Cours Maintenance Fiabilité
Cours Maintenance Fiabilité
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Chapitre I
1/- Introduction :
Le maintien des équipements de production est un enjeu clé pour la productivité des usines
aussi bien que pour la qualité des produits. C’est un défi industriel impliquant la remise en
cause des structures figées actuelles et la promotion de méthodes adaptées à la nature nouvelle
des matériels.
Commentaires:
* Coût optimal qui conditionne l’ensemble des opérations dans un souci d’efficacité.
- Maintenir, c’est choisir les moyens de prévenir, de corriger ou de rénover suivant l’usage du
matériel, suivant sa criticité économique, afin d’optimiser le coût global de possession
maintenir, c’est maîtriser. En fait, la plupart des services « entretien traditionnel » sont en
mutation vers la maintenance.
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4/- Le service maintenance :
* Tendance 1 : La centralisation où toute la maintenance est assurée par un service. D’où les
avantages sont :
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4-3/ Mission du service maintenance :
L’entretien général des bâtiments administratifs ou industriels, des espaces verts, des
véhicules...
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4-4/ La communication dans le service maintenance :
Acronymes utilisés :
DT : demande de travail
OT : ordre de travail
BT : bon de travail
DA : demande d’approvisionnement
En effet, lorsqu’une machine tombe en panne, le service production émet une demande de
travail à l’ordonnancement du service maintenance.
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- Après avoir localisé et déterminé l’ (ou les) organe(s) défaillant(s), le bureau des méthodes
lance un bon de travail pour l’ordonnancement et transmit le dossier de préparation au
technicien de maintenance qui va exécuter la réparation.
- Avant de partir sur site, l’ordonnancement doit préparer une demande d’approvisionnement
pour le technicien. Cette demande lui permettra de recevoir les pièces de rechange du
magasin. Lors de la réception, le technicien recevra un bon de sortie de magasin.
- Après avoir terminé l’exécution des réparations, le technicien doit transmettre le rapport de
l’intervention au bureau des méthodes pour le classer dans l’historique.
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5/- Fonctions et tâches associées à la maintenance :
Il s’agit d’optimiser les tâches en fonction des critères retenus dans le cadre de la politique de
maintenance définie par l’entreprise.
* Etudes techniques :
* Préparation et ordonnancement :
L’aspect pluri technique de cette fonction nécessite une grande expérience sur le matériel et
une connaissance approfondie des différentes technologies. Le technicien devra agir avec
beaucoup de rigueur pour rendre son action efficace. Il sera aidé par les documents et les
procédures établis par la fonction « études et préparation ».
Indispensable à tout le service, cette fonction est la mémoire de l’activité sur laquelle
s’appuieront les études ultérieures en vue de définir une politique de maintenance. Elle est
aussi une source inestimable de renseignement pour la fonction « études et méthodes ».
Les principales tâches sont : élaboration et tenue des inventaires, constitution des dossiers
techniques, des historiques, des dossiers économiques, constitution d’une documentation
générale, technique et réglementaire, constitution d’une documentation fournisseur.
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Chapitre II
- Intermittente : si le bien retrouve son aptitude au bout d’un temps limité sans avoir subi
d’action corrective externe.
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1-1/ Fonction requise :
Fonction d’un produit dont l’accomplissement est nécessaire pour la fourniture d’un service
donné. Une fonction requise pourra être une fonction seule ou un ensemble de fonctions. La
notion du service pourra recouvrir une mission, c’est à dire une succession de phases par
lesquelles doit passer le produit sur un intervalle du temps donné.
1-2/ Dégradation :
État d’une entité présentant une perte de performances d’une des fonctions assurées par celle-
ci ou alors un sous-ensemble lui-même dégradé, voire défaillant, sans conséquence
fonctionnelle sur l’ensemble. On peut aussi parler de dérive.
La défaillance est la conséquence d’un défaut, dont la cause est une faute.
Faute : elle peut être physique (interne ou externe) ou due à l’utilisateur. C’est la notion de
5M : Matières, Matériel, Milieu, Moyens et Main d’œuvre. Elle entraîne une erreur.
- Défaut : au départ, il est latent, car on ne s’en aperçoit pas tout de suite. Il devient ensuite
effectif. Le défaut peut être :
- Progressif : s’il était prévisible et éventuellement réversible (exemples : organe qui rouille,
fuite sur une soupape).
1-4/ Panne :
État d’un produit le rendant inapte à accomplir une fonction requise dans des conditions
données d’utilisation : c’est un état. Elle résulte toujours d’une défaillance.
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2/- Les concepts de la maintenance :
L’analyse des différentes formes de maintenance repose sur 4 concepts :
- L’utilisation d’un langage commun pour toutes les parties (conception, production,
prestataires des services, etc.)
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3-1/ La maintenance corrective :
La maintenance corrective correspond à une attitude de défense (subir) dans l’attente d’une
défaillance fortuite, attitude caractéristique de l’entretien traditionnel.
Après apparition d’une défaillance, le maintenancier doit mettre en œuvre un certain nombre
d’opérations dont les définitions sont données ci-dessous. Ces opérations s'effectuent par
étapes (dans l'ordre) :
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- contrôle du bon fonctionnement après intervention.
Les actions de maintenance corrective étant très diverses, il est toujours difficile de prévoir la
durée d’intervention :
- Elle peut être faible (de quelques secondes pour réarmer un disjoncteur ou changer un
fusible à quelques minutes pour changer un joint qui fuit).
- Elle peut être très importante (de 0,5 à plusieurs heures) dans le cas du changement de
plusieurs organes simultanément (moteur noyé par une inondation).
- Elle peut être majeure en cas de mort d’homme (plusieurs jours si enquête de police).
Le responsable maintenance doit donc tenir compte de ces distorsions et avoir à sa disposition
une équipe « réactive » aux événements aléatoires. Pour réduire la durée des interventions,
donc les coûts directs et indirects (coûts d’indisponibilité de l’équipement), on peut :
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- Diminuer le budget de maintenance.
Même si le temps est l’unité la plus répandue, d’autres unités peuvent être retenues telles que :
la quantité, la longueur et la masse des produits fabriqués, la distance parcourue, le nombre de
cycles effectués, etc.
Cette périodicité d’intervention est déterminée à partir de la mise en service ou après une
révision complète ou partielle. Cette méthode nécessite de connaître :
- Le comportement du matériel.
- Equipements dont la panne risque de provoquer des accidents graves : tout matériel assurant
le transport en commun des personnes, avions, trains, etc….
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Les paramètres mesurés peuvent porter sur :
- Visite : examen détaillé et prédéterminé de tout (visite générale) ou partie (visite limitée) des
différents éléments du bien et pouvant impliquer des opérations de maintenance du premier et
du deuxième niveau ; il peut également déboucher sur la maintenance corrective.
- Test : comparaison des réponses d’un système par rapport à un système de référence ou à un
phénomène physique significatif d’une marche correcte.
- Echange standard : remplacement d’une pièce ou d’un sous-ensemble défectueux par une
pièce identique, neuve ou remise en état préalablement, conformément aux prescriptions du
constructeur.
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pour prévenir. Elles sont effectuées de manière continue ou à intervalles prédéterminés ou
non, calculés sur le temps ou sur le nombre d’unités d’usage.
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- L’augmentation des performances de production.
- L’augmentation de la fiabilité.
- L’amélioration de la maintenabilité.
Rénovation :
C’est l’inspection complète de tous les organes, la reprise dimensionnelle complète ou le
remplacement des pièces déformées, la vérification des caractéristiques et éventuellement, la
réparation des pièces et sous-ensembles défaillants. C’est donc une suite possible à une
révision générale. Une rénovation peut donner lieu à un échange standard.
Reconstruction :
« Action suivant le démontage du bien principal et remplacement des biens qui approchent de
la fin de leur durée de vie et/ou devraient être systématiquement remplacés ». La
reconstruction diffère de la révision en ce qu'elle peut inclure des modifications et/ou
améliorations. L’objectif de la reconstruction est normalement de donner à un bien une vie
utile qui peut être plus longue que celle du bien d’origine. La reconstruction impose le
remplacement de pièces vitales par des pièces d’origine ou des pièces neuves équivalentes. La
reconstruction peut être assortie d’une modernisation ou de modifications. Les modifications
peuvent apporter un plus en terme de disponibilité (redondance), d’efficacité, de sécurité,
etc…. Attention toutefois à une forme particulière de reconstruction : c’est la
«cannibalisation » qui consiste à récupérer, sur le matériel mis au rebut (casse), des éléments
en bon état, de durée de vie espérée inconnue, et de les utiliser en rechanges ou en pièces de
rénovation. Est-ce une bonne solution ?...
Modernisation :
C’est le remplacement d’équipements, d’accessoires, des logiciels par des sous-ensembles
apportant, grâce à des perfectionnements techniques n’existant pas sur le bien d’origine, une
amélioration de l’aptitude à l’emploi du bien. Une modernisation peut intervenir dans les
opérations de rénovation ou de reconstruction.
Réglages simples prévus par le constructeur au moyen d'éléments accessibles sans aucun
démontage ou ouverture de l'équipement, ou échanges d'éléments consommables accessibles
en toute sécurité, tels que voyants ou certains fusibles, etc….
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Ce type d'intervention peut être effectué par l'exploitant du bien, sur place, sans outillage et à
l'aide des instructions d'utilisation. Le stock des pièces consommables nécessaires est très
faible.
Dépannage par échange standard des éléments prévus à cet effet et opérations mineures de
maintenance préventive, telles que graissage ou contrôle de bon fonctionnement. Ce type
d'intervention peut être effectué par un technicien habilité de qualification moyenne, sur place,
avec l'outillage portable défini par les instructions de maintenance, et à l'aide de ces mêmes
instructions. On peut se procurer les pièces de rechange transportables nécessaires sans délai
et à proximité immédiate du lieu d'exploitation.
Ce type d'intervention peut être effectué par un technicien spécialisé, sur place ou dans le
local de maintenance, à l'aide de l'outillage prévu dans les instructions de maintenance ainsi
que des appareils de mesure et de réglage, et éventuellement des bancs d'essais et de contrôle
des équipements et en utilisant l'ensemble de la documentation nécessaire à la maintenance du
bien ainsi que les pièces approvisionnées par le magasin.
Par définition, ce type de travaux est donc effectué par le constructeur, ou par le
reconstructeur, avec des moyens définis par le constructeur et donc proches de la fabrication.
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Chapitre III
- Une connaissance approfondie des équipements et des défaillances (et de leurs causes) qui
les menacent,
- Une connaissance des risques encourus (financiers, techniques, humains) lors d’un arrêt de
production, qu’il soit consécutif à une défaillance ou alors volontaire pour une intervention.
- Une responsabilité sociale puisqu’ il devra gérer des moyens humains (définition du profil
du personnel maintenance, disponibilité et constitution des équipes, etc..).
- Une responsabilité politique puisqu’il devra positionner stratégiquement son service dans
l’entreprise, ce qui n’est pas toujours une simple affaire. Il est clair que ces quatre
responsabilités ne pourront être assumées que s’il s’entoure de compétences affirmées. Ces
compétences devront se retrouver dans les grandes fonctions du service maintenance.
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1-1/ Définitions :
On appelle :
- Parc matériel, l’ensemble des biens immobilisés. Un inventaire met en évidence deux types
de biens :
- Les biens liés à la production, dans lesquels tout arrêt ou dysfonctionnement provoque une
perturbation, un ralentissement ou un arrêt et en règle générale une mauvaise qualité de la
production ; ils concernent la maintenance industrielle proprement dite ;
- Les biens indépendants de la production, dans lesquels une défaillance n’a pas
d’incidence sur la production ; ils concernent la maintenance dite « immobilière ».
a- Equipements de production :
C’est le matériel directement en rapport avec la fabrication et qui donne la valeur ajoutée au
produit ou au service fabriqué. C’est la cible naturelle de la maintenance.
Ils se divisent en :
* Equipements techniques :
- Les générateurs d’énergie (postes HT, générateurs de vapeur, compresseurs d’air, etc..),
* Aménagements techniques :
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- bâtiments (murs, toitures, issues, etc..),
- le parc de véhicules.
c- Responsabilités :
Il appartiendra donc à chaque responsable de mettre en place son propre inventaire, fonction
de la topographie de l’entreprise et de son organigramme.
4. fonction « méthodes », c’est à dire la mise à jour des documents techniques, la préparation
du travail, l’ordonnancement des travaux, la gestion des stocks, la gestion économique de
l’activité maintenance, les études techniques.
5. fonction « sous-traitance », c’est à dire le fait de confier des travaux de maintenance à une
entreprise tiers.
Ces cinq fonctions ne sont pas exécutées n’importe où, ce qui va conditionner la présence
physique du personnel maintenance. La maintenance peut s’effectuer :
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- Sur site, c’est à dire là où se trouve l’équipement défaillant ou à modifier.
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- la constitution aisée d’équipes polyvalentes,
Le choix de l’une et de l’autre est lié bien sûr à la taille de l’entreprise, à sa nature et à sa
technicité.
a- Rôle :
C’est la fonction qui permet la préparation des travaux de maintenance. Elle comprend :
- L’analyse et/ou les études des travaux à effectuer y compris les améliorations possibles
(plans de graissage, de maintenance préventive, etc..),
- Le contrôle de la réalisation sachant que la réalisation est confiée à une équipe «terrain»,
- L’assistance technique.
C’est de diminuer le plus possible les coûts de maintenance tout en maintenant le maximum
de qualité de service :
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Chapitre IV
La documentation en maintenance
Une bonne connaissance du matériel passe par une documentation suffisamment exhaustive
pour prendre en compte tous les équipements nécessitant un suivi, une politique de
maintenance et/ou un stockage de pièces de rechange. On dira même que la documentation est
un des piliers de la fonction maintenance et est indispensable à celle-ci afin qu’elle puisse
accomplir sa mission le mieux possible. On ne conçoit pas en effet un technicien dépannant
un téléviseur sans schéma, sauf à retrouver celui-ci progressivement en observant le circuit
imprimé ! Mais si c’était le cas, quelle serait la durée d’immobilisation du téléviseur ? Le
client aurait le temps d’être mécontent !..
La fonction maintenance exige la circulation appropriée des informations entre les différents
nœuds de son organisation interne. La documentation intervient donc à tous les niveaux du
service maintenance :
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- des ouvrages plus spécialisés, destinés à des lecteurs plus avertis, et très utiles lorsqu’on veut
conduire une étude d’amélioration et de fiabilisation d’un équipement.
D’autre part, ce service doit être abonné à :
- toutes les revues techniques et articles de conférences permettant d’effectuer une « veille
technologique » (par exemple « Maintenance et entreprise », « Production Maintenance, «
Usine Nouvelle », « Mesures », « Contrôle », etc..),
- toutes les normes (internationales si possible, nationales) et conventions ou « habitudes »
d’entreprise (par exemple « normes ISO », « normes AFNOR »).
- es catalogues de fournisseurs.
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2-1/ Nomenclature des équipements :
Tous les matériels et biens durables de l’entreprise doivent être inventoriés, classés et codifiés
afin de constituer une nomenclature. Une telle nomenclature va faciliter l’établissement des
budgets de maintenance, la mise en place de plans de maintenance préventive et plus
généralement des méthodes de maintenance.
a- Généralités :
Pour éviter de ne pas oublier des documents essentiels, une partie de cette documentation
stratégique fait l’objet d’une norme européenne (norme NF EN 13460 :2002). Elle a été
adoptée le 25-02-2002 par le Comité Européen de Normalisation (CEN)
Les éléments techniques normatifs concernent la première partie du cycle de vie d’un bien à
maintenir. C’est ce qu’on appelle encore phase préparatoire. Contrairement aux documents
techniques de fabrication ou commerciaux et publicitaires d’un bien, lorsqu’on acquiert celui-
ci, on exige du fournisseur un minimum de documents pour faire fonctionner et maintenir ce
bien de façon correcte. C’est cette partie qui doit faire partie, implicitement ou
explicitement, de la commande.
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A la phase opérationnelle du cycle de vie du bien à maintenir, c’est à dire une fois qu’on a
installé le bien et que commence son utilisation, vont correspondre des dossiers opérationnels:
Cette période du cycle de vie se poursuit jusqu’à sa mise au rebut de l’équipement. Le cycle
de vie du DTE et de la documentation opérationnelle suit le cycle de vie du bien lui même.
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- Rôle du DTE:
Le DTE est par excellence l’outil de travail des préparateurs maintenance, mais il est aussi en
partie celui des équipes opérationnelles. La GMAO permet de l’informatiser complètement.
Certains logiciels de PAO (publication assistée par ordinateur), interfaçables avec les GMAO,
permettent d’obtenir des schémas en 3D, des perspectives éclatées, etc..
Cela signifie qu’un plan de maintenance trop riche ou trop perfectionné, donc très coûteux,
peut aller à l’encontre des bonnes intentions. Il faut alors sélectionner ses documents : inutile
de créer le plan de maintenance d’un équipement qui ne tombe jamais en panne. Pour mettre
en évidence les équipements à risque, on effectue une étude de criticité.
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a- Notion de criticité:
Elle repose bien sûr sur l’expérience et la connaissance progressive du matériel. Il s’agit de
noter dans un premier temps chaque équipement selon différents critères. Un exemple de
fiche de notation est donné par la figure 4
- 8 < Total < 12, l’équipement est à forte criticité et est à travailler en priorité,
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- 4 < Total < 8, le matériel est de criticité moyenne, le plan de maintenance est à développer si
les coûts directs de maintenance sont importants,
- 0 < Total < 4, le matériel est de faible criticité, le plan de maintenance est à établir au
fur et à mesure des opérations de maintenance.
b- Définitions:
- Mode opératoire (MO) : ensemble des étapes séquentielles à suivre, afin d’exécuter une
opération de maintenance, depuis les activités préparatoires, comme l’étude et les politiques
de définition, jusqu’à l’analyse lorsque le travail est terminé et jusqu’à la définition des
actions à entreprendre pour améliorer des cas futurs similaires.
- Bon de travail (BT) : document contenant toutes les informations relatives à une opération
de maintenance et les références à d’autres documents nécessaires à l’exécution du travail de
maintenance.
- Fiche de suivi d’un équipement : elle permet de retracer tous les évènements survenant
pendant la phase opérationnelle de l’équipement. C’est la notion d’historique que nous
traiterons à part.
- Liste des articles consommables : recueil contenant la référence de tous les composants
prévus pour être consommés pendant l’utilisation normale de l’équipement. Ces articles sont
conçus de telle sorte qu’ils ne soient pas réparables ou qu’ils disparaissent pendant
l’utilisation de l’équipement.
- Liste de pièces d’usure : liste contenant la référence de toutes les pièces prévues pour
s’user pendant l’utilisation normale de l’équipement. Ces articles peuvent être réparables ou
non réparables. La connaissance des pièces d’usure permet une gestion optimisée des stocks
de pièces de rechange.
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- Liste des pièces de rechange : liste contenant la référence de toutes les pièces prévues pour
être échangées suite à une usure ou une détérioration pendant l’utilisation normale de
l’équipement. Ces articles peuvent être réparables ou non réparables.
- Liste des articles non consommables : recueil contenant la référence de tous les
composants prévus pour la remise en état de l’équipement avant réutilisation. Ces articles sont
conçus de telle sorte qu’ils soient réparables au cours du cycle de vie de l’équipement.
a- Définition:
- Certains faits passés peuvent très bien expliquer une défaillance quelques mois, voire
quelques années plus tard ; l’historique est donc la mémoire technique de l’équipement.
- Il doit être commencé dès l’installation de l’équipement car les défaillances de jeunesse
peuvent contribuer à la recherche des causes des défaillances plus tardives.
- Tous les événements sont systématiquement consignés, même les plus anodins ; il est
toujours plus simple de se rappeler d’une grosse panne que d’une microdéfaillance répétitive
qui engendrera à terme une défaillance grave ; en effet, la microdéfaillance, le dérèglement
passager d’un paramètre deviennent rapidement des habitudes ; or, il est prouvé qu’elles sont
génératrices de perte de disponibilité, donc de productivité moindre et bien sûr de non-qualité.
- Lorsqu’une défaillance survient, il faut noter tout ce qui s’est passé (date, relevé du
compteur machine en heures ou unités d’usage, effets, causes analysées, remèdes apportés,
temps d’arrêt de l’équipement, temps consacré à l’intervention, pièces remplacées) ; la date
est importante car une défaillance peut toujours arriver au même moment d’une journée,
d’une période ou d’une saison.
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Toutes ces informations sont consignées dans les bons de travail et les rapports
d’intervention.
Attention :
- Les interventions préventives systématiques ne font pas partie d’un historique ; elles font
partie du DTE sous forme d’échéancier qui garde ainsi la trace de chaque opération réalisée.
- La saisie des microdéfaillances, aussi fastidieuse soit-elle, ne doit pas être négligée ; en fait,
l’expérience montre que son oubli fausse complètement une étude de fiabilité ultérieure.
- Un numéro, c'est-à-dire le code qui lui est attribué (chaque BT a son propre code),
- La date de clôture (date à laquelle le BT est exécuté, c'est-à-dire lorsque le travail est
terminé),
- La nature du travail,
- Fréquence,
- Dernière fois,
- Type de maintenance,
- Priorité (code informant que son action est prioritaire sur les BT ; la priorité est souvent liée
à la criticité),
- Liste de contrôle (liste des points à inspecter lors d’une opération de maintenance cyclique),
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- Estimation des ressources, etc..
* Informations d’entrée :
* Informations de sortie :
Il est intéressant de valoriser une intervention en lui attribuant une durée, un coût
d’intervention et un coût de non-production. On peut aussi déterminer le TBF (Time Between
Failures), c’est à dire le temps s’étant écoulé depuis l’apparition de la défaillance précédente.
d- Codes d’imputation:
C’est une façon de simplifier l’exploitation ultérieure de l’historique par l’agent des
méthodes. La cause, la nature ou la localisation sont codées par une lettre ou un chiffre. Les
figures 10, 11 et 12 donnent des exemples possibles.
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Chapitre V
Il est clair que le choix des types de défaillance est important : une défaillance intrinsèque
(propre au matériel) n’a rien à voir avec une défaillance extrinsèque (liée à l’environnement),
et en tout état de cause, ne peut s’analyser de la même manière, même si on apporte par la
suite un correctif. L’analyse quantitative d’un historique sera traitée dans le paragraphe 1 ; on
dispose pour cela d’un outil très important : l’analyse de Pareto. Nous allons en expliquer le
principe et voir son application. L’analyse qualitative des défaillances sera vue ensuite. Elle
débouchera naturellement sur une aide au diagnostic. Si diagnostiquer une défaillance fait
partie du travail quotidien de l’homme de maintenance, la prévoir, afin qu’elle n’arrive pas,
est encore mieux. C’est le but de l’analyse prévisionnelle des défaillances.
- Temps d’arrêt de production (DT = Down Time) consécutifs à des défaillances, y compris
ceux des « micro-défaillances » ; tous les événements sont systématiquement consignés,
même les plus anodins ; il est toujours plus simple de se rappeler d’une grosse panne que
d’une micro-défaillance répétitive qui engendrera à terme une défaillance grave ; l’expérience
montre que son oubli fausse complètement une étude de fiabilité ultérieure. Il est prouvé aussi
que les micro-défaillances, qui appartiennent à la routine, donc qu’on oublie facilement, sont
génératrices de perte de disponibilité, donc de productivité moindre et bien sûr de non qualité
; ces données permettront donc de caractériser la disponibilité des équipements ;
- Durées d’intervention maintenance (TTR = Time To Repair) et leur moyenne (MTTR) ; ces
données permettront de caractériser la maintenabilité des équipements.
Chacune des données précédentes est ensuite associée aux familles de défaillance définies
dans le chapitre précédent :
- Localisation des éléments sensibles à partir de la décomposition structurelle,
- Modes de défaillances observés le plus fréquemment.
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plus rentable, en particulier en terme de coûts d’indisponibilité. La difficulté réside dans le
fait que ce qui « est important » et que ce qu’il « l’est moins » ne se distinguent pas toujours
de façon claire.
La méthode ABC apporte une réponse. Elle permet l’investigation qui met en évidence les
éléments les plus importants d’un problème afin de faciliter les choix et les priorités. On
classe les événements (pannes par exemple) par ordre décroissant de coûts (temps d’arrêts,
coût financier, nombre, etc..), chaque événement se rapportant à une entité. On établit ensuite
un graphique faisant correspondre les pourcentages de coûts cumulés aux pourcentages de
types de pannes ou de défaillances cumulés. Sur le schéma figure 6.2, on observe trois zones.
Conclusion : il est évident que la préparation des travaux de maintenance doit porter sur les
pannes de la zone A.
En maintenance cette méthode est très utile pour déterminer les urgences ou les tâches les plus
rentables, par exemple :
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- S’attacher particulièrement à la préparation des interventions sur les défaillances les plus
fréquentes et/ou les plus coûteuses (documentation, gammes opératoires, contrats,
ordonnancement, etc..),
- Rechercher les causes et les améliorations possibles pour ces mêmes défaillances,
- Organiser un magasin en fonction des fréquences de sortie des pièces (nombre de pièces et
emplacement),
Attention toutefois : cette méthode ne résout pas les problèmes, mais elle attire l’attention du
technicien sur les groupes d’éléments à étudier en priorité.
Le service maintenance peut exploiter cette méthode en allant beaucoup plus loin :
1-3/ Application :
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* Correction :
A-Diagramme ABC :
A partir du tableau ci-dessus, on construit le diagramme de Pareto (figure 5). Les cases grises
nous donnent les limites des zones A, B et C. Il est donc évident qu’une amélioration de la
fiabilité sur les sous-ensembles D, E et A peut procurer jusqu'à 76,9% de gain sur les pannes.
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B – Diagrammes en N, Nt :
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Le graphe en N (figure 12) oriente vers l’amélioration de la fiabilité : ici on constate que les
sous-ensembles B et G sont ceux sur lesquels il faudra agir prioritairement. Différentes
actions sont envisageables : modifications techniques (qualité des composants), consignes de
conduite, surveillance accrue (maintenance de ronde), actions préventives systématiques dans
un premier temps, conditionnelle ensuite.
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Le graphe en ̅ (figure 14) oriente vers la maintenabilité, c’est à dire l’amélioration de
l’aptitude à la maintenance. Ici, les sous-ensembles E et D présentent quasiment 80% des
difficultés de réparation.
L’abaque de Noiret est basé sur l’âge du matériel, coût, condition de travail, origine du
matériel (voir abaque document annexe).
(ANNEXE 5) Basé sur les mêmes critères que l’abaque de Noiret mais avec des points
coefficients en considérant que le total des points obtenus se situait dans trois zones :
- Dans les documents constructeurs et/ou dans les documents du service maintenance. Mais il
y a aussi l’expérience du terrain et le savoir-faire.
a- Manifestation de la défaillance :
b- Les symptômes :
Les symptômes peuvent être observés in situ, sans démontage, par les utilisateurs de
l’équipement ou par le maintenancier : VTOAG, mesures, défauts de qualité. Le VTOAG est
l’utilisation naturelle des cinq sens de l’individu. Il ne faut jamais les négliger, car ils sont
capables de contribuer à l’établissement d’un diagnostic.
* La vue (V) :
* Le toucher (T) :
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* L’odorat (O) :
* L’auditif (A) :
* Le goût (G) :
- Identification d’un produit (fuite). Les symptômes peuvent aussi s’observer après
démontage: mesures, observations de rupture, d’état de surface, contrôles non destructifs, etc.
c- Expérience :
d- Savoir-faire :
Le diagnostic est construit comme une enquête policière : le maintenancier part des
informations et symptômes, et à partir de son expérience, il formule des hypothèses affectées
d’un niveau de probabilité plus ou moins important, teste ces hypothèses afin de se construire
une certitude. Il dispose pour cela d’outils de diagnostic. Les plus utilisés sont :
Cet outil a été créé par Ishikawa, professeur à l’Université de la TOKYO dans les années 60
et concepteur d’une méthode de management de la qualité totale. Le diagramme causes-effet
est une représentation graphique du classement par familles de toutes les causes possibles
pouvant influencer un processus. Ces familles de causes au nombre de 5 engendrent la non
qualité dans un processus de fabrication. Leur nom commence par la lettre M d’où
l’appellation 5M. Ishikawa a proposé une représentation graphique en « arête de poisson »
(figure 15).
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Le diagramme Causes-Effet est donc l'image des causes identifiées d'un dysfonctionnement
potentiel pouvant survenir sur un système. Il se veut le plus exhaustif possible en représentant
toutes les causes qui peuvent avoir une influence sur la sûreté de fonctionnement. Les 5
grandes familles ou 5 facteurs primaires sont renseignés par des facteurs secondaires et
parfois tertiaires; Les différents facteurs doivent être hiérarchisés.
L'intérêt de ce diagramme est son caractère exhaustif. Il peut aussi bien s'appliquer à des
systèmes existants (évaluation) qu'à des systèmes en cours d'élaboration (validation). On
pourra adjoindre au diagramme précédent des facteurs secondaires et tertiaires qui
complèteront les facteurs primaires :
On peut adapter cet outil à l’aide au diagnostic de la manière suivante :
- Définition de l’effet étudié en regroupant le maximum de données.
- Recensement de toutes les causes possibles ; le brainstorming1 est un outil efficace pour
cette phase de recherche.
- Classement typologique des causes.
-Hiérarchisation des causes dans chaque famille par ordre d’importance.
C’est un diagramme déductif qui va de l’effet vers la cause et qui a pour objet de rechercher
toutes les combinaisons de défaillances élémentaires (primaires) pouvant déboucher vers une
panne.
a- Symbolisme :
Cet outil utilise un symbolisme qu’on utilise également sur les circuits logiques. On parle
aussi de logigramme de dépannage. Ce symbolisme est donné à la figure 16.
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b- Construction de l’arbre de défaillances :
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• Exemple :
3-1/ Définition :
L'AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité) est
une méthode d'analyse préventive de la sûreté de fonctionnement des produits et des
équipements. Ce principe de la prévention repose sur le recensement systématique et
l’évaluation des risques potentiels d’erreurs susceptibles de se produire à toutes les
phases de réalisation d’un produit. C'est une méthode précieuse qui permet à
l'entreprise de valider, tout au long de la construction du produit, sa qualité et sa
fiabilité :
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- Elle identifie les modes de défaillance des composants, en évalue les effets sur
l’ensemble des fonctions et en analyse les causes.
- Elle évalue l’impact, ou criticité, de ces modes de défaillances sur la sûreté de
fonctionnement.
- En phase de conception, elle est associée à l’Analyse Fonctionnelle, pour la
recherche des modes de défaillances spécifiques à chaque fonction ou contrainte des
composants.
- Dans le cas d'analyse sur des procédures ou chaînes de fabrication, elle permet de
localiser les opérations pouvant conduire à élaborer un produit ne respectant pas le
cahier des charges, ce qui permettra par la suite de limiter les rebuts.
- Appliquée à un groupe de travail pluridisciplinaire, elle est recommandée pour la
résolution de problèmes mineurs dont on veut identifier les causes et les effets ; elle
contribue donc à la construction et à l'amélioration de la qualité. Il existe plusieurs
types d’AMDEC dont les deux suivantes :
- AMDEC machine (ou moyen de production) : on identifie les défaillances du moyen
de production dont les effets agissent directement sur la productivité de l'entreprise. Il
s'agit donc de l'analyse des pannes et de l'optimisation de la maintenance.
- AMDEC procédé : on identifie les défaillances du procédé de fabrication dont les
effets agissent directement sur la qualité du produit fabriqué (les pannes ne sont pas
prises en compte).
3-2/ Historique :
Elle trouve son origine dans les années 1950, sous le nom de FMEA (Failures Modes
and Effects Analysis). Utilisée exclusivement aux USA et au Japon pour améliorer la
fiabilité des produits de haute technicité (armement, avionique, spatial), elle fait son
apparition en Europe en 1970 dans l’industrie nucléaire (du militaire vers le civil).
Le grand essor de l'AMDEC est dû à sa mise en oeuvre généralisée dans l'industrie
automobile (à partir de 1979 chez Ford et 1982 chez les constructeurs français) ; tous
les soustraitants ont dû suivre. Conformément au QS 9000 (équivalent de l’ISO 9000
pour l’automobile), les fournisseurs automobiles devaient utiliser la planification
qualité du procédé (APQP), incluant l'outil AMDEC et développant les plans de
contrôle. Les industries électroniques, puis les industries mécaniques se sont inscrites
ensuite dans cette démarche (apparition de la notion de sécurité des biens et des
personnes).
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- Etape 4 : évaluer la criticité.
- Etape 5 : définir et suivre un plan d’actions correctives et préventives.
a- Etape 1 : Préparation de l’étude
Lors de la première étape de préparation, il faudra d'abord valider l’objectif de l’étude
: pourquoi effectue-t-on cette étude ? L’objectif va dépendre du contexte de l’étude :
- Amélioration de la fiabilité du produit,
- Amélioration de la disponibilité du moyen de production,
- Amélioration de la disponibilité du service.
On commence tout d’abord par constituer le groupe de travail. L'AMDEC fait appel à
l'expérience, pour rassembler toutes les informations que détiennent les uns et les
autres, mais aussi pour faire évoluer les conclusions que chacun en tire et éviter que
tous restent sur leur a priori. Les méthodes de travail en groupe doivent être connues et
pratiquées afin d'assurer une efficacité optimale en groupe. C'est un critère de réussite
essentiel.
2. Le décideur :
c'est la personne responsable dans l'entreprise du sujet étudié, et qui, en dernier
recours et à défaut de consensus, exerce le choix définitif. Il est responsable et
décideur des coûts, de la qualité et des délais.
3. L'animateur :
c'est le garant de la méthode, l'organisateur de la vie du groupe. Il précise l'ordre
du jour des réunions, conduit les réunions, assure le secrétariat, assure le suivi de
l'étude. Très souvent, c'est un intervenant extérieur, ou du moins extérieur au
service de façon à pouvoir jouer les candides.
4. Le groupe de travail :
2 à 5 personnes en général, responsables et compétentes, ayant la connaissance du
système à étudier et pouvant apporter les informations nécessaires à l'analyse (on
ne peut bien parler que de ce que l'on connaît bien). Selon l'étude (produit, procédé
ou moyen de production), ce seront des représentants du design, du marketing, du
bureau d'études, du service qualité, du service achat, de la production, de la
maintenance ou des experts du domaine étudié.
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B - Planification des réunions
Comme il est difficile de réunir 5 à 8 personnes d'un certain niveau (elles sont souvent
peu disponibles), on planifie les cinq phases, de la « préparation » jusqu'aux « actions
menées » en respectant une fréquence d'une demi-journée tous les 15 jours en général.
C – Limitations de l’étude
Il est nécessaire de limiter le champ et la durée de l’étude. Un champ d’étude trop
important conduira à un exercice harassant pour un résultat médiocre. Une durée
d’étude de 2 à 3 mois est tout à fait raisonnable.
b- Etape 2 :
Analyse fonctionnelle
L’objectif final de l’étape 2 est la réalisation d’un dossier complet sur le système
étudié. Ce dossier comprend :
- la feuille de synthèse de l'état actuel de l'étude AMDEC,
- ce que l'on connaît sur les fonctions à étudier,
- ce que l'on connaît sur l'environnement du système,
- les objectifs de qualité et de fiabilité (conception), le TRS (en production), etc..
- l'analyse fonctionnelle,
- les historiques (lien GMAO-AMDEC),
- le plan de maintenance préventive,
- le conditionnement du produit (marketing).
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c- Etape 3 :
Analyse qualitative des modes de défaillance
A partir de l'analyse fonctionnelle, la démarche consiste en :
- Une recherche des modes de défaillance (par exemple perte de fonction, dégradation
d'une fonction, pas de fonction, fonction intempestive),
- Une recherche des causes (choix pouvant être guidé par la gravité des conséquences),
- Une étude des effets.
D – Fin de l’étape 3 :
la grille AMDEC
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Un des moyens de rassembler les idées du groupe de travail est la grille AMDEC. Elle
concrétise l’analyse sous la forme d'un tableau faisant apparaître, pour chaque élément
traité, ses modes de défaillance, leurs causes, leurs effets et les moyens de les détecter.
La grille AMDEC typique (ANNEXE 7) comprend 7 colonnes : le nom de l'élément
ou du composant, la fonction, le mode de défaillance, la cause de la défaillance, son
effet, sa non-détection, la cotation de la criticité. Elle peut être complétée par une
colonne indiquant les actions préventives pouvant être apportées. On différentie
souvent les modes, causes et effets par des couleurs afin de bien les mettre en
évidence. L'ordre «mode, cause, effet» est volontaire. Les effets du mode ainsi que la
non-détection seront ressentis directement par l'utilisateur. La cotation de la fréquence,
de la gravité et de la non-détection va permettre une hiérarchisation des différentes
défaillances.
A – Notion de criticité
La criticité permet de quantifier la notion de risque. Dans une étude AMDEC, elle est
évaluée à partir de la fréquence de la défaillance, de sa gravité et de sa probabilité de
nondétection. Elle détermine le choix des actions correctives et préventives à
entreprendre et fixe la priorité entre ces actions. C’est un critère pour le suivi de la
fiabilité prévisionnelle de l'équipement. La cotation de la criticité permet une
hiérarchisation des différentes défaillances et donc de planifier les recherches
d’amélioration en commençant par celles qui ont la criticité la plus élevée. On prend
alors les décisions qui s’imposent et on met en œuvre ces améliorations. Un
programme de suivi est ensuite nécessaire si l'on veut pouvoir évaluer l'efficacité des
améliorations : nouvelle mesure de la criticité et comparaison avec la valeur
antérieure.
B – Cotation de la criticité
La cotation s’effectue sur la base de trois critères : la fréquence F d’apparition de la
cause de défaillance, la gravité G de ses effets et sa non-détection N. - Fréquence F
d'apparition de la cause de défaillance : La cause de défaillance peut apparaître à
l’utilisation, à la fabrication ou à la conception d’un produit. C’est la probabilité P
pour que la cause se produise et qu’elle entraîne le mode de défaillance concerné. On
écrit que P = P1 x
P2 avec P1 = probabilité que la cause de défaillance survienne et P2 = probabilité que
la défaillance survienne lorsque la cause est présente.
- Gravité G des effets de la défaillance : La gravité est une évaluation de l’importance
des effets de la défaillance potentielle sur le client. La cause n’a pas d’incidence sur la
gravité de la défaillance.
- Non-détection N de la défaillance : Ce critère rend compte de la probabilité qu’a la
défaillance de ne pas être détectée par l’utilisateur lors de contrôles (lors de la
conception d’un produit, de sa fabrication ou de son exploitation) alors que la cause et
le mode sont apparus.
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C- Cotation des critères :
Pour évaluer ces trois critères, on utilise des grilles de cotation qui peuvent être
définies par l‘entreprise ou alors reprises dans certains ouvrages spécialisés
(ANNEXE 8).
* Expression de la criticité
On obtient la criticité C par la formule :
C=GxFxN
e- Etape 5 :
Définir et suivre un plan d’action préventive
Dans ce plan d’action vont figurer les actions préventives à mener pour diminuer le
coefficient de criticité. Une diminution de la criticité pourra être obtenue en jouant sur
un (ou plusieurs) terme(s) du produit (F x G x N).
Les actions seront d’ordre préventif ou correctif selon le cas. Elles visent à supprimer
les causes de défaillance. L’essentiel de l’action doit porter sur la prévention d’une
part et la diminution de la fréquence d’autre part. Pour suivre la mise en place des
actions, on utilise un tableau AMDEC appelé aussi fiche de synthèse de l’AMDEC
(ANNEXE 6). Après la mise en place des actions, on évaluera la nouvelle criticité des
défaillances. Si la criticité n’est toujours pas satisfaisante, on définira d’autres actions
préventives.
a- Apports :
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- Se focaliser sur une défaillance externe à l’étude (sujet mal défini).
- Confondre AMDEC Moyen de production avec AMDEC Procédé.
- Oublier le client.
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