Conception d'un Barrage à Goupana
Conception d'un Barrage à Goupana
DEDICACES :
Je dédie ce présent mémoire de fin de cycle à :
A ma fille bien aimée Bernice Zafira ;
A mes parents ;
A tonton foungui ;
CITATION
« LE DESESPOIR EST LA
SEULE ERREUR QUI NE
PUISSE ETRE PARDONNEE »
REMERCIEMENTS
Nous exprimons ici notre gratitude à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre ont contribué
au bon déroulement de cette formation. Plus particulièrement à:
RESUME
Ce mémoire est une étude technique de la conception d’un barrage, et d’un aménagement
hydro-agricole dans le village de Goupana, situé dans la Région du Centre du Burkina Faso.
Il permettra de remédier à la problématique d’absence de retenue d’eau pour l’agriculture et
d’optimiser son exploitation par des techniques modernes d’irrigation dans le village.
La méthodologie a été axée sur la collecte des données de base, composées d’images
satellitaires, de paramètres météorologiques, des données de sol, d’observations visuelles, etc.
Les logiciels (arcgis, minitab, excel, hyfran, spaw etc.) ont été utilisés pour le traitement et
l’analyse des données. Les dimensionnements ont été conduits en utilisant les formules des
cours de barrage, d’aménagement et de la bibliographie collectée.
Le barrage sera réalisé à l’exutoire d’un bassin versant de 48,09 Km2, sur son cours d’eau
principal. Il sera en terre homogène d’une longueur totale (sans le déversoir) de 1 610 m et
d’une hauteur de 7m à la côte 303m. Le déversoir est en béton de profil Craeger avec une
hauteur de 5m à la côte 301m. Son volume au déversement sera de 3 037 144 m3.
Ce volume permettra après les pertes en évaporation et infiltration de satisfaire durant les huit
mois secs d’une part les prélèvements humains pour des activités diverses et des besoins
pastoraux estimé à 29 117 m3 d’autre part à assurer les besoins en eau agricoles estimés à
837021m3.
La Durée de Retour sur Investissement est 27ans, la durée de vie l’ouvrage étant estimée à 50
ans on peut dire que l’investissement sera rentable.
Mots Clés :
ABSTRACT
This thesis is a technical study of the design of a dam, and a hydro-agricultural development in
the village of Goupana, located in the Central Region of Burkina Faso. It will address the
problem of lack of water retention for agriculture and optimize its exploitation by modern
irrigation techniques in the village.
The methodology focused on collecting basic data, consisting of satellite images,
meteorological parameters, soil data, visual observations, and so on. Software (arcgis, minitab,
excel, hyfran, spaw etc.) are the tools used for data processing and analysis. The sizing was
conducted using the formulas of the dam courses, development and bibliography collected
The dam will be built at the outlet of a 48.09 km2 catchment area on the main stream, tributary
of Massili. It will be homogeneous earth of a total length (without the spillway) of 1 610 m and
a height of 7m at the coast 303m. The spillway is concrete profile craeger with a height of 5m
to the coast 301m. Its spill volume will be 3 037 144 m3. This volume will allow after
evaporation and infiltration losses to satisfy during the eight months on the one hand the human
samples for various activities and pastoral needs estimated at 29 117 m3 on the other hand to
ensure the agricultural water needs estimated at 837021m3 .
The IRD is 24-year, and The duration of the work being estimated at 50 years we can say that
the investment will be profitable.
Keys Words :
A. METHODOLOGIE : ................................................................................................................. 11
1. Formules pour les études base ............................................................................................... 11
1.1. Détermination des indices de pluies .............................................................................. 11
1.2. Méthode Orstom ............................................................................................................ 11
1.3. Méthode CIEH .............................................................................................................. 12
1.4. Méthode Gradex ............................................................................................................ 12
1.5. Crue de rupture du barrage ............................................................................................ 13
1.6. Dépôts solides................................................................................................................ 13
2. Formules pour le dimensionnement du barrage .................................................................... 13
2.1. Digue ............................................................................................................................. 13
2.2. Déversoir ....................................................................................................................... 14
2.3. Débit de Maning-Strickler ............................................................................................. 16
3. Formules pour dimensionnement préliminaire et final de l’aménagement ........................... 16
3.1. Formule pour dimensionnement préliminaire ............................................................... 16
3.2. Formule pour dimensionnement final............................................................................ 18
3.3. Formules de dimensionnement des conduites ............................................................... 18
4. Les abaques ........................................................................................................................... 19
B. Matériels .................................................................................................................................... 20
V. ETUDE TECHNIQUE ................................................................................................................ 21
A. ETUDES DE BASE .................................................................................................................. 21
1. Hydrologie ............................................................................................................................. 21
1.1. Analyse Fréquentielle des pluies ................................................................................... 21
1.2. Caractéristiques morphométriques du bassin de Goupana ............................................ 24
1.3. Prédétermination des crues ............................................................................................ 25
2. Etudes Géotechniques ........................................................................................................... 27
3. Etude de la retenue (apports et pertes) .................................................................................. 28
3.1. Evaluation des apports liquides (Ve) ............................................................................. 28
3.2. Évaluation des besoins en eau ....................................................................................... 29
3.3. Les Pertes en eau ........................................................................................................... 30
3.4. Courbes caractéristiques de la retenue : courbes Hauteurs – volumes –surfaces .......... 31
4. Discussion et analyse............................................................................................................. 33
B. ETUDES TECHNIQUES DE BASE DE L’AMENAGEMENT .............................................. 34
1. Etude topographique.............................................................................................................. 34
2. Etudes de reconnaissance des sols ......................................................................................... 34
3. Discussion et analyse............................................................................................................. 35
CHAPITRE 1 : MEMOIRE
EXPLICATIF DE L’APD
I. INTRODUCTION
Goupana est un village de la commune rurale de PABRE situé à 35 km au nord de
Ouagadougou, capitale politique du Burkina Faso. Le village est habité par 2857 habitants, dont
60% sont des jeunes de moins de 30 ans (source INSD). Le village est traversé par un cours
d’eau, affluent du massili. Sous l’ère coloniale un bouli fut réalisé sur ce cours d’eau par les
missionnaire catholique, permettant aux habitants du village d’effectuer des cultures de contre
saison notamment les cultures maraîchères, augmentant ainsi substantiellement leur revenu et
améliorant leur condition de vie. De nos jours le bouli n’existe plus suite à des crues
exceptionnelles. Ce qui constitue un manque à gagner pour les populations locales à majorité
agriculteurs. La construction du barrage de goupana est une opportunité de développement
économique locale, donc contribue ainsi à la lutte contre la pauvreté en milieu rural.
En effet, l’aval du barrage est actuellement une zone de culture maraîchère par des jeunes du
village, cependant le défaut d’eau en quantité durant la saison sèche diminue le rendement et
freine l’expansion des superficies exploitées. Le barrage permettra la création d’activités
génératrices de revenus pour les habitants du village. Ceci grâce à l’exploitation de périmètres
aménagés et irrigué avec l’eau du barrage pour la culture maraîchère notamment.
L’augmentation de revenus des habitants grâce au développement du commerce de légumes et
autres produits de l’exploitation des périmètres irrigués, améliorera le niveau de vie des
habitants du village et réduira considérablement la pauvreté.
A cet effet une étude de conception technique sur la construction du barrage de Goupana a été
commanditée par la Direction Générale des Infrastructures Hydrauliques (DGIH).
Dans le cadre du stage au sein de la DGIH pour le mémoire de fin de cycle de master nous
traiterons de l’étude d’avant-projet détaillé (APD) de conception de ce barrage et d’un
aménagement hydro-agricole. L’étude comportera : les études de base ; le dimensionnement
du barrage ; l’étude de l’Aménagement ; la station de pompage ; le Plan de Gestion
Environnemental et Social.
II. PRESENTATION DE LA
STRUCTURE D’ACCEUIL ET DE LA
ZONE D’ETUDE
A. STRUCTURE DE STAGE
1. Fondement juridique
La Direction Générale des Infrastructures Hydrauliques est une Direction centrale du ministère
de l’Eau et de l’assainissement, créée selon le décret N°2016-342/PRES/PM/MEA du 04 mai
2016. Selon les dispositions de ce décret, le MEA comprend désormais 5 directions générales,
qui sont des structures centrales qui exercent leurs missions sous le contrôle direct du Secrétariat
Général :
- La Direction Générale des Etudes et Statistiques Sectorielles (DGESS)
- La Direction Générale de l’Assainissement (DGA)
- La Direction Générale de l’Eau Potable (DGEP)
- La Direction Générale des Infrastructures Hydrauliques (DGIH)
- La Direction Générale des Ressources en Eau (DGRE)
B. PRESENTATION DE LA ZONE
D’ETUDE
1. Situation générale de la zone d’étude
1.1. Géographie
Goupana est un village de la commune rurale de Pabre, il relève de la province du Kadiogo
situé dans la Région du Centre.
Le village est accessible depuis Ouagadougou soit par le sud-est à partir de la route nationale
22 N° 03 puis à gauche sur la route régionale N°12.Il est entouré du village de Gaskaye et de
Zouma.
1.2. Administratif
L’organisation administrative se caractérise par la présence d’un Comité Villageois de
Développement (CVD).
Le village relève de la compétence administrative de la préfecture de la commune de Pabre.
Sur le plan coutumier, il existe un chef traditionnelle ainsi que des chefs de chaque quartier du
village. Le village dispose d’un CSPS (Centre de Santé et de Promotion Sociale), d’une école
primaire et d’un CEG (Collège d’Enseignement Général).
On compte cinq forages équipés de PMH (pompe à motricité humaine), et une AEPS
(Adduction d’eau potable simplifiée) dans le village. Le taux d’accès à l’eau potable est estimé
à 74% (INOH 2016). Aussi le village est alimenté en électricité par la SONABEL.
2.3. Pédologie
Les sols du sous bassin sont essentiellement constitué de matériaux argilo-sableux avec des
poches de matériaux gravillonnaire. La présence de l’argile est un indicateur d’imperméabilité
des sols, sa localisation sur l’ensemble du bassin jusqu’à l’exutoire améliore les propriétés
d’imperméabilité idéales pour le fond de la cuvette de la retenue.
Par ailleurs ce type de sol (argilo-sableux) est un support favorable à de nombreuses cultures.
2.5. La végétation
Le couvert végétal de la zone d’étude comporte quatre types de formations : la savane arborée,
la savane arbustive, la savane boisée(le long du cours d’eau) et la savane herbacée .On rencontre
dans la zone des espèces d’arbres et plantes protégées et très utiles aux populations locales et
d’autres espèces arbres et arbustes sauvage ou reboisé par l’Homme. Les pressions anthropiques
dues à l’accroissement démographique entrainent un déboisement accentué dans la zone. Le
paysages végétal est dominés par quelques essences protégées : Butyrospernum parkii (karité),
Parkia Biglobosa (néré), Lannea acida (raisin), Adansonia Digitata, Tamarindus Indica et Faidherbia
Albida. (FAO-Rome, 1983).
2.6. Topographie
L’étude topographique s’est effectuée dans un premier temps avec le logiciel arcmap, global
map et google earth. Ce qui nous a permis de connaitre l’hypsométrie du bassin versant et
d’identifier la cuvette. Ensuite un levé topographique a été réalisé dans la cuvette avec des pas
de 50 cm par le bureau d’étude, ce qui a permis d’identifier les courbes de niveau qui se referme
sur l’axe du barrage ainsi que la présence de cols naturels en bord de cuvette qui pourraient être
les lieux d'implantation de déversoirs.
B. JUSTIFICATION
L’activité principale des populations du village de goupana et environnant est l’agriculture et
l’élevage. L’agriculture est pluviale en saison pluvieuse, les campagnes sèches sont tributaires
des eaux de pluies stockées dans les puits ou des zones de dépression. De même l’élevage se
caractérise par les transhumances en partie dû à l’absence d’eau pour le bétail. Cette situation
est la conséquence de l’absence d’une retenue d’eau pour le village, pourtant le contexte
hydrologique est favorable à la réalisation d’une retenue étant donné qu’un important bouli a
existé sur le site.
Au regard de notre thème de mémoire soumis pour l’obtention du stage, notre structure
d’accueil nous a confié, en plus de l’étude du barrage, l’étude d’un aménagement hydro-
agricole associé à la retenue, afin de répondre aux besoins des populations en activités agro-
pastorales.
C. DONNEES DE BASE
La revue documentaire nous a fourni des informations sur la zone d’étude et de dresser un état
des lieux aussi bien de la situation générale de la zone que des caractéristiques du milieu
biophysiques. Egalement des données de base ont pu être collectées afin de réaliser les études
de base indispensable pour le dimensionnement des ouvrages.
1987-2016 27 Vent
IV. METHODOLOGIE DE
CONCEPTION
A. METHODOLOGIE :
La méthodologie utilisée pour la conduite du projet s’est fondée sur une approche de collecte
de données et d’exploitation documentaire. Elle a été axée sur la collecte des données de base
qui sont composées des images satellitaires (Digital Elevation Model), les paramètres
météorologiques, les données de sol, les observations visuelles, etc.
Les enquêtes de terrain ont contribué à l’état des lieux des aménagements en place sur le terrain,
de cerner les pratiques des acteurs et de connaitre le mode de vie de la population de la zone
d’études. Les dimensionnements ont été conduits en utilisant les formules du cours, et de la
bibliographie collectée. Les calculs ont été faits à partir des outils d’ingénierie.
𝒎𝟑 𝑺(𝒌𝒎𝟐 ) × 𝟏𝟎𝟔
𝑸𝒓𝟏𝟎 ( ) = 𝑨 × 𝑷𝟏𝟎 (𝒎𝒎) × 𝟏𝟎−𝟑 × 𝑲𝒓𝟏𝟎 × 𝜶𝟏𝟎 ×
𝒔 𝑻𝒃 (𝒎𝒊𝒏) × 𝟔𝟎
Avec :
S : la superficie du bassin versant ; P10 : pluie journalière maximale décennale (mm)
Kr10 : coefficient de ruissellement décennal ; Tb : temps de base de la crue décennale (mn)
A : coefficient d’abattement (%)
P100 P10
T
( b ) 0 ,12
C100 1 x 24
P10 Kr10
Avec
Q100 : crue centennale (m3/s) ; Q10 : crue décennale (m3/s)
P10 : pluie journalière max décennale (mm) ; P100 : pluie journalière max centennale
Tb : temps de base de la crue décennale (mn) ; Kr10 : coefficient de ruissellement décennal.
Les paramètres de calcul ainsi que les résultats issus des calculs de débit sont consignés dans
les tableaux ci-dessous :
Coefficient de
Indice global des Temps de monté
Temps de base Tb ruissellement décennal
pentes Ig.corr Tm10
Kr10
4 820,4 mn 253,9 mn 23%
FORMULE DE KARAMBIRI :
2.02
P
D 137* * S 0.05 * 0,25 1,13* h r
1,15
700 ; Vs D * S * n
𝟒
𝒉(𝒎) = 𝟎, 𝟕𝟓 + 𝟎, 𝟑𝟒 × √𝒇(𝒌𝒎) − 𝟎, 𝟑𝟔 × √𝒇(𝒌𝒎)
iii. La revanche
La revanche libre (R) est une tranche comprise entre le PHE et la crête du barrage. Cette hauteur
appelée revanche permet de protéger la digue des risques de débordement. Le calcul de la
revanche tient compte de la hauteur des vagues qui se forment sur le plan d’eau et la projection
de l’eau vers le haut du barrage due à la vitesse de propagation des vagues lorsque celles-ci
rencontrent le barrage. La revanche libre est donnée par la formule suivante :
𝒎
𝑽( 𝒔 )𝟐
𝑹(𝒎) = [𝒉(𝒎) + 𝒎 ]×𝑨
Christian PARE Promotion 2017-2018 𝟐 × 𝒈( )
Soutenu le 16/01/2019 13
𝒔𝟐
ETUDE D’APD DE CONCEPTION D’UN BARRAGE ET D’UN AMENAGEMENT HYDRO-AGRICOLE
Formule de KNAPPEN
𝒍𝒄 (𝒎) = 𝟏, 𝟔𝟓 × √𝑯𝑩 (𝒎)
ix. HUDSON :
La détermination de l’épaisseur de l’enrochement de la digue est donnée par :
𝒆𝒆𝒏𝒓 (𝒎) = 𝟏, 𝟓 × 𝑫𝟓𝟎 (𝒎)
2.2. Déversoir
i. Détermination de la longueur du déversoir
La longueur du déversoir est déterminée par itération avec la formule :
Q m L 2 g h3 / 2
1/ 2
𝒌𝑵
𝑾(𝒌𝑵) = ɣ𝒃é𝒕𝒐𝒏 ( 𝟑
) × 𝑺(𝒎𝟐 ) × 𝟏𝒎
𝒎
𝑊 − 𝑃𝑖 6𝑒 𝑊 − 𝑃𝑖 6𝑒
𝜁𝑚𝑖𝑛 = ( ) (1 − ) ; 𝜁𝑚𝑎𝑥 = ( )(1 + )
𝑏 𝑏 𝑏 𝑏
Il correspond à un volume d’eau réel apporté sur la surface emblavée par arrosage. Soit :
𝑽𝒓(𝒎𝟑 ) = 𝟏𝟎 ∗ 𝑨(𝒉𝒂) ∗ 𝑫𝒓(𝒎𝒎)
Avec :
𝑫𝒃 (𝒎𝒎) : Dose brute de pointe ;
𝑻(𝒋) : Tour d’eau ;
𝒉
𝑻𝒔 ( 𝒋 ) : Nombre d’heures utilisées par poste d’arrosage pour apporter la dose brute ;
𝒎𝟑
𝑸()
𝑫𝒕𝒉é𝒐𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆 (𝒎𝒎) = √ 𝒎 𝒉 × 𝟏𝟖, 𝟖𝟏𝟏
𝑽( 𝒔 )
[𝑸(𝒎𝟑 /𝒔)]𝑵
∆𝑯𝒔𝒊𝒎𝒑𝒍𝒆 [𝒎/𝒎] = 𝒂 × (
[𝑫(𝒎)]𝑴
a, N et M les coefficients de Calmon Lechapt.
Eamont : la cote amont de la rampe (m) ; Eaval : la cote aval de la rampe (m)
4. Les abaques
Des abaques ont été utilisés pour toutes les étapes des dimensionnements, le détail de ces
abaques est en Annexe (Cf. Annexe XI).
B. Matériels
Nous avons utilisé les outils suivants pour l’atteinte de nos objectifs :
ARCGIS : c’est un logiciel de système d’information géographique (SIG) qui a été utilisé
pour l’extraction du bassin versant. Il a été le support principal pour la détermination des
caractéristiques morpho-métriques du bassin (superficie, périmètre, hypsométrie), des
caractéristiques du cours d’eau (longueur, hiérarchie), la topographie de la digue, la
géologie et la pédologie du bassin versant. La cartographie des principaux paramètres
thématiques du bassin a été développée à l’aide de cet outil.
GEOSLOPE : étude de la stabilité des talus de la digue et l’infiltration à travers le corps
de la digue ;
COVADIS : pour le tracé des profils et le calcul des cubatures ;
MINITAB : pour la détermination et l’interprétation des mesures d’infiltration du sol, des
Ksat des sols effectuée à l’aide de la méthode double.
RANDOM : il a été utilisé pour le choix aléatoire des points pour le double-anneau ;
AUTOCAD : pour la conception des pièces dessinées du projet ;
HYFRAN : c’est un outil d’analyse fréquentielle des paramètres hydro-climatiques. Il a été
indispensable pour l’analyse fréquentielle des pluies maximales et annuelles. Les pluies
maximales ont été ajustées suivant la loi de Gumbel et les pluviométries annuelles ont été
ajustées suivant la loi normale.
EXCEL : c’est un outil de traitement de données quantitatifs et d’établissement de pièces
graphiques. Il a été utilisé tout au long de l’étude de dimensionnement du barrage, pour les
calculs, l’établissement des devis, etc.
SPAW : ce logiciel permet à partir du ksat de déterminer le type de sol et les humidités
caractéristiques du sol.
CROPWAT : cet outil nous a fourni les caractéristiques des cultures, des ET0, et permis
l’organisation de l’irrigation sur l’aménagement
WORD : c’est un outil de traitement de texte qui a été utilisé pour a rédaction du présent
projet.
V. ETUDE TECHNIQUE
Elle a consisté en une étude de base par l’hydrologie de la zone, l’étude de la cuvette et celle de
sites potentiels d’aménagement autour de la retenue; ensuite nous avons dimensionné le barrage
puis l’aménagement hydro-agricole.
A. ETUDES DE BASE
1. Hydrologie
L’hydrologie nous a permis de déterminer les caractéristiques morphométriques du bassin ; des
crues décennales et centennales.
Les indices de pluies font ressortir 39 % d’années sèches et 61 % d’années humides dans le
bassin de Goupana. On constate également que les périodes sèches sont plus accentuées durant
la décennie 90 ainsi que celle de 2000, On observe une atténuation à partir de 2011. Ces
variations pluviométriques risques de s’accentuer du fait des changements climatiques ce qui
implique leur prise en compte dans le dimensionnement notamment des évacuateurs de crues.
Caractérisation de l’échantillon
Etant donné que nous avons 31 années de données pour les pluies annuelles, conforme aux
normes minimale, nous en déterminerons donc la moyenne arithmétique des pluies annuelles,
l’écart-type et le coefficient de variation (voir le tableau ci-dessous).
CARACTERISATION DE L’ECHANTILLON
Moyenne [Ṗ𝒂𝒏 (𝒎𝒎)] Average 653,64
Ecart-type [ 𝒔(𝒎𝒎)] Standard deviation 186,95
Coefficient de variation [𝑪𝑽(%) ] Coefficient de variation 0,28
Pluie annuelle
0 700
600
500
-1 400
300
-2 200
100
-3 0
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
1987
Année
Figure 8:Évolution des indices de pluie annuelle de la période 1986-2016
La pluie journalière maximale dans le bassin varie de 15 à 160 mm durant la période 1986-2015
(Cf. Annexe II). La moyenne des pluies maximales annuelles est de 59.9 mm. L’analyse du
graphique des indices de pluies journalières maximales montre que 40.0 % des années
connaissent une pluie journalière maximale au-dessus de la moyenne des maximales
journalières. Il ressort clairement une inégale répartition temporelle des pluies max journalières.
1
0.5
0
-0.5
-1
-1.5 ²
Figure 9:Evolution IPJ max mensuel
3
Indice de Pluie Journalière
2
1
0
max
-1
-2
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
Année
La quinquennale sèche est de 495.9mm pour une fréquence de non dépassement égale à 0.2 ;
et la décennale sèche est 413.6mm avec une fréquence de non dépassement égale à 0.1.
Le bassin versant de Goupana est donc de classe RI qui correspond à un bassin relativement
imperméable avec un couvert végétal moyennement dense.
Prédétermination de crue
i. Méthode ORSTOM
La méthode Orstom donne les résultats suivants (Cf. Annexe XII):
Tableau 4:résultat méthode orstom
Méthode ORSTOM
Débit maximum ruisselé Qr10 (m3/s) 43,4
Débit de pointe décennal Q10 (m3/s) 45,6
Débit dû à l'écoulement retardé Qret10 (m3/s) 2,169435614
Volume ruisselé de la crue décennale Vr10 (m3) 821492,8
Volume de la crue décennale Vc10 (m3) 928286,8
HYDROGRAMME DE CRUE
50
45.55
40
Débit (m3/s)
30
20
10
0 0 0
0 200 400 600 800 1000
Temps(mn)
Figure 11:hydorgramme de crue Orstom
Méthode CIEH
N° de l’Equation Q10 (m3/s)
10 27,3
12 62,41
40 44,04
42 55,7
Maximum 62,4
.
HYDROGRAMME DE CRUE
80
60 62.4
40
20
0 0 0
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900
HYDROGRAMME DE CRUE
300
243.3
200
100
55.7
0 0 0
0 200 400 600 800 1000 1200
t
v. Crue de rupture du barrage
La crue de rupture est donc égale à 537,94m3/s. Elle représente environ 221,1% de la crue
projet. Ce qui montre que la crue de projet ne peut pas rompre le déversoir actuel. Il ne peut
donc qu’impacter potentiellement les autres ouvrages du barrage.
2. Etudes Géotechniques
Des sondages géotechniques réalisés par le bureau d’étude dans la cuvette et sur l’axe de la
digue, dont résultats sont en cours permettront de vérifier leur étanchéité et déterminer la
portance du sol qui reçoit les fondations du barrage. Egalement des sondages réalisés dans la
zone d’emprunt permettront de confirmer la bonne qualité des matériaux à utiliser pour le
remblai de digue, néanmoins sur la base des données SIG sur les sols en présence et les visites
de site rassurent sur la qualité des sols en présence pour l’exécution des travaux.
Apports liquides
Période de retour Superficie Apports
Pluviométrie (mm) Ke (%) Lame écoulée (mm)
(année) (Km2) liquides (m3)
Période Humide
100 ans 1088,1 0,13 141,453 48,09 6802474,77
50 ans 1037,1 0,13 134,823 48,09 6483638,07
20 ans 960,68 0,13 124,8884 48,09 6005883,156
10 ans 892,74 0,13 116,0562 48,09 5581142,658
5 ans 810.44 0,13 105,3572 48,09 5066627,748
Période sèche
100 ans 218,26 0,13 28,3738 48,09 1364496,042
50 ans 269,21 0,13 34,9973 48,09 1683020,157
20 ans 345,66 0,13 44,9358 48,09 2160962,622
10 ans 413,6 0,13 53,768 48,09 2585703,12
5 ans 495.89 0,13 64,4657 48,09 3100155,513
i. Besoins agricoles
Les activités agricoles prévues sont essentiellement le maraichage, et un verger pour la zone de
servitude. Les besoins agricoles s’estiment donc à 837 021 m3 pour les huit mois secs dont
quatre mois chacune pour le maraichage sur 30 hectares en aval du barrage et pour un verger
de 50 ha en amont du barrage soit un total de 80 ha à aménager, le tableau suivant indique les
besoins agricoles mensuelles en eau :
Période Oct. Nov Déc Janv Fév Mars Avril Mai Total
Besoin 82 982 101 573 99 030 101 878 118 982 124 483 118 617 89 475
(m3/mois) 837 021
BESOIN PASTORAL
BESOINS HUMAINS
Période oct. nov. Déc. jan fév. mars avril mai
Besoin humain 1461,6 1461,6 1461,6 1461,6 1461,6 1461,6 1461,6 1461,6
2048 (m3)
3.3. Les Pertes en eau
i. Evaporation
L’évaporation est fortement liée à la surface du plan d’eau, elle est exprimée en mm et dépend
de la durée de l’ensoleillement, l’exposition au vent, le déficit de saturation de l’air, la présence
de végétation aquatique, la profondeur de la retenue, etc. C’est un facteur déterminant dans le
choix des sites car cela exige une profondeur adéquate afin d’éviter l’assèchement de la retenue
d’eau d’où la nécessité de rechercher des sites encaissés pour conserver le maximum d’eau pour
les besoins. Le tableau ci-dessous montre que l’évaporation moyenne totale d’octobre-mai de
la période 1987-2016 est de 2201,9 mm. (Cf. Annexe II)
ii. Infiltration
Le bassin versant est relativement imperméable et repose sur du matériau argileux sableux et
gravillonnaire. La cuvette présente une perméabilité relative qui diminuera avec les apports
solides (dépôt des argiles colloïdales) dans le bassin versant au cours du temps.
L’infiltration moyenne au Burkina Faso est comprise entre 1et 5 mm (GUEYE, 2012).
Compte tenu du fait qu’il a existé un bouli sur le même site et que l’infiltration diminue avec le
temps, l’infiltration moyenne journalière sera prise égale à 1 mm/j pendant les deux premières
années tout en émettant l’hypothèse qu’à partir de la troisième année l’infiltration sera
pratiquement négligeable suite au colmatage de la cuvette du barrage.
I (mm) 37,5 37,5 37,5 37,5 37,5 37,5 37,5 37,5 300
La courbe d’exploitation du barrage commence en octobre et prend fin en Mai pour les besoins
agricoles de contre saison. Le reste de l’eau sera consacré aux besoins pastoraux ainsi qu’aux
besoins humains pour des activités diverses.
Alt (m) Surf (m2) Surf moy (m2) Surf cumul (m2) Vol (m3 ) Vol Cumul (m3 )
296 0 0 0 0 0
296,5 103656,813 51828,4063 51828,4063 25914,2031 25914,2031
297 190728,535 147192,674 199021,08 73596,3369 99510,54
297,5 310970,438 250849,486 449870,566 125424,743 224935,283
298 398042,16 354506,299 804376,865 177253,149 402188,433
298,5 518284,063 458163,111 1262539,98 229081,556 631269,988
299 646818,51 582551,286 1845091,26 291275,643 922545,631
299,5 750475,323 698646,916 2543738,18 349323,458 1271869,09
300 1028275,58 889375,451 3433113,63 444687,726 1716556,82
300,5 1297783,29 1163029,44 4596143,07 581514,718 2298071,53
301 1658509 1478146,15 6074289,21 739073,073 3037144,61
301 301
300 300
299 299
298 298
297 297
296 296
302
COURBE D'EXPLOITATION DE LA RETENUE
301 Octobre
Novembre
Décembre Evaporation+infiltration
300
Janvier
Février Besoin mensuel en eau
299 Mars agricole+pastoral+humain
Avril
298
Mai
297
296.7578382
296
295
0 500000 1000000 1500000 2000000 2500000 3000000 3500000
Figure 16:Courbe d'exploitation du barrage ; Source : Annexe xiii
4. Discussion et analyse
Il ressort que le volume de la retenue est capable de satisfaire les besoins estimés après les
pertes. Ceci du fait qu’en dépit de ces prélèvements il reste dans le barrage au mois de mai un
volume de 63 866 m3. Toutes fois le volume des apports solides indique que le barrage aura
une durée de vie de 6 ans, des mesures devront donc être prévues pour réduire au maximum le
l’envasement du barrage. A cet effet la délimitation et l’aménagement d’une zone de servitude
est une solution à cette problématique.
Points Latitude (N) Longitude (O) Ksat (mm/h) Ksat moy(mm/h) Type de sol avec SPAW
01 12°37,340’ 1° 35,680’ 14,4 limoneux
02 12°37,377’ 1°35,703’ 18,7 17,85 limoneux
Aval
03 12°37,309’ 1°35,873’ 20,44 Sableux-limoneux
Rive
gauche 04 12°37,319’ 1°35,606’ 20,8 Sableux-limoneux
Amont 05 12°37,279’ 1°35,617’ 20,6 20,7 Sableux-limoneux
06 12°37,253’ 1°35,609’ 21,08 Sableux-limoneux
Rive Aval 07 12°37,276’ 1°35,680’ 20,75 20 ,92 Sableux-limoneux
droite Aval 08 12°37,202’ 1°35,655’ 25,4 Sableux-limoneux
Amont 09 12°37,354 1°35,572 30,45 26,42 Sableux-limoneux
10 12°37,377 1°35,495 23,4 Sableux-limoneux
Moyenne 21,602 Sableux-limoneux
Ecart-type 4,21
CV 0,19
Sol homogène
Le coefficient de variation est inférieur à 20%. La moyenne peut donc être considéré
représentative. Néanmoins nous utiliserons la moyenne de Ksat de chaque rive pour les calculs
de dimensionnement.
3. Discussion et analyse
L’étude des sols par la méthode des double anneaux a permis de savoir que les sols en présence
sont propices aussi bien pour des cultures maraîchères que pour des cultures en verger. Ainsi il
ressort que les caractéristiques du sol, notamment le Ksat et les humidités aux champs ainsi
qu’au point de flétrissement, sont favorables aux oignons et au citronnier. De même la
topographie du terrain indique une faible variation d’altitude, cette homogénéité est favorable
à l’aménagement.
C. DIMENSIONNEMENT DU BARRAGE
1. Digue
1.1. Dimensions de la digue
La digue sera un remblai en terre homogène compacté.
Nous avons obtenu au terme du dimensionnement les caractéristiques suivantes de la digue :
Tableau 20: caractéristiques de la digue ; (Cf. Annexe XIII)
CARACTERISITIQUES DE LA DIGUE
GRANDEURS SIGNIFICATIONS COTE (m)
Hauteur de la digue 7,0 m 303
Largeur en crête de la digue 4,0 m -
Largeur de l’emprise de la digue 39 m -
Longueur digue rive gauche 750 m
Longueur digue rive droite 860 m
Longueur de la digue 1610 m
Talus amont 1V/2,5H =0,4 m/m -
Talus aval 1V/2,5H =0,4 m/m -
L’étude de l’écoulement interne dans le corps de digue s’est fondée sur la méthode des études
menées par KOZENY sur les barrages en terre. Le résultat nous recommande un tapis drainant
sous le talus aval. Une tranchée drainante (fossé) de pied complète le dispositif en assurant la
collecte et la canalisation des eaux interceptées avec les caractéristiques suivantes :
Tableau 21:caractéristiques du drain (Cf. Annexe XIII)
CARACTERISTIQUE DU DRAIN
3
Débit (m /s) Epaisseur (m) Hauteur (m) Longueur (m)
4.83 .10 -9 0.046 0.97 11.14
i. Talus amont
La protection du talus amont doit être assurée contre le batillage ou action érosive des vagues.
Nous optons pour un enrochement vric-vrac précédé d’une couche de transition (couche pose
filtrante) d’épaisseur d’environ 20 à 30 cm, constituée de gravier et de sable (tout venant
gravillonnaire) de granulométrie appropriée est nécessaire entre l’enrochement et le remblai.
L’épaisseur minimum de la couche d’enrochement est donnée par la formule de HUDSON.
Etant donné que la hauteur des vagues de notre barrage est comprise entre 0,60 et 1,20 m, on
a : 𝒆𝒆𝒏𝒓 (𝒎) = 𝟎, 𝟒𝟓 et 𝑫𝟓𝟎 (𝒎) = 𝟎, 𝟑𝟎.
2. Evacuateur de crue
Nous avons choisi un évacuateur de crue de surface, Il comprend le Déversoir et un dissipateur
d’énergie
2.1. Déversoir :
Les apports en décennale sèche sont environ 2 585 703,12 m3 cela rassure que la côte 301m
fixée pour le déversoir assure une sécurité du remplissage du barrage. Cette côte constitue la
côte de déversement des eaux.
Pour un déversoir en béton, la charge maximale admissible sur le seuil est comprise entre 0.7
et 1 m. Par conséquent nous fixons une charge d’eau de 0.9 m au-dessus du seuil (h=0.9m).
Le déversoir est à entonnement frontal à seuil craeger, linéaire en position centrale.
Avec m=0,49. L’effet du laminage a été pris en compte par la méthode de coefficient X0.
Le déversoir est dimensionné comme un barrage poids en béton. On obtient après calculs les
caractéristiques suivantes :
Tableau 22: caractéristiques du déversoir (Cf. Annexe XIII)
DONNÉES DU DEVERSOIR
Grandeurs Significations Cotes (m)
Longueur Déversoir 100 m
Fruit en aval 1V/1H
Épaisseur en tête mur 1m
Hauteur du parement 5.0 301
Charge au-dessus du déversoir 0.9 m 301.9
PEN 5m 301
PHE 5.9 m 301.9
profondeur 1m
Largeur à la base 6.00
2.2. Bajoyers :
Les bajoyers sont des murs placés de part et d’autre du déversoir, permettant de supporter la
poussée du massif de digue et d’éviter l’affouillement de la jonction du déversoir à la digue, Ils
seront munis de barbacanes qui permettront d’éviter les effets néfastes de la sous pression.
La structure est étudiée comme un mur de soutènement en béton armé sur une tranche linéaire
de 1 m de longueur. Pour un mur en T sans contreforts, cela revient à calculer le voile, le patin
et le talon (MESSAN, 2014).
Le calcul se fera en deux temps, nous allons d’abord pré-dimensionner les bajoyers en
déterminant leurs caractéristiques géométriques et ensuite nous allons procéder aux différentes
vérifications de stabilité. On obtient les caractéristiques suivantes :
DONNÉES DU MUR
Longueur patin a 0.50
Épaisseur en tête mur c 0.30
Fruit en amont d 0.30
Longueur talon e 1.00
Hauteur du parement f 7.25
Épaisseur semelle g 0.50
Longueur Totale du mûr j 34
Le chenal de restitution fait suite au bassin ressaut, d’où il transfert l’eau au lit naturel du cours
d’eau en écoulement fluvial. Sa pente est estimée à 2‰, tenant compte du plan topographique
de l’aval et un fruit de berge de 0.5. Avec un coefficient de Manning Strickler pris égal à 38,
ses caractéristiques sont les suivantes : profondeur 1,05m ; largeur 100 m ; longueur 200m.
Déversoir Bajoyer
4. Discussion et analyse
Le barrage est réalisé à l’exutoire du bassin du bassin de Goupana, cela est favorable pour le
remplissage de la retenue, cependant cette position expose le barrage à des crues car toutes les
eaux du bassin convergent vers cet exutoire. Ceci implique donc une rigueur dans le choix du
débit de crue du projet et du dimensionnement de l’ouvrage d’évacuateur de crue. A cet effet la
crue centennale a été retenue pour les calculs de dimensionnement.
D. DIMENSIONNEMENT DE
L’AMENAGEMENT HYDRO-AGRICOLE
1. Dimensionnement préliminaire
Le dimensionnement a pour objectif de déterminer les grandeurs de base jusqu’au débit
d’équipement du système. Du fait de deux systèmes d’irrigation, et de la différence dans la
détermination des paramètres, les calculs seront effectués par méthode d’irrigation.
Nous choisissons d’aménager deux sites que sont :
La zone de servitude (50 ha): constituée des rives gauche et droite en amont de la digue. Avec
un total de 72 parcellaires soit 36 sur chaque rive de dimensions nette pour chaque parcelle de
(100x75) m2. Les parcelles sont espacées de 5 m sur la longueur et 4 m sur la largeur.
La culture du citron est identifiée pour cette zone avec le système d’irrigation localisé.
La zone en aval de la digue (30 ha) : constituée de 10ha en rive gauche du lit mineur et 20ha
en rive droite. Avec un total de 54 parcellaires soit 18 sur la rive gauche et 36 sur la rive droite
de dimensions nette (75x60) m2. Les parcelles sont espacées de 5 m sur la longueur et 4 m sur
la largeur. (Cf. Annexe X )
La culture maraichère est identifiée pour cette zone avec le système d’irrigation par aspersion.
1.2. Localisé
Tableau 26:Résultat dimensionnement préliminaire localisé ; (Cf. Annexe VIII)
Citron
Mars
Profondeur d’enracinement (Zr (m)) 1,5
Humidité au point de flétrissement (θ wp) 13,2
Humidité à la capacité aux champs (θ fc) 26,5
Réserve Utile (AM (mm/m)) 199,5
Evapotranspiration de référence (ET0 (mm)) 7,12
Coefficient cultural (Kc*Kr) 0,585662019
Evapotranspiration max (ETMloc (mm/j) 4,169913572
Pluie Efficace (Pe (mm/j) 0,13
Besoin Max de Pointe (IRn (mm/j)) 4,04
Facteur de tarissement (Pr) 0,5
Réserve Facilement Utilisable (RAM (mm/j) 99,75
IRg (mm/jr) 5,49
Fréquence (F (j)) 24,71151175
Tour d’eau (T (j)) 4
LR (mm/j) 1
Dose réelle (Da (mm)) 16,14632096
Efficience (Ea) 0,9
Superficie (A (ha)) 50
Volume réel (Vr (m3)) 8073,160478
Dose brute (Dg (mm)) 21,94035662
Temps max de fonctionnement (Ts * Ns (h/j) 22
Débit d’équipement (qe (l/s/ha)) 0,692561762
Débit Total (Qtot (l/s)) 34,6280881
qe retenu pour le projet (l/s/ha) 0,69
1.3. Aspersion
Tableau 27:Résultat dimensionnement préliminaire aspersion ; (Cf. Annexe VIII)
Ce dimensionnement primaire nous indique un besoin en eau d’irrigation de 837 021m3 réparti
362 042,846 m3en pour 50 ha en irrigation localisée et 474 978 m3 pour deux campagnes sèches
de cultures maraichères sur 30ha en irrigation par aspersion. Les études de bases nous donnent
un volume d’eau disponible pour exploitation de 3 037 144,6 m3 dans le barrage de Goupana.
Le débit d’équipement retenu est de 1,2 l/s/ha pour nos cultures
2. Dimensionnement final
Il consistera au choix des asperseurs et des goutteurs respectant les quatre critères de
Christiansen; et aux choix des conduites.
2.1. Localisé
Nous avons utilisé le logiciel « Random number générator » pour le choix aléatoire de 12
échantillons de citronnier, afin de mesurer la canopée. Bien avant nous avons réalisé 3 doubles
anneaux dans le verger de citronnier de 1.5ha en aval du barrage de koubri. Les Ksat obtenus
sont : 9,8mm/h ; 21,1 mm/h et 25,32mm/h. Le ksat 9,8 mm/h est compris entre 7 et 15 donc il
s’agit d’un sol argileux limoneux, cette partie correspond à la zone proche du barrage, les
citronniers qui y sont ne seront pas considérer car le sol de notre site à aménager est sableux
limoneux pour la rive droite (26,42mm/h) et sable fin limoneux sur la rive gauche (20,7mm/h).
En considérant 29 citronnier autour de chaque zone correspondant respectivement à 21,1 mm/h
et 25,3 mm/h, nous obtenons les citronniers N° : 12 ; 21 ; 15 ; 20 ; 2 ; 17 et 5 ; 7 ; 28 ; 2 ; 9 ;
10.
Les mesures de ces 12 échantillons donnent : 3,1 ; 2,8 ; 3,3 ; 3 ; 2,6 ; 2,3 et 2,5 ; 2,7 ; 3,2 ; 2,4
; 2,1 ; 3,4. La moyenne donne 2,78 m soit 9,1 ft. En projetant sur la courbe de « simplified
design graph » on obtient 4 goutteurs de 1GPH. (Cf. Annexe III)
Choix des goutteurs : nous avons choisi les goutteurs à partir du « simplified design graph »
dans le cours de localized irrigation. Ce graph nous donne le nombre de goutteur de 1GPH
autour de 1 plant selon la taille de la canopée et de la nature de l’arbre. Nous obtenons 4
goutteurs en considérant une canopée de 2.5m.
Tableau 28 caractéristiques du goutteur choisi ; (Cf. Annexe IX):
Figure 20:détermination de la Figure 21:détermination du nombre Figure 22:choix des goutteurs ; Source : cours
canopée de goutteurs irrigation localisée Dr A. KEITA
Critères de Christiansen :
Pe=2.9mm/h, Ksat=20.9mm/h, donc Pe< Ksat ;
Dmouillée=1m, K=0.5, emax=0.5 ; donc emax ≤ Dmouillée ;
Ts=9.4h ; Ns =2 ; Twmax=22h ; donc Ts x Ns< Twmax ;
ΔPtot<1/5 Pnom ; ΔPadm=6m ; ΔPreliquat rive gauche=1.72m ; ΔPreliquat rive
gauche=1.03m
Le débit de la rampe est estimé à 0,18925 m3/h et également celui du porte rampe 0,56775 m3/h
sur chaque rive. Egalement les débits des conduites secondaires sur chaque rive est de 1,70325
m3/h et celui des conduites primaire est de 20,439 m3/h. Le débit total sur chaque rive en amont
pour le système localisé sera donc 20,439 m3/h.
Nombre de rampe : 20
Nombre de rampe simultané : 3
Nombre de goutteurs par rampe : 100
2.2. Aspersion
Les rives droites et gauches en aval du barrage (30ha) : Avec un total de 54 parcellaires de
4500 m2 soit 18 sur la rive gauche et 36 sur la rive droite de dimensions nette pour chacune de
(75x60).
Les parcelles sont espacées de 5 m sur la longueur et 4 m sur la largeur.
Les cultures maraîchères sont identifiées pour cette zone, nous avons retenu la culture la plus
contraignante en occurrence l’oignon. Avec un BMP=7.10 . (Cf. Annexe IX)
Choix de l’asperseur :
Figure 23:Catalogue de choix des asperseurs ; Source : cours irrigation localisée Dr A. KEITA
Critères de Christiansen :
Pe=10mm/h, Ksat=17.85mm/h, donc Pe< Ksat ;
Dmouillée=6m, K=0.5, emax=3 ; donc emax ≤ Dmouillée ;
Ts=1.9h ; Ns =11 ; Twmax=22h ; donc Ts x Ns< Twmax ;
ΔPtot<1/5 Pnom ; ΔPadm=5m ; ΔPreliquat rive gauche=0.74m ; ΔPreliquat rive
gauche=0.54m
Le débit de la rampe est estimé à 2.25 m3/h et également celui du porte rampe 2.25 m3/h sur
chaque rive. Egalement les débits des conduites secondaires sur chaque rive est de 6,75 m3/h.
La conduite primaire de la rive gauche est 40.5 m3/h et celui de la rive gauche est de 81 m3/h.
Le débit total sur la rive gauche en aval de la digue pour le système d’aspersion sera donc 40.5
m3/h et sur la rive droite
Nombre de rampe : 20
Nombre de rampe simultané : 1
Nombre d’asperseurs par rampe : 25
Pour le localisé : Elle est estimée à 𝟒𝟕, 𝟒𝐦 sur la rive gauche et 48.1 m sur la rive droite ;
Pour l’aspersion: Elle est estimée à 41,8 m sur la rive gauche et à 𝟒𝟑, 𝟎𝟕𝐦 pour la rive droite.
(Cf. Annexe IX)
des particuliers, son aménagement en verger est donc une solution idéale pour garantir le droit
de propriété et de préserver le barrage tout en générant des revenus pour les producteurs.
Le choix de ces méthodes modernes d’irrigation permet donc d’optimiser l’exploitation de la
ressource en permettant l’aménagement et l’exploitation de 80ha pour une utilisation minimum
de l’eau.
3. Bassin de décantation
L’eau du barrage est généralement chargée de matière en suspension, cela perturbe le
fonctionnement des équipements surtout dans le cas de l’irrigation goutte à goutte. Pour assurer
la pérennité des équipements nous proposons un bassin de décantation qui permettra la
sédimentation des matières solides dans l’eau. Il sera dimensionné comme un réservoir enterré :
Tableau 30:caractéristique du bassin de décantation ; (Cf. Annexe XIII)
Paramètres Valeurs
Hauteur (m) 3
Longueur (m) 40
Largeur (m) 30
Volume (m3) 3600
Epaisseur du radier (cm) 40
Epaisseur des parois (cm) 30
Enrobage (cm) 3
Le bassin de décantation permet de réduire la turbidité de l’eau du barrage pour la rendre
compatible avec les équipements modernes d’irrigation que sont notamment les lignes de
goutteur. Le rôle du bassin de décantation est donc une exigence pour la pérennité du bon
fonctionnement des équipements. Il a été dimensionné comme un réservoir enterré en
considérant donc les poussées des terres, mais aussi en considérant la durée de séjour de sorte
que la vitesse de passage de l’eau dans le bassin pour permettre le dépôt des particules fines.
La prise d’eau sera en acier et de diamètre inférieur à la conduite de vidange dans laquelle elle
sera glissée. Ces caractéristiques sont obtenues à partir de l’abaque. (Cf. Annexe XI). Nous
aurons une conduite en acier de diamètre 600 mm un débit de 0.5 m3/s avec une pente 1/200
pour un remplissage de 80 %. Ils seront calés à la côte en amont 296.6 met en aval 296m. On
la placera sous la rive droite sur des cales, puis on la noie dans une enveloppe de béton ordinaire
de 0,20 m d'épaisseur au minimum coulé pleine fouille. Puis on referme ensuite le remblai en
le compactant.
5. Drainage de l’aménagement:
Les plus grandes profondeurs racinaire étant de 1.5 m et au regard du niveau de la nappe
phréatique qui avoisine 18 m, nous n’aurons pas besoin de drainage subsurface. Le drainage
concernera donc les eaux de surface ruisselées (Cf. Annexe XIII).
Nous dimensionnerons donc un réseau de drainage constitué essentiellement de colature de
garde pour collecter les eaux sauvages. A cet effet le calcul de débit sera par l’utilisation de la
formule de Manning Strickler nous permet de déterminer les dimensions des colatures.
Tableau 31:débit des colatures
COLATURES
Tronçons(m)
Rive gauche amont AB 1600
CD 200
EF 200
Rive droite amont A’B’ 1600
C’D’ 200
E’F’ 200
Rive gauche aval MN 500
OP 250
QR 250
Rive droite aval ST 1000
UV 250
YZ 250
Le réseau de drainage de surface a été retenu au regard des faibles profondeurs racinaire des
cultures envisagées (max de 1.5m) et de la profondeur de la nappe phréatique estimé à 18m ;
cette grande différence nous dispense d’un réseau de drainage subsurface. Des colatures de
gardes ont donc été dimensionné grâce à la connaissance des lames d’eau ruisselées ; des
superficies à drainées et par l’utilisation de la formule de débit de maning-strickler. On obtient
donc des colatures destinées à collecter les eaux sauvages sur le périmètre aménagé.
De plus la zone ne présentant pas une salinité nécessitant un assainissement des sols, le réseau
de colature est suffisant pour assurer la protection et le drainage de l’aménagement.
6. Station de pompage
Il y’aura deux stations de pompage alimentant chaque rive. Chaque station comportera deux
pompes réparties pour l’amont et l’aval. Le choix des pompes s’est effectué à partir du catalogue
NOLH_50HZ et par la détermination des points de fonctionnement. Le tableau suivant indique
les caractéristiques des pompes (Cf. Annexe VI).
60
40 courbe du réseau
20
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180
20 20
0 0
0 20 40 60 80 0 20 40 60 80
Figure 25:point de fonctionnement rive gauche et droite amont Figure 26:point de fonctionnement rive gauche aval
NB : les pompes seront acquises en double pour permettre une rechange en cas de panne.
La station de pompage est installée pour les deux systèmes d’irrigation, sur chaque rive. Le
choix des pompes s’est fondé sur les débits et la HMT requis par le réseau. Dans les catalogues,
les pompes choisies doivent avoir un débit correspondant aux débits recherché avec HMT et
une puissance supérieure ou égale celle du réseau, aussi le NPSHd doit être supérieur à celui
requis pour éviter la cavitation qui est préjudiciable à la pompe. On déterminera le point de
fonctionnement à partir de la courbe caractéristique de la pompe et de celle du réseau, ce qui
permettra de déterminer les débits et HMT optimum. Nous aurons donc quatre pompes réparties
deux à deux dans chaque station de pompage. Trois types de pompes ont été retenu de marque
NOLH 40-200 ; NOLH 65-250 et NOLH 32-200.
B. COÛT ESTIMATIF DE
L’AMENAGEMENT HYDRO-AGRICOLE
L’évaluation du coût de l’aménagement est résumée dans le tableau ci-dessous : (Cf. Annexe
V).
C. ESTIMATION DE LA DUREE DE
RETOUR SUR INVESTISSEMENT (DRI)
Le chiffre d’affaire a été estimé en considérant d’une part le rendement moyen à l’hectare,
d’autre part en considérant les prix à ‘’bord champ’’, ce qui permet d’anticiper les cas
défavorables extrême. De même les charges d’exploitation extrême ont été considérées pour
pallier aux imprévus. A partir du bénéfice annuel obtenu par la différence entre le chiffre
d’affaire et des charges d’exploitation, on déduit de la DRI par le rapport entre l’investissement
et le bénéfice. (Cf. Annexe V).
Tableau 36:détermination de la DRI
Ces investissements seront donc rentables à partir de la 27è année d’exploitation, la durée de
vie des ouvrages étant 50 ans au moins, on peut affirmer que la réalisation de ce projet est
profitable et sera économiquement viable
Vu la nature des travaux et des ouvrages qui seront réalisé nous avons identifié et évalué les
impacts suivants :
A. IDENTIFICATION ET EVALUATION
DES IMPACTS
Tableau 37:identification et évaluation des impacts
Zone d’emprunt x x
Déplacement des engins : vibrations et x
poussière
Délimitation du lit majeur du barrage : x x
déguerpissement de riverain
Perturbation des activités socio- x x
économique : relocalisation commerçants
Déboisement pour implantations x
Dégradation de sites sacrés x x
Afflue d’ouvriers : risques sanitaires x x
Déchets générés par les ouvriers sur le x
site
Modification du régime du cours d’eau x x
Pratiques culturales : assolement, jachère, x
zai
- Sensibilisation des
producteurs
C. PLAN DE GESTION
ENVIONNEMENTAL ET SOCIAL
1. Plan de gestion environnemental
Les principales mesures à prendre suite à l'étude environnementale concernent :
3. Discussion et analyse
L’importance de la gestion et entretien des ouvrages a commandé l‘élaboration d’un plan qui
désigne les acteurs, leur rôle, ainsi que l’identification et le traitement des pathologies de façon
précoce afin de prévenir leur impact sur les ouvrages. La contrainte principale réside dans la
mise en œuvre de ce plan qui nécessitera un renforcement de capacités des acteurs par des
formations et une motivation à exécuter le plan. A cet effet une sensibilisation des acteurs et
leur organisation en groupement avec des cotisations permettrait de faire face à la gestion et
entretien des ouvrages.
VIII. CONCLUSION
Pour résoudre la problématique de réalisation d’une retenue d’eau pérenne capable de satisfaire
les besoins d’agriculture de contre saison en utilisant des techniques modernes d’irrigation,
nous avons après les résultats des études technique de base, dimensionné un barrage en terre
homogène muni d’un déversoir en béton profil craeger et d’un aménagement hydro-agricole
par les systèmes d’irrigation par aspersion et localisé.
Nos résultats montrent que la digue et l’évacuateur de crue permettront le stockage de volume
d’eau suffisant (3 037 144,6m3) pour compenser les pertes en évaporation et infiltration (2 107
140,8m3), et satisfaire les besoins agricoles et divers (866 138m3). Ceci grâce à une itération
entre les hauteurs de la cuvette et les volume correspondant en tenant compte des exigences de
besoin d’eau requis, ce qui a abouti au calage des côtes du déversoir (301m), de la digue (303m)
et des dimensions des ouvrages connexes.
Egalement ces résultats montrent que l’aménagement hydro-agricole avec le système
d’irrigation par aspersion et localisé, permet une économie substantielle en ressource en eau.
Cela grâce à l’apport aux plantes des pluviométries requises en limitant les pertes, notamment
l’évaporation. On obtient ainsi les besoins totaux en eaux pour l’agricultures sur la superficie
de 80ha, de 837 022 m3 d’eau réparti en 362 042,8 m3 pour 50 ha en irrigation localisée et
474 980 m3 pour deux campagnes sèches de cultures maraichères sur 30ha en irrigation par
aspersion.
L’étude des sols par la technique de double-anneau indique la présence de sols sablo-limoneux
et sable fin limoneux. Les caractéristiques de ces sols permettent les cultures retenues en
occurrence l’oignon en aval de la digue et le citronnier pour la zone de servitude en amont de
la digue. Nous retenons que l’aménagement par aspersion et goutte à goutte permettent pour la
même superficie en irrigation gravitaire une économie d’eau de plus de 200%.
Nous avons mis en évidence la pérennité de l’ouvrage en remédiant à l’ensablement précoce de
la cuvette par les apports solides. Ceci, par l’aménagement de la zone de servitude comprenant
les rives gauche et droite amont la digue. Pour réduire les charges d’exploitation le solaire
photovoltaïque est préconisée à cet effet, mais sa rentabilité est à long terme car très coûteux à
l’achat (Cf. Annexe XIV).
La durée de vie de ces ouvrages est estimé à 50ans tandis la Durée de Retour sur Investissement
(DRI) est de 27ans, il apparait donc que la réalisation de ces ouvrages est rentable, et participera
à l’essor économique local.
IX. RECOMMANDATIONS ET
PERSPECTIVES
Il apparait que l’évaporation est un sérieux obstacle pour le stockage de l’eau en zone
sahélienne, en moyenne 2 mètres d’eau sont perdues chaque année dans les retenues d’eau des
pays sahéliens. Des solutions doivent être identifiées pour remédier à cette problématique. A
cet effet il est recommandé des études sur des techniques permettant réduire ce phénomène.
X. BIBLIOGRAPHIE
Bibliographie
2ie. (2015). Aménagement hydro-agricole d'un périmètre aval du barrage: cas de tia. Ouagadougou.
CARTIER, G. (1984). bulletin de liaison des laboratoires des pots et chaussées: digues et barrage de
faible hauteur.
DIONE, A. (2017). Stabilité des pentes et des talus. Université de Thiès UFR-SI.
DURAND. (1995). Petits barrage et digue deversante pour l'aménagement rural. Ouagadougou.
DURAND, a. (1998). technique des petits barrage en afrique sahélienne et equatoriale. cemagref.
EIER-ETSHER. (2006). Mémoire technique etude d'avant -projet detaillé du barrage de gounghin.
ouagadougou.
FAO. (1980). Bulletin 33 FAO d'irrigation et drainage:réponse des rendements à l'eau. Rome.
FAO. (1996a). crues et apports, manuel pour l'estimation des crues décennales et des apports annuels
pour les petits bassins versants non jaugés de l'Afrique sahélienne et tropicale sèche. Rome.
FAO. (1996b). crues et apports, manuel pour l'estimation des crues décennales et apports annuels
pour les petits bassins versants non jaugés de l'Afrique sahélienne et tropicale sèche. Rome.
SAIDI, M. E. (2013). Apport des logiciels de SIG dans la morphométrie des bassins versants: l'exemple
d'arcGIS.
XI. ANNEXES
SOMMAIRE
ANNEXE I NOTICE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL
ANNEXE XI ABAQUES
b. Justification
L’évaluation environnementale retenue pour ce projet est une notice d’impact
environnementale, ceci au regard de la description du projet qui indique que ce projet est du
secteur d’activité de l’eau et de la catégorie B.
Cela s’explique par les caractéristiques suivantes des ouvrages :
Petit barrage avec une hauteur de digue comprise entre 3 et 10 m :
Irrigation et drainage d’une superficie inférieure à 200 ha ;
Travaux d’installation d’ouvrages hydrauliques.
Il s’agit donc d’une Étude d’Impact Environnementale Sociale simplifiée ou notice d’impact
environnementale qui nous permettra une analyse prospective aux fins de l'identification, de
l'évaluation et de l’atténuation des incidences du projet sur l'environnement.
barrage poids : la digue est réalisée intégralement en béton, ce type de barrage est très
couteux;
barrage en gabion : la digue constituée d’une superposition de gabion, ce type de
barrage nécessite des compétences pour la confection des matériaux (fil de fer) et une
très bonne mise en œuvre des gabions;
barrage en terre : la digue est réalisée en terre avec un revêtements des talus amont
et/ou aval en moellon. Ce type de barrage exige de la terre de qualité et un compactage
rigoureux.
Système semi-californien : il associe une station de pompage (prise d’eau générée par
une motopompe) à un écoulement gravitaire à surface libre. Ce système n’est pas
efficient au regard l’ETM élevé dans la zone. On obtiendra donc beaucoup de perte
d’eau liée à l’évaporation.
L’irrigation localisée ou goutte à goutte : ce système apporte l’eau directement à la
base des plantes à travers des lignes de goutteur. Ce type d’irrigation n’est pas adapté
aux aménagements utilisant des eaux de turbidité élevée notamment l’eau de barrage.
L’irrigation par aspersion : permet d’apporter l’eau aux plantes grâce à des asperseurs
qui injecte l’eau à un rythme régulier sur-frondaison (sur les feuilles) ou sous-frondaison
(en dessous des feuilles). Ce type d’irrigation est inadapté lorsque les vitesses de vents
sont élevées.
Caractéristiques de la tomate
Nom scientifique : Solanum lycopersicum
Famille : Solanacée
Groupe : Fruit et légume
Sols : Sols limoneux- argileux de préférence
Mode de culture : Semis en pépinière puis repiquage sur billons ou planches
Semis : Semer en ligne 1 g/m² de semences soit 300 grammes de semences sont
nécessaires pour un hectare
Durée du cycle : 90 jours
Rendements : 25 à 40 T/ha
Caractéristiques de l’oignon
Nom scientifique : Allium Cépa
Famille : Alliacée
Groupe : Foliacées
Variété choisie : Violet de Galmi
Sols : sols pas trop lourds ni gorgés d’eau, salinité du sol et de l’eau d’arrosage faibles
Mode de culture : Semis en pépinière puis repiquage sur billons ou planches
Rendements : 20 T/ha
Caractéristiques de l’aubergine
Nom scientifique : Solanum melongena
Famille : Solanacée
Groupe : légume-fruit
Rendements : 5 à 24 T/ha
Zone d’emprunt x x
Déplacement des engins : vibrations x
et poussière
Délimitation du lit majeur du barrage : x x
déguerpissement de riverain
Perturbation des activités socio- x x
économique : relocalisation
commerçants
Déboisement pour implantations x
Dégradation de sites sacrés x x
Afflue d’ouvriers : risques sanitaires x x
Criticité
MESURES/INTERVENTIONS
b. Compensation
Compensation des impacts
c. Bonification
Bonification des impacts
a. Surveillance environnemental
b. Suivi environnemental
Il vise à déterminer les impacts réels les plus préoccupants du projet comparativement aux
pronostics d'impacts réalisés :
Comparer les modifications du paysage ;
Comparer la qualité des sols par vérification de la restauration effectuée ;
Enquête socio-économique ;
Vérification de la réinstallation et de la réinsertion socio-professionnelle des habitants
relocalisés ;
Comparer la situation sanitaire initiale de celle en cours d’exploitation de
l’aménagement.
Les acteurs de la gestion du barrage et des aménagements y afférents sont définis dans la loi
relative à la gestion de l’eau. Ils sont issus des collectivités territoriales, des représentants de
l’Etat et des usagers. Tous ces acteurs sont regroupés dans le Comité Local de l’Eau (CLE) dans
le cas ce projet il s’agit du CLE du massili. Une sous-section de ce CLE sera mis en place pour
le barrage de Goupana.
Il faudra également une organisation ou réorganisation des usagers de l’eau par filière de
production en groupement ou association. Ces groupements doivent travailler avec la sous-
section du CLE dans la gestion et l’exploitation optimale du barrage. La sous-section du CLE
sous la couverture du CLE est le répondant officiel de la gestion du barrage. Il fixe les règles
d’exploitation et gestion dans une concertation et une collaboration de l’ensemble des acteurs.
Pathologies et solutions
Année Jan. Fév. Mars Avril Mai Juin Juill. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total
1986
1989 0 0 37,1 0 14,8 60,8 189 217,9 81,1 32,7 0 0,6 634
1993 0 0 3,5 2,5 9,3 78,9 174,4 157,6 10,7 36,3 0 0 473,2
1994 0 0 2,3 3,2 56,3 149,4 196,6 275,3 98,5 42,1 0 0 823,7
2000 0,0 0,0 0,0 16,4 78,7 138,6 152,6 117,7 24,3 65,8 0,0 0,0 322,6
2001 0,0 0,0 0,0 0,0 70,9 26,3 183,9 208,4 114,5 14,7 0,0 0,0 374,3
2002 0,0 0,0 0,0 7,0 39,8 38,2 169,7 179,3 182,8 39,4 0,0 0,0 453,1
2014 3,5 0 0 19,3 97,6 32,4 202,7 153,1 123,2 43,1 0 0 674,9
Année Jan. Fév. Mars Avril Mai Juin Juill. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
1986 4,1 5,2 30,6 32,2 35,5 47,2 33,0 36,3 53,87
1989 0 0 32,3 0 7,2 16,5 55,4 27,8 25,5 16,5 0 0,6 55,4
1991 0 0 8,4 2,8 107 32,1 48,8 38,4 56,2 29,2 0 0 107
1996 0 0 0 11 30 27 16,5 43 20 24 0 0 43
1997 0 0 4 26 37 28 38,9 38 33 39 0 0 39
1999 0 1 0 14 50 30 45 50
Année Janvier Février Mars Avril Mars Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
1987 1,8 2,1 2,1 2,4 2,4 2,4 1,8 1,4 1,5 1,1 1 1,6
1988 1,6 1,8 1,5 2 2 2,4 1,9 1,6 1,6 1,3 1,3 2,1
1989 2,2 2,4 1,7 1,9 2,7 2,9 2,3 1,5 1,5 1,3 1,5 1,7
1990 1,9 2,3 2,6 2 2,6 2,4 2,4 1,7 1,5 1,5 1,3 1,6
1991 2,3 1,6 1,9 2,3 2,2 2,3 2,3 1,6 1,6 1,7 1,4 2,2
1992 2,6 2,4 1,9 2,1 2,8 2,8 2 1,2 1,3 1,4 1,5 1,3
1993 2 1,5 1,2 1,2 1,7 1,6 1,4 1,6 1,4 1,4 0,8 1,9
1994 2,1 1,9 1,5 1,7 2,3 2,4 2,1 1,7 1,3 1,5 1,3 2,5
1995 2,1 2 2,2 2,4 2,7 2,8 2,2 1,7 1,7 1,8 1,6 2,1
1996 1,7 1,9 2,1 1,9 2,7 2,9 2,8 2,6 2 2,1 2 1,8
1997 2,2 3,2 2,9 2,3 2,8 2,8 3 2 1,8 2 1,4 1,9
1998 2,3 2,4 2,7 2,4 2,7 2,5 2,3 2 1,7 2,1 1,5 2
1999 2,6 2,4 2,6 2,9 3,2 3,3 2,6 2,1 1,5 1,9 1,6 2,3
2000 2,3 3,1 2,3 2,4 2,7 2,7 2,3 2,1 2,2 1,7 1,5 2,1
2001 2,1 2,8 2,2 2,5 2,9 2,7 2,4 2 2 1,8 1,7 2,1
2002 2,9 2,5 2 2,2 2,6 3 2,4 2,2 2,1 1,9 1,7 2,4
2003 2,3 2,1 2,6 2,8 2,9 2,4 2,3 2,1 1,9 2 1,6 2,2
2004 2,3 2,5 2,7 2,5 2,9 3 2,3 2 2 2 1,8 1,8
2005 2,9 2,9 2,3 2,6 3,1 3 2,3 1,8 1,9 1,7 1,4 1,7
2006 1,8 2,3 2,5 2,5 3,3 3,2 2,6 2,3 2,4 1,9 2,3 2,7
2007 3,5 2,9 2,9 2,6 3 3,7 2,8 2,5 1,9 2,3 2,4 2,8
2008 3,5 3,4 2,9 3 3,3 3,1 2,8 2,3 2,4 2,4 2,2 2,5
2009 2,4 2,6 2,7 2,6 3,3 3,3 2,8 2,3 2,3 2,6 2,3 2,3
2010 2,4 2,4 2,4 2,8 3,2 3 3 2,4 2,1 2 1,5 1,7
2011 2,3 2 2,2 2,9 2,9 2,8 2,4 1,9 1,7 1,6 1,5 2,5
2012 2,9 2,8 3,1 2,9 3,4 2,9 2,7 2,4 2 2,4 1,8 2,7
2013 2,7 2,5 2,4 2,9 3,4 3,4 2,7 2,7 2,4 2,1 1,8 2,8
2014 2,6 3,1 2,1 3 3,2 3,2 2,8 2,5 2,3 2 1,6 2,5
2015 3,1 2,4 2,7 2,6 3 3,3 2,7 2 2 2 2,1 3,4
2016 3,2 2,7 2,5 2,7 3,6 3,3 2,6 2,2 2 2 1,7 2,6
Evaporation mensuelle
Années Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Déc.
1987 235,6 261,5 311,5 357 365,6 226,1 176 201,8 230,8 236,7
1988 231,1 274,9 349,5 286,5 309 222,7 168,3 161,3 162,3 227,4 215,6 232,2
1989 262,6 267,6 293,6 332,2 355,2 274,5 199,2 160 179,5 189 240,8 227,4
1990 234,4 272,6 371,5 314,8 319,1 232 192 185,7 243,7 241,6 235,6
1991 270,6 255,1 323,1 306,9 224,9 212,2 187,6 161,9 195,9 220,2 226,3 238,5
1992 246,8 302,1 333,4 347,8 299,1 254 224,5 173,7 184,4 228 226,4 250
1993 268,1 281,6 365 350,7 376,9 265,2 210,5 183,4 168,4 224,6 206,8 240,9
1994 252,4 245,2 296,2 316,4 286,1 191,2 143,8 157,7 163,3 207 243,4
1995 250,6 283,1 355,5 315,5 317 268,3 205 186 178,5 218,3 245 251,3
1996 271,6 280 355,1 306,6 328,1 249 231,7 180 177,4 229,4 241,1 247,7
1997 263,6 277,8 338,1 282,1 299,2 241,1 232,8 177,3 181,7 241,9 248 252,7
1998 255,6 296,7 370,5 352,7 300,2 261,8 212,8 164,5 175,2 227,1 254,9 243,1
1999 259,5 253,2 367 361,9 332,6 315,8 210 152,5 147,3 217,2 242,9
2000 276,9 324,6 386,2 358,8 320,5 265 188,7 173,9 198,4 228,2 255 261,3
2001 277,5 315,8 367,2 369,1 328 249,9 221,2 174,6 176,9 241,3 258,3 284
2002 315 295,7 356,7 337,6 333,3 273,3 231,5 184,5 197,6 211,8 256,4 285,9
2003 279 278,1 356,5 331,4 324,2 202,4 197,9 155,5 153,9 197,3 224,4 248,6
2004 256,9 295,7 346,6 309,3 301,9 262,6 197 170,7 173,1 225 253,3 259,4
2005 286,5 316,5 348 313,6 312,2 241,9 202,1 169,8 158,6 215,1 234,3 264,6
2006 259,5 276,6 361,1 337,9 309,7 269 224,2 152 168,1 198,3 265,7 251,3
2007 279,3 274,2 347,4 294 295,3 268,9 191 134,9 234,5 226,2 246,3
2008 247,5 285,9 337,7 342,1 290,6 233,8 182,9 161 141,6 213,7 223,8 252,7
2009 246,9 265,9 339,2 322,3 310,2 262,7 210,1 166,3 165,4 221,1 222,7 240,2
2010 246,5 274,1 332,3 298,8 279,3 199,9 188,2 165,1 147,7 179,3 204,9 219,8
2011 229,2 251,7 343,3 346,3 294,8 229,9 181,8 161,3 178,4 221,6 247,2 249,5
2012 257,1 279 347,3 308,8 316,8 246 183,7 141,2 146,4 192,7 213,9 227,2
2013 251 249,5 312,2 303,8 314,6 274,9 181,4 126,8 162,5 192,3 222,5 238,5
2014 238,7 257,8 303,7 328,5 274,3 227 183,4 142,6 154,1 181,7 193 238,5
2015 259,2 251,3 313,8 333,7 326,2 257,6 192,7 124,9 136,8 183,1 223 232,1
2016 240,1 256,8 300,2 294,1 295,8 211,8 189,9 151,2 129,2 183,7 205,4 223,2
Calcul de ETO
Calcul de la précipitation
31-juil-18 Φ=11cm
Alt=299
SITE 1: 12°37,319' N 1°35,606' O m SITE 2: 12°37,279' N 1°35,617' O Alt=299m
Traitement des données du résultat des doubles anneaux sur le site à aménager
Traitement des données du résultat des doubles anneaux sur le site de mesure de canopée de
citronnier
Période de retour (T) Fréquence de non dépassement (q) Pluie max de période de retour T
10000.0 0.9999 234.76
2000.0 0.9995 202.17
1000.0 0.9990 188.13
200.0 0.9950 155.50
100.0 0.9900 141.42
50.0 0.9800 127.28
20.0 0.9500 108.42
10.0 0.9000 93.843
5.0 0.8000 78.649
3.0 0.6667 66.557
2.0 0.5000 55.701
1.4286 0.3000 44.522
1.2500 0.2000 38.645
1.1111 0.1000 31.393
1.0526 0.0500 26.065
1.0204 0.0200 20.662
1.0101 0.0100 17.360
1.0050 0.0050 14.521
1.0010 0.0010 9.1502
1.0005 0.0005 7.2141
1.0001 0.0001 3.3255
III.2.3 Couche de grave latéritique pour talus aval (ép 20cm) m3 5948 5 000 29 740 000
III.2.4 Couche de grave latéritique pour couronnement de digue (ép 20cm) m3 129 5 000 645 000
III.2.5 Déblai manuel sur remblai de digue pour mur de crête amont et aval (40x50cm) m3 180 2 500 450 000
III.2.6 Moëllons pour mur de crête en maconnerie amont et aval (40x50cm) m3 180 7 500 1 350 000
III.2.7 Moëllons pour mur de protection amont (45x40) m3 81 7 500 607 500
Sous-total III.2 92 272 500
III.3 Etanchéïté
III.3.1 Matériaux pour filtre (ép 50cm) m3 1635 9 000 14 715 000
Sous-total III.3 14 715 000
Sous-total III 841 398 900
IV Evacuateur de crue
IV.1 Terrassement et gros-oeuvre
IV.1.1 Béton armé dosé à 350 kg/m3 pour corps déversoir (par plots de larg. 6m) m3 1750 115 000 201 250 000
IV.1.2 Béton armé 350kg/m3 pour mur bajoyers m3 169,55 115 000 19 498 250
IV.1.3 Maçonnerie en moëllons pour escaliers m3 50 7 500 375 000
IV.1.4 Joints verticaux Waterproof entre plots de béton ml 100 50 000 5 000 000
IV.1.5 Déblai sur sol en place pour bassin de dissipation m3 600 2 500 1 500 000
IV.1.6 Sable pour couche de pose (ép 10cm) m2 245 8 000 1 960 000
IV.1.7 Béton ordinaire dosé à 350 Kg/m3 pour dalle + bêche m3 49 80 000 3 920 000
IV.1.8 Décapage sur terrain meuble pour diguettes de protection m2 240 300 72 000
IV.1.9 Couche d'enrochements latériques + Pose à la main m2 700 7 000 4 900 000
IV.1.10 Remblai compacté pour diguettes de protection m3 2361,15 3 500 8 264 025
Sous-total IV.1 246 739 275
IV.2 Etanchéïté
IV.2.1 Fourniture et pose de gabions pour seuil m3 35 30 000 1 050 000
IV.2.2 Barbacanes en PVC DN50 ml 60 5 000 300 000
Sous-total IV.2 1 350 000
ESTIMATION DU DRI
Chiffre d’affaire (FCFA) 157 500 000
Charges d’exploitation(FCFA) 84 764 000
Bénéfice net (FCFA) 72 736 000
Total investissement ouvrages (FCFA) 1 953 785 082
Durée de Retour sur Investissement (DRI) 27 ans
CA citron : 45 000 000Fcfa ; CA Oignon : 112 500 000Fcfa
Charges d’exploitation
Charges d'exploitation Prix de vente de la production estimés à
Cultures Rendement Taux rentabilité
estimées (FCFA/ha) (FCFA/ha)
Gombo 9 808 850 1 035 000 1,28
Carotte 30 7 410 000 10 400 000 1,40
Haricot Vert 7 722 105 1 022 000 1,42
Pomme de Terre 25 2 905 310 4 750 000 1,63
Piment 11 1 370 335 2 431 000 1,77
Oignon bulbe 15 778 000 4 166 000 5,3
Chou 28 930 000 3 750 000 4,03
Tomate 24 438 360 1 800 000 4,11
Source : MAHRH
LOCALISE :
DIMENSIONNEMENT FINAL
ASPERSION :
LOCALISE :
ET0 (mm/j) 5,29 5,38 5,22 5,77 6,38 7,12 7,38 6,88
ETM (mm/j) 2,65 3,70 5,48 4,90 3,19 4,895 7,749 5,848
BMP (ETM-Pe) 1,43 3,67 5,48 4,90 3,12 4,76 7,07 3,52
Besoin brut (mm) 42,75 109,96 164,43 147,14 93,70 142,85 212,17 105,64
Besoins brut 427,50 1099,63 1644,30 1471,35 937,00 1428,50 2121,7 1056,40
(m3/ha)
Oignon
Besoins brut (m3) 12 825 32 989 49 329 44 141 28 110 42 855 63 651 31 692
ETM (mm/j) 2,38 3,63 5,481 5,193 2,87 4,806 7,749 6,192
BMP (ETM-Pe) 1,16 3,60 5,48 5,19 2,80 4,67 7,07 3,87
Chou Besoin brut (mm) 34,82 107,95 164,43 155,79 84,13 140,18 212,17 115,96
Besoins brut 348,15 1079,45 1644,30 1557,90 841,30 1401,80 2121,7 1159,60
(m3/ha)
Besoins brut (m3) 10 445 32 384 49 329 46 737 25 239 42 054 63 651 34 788
ETM (mm/j) 2,38 3,50 5,31 5,29 2,87 4,63 7,50 6,31
BMP (ETM-Pe) 1,16 3,46 5,31 5,29 2,80 4,49 6,83 3,98
Besoin brut (mm) 34,82 103,91 159,21 158,68 84,13 134,84 204,79 119,40
Piment Besoins brut 348,15 1039,10 1592,10 1586,75 841,30 1348,40 2047,90 1194,00
(m3/ha)
Besoins brut (m3) 10 445 31 173 47 763 47 603 25 239 40 452 61 437 35 820
ETM (mm/j) 1,8515 3,1742 5,4529 3,7505 2,233 4,2008 7,709 4,472
Besoin brut (mm) 18,945 94,226 163,58 112,5 64,99 122,024 210,97 64,36
Tomate Besoins brut 189,45 942,26 1635,88275 1125,15 649,9 1220,24 2109,7 643,6
(m3/ha)
Besoins brut (m3) 5683,5 28267,8 49076,4825 33754,5 19497 36607,2 63293,9 19308
Total besoin mensuel (m3) 12 825 32 989 49 329 47 603 28 110 42 855 63 651 35 820
LOCALISE :
Résultats du dimensionnement préliminaire pour l'irrigation localisé
Citron
Mars
Zr (m) 1,5
θ wp 13,2
θ fc 26,5
AM (mm/m) 199,5
ET0 (mm) 7,12
Kc*Kr 0,585662019
ETM.loc (mm/j) 4,169913572
Pe (mm/j) 0,13
IRn (mm/j) 4,04
Pr 0,5
RAM (mm/j) 99,75
IRg 5,49
F (j) 24,71151175
T (j) 5
LR (mm/j) 1
Da (mm) 20,18290119
Ea 0,9
A (ha) 50
Vr (m3) 10091,4506
Dg (mm) 27,42544577
Ts * Ns (h/j) 22
qe (l/s/ha) 0,692561762
Qtot (l/s) 34,6280881
qe retenu pour le projet (l/s/ha) 0,692561762
ET0 (mm/j) 5,29 5,38 5,22 5,77 6,38 7,12 7,38 6,88
IRn (ETM-Pe) 1,88 3,12 2,95 3,14 3,67 4,04 3,65 1,70
Besoin brut 56,3 93,53 88,44 94,14 110,1 121,1 109,4 51,1
Citron
(mm)
Besoins brut 563,5 935,3 884,4 941,4 1100,9 1210,9 1093,7 510,8
(m3/ha)
Besoins brut 28172,3 46762,9 44219,6 47068,4 55047,9 60548,7 54682,8 25540,3
(m3)
Total besoin mensuel 28172,3 46762,9 44219,6 47068,4 55047,9 60548,7 54682,8 25540,3
(m3)
Nrp /sim 3
Débit Q-porterampe (m3/h) 0,56775
Vitesse limite PE (m/s) 1,7
Diam (mm) 10,87091235
Diam abaque (mm) 75
Δ h simp (m/m) 3,43195E-05
Facteur F 0,376
L porte-ramp (m) 60
Perte de charge linéaire Δ h simp (m) 0,00205917
Perte de charge linéaire Δ h porte-ramp (m) 0,000774248
E amont- E aval (m) -1
Variation total pression ΔP (m) 1,000774248
Δ P reliquat 1 (m) 4,999057092
Résultats du dimensionnement final conduites secondaires, primaire et principale rive gauche amont
Dimensionnement final rive droite amont des conduites secondaires, primaires, et principale
Paramètres Valeurs
Qtot(m3/h) 20,439
Pnom(m) 30
ΔH aspiration (m) 0,555045872
Hsupport (m) 0,2
ΔHsupport (m) 0,05
ΔHrampe (m) 0,00016866
ΔHporte-rampe (m) 1,000774248
ΔHsecondaires (m) 2,003174778
ΔHprimaire (m) 0,264832184
Ltransp(m) 150
Paramètres Valeurs
Qtot(m3/h) 20,439
Pnom(m) 30
ΔH aspiration (m) 0,555045872
Hsupport (m) 0,2
ΔHsupport (m) 0,05
ΔHrampe (m) 0,000603819
ΔHporte-rampe (m) 1,002771885
ΔHsecondaires (m) 2,010903019
ΔHprimaire (m) 0,909503038
Ltransp(m) 150
ΔHtransport (m) 1,038056844
Htotal(m) 35,56688448
ΔHpièce (m) 3,556688448
Zmin(m)
Zmax(m)
ΔHfiltre (m) 6
ΔHgeom (m) 3
HMT (m) 48,12357292
e1*e2 0,35
P(Kw) 7,806331008
ASPERSION :
Dimensionnement rive droite aval (aspersion)
Ns*Ts 20,74551111
Tour d'eau (j) 2
Nasp/rp 25
Nrp 20
Nrp,sim 0,909090909
Qrp(l/s) 0,625
Qtot(l/s) 0,568181818
q equipement (l/s/ha) 0,063131313
Ns*Ts 20,74551111
Tour d'eau (j) 2
Nasp/rp 25
Nrp 20
Nrp,sim 0,909090909
Qrp(l/s) 0,625
Qtot(l/s) 0,568181818
q equipement (l/s/ha) 0,031565657
Dimensionnement des conduites secondaires, primaire et principal sur la rive gauche aval
Résultat du dimensionnement des rampes et porte rampes sur la rive droite aval
Dimensionnement des conduites secondaires ; primaire et principale sur la rive droite aval
Rive gauche
Paramètres Valeurs
Qtot(m3/h) 40,5
Pnom(m) 25
Ltransp(m) 300
Htotal(m) 29,86137323
Zmin(m) 298,6
Zmax(m) 301,6
ΔHfiltre (m) 6
ΔHgeom (m) 3
e1*e2 0,35
P(Kw) 13,45098553
Rive droite
Paramètres Valeurs
Qtot(m3/h) 81
Pnom(m) 25
Zmin(m) 297,6
Zmax(m) 301,6
ΔHfiltre (m) 6
ΔHgeom (m) 4
HMT (m) 43,07115115
e1*e2 0,35
P(Kw) 27,68859716
nLLnette, perim/Lp
nllnette, perim/lp
𝑁 𝑛𝐿 ∗ 𝑛𝑙
Avec :
nL nombre de parcelle dans le sens de la longueur du périmètre
nl nombre de parcelles dans le sens de la largeur du périmètre
N nombre total de parcelles nombre d. agriculteurs
Lp longueur de la parcelle
Lnette,perim longueur nette du périmètre
Répartition parcellaire
La superficie nette sera 90% de la superficie brute soit 22,5 ha nette (1250X200) m² pour chaque
rive représentant 36 parcelles rectangulaires (100X60) m² espacées de 4m sur la longueur et
3m sur la largeur.
L’aménagement en aval emploiera l’irrigation par aspersion, elle concernera 10ha (500X200)
m² brute sur la rive gauche soit une superficie nette de 9ha (450X200) m2 et 20 ha (1000X200)
m² brute sur la rive droite soit une superficie nette à aménager de 18 ha (900X200) m2.
Il y aura donc sur la rive gauche aval 18 parcelles rectangulaires de 75*60 m² dont 6 espacées
de 4 m sur la longueur et 3 espacée de 3 m sur la largeur. Sur la rive droite on aura 36 parcelles
rectangulaires de 75*60 m² 12 espacé de 4m sur la longueur et 3 espacés de 3 m sur la largeur
Méthode ORSTOM
coefficient de ruissèlement décennal Kr10 0,23
Temps de base Tb10 (min) 820,4
CIEH :
Méthode CIEH
N° de l’Equation Q10 (m3/s)
10 27,3
12 62,41
40 44,04
42 55,7
Maximum 62,4
CHAPITRE 2 : NOTES DE
CALCUL
A. ETUDES DE BASE
1. Variation de la pluviométrie annuelle
L’indice de pluie est calculé suivant la formule ci-après :
𝑃𝑖 − 𝑃̅
𝐼𝑝 =
𝜎
Avec :
𝐼𝑝 = 0 : Année normale.
les besoins des cultures et de plus les pertes (évaporation) en eau seront élevées.
Le pastoralisme sera également à la pointe de sa demande en eau pendant cette période de vague
de chaleur. Pendant cette période la transhumance est forte car la plupart des petites retenues
temporaires ont quasiment tari.
40
Températures (°c)
40
38 30
36 20
10
34 0
32
30
1989
1995
2001
2007
2013
1987
1991
1993
1997
1999
2003
2005
2009
2011
2015
Mois
Année
minimale est de 16,48 °C.
Les mois de fraicheur intense sont décembre et janvier. Ces périodes sont favorables pour une
exploitation agricole intense car les pertes en eau sont minimisées et les demandes en eau sont
assez faibles.
Température .max et max. moy annuel Température max et moy max mensuel
a. Courbe hypsométrique
C’est la répartition de la superficie du bassin en fonction de l’altitude. Elle fournit une vue
synthétique, de la pente du bassin, donc du relief.
Courbe hypsométrique
Mois Octobre Novembre Décembre Janvier Février Mars Avril Mai Juin
ET0(mm/j) 5,44 5,74 5,8 5,5 6,46 7,51 7,41 7,06 5,82
Pluie (mm) 39 1 0 0 2 4 21 80 108
Pe (mm/mois) 36,6 1 0 0 2 4 20,3 69,8 95,7
Pe (mm/j) 1,22 0,03 0,00 0,00 0,07 0,13 0,68 2,33 3,19
Kc éq 0,58 0,75 1,05 0,85 0,58 0,75 1,05 0,85
ETM (mm/j) 3,17 4,31 6,09 4,68 3,76833333 5,6325 7,7805 6,001
BMP(ETM - Pe) 1,95 4,27 6,09 4,68 3,70 5,50 7,10 3,67
Oignon
Besoin brut (mm) 58,60 128,15 182,70 140,25 111,05 164,98 213,12 110,23
Besoins brut (m3/ha) 586,00 1281,50 1827,00 1402,50 1110,50 1649,75 2131,15 1102,30
Besoins brut (m3) 17 580 38 445 54 810 42 075 33 315 49 493 63 935 33 069
Kc éq 0,45 0,675 1,05 0,9 0,45 0,675 1,05 0,9
ETM (mm/j) 2,45 3,87 6,09 4,95 2,907 5,06925 7,7805 6,354
BMP(ETM - Pe) 1,23 3,84 6,09 4,95 2,84 4,94 7,10 4,03
Chou
Besoin brut (mm) 36,84 115,24 182,70 148,50 85,21 148,08 213,12 120,82
Besoins brut (m3/ha) 368,40 1152,35 1827,00 1485,00 852,10 1480,78 2131,15 1208,20
Besoins brut (m3) 11 052 34 571 54 810 44 550 25 563 44 423 63 935 36 246
Kc éq 0,45 0,65 1,01666667 0,91666667 0,45 0,65 1,01666667 0,92
ETM (mm/j) 2,45 3,73 5,90 5,04 2,91 4,88 7,53 6,47
BMP(ETM - Pe) 1,23 3,70 5,90 5,04 2,84 4,75 6,86 4,15
Piment
Besoin brut (mm) 36,84 110,93 176,90 151,25 85,21 142,45 205,71 124,35
Besoins brut (m3/ha) 368,40 1109,30 1769,00 1512,50 852,10 1424,45 2057,05 1243,50
Besoins brut (m3) 11 052 33 279 53 070 45 375 25 563 42 734 61 712 37 305
Kc éq 0,35 0,59 1,044625 0,65 0,35 0,59 1,044625 0,65
ETM (mm/j) 1,904 3,3866 6,058825 3,575 2,261 4,4309 7,74067125 4,589
BMP(ETM - Pe) 0,68 3,35 6,06 3,58 2,19 4,30 7,06 2,26
Tomate
Besoin brut (mm) 20,52 100,598 181,76475 107,25 65,83 128,927 211,920138 67,87
Besoins brut (m3/ha) 205,2 1005,98 1817,6475 1072,5 658,3 1289,27 2119,20138 678,7
Besoins brut (m3) 6156 30179,4 54529,425 32175 19749 38678,1 63576,0413 20361
Total besoin (m3) 17 580 38 445 54 810 45 375 33 315 49 493 63 935 37 305
Besoin en consommation agricole (m 3 ) 219240 255738 474978
Les besoins en eau pastoraux journaliers s’élèvent à 44 m3 et les besoins totaux pendant la
saison sèche (octobre-mai) sont de s’élèvent à 10 471.28 m3 en 2020 comme le montre les
tableaux ci-dessous.
BESOIN PASTORAL
Nous considérons donc que 30% des habitants de villages autour du barrage consommerons
15 l /jour/habitant pour des usages divers autres que l’alimentation (car le taux d’accès à
l’eau potable est élevé environ 80% en 2018), l’agriculture et le pastoralisme.
Goupana Gaskaye
Population en 2006 1827 640
Population projetée 2018 2857 1001
Population projetée 2048 8019,9 2809,4
Totaux 2048 10829,4
Population consommatrice (30%) 3248
Consommation journalière (m3 /jour) 48,72
Goupana Gaskaye
Population en 2006 1827 640
Population projetée 2018 2857 1001
Population projetée 2048 8019,9 2809,4
Totaux 2048 10829,4
Population consommatrice (30%) 3248
Consommation journalière (m3 /jour) 48,72
BESOINS HUMAINS
Période oct. nov. Déc. jan fév. mars avril mai
Besoin humain 1461,6 1461,6 1461,6 1461,6 1461,6 1461,6 1461,6 1461,6
2048 (m3)
FORMULE DE KARAMBIRI :
Avec :
H : paramètre anthropique, pris ceci égale à 0,55 (bassin versant comportant des petites villes
et des villages moyens) ; R : paramètre morphologique, pris égale à 0.55 (relief moyen)
P : la pluviométrie moyenne annuelle (mm) ; S : la superficie du bassin versant (km2)
D : la dégradation spécifique annuelle (m3/km2/an) ; Vs : Volume de dépôts solides (m3/an)
n : la durée de vie de l’ouvrage
Les résultats sont dans le tableau suivant :
Apports solides (Formule de Karambiri)
Formule de GRESILLON :
𝑷𝒂𝒏 (𝒎𝒎) −𝟐,𝟐
𝑫(𝒎𝟑 /𝒌𝒎𝟐 /𝒂𝒏) = 𝟕𝟎𝟎 × ( ) ×
𝟓𝟎𝟎
Vs D * S * n
Formule des apports GRESILLON
On a un 𝐾𝐺 >> 1 alors on peut conclure que le bassin est allongé donc favorise les faibles
débits de pointe de crue, ceci en raison des temps d’acheminement de l’eau à l’exutoire plus
importants.
𝑯𝟓% −𝑯𝟗𝟓%
L’Indice global de pente est calculé comme suit 𝑰𝒈 = = 2,2. 𝑚/𝑘𝑚
𝑳
(𝑛−1)∗𝐼𝑔+𝐼𝑡
L’indice global de pente corrigé : 𝑰𝒈𝒄𝒐𝒓 = = 1.8 𝑚/𝑘𝑚 = 4 𝑚/𝑘𝑚 . On retiendra
𝑛
un indice de pente de 3 m/km pour la suite des travaux afin d’être conforme avec les données
de base de la FAO.
𝑃+√𝑃2 −16𝑆
Le rectangle équivalent est calculé comme suit 𝑳 = = 11.36 𝑚
4
∑ 𝐿𝑖
La densité de drainage est calculée comme suit 𝑫𝒅 = 𝑆
= 2.16 𝑘𝑚−1
La pluviométrie moyenne dans le bassin est donnée par 𝑃𝑚10 = 𝐴 ∗ 𝑃10 = 0.7 ∗ 93.8 =
72,7𝑚𝑚.
Le coefficient d’abattement
(161−0.042∗𝑃𝑎𝑛) 161−0.042∗745.55
𝐴 = 1− ∗ 𝑙𝑜𝑔𝑆 = 1 − 𝑙𝑜𝑔190.7 = 0,77
1000 1000
La pluviométrie annuelle calculée à partir de la série 1986-2016 est de 653mm (en zone
sahélienne).
b. Méthode ORSTOM
Le débit de pointe correspondant au ruissellement superficiel de la crue décennale est défini par
la relation 𝑄𝑟10 = 𝐴 ∗ 𝑃10 ∗ 𝐾𝑟10 ∗ 𝛼10 ∗ 𝑆/𝑇𝑏10
Coefficients
a b c
Kr70 164 17 10.5
Kr100 250 20 12
164 250
𝐾𝑟70 = + 10.5 = 11,29 % 𝑒𝑡 𝐾𝑟100 = + 12 = 11,70 %
(48.09 + 17) 48.09 + 20
70 − 85.7
11.29 + ∗ 11.7
𝐾𝑟10 = 85.7 − 100 = 𝟐𝟑. 𝟏𝟐%
70 − 85.7
1+
85.7 − 100
𝑆 48.09
𝑄𝑚10 = 16.7 ∗ 𝑃𝑚10 ∗ 𝐾𝑟10 ∗ = 16.7 ∗ 72.7 ∗ 0.1151 ∗ = 16,55 𝑚3 /𝑠
𝑇𝑏10 816,365
𝑉𝐶10 = 916290,67𝑚3
c. Méthode CIEH
En 1983, Puech et Chabi-Gonni ont proposé une méthode statistique, connue depuis sous le
nom de méthode CIEH et basée sur 162 bassins versants dont l'origine vient essentiellement du
recueil de Dubreuil (1972) sur les bassins expérimentaux.
Les coefficients disponibles pour le Burkina Faso sont inscrits dans le tableau ci-après :
Le coefficient majorateur :
Les débits de crue de période de retour 100 ans sont donnés dans le tableau ci-après.
Il est réalisé en terre compactée avec une section trapézoïdale, les pentes de talus étant faibles
(2 à 3 H pour 1V).
Le remblai est homogène, c’est-à-dire avec un même sol. Il a un dispositif de drainage interne
(drain vertical ou drain tapis à l’aval). On y réalise également une tranchée d’ancrage pour
assurer à la fois une meilleure stabilité au glissement de l’ouvrage et une bonne étanchéité des
fondations.
On protège également les parements amont et aval. A l’amont on dispose en général un perré
ou rip-rap. A l’aval, on peut disposer de l’enrobement ou du grave compacté ;
Il permet d’éviter la submersion du barrage au passage d’une forte crue qui peut entrainer la
rupture du remblai.
C’est un ouvrage destiné à évacuer l’excédent d’eau dû à une crue exceptionnelle.
Il est constitué d’un seuil déversant latéral ou frontal (au-dessus duquel la lame d’eau peut
s’écouler), suivi d’un coursier (permet que l’eau rattrape la différence de cote entre le niveau
de la retenue et le lit de la rivière à l’aval) aboutissant à un bassin dissipateur d’énergie;
Elle permet de stocker le volume d’eau dont on a besoin qui est amenée en amont ou en aval
par un ouvrage de prise ou de restitution.
1. Dimensionnement de la digue
Christian PARE Promotion 2017-2018 Soutenu le 16/01/2019 143
ETUDE D’APD DE CONCEPTION D’UN BARRAGE ET D’UN AMENAGEMENT HYDRO-AGRICOLE
i. Formule de MOLITOR
La hauteur des vagues
Pour f < 18 km, on a ;
𝟒
𝒉(𝒎) = 𝟎, 𝟕𝟓 + 𝟎, 𝟑𝟒 × √𝒇(𝒌𝒎) − 𝟎, 𝟑𝟔 × √𝒇(𝒌𝒎)
La revanche
La revanche libre (R) est une tranche comprise entre le PHE et la crête du barrage. Cette hauteur
appelée revanche permet de protéger la digue des risques de débordement. Le calcul de la
revanche tient compte de la hauteur des vagues qui se forment sur le plan d’eau et la projection
de l’eau vers le haut du barrage due à la vitesse de propagation des vagues lorsque celles-ci
rencontrent le barrage. La revanche libre est donnée par la formule suivante :
𝒎
𝑽( 𝒔 )𝟐
𝑹(𝒎) = [𝒉(𝒎) + 𝒎 ]×𝑨
𝟐 × 𝒈( 𝟐 )
𝒔
En conclusion, nous retenons les résultats suivants :
Paramètres de calcul de la géométrie de la digue
Hauteur des vagues (m) Vitesse des vagues (m/s) Revanche libre (m)
0,8 2,16 1,1
Le niveau des Plus Hautes Eaux (PHE) est égal au niveau de la retenue augmenté de la lame
d’eau au déversoir compte tenu de l’effet de laminage. On aura une cote PHE de 301,5 m.
Elle est donnée par l’expression suivante :
𝑯𝑷𝑯𝑬 (𝒎) = 𝑯𝑩 (𝒎) − 𝑹(𝒎)
Formule de PREECE
v. L’emprise de la digue
Elle représente la longueur de la digue à sa base. Elle donnée par la formule suivante :
𝑯𝑩 (𝒎)
𝑳𝒇 (𝒎) = 𝒍𝒄 (𝒎) + 𝟐 ×
𝐭𝐚𝐧 𝜶
−𝑅𝑒𝑣ê𝑡𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑛 𝑏é𝑡𝑜𝑛
Protection du talus amont { −𝑃𝑒𝑟𝑟é𝑠 𝑚𝑎ç𝑜𝑛𝑛é𝑠
−𝐸𝑛𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡
−𝐸𝑛ℎ𝑒𝑟𝑏𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 (𝑟𝑖𝑠𝑏𝑒𝑟𝑛𝑒)
Protection du talus aval {−𝑐𝑜𝑢𝑐ℎ𝑒 𝑙𝑎𝑡é𝑟𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒
𝒎
𝒆𝒆𝒏𝒓 (𝒎) = 𝑪 × 𝑽( )𝟐
𝒔
Etant donné que la hauteur des vagues de notre barrage est comprise entre 0,60 et 1,20 m, on
a : 𝒆𝒆𝒏𝒓 (𝒎) = 𝟎, 𝟒𝟓 et 𝑫𝟓𝟎 (𝒎) = 𝟎, 𝟑𝟎
Nous retenons donc une épaisseur minimum d’enrochement de𝒆𝒆𝒏𝒓 (𝒎) = 𝟎, 𝟒𝟓.
Nous utiliserons le perré maçonné et les couches latéritiques pour la protection des talus de la
digue. Le désherbage et dessouche des arbustes sur les différents talus.
i. Calcul du paramètre Y0
Il est calculé par la formule suivante : 𝑌0 = √ℎ2 + 𝑑 2 − 𝑑 = √(𝐻 − 𝑅)2 + 𝑑 2 − 𝑑
𝑦 2 = 1.93𝑥 + 0.93
On remarque que le débit de fuite, calculé pour la digue est faible mais pas négligeable, d’où la
nécessité d’évacuer cette eau hors des fondations, car elle devient un danger pour la stabilité de
l’ouvrage.
Ainsi, il est nécessaire d’envisager un dispositif de protection contre ces eaux, qui est composé
du drain filtre.
v. Calcul du paramètre b
Ce paramètre est représenté par la projection horizontale de la ligne mouillée du talus amont.
Elle est définie par la formule suivante :
1 1
𝑏 = (𝐻 − 𝑅) ∗ = (5.1 − 1.3) ∗ = 14.75 𝑚
𝑡𝑎𝑛𝛼 1
2
Le paramètre 𝒃 = 𝟏𝟒. 𝟕𝟓 𝒎
Le paramètre 𝒅 = 𝟏𝟕. 𝟓𝟑 𝒎
Les tapis-drains filtrants avals ont pour objet dans les barrages homogènes de rabattre vers le
bas la ligne phréatique, de manière à ce qu'elle ne débouche pas sur le talus aval. Le risque de
renard est ainsi supprimé à cet endroit. II est en général buté à son extrémité aval sur un
massif d'enrochements, ou encore il débouche dans un fossé de pied drainant.
𝟏𝟕, 𝟓 𝟏𝟑, 𝟏
𝑨( ) 𝒆𝒕 𝑩 ( )
𝟓, 𝟎 𝟓, 𝟎
L’équation de la parabole de Kozény
𝒚𝟐 = 𝟏, 𝟗𝟑𝒙 + 𝟎, 𝟗𝟑
Détermination des coordonnées de M et N
𝒚𝟎
𝟎 − 𝟎 −𝟎, 𝟒𝟖
𝑴( ) 𝒆𝒕 𝑵 ( 𝟐 ) <=> 𝑴 ( ) 𝒆𝒕 𝑵 ( )
𝒚𝟎 𝟎, 𝟗𝟕 𝟎
𝟎
x. Caractéristiques des drains
Nous supposerons un barrage homogène avec drain horizontal.
Longueur de drain
𝒍𝒅 = 𝟏𝟏, 𝟏𝟒 𝐦
Débit
YM (m) 0,97
N
XN (m) 0
YN (m) -0,48
2. DIMENSIONNEMENT DE L’EVACUATEUR
DE CRUE
Les évacuateurs de crue sont constitués du déversoir et du dissipateur d’énergie. En plus de
retenir les écoulements, le barrage doit aussi conserver la faculté d’évacuer les crues
exceptionnelles. Cette évacuation est effectuée sans que la lame d’eau ne le submerge car les
barrages en terre ne supportent pas de surverse. On prévoit alors un organe d’évacuation à
fonctionnement automatique appelé évacuateur de crue.
- un déversoir trapézoïdal, avec un talus aval de 1/1, un talus amont de 90° et une largeur
en crête de 1 m.
- un bassin de dissipation à l’aval du déversoir, muni de chicanes et de blocs de chutes.
- une longueur d’enrochements en pente, précédant le chenal d’évacuation des eaux.
Dans le cas présent, la contrainte se situe au niveau des apports. En effet, il faut que le barrage
se remplisse en décennale sèche. Les apports en décennale sèche sont environ 2 585 703,12 m3
imposant une côte du plan d’eau de 300,5 m. Ce qui constitue la côte de déversement des eaux,
ainsi le seuil du déversoir sera calé à cette côte.
Pour un déversoir en béton, la charge maximale admissible sur le seuil est comprise entre 0.7
et 1 m. Par conséquent nous fixons une charge d’eau de 0.9 m au-dessus du seuil.
𝒉 = 𝟎, 𝟗 𝒎
c. Le déversoir-poids en béton
Le déversoir poids est un déversoir à seuil craeger posé sur la fondation en position centrale
restituant directement les débits dans le lit du marigot via un bassin de dissipation partiellement
intégré dans le profil du barrage. Nous placerons le déversoir en position centrale, il sera linéaire
à entonnement frontal et sa longueur est déterminée à partir de la formule suivante :
Q m L 2 g h3 / 2
1/ 2
Q
L
m ( 2 g )1 / 2 h 3 / 2
Q m g h L
0,5 317,060048
0,6 241,19575
0,8 156,661235
0,9 131,290337
1 112,097655
Elle est calculée par la méthode EIER-CIEH ou méthode du « x0 », une solution itérative à
l’équation du laminage qui permet de déterminer itérativement, la longueur du seuil déversant
une fois que l’on s’est fixé une lame d’eau déversant.
3
𝑄 = 𝑚𝐿√2𝑔ℎ2
𝑄𝑐𝑟𝑢𝑒
𝐿𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑥 = 3
𝑚√2𝑔ℎ2
𝐿𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜 = 136 𝑚
𝑚2 𝑔𝐿21 𝑄𝑐𝑚𝑎𝑥 𝑡𝑚
3
𝑥0 =
𝑆3
Le débit laminé est alors : 𝑄𝑒 = 𝛽𝑄𝑐𝑚𝑎𝑥 . Le tableau ci-dessous donne une synthèse des
résultats et de la procedure du calcul de la longueur de deversement des eaux.
Avec un débit de crue centennale de 243.3 m3/s, une charge sur le déversoir de 0,9 m, une
surface du plan d’eau à la retenue normale de 1 297 783,3 (m2) mètres carrés et un temps de
montée de 15155,1295 seconde; le débit laminé est estimé à 183,69 m3/s. La longueur du
déversoir a été estimée à 100 m et sa hauteur 4m.
Le voile sera coulé par plots de 5 m de longueur séparés par des joints souple de type waterstop.
Il sera supporté par deux murs parafouille (bajoyers) qui lui servent d’ancrage, et supporte le
massif de la digue.
2
𝑄 = 𝐾𝑠 𝑆(𝑦)𝑅ℎ(𝑦)3 √𝐼
Connaissant le débit et les caractéristiques du chenal, on peut proceder par itération pour trouver
la profondeur normale. En pratique, on établit une équation en fonction de Yn, ensuite on choisit
des valeurs pour Yn qui font tendre cette equatin vers une cnstante (méthode de la débitance).
5
𝑄 (𝑦𝑛 (𝑏 + 𝑚𝑦))3
= 2
𝐾𝑠√𝐼
(𝑏 + 2𝑦𝑛 √1 + 𝑚 )3
2
f. Les bajoyers
Les bajoyers sont des murs placés de part et d’autre du déversoir, le permettant de supporter la
poussée du massif de digue et d’éviter l’affouillement de la jonction du déversoir à la digue. Ils
seront munis de barbacanes qui permettront d’éviter les effets néfastes de la sous pression.
La structure est étudiée sur une tranche linéaire de 1 m de longueur. Pour un mur en T sans
contreforts, cela revient à calculer le voile, le patin et le talon (Dr Adamah MESSAN, 2015).
Le calcul se fera en deux temps, nous allons d’abord pré-dimensionner les bajoyers en
déterminant leurs caractéristiques géométriques et ensuite nous allons procéder aux différentes
vérifications de stabilité. L’épaisseur des bajoyers est de 30 cm ayant la même hauteur que la
digue.
DONNÉES DU MUR
g. Bassin de dissipation
La hauteur 𝐻𝑜 du déversoir est lue sur le profil en long de la digue. Nous obtenons 𝐻𝑜 = 3 𝑚.
Nous avons les ratios suivant :
ℎ 𝑌𝑛
= 0.23 𝑒𝑡 = 0.31
𝐻𝑜 𝐻𝑜
Ces deux ratios nous permettent d’évaluer la profondeur du bassin grâce à l’abaque ci-dessous :
𝐷/𝐻𝑜 = 0.45 soit 𝐷 = 1𝑚.
𝑉2
𝑉1 = √2𝑔 [0,9 (𝐻0 + ℎ + ) − 𝑦1 ]
2𝑔
𝛽𝑄𝑐𝑚𝑎𝑥 𝑞
𝑦1 = =
{ 𝐿. 𝑉1 𝑉1
𝑉 = 𝑞/ℎ (𝑚/𝑠)
Nous obtenons les valeurs suivantes : 𝑦1 = 0,24 𝑚 𝑒𝑡 𝑉1 = 10.51 𝑚/𝑠 donnant un nombre de
Froude de :
Le nombre de Froude est ici supérieur à la valeur limite 4,5 pour une vitesse inférieure à 15
m/s. Le ressaut se produit de façon nette. Il est alors recommandé d’utiliser un bassin de
dissipation de type II.
Les paramètres complémentaires concernant le ressaut et les caractéristiques des blocs chicanes
peuvent être évalués par une série d’abaques et de formules.
Profondeur conjuguée :
𝑦1
𝑦2 = (√1 + 8𝐹𝑟2 − 1) = 2,20𝑚
2
𝐿
= 2,5 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝐿𝑟𝑒𝑠𝑠𝑎𝑢𝑡 = 2.55𝑚
𝑦2
Longueur du bassin :
ℎ2 ℎ4
= 1.75 𝑒𝑡 = 1.35
𝑦1 𝑦1
ℎ2 = 0,42 𝑚 𝑒𝑡 ℎ4 = 0.32 𝑚
Largeur des blocs : 0.24 m
Hauteur des blocs de chutes h3=Y1=0.24 m
Espacement des blocs e1: 0.24m
Espacement des blocs e2 :0.12m
Largeur chicanes : 0,32 𝑚
Espacement chicanes : 0,32 𝑚
Espacement des blocs e2 :0.15m
Crête chicanes : 0,084 𝑚
Distance au pied du déversoir : 1.77𝑚
Hauteur du seuil terminal : ℎ4 =0.32
Le détail des calculs pour déterminer les paramètres du bassin de dissipation sont reportés
dans les notes de calcul.
Le chenal de restitution fait suite au bassin ressaut, d’où il transfert l’eau au lit naturel du cours
d’eau en écoulement fluvial. Sa pente est estimée à 2‰, tenant compte du plan topographique
de l’aval et un fruit de berge de 0.5. Avec un coefficient de Manning Strickler pris égal à 38,
ses caractéristiques sont les suivantes : sa largeur prise égale à celle du bassin de dissipation et
son débit correspond au débit laminé, et sa profondeur est égale au tirant d’eau normale.
Dimension du chenal :
1000 2 4 1 1V/1H
3. Etudes de stabilités
a. Données initiales
La vérification de l’équilibre du barrage passe par la vérification de la stabilité au renversement,
au glissement et au poinçonnement. Les données initiales sont établies comme suit :
𝒌𝑵
Le poids volumique de l’eau : 𝜸𝑾 (𝒎𝟑 ) = 𝟏𝟎 ;
𝒌𝑵
Le poids volumique du béton : 𝜸𝒃é𝒕𝒐𝒏 ( ) = 𝟐𝟒 ;
𝒎𝟑
b. Stabilité du déversoir
Les études de stabilité du déversoir consistent à vérifier s’il résiste aux différentes forces
agissant sur lui. En effet, le déversoir doit résister par son poids aux actions qu’il subit pour
assurer sa stabilité externe (glissement et renversement) et interne (la règle du tiers central et
la contrainte limite du béton).
Les calculs de stabilité seront conduits comme dans le cas d’un barrage poids en béton. Les
différentes forces agissant sur le déversoir sont :
𝒌𝑵
𝑾(𝒌𝑵) = ɣ𝒃é𝒕𝒐𝒏 ( ) × 𝑺(𝒎𝟐 ) × 𝟏𝒎
𝒎𝟑
1661,22
≥ 1 => 𝟏, 𝟕𝟕 ≥ 𝟏
938,27
Nous pouvons donc résumer l’ensemble des grandeurs de calcul dans le tableau suivant :
La règle du tiers central est vérifiée donc il n’y aura aucune fissuration.
𝑊 − 𝑃𝑖 6𝑒 𝑊 − 𝑃𝑖 6𝑒
𝜁𝑚𝑖𝑛 = ( ) (1 − ) ; 𝜁𝑚𝑎𝑥 = ( )(1 + )
𝑏 𝑏 𝑏 𝑏
Stabilité au glissement
𝐹𝐺
∑(𝑊 − 𝑈) ∗ tan 𝜑
=
Coefficient de sécurité au glissement ∑ 𝑃 𝑝𝑎𝑟 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡
𝐷𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 1,1807011
à𝐵 Fg> 1:Condition verifiée Ok!
𝑀𝑠
𝐶𝑜𝑒𝑓𝑓. 𝑟𝑒𝑛𝑣 𝐹𝑟 =/ 𝑀𝑟/ 𝑀𝑠 − 𝑀𝑟
𝑋=
Stabilité au renversement 𝛴𝐹𝑣
1,77051 2,728094084
7 081,45 − 3 385,73
≥ 𝟏, 𝟒𝟕 > 𝟏
2 521,82 − 7,11
Nous constatons donc que la stabilité au renversement des murs bajoyers est vérifiée.
Conclusion :
La règle du tiers central est vérifiée donc il n’y aura aucune fissuration.
La vérification de la stabilité du mur bajoyer est similaire au cas du déversoir. Les bajoyers
doivent être en sécurité vis-à-vis du glissement, du renversement, du soulèvement et du
poinçonnement.
Le tableau ci-après montre les résultats de l’étude de stabilité des murs bajoyers. En conclusion,
la stabilité des bajoyers est assurée.
a. Choix d’aménagement
Nous choisissons d’aménager deux sites que sont :
La zone de servitude : longtemps négliger dans les conceptions de barrage associé aux
aménagements cette zone permet de protéger la retenue et d’assurer sa pérennité ;
Les rives droites et gauches du cours d’eau en aval du barrage : il s’agira de
l’aménagement hydro-agricole destiné aux producteurs de la localité
Pour prendre en compte cette problématique nous proposons un aménagement en verger qui
conserve la propriété foncière des particuliers et préserve le barrage notamment des apports
solides. Ainsi donc nous envisageons un verger de citronnier dans la zone de servitude
Nous utiliserons le système d’irrigation localisé que nous estimons adapter pour cet
aménagement.
Charges
Prix de vente de la
d'exploitation
Cultures Rendement production estimés Taux rentabilité
estimées
à (FCFA/ha)
(FCFA/ha)
Gombo 9 808 850 1 035 000 1,28
Carotte 30 7 410 000 10 400 000 1,40
Haricot Vert 7 722 105 1 022 000 1,42
Pomme de Terre 25 2 905 310 4 750 000 1,63
Piment 11 1 370 335 2 431 000 1,77
Coût de la Le coût varie entre 1 à 2% du coût Le coût annuel varie entre 7 à 10% du
maintenance initial d’investissement coût initial d’investissement
Installation Très facile avec un procédé Difficile car exige plus d’attention dans
d’installations standard le choix des équipements adaptés
Rotation Très pratique car facilité de Difficile car les espacements entre les
des cultures mouvement des équipements cultures diffèrent
Coût de revente Il vaut 50% du coût initial Après utilisation, le système n’a
même après 15 ans d’utilisation pratiquement plus de valeur de revente
2. Dimensionnement préliminaire
Le dimensionnement a pour objectif de déterminer les grandeurs de base jusqu’au débit
d’équipement du système. Du fait de deux systèmes d’irrigation, et de la différence dans la
détermination des paramètres, les calculs seront effectués par méthode d’irrigation.
K ci × 𝑁𝑖 + 𝐾𝑐𝑗 × 𝑁𝑗
𝐾𝑐𝑚𝑜𝑖𝑠 =
N
Avec :
La réserve utile
Elle est fonction des humidités caractéristiques et donnée par la formule suivante :
𝐴𝑀 = (𝜃𝐹𝐶 − 𝜃𝑊𝑃 ) ∗ 𝐷𝑟
𝜃𝐹𝐶 : L’humidité à la capacité au champ
La fréquence
La fréquence d’irrigation a été calculée avec la formule ci-dessous :
𝐷𝑝(𝑚𝑚)
𝐹(𝑗) =
IRn(mm/j)
La dose brute
Da(mm)
Dg (mm) = + 𝐿𝑅(𝑚𝑚/𝑗) ∗ 𝑇(𝑗)
𝐸𝑎
Le débit d’équipement
Dg(mm)
qe =
𝑁𝑠 ×𝑇(𝑗)×𝑇𝑠(ℎ)×0.36
𝑇𝑠(ℎ) : Nombre d. heures utilisées par poste d4arrosage pour apporter la dose brute
𝑹𝑭𝑼 (𝒎𝒎)
𝑭(𝒋) = 𝒎𝒎
𝑩𝑴𝑷 ( 𝒋 )
𝑫𝒓 (𝒎𝒎)
𝑫𝒃 (𝒎𝒎) =
𝑬𝒂
𝑬𝒂 est l’efficience du système = f (type climat). Ici climat modéré, soit 𝑬𝒂 = 75% .
Avec :
𝑫𝒃 (𝒎𝒎) : dose brute de pointe ;
𝑻(𝒋) : tour d’eau ;
𝒉
𝑻𝒔 ( ) : nombre d’heures utilisées par poste d’arrosage pour apporter la dose brute ;
𝒋
3. Dimensionnement final
a. Goutte à goutte
i. Le Design final du système
La conduite primaire et les rampes, sont disposées parallèlement aux courbes de niveau. Seuls
les porte-lampes et les conduites secondaires ont une dénivelée car perpendiculaires aux
courbes de niveau. Le dimensionnement est fait en tenant compte de la parcelle la plus
défavorable.
Les mesures de ces 12 échantillons donnent : 3,1 ; 2,8 ; 3,3 ; 3 ; 2,6 ; 2,3 et 2,5 ; 2,7 ; 3,2 ; 2,4 ;
2,1 ; 3,4. La moyenne donne 2,78 m soit 9,1 ft. En projetant sur la courbe de « simplified design
graph » on obtient 4 goutteurs de 1GPH.
La pluviométrie des goutteurs devra être inférieure à la vitesse d’infiltration du sol qui est 22.15
mm/h, leur débit doit être également faible; et la pression assez forte pour éviter le colmatage
des tuyaux par les éléments fins. En somme le choix du goutteur dépend des caractères
suivants :
- L’infiltration du sol,
- La texture du sol,
- L’écartement des plantes.
𝟏𝟎𝟎𝟎 ∗ 𝒒𝒆𝒎𝒊𝒕(𝒎𝟑/𝒉)
𝑷𝒆𝒎𝒊𝒕 =
𝑺𝒍𝒂𝒕 ∗ 𝑺𝒆𝒎𝒊𝒕
La pluviométrie ainsi obtenue donne un temps d’arrosage de 9 h 18 min. Ce qui est inférieur au
temps disponible pour chaque poste d’arrosage qui est de 9h 24 min. Cela permettra aux
utilisateurs d’avoir un temps de manipulation du dispositif (réglage de vannes).
Paramètres Valeurs
Pnom(m) 30
Semit(m) 2,5
Slat(m) 3
Ts(h) 9,4
Ns 2
L(m) 100
l(m) 75
Npos 20
Nlat, sim 3
Nemit/lat 100
Rampe
Diamètre théorique des rampes
Les diamètres théoriques ont été calculés par la formule suivante :
[𝑄(𝑚3 /𝑠)]𝑁
∆𝐻𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒 [𝑚/𝑚] = 𝑎 × (
[𝐷(𝑚)]𝑀
Q (m3/s)= Débits.
F = Facteur de correction dont la valeur est fonction du nombre de points de sortie d’eau pris
égale à 0.356 car la rampe comporte 90 gouteurs de part et d’autre de la rampe.
Car (𝐸𝑎𝑚𝑜𝑛𝑡 − 𝐸𝑎𝑣𝑎𝑙 ) = 0 car les rampes sont parallèles aux courbes de niveau Avec
Porte rampe
Diamètre théorique des portes rampes :
𝑄𝑝𝑟 (𝑚3 /ℎ)
𝐷𝑝𝑟 (𝑚𝑚) = √ × 18,811
𝑉 (𝑚/𝑠)
Perte de charge linéaire par unité de longueur sur la porte rampe la plus
défavorisée
Elle a été déterminée par la formule de Calmon Lechapt
[𝑄(𝑚3 /𝑠)]𝑁
∆𝐻𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒 [𝑚/𝑚] = 𝑎 × (
[𝐷(𝑚)]𝑀
F = Facteur de correction dont la valeur est fonction du nombre de points de sortie d’eau pris
égale à 0,435 car 1 rampe fonctionne simultanément sur la porte rampe.
[𝑄(𝑚3 /𝑠)]𝑁
∆𝐻𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒 [𝑚/𝑚] = 𝑎 × (
[𝐷(𝑚)]𝑀
Le calcul de ces différentes pertes de charges est consigné dans le tableau suivant.
Le diamètre de la canopée (canopy size) est considérée égale à 8 feet soit 2,4 m.
Cela correspond sur le graph à : 3 goutteurs de 1GPH (0,003785 m3/h)
Plcan(Ft 2 )x0,75
𝑁𝑒𝑚𝑖𝑡/𝑝𝑙 =
Awemit(Ft 2 )
b. Aspersion
i. Choix des asperseurs
Le choix des asperseurs s’est fait suivant quatre critères :
Donc D=6 m
Vitesse max de vent : 3,7 Km/h pour une disposition carrée l’écartement max des asperseurs
sera donc de 50% du diamètre mouillé D easp=KxD avec K=0,5.
Le nombre d’asperseurs
𝐿𝑟𝑝 (𝑚)
𝑁𝑎𝑠𝑝/𝑟𝑝 =
𝑒𝑎𝑠𝑝 (𝑚)
𝒎𝟑
𝑸()
𝑫𝒕𝒉é𝒐𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆 (𝒎𝒎) = √ 𝒎 𝒉 × 𝟏𝟖, 𝟖𝟏𝟏
𝑽( 𝒔 )
Le diamètre nominal ou diamètre commercial DN choisi est tel que : 𝐷𝑁 ≥ 𝐷𝑡ℎ𝑒𝑜𝑟𝑖𝑎𝑢𝑒 Q est le
débit véhiculé par la conduite et V la vitesse maximale admissible, conformément au matériau
constitutif des conduites (uPVC) est 1,7 m/s et de 2m/s pour les conduites en Aluminium.
Les pertes de charges linéaires : La perte de charge dans une conduite est fonction du débit
qui la transite, de sa longueur et de sa section de la conduite (diamètre). Elle est calculée par
la formule de Colebrook, Calmon et Lechapt.
𝒏
𝒎𝟑
[𝑸 ( 𝒔 )]
∆𝑯𝒕𝒖𝒃𝒆 (𝒎) = 𝒂 × ×𝑭×𝑳
[𝑫(𝒎)]𝒎
F : est le facteur de correction qui tient compte du nombre de points de sortie d’eau
sur la conduite ;
a, n et m sont les coefficients de la formule de Colebrook, Calmon et Lechapt qui est
fonction des caractéristiques du matériau constitutif de la conduite (cf. cours).
Le calcul de ces différentes pertes de charges est consigné dans le tableau suivant :
4. Organisation de l’irrigation
Le périmètre est subdivisé en deux, selon la rive, les cultures et les réseaux sont calés en
fonction de la culture la plus contraignante dans chaque cas.
L’irrigation sera organisée par rotation des rampes sur chacune des parcelles suivant un tour
d’eau. Ainsi l’irrigation se fera par tour d’eau commun de deux (2) jours à l’échelle du périmètre
suivant un calendrier défini.
Organisation de l'irrigation pour l’aspersion
Dose brute
(mm)
09Sept-12 Dec 95 Développement 98.2 140.3 8,5
12Déc- 22janv 136 Développement 100.4 143.5 20,5
22Janv- 25 Feb 170 Croissance 98.7 141.0 24
25Féb-25Mars 198 Croissance 101.6 145.1 30
25Mars- 19 Apr 223 Croissance 98.5 140.8 32,5
19 Avr- 16 Mai 250 Croissance 102.3 146.1 31,5
16Mai- 16Juin 281 maturité 101.3 144.7 27
5. Bassin de décantation
L’eau du barrage est généralement chargée de matière en suspension, cela perturbe le
fonctionnement des équipements surtout dans le cas de l’irrigation goutte à goutte. Pour assurer
la pérennité des équipements nous proposons un bassin de décantation qui permettra la
sédimentation des matières solides dans l’eau.
Pour son calcul, il peut être assimilé à un réservoir enterré. Les dimensions de cet ouvrage
notamment sa profondeur et sa longueur doivent permettre aux particules de se déposer au fond
du bassin.
Hypothèses et principe de calcul :
Le bassin doit pouvoir résister à la poussée des terres et à la poussée hydrostatique. Dans ces
conditions, deux cas peuvent se présenter : Au cas où le bassin est vide : Dans ce cas, la seule
action à prendre en compte est la poussée des terres.
Au cas où le bassin est plein : Dans cette présente situation, le bassin est soumis à la fois à la
poussée des terres et à l’action de l’eau qu’il contient.
Ainsi le bassin est dimensionné en fonction du cas le plus défavorable. Qui est le premier cas,
à savoir quand le bassin est vide. En
effet, les parois du bassin sont plus sollicitées quand il est vide car elles (les parois) doivent
résister à la poussée des terres par leur poids et les armatures présentes dans la paroi. Et quand
il est plein, les deux actions (poussée des terres et hydrostatique) sont de sens opposé qui tentent
plus ou moins à s’équilibrer, donc les parois sont moins sollicitées.
a. Dimensionnement du bassin
Les dimensions du bassin sont consignées dans le tableau suivant.
i. Dimensions du bassin
Caractéristiques du bassin
Paramètres Valeurs
Hauteur (m) 3
Longueur (m) 40
Largeur (m) 30
Volume (m3) 3600
Epaisseur du radier (cm) 40
Epaisseur des parois (cm) 30
Enrobage (cm) 3
Aciers principaux
face extérieure face intérieure
section d'acier (cm2) 18,17 18,17
diamètre des aciers (mm) 20 20
nombre de barres 6 6
espacements (cm) 50 50
Aciers de répartition
face extérieure face intérieure
section des aciers (cm2) 6,06 6,06
espacements (cm) 75 75
Acier
Aciers Longitudinaux (Suivant x) (Aciers Transversaux Suivant Y)
Aciers
Section (cm²) Aciers Espacement (cm) Section (cm²) Aciers Espacement (cm)
Radier 3.375 5HA10 19 3.375 5HA10 19
anti-renard en béton armé sont prévus pour renforcer l’étanchéité et éviter les
percolations préférentielles le long de la conduite.
Un bac de réception en aval en béton armé comprenant une chambre de vanne, une
chambre de réception, un mur à impact également en béton destiné à briser l’énergie de
l’eau et deux échelles de descente en fer D12. La chambre des vannes est fermée par
une grille de fabrication locale en fer T12
La prise d’eau sera combinée à la vidange, elle sera en acier et de diamètre inférieur à la
conduite de vidange dans laquelle elle sera glissée. Ces caractéristiques sont obtenus à partir de
l’abaque (Figure 2.38 : Abaque pour le choix d'une conduite de vidange à écoulement à surface
libre [4}. ).
Nous aurons une conduite en acier de diamètre 600 mm un débit de 0.5 m3/s avec une pente
1/200 pour un remplissage de 80 %.
Méthode numérique donne avec la formule de Manning Strickler.
Caractéristiques de la prise d’eau
Paramètres Valeurs
Coefficient de Manning Strickler K en fonte d’acier 80
Surface mouillée Sm (m2) 0.226
Pente I 0.005
Tirant d’eau y (m) 0.48
Rayon hydraulique Rh (m) 0.24
Débit de la conduite Qp (m3/s) 0.5
Cette grande différence de profondeur entre la nappe et l’enracinement des plantes permet de
se passer d’un système de drainage de subsurface. La quantité d’eau ruisselée sera
considérablement réduite grâce au système d’irrigation utilisé.
Ainsi un drain qui est en mesure d’évacuer les eaux pluviales devrait alors être capable de
drainer les eaux d’irrigation ruisselées. En plus un débit de drainage pour l’entretien des rampes
en fin de campagne est prévus (purges). Ce débit pris égale au débit nécessaire pour assurer le
fonctionnement simultané de 2 rampes par ha.
La lame d’eau ruisselée est fonction du coefficient de ruissellement. Ce coefficient est défini
dans la méthode ORSTOM par une fonction de la géologie et de la pluie annuelle moyenne.
Nous avons retenu la relation valable pour les argiles :
Kr = 300 ∗ 𝑃 (−0,3)
Kr : Coefficient de ruissellement décennal
P : Pluie moyenne annuelle (mm), soit P= 653 mm
𝐾𝑟 = 42,92%
La lame d’eau ruisselée vaut alors :
𝑸 = 𝟎, 𝟏𝟔 𝒎𝟑 /𝒔 /𝒉𝒂
𝑸 = 𝟎, 𝟎𝟔𝟓 𝒎𝟑 /𝒔 /𝒉𝒂
𝑸 = 𝟎, 𝟏𝟑 𝒎𝟑 /𝒔 /𝒉𝒂
8. Station de pompage
a. Choix du type de disposition
La station de pompage permet d’amener l’eau d’irrigation de la retenue (barrage, rivière…)
vers les parcelles. Ainsi, le choix du type de station tient compte des contraintes de la variation
du niveau d’eau (le marnage), du débit solide, du type de fondation ainsi que l’exposition au
vent (cours Pompe 1, ADRIANISSA 2016).
L’analyse globale de la disposition a été basée sur l’attribution de score. La scorification est
indiquée dans le tableau ci-dessous.
Δ H pièces : Les pertes de charge dans les pièces de connexion (tés, coudes, vannes…) estimées
10% de H totale (4,68m);
Δ H support : Les pertes de charge dans le support élévatoire de l’asperseur (0,25m) ;
Δ H support = Hsupport*0,25 = 0,25m, avec des asperseurs surélevés de 0.46m au-dessus du
sol ;
Paramètres des réseaux d'irrigation amont et aval
AVAL AMONT
Rive gauche Rive droite Rive gauche Rive droite
HMT (m) 41,8 43,07 47,4 48,12
𝑷𝑨 𝑷𝒔
𝑵𝑷𝑺𝑯𝒅(𝒎) = − − 𝑯𝒂 − 𝒑𝒅𝒄
𝝆𝒈 𝝆𝒈
PA/g* ῥ Ps/g*ῥ
10,70336391 0,23
RGAV 3,217036556 Pdc 4,25632736 2
RGAM 3,193560578 4,27980334 Ha 2
RDAV 5,013726927 4,45963699 1
RDAM 2,511525309 4,96183861 3
Détermination du NPSHd
NPSHd (m)
Rive gauche aval Rive droite aval Rive gauche amont Rive droite amont
Rive Gauche Aval Rive Droite Aval Rive Gauche Amont Rive Droite Amont
p(Kw) 13.5 27.6 7.7 7.8
n(%) 67% 73% 64% 64%
Pa(Kw) 20.14 37,8 12.03 12,18
Pacorr(Kw) 23,69 44.47 14,15 14,34
Bj (Kwh/j) 469.14 880.7 280.17 283.9
i. Choix de l’onduleur
On a :
Onduleur
Rive Gauche Aval Rive Droite Aval Rive Gauche Amont Rive Droite Amont
Pond (Kva) 52.5 131.25 30 30
Rive gauche Rive droite
Cbat min (Ah) 103 000 307 406
Système Photovoltaïque
Groupe Électrogène
Prix/ha Prix Total
Cout d'achat 39 240 000 10 775 214 797 365 836
Cout d'installation 3 500 000 9 500 000
Fonctionnement annuelle 24 624 000