Lycée Mezhoud Amar Année scolaire : 2018-2019
C
O Classes : 3A.S + TM Durée : 2 heures
MPOSITION TRIMESTRIELLE N° 1 DE FRANÇAIS
Texte :
[J’avais 12 ans et je me souviens que toute ma famille a fui la cruauté de l’armée française...] La
situation et les conditions de vie des réfugiés algériens sur les frontières Est et Ouest, après l’offensive
du 2 août 1955, étaient devenues insupportables, du fait du renforcement des mesures répressives
engagées par les autorités coloniales pour les punir de leur soutien à la Révolution.
[….] En 1956, le nombre des réfugiés est estimé à presque 40 000. En automne 1957, ils étaient
100000 puis 180 000 au début de 1959 puis à 200 000 après l’agression contre la localité de Sakiet Sidi
Youcef et les actions terroristes menées par les troupes d’occupation aux frontières algéro-tunisiennes.
[….] Dans un témoignage de Mme Maasmi Bahdja, qui habitait à l’époque avec les membres de sa
famille à Tébessa :« En 1958, nous avons été transférés en Tunisie via les frontières. J’avais 12 ans et je
me souviens que mon père et tous les membres de ma famille ont fui la cruauté de l’armée française qui a
pillé nos terres et ravagé nos maisons. Mon père a fait l’objet de menaces de mort pour l’aide qu’il
apportait aux moudjahidine en contribuant à l’acheminement des armes vers l’intérieur à travers la
frontière avec la Tunisie…… Nous avons attendu la nuit pour quitter nos maisons sans rien emporter,
nous pleurions parce que nous étions affamés et nos pieds étaient ensanglantés. Ma mère Fatima apportait
mon petit frère, alors nourrisson jusqu’à notre arrivée en territoire tunisien où nous attendions deux
représentants du Croissant Rouge algérien qui ont monté pour nous une tente et nous ont donné quelques
victuailles ainsi que des vêtements. Et il en fut ainsi par la suite chaque mois, ils nous fournissaient notre
ration alimentaire. Je me souviens que les autorités tunisiennes venaient souvent prendre de nos nouvelles
et les enfants ont été inscrits à l’école par le Croissant Rouge algérien. Nous sommes restés en Tunisie
jusqu’à l’indépendance.»
Siham Salhi ; El Djeich Nº529 Août 2007
I. COMPREHENSION : (14pts)
1. L’auteur dans ce texte parle de :
a. La souffrance de la famille Maasmi.
b. Le rôle des réfugiés algériens pendant la guerre de libération nationale.
c. La cruauté des français pendant la guerre de libération nationale.
Recopiez la bonne réponse.
2. Pourquoi les autorités coloniales ont-elles puni les réfugiés algériens ?
3. Classez les mots et les expressions suivantes : cruauté - mesures répressives - actions terroristes
agression. Selon qu’ils renvoient au :
a. Colonisateur : ………………………
b. Colonisé : ……………………………
4. La situation de la famille du témoin était très dure. Relevez du 3ème paragraphe deux expressions qui le
montrent.
5. Complétez le tableau qui suit :
Date Evènement (sous forme de phrase nominale)
En 1956
En 1958
6. A qui ou à quoi renvoient les pronoms soulignés dans le texte.
7. Comment L’auteur s’implique-t-il dans son discours ? Justifiez votre réponse par des termes ou des
expressions du texte.
8. « Je me souviens que les autorités tunisiennes venaient souvent prendre de nos nouvelles. »
- Expliquez en deux ou trois lignes ce que veut dire le témoin par cette expression.
II- PRODUCTION ECRITE : (6pts)
Traitez un seul sujet aux choix :
Sujet 1 :
A l’occasion de la célébration des événements du 8 mai 1945, rédigez en cent cinquante (150) mots
le compte-rendu de ce texte qui sera publié dans la page « Histoire » du journal de votre lycée.
Sujet 2 :
Votre établissement organise « une journée historique » sur la thématique de « les souffrances
de la guerre ». Rédigez un texte d’histoire (10 lignes environ) dans lequel vous racontez le récit en
introduisant des témoignages d’un survivant de la colonisation française en Algérie.