente alors Te diminue (commande numérique)
si P1 augmente alors Te augmente.
CT
Conclusion : Pour le critère « coût mini », il faut prévoir une grande valeur de l’avance
et on choisit une grande vitesse de coupe.
Remarque :
Pour les outils carbures, n -4 et x -1,2, donc :
à f donné : To = [Link],
à V donné : To = 0,[Link].
2.5. Choix d’une solution :
On a :
𝑛 − 𝑛+1 𝑃1 𝑥 − 𝑥+1 𝑃1
Pour le critère coût mini : 𝑉𝑒 = . et 𝑓𝑒 = .
𝐶.𝑓 𝑥 .𝑎 𝑦 𝑃0 𝐶.𝑎 𝑦 .𝑉 𝑛 𝑃0
𝑛 − 𝑛+1 𝑥 − 𝑥+1
Pour la production maximale : 𝑉𝑜 = . 𝑇𝑣𝑏 et 𝑓𝑜 = . 𝑇𝑣𝑏
𝐶.𝑓 𝑥 .𝑎 𝑦 𝐶.𝑎 𝑦 .𝑉 𝑛
Limitation en puissance :
Pour une avance et une puissance données, il existe une vitesse de coupe limite Vl qu’il
ne faut pas dépasser.
Limitation des avances :
L’état de surface et les tolérances de la pièce à usiner dépendent de la vitesse d’avance.
Des recommandations générales sont données sous forme de tableaux.
Choix des vitesses :
La plupart des machines possèdent une gamme limitée d’avances et de vitesses de
broche. Il faudra choisir une vitesse proche de la vitesse optimale.
Exercice1 :
Sur un tour parallèle, un sous-traitant veut fabriquer en série la pièce ci-dessous à
partir d’un rond de diamètre 70 mm, avec comme seul critère le coût minimum de
fabrication.
Caractéristiques du Tour :
puissance moteur : 10 Cv (1Cv = 736W),
rendement de la chaîne cinématique de la machine : 70%,
vitesse d’avance (mm/tr) :
Caractéristiques de l’outil :
On utilise un porte-outil à plaquette carbure. Le modèle de durée de vie
choisi est celui de Gilbert :(T = [Link])
avec n=-4, C=2.9 109, x=-1.2 et ay=1.
La pression spécifique de coupe associée au matériau à usiner est donnée
en fonction de la vitesse d’avance comme suit :
f (mm/tr) 0.1 0.2 0.4 0.8
Ks (Kg/mm )2 360 260 190 136
Les temps :
Temps de montage de la pièce : 0,2 mn,
Temps de démontage de la pièce : 0,16 mn,
Cycle complet de prise de passe : 0,2 mn,
Temps de remplacement de la plaquette par le même opérateur : 1 mn,
Les coûts :
Horaire moyen ouvrier + machine = 120 DH.
Questions :
1- Calculer :
1.1 . le coût par minute de la machine Po,
1.2. le coût de revient de l’arête de coupe P1,
1.3. le temps auxiliaire (le temps de mise en place de la pièce et de la passe) ta,
2- Pt en fonction de V :
2.1. Tracer la courbe Pt en fonction de V (f=0.3, V comprise entre 50 et 400 m/mn et
elle sera calculée pour D=70 mm). Définir la vitesse économique de coupe.
2.2. Evaluer la plage de vitesse de coupe correspondant au coût mini avec une marge
de 1% ; quelle vitesse de broche choisissez-vous ?
2.3. Calculer la vitesse de coupe économique en considérant une vitesse d’avance de
0.3mm/tr et :
P1, Po,
1.1.P1, Po,
P1, [Link],
Donner une conclusion. Que se passe-t-il si on désire effectuer l’usinage sur une
machine plus sophistiquée avec le même outil ?
3- Vitesse économique :
3.1. Calculer la vitesse économique de coupe pour : f = 0.1, 0.2, 0.4 et 0.8.
3.2. Tracer la courbe coût total en fonction de f lorsque l’on choisit la vitesse
économique.
Exercice2 :
On veut réaliser le surfaçage de (1) et le perçage de (2) sur la pièce représentée ci-
dessous. On va s'intéresser seulement au coût de l'opérateur durant cet usinage. La
série : 500 pièce /jour.
Données :
Coût de l'opérateur : 50,00dh/h
Opération de surfaçage :
• Vc = 35m/min
• e = 5mm
• fz = 0,08mm/dt
• ap = 2mm
• Z = 5dents
• Outil : Fraise de diamètre D=40mm
Opération de perçage :
• Vc = 24 m/min
• e = 5 mm
• f = 0,3 mm/tr
• Outil : forêt de diamètre d=10mm (à 120°)
Questions :
Exercice3 :
ap F Céramique Caractéristiques de V T
Opération
(mm) (mm /tr) de coupe la plaquette (m/mn) (mn)
Ebauche de
l’alésage 1,9 0,4 CC 690 CNMG 12 04 08 Vt Tt
ɸ81H7
NOTA : La fonte FGS 700-2 dans le document 1 est la fonte nodulaire perlitique.
DOCUMENT 1 : Valeurs nominales de vitesses de coupe et d’avance pour
céramique.
Pour exprimer la durée de vie d’une arête tranchante, on retient le modèle de Taylor
généralisé :T = C . Vn . fx . apy ; Pour les céramiques de coupe CC690, n = -6.
Questions :
Calculer T1 ?
2. Exprimer VT1
Document 1
Exercice4 :
On donne :
La longueur de l'approche : 100 mm
La longueur du dégagement : 105 mm
La distance de sécurité en entrée : 1 mm
La distance de sécurité en sortie : 0,5 mm
Opération:
Finition f = 0,2 mm/tr ap = 1 mm ɸfini = 40 mm
Machine :
Avance rapide Vfrap = 3 m/min
Durée de vie outil :
La Loi de Taylor : T=Cv⋅Vcn avec n = -4 et V0 =190 m/min pour T0 = 15 min
On souhaite optimiser la vitesse de coupe de sorte à ce que notre arête puisse usiner
un lot de 50 pièces sans être changée.
Questions :
1. Calculer le volume Y du copeau usiné sur une pièce.
2. en déduire le volume Yd usine par l'arête avant d'être changée.
3. Exprimer Yd en fonction des paramètres de coupe et de la durée de vie de l'arête.
4. Déterminer alors le couple (Vd, Td) permettant d'usiner un lot avec une même arête
de coupe.
5. Déterminer la durée total Tt de cette opération de finition (temps de coupe et
temps improductifs) en supposant qu'on prenne Vc = 250 m/min.
Rappel :
le volume usine sur une pièce peut être exprime en fonction des paramètres de coupe
: Y= f .[Link] avec tc est le temps de coupe.