Torture à Tlemcen : Résistance de Hafsa
Torture à Tlemcen : Résistance de Hafsa
Lettres et
Philosophie
SUJET 1 :
Le quartier du général, comme on l’appelait à Tlemcen, était le lieu des tortures .C’est dans ce quartier
que les bourreaux assouvissaient leurs instincts sadiques sur les internés placés sous leur surveillance. En
cette nuit de l’année 1960, une nouvelle victime venait grossir les rangs des suppliciés. Hafsa fut mise dans
une minuscule cellule et attachée à un anneau fixé au mur. Alors commença un interrogatoire serré de la
part du capitaine qui prit l’affaire en main.
-Allez ! Parle maintenant .Connais-tu Chaabane (chef du secteur du « Merkez » de Tlemcen, tombé au
champ d’honneur en 1959).Alors ? Menace l’officier.
Ce fut soudain la furie des crosses .La détenue est sauvagement battue .Elle sombra bientôt dans une
inconscience bienfaisante. Mais elle se réveilla sous la brutale morsure des cigarettes. La cellule est pleine
d’une odeur de chair brulée. Le corps se consume. Dans son inconscience Hafsa s’accroche à une seule
idée : ne pas parler, ne pas hurler, ne pas leur donner la satisfaction de la voir gémir ou pleurer .Deux
heures du matin les bourreaux sont fatigués. Ils abandonnent un corps sanglant lié à un anneau et vont
dormir l’âme en paix. Seconde nuit, « vers 21 heures, raconte Hafsa, j’étais éveillée et j’inspectais ce corps
dénudé ; mon corps boursouflé par les brulures de cigarettes. D’une main je palpais la peau sanglante de
mon visage. Vinrent l’officier et sa suite 5 minutes plus tard ». « Alors ? On parle aujourd’hui ou non ? »
Hafsa fit non de la tête. « Parfait, persiffle l’officier. Ouvre ta gueule ».Pinces en main, les bourreaux
extirpent la langue de la détenue, lui enfonce un clou en travers. La femme sent ses entrailles se déchirer.
Peut-être est-ce la mort, espère-t-elle. Mais la mort ne sera pas au rendez-vous. Un souffle de vie persiste
dans un corps devenu étranger. Un corps supplicié dont les bourreaux ignorent les tourments. Six nuits que
cela dure, mais durant ces six nuits où l’inhumanité des bourreaux s’est déchainée, [Link] chaque
matin le motif de la consolation : un bout de pain qu’une main anonyme lance chaque nuit à travers les
barreaux de la cellule.
Dixième jour de tortures, B. Z. est méconnaissable. Visage ensanglanté, corps mutilé. « Alors, on parle
ou bien c’est la promenade dans les vergers de Tlemcen qui t’attend, ma belle ? »Silence de B.Z. On fit
venir une jeep bâchée .Promenade nocturne macabre. Des arrêts fréquents ont lieu. On bande les yeux de
B.Z ? On manipule les armes. Un ordre sec : « Feu ! ».Rien ne se passe .On fait demi-tour et la victime
réintègre sa cellule. Ce fut ainsi durant trois nuits hallucinantes. Mais la mort tant espérée ne vint pas.
Questions :
2-« C’est dans ce quartier que les bourreaux assouvissaient leurs instincts sadiques sur les internés …»
3- a/ « Alors, on parle ou bien c’est la promenade dans les vergers de Tlemcen qui t’attend, ma belle ? »
Qui est désigné par le pronom « on » dans chacune des deux phrases.
a- durant ces six nuits où l’inhumanité des bourreaux s’est déchainée.
b- Un souffle de vie persiste dans un corps devenu étranger. Un corps supplicié dont les bourreaux
ignorent les tourments
c- Hafsa fut mise dans une minuscule cellule et attachée à un anneau fixé au mur.
Faits Commentaires
Sujet 02 : Le 08 mars est une journée importante pour toutes les femmes. Afin de rendre hommage aux
femmes algériennes qui ont participé à la guerre de libération nationale, la rubrique « Histoire » du journal
du lycée sera consacrée au rôle des Algériennes pendant la lutte de libération nationale.
-Rédigez un article dans lequel vous ferez témoigner une ancienne combattante.
Baccalauréat Blanc de Français Niveau : 3ème AS. Lettres et
Philosophie
Corrigé SUJET 1 :
2 Pts 3- a/ « Alors, on parle ou bien ….qui t’attend, ma belle ? » -----------> on désigne Hafsa
b/ On fit venir une jeep bâchée ----------------------------------> on désigne les bourreaux
(les soldats français)
2 Pts 4- L’auteur cite le témoignage de Hafsa afin de montrer l’atrocité et le barbarisme des soldats
français et donner une crédibilité aux propos avancés par l’auteur.
1 Pts 6- Hafsa est résolue à ne pas céder à la torture : (Hafsa fit non de la tête)
b- Un souffle de vie persiste dans un corps devenu étranger. Un corps supplicié dont les bourreaux
ignorent les tourments
c- Hafsa fut mise dans une minuscule cellule et attachée à un anneau fixé au mur.
Faits Commentaires
c- a-
d- b-
8- la visée communicative de l’auteur : informer les lecteurs de son livre sur les atrocités et la
1.5
Pts barbarie de l’armée coloniale française pendant la guerre d’Algérie.