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TP Dureté des Matériaux

Ce document décrit le principe de l'essai de dureté et ses principales méthodes. Il présente le matériel nécessaire ainsi que le déroulement des essais à effectuer en laboratoire.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE

SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE MOHAMED BOUDIAF – M’SILA
Département Hydraulique
Faculté de technologie
2eme Année Licence

TP-RESISTANCE DES
MATERIAUX -RDM

T P N°5 ESSAI DE DURETE

Dr. ABID TAHAR

Avril 2020
SOMMAIRE

1. Introduction

2. objectifs de l’essai

3. Définition du principe de l'essai

3.1. Machine d’essai et éprouvettes

4. Principaux Essais de dureté

4.1. Dureté Brinell (HB)


4.2. Essai de dureté Rockwell (HR)
4.2. Essai de dureté Vickers (Hv)
5. Manipulation et déroulement d’essai

6. Travail demandé
1. Introduction

La dureté est une propriété intrinsèque dépendant essentiellement de la nature, la composition


chimique et la structure du matériau. Elle consiste à définir la résistance qu'oppose une
surface de l'échantillon à la pénétration d'un poinçon, par exemple une bille en acier trempé
(dureté Brinell) ou une pyramide en diamant (dureté Vickers). S'il y résiste bien, il est dit dur,
sinon il est dit mou. La dureté se mesure sur différentes échelles selon le type de matériau
considéré. Elle est désignée principalement par la lettre H, du mot Hardness en anglais.

2. Objectifs de l’essai
- Mettre en évidence l’essai de dureté.
- Savoir exploiter et utiliser le duromètre afin de mesurer les duretés des différents matériaux
- Caractériser un matériau à partir de l’essai de dureté.

3. Définition du principe de l’essai

Il s'agit d’un ensemble d’essais les plus couramment pratiqués. Le principe est toujours
identique, il consiste à produire une empreinte sur une surface d’un échantillon par
opposition à un pénétrateur indéformable de formes différentes (tableau 1) soumis à un
effort F, les conditions de charge et de vitesse d’application étant contrôlées. La profondeur
ou dimension de l’empreinte (indentation) résultante est mesurée et rapportée à un nombre
de dureté. Plus le matériau est mou, plus l’empreinte est grande et profonde et plus le
nombre d’indexation de la dureté est petit.
Les trois techniques les plus répandues sont ; la mesure selon Brinell, selon Vickers et selon
Rockwell. Ces essais se distinguent essentiellement par la forme géométrique du pénétrateur
(Brinell : une sphère ; Vickers : une pyramide de base quadratique, Rockwell B, Rockwell ,
ect.) (tableau 1).
L’ensemble de ces essais ont l'avantage d'être plus simples à réaliser et de donner des
résultats reproductibles. Il existe une grande variété d'essais de dureté possibles, ils sont très
utilisés en contrôle qualité pour comparer ou estimer la résistance ou la rigidité des
matériaux.
Tableau 1 : Différentes méthodes d’essai de dureté

3. 1 Machines d’essai et éprouvettes


Les duromètres disponibles au laboratoire RDM, sont de types WOLPERT-TESTOR ; Fig.1
Les éprouvettes peuvent être en différents métaux, alliages et différentes formes carrées,
cylindriques de différents rayons (10, 15, 20, 25, 30 mm,) ayant pour hauteur au moins 15
mm pour qu’on puisse les maintenir par les doigts. Les surfaces des échantillons doivent subir
un polissage et un nettoyage pour pouvoir les utiliser sur le duromètre.

Figure 1. Machine d essai de dureté – DUROMETRE


4. Méthodes d’essai de dureté
4.1 Dureté Brinell (HB)
L'essai consiste à faire pénétrer en appliquant une force F de 3000 kgf pendant 15 à 30 s un
pénétrateur ayant une forme de bille diamètre D de 10 mm , généralement du carbure poli,
dans un métal afin d'en déduire la dureté du matériau.
Mode opératoire
- Placer le pénétrateur en contact avec la surface du matériau.
- Appliquer la force. Maintenir cette charge pendant 10 à 15 secondes.
- Mesurer sur l'empreinte deux diamètres à 90° l'un de l'autre. La mesure est effectuée à
l'aide d'un dispositif grossissant et d'une règle graduée tenant compte du facteur de
grossissement.
La dureté s’exprime par le rapport de la charge F à la surface S
de la calotte sphérique imprimée dans le métal.

F : charge en N
D et d : diamètre de la bille et de l’empreinte (en mm)

Figure 2. Dureté Brinell

On peut constater que le diamètre d est d’autant plus grand que le métal est moins dur et que
la bille s’enfonce plus profondément dans le métal.

4.2. Essai de dureté Rockwell (HR)


L’essai consiste à mesurer en deux étapes la profondeur rémanente de l’empreinte laissée par
un pénétrateur, bille d’acier ou cône de diamant, dans le matériau à tester en appliquant deux
charges d’intensité F0 et F1 en trois étapes (F0, F0 + F1 + F0).
La dureté, dans ce cas, contrairement à Brinell et Vickers, est obtenue par lecture directe
d’une longueur d’enfoncement d’un pénétrateur. Une précharge (F0) permet de faire une
empreinte initiale en vue d’éliminer les incertitudes propres aux défauts de surface.
 Essai à la bille : une bille d’acier trempé, polie, de diamètre 1,587 mm (essais B ou
F) ou 3,175 mm (essai E). L’essai à la bille n’est pas recommandé si HB >250
L’empreinte peut être réalisée sur une surface brute (mais exempte d’oxydation).

Figure 3. Essai Rockwell à la bille

 Essai au cône de diamant : un cône de diamant (essai C) de section circulaire,


d’angle au sommet 120°, à pointe arrondie sphérique (rayon de 0,2 mm). L’angle au
sommet 120° est utilisé pour le contrôle de la dureté des matériaux durs. L’empreinte
doit être réalisée sur une surface propre.

Figure 3. Essai Rockwell au cône de diamant


4.3. Essai de dureté Vickers (HV)

L’essai consiste à imprimer dans le métal étudié un pénétrateur de diamant de forme


pyramidale à base carrée, d’angle au sommet de 136°, sous l’action d’une charge F, la plus
couramment utilisée est 294 N (30kgf).
Le diamètre laisse une empreinte carrée dont on peut mesurer la longueur de la diagonale (ou
la moyenne des deux diagonales) à 0,002 mm près, grâce à un microscope liée à la machine.
La dureté Vickers HV est le quotient de la charge d’essai F par l’aire de l’empreinte de
diagonale D :

Figure 4. Essai Vickers

5. Déroulement des essais

Chaque sous groupe doit disposer des échantillons en métaux différents : acier doux, laiton,
aluminium, selon la disponibilité.
Tout d’abord , il est recommandé de procéder à :
 Bien polir les deux surfaces de chaque éprouvette;
 Nettoyer avec une solution d’alumine pour enlever les bavures des surfaces;
 Si nécessaire, refaire l'étalonnage du duromètre avec les échantillons étalons;
 Mesurer pour une face plusieurs mesures et prendre la moyenne (se limiter à trois
mesures pour cette face) pour chaque métal avec les deux types de dureté.
Pour réussir un essai de dureté, l’étudiant doit tout d’abord vérifier la précision de la machine
en faisant l’essai de dureté sur un échantillon étalon adéquat ; c’est à dire qui convient au
choix du type d’essai (Brinell ou Rockwell). Etant donné que le choix du type de l’essai est
celui de l’essai Rockwell, on doit donc tester l’échantillon étalon de dureté HRC.
Pour réaliser ce test et les essais qui suivent, l’étudiant doit respecter les consignes suivantes :
 Choisir la charge correspondante à appliquer,
 Tourner l’unité de réglage de charge jusqu’à obtenir la valeur choisie,
 Monter le pénétrateur de forme conique, et placer l’échantillon étalon sur son support,
 Tourner le levier C jusqu'à la butée, en agissant en même temps sur les deux poignées
pour ne pas solliciter le bâti. (voir manuel d'utilisation).
 Régler à zéro valeur sur l'afficheur digital en suivant le manuel d'utilisation,
 Patienter quelques secondes (6-8 secondes) et Lire la valeur de dureté sur le digit,,
 Refaire le même travail sur d’autres endroits afin de relever plusieurs valeurs (plus que
3 valeurs),
 Calculer la valeur moyenne.
 Calculer la différence entre la valeur moyenne mesurée avec la valeur indiquée sur
l’échantillon étalon. Cette différence est due à l’erreur de la machine.
 Dans les essais qui suivent sur les échantillons en question, on doit prendre en compte
de l’erreur de la machine, soit ∆H est l’erreur de la machine = Hétalon -H mesurée
- La dureté réelle sera donc égale : H mesurée + ∆H

6. Travail demandé

 Dresser ces mesures dans un tableau comparatif


 Interpréter et discuter les résultats obtenus et conclure

Références bibliographiques

Dr. G. BELHI, Polycopie de Résistance des matériaux, Université de Biskra, 2017.


AGATI, P., LEROUGE, F., &ROSSETTO, M. (2004). Résistance des matériaux. Dunod.

BAZERGUI, A. (2002). Résistance des matériaux. Presses inter Polytechnique.

COURBON, J. (1988). Résistance des matériaux. Ed. Techniques Ingénieur.

L. WEBER, J.-M. DREZET, Travaux pratiques – Matériaux TPI (MX2) et Métaux et


alliages (GM2), Polycopie EPFL, Edition 2010.

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