Congo Faycal
Congo Faycal
M. Jacques KONANE
Promotion [2015/2016]
REMERCIEMENTS
Dans de nombreux secteurs industriels, la sûreté de fonctionnement est un enjeu majeur pour
assurer une compétitivité optimale de l’outil de production. En effet La présente étude
consiste à faire le diagnostic sur l’avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale
de production Ouaga Sud de Komsilga. Pour ce faire nous avons procédé à l’analyse des
causes d’origine externes et internes. En ce qui concerne l’analyse des causes externes nous
avons vérifié les conditions liées à l’exploitation ainsi que le réglage des différents organes de
protection. Ces analyses ont démontré que les causes externes ne sont pas à l’origine du
défaut. Partant dans cette même logique nous avons procédé à la vérification des causes
d’origine internes à savoir les causes électriques, ainsi que les causes d’ordre mécaniques.
Ces dernières analyses faisant ressortir l’origine du défaut, montre que celui-ci se situe au
niveau des causes d’ordre mécanique et plus particulièrement un défaut de fabrication.
En s’appuyant sur les résultats engendrés de l’analyse des causes externes et internes, des
solutions comme le test thermique, la technique EL CID et l’analyseur du coin de stator ont
été proposées pour être appliquer lors des travaux de maintenance pour un meilleur
fonctionnement de l’ensemble des groupes.
F : Fréquence (Hz)
PI : Index de polarisation
T : Temps(s)
EL Cid : Détecteur d’imperfections dans des noyaux magnétiques
REMERCIEMENTS ................................................................................................................... i
RESUME .................................................................................................................................... ii
ABSTRACT .............................................................................................................................. iii
LISTE DES ABREVIATIONS ................................................................................................. iv
Liste des tableaux ...................................................................................................................... vi
Chapitre I : Présentation de la centrale de production thermique Ouaga Sud de Komsilga et
du thème d’étude. ....................................................................................................................... 2
I. Présentation de centrale de production thermique Ouaga sud de Komsilga ................... 2
II. Présentation du thème. .................................................................................................... 5
III. Méthodologie ............................................................................................................... 6
Conclusion 1 ........................................................................................................................... 7
Chapitre II : Généralités sur les alternateurs. ............................................................................. 8
I. Principe de fonctionnement ............................................................................................. 9
II. Constitution technologique…………………………………………………………….10
Conclusion 2………………………………………………………………………………..14
Chapitre III : Couplage et protection des alternateurs ............................................................. 15
Introduction .......................................................................................................................... 15
I. Mode de couplage des alternateurs ............................................................................... 15
II. Statisme ......................................................................................................................... 17
III. Protections des alternateurs……………………………………………………………20
Conclusion 3……………………………………………………………………………….23
Chapitre IV : Etude des causes de la défaillance statorique de l’alternateur du groupe G2 et
proposition de solutions pour l’ensemble des groupes............................................................. 24
Introduction .......................................................................................................................... 24
I. Caractéristiques générales de l’alternateur avant sa panne. .......................................... 24
II. Diagnostic général ......................................................................................................... 28
III. Proposition de solutions pour une meilleure protection de l’ensemble des groupes55
Conclusion 4………………………………………………………………………………..58
Conclusion générale ............................................................................................................. 59
Annexes .................................................................................................................................... 61
Figure 5 : Excitatrice statique par redresseur commandé à source de tension [3] ................... 13
Figure 19 : Principe d'excitation magnétique pour le test d’El CID [5] .................................. 56
Introduction générale
1. Contexte
Le Service de Production Thermique Ouaga Sud a pour mission d’exploiter de façon optimale
les installations de production thermique dont il a la charge afin d’assurer la régularité et la
continuité d’électricité dans le respect des règles de sécurité et d’environnement. Il comprend
un secrétariat et quatre divisions qui sont :
Une division de maintenance mécanique,
Une division de maintenance électrique,
La mission de cette division est d’assurer le traitement et le contrôle des différents fluides
utilisés dans le cadre de l’exploitation et l’entretien des groupes de la centrale.
L’ensemble des activités à réaliser par cette division se résume comme suit :
Assurer le traitement et le contrôle des eaux, combustibles et huiles de lubrification
des groupes électrogènes de la centrale,
1. Contexte
La centrale de production Ouaga-Sud de Komsilga dispose à son sein sept groupes dont un de
marque Man avec une puissance nominale de 18 MW exploitable à 16,5 MW et six groupes
de marque Caterpillar avec une puissance nominale de 12,5 MW et exploitable à 11,5 MW.
Ces groupes sont destinés à soutenir les besoins croissant en électricité. Cependant à la date
04/09/2015 à partir de 09h 14mn, lors de l’exploitation du groupe Caterpillar G2 une
défaillance a été détectée. Cette défaillance survenue au niveau des enroulements du stator,
n’a pas été détectée par les protections statoriques, entrainant donc l’arrêt du groupe par arrêt
d’urgence. C’est dans ce contexte que cette étude m’a été proposée à savoir << Avarie du
stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de Komsilga, recherche des causes et
proposition de solutions >>
2. Cahier de charge
Notre cahier de charge consiste à mener cette étude sur la défaillance des enroulements
statoriques de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga par la
recherche des causes et proposition de solutions pour une meilleure protection de l’ensemble
des groupes.
3. Objectif général
4. Objectifs spécifiques
5. Résultats attendus
A partir du diagnostic et des analyses effectuées, l’étude fera ressortir la cause principale de
la défaillance, ainsi que les solutions adéquates pour une meilleure protection.
III. Méthodologie
Elle consiste à recueillir toutes les informations nécessaires internes et externes pouvant
permettre de situer la cause réelle de la défaillance.
Les données recueillies sont classées par ordre d’importance et mises en examen par des
méthodes de raisonnements déductives ou inductives.
A l’aide des outils mathématiques et techniques, des hypothèses sont émises pour vérifier les
possibilités des différentes causes.
En s’appuyant sur la cause réelle, des solutions sont proposées pour une meilleure
protection de l’ensemble des groupes de la centrale.
Conclusion 1
Ce chapitre présente la structure d’accueil durant la période du stage ainsi que son mode de
fonctionnement. Aussi le choix de la méthodologie de recherche est indispensable pour
l’étude du thème.
Définition
L’alternateur est une machine tournante permettant la conversion de l’énergie mécanique en
énergie électrique fournissant donc en sortie une tension alternative. Comme toutes les autres
machines électriques tournantes les alternateurs sont également réversibles car ils peuvent
fonctionner en moteur.
I. Principe de fonctionnement
1. Induction électromagnétique
Soit une bobine parcourue par un aimant polarisé. En déplaçant l’aimant à l’intérieur de la
bobine on observe une déviation de l’aiguille du milliampèremètre définissant donc le siège
d’un courant induit dans la bobine (1) .
Cependant le signe de la tension produite dépend du pôle magnétique (nord ou sud) présenté
face à la bobine ainsi que du mouvement d’approche ou d’éloignement de l’aimant.
L’alternateur fourni donc une tension variable qui est alternativement positive ou négative.
À chaque alternance du signe de la tension les bornes positives et négatives portées par la
bobine permutent et produisent un courant électrique dont le sens s’inverse.
Le stator comprend des tôles magnétiques acier à faibles pertes, assemblées sous pression.
Ces tôles magnétiques sont bloquées axialement par un anneau soudé. Les bobines du stator
sont insérées et bloquées dans les encoches puis imprégnées de vernis et polymérisées afin de
garantir une résistance maximale, une excellente rigidité diélectrique et une liaison mécanique
parfaite (2).
Circuit
magnétique
Bobinages
Carcasse
Le rotor tourne à l’intérieur du stator immobile. Le rotor porte, dans les encoches disposées à
sa périphérie, un enroulement parcouru par un courant continu. Le courant continu provient
du système d’excitation. Le rotor excité, en tournant, produit un champ tournant avec lui. Ce
champ du rotor est proportionnel au courant d’excitation. Le champ tournant engendre des
forces électromotrices dans chacune des phases de l’enroulement du stator. Les pôles sont
alternativement nord et sud ; leur nombre total 2 p est toujours paire. Certains rotors n’ont que
4 pôles, il en est qui en possèdent plusieurs dizaines (3).
Le courant d’excitation des alternateurs est obtenu à partir d’un ensemble appelé système
d’excitation et comportant de ce fait :
La valeur de la tension induite dans un enroulement dépend de trois facteurs à savoir (1) :
La vitesse de rotation,
L’intensité du champ magnétique,
La longueur du conducteur placé dans le champ magnétique.
𝐄=𝐁∗𝐕∗𝐋 (1)
La longueur du conducteur étant fixe et la vitesse devant demeurer constant alors le facteur
déterminant est l’intensité du champ magnétique.
L’intensité du champ magnétique dépend du courant d’excitation qui à son tour dépend de la
tension d’excitation c’est-à-dire, qu’en faisant varier le courant d’excitation(ou la tension) on
peut faire varier la tension aux bornes de l’alternateur.
On distingue deux types de système d’excitation
Le système d’excitation dynamique,
Le système d’excitation statique.
Dans ce type de système d'excitation, tous les composants sont statiques ou stationnaires. Le
redresseur statique fournit le courant d'excitation de la génératrice synchrone à travers des
bagues collectrices, et celui-ci est alimenté par la génératrice synchrone à travers un
transformateur d'excitation (4).
1- Inducteur d'excitateur
2- Induit d'excitateur
3- Pont à diodes tournantes
4- Roue polaire
5- Stator alternateur
Conclusion2
Dans ce chapitre nous faisons ressortir les généralités sur les alternateurs à savoir leurs
principes de fonctionnement, la constitution technologique ainsi que leurs systèmes
d’excitation. Cela permettra de cerner les paramètres des alternateurs pour la suite de notre
réflexion.
Introduction
L’installation de plusieurs groupes dans une centrale suscite des interrogations sur le mode de
couplage. En effet, l’on doit faire un choix entre un couplage en série et un couplage en
parallèle. Le couplage en série permet additionner les forces électromotrice (fém) tandis que
pour le couplage en parallèle se sont les courant qui s’additionnent. En effet les alternateurs
sont toujours couplés en parallèle car le couplage en série présente de nombreuses difficultés.
Analysons ce graphe vectoriel de fém en prenant pour origine des phases le courant commun
des deux alternateurs (5):
E1
E2
I
O
Les conditions requises avant d’effectuer le couplage d’un alternateur sur le réseau sont :
La fréquence de l’alternateur doit être égale à celle du réseau,
La tension de l’alternateur doit être égale à celle du réseau,
La concordance des phases.
Ces trois conditions doivent être remplies avant d’effectuer tout couplage sur le réseau
Lorsque les vecteurs U (représentant la tension entre les barres) et E sont en phase mais
inégaux, le courant dans l'alternateur sera entièrement réactif. Il ne produira aucun couple sur
l'alternateur au moment du couplage, mais s'il est excessif, il pourra déterminer dans les
enroulements de dangereuses forces électrodynamiques.
Elle donne lieu entre l’alternateur et les barres à un courant qui est surtout actif et qui
correspond à un couple moteur ou résistant suivant que E est déphasé en arrière ou en avant
de U. Si ce couple, qui se produit brusquement à la fermeture de l’interrupteur de couplage,
est important (grand déphasage entre E et U), il peut déterminer une détérioration de
l’accouplement entre le moteur et l’alternateur ou, plus grave, une rupture d’arbre.
Dans ce cas la roue polaire parcourt un certain angle jusqu’à ce que sa vitesse soit exactement
égale à la vitesse de synchronisme. Si l’alternateur tourne trop vite avant le couplage, il
prendra rapidement de la charge, ce qui pourra provoquer, par décalage en arrière des roues
polaires des autres alternateurs, la marche en moteur de certains d’entre eux et par conséquent
le fonctionnement intempestif de relais à retour d’énergie. Par ailleurs, si la roue polaire
s’avance d’un angle excessif, l’alternateur risque de se décrocher. Signalons enfin que les
conséquences d’un mauvais couplage par différence de phases ou de fréquences sont
aggravées par les oscillations pendulaires auxquelles ces fautes donnent lieu.
II. Statisme
Définition
La stabilité est la capacité de revenir à un fonctionnement normal ou stable après avoir subi
une quelconque forme de perturbation. Le statisme a pour rôle le partage de la charge totale
du réseau entre plusieurs générateurs.
Le mode de régulation du statisme de la centrale de Komsilga est décrit comme suit (6) :
1. Contrôle charge
La charge active individuelle d’un groupe est ajustée manuellement par les touches +/- vite du
poste de supervision.
2. Contrôle fréquence
La fréquence du jeu de barre comme sa tension lors d’un couplage au réseau extérieur sera
ajusté manuellement par les boutons +/-V, +/-U ou automatiquement par les
synchrocoupleurs.
La fréquence peut être régler globalement par les touches de réglage +/-F du jeu de de barre.
3. Contrôle tension
Les groupes sont par défaut en mode régulation de tension individuelle. Le réglage de la
tension du jeu de barre se fait en manuel à l’aide des +/- du jeu de barre, à la supervision. Elle
se fait également en automatique par les synchrocoupleurs.
Le réglage de la charge réactive se fait par les touches individuelles +/-U du poste de
supervision (voir annexe 2).
19
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Introduction
Le fonctionnement d’un alternateur peut être altéré aussi bien par des défauts propres à la
machine que par des perturbations d’origine extérieurs se produisant sur le réseau auquel il se
trouve connecté.
La protection d’un alternateur devra être conçue pour réagir efficacement face aux différents
défauts pouvant survenir.
Il est évident, cependant que le nombre et le type de relais de protection installés sera
fonction non seulement des caractéristiques de la machine mais aussi des facteurs
économiques tel que le coût de la machine et les conséquences résultantes des périodes
d’indisponibilité (7) .
Les surcharges provoquant un échauffement anormal des circuits statoriques doivent être
éliminées avant que n'apparaissent des températures dangereuses pour la machine.
En fonction de la puissance de cette dernière, la protection de surcharge pourra être assurée
par un relais à maximum de courant, un relais à image thermique ou des sondes de
température.
Pour les turbo-alternateurs de grande puissance, on utilisera de préférence la fonction image
thermique [49]. L’image thermique intégrée à la protection permet de suivre fidèlement le
comportement thermique des machines, aussi bien lors des fonctionnements équilibrés que
faiblement déséquilibrés.
La protection de surcharge [49] sera doublée par une mesure directe de température à travers
des sondes de mesure de température au platine, noyées dans les enroulements statoriques.
Les alternateurs conçus pour alimenter des charges équilibrées ne supportent en permanence
qu'un faible taux de déséquilibre et doivent être séparés du réseau si ce taux atteint une valeur
trop élevée.
Pour les alternateurs de forte puissance, il est nécessaire d'utiliser un relais à maximum de
courant inverse [46].
20
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Les alternateurs fonctionnant en parallèle avec d'autres sources doivent, selon les conditions
données par le constructeur, être protégés contre une éventuelle marche en moteur par un
relais à retour de puissance active. La fonction retour de puissance [32] assure la protection
contre les retours de puissances.
Pour les alternateurs de forte puissance en particulier, il est nécessaire de détecter une
survitesse de la machine consécutive à un îlotage ou à un délestage et pouvant être dangereuse
du fait des contraintes mécaniques subies par le rotor. La fonction à maximum de fréquence
[81] assure cette protection.
En cas de séparation de tout ou une partie de la charge, la tension aux bornes de l'alternateur
croît brusquement pour se rapprocher de la valeur de la f.é.m. interne. Normalement, le
régulateur de tension agit sur l'excitation pour annuler cette élévation de tension.
Il est cependant nécessaire de disposer d'un relais à maximum de tension légèrement
temporisé pour pallier les défaillances du système. La fonction à maximum de tension [59]
satisfait aux exigences requises pour cette application.
Alimentés par les TC de phases disposés côté neutre des bobinages, les relais à maximum
d'intensité [51] assurent la protection contre tous les défauts apparaissant dans le bobinage,
défauts qui génèrent des courants du même ordre que les défauts extérieurs.
Afin de disposer d'une protection plus rapide et d'assurer la surveillance de la quasi-totalité
des enroulements de la machine, il est nécessaire d’utiliser une protection différentielle [87G].
21
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
7. Contrôle du synchronisme
Lorsque l'alternateur se trouve galvaniquement isolé du réseau auquel il est raccordé par un
transformateur triangle-étoile, toute latitude est laissée pour adapter au mieux le lieu et la
nature de la mise à la terre éventuelle aux exigences de protection de la machine.
Neutre isolé
L’utilisation de la fonction à maximum de tension [59G] pour surveiller le déplacement du
point neutre alimenté avec le relais par un transformateur de potentiel TP monté entre point
neutre de la machine et la terre.
Neutre fortement résistant
Pour un neutre fortement résistant, l’emploi du relais de courant alimenté à partir d'un tore
disposé dans la connexion de mise à la terre est recommandé.
Lorsque l'alternateur débite directement sur le réseau, le lieu et la nature de la mise à la terre
lui sont parfois imposés par les caractéristiques de réseau lui-même.
Si l'alternateur est la seule source d'alimentation du réseau, la fonction à maximum de tension
[59G] est nécessaire.
Par contre, si le réseau est suffisamment étendu, une protection sélective peut être obtenue par
l'utilisation de relais de courant homopolaire sensibles [51N] fonctionnant sur le courant
capacitif du réseau. Le relais à maximum de tension homopolaire surveillant le déplacement
du point neutre, devrait dans ce cas être alimenté par des TP connectés aux jeux de barres.
La fonction [40] assure la protection contre les pertes d’excitation à caractéristique circulaire
dans le plan R-X.
La fonction [64F] assure cette protection en détectant tout défaut d’isolement quel que soit sa
localisation.
22
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Conclusion 3
Dans ce chapitre nous faisons ressortir les conditions nécessaires pour procéder à un couplage
d’un alternateur au réseau ainsi que les conséquences liées aux fautes de couplage. Egalement
la stabilité et les protections jouent un rôle important dans le maintien et le fonctionnement
normal des groupes ainsi que l’ensemble du reste des équipements.
23
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Introduction
24
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Xd(%) Xq(%) X’d(%) X’q(%) X’’d(%) X’’q(%) X0(%) T’do(s) T’’q(s) T’’qo(s)
186 112 32,4 112 24.7 20,9 18,3 0,044 0,028 0,090
25
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
1. Caractéristique à vide
L’alternateur tourne à vide à une vitesse constante de 500trs/mn. Les valeurs des tensions et
des courants d’excitation sont représentées dans le tableau ci-dessous :
Tableau 3 : Caractéristique à vide (9)
26
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Remarque : A partir des observations faites sur le tableau nous constatons que la tension Ev
augmente proportionnellement au courant d’excitation Iex . Cependant, au fur et à mesure que
le flux augmente, l'acier se sature, et la tension croît de moins en moins pour une même
augmentation du courant d’excitation Iex . Nous pouvons donc tracer la courbe de
saturation Ev en fonction de courant d’excitation Iex .
14155,00
12155,00
10155,00
8155,00
6155,00
4155,00
2155,00
Iex(A)
155,00
0,53 2,53 4,53 6,53 8,53 10,53 12,53 14,53 16,53
27
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Causes humaines
Exploitation
Qualité du réseau
Causes externes
Réglage des organes de
Protection
protection
Court-circuit interne
Déséquilibre
Défaut de fabrication
28
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
3.1 Exploitation
[Link] Hypothèse 1
Dans cette hypothèse nous considérons qu’une mauvaise exploitation des consignes de mise
en service du groupe G2 pourrait engendrer une défaillance des enroulements du stator.
29
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Dans notre cas, la consultation du registre journalier de suivi des groupes nous indique que le
démarrage et le couplage au réseau du groupe G2 s’est effectué avant que celui-ci ne tombe
en panne. La conduite du groupe a été effectuée comme suite :
09h 11mn : démarrage du groupe G2,
09h 13mn : couplage au réseau du groupe G2,
09h 14mn : arrêt du groupe G2 par arrêt d’urgence.
[Link] Interprétation
Suite aux analyses faites sur les conditions de mise en service du groupe G2 nous en
déduisons que les causes humaines ne sont pas à l’origine de cette défaillance des
enroulements du stator.
[Link] Hypothèse 2
30
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
[Link] Interprétation
Au constat des analyses faites du rapport journalier du dispatching sur les évènements qui
pourrait être facteur de la défaillance des enroulements stator, nous en déduisons que le réseau
n’a subi aucune perturbation dangereuse pouvant entrainer cette défaillance des enroulements
du stator.
31
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
3.2 Protection
3.2.1 Hypothèse 3
Un mauvais réglage des différentes protections pourrait causer une défaillance des
enroulements du stator.
Les réglages des différentes protections sont assurés par l’entreprise WOODWARD
conformément au code ANSI.
a Protection contre les surtensions ANSI Code [59]
Elle assure la protection contre les tensions supérieures à la tension nominale. Le réglage des
seuils de déclenchement ont été déterminées par les relations suivantes :
Les valeurs de réglage des seuils et temps de déclenchement sont résumées dans le tableau ci-
dessous :
32
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Les valeurs de réglage des seuils et temps de déclenchement sont résumées dans le tableau ci-
dessous :
33
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
U ≤ 92V t ≤ 10s
U << = 90 t << = 1s
Les valeurs de réglage des seuils et temps de déclenchement sont résumés dans le tableau ci-
dessous :
f ≥ 51,5 Hz t ≥ 10s
f >> = 52 Hz t >> = 4s
34
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Les valeurs de réglage des seuils et temps de déclenchement sont résumées dans le tableau ci-
dessous.
f ≤ 48,5 Hz t ≤ 10 s
Pr 5% Pn
Tpr 10s
35
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Is/In 8%
Tpr 10s
36
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Is/In 15%
tph 1s
Pc 120% Pn
tph 20s
37
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
t ri 10s
Trc 10s
3.2.1 Interprétation
Au regard des analyses faites sur le réglage des différentes protections nous pouvons dire
qu’elle respecte les normes. Elles ont été testées par le constructeur et tous les paramètres
remplissaient les bonnes conditions. De ce faite nous pouvons dire que les protections ne sont
pas à l’origine de la défaillance des enroulements du stator.
Conclusion
L’analyse des causes externes ne présente aucune anomalie quant à la défaillance des
enroulements du stator. De ce fait nous pouvons donc dire que les causes d’origine externes
ne sont pas à l’origine de cette défaillance. Cependant notre étude se focalisera sur l’analyse
des causes internes.
38
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
[Link] Hypothèse 1
La présence d’un court-circuit interne pourrait être à l’origine de la défaillance dans les
enroulements du stator.
39
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
d Index de polarisation
Les mesures sont effectuées respectivement à une minute et dix minutes. L’index de
polarisation est le ratio de la mesure d’isolement à dix minutes sur celle à une minute.
La valeur minimale admissible pour un meilleur isolement est fixée à deux (12). Les résultats
de mesure de la résistance d’isolement après la panne sont consignés dans le tableau ci-
dessous.
40
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
(GΩ) (GΩ)
R isolement à 10 minutes
PI = (2)
R isolement à 1 minute
PI =Index de polarisation
L’analyse des valeurs de la mesure de la résistance d’isolement nous donne des valeurs
acceptables (>2) pour les enroulements V et W .En ce qui concerne l’enroulement U la valeur
est pratiquement nulle.
V
Id = (3)
R d + R RPN
𝐈𝐝 = 𝟏𝟎 𝐀
41
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
U⁄
√3
Icc = (3)
X′′𝑑
Vn 2 ∗ X′′(%)
X′′(Ω) = (4)
Sn ∗ 100
𝐗 ′′ = 𝟔, 𝟑𝟔 ∗ 𝟏𝟎−𝟑 𝛀
42
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
[Link] Interprétation.
Au regard des analyses faites sur les mesures de la résistance d’isolement, nous pouvons donc
dire qu’il y a eu un court-circuit au niveau de l’enroulement U.
[Link] Hypothèse 2
Une surtension entre phases des enroulements pourrait engendrer la défaillance des
enroulements du stator.
43
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga : Recherche des causes et proposition de solutions
44
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
[Link] Interprétation
Au regard des analyses faites nous pouvons donc conclure qu’une surtension n’est pas à
l’origine de la défaillance des enroulements du stator.
4.1.2 Déséquilibres
[Link] Hypothèse 3
Un déséquilibre des trois courants et des trois tensions de phase pourrait être à l’origine de
cette défaillance.
Analyse des intensités au niveau de chaque phase est représentée sur la figure ci-dessous
45
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga : Recherche des causes et proposition de solutions
46
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga : Recherche des causes et proposition de solutions
47
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
En observant les intensités I1, I2, et I3 au niveau de chaque phase vu du côté secondaire du
transformateur nous remarquons que les valeurs sont assez proches les unes des autres.
I1≈ I2 ≈ I3 ≈ 54 A
N˚ de série:67788
Puissance nominale: 20 000 KVA
U2
m= (3)
U1
𝐦=𝟑
On sait que
I1 = 𝑚 ∗ 𝐼2 (4)
I1≈ I2 ≈ I3 ≈ 162 A
48
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
L’analyse de la figure 13 nous avait montré une concordance parfaite de la tension entre phase
dont la valeur est de 33kV. Egalement en cas de déséquilibre le relais de protection [46]
déclenchera lorsque le seuil est atteint ce qui n’a pas été détecté.
En somme nous constatons que les trois tensions ont la même valeur ainsi que les trois
courants.
[Link] Interprétation
Au regard de l’analyse faite sur ces différentes variables nous en déduisons que le
déséquilibre n’est pas à l’origine la défaillance des enroulements du stator.
4.2 Mécanique
[Link] Hypothèse 4
Le contact entre le rotor et le stator peut provoquer une défaillance au niveau des
enroulements du stator.
Les trois conditions les plus communes pour un contact entre rotor et stator sont :
Défaillance d’un palier
Déviation de l’arbre
Désalignement rotor-stator
Partant des informations recueillies par les analystes mécaniciens du constructeur du moteur
de marque Caterpillar ayant intervenu lors de la panne ainsi que celles des mécaniciens de la
centrale, aucun palier n’a subi de défaillance, l’alignement était parfait et l’entrefer stator-
rotor était respecté (12mm). Egalement notons que le rotor n’a subi aucune perturbation d’où
son non remplacement lors des travaux de réhabilitation.
49
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
[Link] Interprétation
A partir des observations faites sur les conditions de contact stator-rotor nous en déduisons
qu’il n’est pas à l’origine de la défaillance des enroulements du stator.
[Link] Hypothèses 5
Le mouvement des bobines pourrait engendrer une défaillance des enroulements du stator
Le niveau global de vibration pour des moteurs supérieure à 250 kVA doit être inférieur à 20
mm/s rms
50
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
[Link] Interprétation
A partir des analyses faites sur la tenue vibratoire ainsi que le nombre de démarrage, nous en
déduisons que le mouvement des bobines n’est pas à l’origine de la défaillance des
enroulements du stator.
[Link] Hypothèse 6
La présence d’un corps étranger dans les enroulements du stator pourrait être à l’origine de la
défaillance.
Le stator avarié a été remplacé par un nouveau stator .Cependant lors des travaux de
maintenance, l’introduction d’un corps étranger n’a été déceler.
Ainsi d’après les caractéristiques de l’alternateur nous observons un indice de protection IP23
qui protège ce dernier contre les corps solides de diamètre supérieur à 12 mm, ainsi que l’eau
en pluie jusqu’à 60˚de la verticale.
[Link] Interprétation
L’analyse nous montre que l’introduction d’un corps étranger dans les enroulements du stator
n’est pas à l’origine de cette défaillance.
51
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
[Link] Hypothèse 7
Lors de la fabrication du stator, le circuit magnétique ainsi que les enroulements doivent être
imprégner de vernis d’isolation pour empêcher un éventuel contact électrique. Ainsi
l’insuffisance de ce dernier peut entrainer un court-circuit entrainant des dommages
considérables.
En pratique, un alternateur contient de nombreux défauts de petites tailles, sans que cela ne
nuise au fonctionnement de la machine. Si un défaut plus important n’est pas détecté
précocement lors des opérations de maintenance, il risque de gagner en importance jusqu’à la
fusion et, s’il est proche d’une encoche du stator (fond d’encoche ou bord de dent), cela peut
entraîner une dégradation de l’isolant des conducteurs au voisinage du défaut. Un contact
électrique pourrait alors être établi entre le circuit magnétique et les conducteurs, conduisant à
un court-circuit avec la masse. Ceci entraînerait l’arrêt immédiat de la machine, avec des
dégâts pouvant être irréversibles. Dans ce cas, le stator doit être remplacé.
Dans notre cas nous avons constaté un bris de deux dents des tôles magnétiques comme
l’indique la figure ci-dessous :
52
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Dent
arrachée
Dent arrachée
Enroulement
fondu
53
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
[Link] Interprétation
Au regard de toutes ses analyses faites nous pouvons donc conclure que la défaillance est
engendrer par un défaut de fabrication suite à une imperfection d’isolement au niveau des
dents des tôles magnétiques.
54
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Pour remédier à ces types de défauts et pour limiter les risques que cela pourrait engendrer en
termes de coût et d’arrêt de production d’énergie, leur bon fonctionnement est donc
primordial. Ainsi certains outils numériques de diagnostic permettent de détecter les défauts
de court-circuit entre tôles dans le stator.
Dans notre étude nous proposons trois méthodes de détection des défauts qui peuvent être
mise en œuvre lors des travaux de maintenance. La première consiste à détecter la surchauffe
liée à la présence du défaut à l’aide d’une caméra à infrarouge ; la deuxième à détecter les
défauts grâce au flux créé dans le stator par usage d’un capteur et la troisième à déceler le
taux de serrage des cales en utilisant une sonde. Ces trois méthodes sont décrites comme
suite :
1. Test thermique
L’utilisation de cette technique de diagnostic nécessite que le rotor soit retiré auparavant. Elle
consiste à imposer un flux magnétique équivalent à 80% où à 100% du flux nominal et
détecter les points chauds à partir d’une lecture thermique sur la surface du stator. Cela
nécessite donc l’utilisation d’une caméra thermique à infrarouge.
Ce test permet de détecter de manière rapide et simple les courts-circuits, puisque dans les
courts-circuits et les régions environnantes circule un courant plus important que dans les
tôles ce qui engendre une température plus élevée à ces endroits que la température moyennes
du stator Nous considérons ainsi qu’il y a un défaut lorsque la température local augmente de
10˚C ou plus. De ce fait si le défaut est proche de la périphérie interne du stator (c’est-à-dire à
l’extrémité des dents et en fond encoche), plus il sera facile de le détecter.
Cependant, pour réaliser ce test, il faut que les courants de défauts soient suffisamment
notables pour que les points chauds puissent être détectés. Il faut donc imposer un flux
équivalent à au moins à 80% du flux nominal dans le stator. D’une part, il faut disposer d’une
source de tension de puissance assez importante (supérieure à 1 MVA) et d’autre part, il n’est
pas possible de réaliser d’autres tests sur d’autres parties du stator en même temps. Ces
éléments font que la préparation et l’exécution du test thermique est plutôt longue.
Toutefois, ce test est traditionnellement utilisé et reste important dans le diagnostic de défauts,
puisqu’il permet de détecter des défauts précoces ainsi l’endommagement du stator (15).
55
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
2. La technique EL Cid
En principe, le rotor est sorti au préalable. Ensuite, un capteur de type bobine de Chattock
avec un noyau amagnétique est glissé le long des tôles pour détecter le champ magnétique
associé au courant induit.
La bobine d’excitation est alimentée de façon à imposer un flux au stator d’environ 4% du
flux nominal. En présence de courts-circuits, les courants induits circulant à travers les défauts
et tôles peuvent alors être détectés à l’aide du capteur
Un avantage du test El Cid est la faible puissance mise en œuvre pour la détection des défauts.
De ce fait, il n’est pas nécessaire de disposer d’une alimentation de forte puissance, et le test
reste relativement rapide et facile à exécuter. Par ailleurs, d’autres opérations de maintenance
peuvent être réalisées en même temps.
56
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Bobine
d’excitation
Capteur de
Chattock
Le desserrage des barres et des bobines dû au relâchement des cales est l’un des mécanismes
de vieillissement du stator. Le mouvement des barres dans les encoches du stator finit par
éroder l’isolation parce qu’elle se frotte contre le noyau du stator sous l’influence des forces
magnétiques.
Ainsi il est essentiel de garder les cale serrées afin d’assurer un enroulement de bonne en
bonne condition. Malheureusement les cales du stator qui sont habituellement faites en fibre
de verre époxy renforcé ou en polyester ont tendance à perdre leur rigidité en service. Le
relâchement des bobines et des barres sont détectés dans les tests de décharge potentielle
(DP).
La détermination du serrage des bobines permet d’avoir une indication directe quant à
l’éventualité d’un relâchement futur des cales.
Historiquement on utilisait un essai de percussion afin de déterminer de manière subjective si
les cales étaient lâches.
57
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Ainsi le rotor est retiré et un expert est chargé de taper sur chaque cale afin de déterminer si
celles-ci était desserrée, moyennement serrée ou très serrée. Ensuite une carte était établie à
l’aide des numéros des cales et leur position axiale basée sur cette indication subjective.
En effet l’utilisation de la sonde SWA est un moyen objectif dans la détermination du
serrage. La sonde SWA est appliquée contre chaque cale et un marteau calibré frappe les cales
et des détecteurs mesurent la vibration des cales causées par la percussion. Des algorithmes
propriétaires convertissent la vibration et génère une échelle indiquant si chaque cale est
lâche, moyennement serrée ou très serrée (15).
Conclusion 4
Dans ce chapitre il se dégage une étude méthodologique qui nous a permis de faire l’analyse
des causes externes et internes afin de pouvoir situer la cause exacte de la défaillance des
enroulements du stator .De plus à travers cette localisation du défaut ,des solutions ont été
proposées pour une meilleure protection de l’ensemble des groupes. Ces solutions s’intègrent
évidemment pendant les travaux de maintenance des groupes.
58
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Conclusion générale
59
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Bibliographie
Ouvrages et articles
4. [Link]. Power system stability and control. New york : s.n., 1994.
8. Steen Urban Jorgensen. Base rating. Hollufgard Allé9 : s.n., 2012. SUJ 1206.092.
15. IRIS POWER. Le suivi et les essais électriques des moteurs et alternateurs. kansas : s.n.,
1990.
16. Müller, Juliana Luísa. Modélisation des tests de diagnostic des courts-circuits.
Florianopolis : s.n., 2012.
60
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Annexes
ANNEXE I
Puissance max Coupée : 2,33 Puissance maximale Coupée : Puissance maximale Coupée : 0,00
MW à 11:00 2,68 MW à 18:00 MW à ***
Import_RCI_Moy: 53,62 MW Import_RCI_Moy: 54,10 MW Import_RCI_Moy: 41,06 MW
61
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Max 32 31 29 30 30 33 31 33
(°C)
Min 22 23 22 22 23 23 23 23
(°C)
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Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
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Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga : Recherche des causes et proposition de solutions
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Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga : Recherche des causes et proposition de solutions
VIII. Liste des événements enregistrés sur le RNI pour la journée du 04/09/2015
DUREE
Date_H_début Date_H_fin Ouvrage Evènement Cause directe
(HH:MM)
[07h-14h]
03/09/2015 08:15 04/09/2015 17:45 [Link] Groupe 2 de Kossodo Indisponible Chaudière bouchée
Départ 33 kV N°3 de Pa
04/09/2015 07:47 04/09/2015 07:47 [Link] (Houndé) Déclenchement Défaut terre
Départ 33 kV N°3 de
Ouaga2000 (Kombissiri,
04/09/2015 07:57 04/09/2015 09:52 [Link] Manga) Ouverture Isoler un tronçon
Départ 15 kV N°10 de
04/09/2015 09:38 04/09/2015 09:43 [Link] Bobo2 Ouverture Travaux
Départ 15 kV N°10 de
04/09/2015 10:44 04/09/2015 10:47 [Link] Bobo2 Ouverture Travaux
Départ 15 kV N°11 de
04/09/2015 10:48 04/09/2015 11:06 [Link] Bobo2 Ouverture Travaux
65
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga : Recherche des causes et proposition de solutions
04/09/2015 11:27 04/09/2015 18:27 [Link] Groupe 7 de Bobo2 Indisponible Problème de chaudière
[14h-22h]
02/09/2015 19:00 04/09/2015 10:51 [Link] Groupe 7 de Bobo2 Indisponible Défaut chaudière
Programme
Import_Interco_RCI d'importation RCI à
03/09/2015 18:00 04/09/2015 00:06 [Link] 20 MW Consigne d'exploitation
Départ 33 kV N°8 de
04/09/2015 15:35 04/09/2015 15:40 [Link] Kossodo (Kongoussi) Déclenchement Défaut terre
Départ 33 kV N°7 de
04/09/2015 15:35 04/09/2015 15:41 [Link] Kossodo (Laye) Déclenchement Défaut homopolaire
Programme
Import_Interco_RCI d'importation RCI à
04/09/2015 17:46 05/09/2015 00:13 [Link] 20 MW Consigne d'exploitation
Départ 15 kV N°11 de
04/09/2015 17:49 04/09/2015 18:09 [Link] Bobo2 Ouverture Raccorder bretelle
66
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga : Recherche des causes et proposition de solutions
Départ 33 kV N°1 de
04/09/2015 18:27 04/09/2015 18:29 [Link] Kodeni (Banfora) Déclenchement Défaut terre
Départ 33 kV N°7 de
04/09/2015 20:32 04/09/2015 20:34 [Link] Kossodo (Laye) Déclenchement Défaut homopolaire
Liaison 33 kV Ouaga2000-
04/09/2015 20:32 04/09/2015 21:13 [Link] Patte d'Oie Déclenchement
Départ 33 kV N°1 de
04/09/2015 20:41 04/09/2015 20:42 [Link] Kodeni (Banfora) Déclenchement Défaut terre
Départ 33 kV N°7 de
04/09/2015 21:16 04/09/2015 21:20 [Link] Kossodo (Laye) Déclenchement Défaut homopolaire
Départ 33 kV N°8 de
04/09/2015 21:16 04/09/2015 21:24 [Link] Kossodo (Kongoussi) Déclenchement Défaut terre
[22h-06h]
Programme
Import_Interco_RCI d'importation RCI à
04/09/2015 00:07 04/09/2015 17:46 [Link] 50 MW Consigne d'exploitation
Départ 33 kV N°7 de
04/09/2015 00:11 04/09/2015 00:15 [Link] Kossodo (Laye) Déclenchement defau terre
67
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga : Recherche des causes et proposition de solutions
Liaison 90 kV Komsilga-
04/09/2015 05:30 04/09/2015 06:00 [Link] Patte d'Oie Déclenchement PX
Départ 33 kV N°7 de
04/09/2015 06:16 04/09/2015 06:21 [Link] Kossodo (Laye) Déclenchement Court-circuit
Départ 33 kV N°8 de
04/09/2015 06:16 04/09/2015 06:25 [Link] Kossodo (Kongoussi) Déclenchement maxi I
Départ 33 kV N°7 de
04/09/2015 22:49 04/09/2015 22:53 [Link] Kossodo (Laye) Déclenchement Défaut terre
Programme
Import_Interco_RCI d'importation RCI à
05/09/2015 00:13 05/09/2015 06:18 [Link] 50 MW Consigne d'exploitation
68
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga : Recherche des causes et proposition de solutions
Départ 33 kV N°7 de
05/09/2015 01:48 05/09/2015 01:55 [Link] Kossodo (Laye) Déclenchement Défaut terre
Liaison 33 kV Kossodo-
05/09/2015 01:48 05/09/2015 01:50 [Link] Ziniaré Déclenchement Défaut homopoloaire
Liaison 33 kV Koudougou-
05/09/2015 05:24 Zagtouli Ouverture Pour des travaux
Départ 33 kV N°7 de
05/09/2015 05:30 05/09/2015 05:35 [Link] Kossodo (Laye) Déclenchement Défaut terre
Programme
Import_Interco_RCI d'importation RCI à
05/09/2015 06:18 70 MW Consigne d'exploitation
69
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
PUISSANCES
(MW) DATE DEBUT DATE
exploi dispo
nom. table nible (Date Heure Mn) RESTITUT.
70
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
Température échauffement
GR N° 3 4,0 3,0 0,0 cylindre 03/09/2015 19:15
71
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
GR N° 1
GR N° 2
GR N° 3
GR N° 4
GR N° 5
72
Avarie du stator de l’alternateur du groupe G2 de la centrale de production de Komsilga :
Recherche des causes et proposition de solutions
GR N° 1
GR N° 2
GR N° 3
GR N° 4
GR N° 5
Puissance nationale
TOTAL 358,6 310,4 245,5 exploitable : 195,50 (MW) 75,08%
73
ANNEXE 2
NOTICE DE FONCTIONNEMENT
POUR LE
74
OBJET
La présente note a pour but d’expliquer les différents modes adoptés pour le fonctionnement
des groupes de la tranche 2 de la centrale de Komsilga, compte-tenu de l’état actuel du réseau
extérieur.
Le réseau de Ouagadougou est accroché à celui de la Côte d’Ivoire, qui nous impose par
conséquent sa fréquence, même si elle est perturbée.
Face à cette situation, nous devons trouver un « modus vivendi ».
Les choix initiaux de passer automatiquement en « Contrôle de charge » et « Régulation de
Cos phi » dès que nous sommes couplés au réseau extérieur sont intéressants mais pas
satisfaisants parce que trop rigides.
En régime perturbé, nous déclenchons fréquemment en maxi-fréquence.
Les modes de fonctionnement retenus ainsi que les barrières de sécurité mises en place, sont
détaillés dans ce document.
DESCRIPTION DE L’INSTALLATION
75
En pratique, les trois départs 33 kV sont opérationnels. Leur capacité individuelle en courant
est limitée à 450 A, soit 25 MVA.
Seuls les trois groupes Caterpillar sont en service, pour l’instant. Ils produisent 12.5 MW à
pleine charge.
La centrale dispose donc d’une capacité de production aujourd’hui, de 37.5 MW.
La production d’énergie est une question d’équilibre. On ne peut produire plus que ce que les
consommateurs demandent, sous peine d’augmenter la fréquence hors des limites acceptables
par ces consommateurs et de provoquer leur dysfonctionnement. On ne peut produire moins
que ce qu’ils demandent, sous peine de les faire « Décrocher » en fréquence avec tous les
dégâts que cela peut entraîner.
Plus la taille de la capacité de production est élevée, meilleure est la tenue en fréquence
comme en tension. C’est le cas d’un réseau de type européen, où les réseaux nationaux sont
interconnectés, de manière à se soutenir l’un l’autre.
Dans le cas qui nous préoccupe, nous avons un réseau de taille moyenne.
Les différentes configurations possibles sont :
Réseau couplé à un réseau plus important, en un seul point que nous appellerons
« Point de livraison ».
o Ce dernier nous apporte à la fois une meilleure stabilité, un appoint de production
d’énergie et une alimentation de secours.
o S’il disparaît, nous devons instantanément nous en séparer parce que nous
n’avons pas la capacité de le réalimenter et nous allons tomber.
Réseau ilôté
o Une seule centrale alimente une portion de réseau.
o Elle régule la fréquence de son jeu de barres.
Cette fréquence est réglable à la demande.
o Elle régule la tension de son jeu de barres.
Cette tension est réglable à la demande.
o Pour le confort d’utilisation, il est préférable de faire de la répartition de charge,
active et réactive.
Les charges actives et réactives des groupes sont équilibrées en permanence,
en pourcentage de leurs capacités nominales, pour répondre à une éventuelle
soudaine demande de puissance.
La perte d’une machine doit entraîner un délestage immédiat, qui ne peut être géré
manuellement, faute de réactivité. Le même principe vaut d’ailleurs pour tous les types de
réseaux.
77
Un automate qui connaît en temps réel, la position de tous les disjoncteurs de liaison situés
entre deux machines quelconques en marche, soient-elles distantes de plusieurs centaines de
kilomètres, a la réactivité voulue.
Le réseau burkinabé est un réseau de taille moyenne, accroché sur le réseau de la Côte
d’Ivoire, lui-même accroché sur le Ghana.
En régime normal, la fréquence nous est imposée par la Côte d’Ivoire. Les tensions sont à
régler au niveau des jeux de barres de chaque centrale.
Une protection de type « Saut de vecteur » doit être installée au point de livraison, de façon à
se découpler immédiatement du réseau extérieur, que nous ne sommes pas capables de
réalimenter.
Le fonctionnement de cette protection entraîne un délestage, de façon à compenser la perte de
puissance qui s’ensuit.
78
o Le mode « Régulation de Cos Phi » est possible mais ne présente pas d’intérêt
particulier, si ce n’est de laisser dériver la tension du jeu de barres.
o Le réglage de la charge réactive de chaque groupe se fait par des touches individuelles
+/- U à la supervision.
o Le réglage de la tension du jeu de barres se fait en manuel à l’aide des boutons +/- U
des armoires CCP ou BX001. Elle se fait également à l’aide des touches +/- U du jeu
de barres, à la supervision.
Elle se fait en automatique par les synchro-coupleurs.
79
o Position des disjoncteurs
o Tension et fréquence du jeu de barres 33k
De choisir à l’aide des touches à cliquer, le mode de fonctionnement de chaque groupe
o Contrôle de charge « Contr. P »
o Manuel « F Manu »
o Régulation de Cos Phi « Cos Phi »
o Régulation de tension « U Manu »
De régler à l’aide des touches à cliquer
o Les charges actives et réactives de chaque groupe individuellement
Elles ne seront actives que si le groupe correspondant est dans le mode F
Manu ou U manu, respectivement.
o La tension ou la fréquence du jeu de barres
Les impulsions sont envoyées à tous les groupes en même temps, qu’ils
soient en état de les accepter ou non.
D’ouvrir ou de fermer un départ.
Sur la vue « Départs HT », une touche de raccourci permet d’accéder directement à la vue de
conduite de chaque groupe. Sinon, passer par le menu.
Sur la vue de conduite, cliquer sur la case « Consigne de charge » en bas à droite, où
apparait la consigne actuelle, en MW.
o Une sous-fenêtre apparaît.
Cliquer sur la valeur à modifier, qui s’efface.
o Saisissez la nouvelle valeur au clavier.
o Vous ne pouvez saisir une valeur qui ne soit pas comprise entre zéro et 110% de
la charge nominale. Elle ne sera pas acceptée par l’automate.
Validez.
La nouvelle valeur apparaît dans la fenêtre en bas à droite.
o Elle prend immédiatement effet.
o Veillez à vérifier cette valeur avant de passer un groupe en contrôle de
charge
80
REGLAGE DES MODES DE FONCTIONNEMENT
CONTROLE DE CHARGE
La régulation de Cos Phi est une solution de facilité sur un réseau pas très bien défini. La
tension n’est plus prise en compte. Le réactif suit l’actif.
Dans notre cas, elle présente un risque de dérive en tension qui nous mène hors des limites
permises pour la préservation des consommateurs.
Au couplage d’une nouvelle machine, par défaut en régulation de sa propre tension,
vérifiez et ajuster la tension du jeu de barres.
81
o Equilibrez les MVAR sur les machines en marche, à l’aide des touches +/- U
individuelles.
o Ajuster la tension du jeu de barres à la valeur habituelle de fonctionnement, soit
34.6 kV, par les touches du jeu de barre, à gauche de l’écran.
o Rééquilibrez si nécessaire.
Le moteur d’un groupe électrogène ne peut absorber de puissance active. L’alternateur en
revanche peut fournir de la puissance réactive ou en absorber.
Il peut en absorber jusqu’à ce qu’il déclenche en « Perte d’excitation ». Cette protection est
assurée par le régulateur de tension DECS 200 de l’armoire locale moteur des groupes
Woodward.
Donc, l’alternateur peut très bien fonctionner en fournissant 12.5 MW tout en absorbant 2.5
MVAR.
Les condensateurs que représentent les lignes Zagtouli, Patte d’Oie et Ouaga2000, fournissent
une quantité de réactif qui nous mène à fonctionner avec un Cos Phi de 0.99 à 1.
MESURES DE PRECAUTION
Etant donné que nous ne sommes pas maîtres de la fréquence du réseau et que nous n’avons
pas de régulateur à proprement parler pour la tension du jeu de barres, un certain nombre de
barrières de sécurité sont mises en place.
DERIVE EN FREQUENCE
82
Un deuxième seuil bas à 48.5 Hz, repasse automatiquement les groupes qui sont en
contrôle de charge en manuel.
Des impulsions + F de 1s toutes les 5 s, sont délivrées aux groupes, jusqu’à revenir à
49 Hz.
o Le train d’impulsion est limité à 3 mn pour éviter de partir en fréquence trop
haute si un dysfonctionnement du système se produit.
Un premier seuil haut à 51 Hz fait une alarme.
Un deuxième seuil haut à 51.5 Hz repasse les groupes en manuel.
Des impulsions de – F sont délivrées jusqu’à revenir à 51 Hz.
o Le train d’impulsion est limité à 3 mn.
Tout ceci est automatique mais les alarmes sont là pour rappeler à l’opérateur de prendre la
main pour revenir à une situation normale.
83
DERIVE EN TENSION
Les groupes sont généralement en U Manu.
Les seuils de déclenchement des départs sont à 80 et 120% 2 s.
L’automate fait :
Un premier seuil bas à 32 kV fait une simple alarme.
Un deuxième seuil bas à 31.5kV, repasse automatiquement les groupes qui sont en
régulation de Cos Phi en manuel.
Des impulsions + U de 500 ms toutes les 5 s, sont délivrées aux groupes, jusqu’à
revenir à 32 kV
o Le train d’impulsion est limité à 3 mn pour éviter de partir en tension trop haute
si un dysfonctionnement du système se produit.
Un premier seuil haut à 35 kV fait une alarme.
Un deuxième seuil haut à 36 kV repasse les groupes en manuel.
Des impulsions de – U sont délivrées jusqu’à revenir à 35 kV.
o Le train d’impulsion est limité à 3 mn.
Tout ceci est automatique mais les alarmes sont là pour rappeler à l’opérateur de prendre la
main pour revenir à une situation normale.
Les seuils de fréquence et de tension utilisés sont ceux qui sont accessibles et éventuellement
modifiables, en cliquant sur les mesures de tension de la vue de pilotage.
ALARMES DE DEPASSEMENT
Comme aides à la conduite de la centrale, nous avons des alarmes de style « pop-up » si la
capacité des groupes ou des départs est proche des limites admissibles, qui vont provoquer un
déclenchement.
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FONCTIONNEMENT DU GROUPE DE SECOURS
FONCTIONNEMENT DE BASE
Ne pas oublier de presser la touche « Auto » du pupitre local SDMO. La position auto
est signalée à la supervision ou sur l’IHM de la phase 1.
Laisser le commutateur de « Basculement normal/secours » de la synoptique phase 1
sur la position auto.
Le pupitre de commande local du groupe SDMO, reçoit la tension 400V d’arrivée du
TAUX1, qu’il surveille jusqu’à à sa disparition et sur laquelle il va se re-coupler
lorsqu’elle revient.
A la disparition, confirmée par une temporisation de 5 s dans l’automate SDMO, il
démarre
o Ouvre l’arrivée 400V du TAUX 1, si ce n’est déjà fait.
o A réception de l’information comme quoi l’arrivée TAUX 1 est ouverte, il ferme
son disjoncteur embarqué.
o Il alimente le jeu de barres 400V phase 1
o L’éclairage de la salle de contrôle revient
o L’onduleur revient
o Le chargeur de batterie 48V phase 1 redevient actif, dans la mesure où il est réglé
en sortie, plus bas que celui de la phase 2. C’est donc lui qui recharge la batterie
48V contrôle.
SECOURS DE LA PHASE 2
Si nous perdons le 400V sur le TGBT2 et que le groupe 1 n’est pas en marche, au bout de
trois secondes, nous ouvrons :
Si le groupe 1 est en marche et que nous perdons le 400V sur le TGBT2, cela signifie que les
disjoncteurs des deux TAUX sont volontairement ou involontairement ouverts. Nous ne
faisons rien pour ne pas arrêter le groupe 1.
Donc, dans la mesure où nous avons ouvert le 33 kV du TAUX1, le groupe de secours ne voit
plus le 400V sur son arrivée et démarre de la façon décrite au paragraphe précédent.
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L’automate commun tranche 2 ferme également l’interrupteur d’arrivée du TGBT1 sur le
TGBT2. S’assurer que le disjoncteur du départ de TGBT1 vers TGBT2, qui est normalement
fermé (En local uniquement) l’est réellement sur le TL du synoptique de BX001.
Ouvrir les départs 33 kV, pour éviter tout incident. Nous nous re-couplerons plus tard.
Avant de démarrer le groupe, s’assurer que le groupe de secours n’a pas plus de 30 à
40 kW, entre l’éclairage et les services de base.
o En particulier, s’il faut regonfler les bouteilles d’air 30 bar, les compresseurs font
chacun 15 kW. Les laisser finir de gonfler avant de lancer le moteur.
Lancer le moteur.
Le disjoncteur se ferme sur jeu de barres mort.
Choisir le transformateur à remettre en service sur le commutateur du synoptique de la
tranche 2 « Choix synchro transfo ».
Mettre le commutateur « Choix synchro » sur auto.
Fermer le disjoncteur 33 kV du transfo sélectionné.
o La synchronisation démarre à ce moment.
o Le synchro-coupleur envoie des ordres au groupe Caterpillar pour l’aligner sur le
SDMO.
o Lorsque les conditions de phase sont réunies, le disjoncteur 400V du transformateur
auxiliaire se ferme et l’arrivée de TGBT1 s’ouvre instantanément.
Le groupe alimente ses auxiliaires.
A partir de maintenant on peut démarrer un autre groupe.
On peut mettre le second transformateur en service manuellement.
o Mettre cependant le commutateur « Choix synchro transfo » sur la bonne position.
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L’automate vérifie également que la mesure est valide, parce que le disjoncteur secondaire TP
est bien fermé.
Les groupes sont par défaut en « F Manu ». S’il y a de la charge disponible sur le réseau, il est
possible de les passer en contrôle de charge.
MANU
En manuel, les tensions des TP barres et ceux du départ considéré sont appliquées à la
colonne de synchronisation.
La tension et la fréquence du jeu de barres sont ajustées à l’aide des commutateurs +/-V, +/-U
du synoptique. Les ordres sont envoyés en câblé à tous les groupes de la tranche 1 comme de
la tranche 2, qu’ils soient en marche ou à l’arrêt.
Lorsque les conditions de phase sont réunies, l’opérateur ferme son disjoncteur par le TPL.
ATTENTION : Les commutateurs +/- Vite, +/- U des deux armoires communes tranche
1 et tranche 2 sont actifs en permanence. Ils peuvent être utilisés à tout moment, avec
prudence.
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AUTO
Les ordres sont visualisés sur l’appareil par des LED rouges.
Visualisation de l’ordre de
couplage
Par sécurité, l’ordre de couplage est placé en série avec l’autorisation de la colonne de
synchronisation qui sert en manuel et qui permet également de visualiser la synchronisation
automatique.
A la fermeture du disjoncteur, prendre un peu de charge à l’aide des commutateurs +/-
V.
Placer les groupes en contrôle de charge dès que possible.
Ajuster le réactif sur les groupes pour régler la tension de jeu de barres.
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