La Sterilisation SIB2
La Sterilisation SIB2
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES :
OBJECTIFS THEORIQUES :
Asepsie
Antisepsie
Antiseptique
Désinfectant
Désinfection
Décontamination
Etat stérile
1-Asepsie 6-Désinfectant
2-Antisepsie 7-Décontamination
3-Antiseptique 8-Stérilisation
4-Aseptique 9-Etat stérile
5-Désinfection
1-LES ANTISEPTIQUES
2-LES DESINFECTANTS
2-1 :L’eau de Javel
1-Procédés physiques
2-Procédés chimiques
4-Autres procédés
1-Traitement de linge
2-Traitement de la verrerie
3-Traitement des caoutchoucs naturels
4-Traitement des articles en matière plastique
5-Traitement des endoscopes
6-entretien et maintenance des appareils de stérilisation
1-Asepsie
Ensemble des mesures préventives à empêcher tout apport exogène de micro-organismes au niveau
des surfaces inertes ou biologiques ou fluides.
Ensemble de méthodes visant à empêcher tout apport exogène de micro-organismes
2-Antisepsie
Opération au résultat momentané, permettant au niveau, des tissus vivants, dans la limite de leur
tolérance, d’éliminer, ou de tuer les micro-organismes et /ou d’inactiver les virus, en fonction des
objectifs fixés
Le résultat de cette opération est limité aux micro-organismes et/ou virus présent au moment de
l’opération
3-Antiseptique
Préparation ayant la propriété d’éliminer ou de tuer les micro-organismes ou de tuer les virus sur
des tissus vivants (peau saine, muqueuses, plaies).Elle présente une activité anti-bactérienne,
antifongique, antivirale qui indiquée et précisée (ex. : antiseptique à action antifongique)
Elle n’altère pas les tissus sur lesquelles elle est déposée (Tolérance)
4-Aseptique
5-Désinfection
Opération au résultat momentané, permettant d’éliminer ou de tuer, et/ou d’inactiver les virus
indésirables portés par des milieux inertes contaminés, en fonction des objectifs fixés.
Le résultat de cette opération est limité aux micro-organismes présents au moment de l’opération.
1-LES ANTISEPTIQUES
ALCOOL IODE
Antiseptique non moussant de la famille des halogènes
SPECTRE D’ACTIVITE : bactéricide vis-à-vis des germes à gram +et – des mycobactéries.
Fongicide et virucide actif sur les spores
CONTRE-INDICATION :-hypersensibilité à l’iode
-exploration de la fonction thyroïdienne
-nouveau-né et prématuré
-l’emploi simultané avec d’autres antiseptiques, en particulier les dérivés mercuriels (risque de
brûlure et nécrose
SOLUTE DE DAKIN :
SPECTRE D’ACTIVITE : bactéricide vis-à-vis des germes gram +et- et des mycobactéries
Fongicide et virucide
Actif sur les spores
CONTRE-INDICATION :-hypersensibilité à l’iode
-exploration de la fonction thyroïdienne
-nouveau-né et prématuré
-l’emploi simultané avec d’autres antiseptiques, en particulier les dérivés
mercuriels (Risque de brûlure et nécrose)
SPECTRE D’ACTIVITE : bactéricide vis-à-vis des germes gram +et- et des mycobactéries
Fongicide
Actif sur les spores
CONTRE-INDICATION :-hypersensibilité à l’iode
-exploration de la fonction thyroïdienne
-nouveau-né et prématuré
-l’emploi simultané avec d’autres antiseptiques, en particulier les dérivés
mercuriels (Risque de brûlure et nécrose)
CONTRE-INDICATION :-hypersensibilité à l’iode
-exploration de la fonction thyroïdienne
-nouveau-né et prématuré
-l’emploi simultané avec d’autres antiseptiques, en particulier les dérivés
mercuriels
(Risque de brûlure et nécrose)
SPECTRE D’ACTIVITE : bactéricide vis à vis des germes à gram +et- fongicide inactif sur les
spores
INCOMPATIBILITE : incompatibles avec les dérivés anioniques et avec les autres antiseptiques
PRESENTATION : flacon de 1 litre muni d’une pompe doseuse de 2ml (possibilité d’un support
mural à coude)
SPECTRE D’ACTIVITE : bactériostatique vis à vis des germes gram+ peu antiseptique : aucune
action bactéricide n’a pas pu être mise en évidence.
INDICATIONS :-antisepsie de la peau lésée, surtout utilisée pour son pouvoir asséchant et tannant
-desséchant en cas de dermatose infectée
-en pédiatrie : érythème fessier du nourrisson (effet de tannage de la peau)
SPECTRE D’ACTIVITE : solution faiblement antiseptique, surtout utilisée pour le nettoyage des
plaies et comme hémostatique
MISE EN GARDE : ne pas utiliser pour irriguer des cavités ou sous pansement occlusif
MISE EN GARDE : ne pas utiliser pour irriguer des cavités ou sous pansement occlusif.
2-LES DESINFECTANTS
Ce sont des produits dont l’utilisation peut permettre d’éliminer ou de tuer les micro-organismes ou
d’inactiver les virus portés par les milieux inertes.
2.1.1-Définition :
L’eau de javel est un puissant désinfectant, économique et disponible partout.
2.1.2 Propriétés :
2.1.4 Conservation
L’eau de Javel doit être conservée à l’abri de la lumière et de la chaleur. Elle doit être utilisée avant
la date de péremption
Le traitement du matériel utilisé est une opération déterminante dans le processus de lutte contre les
infections nosocomiales. Il vise également la protection de l’équipe soignante contre le risque de
manipulation d’un tel matériel. Il se réalise selon des étapes qui ont un objectif précis et qui
s’effectuent selon une chronologie d’exécution.
Les étapes du traitement du matériel utilisé sont :
1-Le tri :
C’est une étape nécessaire et fondamentale qui consiste à séparer le matériel par catégorie :
-fragile -immersible ou non
-piquant -à usage unique ou multiple
-tranchant
2-La décontamination :
Elle consiste à diminuer la production de micro-organismes et faciliter le nettoyage ultérieur .Elle
permet également la protection de l’environnement et/ou du personnel
3-Le rinçage
Son effet fait appel à l’action mécanique de l’eau. Il s’effectue après la décontamination et avant le
nettoyage
5- Le séchage :
Le séchage permet d’enlever l’humidité qui constitue un milieu favorable au développement des
micro-organismes d’une parte, et optimiser l’action de l’agent stérilisant sur des objets secs. Le
séchage est manuel avec un linge propre et non peluchant.
6-La lubrification :
C’est l’action de graisser les articulations. Elle confère aux instruments une bonne qualité
De fonctionnement et une durée de vie augmentée. Elle s’effectue après l’opération de séchage, la
lubrification peut être réalisée par graissage .Quelque soit le lubrifiant,il doit être fin pour ne pas
constituer un obstacle à l’agent stérilisant .
7- Les contrôles :
Permettant d’évaluer l’efficacité et la qualité des étapes précédentes. Ils se font après le séchage et
avant le conditionnement .Les contrôles touchent quatre aspects.
-contrôle de l’hygiène : contrôle visuel de la propreté
-contrôle technique : état des objets (tâches, corrosion)
-contrôle de fonctionnement : mors s’adaptent, pinces tiennent, …
-contrôle quantitatif : nombre d’instruments dans la boite
8- Le conditionnement :
Il a pour but, mission essentielle de conserver l’état de stérilité des objets stérilisés et permet le
stockage .Il s’agit des tambours, boites, containers, sachets.
9- La stérilisation :
C’est la mise en œuvre d’un ensemble de méthodes et de moyens visant à éliminer par destruction
les micro-organismes vivant portés par un objet parfaitement nettoyé
Dans ce procédé, l’opération de stérilisation est obtenue par l’emploi de la vapeur d’eau saturée à
une température supérieure à 100°C qui ne peut être qu’à une pression supérieure à la pression
atmosphérique
: Paramètres de stérilisation :
A partir des travaux de pasteurs et de ses élèves, il a été démontré que la destruction de tous les
germes ne pouvait être obtenue qu’à une température supérieure à celle de l’ébullition de l’eau et il
a été conseillé de stériliser au moins à 120°, température ne pouvant être obtenue qu’à une pression
supérieure à la pression atmosphérique dans une enceinte close .les paramètres de stérilisation sont
les suivants :
La vapeur d’eau :
L’eau à l’état gazeux est un excellent caloporteur .La vapeur va céder sa chaleur latente en se
condensant à l’état liquide sur la charge qui va s’échauffer .la vapeur joue un double rôle : apport de
calories et action physico-chimique d’hydrolyse, la vapeur d’eau doit être au voisinage de la
saturation. La vapeur d’eau est saturée lorsqu’elle est en équilibre avec l’eau à l’état liquide .Au
delà des conditions d’équilibre la vapeur est surchauffée .En deçà la vapeur est sursaturée et humide
.Dans le cas de la vapeur surchauffée les conditions se rapprochent de celle de l’air chaud et la
méthode de stérilisation perd rapidement son efficacité à mesure que le degré de surchauffe
s’accroît .La qualité de la vapeur peut être définit par plusieurs critères dont normalement le titre de
la pureté chimique.
La température :
Pression relative
0 = pression atmosphérique Températures d’ébullition
0 bar 100°C
1 bar 100,06°C
1,05bar 121°C
2bar 133,9°C
2,04 bar 134°C
2,414 bar 138°C
3 bar 144°C
Le temps:
Pour stériliser la charge, on peut agir soit sur la température (donc la pression), soit sur le temps
d’exposition, le temps de stérilisation donc la durée totale du cycle de stérilisation est fonction du
type de stérilisation, de la nature des matériaux à stériliser, de l’emballage et du chargement de
l’enceinte. Le temps nécessaire à la destruction des micro-organismes décroît très rapidement dès
que la température augmente.
Suivant la température du pallier des stérilisations, les durées généralement conseillées pour le
palier sont les suivantes
20 minutes à 121°C
15 minutes à 126°C
10 minutes à 134°C
Pour accroître la marge de sécurité, on a toujours intérêt à stériliser à la température la plus élevée
compatible avec la charge, une minute à 134°C produit même effet stérilisant que 15 minutes à
120°C
1.1.3.1 L’appareillage
Un stérilisateur à vapeur d’eau constitué d’une chambre de stérilisation avec des dispositifs
d’ouverture et de fermeture, ainsi que d’accessoire permettant l’alimentation en vapeur ‘ la mise
sous vide est le retour à la pression atmosphérique à travers un filtre à air
La chambre de stérilisation :
Les matières utilisées pour sa construction doivent être résistants à la corrosion et facilement
décontaminables ; ce sont des aciers inoxydables .La plupart es stérilisateurs hospitaliers récents
possèdent une double paroi appelée aussi double enveloppe. Cette paroi additive au stérilisateur
étanche, résiste à la pression. Elle permet une circulation permanente de la vapeur, ce qui évite la
refroidissement à la chambre, autorisant un gain du temps lors du chauffage don une réduction de la
durée des cycles de stérilisation suivant le premier
La vapeur d’eau est obtenue dans des générateurs autonomes à chauffage électrique par
vaporisation d’eau filtrée et adoucie dont le titre hydrotimétrique doit être compris entre 5 et 8°TH
.l’usage de la vapeur fournie par la chaufferie de l’établissement est également possible après
épuration et purge des condensas.
Toute opération de stérilisation doit être précédée et suivie de purge d’air. La vapeur et l’air
ne se séparent pas par ordre de densité. Pour éliminer l’air des autoclaves las plupart des
constructeurs utilisent des pompes à anneau d’eau .Ces pompes utilisent pour leur fonctionnement
l’eau qui assure l’étanchéité entre le rotor et le stator dont l’excentricité forme un croissant à
l’intérieur duquel s’exerce le mécanisme de dépression créant le vide. La concentration d’air
résiduel variant, le débit de la pompe n’est pas constant, plusieurs purges successive séparées les
unes des autres par une admission de vapeur assurent rapidement la meilleure évacuation d’air.
-Les spores
Les spores peuvent être à ouverture manuelle ou automatique, elles coulissent et pivotent,
horizontalement ou verticalement, l’étanchéité de la porte et obtenue soit par un joint plein soit par
un joint gonflable, le joint du couvercle sera conçu et placé de sorte qu’il ne puisse être chassé
accidentellement
Le tableau de commande est généralement placé sur la face d’entrée .le cycle de stérilisation doit
pouvoir être suivi sur les deux faces .Les appareils doivent être isolés thermiquement et
phonétiquement afin d’éviter les pertes thermiques et d’assurer un faible niveau sonore permettant
la présence permanente du personnel
Les valeurs limites retenues par la norme sont
- l’air
L’air utilisé pour la remise à la pression atmosphérique doit être filtré pour empêcher la
recontamination microbienne de la charge qui a été stérilisée, le filtre doit retenir les particules de
diamètre supérieur ou égal à 0,3 micron avec une efficacité de 99,9%
1-1-3-2 conditionnement
Le conditionnement doit permettre le passage de l’agent stérilisant c’est à dire la vapeur,
garantir la conservation de l’état stérile, assurer l’intégrité des caractéristiques organoleptiques,
physiques chimiques et mécaniques du matériel et permettre l’extraction aseptique de l’objet stérile
Les boites et les tambours en acier inoxydables sont progressivement abandonnés au profit des
paniers métalliques, des feuilles d’emballage et des sachets de stérilisation. Les tambours ont un
nombre limité d’orifice permettant la propagation de l’agent stérilisant et ils doivent être obturé dès
la sortie du stérilisateur, l’étanchéité des fermetures n’est pas parfaite. De plus les tambours ont
souvent tendance à être très remplis. La conservation de la stérilité s’interrompt dès la première
ouverture.
L’évolution vers le conditionnement unitaire permet la confection de nécessaire à l’usage
unique ainsi qu’une bonne identification facile de l’article stérilisé .Une attention particulière doit
être apporté à la qualité des soudures .La fermeture ou scellage se fait par thermo-soudure directe si
le matériel est lui même fusible et soudable (PE, PVC) ou si le matériel ne l’est pas (PP
,polyamide,papier,…) par l’incorporation d’un film ou de la pose d’un vernis à base de composés
thermo-soudables
1-1-3-3 Locaux
Les locaux doivent être adaptés aux nécessités particulières du travail de stérilisation .Peu
contaminables et facilement décontaminables, bien ventilés, ils doivent être conçus pour séparer le
plus complètement possible le circuit du matériel souillé de celui du matériel stérilisé.
Quelque soit l’importance de la structure de la stérilisation centrale, trois zones peuvent être
individualisées :
zone « sale »
zone « propre »
zone « stockage du matériel »
Les circuits de ramassage, de traitement et de distribution doivent être aussi courts que possible
et la séparation entre les zones aussi étanches que possible. La centralisation de la stérilisation
permet un gain de temps considérable pour le personnel infirmier, une standardisation et une
surveillance efficace du matériel et enfin une limitation des infections croisées et surinfection il en
résulte une sécurité accrue pour le malade ce qui est l’essentiel
Dans une stérilisation centrale, les zones se succèdent de la façon suivante (CF figure 2)
1-1-4 le cycle de stérilisation
Le cycle est l’ensemble des opérations permettant de stériliser une charge dans le stérilisateur. Il
comporte différentes étapes
-chargement du stérilisateur
ne pas surcharger l’autoclave (bon équilibre dans les paniers ou boites d’instruments)
ne pas tasser les textiles dans leurs emballages
déposer les paquets, les sachets, les plateaux sur la tranche
utiliser les paniers pour faciliter la pénétration de la vapeur
faire une charge homogène
-fermeture de la porte :
Soigneusement, de façon à assurer une bonne étanchéité du stérilisateur
Prétraitement :
Les opérations réalisées pendant cette première phase du cycle de stérilisation visent à porter la
charge en milieu homogène de vapeur .Elles consistent à :
évacuer l’air : cette évacuation peut se réaliser de différentes manières :
-succession d’admission de vapeur et de détente
- mise sous vide
- alternance de vide et d’injections de vapeur
chauffer la charge :lors d’élévation de température la vapeur se condense .La transformation de la
vapeur en eau s’accompagne d’un apport important de calories .En effet ,en vertu du principe de la
paroi froide ou pricipe de WATT,la vapeur se condense sur un objet froid en lui cédant des
calories ,tant que sa température est supérieure à celle de l’objet
Exposition à la température
-pour accroître l’apport d’énergie on fait appel à un chauffage auxiliaire externe .Le rôle du
chauffage externe par une double enveloppe consiste essentiellement à éviter que la charge en soit
mouillée par d’autres condensats que ceux qui se forment sur les objets au cours de chauffage
.L’évaporation étant une opération endothermique, la charge devient sèche et froide
La baisse d pression s’effectue en deux temps :
-abaissement de la pression jusqu’à la pression atmosphérique, par ouverture de la vanne de purge
-mise sous vide du stérilisateur
Soit par un condenseur : la vapeur d’eau en se condensant provoque un vide, l’humidité se
vaporise hors de la charge stérile et se condense sur le condenseur, soit par le fonctionnement de la
pompe à vide, l’eau se vaporise ; la vapeur ainsi produite est aspirée par la pompe à vide
Le traitement se termine par la rentrée d’air à travers un filtre à très haute efficacité remettant
le stérilisateur à la pression atmosphérique
-Vérification et archivage du diagramme d’enregistrement qui porte le numéro du
stérilisateur, la date et le numéro du lot
-Ouverture de la porte du côté décontaminé
- Déchargement du stérilisateur et vérification des indicateurs de stérilisation
Les contrôles sont de trois types : les contrôles de l’installation, les contrôles de stérilisation qui
vérifient le procédé et les contrôle de stérilité qui concernent le produit lui même
A la construction
Un essai hydraulique est pratiqué en présence du service des mines qui poinçonne une médaille
portant le numéro d’ordre de fabrication et le jour de l’essai
Avant livraison le constructeur réalisera des essais à vide et en charge
Sécurité d’ouverture des portes : un orifice témoin de mise à l’air libre est prévu sue tous les
appareils
Impossibilité de mise en route en cas de non fermeture d’une porte
Sécurité du générateur de vapeur : ce générateur comporte au moins deux soupapes de sécurité
-Les enregistrements :
Les stérilisateurs comportent obligatoirement un enregistreur de température et de pression en
fonction du temps. Chaque charge peut être considérée comme un lot, dont les conditions de
stérilisation, enregistrées sont variables
Les graphiques sont le plus souvent circulaires .Ils peuvent aussi être à déroulement linéaire
L’homogénéité de la répartition de la chaleur et la connaissance des températures est
primordiales. Pour vérifier cette homogénéité, on peut placer des capteurs de température
(thermocouples) en plusieurs points d la charge, et notamment au cœur de celle-ci, pour les
comparer à la température de la sonde de régulation
1-1-6 La maintenance
La maintenance est un problème complexe mais essentiel pour la bonne conduite et le suivi du
fonctionnement des appareils
En règle générale, la maintenance des appareils est confiée aux services techniques et dans le cas de
stérilisation centrale, un technicien biomédical sera affecté spécialement à ces tâches
Une fois par an : contrôle des dispositifs de sécurité par le service de la qualité et de la sécurité
industrielle, ou par un organisme spécialisé
Les appareils à vapeur sou pression sont soumis à des contrôles obligatoires par un organisme
agrée
Une fois tous les di ans : épreuve hydraulique et re-timbrage de l’enceinte
Cahier d’entretien
L’utilisateur doit tenir à jour pour chaque appareil, un registre d’entretien où sont notés tous les
essais, l’entretien et les réparations le concernant.
Formation du personnel :
La conduite des autoclaves ne doit être confiée qu’à un personnel expérimenté, instruit des
manœuvres à effectuer sur l’appareillage et des dangers qui lui sont propres .Le fabriquant peut
assurer la formation du personnel d’entretien /De plus, les consignes d’utilisation de l’appareil
doivent être affichées
La stérilisation par la chaleur humide, par son efficacité, par la facilité de contrôle de ses
paramètres et par son faible coût, et doit être procédé de première intention en milieu hospitalier
C’est une méthode qui consiste à exposer à l’air les objets à stériliser pendant un temps
relativement long, plus d’une heure, à des températures élevées, comprises entre 160°C et 200°C et
à la pression atmosphérique
Paramètres de stérilisation
Contrairement au procédé par la chaleur humide, la stérilisation par la chaleur sèche n’est régie que
par deux paramètres qui sont le temps et la température
1-2-1-1 Température :
Le thermomètre qui indique et/ou contrôle la température dans l’étuve ne peut être placé que
près des parois et ne donne pas une idée précise de l’homogénéité de la répartition des températures
Pour les essais de validation, les capteurs placés au cœur de la charge donnent une idée plus
précise de la température qu’il y règne
1-2-1-2 temps
La durée d’exposition à l’air est fonction :
-de la nature du matériel à stériliser
-du volume du matériel
-du fonctionnement
30 min à 180°C
1H à 170°C
2H à 160°C
3H à 140°c
Le temps de stérilisation doit être compté à partir du moment où l’objet atteint la température
désirée
1-2-2-1 Appareillage :
La stérilisation est effectuée dans des étuves dérivant du four Pasteur et de l’étuve de
Poupinel .Le corps intérieur de l’étuve est généralement en acier inoxydable .L’air est chauffé au
moyen d’une résistance électrique : la chaleur fournie par cette résistance se propage par convection
de l’air et par conduction des boites aux instruments .Le volume des étuves varie de 50 à 400 litres
et leur puissance électrique de 1000 à 5000 watts.
Pour éliminer des risques de surchauffe, assurer une montée en température plus régulière et
une meilleure homogénéité de la température dans l’enceinte, les étuves sont en général équipé
d’une turbine assurant une convection forcée de l’air.
Dans les stérilisations centrales, les étuves sont généralement à double ouverture
1-2-2-2 Conditionnement :
Le cycle de stérilisation :
Le cycle de stérilisation relativement simple, est plus long que celui du stérilisateur à vapeur.
-Chargement : côté préparation
- fermeture de la porte
- affichage d’une température 170°C _ 1h
160°C _ 2h
-montée en température et décompte du temps de stérilisation à la température affichée pendant
le temps affiché
- refroidissement
-ouverture de la porte coté déchargement
- déchargement
-vérification des témoins de passage
contrôles
Témoignant qu’une température minimum a été atteinte. Ils sont de deux types :
-tubes témoins : identiques dans leur principe à ceux utilisés pour la chaleur humide,ils
contrôlent des températures plus élevées :
Acide salicylique : température 168°C
Phényl carbazide : température 175°C
- papiers sensibles
inconvénients
Les inconvénients inhérents à ce procédé sont nombreux. Parmi eux :
-l’absence d’un enregistreur
- la durée de la dépense d’énergie importante
-la détérioration par la chaleur :
.des équipements
. Du matériel, noircissement des surfaces, émoussement des tranchants, dilatations
l’ouverture de la porte possible sans remise à zéro de la minuterie
Maintenance :
Elle porte sur un contrôle régulier des résistances électriques, du ventilateur, des thermomètres et de
la minuterie
La stérilisation par les rayonnements ou radio-stérilisation est une technique qui permet de
traiter un article sans élévation de la température et ceci à travers un emballage unitaire étanche,
quelque soient la nature et la technologie de cet emballage
En raison de la nature du procédé, elle n’est réalisée que par des établissements spécialisés
soumis à une législation rigoureuse. De ce fait, la radio-stérilisation est une technique qui ne peut
être utilisée que dans le secteur industriel
2°/ LES PROCEDES CHIMIQUES :
La stérilisation par les gaz est d’abord apparue dans l’industrie puis plus récemment à l’hôpital
répondant à un besoin précis : stériliser le matériel médico-chirurgical qui ne supporte pas les
conditions opératoires provoquées par les températures élevées de la stérilisation par la vapeur
(autoclave) ou l’air chaud (poupine)
En effet ,de plus en plus les matériaux constitutifs des objets de soins des hauts polymères
thermosensibles q doivent être stérilisés à basse température ,inférieure à 70°C,l’oxyde d’éthylène
,employé depuis de nombreuses années comme insecticide,a été retenu par la pharmacopée
française à cause de son pouvoir sporicide et bactéricide,lié à sa grande réactivité chimique.
L’oxyde d’éthylène (OE) peut encore être appelé Epoxyéthane ou oxiranne se présente sous la
forme d’un gaz incolore ,d’odeur éthérée ,pur en se combinant avec l’oxygène de l’air peut former
un mélange explosif dès que sa teneur dépasse 3% en volume en présence d’une flamme ou d’une
étincelle .Lorsqu’il rentre en contact avec les molécules organiques (acides nucléiques,protéines) de
la manière vivante,notamment celle des micro-organismes ,il entraîne le blocage de leur
métabolisme et donc de leur capacité de reproduction .L’oxyde d’éthylène est un gaz toxique pour
l’Homme . La stérilisation à l’oxyde d’éthylène, se réalise dans un stérilisateur approprié lui même
installé dans un local aménagé aux normes requises.
-Technique en dépression :
Cette technique tente de limiter les risques liés à l’emploi de l’O.E, gaz particulièrement toxique,
mais aussi dangereux (risque d’explosion en présence d’air) .Il convient donc d’en protéger les
utilisateurs en évitant tout risque de fuite du gaz vers l’extérieur .Les objets à stériliser sont dans
une enceinte hermétiquement close.
L’introduction de l’O.E ne se fait qu’après avoir effectué dans l’enceinte un vide suffisant pour
obtenir une pression inférieure à la pression atmosphérique, ce qui assure un « verrouillage
physique » des portes de l’impossibilité de fuite vers l’extérieur du gaz stérilisant
-Technique en suppression :
Cette technique a pour but principal d’éviter à l’inflammabilité de l’O.E dans certaines
proportions, mélangé à un gaz (anhydride carbonique ou Fréon) l’OE n’est plus explosif, pour cette
technique, le vide demeure l’étape initiale, mais les mélanges gazeux sont introduits en quantité
telle que la pression à l’intérieur de l’enceinte soit très supérieure à la pression atmosphérique
(plusieurs bars de pression)
Ces fortes pressions sont nécessaires pour compenser la « dilution » du gaz stérilisant dans le
gaz inerte. Les installations fonctionnent, en général, à 800 mg / l d’OE, soit une pression d’1 bar
pour le premier mélange et de 4 bar pour le second
2-3-2 les paramètres de stérilisation à l’OE
Il est admis que le THR optimal est compris entre 40 et 80 % dans l’enceinte de stérilisation
.certains facteurs liés au conditionnement des objets peuvent le faire varier,la cellulose du papier ou
du carton peut être soit donneur ,soit accepteur de quantités considérables de vapeur d’eau sans
dispositif humidificateur,l’humidité relative à l’intérieur de la charge sera dépendante de la
température .Certains appareils sont équipés de sondes hygrométriques permettant de mesurer
,d’enregistrer et de réguler ,grâce à un vaporisateur en continu,le THR cette humidité est obtenue de
différentes façons selon les appareils
On utilise fréquemment l’injection automatique de vapeur après le vide initial qui établit un
THR de l’ordre de 50%
Ce 4ème paramètre est fonction des trois précédents et de plus fonction du temps nécessaire pour
parvenir à l’équilibre.
La durée d’exposition et le temps pendant lequel la charge est exposée à l’agent stérilisant
(oxyde d’éthylène), tout l’autre paramètre étant à leur valeur optimal .On doit « se hâter lentement »
car la stérilisation par l’OE n’est pas une cours de vitesse. L’augmentation de concentration en
OE ,dans le but de diminuer le temps d’exposition ,entraîne une plus forte quantité de gaz résiduel
dans le matériel et un allongement du temps de désorption .Les durées d’exposition sont donc
fonction des cycles réalisés et dépendent directement des valeurs choisies pour les autres paramètres
2-3-3 La conduite de la stérilisation
-Le conditionnement :
La stérilisation par l’OE s’opère en autoclave spécifique, l’objet à stériliser dans un sachet
spécifique thermosoudé avec témoin de passage intégré. Le sachet doit être perméable aux gaz,
imperméable aux bactéries ; la durée légale de conservation est de 5 ans
-La résorption :
Les matériaux utilisés pour la fabrication du matériel médico-chirurgical fixent plus ou moins
fortement l’OE. La teneur maximale en OE que peut contenir un matériel médico-chirurgical au
moment de son utilisation est de 2PPM (parties par million)
La désorption du matériel est réalisée dans des armoires de désorption ou des locaux aménagés
à cet effet
La désorption n’est accélérée que si la chambre ou armoire est chauffée et ventilée avec
renouvellement d’air .La température choisie est voisine à celle du cycle de stérilisation des unités
d’emploi sont disposer ,sans les tasser ,dans des paniers superposées de telle façon que la circulation
de l’air filtré de rinçage soit facilitée .Un tel traitement permet de réduire de façon importante la
période de dégazage .L’assurance d’une bonne résorption est apportée par le dosage de l’O.E
résiduel sur le matériel .La décroissance de ce taux d’OE dans le temps est l’assurance d’une
désorption efficace
-Les contrôles :
a- Les contrôles de la stérilisation
2-1-3-1 Hygiène et sécurité des agents qui assurent l’exploitation d’un stérilisateur à l’OE
Les locaux de stérilisation doivent être définis et accessibles aux personnes formées et
informées
Plusieurs règles et principes sont à respecter impérativement :
-obligation pour le directeur de l’hôpital de s’assurer que le personnel connaît le fonctionnement des
appareils et qu’il est instruit des risques de l’OE et des mesures de sécurité à respecter
- désignation nominative d’un responsable des installations éventuellement d’un suppléant
-affichage des consignes de sécurité sur les portes donnant accès aux locaux de stérilisation
-suppression de toutes les installations mobiles de stérilisation
-regroupement des équipements de stérilisation à l’OE dans les stérilisations centrales
-Prévoir des extincteurs (poudre polyvalent, CO2 pulvérisée)
La rédaction du cahier des charges, avant commode d’équipement, doit être la plus complète
possible .Le client peut demander une formation des personnels d’exploitation et des personnels de
maintenance
Il est intéressant de posséder la liste et un stock des pièces de rechange et de noter sur un
registre les dates d’intervention et de vérification des appareils
Les appareils fonctionnant à une pression supérieure à 4 bars sont soumis au contrôle du
service des mines. Quelque soit le type d’appareil un entretien annuel (démontage, nettoyage,
remplacement des pièces usagées…° est nécessaire
D’autres interventions ont lieu périodiquement sur différents organes de fonctionnement
(joints, pompes à vide, graisseur…)
Outre la maintenance des appareils de stérilisation, il est bon de vérifier régulièrement les
armoires et pièces de désorption ainsi que les détecteurs de fuites. Il faut se souvenir que la
désorption ne peut se réaliser que si le lieu de désorption est correctement chauffé et ventilé
(renouvellement d’air indispensable)
Conclusion :
La stérilisation à la vapeur d’eau doit rester la méthode utilisée chaque fois que possible .La
stérilisation par l’OE demeure une méthode industrielle, qui lorsqu’elle est utilisée à l’hôpital doit
être effectuée par un personnel compétent et faire l’objet de contrôle complets réguliers.
En outre, c’est une méthode coûteuse, environ 3 fois plus élevée que la stérilisation par la vapeur
d’eau
Les risques et les conséquences liés à l’OE ne visent pas seulement le malade, mais aussi
l’utilisateur (infirmier, chirurgien…) et le personnel des services de stérilisation.
La formation et l’information des manipulateurs est indispensable à une bonne utilisation de ce
procédé afin de respecter les bonnes pratiques de stérilisation
-caractères physico-chimiques
Le formaldéhyde est un gaz incolore, de poids moléculaire égal à 30,03 à forte odeur
caractéristique et irritante. Il est inflammable pour des concentrations dans l’air compris entre 7 et
72%
Le formaldéhyde est disponible en solution aqueuse (soluté de formaldéhyde à 35 pour 100
inscrit à la pharmacopée française) ou sous forme de polymères solides
A l’état gazeux le formaldéhyde n’est relativement stable à température ambiante et à pression
atmosphérique
Qu’à basse concentration (inférieure à 1,75 mg/L) .Les autoclaves au formol fonctionnent à une
température comprise entre 55 et 88°C et en dépression
Ces conditions permettent d’obtenir de plus forte concentration
Le formaldéhyde est très soluble dans les solvants comme le méthanol et l’eau .Cette
propriété peut être mise au profit pour son élimination en fin du cycle de stérilisation par « rinçage »
des parois intérieures de l’enceinte à l’eau chaude
-Mode d’action et propriété germicides
La stérilisation vapeur d’eau-formaldéhyde utilise l’action synergique bactéricide de la
vapeur d’eau et du formaldéhyde .La vapeur d’eau est un élément majeur pour la destruction des
formes végétatives .Elle pourrait également favoriser la germination des spores, donc leur
fragilisation
Le Formaldéhyde possède une action bactéricide directe par dénaturation des protéines
Toutes les bactéries et leur spores sont tuées par ce gaz et il existe une relation linéaire entre la
concentration en gaz et la vitesse d’action .L’accès aux micro-organismes doit être favorisé par
l’absence de matières protéiques diverses qui s’opposeraient au contact avec le formaldéhyde
Déroulement de stérilisation :
Les cycles diffèrent selon les appareils et selon les possibilités de modifier certains paramètres
.Généralement un cycle se déroule de la façon suivante (figure 10)
préchauffage et évacuation de l’air résiduel (grand vide)
phase de stérilisation : amission du mélange vapeur d’eau, formaldéhyde par injections successives
(alternées de vide partiel) dont le nombre peut être très variable selon les appareils
dégazage par alternance de vide et d’injection de vapeur d’eau puis d’air
retour à la pression atmosphérique
Préchauffage
Le maintien en température est assuré par des injections de vapeur d’eau saturée à basse
température obtenue grâce au fonctionnement en dépression (figure 11)
Toute baisse de température s’accompagne d’une injection immédiate de vapeur d’eau, ce qui
évite la formation de Condensant et diminue le risque de polymérisation du formaldéhyde
Les températures adoptées lors des cycles en dépression varient entre 50 et 80°C .La température
la plus basse, actuellement possible est de 50 à 55°C
Les appareils différents par le nombre total d’injections du mélange de vapeur d’eau-
Formaldéhyde (figure 12)
Dans tous les cas, un vide très poussé grand vide doit précéder l’admission du mélange
stérilisant .Cette condition est essentielle pour obtenir une concentration maximale et une bonne
diffusion du formaldéhyde .Il faut donc insister sur la qualité de la pompe à vide équipant les
appareils .Celle-ce doit produire un grand vide indépendant des variations de la pression
atmosphérique
La solution du formol doit être réchauffée avant son évaporation dans le générateur du
formaldéhyde .Le mélange vapeur d’eau-Formaldéhyde est réalisé dans une petite chambre
thermostatée avant son injection dans l’enceinte
Temps de contact :
La durée de la phase de stérilisation est fonction de la température choisie. Elle est d’environ une
heure pour un cycle à 80°C et deux heures pour un cycle à 55°C
Dégazage
L’élimination du formaldéhyde est obtenue par des injections d’eau alternées de vide,
permettant de rouvrir les pores du papier d’emballage par ré humidification de la charge, soit alors
une phase de rinçage alternant air et vide, ayant pour but de soutirer le formol par aspiration et de
sécher les emballages .Enfin, l’admission d’air filtré permet le retour à la pression atmosphérique et
complète la résorption du matériel par balayage de la charge
Pression et température
Ce contrôle s’effectue par la lecture de l’enregistrement graphique de ces deux paramètres .La
mesure de la température est souvent obtenue grâce sonde située au niveau de la paroi interne de la
chambre et non à l’intérieur même de l’enceinte de stérilisation
Le vide doit être vérifié par l’enregistrement ou par lecture directe sur le cadran d’un
manomètre de contrôle
Durée du cycle :
L’enregistrement graphique permet ce contrôle .En fin du cycle, il faut s’assurer que la totalité
de la solution du formol a été utilisée
Diffusion de gaz
Le contrôle de diffusion dans la lumière des tubulures peut être réalisé grâce au test
« Hélix » mis au point par LINE et PICKERILL .Il s’agit d’une tubulure métallique de
4,55m de long pour un diamètre de 3mm,ouverte à une extrémité seulement et aboutissant
à une capsule contenant un indicateur chimique ou microbiologique .Il s’agit d’un test très
difficile pour un gaz considéré ,comparativement à l’oxyde d’éthylène ,comme assez peu
diffusible
Contrôle microbiologique
Ces contrôles sont passibles grâce à des indicateurs biologiques du commerce qui sont
des supports sur lesquels sont déposées des spores de Bacillus stéarothérmophillus ou
Bacillus subtiles
La destruction des spores est confirmée après 48 heures d’incubation par l’absence de
culture
Les spores sont placés à l’intérieur d’objets variés et en différents points de la charge
afin d’étudier la diffusion du formaldéhyde et l’efficacité du procédé de stérilisation
tourner les poignets du couvercle dans le sens contraire des aiguilles d’une montre
Ne pas ouvrir tout d’un coup le stérilisateur
incliner le stérilisateur du côté où se trouve le « clip » pour évacuer de l’eau
n’ouvrir le stérilisateur qu’une fois les enfants rassemblés
Auparavant, on aura pris le soin de faire bouillir de l’eau dans le récipient sur lequel sera
déposé le portoir
S’il s’agit d’une grande cocotte, refermer le couvercle, refermer le couvercle, s’il s’agit
d’une petite cocotte, remettre une nouvelle stérilisation en route avec le portoir
supplémentaire qui pourrait été préalablement garni et préparé
-Entretien et stérilisation
Le stérilisateur doit être régulièrement entretenu après chaque usage, il faut le nettoyer
correctement et l’assécher
Si présence de calcaire, faire bouillir un peu d’eau additionnée avec une à deux cuillères de
vinaigre
-Vérifier si le joint est toujours dur, s’il n’a pas été brûlé si oui, il faut le changer
-Vérifier si la soupape fonctionne
-Vérifier si le couvercle du portoir d’adapte bien et ferme correctement
L’équipe doit, la veille des journées, stériliser le matériel, ce qui lui permettra de
commencer rapidement la vaccination une fois sur le terrain
-sortir les deux portoirs (si équipe dotée d’un stérilisateur grand modèle), ou un seul portoir
et le déposer sur le support qui aura été auparavant bien nettoyé et ébouillanté
Le temps que les seringues déjà stérilisées soient utilisées, la stérilisation du portoir
supplémentaire sera déjà prête, ce qui permettra à l’équipe d’avoir tout le temps un portoir
stérile prêt à l’emploi
3-2-1 le flambage
C’est un mauvais procédé, car la flamme abîme les instruments on peut utiliser soit une
lampe à alcool ou un bec bunsen, soit de l’alcool à brûler dans un plateau cet alcool doit
brûler au moins 3 à 4 minutes. La température de la partie basse de la flamme est plus
élevée que celle de la partie haute
il ne faut jamais des ciseaux ni des bistouris
ne jamais souffler sur la flamme pour l’éteindre
pour refroidir ne jamais employer d’éther ni d’alcool, il est possible d’employer du dakin
quand la flamme est totalement détruite
3-2-4 L’ébullition