Memoire Master2 Final
Memoire Master2 Final
REPUBLIQUE DU MALI
SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE Un Peuple – Un But – Une Foi
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INSTITUT DE DEVELOPPEMENT
ECONOMIQUE ET SOCIAL(IDES)
THEME :
Analyse du Plan de Suivi/Evaluation Participatif: Cas du
Programme USC-SoS-Canada-Mali
Membres du Jury
M. Tidiani TERERA
DEDICACE
Je dédie ce présent mémoire
Maman la vie que tu m’as donnée, l’amour incommensurable que tu as pour moi, les sacrifices
énormes que tu consens pour m’offrir un lendemain meilleur et faire de moi ta fierté, constituent
une énorme dette que je ne pourrai jamais finir d’honorer. Merci infiniment Maman !
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Présenté et soutenu par Ada Hamadoun DICKO Juin 2013
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
REMERCIEMENTS
Au terme de ce travail, je me dois de remercier, toutes les personnes de près ou de loin qui ont
contribué à son achèvement. Nos pensées particulièrement à:
L’éternel DIEU pour toutes les grâces qu’il nous a toujours accordées ;
Mes petits frères Ahamadou Hamadoun DICKO, Youssouf MAIGA, Habiboulaye MAIGA,
Mahamane MAIGA ;
Mes collègues avec qui j’ai fait la formation à l’Institut du Développement Economique et
Social (IDES).
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Présenté et soutenu par Ada Hamadoun DICKO Juin 2013
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Sommaire
DEDICACE ......................................................................................................................................... ii
REMERCIEMENTS .......................................................................................................................... iii
Sigles /abréviations .............................................................................................................................v
Introduction ..........................................................................................................................................1
Clarification des concepts ....................................................................................................................4
I. Cadre de recherche ....................................................................................................................8
1. Justification du choix du cadre de l’étude .................................................................................8
2. La présentation sommaire de la région de Mopti ......................................................................9
3. Historique de l’USC/SOS/ Canada-Mali.................................................................................11
4. La présentation du programme USC/SoS-Canada-Mali .........................................................14
II. Cadre théorique et méthodologie de l’étude ..........................................................................27
1. Cadre théorique de la recherche ..............................................................................................27
2. Méthodologie de la recherche .................................................................................................30
III. Présentation et analyse descriptive des résultats de la phase exploratoire ..............................32
1. Les résultats de la première phase exploratoire ......................................................................32
2. Les résultats de la 2ème phase et 3ème phase des enquêtes menées sur le Plan de suivi et
évaluation du Programme USC-SoS-Canada-Mali ........................................................................38
3 . Forces et faiblesses du Plan de suivi et évaluation du programme semences de la Survie
d’USC-Canada-Mali.......................................................................................................................46
Conclusion et recommandations ........................................................................................................47
ANNEXES .........................................................................................................................................50
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Présenté et soutenu par Ada Hamadoun DICKO Juin 2013
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Sigles /abréviations
ACDI : Agence Canadienne de Développement International.
CCVGSE: Coordination des Comités Villageois de Gestion, de Suivi et Évaluation des activités
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Résumé
La présente étude est faite sur le thème «Analyse critique du plan de suivi/évaluation participatif cas
de l’ONG USC SoS Canada-Mali dans la région de Mopti». Elle a été réalisée en tenant compte du
contexte de la zone d’intervention du Programme USC-SoS-Canada – Mali et de son approche axée
sur la valorisation du savoir des petites agricultrices et des petits agriculteurs en matière de
valorisation et de conservation durable de la biodiversité agricole. La démarche menée était
également axée sur l’exigence de l’Institut de Développement Economique et Social (IDES) en
matière d’enseignement des cours de gestion de projets.
Il s’agit de faire un travail pratique de recherche en lien avec la formation académique afin de
mieux nous préparer à affronter la vie professionnelle. Son objectif est de témoigner que nous avons
effectué un stage de recherche pour un mémoire de Master II et aussi d’offrir une opportunité à
l’Institut de Développement Economique et Social (IDES) et au lieu de stage de pouvoir apprécier
le savoir-faire de l’étudiante en terme d’application de la formation reçue à l’école et au lieu de
stage.
Pour le lieu de stage, cette étude a pour but de faire une analyse du plan de suivi et évaluation de
l’organisation afin de proposer des pistes d’amélioration conformément à la capacité de la structure
et de ses partenaires pour l’atteinte des objectifs de cet outil indispensable pour mesurer les effets et
impacts de l’intervention de l’organisation.
Afin de mener à bien ce travail, nous avons appliqué de concert avec notre institut de formation et
la structure d’accueil une méthode de travail de recherche participative, qui a consisté à:
- L’élaboration d’un plan de recherche pour mieux cadrer la durée du stage avec le travail
demandé;
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
- L’administration des outils sur la base d’un échantillonnage avec des critères de choix axés
sur les structures travaillant dans la sécurité alimentaire et possédant un système de suivi et
évaluation participatif fonctionnel, et les partenaires impliqués dans le système de
renseignement du plan de suivi et évaluation du Programme d’USC-SoS-Canada- Mali;
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Introduction
Le concept suivi et évaluation participatif gagne de plus en plus de l’importance comparativement aux
approches conventionnelles de suivi/évaluation. Son but est d’une part d’estimer l’état d’avancement de
l’exécution des projets et programmes et la réalisation des résultats et d’autre part promouvoir
l’appropriation des projets/programmes par les communautés bénéficiaires afin d’assurer la réussite et la
pérennité de ces projets/ programmes et renforcer les capacités des communautés à les poursuivre après
le retrait des projets et programmes.
Ceci nécessite la participation active des communautés bénéficiaires à toutes les phases du processus de
suivi et évaluation participatif. Le suivi/évaluation participatif (SEP), dans les projets et Programmes de
développement, est un processus par lequel les principaux acteurs prennent une part centrale dans la
définition des objectifs. Ces objectifs sont le choix des indicateurs, le choix et l’application des outils de
collecte des informations, leur interprétation, l’identification et la mise en œuvre des actions de
changement nécessaires.
Le système du suivi/évaluation participatif (SSEP) est donc un outil primordial dans le cadre du
renforcement des capacités des partenaires. Il constitue un des éléments essentiels à la participation
accrue des bénéficiaires à la mise en œuvre et pour la poursuite des activités des projets et programmes
après le retrait des Partenaires Techniques et Financiers (PTF).
Après quelques années de pratique, le SSEP au Mali se présente aujourd’hui comme un outil
indispensable dans la gestion des projets et programmes de développement. Les résultats sont
acceptables et commencent à être importants (Projet Cadea, 2008) pour le bon fonctionnement des
projets et programmes.
Ce mémoire fait la synthèse de la méthode de travail participative énumérée dans la partie résumé. Il
s’agit donc ici de voir comment, à partir des données collectées tant au niveau interne (Programme
USC-SoS-Canada-Mali) et qu’externe (les services techniques, les projets et programmes), faire une
analyse croisée afin de répondre aux objectifs, aux hypothèses, aux questions de recherche posés, et plus
précisément apporter des suggestions d’amélioration du plan de suivi et évaluation du Programme
USC-SoS-Canada-Mali.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Avant d’entamer ce processus, le premier travail mené consistait à vérifier le plan de suivi et évaluation
du programme Semence de la survie (SoS) de l’USC-Canada-Mali, s’il est conforme avec les principes
de conception d’un système de suivi et évaluation tout en sachant bien qu’il existe aujourd’hui plusieurs
écoles avec des approches différentes en la matière. Ainsi, pour nous, un plan de suivi et évaluation
participatif doit comprendre deux éléments essentiels qui sont le model logique et le plan de collecte
des données.
Le model logique qui est composé d’un tableau comprenant les objectifs, les activités, les extrants, les
résultats, les indicateurs, les acteurs, la période et le coût. Il permet de contrôler pour savoir si ce qui est
réalisé correspond aux prévisions, de gérer le programme pour stimuler la réflexion, d’adapter les
actions et redresser les dérives aussi connaître la zone d’intervention pour améliorer la compréhension
du milieu humain et physique et percevoir ses évolutions par rapport aux changements escomptés
provoqués par l’intervention.
Le plan de collecte des données est un outil complémentaire du model logique, en ce sens qu’il permet
de mieux planifier la collecte des informations et aussi de pouvoir apprécier l’acceptabilité des
informations collectées, à partir des questionnements tels que :
- Comment avez-vous procédé pour collecter des données (processus et outils/méthodes, qui a
participé) ?
- La situation de la collecte des données (Est-ce que la collecte est terminée, et si non à quel
moment le sera-t-elle) ?
- La fréquence du Suivi ?
- Où (dans quelles localités) ?
- Quelles sont l’unité et la grandeur de l’échantillon.
Malgré la présence de ces deux outils (model logique et plan de collecte des données), leurs contenus
doivent être compréhensifs et adaptés aux acteurs chargés enfin de les mettre en œuvre de façon
continuelle. Ce qui nous amène à dire que « Nous sommes convaincus que, la pratique du SSEP n’est
pas la seule « affaire » du personnel de projet et programme, mais nécessite la participation de toutes les
parties prenantes.»
Ainsi, pour favoriser une meilleure lecture et une bonne compréhension du présent mémoire pour
l’obtention du diplôme de Master II en Ingénierie du développement local, option gestion de projet, il
est structuré en trois (03) points essentiels : (i) Cadre de recherche ; (ii) Cadre théorique et
méthodologie de l’étude ; (iii) Mise en place d’un système de suivi évaluation des projets de
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
développement la présentation et l’analyse descriptive des résultats de la phase exploratoire. Ces points
sont suivis d’une conclusion générale.
Mots clés du thème: Analyse, Plan, Suivi, Evaluation, indicateur, Participatif, hypothèse, questionnaire
et guide d’entretien, résultat.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Analyse critique: Est un exercice permettant de comprendre l’état, la situation, les tendances et les
principaux problèmes affectant le système dans un contexte de suivi/évaluation.
Effet: C’est un changement voulu ou non résultant directement ou indirectement d’une intervention de
développement.
Efficience: C’est le rapport entre les résultats obtenus et les moyens mis en œuvre (financiers, humain,
temps…)
Efficacité: C’est la mesure dans laquelle les résultats se rapprochent des objectifs fixés. Elle compare ce
qui a été fait et ce qui était initialement prévu ; autrement dit, elle compare les réalisations, résultats et
/ou impacts réels et ceux qui étaient escomptés ou estimés.
Auto évaluation: elle est décidée et réalisée par les acteurs eux-mêmes. Il s’agit le plus souvent d’auto
évaluation d’équipes qui font un bilan de leur action, une réflexion sur celle-ci, sans toutefois toujours
s’aider d’outils rigoureux comme la sélection d’indicateurs pertinents vis-à-vis des questions qu’ils
examinent.
Evaluation: est une technique d’analyse permettant une estimation périodique de l’exécution d’un
projet de son efficacité et de son impact en fonction des résultats.
Evaluation ex-ante: elle permet de mesurer la situation initiale avant le démarrage du projet ou du
programme.
La situation de départ des indicateurs est renseignée dans ce rapport. Cette situation constitue souvent la
mesure « étalon » avec laquelle le résultat obtenu sera comparé tout au long de la période de référence.
L’établissement de la situation de départ est relativement simple quand les données existent déjà ou que
l’indicateur est déjà utilisé
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Impact: L’analyse de l’impact d’une action consiste à apprécier l’ensemble de ses effets sur son
environnement. Quels sont les effets des réalisations du projet sur la réalité qu’il se proposait de
transformer ? Quels sont les changements qu’elles ont directement ou indirectement induits ? Comment
peut-on les caractériser ? Correspondent-ils à la logique de l’intervention prévue ? La notion d’impact
est simple à percevoir. Elle est au cœur des projets de développement censés accompagner des
dynamiques de changement. Mais elle ouvre un champ particulièrement vaste. Ces changements
peuvent être économiques, sociaux, environnementaux, institutionnels, politiques, culturels…
l’évaluation de l’impact n’a donc rien d’évident. Elle peut distinguer les impacts attendus et les impacts
inattendus. Les premiers font partir des objectifs initiaux du projet, ou sont aisément prévisibles compte
tenu du contexte et du type d’intervention. Leur analyse commence sur le mode de l’élaboration et de la
vérification d’hypothèse. Les seconds n’ont pas été prévus ou anticipés. Ils peuvent cependant être tout à
fait réels et importants. L’observation et les enquêtes non directives permettent de les repérer.
Indicateurs d’activités: sont des indicateurs liés directement à la réalisation d’une activité.
Indicateurs de résultats: sont lies aux résultats obtenus part rapport aux résultats attendus.
Exemple : les capacités des collectivités sont renforcées. Nombre de collectivités ayant bénéficié de la
formation.
Indicateurs de performance administrative: Ils mesurent les capacités technique et morale des
administrations qui ont à charge la mise en œuvre du programme ou qui interviennent dans le circuit des
dépenses. Ce sont des “indicateurs globaux“
Manuel du suivi /évaluation: Document énonçant la stratégie, les activités opérationnelles, les étapes
et procédures de suivi du projet ainsi que les responsabilités des acteurs clés de celui-ci. Il comprend
souvent un plan d’opérations détaillé de SE.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Un résultat est un changement descriptible ou mesurable qui découle d’une relation de cause à effet :
La notion de “CHANGEMENT“ qui implique une transformation visible dans le groupe, dans
l’organisation ou dans la société.
La notion de “CAUSALITE“ illustrant le lien de cause à effet entre une action et les résultats qui
en découlent.
Elle est aussi la réduction du non désirable (ex : faible taux de scolarisation des filles). Elle peut
représenter la juxtaposition de l’efficience et de l’efficacité d’une organisation ou d’un programme.
Apprécier la performance d’un programme ou d’une organisation revient à apprécier s’il est à la fois
efficient dans la mise en œuvre des moyens et efficace dans l’atteinte des objectifs définis.
Plan de suivi & évaluation: Est un exercice qui doit être formulé après la phase de planification et
avant la phase de conception du programme ou de l’intervention. Il doit comprendre des informations
sur les modalités selon lesquelles le programme ou l’intervention sera examiné et évalué.
Planification: un processus itératif et permanent par lequel on prévoit des moyens pour atteindre des
objectifs dans le temps et dans l’espace.
Système de Suivi-évaluation: Est défini comme un ensemble intégré qui englobe les processus de
planification, de collecte systématique de données, d’analyse, d’exploitation, de synthèse, et de
circulation de formation et qui prévoit les moyens et les compétences nécessaires pour mettre en œuvre
le système, en vue d’ améliorer la base de prise de décision dans le cadre de la gestion et la mise en
œuvre du projet ou de la capitalisation de ses expériences.
Suivi: Est un processus continu de collecte et d’analyse d’informations dans le but de faciliter en temps
utile la prise de décision, d’assurer la transparence et de servir de base à l’évaluation et à
l’apprentissage.
Suivi-évaluation: Le suivi-évaluation met en évidence, l’analyse des écarts ainsi que les ajustements
périodiques à envisager dans le déroulement du programme. Le suivi-évaluation peut être caractérisé
comme un passage du « statique » à un suivi plus « actif » comme processus continu d’évaluation (à
distinguer de l’évaluation ex-post), de réflexion, d’étude et d’alimentation/création des outils et
d’adaptation des méthodes.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Suivi évaluation participatif: le suivi évaluation est participatif si les différents acteurs peuvent
déterminer quelle est la meilleure façon pour eux d’y prendre (participer) et quels sont leurs besoins
pour que cette participation soit significative.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
I. Cadre de recherche
1. Justification du choix du cadre de l’étude
Par ailleurs les résultats qui seront obtenus permettront également d’apprécier notre capacité en terme
d’étude de recherche pour le mémoire de fin de cycle afin d’obtenir le Master II en Ingénierie de
Développement Local, option gestion de projet. Il s’agit pour nous de pratiquer les connaissances
acquises lors de la formation pour le Master II afin de mener une recherche pour des suggestions de
solutions au problème du plan de suivi et évaluation de la structure d’accueil.
C’est ainsi que le choix s’est porté sur le Programme Agro Biodiversité d’USC-SoS-Canada-Mali qui
vient de mettre en place en 2010 un plan de SEP, et veut faire une analyse critique dudit outil afin
d’apporter des améliorations.
Dans le cadre de notre recherche pour la rédaction de ce mémoire master II, fin de cycle, nous avons
effectué un stage de quarte (04) mois, du 04/02 au 30/05/2013 avec l’avis favorable du Directeur de
Programme d’USC-SoS- Canada-Mali à Mopti.
Nous n’avons pas eu de difficultés notables pouvant bloquer ou porter atteinte au plan de travail que
nous avions élaboré et soumis à notre Directeur de Mémoire pour validation. En plus des activités liées
directement au stage pour la rédaction du mémoire, nous avions eu l’opportunité d’acquérir d’autres
compétences à travers la participation de certains travaux effectués pour le compte du Programme
semences de la survie d’USC-Canada-Mali.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
a. Historique et Culture
La région de Mopti est composée de différentes ethnies qui vivent en harmonie les unes avec les autres.
Plusieurs langues sont parlées dans la région : le bambara, le dogon, le sonrhaï, le bozo et le peul.
La ville de Djenné et la falaise de Bandiagara sont classées sur la liste du patrimoine mondial de
l’humanité par l’Unesco.
b. Situation géographique
La région de Mopti est limitée au nord par la région de Tombouctou, à l’ouest par la région de Ségou, au
Sud-Ouest par la région de Sikasso et au Sud-Est par le Burkina-Faso. La région est traversée par le
fleuve Niger. Le Bani son affluent, le rejoint à Mopti.
Elle se partage en plusieurs zones: le delta central du Niger autour de Mopti, la falaise de Bandiagara et
la plaine de Bankass le long de la frontière du Burkina Faso. Le mont Hombori point culminant du Mali,
culmine à 1153mètres.
Le climat est de type sahélien avec sept forêts classées, couvrant une superficie de 8646 ha. Dans la
région sont situes la réserve spéciale des éléphants de Douentza dans le gourma et deux sites Ramsar
(Walado debo et la plaine de Seri). Les grandes villes de la région sont Mopti, Sévare, Djenné,
Bandiagara, Bankass et Youvarou.
c. Transport et économie
La région est desservie par l’Aéroport international de Mopti Ambodédjo, qui est situé dans la commune
de Sévaré. Par le fleuve Niger, on peut rejoindre Koulikoro, Djenné, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao.
La région de Mopti étant bien irriguée, par le fleuve Niger et la rivière Bani, l’agriculture est prospère.
La pêche est un secteur important. Mopti est un carrefour commercial entre le nord et le sud du Mali et
les pays limitrophes. Le tourisme est bien développé dans cette région, notamment les villes de Djenné
et de Mopti et le pays Dogon.
d. Administration
La région de Mopti est la cinquième (5ème) région administrative du Mali. Elle s’étend sur 79 017 km².
Son chef-lieu est la ville de Mopti. Elle est divisée en huit cercles (Bandiagara, Bankass, Djenné,
Douentza, Koro, Mopti, Ténenkou, Youwarou) regroupant 108 communes.
e. Population et démographie
La région compte 2 037 330 habitants avec une densité de 26 habitants/km2 (2009). La population a
augmenté de 38 % depuis 1998, soit un taux d'accroissement moyen annuel de 3,0 % entre 1998 et 2009.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Le cercle de Douentza a connu la plus forte augmentation de la population (+59 %) suivi par ceux de
Mopti et Bandiagara (+40 %). Les femmes représentent 50,6 % de la population. Les différentes ethnies
qui vivent dans la région: Bozos, Sonrhaïs, Dogons, Maures et Peuls. (Résultats provisoires du Recensement
général de la population et de l'habitat 2009).
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
USC/ Canada a été fondé en 1945 par le Docteur Lotta Hitschmohava et était connu sous le nom:
Unitarian Service Committee - Canada. A l’origine, USC était un organisme canadien de secours
d’urgence qui concentrait ses efforts sur les pays ravagés par la guerre en Europe et en Asie. Au début
des années soixante (1960), USC a commencé à organiser des activités de service social tels des
orphelinats et des écoles et a mis sur pied un programme de parrainage d’enfants dans plusieurs pays
d’Asie et d’Amérique.
Dans les années soixante-dix (1970), USC a commencé à financer des projets d’infrastructures (écoles,
routes, puits et latrines). Viennent ensuite les centres communautaires de formation, les classes
d’alphabétisation et de crédit communautaire. USC était principalement un organisme dirigé et financé
au Canada qui transférait des fonds à des organisations non gouvernementales d’outre-mer qui
réalisaient les projets. La prise de décision, la gestion financière et la levée de fonds étaient centralisées
à Ottawa.
USC dévient après un organisme international de développement avec plus de pouvoir discrétionnaire et
de responsabilité face à la gestion financière et à la levée de fonds cédée aux bureaux d’Outre-Mer.
Ceci, bien sûr, en accord avec la responsabilité financière et l’imputabilité d’USC/Canada vis-à-vis de
ses donateurs et ses partenaires.
Mission d’USC/Canada:
La mission d’USC consiste à permettre aux familles paysannes vibrantes en activité de production
agricole, de vivre au sein des communautés rurales fortes et organisées et exploitant des écosystèmes
sains à travers le monde.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
USC/Canada soutient des programmes agricoles dans onze (11) pays du monde: Canada, Népal,
Bangladesh, Bolivie, Burkina-Faso, Ethiopie, Cuba, Honduras, Mali, Sénégal, Timor Leste. Chaque
année USC/Canada participe à de nombreux évènement dans l’ensemble des pays pour répandre la
nouvelle sur la justice alimentaire et la biodiversité.
Cependant USC/Canada inscrit son action au Mali dans un cadre de partenariat dynamique entre Etat,
Collectivités décentralisées, Société Civile. Deux modes opératoires ont marqué son intervention au
Mali :
Son implication directe dans l’exécution de son programme multi acteurs à travers une
équipe pluri disciplinaire;
L’exécution du programme en zone péri urbaine de Bamako à travers des ONGs nationales
· Appuyer la couverture des besoins de base des populations (santé, eau, éducation,
formation) par la prise en charge des priorités qu’elles auront exprimées ;
De 1987 à 2000, USC Canada a appuyé au Mali une trentaine de projets économiques, sociaux et
humains. Il a eu à renforcer une dizaine d’ONG et consortia : Guamina, Kilabo, AMRAD, GRAD,
ARAFD, APROFEM, EUMC, Centre Père Michel, COPCC, CCA/ONG.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Il intervient au Mali depuis 1987 dans la zone Nord désertique. USC/Canada intervenait dans la région
de Gao à travers deux projets d’EUMC (Entraide Universitaire Mondiale du Canada) sur le périmètre
irrigué, creusement de puits, le maraîchage, la mise en place et le suivi des arboretums. USC/Canada
était présent dans la région de Mopti et plus précisément dans le cercle de Mopti dans les années 1999 à
travers le projet sur la Réhabilitation de l’Environnement et de la Sécurité Alimentaire (RESA).
Il intervenait aussi dans la région de Ségou à travers le Projet d’Appui aux Artisans Locaux.
USC/Canada est arrivé pour la première fois à Douentza en 1987 afin de promouvoir la production
alimentaire locale au moyen des semences locales à travers le financement, l’appui technique et
administratif à l’exécution et au suivi évaluation des projets et programmes de développements initiés à
la base par les communautés. Mais avant 1987 un projet sur l’hydraulique a été exécuté par les
volontaires canadiens à travers le programme EUMC (Entraide Universitaire Mondiale du Canada).
Cette première tentative a été faite dans les années 1985 et s’était une aide d’urgence aux populations
victimes de sécheresse de 1984 dans deux villages : Fombori (commune urbaine de Douentza) et Walo
(commune rurale de Deberé).
De 1987 à 1989 des stagiaires canadiens ont réalisés l’exploitation de deux (02) hectares pour le
périmètre maraîcher, le creusement des puits et la construction des micros barrages. De Janvier 1990 à
Mai 1993 en partenariat avec l’ONG GUAMINA a monté un projet sur l’animation autour des points
d’eau, l’alphabétisation et la promotion féminine. La même année l’EUMC et l’ADRR ont exécuté un
projet sur l’animation et la sensibilisation pour une meilleure appropriation des périmètres maraîchers de
Fombori, Walo et Mougui.
De Mai 1993 à Avril 1994 deux équipes à savoir : l’équipe d’identification et l’ADRR (Animation en
Développement des Ressources Rurales) ont identifié et exécuté un programme de sécurité alimentaire
et d’aménagement de terroir. De Mai 1994 à Avril 2001 le projet Gestion et Aménagement du Terroir
Villageois (GAT) a fait son introduction. Ce projet luttait contre la pauvreté et la désertification. Il a vu
le jour en 1994 et concernait 18 villages repartis entre trois (03) communes.
De Mai 2001 à Avril 2010 le projet d’Appui à la Lutte contre la Pauvreté a fait son entré. Ce projet
concernait quatre communes du cercle et 17 villages en vue d’apporter des solutions concrètes aux
principaux problèmes de développement des populations dans un cadre de partenariat fécond. A partir
de 2010, le Programme Semences de la survie d’USC-Canada-Mali.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Localisation du programme: Afrique de l’Ouest, zone sahélienne; Pays : Mali ; 5ème Région / Mopti ;
Cercles de Douentza et Mopti,
Communes rurales du cercle de Douentza: quatre (04) (Pétaka; Dianwely; Koubewel Koundia; Dangol
Boré).
Villages du cercle de Douentza: vingt-cinq (25) Dansa ; Dansa-Kotoro, Patouki, Gono, Pétaka, Alamina;
Dianwely kessel; Dianwely Maoudé, Fomborido, Beni,Badiari, Askarba, Koubewel, Orodou, Madina;
Adia, Béguima, Dimatro, Noumbori, Doumbara, Ibissa, Kiro, Bobowel, Niongolon, Manako.
Villages du cercle de Mopti: six (06) Sampara; Pathia; Ouornion; Karamani; Somadougou; Korongha.
Pour mener à bien son travail d’accompagnement des communautés paysannes de ces localités en
matière de renforcement de la sécurité alimentaire tout en contribuant fortement à la valorisation et à la
conservation durable de la biodiversité agricole, le Programme semences de la survie d’USC-Canada-
Mali travaille en partenariat avec les structures et organisations qui sont les populations cibles des 31
villages des deux cercles (Douentza et Mopti) ; Les administrations communales des sept (07)
communes cibles de Douentza et de Mopti, Les Services Techniques de l’Etat, Les autorités
Administratives des deux cercles.
En plus il travaille également avec d’autres partenaires tels que L’IPR /IFRA de Katibougou ; le
Programme Fruits et Légumes de l’Institut d’Économie Rurale (IER) ; l’APEJ, BEDE, l’UAP ; USC-
Canada. A ceux–ci s’ajoutent trois nouveaux partenaires, le Programme d’Appui à la Formation
Professionnelle (PAFP) /SWISSCONTACT-Mali ; Le Projet d’Appui aux Communautés Rurales
(PACR) ; L’Institut de Développement Economique et Social (IDES). Par rapport à une brève
description de ces partenaires on note :
Les populations sont les bénéficiaires directs et indirects des actions planifiées et s’approprient
de ces actions à travers les organisations paysannes (CCVGSE, RBGS) officiellement reconnues
pour assurer leur sécurité alimentaire;
Les autorités administratives étant les représentants de l’État assurent la tutelle des
administrations communales, Conseils de Cercles en approuvant les décisions prises par celles-ci
conformément aux textes de la décentralisation au Mali ;
La BEDE pour le soutien dans la fonctionnalité du Comité Ouest Africain des Semences
Paysannes (COASP) dont la Coordination Pays (Mali) a été confiée au Programme USC-
Canada- Mali lors de la foire organisée à Djimini par la BEDE ;
L’UAP pour favoriser le développement d’une dynamique régionale entre les différents
programmes d’USC-Canada en Afrique de l’Ouest ;
USC-Canada apportera son expertise pour une meilleure orientation des activités à mener vers la
niche d’USC-Canada et aussi soutiendra le développement de la dynamique régionale entre les
différents programmes d’USC-Canada en Afrique de l’Ouest ainsi que le financement de ces
programmes en tant que Partenaire Technique et Financier (PTF) ;
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Le Projet d’Appui aux Communautés Rurales (PACR) est un projet financé par le Gouvernement
malien et la Banque Mondiale. Sa participation à la réalisation de la ferme de production des
semences maraîchères reproductibles à travers la réalisation de puits à grand diamètre est un
atout pour le Programme en terme de mobilisation d’autres partenaires pour la mise en œuvre du
projet de création de la ferme de production des semences maraîchères reproductibles ;
Ils vont non seulement renforcer la sécurité alimentaire et des moyens d’existence durables au sein des
communautés d’agriculteurs/trices qu’ils appuient, mais en créant des liens plus étroits avec les autorités
locales, les instituts de recherche et des réseaux stratégiques, ils veulent étendre l’adoption de l’approche
SoS pour une agriculture durable fondée sur l’agro-biodiversité, car USC-Canada est confiant que ses
programmes pourront atteindre des résultats significatifs au courant des cinq prochaines années (2010-
2015) puisqu’ils ont des acquis importants et ont beaucoup appris des vingt (20) dernières années avec
SoS.
Ce travail débute avec les agriculteurs/trices à partir du premier échelon de la production alimentaire, les
semences- puisqu’-un système sécuritaire d’approvisionnement en semences est crucial pour faire en
sorte que les paysannes et les paysans puissent produire des aliments sains et rester sur leurs terres.
L’approche du programme est aussi fondée sur la promotion de liens étroits entre les systèmes formels
(scientifiques) et informels (agriculteurs/trices) avec leurs savoirs et pratiques, pour bâtir des
collaborations dynamiques et porteuses d’avenir.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
activités de 21 550 personnes dont 10 803 femmes (source de soumission annuelle 2011-2012 du Programme
d’USC-SoS-Canada-Mali).
Suite à cette concertation, ils ont pris une décision audacieuse en concentrant tous leurs efforts sur le
programme Semences de la Survie (SoS), en plaçant les agricultrices et agriculteurs et leurs systèmes de
production alimentaire axés sur la biodiversité agricole au cœur de ses programmes dont le but ultime
est le renforcement de la sécurité alimentaire et des moyens d’existences des familles
d’agriculteurs/trices.
Pour l’atteinte du but ultime, USC-Canada-Mali dispose de six (06) objectifs stratégiques, à savoir: (a)
Conserver et renforcer l’utilisation durable de la biodiversité agricole ainsi que les savoirs et pratique
paysannes qu’y sont liés, (b) Appuyer les petits agriculteurs et petites agricultrices dans leurs efforts
pour combattre la désertification et la dégradation des sols et renforcer leur capacité à s’adopter et à
atténuer les effets des changements climatique,(c) Appuyer l’augmentation des revenus des ménages
d’agriculteurs/trices et ainsi contribuer à la croissance économique des communautés rurales vibrantes,
(d) Appuyer les femmes pour qu’elles prennent la place qui leur revient comme agentes au cœur de
stratégies durables dans la production alimentaire, (e) Appuyer l’inclusion des jeunes agriculteurs/trices
dans l’agriculture durable et maintenir ces jeunes sur la ferme, (f) Informer et engager les canadiens et
les partenaires et alliés sur la question de sécurité alimentaire au niveau global.
Pour l’atteinte des objectifs stratégiques, USC-Canada à travers ses programmes SoS comme celui du
Mali mène ses activités à travers cinq champs d’action thématiques avec l’engagement financier
renouvelé de l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI), des Canadiens et
Canadiennes ainsi que des fondations familiales et autres partenaires. Ces champs d’actions sont liés
entre eux et ensemble contribuent au but principal du programme qui est le renforcement de la sécurité
alimentaire et des moyens d’existences des familles d’agriculteurs/trices. Les cinq champs d’actions
sont :
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
L’équipe du programme assure le suivi de l’exécution des activités dans les différentes thématiques
énumérées ci-dessus par une maitrise de coordonner les activités, développer le partenariat, mobiliser les
ressources et présenter les soumissions et les rapports annuels.
Un gardien suppléant;
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Directeur de Programme
Comptable
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Le but de ce plan de suivi/ évaluation est de permettre au programme d’avoir un outil important qui lui
permettra d’apprécier les progrès réalisés et surtout de voir si la mise en œuvre des activités planifiées
progresse de façon positive vers l’atteinte des résultats escomptés.
A l’origine, l’outil a été conçu par les Experts d’USC-Canada. Ensuite, un atelier régional de partage
avec les représentants de l’ensemble des programmes (Sénégal, Mali, Burkina Faso) d’Afrique de
l’Ouest s’est tenu en Éthiopie pour une meilleure compréhension des différents concepts clés et les
directives pour l’élaboration d’un bon plan de suivi et évaluation conformément au Programme SoS
d’USC-canada. Suite à cette rencontre, le Programme du Mali, en vue de faire un suivi et évaluation
participatif, a retravaillé sur l’ensemble des données avec ses partenaires, notamment les bénéficiaires
du programme et les services techniques de l’Agriculture et des Eaux et Forêts. Ce qui a permis d’avoir
un outil consensuel adapté au contexte de la zone d’intervention du programme
Pour concrétiser cette nouvelle vision de la conception du plan de suivi et évaluation, le premier travail
effectué au retour d’Éthiopie était de faire un compte rendu de la mission aux membres de la
Coordination des Comités Villageois de Gestion de Suivi et d’Évaluation des Activités (CCVGSE) qui
est la structure suprême de coordination des activités de l’ensemble des organisations paysannes en
charge des activités de biodiversité agricole accompagnée par le Programme et ses partenaires
techniques. Suite à ce compte rendu, les membres de cette organisation paysanne à travers les travaux de
groupes ont procédé à l’exercice pour le choix des cultures clés à suivre et des villages qui seront
concernés par le plan de suivi/évaluation.
L’approche utilisée pour mener ces tâches d’abord au niveau du choix des cultures clés à suivre, il a été
fait en travaux de groupe par les paysans sur la base des espèces les plus importantes pour renforcer la
sécurité alimentaire et améliorer les moyens d’existence des agriculteurs. La synthèse des travaux a
permis de dégager seize (16) espèces cultivables et trois (03) espèces sauvages. En terme d’espèces
cultivables on note par ordre chronologique le Mil, le Sorgho, le Riz, le Fonio, le Maïs, l’Oseille (Dâh),
le Niébé (Haricot), le Gombo, la Banque alimentaire de Baobab, le Sésame, l’Arachide, l’Oignon, le
piment, l’Aïl, la Pomme de terre, la Tomate.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Les critères utilisés pour le choix et le classement de ces cultures clés ont été l’utilisation comme
aliment de base, transformable en plusieurs repas, utilisables dans toutes les sauces, et la valeur
monétaire sur le marché. En terme d’espèces sauvages, elles sont surtout les principales consommées
pendant la période de soudure : le Boscia sénégalensis, le Fonio sauvage et le Saboto (nom peulh).
Après ce travail, les paysans ont également en travaux de groupe dégagés les difficultés qui entravent
l’obtention d’une meilleure productivité de ces spéculations retenues. Parmi ces contraintes les plus
saillantes ont été les changements climatiques, la dégradation et la pauvreté des sols, l’insuffisance de
semence de bonne qualité, la mauvaise conservation des semences, l’attaque des déprédateurs, les
parasites des cultures et surtout pour le Niébé, l’Oseille et les cultures maraîchères, l’insuffisance
d’équipement agricole et la pauvreté des communautés.
Concernant le choix des villages pour collecter les données et apprécier l’évolution des indicateurs à
suivre, selon les paysans les 25 villages d’intervention du programme dans le cercle de Douentza ont ces
mêmes problèmes, alors pour choisir les dix (10) dans lesquels la collecte des données de base sera
réalisée, les paysans ont tiré au hasard parmi les 20 villages, 10 villages pour avoir finalement les
villages de Dansa, Dansa-Koro, Gono, Pétaka, Dianwely Maoudé, Badiari, Dimatro, Doumbara, Ibissa
et Kiro. Dans le cercle de Mopti l’ensemble des six (6) villages (Sampara ; Pathia ; Ouornion;
Karamani; Somadougou, Korongha) d’intervention ont été pris en compte. Donc au total 16 /31 villages
où le suivi évaluation sera mené et les résultats seront extrapolés sur l’ensemble des 31 villages.
Le second travail a consisté à partir de ce travail à réunir les agents du service d’agriculture pour valider
cette démarche et se mettre d’accord sur quelques concepts clés (voir le point 2 définitions des
concepts clés) avant de se rendre sur le terrain pour faire une démonstration en terme de placement de
carré de rendement, de mesure des superficies et de détermination la diversité existante dans une
parcelle de culture.
Un exercice qui s’est déroulé dans le village de Pétaka et qui a permis de concevoir les grilles de
collecte des données qui ont été amandées et finalisées par les appuis techniques et conseils de la
Chargée de Programmes Afrique USC-Canada et du Responsable des Aspects Scientifiques, Techniques
et Méthodologiques de l’Unité d’Appui des Programmes d’USC-Canada en Afrique de Ouest.
En ce qui concerne la collecte des données, elle s’est déroulée en trois phases, toutes ces phases ont été
conduites avec les paysans, l’équipe du programme et les agents du service d’agriculture, le travail sur
terrain a été fait avec chaque membre de la CCVGSE en fonction de sa localité et aussi avec l’agent du
service technique d’agriculture en charge du village concerné. Les opérations réelles qui constituent la
première phase de collecte des données ont débuté sur le terrain par l’échantillonnage pour déterminer
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
le nombre de ménages à enquêter et chez lesquels les carrés de rendement seront placés dans les champs
des cultures clés. Ce travail de détermination du nombre des ménages a été fait en prenant un
échantillon de 30%, ce qui a donné par village le nombre de ménages à enquêter. (Voir tableau1 ci-
dessous)
Villages 100% des ménages 30% des ménages 30% des ménages appliqués
Pétaka 160 48 48
Dansa 73 21,9 22
Dansa kotoro 9 2,7 3
Gono 119 35,7 36
Dianwely 73 21,9 22
Badiari 22 6,6 7
Dimatro 21 6,3 7
Doumbara 51 15,3 16
Ibissa 88 26,4 27
Kiro 96 28,8 29
Karamani 29 8,7 9
Korogha 18 5,4 6
Ouornion 31 9,3 10
Pathia 35 10,5 11
Sampana 100 30 30
Somadougou 107 32,1 32
Total 1032 309,6 315
Afin de poursuivre le travail de façon consensuelle sur la base de l’échantillonnage, le choix du nombre
de ménage à suivre a été fait en assemblée villageoise pour valider la liste des chefs de ménages et
ensuite faire un tirage au hasard après avoir enlevé le nombre de femmes chefs de ménage, qui en
général varie entre 2 à 3 femmes par village donc un nombre très faible à prendre en compte.
Exemple : si l’ensemble des ménages du village fait 160, les 30% donnent 48 ménages à enquêter, dans
le village s’il existe 2 femmes chefs de ménages, on retranche ces deux femmes des 48, ce qui donne 46
ménages et ces 46 ménages sont obtenus par tirage au hasard dans les 158 ménages restants, une
approche qui permet de prendre en compte dans l’échantillon l’ensemble des femmes chefs de ménages
du village
La deuxième phase de la collecte des données a été le placement des carrés de rendement dans les
parcelles des cultures clés des ménages sélectionnés. Pour les mesures des rendements les quadrants ont
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
été placés 3m x 3m, pour prendre en compte l’hétérogénéité spatiale à l’intérieur du champ, la parcelle
dont la superficie ne dépasse pas 0,5 ha, trois quadrants de 3 m x 3m ont été implantés et la parcelle où
la superficie est supérieure à 0.50 ha plus de trois quadrants de 3 m x 3 m ont été placés.
Les rendements ont été évalués séparément pour chaque quadrant et si le quadrant contenait plusieurs
variétés d’une même spéculation le rendement n’est pas mesuré séparément pour chaque variété. Les
quadrants dans lesquels les variétés sont mixtes, la mesure du rendement a été faite pour l’ensemble des
variétés. Pendant cette phase au même moment que les carrés de rendement ou quadrants sont en train
d’être placés, certaines actions telles que la détermination de la diversité des espèces et des variétés des
cultures ont également été menées. Contrairement aux deux phases qui sont réalisées pendant
l’hivernage, la troisième phase qui consiste à mener l’enquête au niveau des ménages pour collecter
l’ensemble des données par rapport aux indicateurs à suivre se mène après les récoltes.
Pour la mise en œuvre de l’ensemble de ces activités, pour le renseignement du plan de suivi et
évaluation, certains concepts clés seront fréquemment utilisés dans le plan de suivi et évaluation d’où la
nécessité de les définir pour avoir une lecture et une compréhension commune de ces concepts afin de
pouvoir analyser et interpréter le contenu de l’outil de suivi et évaluation qui est ainsi proposé. La
définition de ces concepts tient compte du contexte dans lequel l’outil sera administré, c’est-à-dire de
son appropriation par les bénéficiaires, raison pour laquelle toutes les définitions ont été faites avec les
représentants des agriculteurs (Coordination des Comités Villageois de Gestion de Suivi et Évaluation
des Activités), les services techniques d’agriculture, des Eaux et Forêts, la Chambre d’agriculture, le
Plan et de la statistique, qui sont des partenaires clés. Suite aux différents échanges et de façon
consensuelle les concepts clés et leurs définitions retenus pour la mise en œuvre du plan de suivi et
évaluation sont :
Une femme chef de ménage: toute femme qui a en sa charge toutes les dépenses des personnes qui
mangent ensemble et cultivent ensemble.
Un jeune garçon: une personne de sexe masculin dont l’âge est compris entre 15 et 30 ans.
Une jeune fille: une personne de sexe féminin dont l’âge est compris entre 14 et 20 ans
Un actif agricole: une personne (homme ou femme) qui a au moins 06 ans et plus, qui mène une
activité agricole.
Un jeune agriculteur: un jeune qui a choisi l’agriculture écologique comme métier ou moyen d’existence
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Un jeune qui a choisi l’agriculture écologique comme métier ou moyen d’existence: un jeune dont les
ressources sont uniquement tirées des produits agro biodiversité, un jeune qui vit en permanence dans le
village.
Une communauté: un groupe de ménages d’un village qui a une histoire commune en termes de langage,
de comportement et des us et coutumes par exemple : la communauté Peulh, Bambara, Diamsaye,
Nadiamba, Dafingn, etc.
Cultures clés: une culture utilisée comme base alimentaire, transformable en plusieurs repas, utilisée
dans toutes les sauces, et la valeur monétaire sur le marché est appréciée.
CCVGSE: Coordination des Comités Villageois de Gestion de Suivi et Évaluation des Activités
La collecte des informations a été faite avec les outils au nombre de dix (10). Ils ont été élaborés par
l’équipe du programme et ses partenaires (CCVGSE, Service d’agriculture, Service des Eaux et Forêts,
Plan et statistique) avec le appui technique et les conseils de la Chargée de Programmes Afrique USC-
Canada et du Responsable des Aspects Scientifiques, Techniques et Méthodologiques de l’Unité
d’Appui des Programmes d’USC-Canada en Afrique de l’Ouest. Ils ont été administrés dans les villages
par les agents des services techniques et les membres de la CCVGSE. Le traitement et l’analyse des
données a été fait par l’équipe du programme. Les outils utilisés seront joints en annexe au mémoire.
En synthèse, le plan de suivi/évaluation est mis en œuvre dans 16/31 villages et au niveau de 315
ménages pour renseigner le tableau 1 et 2 du plan de collecte des données afin de suivre 22 indicateurs
dont certains sont difficiles à interprété. Un plan de suivi et évaluation élaboré sur la base des données
collectées, saisies et traitées à partir de fiches d’enquête conçues à cet effet, d’un logiciel de traitement
des textes (Word) et d’un logiciel de traitement des données (Excel).
Il est également important de signaler que plusieurs sessions de formations ont été données aux paysans
et aux services techniques chargés de collecter les données sur le terrain et de faire une première analyse
des données. En plus, l’équipe du programme avec l’appui d’un agroéconomiste a conçu une maquette
de saisie des données en ACCESS, avec un traitement des données en Excel afin de faire ressortir les
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
différentes statistiques descriptives et tableaux nécessaires pour le rapportage tout en assurant la liaison
en Word. Pour une meilleure utilisation de cette maquette, l’équipe a reçu une formation de cinq jours.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
- La plupart des paysans étant analphabètes, l’administration des questionnaires n’est pas facile
car très souvent pour traduire les termes techniques en langues locales et faire comprendre les
paysans et surtout les femmes qui ne sont pas habituées à des exercices de ce genre. Il faillait
plusieurs répétitions des questions et malgré toutes les réponses données très souvent n’étaient
pas appréciables.
- La méfiance des répondants par rapport aux questions sur le revenu et la quantité de récolte
obtenue par le ménage ;
- Le nombre d’indicateur (au nombre de 22) à renseigner trop élevé dont certains sont difficiles à
interpréter ;
- Le nombre de villages (16) où le suivi doit se mener est trop par rapport aux ressources du
Programme ;
- Le nombre des cultures (16) à suivre est trop par rapport aux ressources du programme ;
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
L’ensemble des contraintes ci-dessus énumérées dans la partie problématique devrait faire l’objet
d’un partage avec les autres programmes appuyés par USC-Canada dans le monde en mai 2013, une
rencontre qui s’est tenue à Ottawa au Canada en mai 2013. Au même moment que cette rencontre se
préparait, le programme USC-SoS-Canada-Mali a saisi une opportunité de stage de l’Institut de
Développement Economique et Social (IDES) sur le terme «Analyse critique d’un plan de suivi et
évaluation participatif». Les résultats de cette étude de recherche sur la même problématique
permettra à coût sûr de compléter le travail qui est fait au niveau de la rencontre du Canada pour
doter le programme d’USC-SoS-Canada-Mali d’un plan de suivi et évaluation efficient, efficace et
adapté au contexte de la zone d’intervention du Programme.
En vue de dégager des pistes de réflexion par rapport à notre thème de recherche « Analyse critique du
plan de suivi et évaluation du Programme semences de la survie d’USC-Canada-Mali », nous avons
formulé les questions de recherches suivantes :
En lien avec les questions de recherches ainsi formulées, notre recherche vise les objectifs et les
hypothèses de recherches suivants :
Objectif global:
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Objectifs spécifiques:
- Analyser la pertinence des indicateurs et leur adéquation avec les résultats et objectifs
visés par le Programme Semences de la survie d’USC-SoS-Canada-Mali dans les cercles
de Douentza et de Mopti ;
- Apprécier la pertinence et l’efficacité des outils de collecte utilisés par ledit programme
par rapport aux indicateurs et leur appropriation par les bénéficiaires en charge de les
utiliser
Hypothèses:
En fonction des réponses par rapport aux questions de recherche et aux objectifs spécifiques, les deux
hypothèses formulées seront infirmées où confirmées.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
2. Méthodologie de la recherche
Notre approche méthodologie s’est déroulée en plusieurs étapes (voir le plan de recherche en annexe)
mais nous allons nous focaliser sur quatre (04) principales étapes : la recherche documentaire, la
conception des outils de collecte des informations, la collecte des données et l’interprétation des
données.
a. Recherche documentaire:
Cette étape a consisté à prendre connaissance des travaux effectués dans le domaine du suivi-évaluation,
à identifier les personnes ressources et les partenaires, à choisir les méthodes et outils à la collecte de
données et à s’imprégner des informations sur la zone d’intervention du programme.
Afin de mener à bien notre étude, nous avons utilisé de façon complémentaire : le questionnaire, le
guide d’entretien ou guide d’interview et les observations, ces outils ont été conçus et testés avant leur
administration sur le terrain, ce qui a permis de s’assurer de la bonne application de ces outils sur le
terrain.
Le Guide d’entretien
Cette technique a été utilisée pour recueillir des informations à l’aide des formulaires d’enquête en
adressant une correspondance dont l’objet est une demande d’entretien afin d’avoir un rendez-vous
auprès des ONGs qui travaillent dans le domaine de la sécurité alimentaire et qui ont un système de
suivi et évaluation fonctionnel.
Questionnaire :
C’est un instrument rigoureusement standardisé à la fois dans le texte des questions et dans leur ordre
en vue de recueillir des informations auprès des acteurs d’interventions.
Notre questionnaire a été adressé uniquement aux bénéficiaires et aux services techniques qui sont les
principaux acteurs de la collecte et de l’interprétation des données avec l’accompagne de l’équipe du
Programme et particulièrement du responsable du Suivi et évaluation et du développement des stratégies
d’agrobiodiversité.
Observation
A travers la recherche, l’observation nous a permis de recueillir des informations sur notre thème
et de porter un regard dans le but de connaître les réalités du terrain par rapport au plan de suivi et
évaluation participatif du Programme USC-SoS-Canada-Mali.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
1ere phase : elle a consisté à administrer le guide d’entretien à quatre projets/programmes qui travaillent
dans le domaine de la sécurité alimentaire et qui ont un système de suivi et évaluation participatif et
fonctionnel. L’objectif de cette première phase était de pouvoir répondre à l’objectif spécifique « Mener
une étude comparative entre le système de suivi et évaluation participatif du programme et celui d’autres
structures étatiques, projets/ programmes travaillant dans la région de Mopti dans le domaine de la
sécurité alimentaire.»
2ème phase : l’enquête a concerné les agents du service d’agriculture qui accompagnent les représentants
(es) des organisations paysannes en charge de la mise en œuvre du plan de suivi et évaluation
participatif sur le terrain. L’intérêt de ces interviews auprès de ces partenaires est d’avoir les
informations nous permettant d’apprécier les trois autres objectifs spécifiques qui sont : Analyser la
pertinence des indicateurs et leur adéquation avec les résultats et objectifs visés par le Programme
Semences de la survie d’USC-SoS-Canada-Mali dans les cercles de Douentza et de Mopti ; Apprécier la
pertinence et l’efficacité des outils de collecte utilisés par ledit programme par rapport aux indicateurs et
leur appropriation par les bénéficiaires en charge de les utiliser ; Proposer des stratégies d’amélioration
et de pérennisation du système de suivi et évaluation participatif du Programme Semences de la Survie
d’USC-SoS-Canada-Mali.
3ème phase : l’enquête a concerné les représentants (es) des organisations paysannes en charge de la mise
en œuvre du plan de suivi et évaluation participatif sur le terrain avec l’accompagnement des agents des
services techniques de l’agriculture et les membres de l’équipe du Programme. L’intérêt par rapport à
cette troisième phase est le même que la deuxième phase.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Cette phase qui présente les résultats de l’analyse de notre étude tant au niveau qualitative que
quantitative, est une tentative de réponse à « l’analyse critique du plan de suivi /évaluation participatif
dans le contexte du Programme d’USC-SoS-Canada- Mali ». L’analyse sera faite par phase exploratoire
Les résultats de cette phase, proviennent principalement de l'exploitation des informations obtenues par
le guide d’entretien administré au niveau de quatre (04) structures (AFAR/TCT, CARE
INTERNATIONAL, REDDIN, USC-Canada-Mali). Nous retenons de l'exploitation de ces entretiens et
de l'analyse des informations obtenues, que ces organismes de développement n’ont pas la même
conception dans le cadre de la mise en place d’un SSEP dans les projets/programmes de
développement.
Cependant nous examinons nos guides d’entretien à travers les tableaux représentés ci-dessous :
x x
L’analyse du tableau montre que les quatre (04) ONGs (REDDIN, CARE Internationale, AFAR, d'USC
Canada) ont toutes un SSEP fonctionnel en leur sein. Les trois (03) structures en plus d’USC ont été
choisies après une rencontre avec le service de l’agriculture sur la base des critères suivants:
Echantillonnage (trois sur six ONGs), l’existence d’un SSEP et fonctionnel et le domaine
d’intervention: sécurité alimentaire.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Ce tableau montre que les quatre (04) ONGs enquêtées ont toutes des objectifs bien définis au niveau de
leur système. Avec un objectif en commun qui est de suivre les activités du projet/programme en temps
réel. Ce qui atteste que la comparaison peut être faite entre le SSEP d’USC et celui des organismes
enquêtés (AFAR/TCT, CARE INTERNATIONAL, REDDIN).
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quelques solutions (voir tableau ci-dessous), le constat est que parmi ces quatre ONG, seul USC a
apporté une solution à la contrainte liée aux indicateurs.
Bénéficiaires directs X X X X
Agents de terrain X X X X
Acteurs de l’unité de X X X X
gestion du projet /
Programme
Bailleurs de fonds X X X X
Ce tableau ci-dessus nous montre que tous les organismes ont fait participer les bénéficiaires directs des
projets /programmes à la conception du système de suivi et évaluation sauf AFAR et CARE. Ces
derniers n’ont pas impliqué aussi leurs agents terrain.
Sur ce, le tableau N°8 nous éclaircit que, les organismes enquêtés y compris USC ont tous un SSEP car
ils font impliquer l’un de ses acteurs dans la conception du SSE malgré que CARE et AFAR n’ont pas
fait participé leurs bénéficiaires directs et/ou leur agent terrain car étant sur des projet/programme d’aide
d’urgence en sécurité alimentaire à court terme. Pour cette raison les bénéficiaires et/ou agents terrains
n’ont pas participé à la conception du SSE.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Sur les quatre ONGs enquêtées, elles ont toutes affirmé que la durée du système dépend de la durée du
projet/programme, donc la disposition à prendre est de renforcer le partenariat avec les services
techniques. Toutes les ONGs enquêtées ont le même objectif qui est la continuité du système après leur
retrait, mais ce qui est difficile à cause du coût élevé de la mise en œuvre du système de suivi et
évaluation participatif.
Ces organismes ont montré que tous les acteurs ont reçu des formations sur le SSE, dans le cadre de
l’utilisation des outils de collecte des données, la gestion axée sur les résultats et enfin la base des
données (Access) et ses formations ont été utile car ça les ai permis de renforcer leur capacité en SE.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Tableau 8: propositions d’amélioration faites par les bénéficiaires directs et prises en compte par les
projets / programmes/ONG
Ce tableau ci-dessus nous montre que les bénéficiaires des organismes enquêtés font des propositions
d’amélioration pertinentes et elles sont prises en compte au niveau des outils de collecte des données, la
définition des données collectées sur le terrain pour trois structures (AFAR/TCT ; CARE International ;
REDDIN) comme des solutions à envisager et au niveau d’USC-Canada-Mali comme solutions
appliquées.
A la lumière du contenu de ces différents tableaux et leurs analyses, nous pouvons confirmer que
l’objectif spécifique 1 qui est de « Mener une étude comparative entre le plan du suivi/évaluation
participatif du programme et celui d’autres structures étatiques, projets, programmes et ONGs
travaillant dans la région de Mopti dans le domaine de la sécurité alimentaire» a été réalisé. Ce qui nous
a permis de savoir que la plupart des projets, programmes et ONGs ont les mêmes objectifs par rapport
au suivi/évaluation participatif et aussi partagent les mêmes difficultés par rapport à l’appropriation des
outils de collecte des données par les bénéficiaires. Ils pensent également que le SE prendra fin avec le
retrait de ces organisations à cause du coût élevé de la mise en œuvre d’un SEP.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
2. Les résultats de la 2ème phase et 3ème phase des enquêtes menées sur le Plan de suivi et
évaluation du Programme USC-SoS-Canada-Mali
Les cibles de ces deux phases ont été les agents du service d’agriculture de Douentza et les membres de
la coordination des comités villageois de gestion, suivi et évaluation des activités du cercle de Douentza.
Les renseignements ont été collectés auprès de huit (08) personnes dont trois (03) du service
d’agriculture de Douentza et cinq (05) membres de la coordination des comités villageois de gestion
du suivi /évaluation des activités qui sont les représentants des bénéficiaires directs du programme à
savoir deux (02) femmes et trois (03) hommes. Les cinq (05) membres qui ont été touchés par l’enquête,
mènent des activités de suivi/évaluation dans les villages et sont appuyés par les trois(03) agents des
services techniques.
Oui Non
Source: Données terrains recueillies auprès des ST et certains membres de la CCGSE en Mai 2013
Les acteurs (membres de la coordination des comités villageois de gestion, de suivi et évaluation des
activités et les ST) sont tous impliqués dans le processus du SE de la conception à la mise en œuvre, de
l’analyse des résultats et à leur restitution aux bénéficiaires. Selon les résultats de l’enquête, ces deux
acteurs sont impliqués au même niveau dans la conception du plan de suivi et évaluation participatif.
NB: les membres de la coordination qui interviennent dans le système du SE d’USC ne sont pas tous
alphabétisés en langue locale. L’analyse de ce tableau nous indique, que le système du SE d’USC est
participatif.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Tableau10: les étapes dans lesquelles les acteurs sont impliqués par rapport au système du suivi-
évaluation.
Etapes Acteurs
Elaboration/Rapports 03 00 05 00
Diffusion 03 00 05 00
(restitution)/Rapports
Source: Données terrains recueillies auprès des ST et certains membres de la CCGSE en Mai 2013
L’analyse des réponses des huit (08) acteurs enquêtés (CCGSE, ST) soit 100% montre qu’ils
participent/contribuent au fonctionnement du S&E. Cette contribution se fait au niveau des 6 étapes qui
sont la base du fonctionnement du S&E.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Données à Acteurs
collectes
Services Techniques Membres de la coordination
Non
Oui Non Oui
% % %
Effectif % Effectif Effectif Effectif
Exhaustives 03 100 00 00 05 100 00 00
Pertinentes 03 100 00 00 05 100 00 00
Correctes 03 100 00 00 05 100 00 00
Objectivement 03 100 00 00 05 100 00 00
vérifiables
Autres 00 00 00 00 00 00 00 00
Source: Données terrains recueillies auprès des ST et certains membres de la CCGSE en Mai 2013
Les huit (08) personnes enquêtées ont le sentiment que les données à collecter sont exhaustives,
pertinentes correctes et objectivement vérifiables. Ici les acteurs trouvent que l’exercice du placement
des carrés de rendement est trop pour une seule personne à cause de la dispersion des champs de culture
et aussi le contenu des outils par rapport à l’enquête ménage est trop élevé. Pour solutionner cette
contrainte, les acteurs ont proposé la diminution du nombre de champ où les carrés de rendement seront
placés et la réduction du contenu des outils de collecte de l’enquête ménage ainsi que les indicateurs à
suivre et le nombre de village dans lesquels le suivi et évaluation est appliquée.
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Ce tableau ci-dessus nous montre que la restitution se fait à tous les niveaux (les ST et les membres de
la coordination). À cet effet, les cinq (05) membres de la coordination enquêtés disent qu’ils font le
suivi, restituent les informations fournies par USC aux bénéficiaires des activités. Cette restitution se
fait à travers une assemblée Générale. Mais malgré cette restitution certains bénéficiaires ne respectent
pas bien les instructions données par USC à travers les membres de la coordination (remboursement des
semences de bonnes qualités) dans le cadre des actives sur terrain pour le SE.
Les services techniques attestent qu’ils font la restitution auprès de la DRA et du programme à travers
les rapports mensuels et de fin de campagne.
Membres de la 05 00 100
coordination
Source: Données terrains recueillies auprès des ST et certains membres de la CCGSE en Mai 2013
Les huit (08) partenaires enquêtés soit 100% pensent que le plan de suivi-évaluation d’USC-SoS-
Canada-Mali est bon car il fait participer toutes les parties prenantes dans le processus. Il prend en
compte les propositions d’amélioration des uns et des autres et permet aussi aux bénéficiaires de
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
comprendre les impacts du programme et ses orientations pour le futur. Mais comme tout un système les
huit (08) personnes pensent que le plan de suivi et évaluation peut toujours être amélioré :
Réduire le nombre de champs où les carrés de rendements seront placés pour évaluer la
rentabilité des spéculations cultivées ;
Traduire en langues locales de la zone d’intervention du programme le reste des outils qui sont
en français tels que : les outils d’enquête ménage
Oui Non
Effectif % Effectif %
Source: Données terrains recueillies auprès des ST et certains membres de la CCGSE en Mai 2013
Le tableau ci-dessus nous informe que ça soit au niveau des services techniques et certains membres de
la coordination enquêtés pensent que les activités liées au plan de suivi et évaluation peuvent continuer
si tous les outils de collecte sont traduits en langues locales (au nombre de quatre : Peulh ; Diamsaye,
Nadiamba ; Bambara) de la zone d’intervention du programme avec la participation des membres de la
CCVGSE et les services techniques.
L’analyse de ces informations obtenues nous permet d’apporter notre jugement par rapport aux objectifs
spécifiques (2 ; 3 ; 4) restants :
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Objectif spécifique2: Analyser la pertinence des indicateurs et leur adéquation avec les résultats et
objectifs visés par le Programme Semences de la survie d’USC-SoS-Canada-Mali dans les cercles de
Douentza et de Mopti :
Cette perception d’analyse de la pertinence des indicateurs et leur adéquation avec les résultats et
objectifs, se traduit par les appréciations et jugements transcrits ci-dessus, suivant lesquels les
interviewés (es) trouvent que les indicateurs sont pertinents et son en adéquation avec les résultats et les
objectifs car ils permettent de suivre réellement l’évolution des résultats par rapport à l’atteinte des
objectifs et aussi de mieux orienter le programme et ses partenaires par rapport aux stratégies à
développer pour une meilleure appropriation des acquis du programme par les bénéficiaires, à titre
d’exemples :
- L’abandon des plantations collectives (taux de survie des plants faible 5 à 20%) au profit des
plantations champêtres individuelles avec les espèces autochtones où le taux de survie des plants est
plus élevé (80 à 95%) ;
- La mise en place d’un réseau pour la multiplication des semences en voie de disparition dans
d’autres localités (Sikasso et Koulikoro) où les conditions climatiques sont encore plus favorables
que la région de Mopti ;
- L’octroi des prêts équipements agricoles à moitié prix aux jeunes femmes par rapport aux jeunes
garçons qui doivent rembourser à 100% au programme sans intérêt ;
- La réorganisation des comités villageois de sorte que le nombre d’homme soit égale au nombre de
femmes pour permettre aux femmes aussi de pouvoir s’exprimer pour la prise en compte de leurs
préoccupations.
Fort de l’ensemble de ces constats faits sur le terrain et de la rétroaction des acteurs clés rencontrés,
nous tirons la conclusion que les indicateurs à suivre sont en adéquation parfaite avec les résultats et
objectifs visés par le Programme Semences de la survie d’USC-SoS-Canada-Mali dans les cercles de
Douentza et de Mopti. Malgré cet état de fait nous avons également constaté que le nombre des
indicateurs est trop élevé et certains sont complexes d’où la nécessité de les réduire et les simplifier.
Objectif spécifique 3: Apprécier la pertinence et l’efficacité des outils de collecte utilisés par ledit
programme par rapport aux indicateurs et leur appropriation par les bénéficiaires en charge de les
utiliser
Au dire des interviewés (es), cet objectif est partiellement atteint car ayant participé à la conception de
ces outils de collecte des données par rapport aux différents indicateurs à suivre, ils ou elles apprécient
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Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
la pertinence et l’efficacité des outils utilisés pour la collecte des données. Cependant l’appropriation
par eux qui sont les représentants (es) des bénéficiaires nécessite la traduction de ces outils en leurs
langues locales qui sont le Diamsaye, le Nabiaba, le Peulh et le Bambara et nécessite également d’une
part un fort accompagnement des agents du service d’agriculture qui ont déjà une expérience avérée
dans le domaine des enquêtes, et d’autre part les faire suivre la formation des enquêteurs.
Par rapport à cet objectif spécifique 4, des propositions de stratégies d’amélioration du plan de suivi et
évaluation participatif du programme Semences de la Survie d’USC-SoS-Canada-Mali seront faites au
niveau de la conclusion et des recommandations sur la base des résultats d’analyses faites au niveau de
l’ensemble des autres objectifs spécifiques. Mais par rapport à la question de pérennisation c’est-à-dire
la poursuite du plan de suivi et évaluation après le programme, l’ensemble de nos interlocuteurs trouve
qu’il est difficile car le coût de la mise en œuvre d’un plan de suivi et évaluation est élevé par rapport la
capacité des organisations paysannes.
Les questions de recherches qui nous ont permis de formuler ces objectifs de recherche sont au nombre
de trois à savoir:
- Quel est l’apport/l’impact du SSEP du Programme semences sur les bénéficiaires et sur l’atteinte
des résultats ? Cette question nous a permis de formuler les objectifs 1, 2 et 3 et de pouvoir
chercher les informations pour les analyser afin apporter les commentaires ci-dessous
développés au niveau chacun de ces objectifs.
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Les réponses des questions de recherches et l’analyse au niveau des objectifs nous amènent à dire que la
première hypothèse formulée est confirmée, c’est-à-dire que la performance d’un système de suivi et
évaluation participatif dépend de la pertinence et de la clarté des indicateurs et des outils de collecte des
données à renseigner, dans ce sens le plan de suivi et évaluation du programme n’est pas encore
performant car certains indicateurs ne sont pas clairs, les outils de collectes des données ne sont pas
appropriés par les utilisateurs et les utilisatrices en occurrence les bénéficiaires et aussi il manque un
cadre logique dans le dispositif de suivi et évaluation du programme.
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A travers l’enquête sur le terrain, nous faisons ressortir dans le tableau 15 ci-dessous les forces et les
faiblesses du plan de suivi/évaluation participatif du programme Semences de la Survie d’USC-Canada-
Mali.
Forces Faiblesses
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Conclusion et recommandations
Cette étude de recherche a été pour nous une opportunité de mieux comprendre le lien qui existe entre
les connaissances apprises à l’école et la pratique professionnelle et aussi de savoir que le travail de
recherche auprès des acteurs cibles (Paysans, services techniques de l’état ainsi que les projets,
programmes et ONGs) demande beaucoup de patience et surtout pour toute activité à entreprendre dans
ces milieux, il est indispensable de tenir compte de leurs calendriers d’occupations.
En termes de recommandations pour le programme, elles seront focalisées sur les forces et les faiblesses
du plan de suivi/évaluation participatif. Pour les forces, il s’agit de les consolider soit en les améliorant
davantage ou tout simplement en les maintenant comme telles. Par rapport aux faiblesses, les
recommandations suivantes sont formulées:
- Renforcer le partenariat avec les services techniques pour la mobilisation des agents dans le
processus d’accompagnement des bénéficiaires à travers le suivi et la collecte des données pour
alimenter ou améliorer le plan de suivi et évaluation participatif,
Impliquer davantage les services techniques de l’Etat, les Collectivités Territoriales et les
bénéficiaires dans le processus du SSP pour une meilleure appropriation,
- Renforcer le partenariat avec les écoles de formations professionnelles, les universités, les
institutions et une structure telle que l’APEJ (Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes)
qui peuvent mettre les stagiaires ou les volontaires à la disposition du programme pour de
courtes durées afin de contribuer aux suivis et collectes des données et aussi entreprendre des
recherches pour approfondir certaines données utiles pour le programme,
- Doter le programme semence d’un cadre logique en réduisant le nombre des indicateurs, les
villages et les spéculations cultivées à suivre, tout en clarifiant ou reformuler les indicateurs
confus,
- Traduire les outils de collecte des données dans les quatre langues parlées (Diamsaye, Nadiaba,
Fulfulde, Bamanakan) par les utilisateurs et les utilisatrices du plan de suivi et évaluation
participatif,
- Organiser une formation d’enquêteurs/trices à l’intention des acteurs qui utilisent les outils de
collecte des données,
- Renforcer les capacités techniques des bénéficiaires à travers des formations sur la formulation
et le suivi des indicateurs d’activités, de résultats et d’impacts,
- Doter les bénéficiaires d’outils de suivi adaptés traduits en langues locales,
- Doter le plan de SEP d’un budget conséquent.
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Références bibliographiques
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« MALI: Suivi évaluation participatif pour l’habilitation des collectivités territoriales de la
région de Mopti », Bamako : Communicances, 2007
Rapport annuel 2010-2011 et 2011-2012 du Programme USC- SoS- Canada-Mali
Cours de Suivi / Évaluation Année …./ IDES / Prof :…..
CARE Mali, 2005. Rapport de l’atelier sur le suivi évaluation
Françoise Coupal, [Link] International, Inc. Septembre 2000. Suivi et Evaluation
participatifs fondés sur les résultats
Guijt I., Gaventa J.1998 « Participatory monitoring and evaluation : Learning from change”,
Institute of development Studies, Brighton, IDS Policy Briefing N° 12, editing by Barnard
(http:/[Link]/reference/IDS/policy_brief_12.pdf) ()
Linde Rachel, CARE International au Mali, 2001. Guide Pratique au Système de Suivi
Evaluation
Plan de suivi évaluation du programme USC-SoS-Canada-Mali, mars 2011.
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ANNEXES
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Tableau10: les étapes dans lesquelles les acteurs sont impliqués par rapport au système du suivi-
évaluation………………………………………………………………………………………….38
Tableau 12 : Restitution des informations aux bénéficiaires par la coordination et les ST.............40
Résultat attendu Indicateurs à suivre Comment avez-vous Situation de la collecte Fréquence Où (dans Unité et Autres commentaires
procédé pour la collecte des données (Est-ce que du Suivi quelles grandeur de
des données (processus et la collecte est terminée, localités) l’échantillon
outils/méthodes, qui a et si non à quel moment
participé le sera-t-elle
Résultat attendu Indicateurs à suivre Comment avez-vous Situation de la collecte Fréquence Où (dans Unité et Autres commentaires
procédé pour la collecte des données (Est-ce que du Suivi quelles grandeur de
des données (processus et la collecte est terminée, localités) l’échantillon
outils/méthodes, qui a et si non à quel moment
participé le sera-t-elle
L’amélioration 7. Le nombre de
des cultures communautés qui ont
vivrières et de la amélioré la potentialité
et la productivité de
production de
leurs terres agricoles
biomasse chez (conformément aux
les exploitants indicateurs 8 à 10 ci-
agricoles dessous).
Résultat attendu Indicateurs à suivre Comment avez-vous Situation de la collecte Fréquence Où (dans Unité et Autres commentaires
procédé pour la collecte des données (Est-ce que du Suivi quelles grandeur de
des données (processus et la collecte est terminée, localités) l’échantillon
outils/méthodes, qui a et si non à quel moment
participé le sera-t-elle
Résultat attendu Indicateurs à suivre Comment avez-vous Situation de la collecte Fréquence Où (dans Unité et Autres commentaires
procédé pour la collecte des données (Est-ce que du Suivi quelles grandeur de
des données (processus et la collecte est terminée, localités) l’échantillon
outils/méthodes, qui a et si non à quel moment
participé le sera-t-elle
Résultat attendu Indicateurs à suivre Comment avez-vous Situation de la collecte Fréquence Où (dans Unité et Autres commentaires
procédé pour la collecte des données (Est-ce que du Suivi quelles grandeur de
des données (processus et la collecte est terminée, localités) l’échantillon
outils/méthodes, qui a et si non à quel moment
participé le sera-t-elle
Résultat attendu Indicateurs à suivre Comment avez-vous Situation de la collecte Fréquence Où (dans Unité et Autres commentaires
procédé pour la collecte des données (Est-ce que du Suivi quelles grandeur de
des données (processus et la collecte est terminée, localités) l’échantillon
outils/méthodes, qui a et si non à quel moment
participé le sera-t-elle
Résultat attendu Indicateurs à suivre Comment avez-vous Situation de la collecte Fréquence Où (dans Unité et Autres commentaires
procédé pour la collecte des données (Est-ce que du Suivi quelles grandeur de
des données (processus et la collecte est terminée, localités) l’échantillon
outils/méthodes, qui a et si non à quel moment
participé le sera-t-elle
Annexe 4: Fiches de collecte des informations pour le renseignement du plan de suivi et évaluation
Nombre des actifs : Hommes : Femmes : Total : Prénom et Nom de l’enquêteur : Date de l’enquête :
Une femme chef de ménage est toute femme qui a en sa charge toutes les dépenses des personnes qui mangent ensemble et cultivent ensemble.
Un jeune garçon est une personne de sexe masculin dont l’âge est compris entre 15 et 30 ans.
Une jeune fille est une personne de sexe féminin dont l’âge compris entre 14 et 20 ans
Un actif agricole est une personne (homme ou femme) qui a au moins 06 ans et plus qui mène une activité agricole.
Les jeunes qui ont choisi l’agriculture écologique comme métier ou moyen d’existence ont été traduits comme les jeunes dont les ressources sont uniquement tirées des
produits agro biodiversité, des jeunes qui vivent en permanence dans le village.
Une communauté dans notre contexte est la population d’un village qui est constitué de plusieurs ménages, alors toutes les informations liées aux communautés sont obtenues
d’abord au niveau des ménages avant de faire le cumul pour avoir le niveau village qui représente la communauté, raison pour laquelle presque toutes les fiches d’enquêtes
sont administrées d’abord au niveau des ménages pour collecter les informations pour les communautés.
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Très généralement les informations collectées au niveau des fiches ne permettent pas d’avoir à l’immédiat la réponse pour les indicateurs à suivre, il faut faire d’abord en
fonction de la nature de l’indicateur à suivre soit un cumul, un pourcentage et même une analyse relationnelle pour formuler la situation de référence qui permet de suivre
l’indicateur en question
Indicateurs à suivre Nombre de jeunes, dans le ménage, qui ont choisi de s’engager dans l’agriculture écologique comme métier ou moyen d’existence
Quel est le nombre Parmi ces jeunes, Parmi ces jeunes, combien Quel est le Parmi ces jeunes Parmi ces jeunes filles,
de jeunes hommes combien ont choisi sont en exode ? nombre de jeunes filles, combien ont combien sont en exode ?
(15 -30 ans) dans le l’agriculture écologique filles (14- 20 ans) choisi l’agriculture
ménage ? comme métier ou moyen Permanents saisonniers dans le ménage ? écologique comme Permanents saisonniers
d’existence ? métier ou moyen
d’existence ?
16. Le nombre de
jeunes, dans les
communautés
participantes, qui
ont choisi de
s’engager dans
l’agriculture
écologique
comme métier ou
moyen
d’existence
Total
NB : Choisir l’agriculture écologique comme métier ou moyen d’existence veut dire dans notre contexte que les ressources de la personne sont uniquement tirées des produits
agro biodiversité, la personne vit en permanence dans le village.
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Indicateurs à suivre Situation des ménages où les femmes ont accès aux moyens de production / campagne agricole 2010 -2011
Quel est le nombre de Combien de Est-ce que les hommes et Quels sont les Parmi ces Quel est le nombre Quels sont les
champs du ménage champs les femmes du ménage ont importants outils les de personnes dans moyens de
appartiennent accès au périmètre outils de femmes ont le ménage qui ont production que
aux femmes maraîcher production accès à quels accès aux crédits vous voudriez
agricole du outils ? agricoles ? améliorer au sein de
ménage ? votre ménage?
Nbre de Nbre H F
femme d’homme
Femmes :
Total
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Indicateurs à suivre Appréciation du niveau de la sécurité alimentaire du ménage sur la base de la production agricole de la campagne agricole 2010 -2011
Est-ce que la production Quelles sont les raisons si les Si les besoins Quelles sont les Est-ce que la production
totale agricole des besoins sont couverts ou pas ? alimentaires de céréales stratégies du ménage agricole des femmes
hommes du ménage ne sont pas couverts, la pour couvrir les périodes contribue à couvrir les
couvre les besoins production couvre de soudure de cette besoins alimentaires de
alimentaires de céréales combien de mois ? année ? céréales du ménage ?
du ménage pour les 12
prochains mois ?
1. Le nombre de
ménages qui ont leur
sécurité alimentaire
assurée à partir de leur
production agricole
pendant les 12 mois Est-ce que les besoins en Quelles sont les raisons si les Si les besoins en sauce Quelles sont les Dans le ménage les
sauce (ingrédients) pour besoins sont couverts ou pas ? (ingrédients) ne sont stratégies du ménage ingrédients de la sauce
les différents repas du pas couverts, la pour satisfaire les sont à la charge de qui ?
ménage sont assurés capacité du ménage besoins en sauce
pour les 12 prochains couvre combien de (ingrédients) pendant le
mois ? mois ? reste des mois cette
année ?
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Indicateurs à suivre Situation des sources d’approvisionnement en semences du ménage : Campagne agricole 2010 -2011
Quelles sont les sources Quelle est la Est-ce que les semences Est-ce qu’il existe un besoin en semences
d’approvisionnement du ménage en principale source utilisées en 2010-2011 sont pour la campagne 2011 -2012 ?
semences pour les cultures des hommes dont les hommes sont adaptées au contexte local ?
pour la campagne 2010-2011, par ordre responsables ?
d’importance ?
5. Le nombre de
ménages qui
possèdent un système
d’approvisionnement
en semences pour
répondre aux
variations climatiques
saisonnières
Quelles sont les sources Quelle est la Est-ce que les semences Est-ce qu’il existe un besoin en semences
d’approvisionnement du ménage en principale source utilisées en 2010-2011 sont pour la campagne 2011 -2012 ?
semences pour les cultures des femmes dont les femmes sont adaptées au contexte local ?
pour la campagne 2010-2011, par ordre responsables ?
d’importance ?
A partir de ces deux fiches les sources d’approvisionnement en semences seront connues ainsi que celles adaptées au contexte local. Ces données permettront en situation de
références de savoir combien de ménages possèdent ces sources d’approvisionnement en semences
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Désignation Appréciation de l’indicateur 6. Le nombre de ménages qui rapportent une amélioration de leur sécurité semencière (c’est-à-dire qui ont la
quantité, la qualité et la diversité de semences et de végétaux pour la saison).
Niveau de Satisfaction des besoins Capacité pour la Adaptabilité des semences Total des points (1-12
l’autoproduction (1 saisonniers en semences pour sauvegarde des semences au contexte local (1 -3 points)
-3 points) 2010-2011 (1 -3 points) (1 -3 points) points)
Sources d’approvisionnement en
semences des cultures des hommes
Sources d’approvisionnement en
semences des cultures des femmes
Total
Notation : 1 = peu ; 2 = moyen ; 3 = bon ; L’échelle = 12 ; Insécurité sécurité semencière = 1- 4 ; insécurité semencière réduite 4-8 Sécurité semencière assurée = 8 -12.
Cette appréciation permet de situer le ménage en insécurité semencière, en insécurité semencière réduite ou en sécurité semencière assurée.
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Appréciation de la diversité interspécifique (entre espèces) et la diversité intra-spécifique (entre variétés) cultivée et sauvegardée au niveau du ménage
Spéculations Quelles sont les variétés de semences sauvegardées au Est-ce que la variété a été cultivée Sinon, pourquoi?
échantillonnées niveau du ménage? cette année 2010 -2011?
Mil
Sorgho
Riz
Fonio
Maïs
Oseille
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Appréciation de la diversité interspécifique (entre espèces) et la diversité intra-spécifique (entre variétés) cultivée et sauvegardée au niveau du ménage
Spéculations Quelles sont les variétés de semences sauvegardées au Est-ce que la variété a été cultivée Sinon, pourquoi?
échantillonnés niveau du ménage? cette année 2010 – 2011 ?
Haricot / Niébé
Gombo
Banque
alimentaire de
Baobab
Sésame
Arachide
Autres
spéculations
dont les
semences sont
sauvegardées au
niveau du
ménage
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Quelles sont les spéculations Quelles utilisations faites- Autres utilisations faites de Quelles sont les Responsable Est-ce qu’il y a d’autres produits
cultivées par le ménage en vous de ces spéculations? ces spéculations ? quantités Produites des obtenus de vos champs?
2010-2011 ? en 2010 -2011 ? spéculations
F=fourrage, A=aliment
(Encercler) H F
M=médicinale
Mil
Sorgho
Riz
Fonio
Maïs
Oseille
Haricot / Niébé
Gombo
Sésame
Arachide
Autres spéculations :
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Indicateurs à suivre Quelles sont les sources de revenus du ménage pour 2009-2010?
Quelles sont les sources de revenus du Revenus FCFA Avec ces sources de revenus est ce que les Quels sont les souhaits du
ménage pour 2009-10 en ordre besoins et les aspirations du ménage sont ménage ?
d’importance?
peu satisfaits ? satisfaits ? très satisfaits ?
H F H F H F
13. Le nombre de
ménages qui
rapportent une
amélioration de
leur capacité à
répondre aux
besoins et aux
aspirations de
leur famille
Total
Exemples de sources de revenus : Vente de produits agricoles, vente d’animaux, Exode, petit commerce, cueillette, autres …..
Cueillettes (de karité, néré, tamarin, Gomme arabique, Miel, Kapockier (Bombax costatum) Baobab fruit, Baobab feuille, Zaba, N’taba coumba, jujubier, Fakoy, cram cram,
Tanin (Acacia nilotica), Popo (Lan dolphia hendelotji) autre à préciser
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Quelles sont les petites entreprises agricoles, Quelles sont celles mises en Quel est le niveau de fonctionnalité de Quelles sont les mesures
de coopératives et d’associations qui existent place par le programme ? celles mises en place par le d’accompagnements
dans le village ? programme? souhaités ?
Total
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Quelles sont les activités menées par le Quel est le Quels sont les organes de gestion de Quel est le nombre Quel est le nombre de
Programme dans le village ? nombre de ces activités ? des membres de ces femmes en position
personnes organes de gestion d’autorité dans ces
impliquées ? organes ?
H F
19. Le nombre de H F
femmes en
position
d’autorité dans
les programmes
appuyés par USC
(ex. sur les
comités de
gestion des
banques de
semences, des
coopératives
agricoles, des
comités
villageois, etc.).
17a. Quel % du
nombre total de
positions
d’autorité?
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Dans le cadre de la recherche relative à notre thème de fin cycle intitulé : « Analyse critique
d'un plan de suivi et évaluation participatif: cas de l’ONG USC SOS Canada-Mali»
Le présent entretien est strictement anonyme, nous vous assurons que les réponses ne seront
utilisées qu’à la fin de notre recherche.
Malgré vos occupations, nous sollicitons votre sincère coopération et comptons sur votre
constante disponibilité.
MERCI
Analyse d’un plan de suivi/évaluation participatif: cas d’USC-SoS-Canada-Mali
Oui Nom
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2. Est –ce que vous avez des difficultés pour l’atteinte de ses objectifs?
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Bénéficiaires directs
Ministère
de tutelle
Bailleurs de fonds
Oui Non
Oui Non
7. Si oui quelles sont les types de formation qui ont été dispensées.
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Si non pourquoi?
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8. Les bénéficiaires font – ils des propositions d’amélioration ?
Oui Non
Fonction :
1. Avez –vous été impliqué (e) dans le processus de suivi et évaluation d’USC-SoS-
Canada-Mali ?
2. Dans quelles étapes du Processus de suivi et évaluation vous êtes impliqué (e)
La conception du système de suivi et évaluation ?
Quelles sont les difficultés ?
Quelles sont les solutions ?
Si oui pourquoi ?
Si non pourquoi ?
Quelles sont propositions ?
Avez-vous le sentiment que les données sont pertinentes ?
Si oui pourquoi ?
Si non pourquoi ?
Quelles sont les propositions de solutions ?
Avez-vous le sentiment que les données sont correctes ?
Si oui pourquoi ?
Si non pourquoi ?
Quelles sont les propositions de solutions ?
Avez-vous le sentiment que les données sont objectivement vérifiables ?
Si oui pourquoi ?
Si non pourquoi ?
Quelles sont les propositions de solutions ?
Autres à juger/apprécier ?
3. Que pensez-vous du système de suivi évaluation d’USC-Canda-Mali
actuellement ?
Cette façon de faire est-elle bonne ?
Si oui pourquoi ?
Si non pourquoi ?
Quelles sont les propositions de solutions ?
4. Que pensez-vous du système de suivi évaluation d’USC-Canda-Mali après le
retrait du programme ?
Est que l’activité va continuer
Si oui pourquoi ?
Si non pourquoi ?
Quelles sont les propositions pour quelle puisse continuer ?