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Sig Petrole Esri

Le document décrit le rôle croissant des SIG dans les compagnies pétrolières. Les SIG sont devenus un outil essentiel pour gérer et analyser les nombreuses données spatiales liées à l'exploration et à la production pétrolière. Le document souligne également la nécessité d'intégrer davantage les SIG avec les logiciels métier spécialisés utilisés dans le secteur.

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Sig Petrole Esri

Le document décrit le rôle croissant des SIG dans les compagnies pétrolières. Les SIG sont devenus un outil essentiel pour gérer et analyser les nombreuses données spatiales liées à l'exploration et à la production pétrolière. Le document souligne également la nécessité d'intégrer davantage les SIG avec les logiciels métier spécialisés utilisés dans le secteur.

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SIG PETROLE ESRI

Le monde pétrolier est en évolution constante. Les méthodologies et technologies mises à


l’œuvre à chaque étape de l’exploration, le traitement, le transport et la distribution de ce
liquide précieux doivent continuellement faire face à des exigences nouvelles, imposées par
les conditions changeantes dans chaque segment de l’activité pétrolière.

La majeure partie des données pétrolières comportant une composante spatiale, ou


référençant indirectement une donnée spatiale, il est normal que le SIG occupe une place
centrale au sein des Compagnies pétrolières. Des éléments de réponse à des questions telles le
choix d’un site de forage, le choix du tracé d’un futur oléoduc ou gazoduc, l’établissement
d’une stratégie pour l’acheminement des produits pétroliers vers le marché, voire la
redistribution des effectifs d’une Compagnie après une fusion, sont le plus souvent le résultat
d’un travail d’analyse et de synthèse devant un écran SIG.

L’évolution du positionnement stratégique du SIG au sein d’une Compagnie pétrolière est


soumise à l’évolution des paramètres suivants :

- Evolution au niveau des données-mêmes

- Evolution au niveau de la logique de mise à disposition des données

- Evolution au niveau du déroulement du travail (workflow)

L’amélioration de la qualité et la précision des données est la conséquence normale de


l’utilisation d’instruments de saisie de plus en plus précis et performants. D’autre part, et par
rapport aux années précédentes, de plus en plus de données diverses sont généralement
accessibles et disponibles aux utilisateurs des SIG, et ceci en formats le plus souvent
directement utilisables. L’utilisateur du SIG dans une compagnie pétrolière est actuellement
littéralement submergé de données spatiales, et la seule contrainte à leur utilisation directe est
la vérification de leur qualité et de la fiabilité de leur source.

D’où la nécessité de l’utilisation d’un SIG puissant permettant dans un premier temps
d’établir des corrélations entre les données existantes et de fournir des éléments de réponse
aux deux questions fondamentales :

- Où se trouve un objet spécifique ?


- Que sait-on au sujet de cet objet ?

Ce mode de faire fournit des résultats satisfaisants, dans la mesure où les informations
nécessaires proviennent d’une exploitation de données factuelles (« hard facts »), ou de
données dont l’évolution dans le temps peut être directement traduite par des modifications
d’ordre spatial ou attributaire.

La planification d’opérations d’exploration nécessite, quant à elle, de faire appel le plus


souvent à des données dérivées, interprétées ou extrapolées. La localisation par exemple d’un
puits en surface ne devient un élément factuel qu’à partir du moment où le forage a
commencé; la décision même d’effectuer un forage à un endroit précis, est le plus souvent le
résultat d’une synthèse de données généralement pas visibles en surface et comportant
diverses étapes d’interprétation et de modélisation de données purement numériques visant à
représenter la structure des couches géologiques en profondeur.

Les résultats de ces modélisations et interprétations sont obtenus à l’aide de logiciels-métier


spécifiques, généralement opérant sur des postes de travail dédiés ; les volumes de données
traitées par ces logiciels sont considérables, pouvant atteindre des centaines de GO, et font
par conséquent appel à d’énormes quantités de ressources-machine.

C’est surtout la quantité de données à traiter, ainsi que des soucis de contrôle de qualité et de
cohérence qui ont eu comme effet le changement de la philosophie du stockage et de la mise
à disposition des données : contrairement à la tendance à créer des bases de données au
niveau de l’entreprise, observée pendant les années 90, la tendance actuelle est de travailler
au niveau de projets utilisant des données physiquement extraites de diverses sources et
archivées à la fin de la durée de vie du projet avec les données-sources qui ont été utilisées.

Ces deux dernières constatations suggèrent que le déroulement actuel du travail (workflow)
comportera de plus en plus de procédures de transfert et de synchronisation de données entre
les divers outils et logiciels

L’organisation interne des compagnies pétrolières a aussi évolué ces dernières années, ce qui
a eu également des répercussions au niveau du déroulement du travail. La présence d’un
nombre considérable de filiales ou de bureaux d’opérations à proximité des sites pose
directement le problème de la mise à disposition d’une source fiable de données, notamment
les données patrimoniales de l’entreprise, généralement localisées au niveau du siège.
L’inverse aussi peut être vrai, avec les instances du siège souhaitant avoir un accès aux
données de leurs filiales.
Quelles sont donc les effets concrets des constatations ci-dessus au niveau de l’utilisation du
SIG dans la Compagnie Pétrolière moyenne ?

Si l’on met de côté l’aspect traitement et préparation des données, qui d’une part sont dans la
plupart des cas sous-traités, et d’autre part pourraient s’avérer de moins en moins
indispensables grâce à l’amélioration constante des données mêmes, on peut généralement
distinguer deux types d’utilisateurs SIG au sein de la Compagnie Pétrolière :

- Ceux qui utilisent les fonctionnalités du SIG pour effectuer des analyses et corrélations,
dans le but de produire des cartes ou des rapports dans le cadre d’un projet.

- Ceux qui utilisent, ou qui s’attendent à pouvoir utiliser le GIS comme un outil générique de
navigation pour les données de l’entreprise.

L’image actuelle de l’environnement-données d’une Compagnie Pétrolière de taille moyenne


est le plus souvent caractérisée par la présence d’une ou plusieurs sources de données, le plus
souvent situées à des lieux géographiquement distants, à des utilisateurs qui ont besoin d’y
accéder pour effectuer leur travail, et, éventuellement à une autre catégorie d’utilisateurs qui
ont besoin à chaque instant d’avoir accès, parmi d’autres, à l’état des projets en cours.

Le groupe de logiciels Esri réussit à satisfaire la grande majorité des exigences des deux
types d’utilisateurs ci-dessus, avec des solutions dont l’efficacité et la performance ne sont
plus à démontrer. De nombreuses publications, communications et études de cas indiquent
que la plupart des Compagnies Pétrolières ont pas seulement intégré le SIG dans le
déroulement de leur travail quotidien, mais elles le considèrent comme un outil d’ores et déjà
indispensable.

L’élément en commun de tous les témoignages de l’utilisation intensive du SIG dans les
Compagnies Pétrolières est que cet outil a réussi à rapprocher des sources d’informations et
de connaissance qui avaient pendant les années précédant son apparition, la forme de
départements isolés, voire cloisonnés. C’est dans cet esprit que le SIG joue actuellement
plutôt le rôle d’un « fédérateur » de données et d’informations, permettant d’accéder
facilement diverses sources et formats et d’en établir les corrélations. Le développement des
technologies web permet de mettre en valeur cet aspect fédérateur, en mettant des
informations à disposition d’utilisateurs travaillant dans des sites éloignés, par l’intermédiaire
de leur navigateur web.

Il convient cependant à souligner que, si le SIG réussit dans un premier temps à rapprocher
ces différentes spécialisations dans le cadre d’une Stratégie de Gestion Intégrée de
l’Information, des efforts supplémentaires doivent être effectués, si l’on s’attend à rendre au
SIG la position centrale qu’il mérite.

L’expérience nous montre qu’une grande quantité de temps et d’effort est encore nécessaire
afin de permettre le transfert et le formatage des données. L’utilisateur moyen du SIG,
indépendamment de son domaine d’expertise et de la technologie utilisée (web ou desktop),
n’a généralement aucune difficulté à localiser les objets d’intérêt et à effectuer des opérations
telles l’analyse, la production de rapports BD en lien avec des objets graphiques, ou la
gestion des documents. L’accès par l’intermédiaire d’outils tels ArcIMS ou ArcServer de
sources de données stockées sur des serveurs distants ne présente non plus aucune difficulté
majeure.

Par contre, le passage entre le SIG et les outils-métier nécessite souvent un effort qui peut
considérablement ralentir le déroulement des opérations.

Pour illustrer cette constatation, citons le cas d’un utilisateur qui localise un puits sur son
écran SIG, et qui, après avoir consulté les attributs dans la base de données, souhaiterait
consulter la diagraphie (« log »). Si celle-ci est stockés sous forme de document-image, sa
consultation ne pose aucun problème. Par contre, si elle est stockée sous forme digitale,
comme c’est la plupart des cas actuellement, son exploitation n’est possible qu’avec
l’utilisation d’un outil-métier spécifique.

Le même cas de figure se présente pour l’étude des profils sismiques et des sections qui leurs
sont associées.

Des efforts considérables ont été faits de la part des éditeurs de logiciels-métier dans le but
d’inclure une interface dite graphique ou SIG; lorsque celle-ci n’est pas une interface
propriétaire, dans la plupart des cas il s’agit d’une interface Esri. Il faut cependant noter que
ce mode de faire confère au SIG un rôle de « satellite », ce qui de notre point de vue n’est pas
l’approche la plus intéressante. Par ailleurs, cette approche n’est généralement pas applicable
dans un environnement Web.
Il paraît donc nécessaire dans le but de permettre à l’utilisateur de faire appel, depuis son
interface de navigation, aux outils-métier, d’établir des liens et des voies d’accès depuis le
SIG et vers ces derniers. Tout en conservant et en améliorant les fonctionnalités typiques et
traditionnelles du SIG, ce dernier doit permettre à l’utilisateur d’accéder d’une façon
complètement transparente vers des outils spécifiques pour le secteur adressé.

Bien évidemment, des contraintes techniques existent : il est, par exemple, actuellement
techniquement difficile de travailler sur un outil d’interprétation sismique en utilisant des
données de plusieurs centaines de GO à travers le réseau. Un portage de ce genre d’outil sur
le navigateur bloquerait toute la bande passante. Des solutions existent cependant, et peuvent
être envisagées en fonction des spécificités et des besoins des utilisateurs et des sites de
travail.

En résumé, le SIG peut devenir l’outil par excellence facilitant la prise de décisions
stratégique dans une Compagnie Pétrolière ; surtout si l’accent est mis sur les possibilités du
déploiement basé Web, afin de permettre à des utilisateurs situés à des bureaux distants
d’avoir accès à la plus grande quantité d’informations possible, et d’autre part, si des modules
et des logiciels sont développés permettant le passage et/ou le référencement explicite avec
des logiciels-métier.

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