Guide des Préactionneurs Électriques
Guide des Préactionneurs Électriques
Gustave LE BON
PARTIE 3
CCH
HAAPPIITTRREE 11 :: LLEESS PPRREEAACCTTIIO
ONNN
NEEU
URRSS EELLEECCTTRRIIQ
QUUEESS .......................................... 3377
1. LE RELAIS ............................................................................................................................... 37
2. LE CONTACTEUR ....................................................................................................................... 39
3. LE SECTIONNEUR ........................................................................................................................ 40
CCH
HAAPPIITTRREE 22 :: CCO
ONNVVEERRTTIISSSSEEU
URR EELLEECC TTRRO
OMMEECCAAN
NIIQ
QUUEE .................................. 4444
CCH
HAAPPIITTRREE 33 :: LLEESS M
MOOTTEEU
URRSS PPAASS AA PPAASS ...................................................................... 5500
INTRODUCTION ............................................................................................................................ 50
36
CHAPITRE 1 LES PREACTIONNEURS ELECTRIQUES
INTRODUCTION
Les préactionneurs sont des constituants qui, sur ordre de la partie de
commande, assurent la distribution de l’énergie de puissance aux
actionneurs. Dans les circuits électriques, les préactionneurs sont
généralement soit un relais, soit un contacteur. Le contacteur assure en
plus l’extinction de l’arc électrique qui accompagne souvent la
commutation de l’énergie de forte puissance. En effet, quand on ouvre un
circuit en cours de fonctionnement, le contact en cause provoque un arc
électrique qui peut être dangereux pour les biens et les personnes.
1. LE RELAIS
Le relais est un composant électrique réalisant la fonction d’interfaçage entre un circuit de
commande, généralement bas niveau, et un circuit de puissance alternatif ou continu (Isolation
galvanique). On distingue deux types de relais : le relais électromagnétique et le relais statique.
1.1.1. principe :
Un relais électromagnétique est constitué d’une bobine alimentée par le circuit de commande, dont
le noyau mobile provoque la commutation de contacts pouvant être placé dans un circuit de
puissance. Le relais électromagnétique est réservé pour les faibles puissances.
Tension d’alimentation : C’est une tension continue qui permet d’exciter la bobine.
La résistance de la bobine : paramètre permettant de déterminer le courant circulant dans le
circuit de commande.
Le courant des contacts : c’est le courant maximal que peut commuter les contacts de relais
sans dommage.
1.2.1. Définition
Ce qui est vrai pour un relais électromagnétique est vrai pour un relais
statique. De plus un relais statique commute de manière totalement
statique, sans pièce en mouvement, conférant au composant une
durée de vie quasi illimitée. La structure de base d’un relais statique
ainsi que son fonctionnement sont comme suit :
La figure suivante présente un exemple de relais statique bien connu le MOC 341, ainsi que le
montage de base le mettant en œ uvre :
Si l'unité de commande, ici matérialisée par une porte NAND, fournit un 0 à la sortie de cette
porte, la diode infrarouge conduit, ce qui fait conduire l'optotriac interne, qui à son tour
commande le triac extérieur, qui devient comme un circuit fermé ; la charge (LOAD) est alors
alimentée par 240V AC
Le relais est muni du système "zero crossing", ce qui évite de commander le triac quand la
tension secteur est grande, ce qui évite des parasites de commutation.
2.1. Principe :
Tableau 6
Exemple de choix : Un circuit de chauffage est composé par deux charges résistives triphasés.
Chaque charge consomme un courant de 10A par phase sous une tension U = 380V.
Il s’agit de la catégorie de fonctionnement AC1. Sur le guide de choix on peut opter pour le
contacteur suivant :
LC1-D09 A65
Pour alimenter la bobine d’un contacteur on peut utiliser l’un des deux montages suivants :
AR K
MA
Commande par interrupteur Commande par deux poussoirs (la plus utilisé)
Si on appuie sur le bouton poussoir MA la bobine du contacteur est alimentée et ferme le contact
K. Même si on relâche le bouton poussoir la bobine reste alimentée (automaintien). Pour couper
l’alimentation il suffit d’ouvrir le bouton poussoir AR.
Généralement, dans une chaîne d’énergie électrique, le préactionneur ne s’utilise pas seul, mais
associé à une classe d’appareillage typique : sectionneur, relais thermique, etc.
3. LE SECTIONNEUR
Le sectionneur est un appareil de connexion qui permet d'isoler (séparer électriquement) un circuit
pour effectuer des opérations de maintenance ou de modification sur les circuits électriques qui se
trouvent en aval. Ainsi il permet d’assurer la sécurité des personnes qui travaillent sur le reste de
l’installation en amont.
Le sectionneur ne possède aucun pouvoir de coupure, par conséquent, il ne doit pas être manœuvré
en charge.
4. LES FUSIBLES
La classe aM : ce sont les fusibles d’accompagnement Moteur prévus pour la protection contre les
courts-circuits et surtout pour la protection des moteurs.
5. LE RELAIS THERMIQUE
Le relais thermique est un appareil de protection capable de
protéger contre les surcharges prolongées. Une surcharge est une
élévation anormale du courant consommé par le récepteur (1 à 3 In),
mais prolongée dans le temps, ce qui entraîne un échauffement de
l'installation pouvant aller jusqu'à sa destruction. Le temps de coupure
est inversement proportionnel à l'augmentation du courant.
Symbole
Contact
commandé
Le relais thermique utilise la propriété d'un bilame formé de deux lames minces ayant des coefficients
de dilatation différents. L’apparition d’une surcharge se traduit par l’augmentation de la chaleur (effet
joule) ; Le bilame détecte l'augmentation de chaleur, se déforme et ouvre le contact auxiliaire.
E X E R C I C E R E S O L U
EXERCICE N°1 :
Pour distribuer l’énergie vers l’actionneur, typiquement un moteur triphasé, le schéma suivant est
généralement adopté. Décrire le fonctionnement du montage :
EXERCICE N°2 :
EXERCICE N°2 :
E X E R C I C E S N O N R E S O L U S
EXERCICE N°1 :
A fin de minimiser le courant de démarrage d’un moteur asynchrone, on utilise un démarrage à
résistances statoriques. Au démarrage l’alimentation du moteur se fait via ces résistances. Après une
temporisation T on court-circuite ces résistance pour éliminer leurs effets, le moteur est alors alimenter
directement avec le réseau. Donner le circuit de puissance et de commande.
EXERCICE N°2 :
Donner un branchement des relais avec le
moteur pour que la commande de l’un des
deux relais permet de commander la
M
rotation du moteur dans un sens ; et la
commande de l’autre permet de le faire
tourner dans l’autre sens.
Une utilisation de ce montage est la
commande d’un store automatisé.
CONVERTISSEUR ELECTROMECANIQUE
INTRODUCTION :
1. ORGANISATION DE LA MACHINE :
2. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT :
Un conducteur traversé par un courant et placé dans un champ magnétique est soumis à une force
dont le sens est déterminé par la règle des trois doigts de la main droite.
F=BxIxL
F: Force en Newtons
B: Induction magnétique en teslas
I: Intensité dans le conducteur en ampères
L: Longueur du conducteur en mètres
Le pouce se place dans le sens du champ (le sens des lignes d'induction est toujours du N au S à
l'extérieur d'un aimant et du S au N à l'intérieur).
Le majeur se place dans le sens du courant (sens conventionnel toujours du + vers le -).
Balais Collecteur
La puissance électromagnétique totale est le produit fcem avec le courant induit I : Pe=E.I. Or on
sait que la relation qui lit le couple avec la puissance est : C=P/ (avec est la vitesse de rotation en
rd/s). Et puisque = 2.n (avec n est la fréquence de rotation en tr/s). Donc :
C = (k/2).I (pour un flux constant)
Induit
R
U
E
Inducteur
Re
On peut écrire la loi d’ohm électrique (on suppose que l’inducteur est à aimant permanent ou alimenté
par une tension continu constante, ce qui revient à supposer que le flux est constant).
U = E + R.I
E = k.n
C = (k/2).I = k’.I
Si on suppose que le moteur est alimenté avec une tension constante U. On peut tracer la
caractéristique mécanique C=f(n) du moteur :
Cn
Cette caractéristique est
représentée dans la courbe ci contre :
nn n
U = E + R.I
I
In
Pour les grosses machines R est faible (de l’ordre de quelques dixièmes d’Ohms) et pour les petits
moteurs cette résistance est relativement grande. Ce qui impose de prévoir un circuit permettant de
minimiser ce courant lors de démarrage des grosses machines.
La somme des pertes mécanique et des pertes magnétiques s’appelle pertes constantes (Pc).
5.2. Le rendement :
Pa = U.I
Pu = Pa – Somme(pertes).
Pu = Pa – (Pc + Pj).
Le rendement s’écrit :
Pu
=
Pa
E X E R C I C E R E S O L U
Les caractéristiques d’une MCC à excitation séparée accouplée à une charge mécanique sont les
suivantes :
Flux constant k = 4.8 ; résistance d’induit R = 0.5 ; couple de pertes collectives Tp = 1 mN
(constant quelque soit la vitesse) ; la charge mécanique accouplée oppose un couple résistant
Tr de 10 mN à 157.08 rad/s.
1. Calculer le courant de démarrage (sans circuit de démarrage) de la machine si la tension
U=120v.
2. Calculer la FCEM « E » pour la vitesse 157.08 rad/s.
3. Calculer les pertes joules de la machine. En déduire le rendement.
CORRIGE :
1. ID = U/R AN ID = 240 A.
2. E = (k/2). = 0.764 x 157.08 AN E = 120 V.
3. Il faut tout d’abord calculer le courant d’induit :
I = 2. .C/k AN I = 13 A.
Donc Pj = R.I2 AN Pj = 85.6 W.
Pour calculer le rendement on doit tout d’abord calculer la puissance absorbée :
Pa = U.I AN Pa = 1560 W.
Calcul des pertes constantes :
Pc = Tp. AN Pc = 157.08 W.
Donc = (Pa-Pc-Pj)/PaAN = 84.4 %
U U
M R M
Rotation Freinage
Les frottements ainsi que les pertes dans le fer seront négligés.
M
On notera en outre :
Ce le moment du couple électromagnétique,
la vitesse angulaire de rotation,
n la fréquence de rotation en tr/s,
E la FEM ; E = k ,
U la tension aux bornes de la machine,
INTRODUCTION :
Capteur de
position
Principe de commande d’un moteur pas à pas
On constate que le système est beaucoup plus simple. En effet, à chaque impulsion du signal de commande
correspond au niveau du rotor un déplacement angulaire bien défini appelé « pas ».
Un moteur pas à pas est caractérisé par sa résolution ou encore son nombre de pas par tour. Il peut avoir une
valeur comprise entre 0,9°et 90°. Les valeurs les plus couramment rencontrées sont :
0,9° : soit 400 pas par tour
1,8° : soit 200 pas par tour
3,6° : soit 100 pas par tour
7,5° : soit 48 pas par tour
15° : soit 24 pas par tour
La vitesse de rotation est fonction de la fréquence des impulsions. On distingue 3 groupes de moteur pas à
pas :
les moteurs à aimant permanent
les moteurs à reluctance variable
les moteurs hybrides
1.3. Alimentation :
Le principe de fonctionnement des moteurs pas à pas repose sur la commutation successive des
enroulements stator (ou phase). Pour cela, une impulsion électrique est traduite par un séquenceur agissant
sur une électronique de commutation (drivers ou transistors de puissance) qui distribue les polarités dans les
enroulements. Une seule commutation provoque un seul pas quelle que soit la durée de l’impulsion
(supérieur à une valeur minimale).
+U
1.3.1.Moteurs à deux phases (ou bipolaire):
0V
+U
1.3.2.Moteurs à quatre phases (ou unipolaire):
Ce sont des moteurs comportant des bobines à
point milieu ; dans chacune d’elles le courant
circule toujours dans le même sens. Il suffit d’une
commande unipolaire.
E F G H
0V
H1 P
H’4 H’1
R
H4 H2 V
H’3 H’2 Q
H3 S
Commande en mode 1 :
L’excitation individuelle des bobines crée P
les champs suivants :
P H1
R H2
Q H3 R
S H4
D’où le cycle de commutation suivant : Q
P R Q S Moteur
1 0 0 0
0 1 0 0
S
0 0 1 0
0 0 0 1
Commande en mode 2 :
L’excitation par paire des bobines crée
les champs suivants : P
P-R H’1
R-Q H’2
Q-S H’3 R
S-P H’4
D’où le cycle de commutation suivant :
P R Q S Moteur Q
1 1 0 0
0 1 1 0
S
0 0 1 1
1 0 0 1
1.4. Caractéristiques :
Nombre de pas par tour plus faible, dû à la difficulté de loger les aimants du rotor.
Construction plus élaborée.
Couple moteur élevé, dû à la puissance des pôles aimantés (Couple proportionnel au courant).
Sens de rotation lié à l'ordre d'alimentation des bobines et au sens du courant dans les bobines.
2.2. Fonctionnement :
Quand on alimente les bobines AA', puis BB' et enfin CC', le rotor se place de telle façon que le flux qui le
traverse soit maximal ; la réluctance est donc minimale.
Pour rendre la réluctance variable, le rotor et le stator auront des encoches disposées de telle
façon qu'il n'existe qu'une seule possibilité pour diminuer la réluctance compte-tenu de la bobine
alimentée.
Le nombre de pas par tour est donné par la relation :
- : Pas dentaire rotorique (en degrés)
- s : Pas dentaire statorique (en degrés)
3.2. Fonctionnement :
Son fonctionnement est sensiblement identique à celui du moteur à aimant permanent.
Les figures suivantes montrent les positions successives du rotor après l'alimentation des bobines du
stator.
3.3. Caractéristiques :
Très bonne résolution.
Couple moteur élevé dû à l'aimantation du rotor (proportionnel au courant).
Sens de rotation lié à l'ordre d'alimentation des bobines et au sens du courant
3.4. Applications industrielles :
De nombreuses applications industrielles utilisent les moteurs pas à pas : en robotique
(servomécanisme), en micro-informatique (lecteurs de disquettes, disque dur ...), dans les
imprimantes et tables traçantes, dans le domaine médical : pousse seringue (le moteur pas à pas
permet un débit régulier pour la perfusion) etc.