Polyp Math
Polyp Math
I - Introduction :
Une équation du type x² = a avec a<0 n'a pas de solution dans R, il s'agit de construire un sur
ensemble de R dans lequel des équations de ce type ont des solutions pour toutes les valeurs
de a.
On veut que les propriétés des opérations (addition et multiplication) soient vérifiées dans ce
sur-ensemble de R en particulier :
L'objectif est maintenant de montrer que cette seule condition suffit .....
(a,b)x(a',b') = (aa'-bb',ab'+a'b) ,
λ(a,b) = (λa,λb)
a) L'addition :
Il est évident que R² , que l'on nommera dorénavant C, muni de l'addition vérifie les
propriétés suivantes :
L' addition est associative, elle possède un élément neutre à savoir le couple (0,0), et tout
élément a un opposé à savoir le couple (-a,-b), ces propriétés sont englobées en une
affirmation :
De plus l'addition est commutative (C,+) devient alors un groupe commutatif (ou abélien)
b) la multiplication : ,
La multiplication dans C est associative (calculs longs), elle possède un élément neutre le
couple (1,0), pour tout élément z différent du couple (0,0) il existe un élement z' de C unique
vérifiant z z' = (1,0) enfin la multiplication est commutative.
z 1
=z
z' z'
c) la multiplication externe :
a(z+z') = a z + a z'
(ab)z = a(bz)
(a+b)z = az + bz
1z=z
∃z1 ∈ C ∃z 2 ∈ C ∀z ∈ C ∃ !a ∈ R ∃ ! b ∈ R / z = az1 + bz 2
Posons à priori : z1 = (1,0) et z2 =(0,1) alors grace aux propriétés des opérations dans C : z =
a (1,0) + b (0,1) que l'on convient d'écrire en posant
(0,1) = i et (1,0) = 1 z= a + i b ,
L'existence de a et b est montrée mais pas l'unicité, il suffit pour montrer l'unicité de a et b de
vérifier que : a + ib = 0 <==> a = b = 0 ,
C'est évident car a +ib = 0 <=> (a,b) =0 <=> (a,b)=(0,0) <=> a=b=0 ,
Propriétés immédiates :
zz' = z z'
z + z' ≤ z + z'
λz = λ z ( λ est un réel et λ la valeur absolue dans R )
Remarque : contrairement à R il n'existe aucune relation d'ordre totale sur C. (une relation
d'ordre R est totale si étant donné deux éléments de l'ensemble alors xRy ou yRx)
2) Complexes conjugués :
∀z, z' ∈C et n ∈N
____ _ _
(1) z + z' = z + z'
____ _ _
(2 ) z z' = z z'
__ _ _
(3 ) z /z '= z / z'
__ _
(4) zn = z n
∀z ∈ C
(1) z = z ⇔ z est un réel
z+ z z- z
(2) Re(z) = et Im(z) =
2 2i
(3) zz = z
2
Problème : Z est un complexe donné, cherchez tous les complexes z vérifiant z²=Z
On écrira Z = a + i b et z = x + iy
x ² + y² = a ² + b² (modules) (3) ,
2x² = a + a ² + b² >0
2y² = a ² + b² - a >0
Il existe donc deux solutions réelles opposées en x et deux solutions réelles opposées en y ce
qui à priori donnent 4 couples solutions donc 4 complexes z solutions, ce qui fait beaucoup !!!
En fait l'équation (2) donne le signe du produit xy et ne permet de garder que deux couples
solutions c'est à dire deux complexes opposés solutions de l'équation ...
−b ± d
z=
2a
Considérons le plan euclidien E muni d'une base orthonormé directe liée au produit scalaire
&& & &
classique de deux vecteurs à savoir vv ' = xx'+ yy' v ( x, y)v '( x' y' ) alors à tout vecteur v ou à
&
tout point M de coordonnées (x,y) on associe le nombre complexe z = x + iy et on note v ( z )
& &
ou M(z) z est l'affixe de v ou de M et v ou M sont l'image de z.
L'addition des vecteurs se traduit par l'addition des complexes et la multiplication externe des
vecteurs par la multiplication externe des complexes, en pratique toute relation vectorielle du
plan se traduira par un calcul algébrique dans les complexes.
C'est dans cette identification que réside une grande partie de l'utilité des nombres complexes.
De plus le module d'un nombre complexe s'identifie à la norme d'une vecteur et la distance au
module de la différence à savoir :
R *+ x[0,2π[ R² \ {(0,0}
( r, θ ) (x = rcosθ; y = rsinθ)
Cette application est une bijection de R*+ x [0,2π[ vers R²\{(0,0)} (coordonnées polaires ;
coordonnées rectangulaires) son application réciproque est définie par :
_____
r = √ x²+y² et cos θ = x/r et sin θ = y/r
Remarque :
- Si on remplace [0,2π[ par R l'application n'est plus bijective mais définie modulo 2π.
Définition : Soit z = x+iy un nombre complexe non nul, on appelle forme trigonométrique du
complexe z le couple (r,θ) (r>0 et θ∈ [0,2π[) définit par : r = x² + y² cos θ = x/r et sin θ =
y/alors r = z et θ est l'argument de z
Remarques :
- θ représente la mesure de l'angle (OA,OM) avec M(z) et A(1), mesure comprise entre 0 et
2π
- Pratiquement on définit l'argument modulo 2π
Proposition :
(i) Arg(z)= 0 (π) <=> z est réel et Arg(z) = π/2 (π) <=> z est imaginaire pur
L'ensemble des nombres complexes de module 1 c'est à dire vérifiant : z=1 ont pour image
le cercle de centre O et de rayon 1 et se représente par l'écriture
z=cos θ + i sin θ
Proposition :
(i) A tout nombre complexe non nul on associe un unique complexe de module 1
a) La multiplication :
b) La division :
Remarques :
5) La fonction eix
a) Conjugué :
__ __
e = e car eix = cos x - i sin x= cos(-x) + i sin(-x) = e-ix
ix -ix
en particulier :
b) Relation fondamentale :
(cos x + i sinx)(cos y + i sin y) = ( cos x cos y- isinx siny) +i(sinx cos y + cos x sin y) = cos
(x+y) + i sin (x+y)
c) Formule de Moivre :
V - Applications diverses :
e ix + e − ix
e ix = cos x + i sin x cos x = 2
− ix ⇔
e = cos x − i sin x sin x = e − e
ix − ix
2i
p=0
Exercice :
Montrer que cos 3 x = 1/4 cos 3x +3/4cos x et sin 3 x = -1/4 sin 3x +3/4 sin x
z3 = 1 <=> r3e3iθ = 1e2ikπ <=> r=1 3θ=2kπ <=> r=1 et θ = 2kπ/3 k =0, 1,2
Solutions : k=0 z = 1 _
k=1 z = e2iπ/3
= -1/2 + i √3/2 = j
_ _
4iπ/3
k=2 z = e = -1/2-i√3/2 = j
_
on vérifie aisément que j = j²
Remarque : j3=1 <=> j3-1=0 <=> (j-1)(j²+j+1)=0 <=> j²+j+1=0 ce qui traduit le fait que O ast
l'isobarycentre de A(1) B(j) et C(j²)
3) Un calcul classique :
1- (e ix ) n +1
S n + iS' n = 1 + e ix + (e ix )2 + (e ix )3 +.....+(e ix )n =
1- e ix
x x
i(n+1) x in x
2i e sin - (n + 1)
2
e 2 sin(n + 1)
1- e i(n+1)x 2 = 2
S n + i S' n = = x
1- e ix i x x
2ie 2 sin− sin
2 2
x
sin (n + 1)
x x 2
S n + i S' n = (cos n + i sin n )
2 2 x
sin
2
donc
x x
sin (n + 1) sin (n + 1)
x 2 x 2
S n = cos n S' n = sin n
2 x 2 x
sin sin
2 2
Remarques :
V – Soit P(z)=z3-(1+i)z²+(1+i)z-i
a) Montrer que P(z)=0 admet une solution imaginaire pure
b) Résoudre l’équation P(z)=0
IX - Soit θ un réel
1) Développer (cos θ + i sin θ)6
2) En déduire cos 6θ et sin 6θ en fonction de cos θ et sinθ
3) En déduire tan 6θ en fonction de tan θ
4) Montrer que tan π/24 est solutions d'une équation du 6 ième degré que l'on précisera.
X - Linéarisez cos 5 θ
I - La continuité :
1) Continuité en un point :
Exemple : lim
x→x
f ( x ) = l se traduit par :
0
2) Propriétés :
Théorème :
Définition : Soit A une partie de R incluse dans Df alors f est continue sur A si f est continue
en tout point de A
Exemple :
x
Etudier la continuité en 0 de la fonction définie par f(x)= pour x ≠ 0 et f(0)=0
x
sin x
Etudier la continuité de la fonction sin c x =
x
Théorème :
(i) Si I est un intervalle de R et f continue sur I alors f(I) est un intervalle de R
(ii) Si I =[a,b] alors f([a,b]) est un intervalle fermé de R
(iii) Si I est un intervalle de R et f continue strictement monotone sur I alors f réalise une
bijection de I sur f(I), la bijection réciproque de f(I) sur I est continue et strictement monotone
(même variation que f)
Exercice : Soit f une fonction continue sur [a,b] et g une fonction bornée, intégrable et
positive sur [a,b] alors montrer qu’il existe c compris entre a et b vérifiant :
b b
∫ f ( t )g( t)dt appartient à l’intervalle [mA, MA] il existe donc c appartenant à [a,b] vérifiant :
a
b b b
F(c)= ∫ f ( t )g( t)dt , finalement : f (c) ∫ g( t )dt = ∫ f ( t)g( t )dt
a a a
Remarque : dans le cas particulier où g(t)=1 on obtient la formule de la moyenne à savoir :
b
∫ f ( t)dt = f (c)(b − a )
a
II - Formules de Taylor :
1) Théorème de Rolle :
Soit f une fonction continue sur [a,b] et dérivable sur ]a,b[ et tel que f(a) = f(b) alors il existe c
∈]a,b[ tel que f'(c) = 0
f ( x) − f (c) f ( x ) − f ( c)
f ' ( c ) = lim = lim
x→cx < c x−c x → cx > c x−c
* Si f n'est pas constante alors f([a,b]) = [m,M] et m ou M est différent de f(a) donc il existe c
élément de ]a,b[ tel que f(c) = M et puisque f'(c) existe alors f'(c) = 0 (remarque précédente)
Théorème :Soit f une fonction continue sur [a,b], dérivable sur ]a,b[ alors il existe c ∈]a,b[ tel
que : f(b)-f(a)=f'(c)(b-a)
Interprétation géomètrique : Faire un dessin en traçant la droite (AB) et de tracer une tangente
parallèle à (AB) .....
Démonstration :
alors g(b)=0 et g(a) = 0 alors le théorème de Rolle permet d'affirmer qu'il existe c pour lequel
f ( b) − f (a )
g'(c)=0 or g' ( x ) = −f ' ( x ) +
b−a
f ( b) − f (a ) f(b) - f(a)
g ' ( x ) = −f ' ( x ) + donc g' (c) = - f' (c) + =0
b−a b-a
Remrque : Si on pose a=x et b= x+h alors b-a=h et c=x+θh avec 0<θ<1 et la formule s'écrit
alors:
f(x+h)-f(x) = h f'(x+θh)
La formule de Taylor faisant intervenir les dérivées nième il est bon de donner les deux
définitions suivantes :
- Soit I un intervalle de R alors f est de classe Cn sur I si toutes les dérivées jusqu'à l'ordre n
existent et sont continues, f est de classe C∝ si f est de classe Cn pour toutes les valeurs de n
(sin,cosinus,exponentielle)
k= n
(uv )( n ) = ∑ C kn u ( n− k ) v ( k )
k =0
Soit f une fonction de classe Cn sur [a,b], et tel que f(n+1) existe sur ]a,b[ alors il existe c∈]a,b[
tel que
Démonstration :
b b b
f ( b) = f (a ) + ∫ f ' ( t )dt = f (a ) + [( t − b)f ' ( t )] − ∫ ( t − b)f " ( t )dt = f (a ) + ( b − a )f ' (a ) + ∫ ( b − t )f " ( t )dt
b
a
a a a
On pose dans l’intégration par parties : u’=1 v=f’(t) et u=t-b v’= f " ( t )
u= −
(b − t)
2
et v’=f’’’(t)
2
b
b
(b − t )2 b (b − t) 2
f (b ) = f (a ) + (b − a )f ' (a ) + ∫ (b − t )f " ( t )dt = f (a ) + ( b − a )f ' (a ) + − f " ( t ) + ∫ f ' ' ' ( t )dt
a 2 a a 2
(b − a ) 2 (b − t ) 2
b
f ( b ) = f ( a ) + ( b − a )f ' ( a ) + f " (t) + ∫ f ' ' ' ( t )dt
2 a
2
Si on intégre n fois par parties on obtient finalement : (une démonstration par récurrence est
nécessaire)
(b − a ) 2 (b − a ) p (p) (b − a ) n ( n ) (b − t ) n ( n +1)
b
(b − a) 2 (b − a) p ( p) (b − a ) n (n ) (b − a ) n +1
f ( b ) = f (a ) + ( b − a )f ' (a ) + f " ( t ) + .. + f t ) + ... + f ( t ) + f ( n +1) (c)
2! p! n! (n + 1)!
4) Autres écritures de la formule de Taylor Lagrange :
h h2 h3 h n ( n) h n +1 ( n +1)
f (a + h ) = f (a ) +
f ' (a ) + f " (a ) + f ( 3) (a ) + .... + f (a ) + f ( c)
1! 2! 3! n! ( n + 1)!
Si on pose a=a b=x alors b-a=x-a alors : a<c<x
x x2 x 3 ( 3) x n (n ) x ( n +1) ( n +1)
f ( x ) = f (0) + f ' ( o) + f " ( o) + f ( o) + .... + f ( o) + f ( θx )
1! 2! 3! n! (n + 1)!
n
1
Application au calcul de la limite de un avec : un = ∑
k =0 k !
1 eθ e
or 0<θ<1 alors < < et par conséquent lim un = e
( n + 1)! ( n + 1)! ( n + 1)! n→∞
n −1 (n − 1)!
et f ( n ) ( x ) = (− 1)
1
alors f ' ( x ) = et f(n)(0)=(-1)n-1(n-1)! et
1+ x (1 + x )n
n!
f ( n +1) ( θx ) = ( −1) n
(1 + θx ) n +1
n +1
x2 x3 n −1 x
n
n x 1
ln(1 + x ) = x − + + .... + ( −1) + ( −1)
2 3 n n + 1 (1 + θx )n +1
x3 x 5 x 2p +1 x 2 p +2
sin x = x − + ... + ( −1)p + sin( θx + ( p + 1) π )
3! 5! ( 2 p + 1)! ( 2 p + 2 )!
f(n+1)(θx)=cos(θx+(2p+1)π/2)
x2 x4 x6 x 2p x 2 p +1 π
cos x = 1 − + − ... + (−1) p + cos(θx + ( 2p + 1) )
2! 4! 6! 2 p! ( 2p + 1)! 2
Soit a un réel et f une fonction définie sur un voisinage V de a de classe Cn sur V et telle que
f(n) est dérivable en a seulement ( et non sur V comme pour la formule de Taylor Lagrange)
alors il existe une fonction ε(x) définie sur V telle que ε(a)=0 et lim ε(x) = 0 lorsque x tend
vers a (ε est une fonction continue en a)
x x2 x 3 ( 3) x n ( n) x n +1 ( n +1)
f ( x ) = f (0) + f ' (0) + f "(0) + f (0)+....+ f (0) + f (0) + x n +1ε( x )
1! 2! 3! n! ( n + 1)!
avec ε(0)=0 et lim ε(x)=0 lorsque x tend vers 0
x x2 xn
ex = 1 + + +...... + + x n ε( x )
1! 2 ! n!
x2 x3 xn
ln(1 + x ) = x − + +.... + ( −1)n −1 + x n ε( x )
2 3 n
x3 x 5 x 2p +1
sin x = x − + ... + ( −1)p + x 2p +1ε ( x )
3! 5! ( 2 p + 1)!
x2 x4 x6 x 2p
cos x = 1 − + − ... + ( −1) p + x 2p ε ( x )
2! 4! 6! 2p !
Considérons une fonction f définie sur I intervalle de R contenant a de classe C1 et tel que
f"(a) existe alors la formule de Taylor Young permet d'écrire :
La position de la tangente par rapport à la courbe est donné par le signe de PM, il faut donc
évaluer PM :
HP HP
Calcul de la pente de la tangente : f '(a ) = = et donc HP = h f'(a)
M 0H h
lorsque h ext voisin de 0 h² ε(h) est négligeable et le signe de PM est le même que le signe de
f"(a) on obtient alors le résultat suivant :
Si f"(a)>0 alors PM>0 et (Cf) est au dessus de la tangente (f est convexe au voisinage de a)
Si f"(a)<0 alors PM<0 et (Cf) est au dessous de la tangente (f est concave au voisinage de a )
Si f(3)(a)>0 alors à droite de a c'est à dire h>0 PM>0 et à gauche de a c'est à dire h<0 PM<0 il
y a donc changement de concavité
Si f(3)(a)<0 alors à droite de a c'est à dire h>0 PM<0 et à gauche de a c'est à dire h<0 PM>0 il
y a donc changement de concavité
1) Définitions:
- On appelle suite toute application de N vers R que l'on note (u n )n∈N ou plus simplement u
- Une suite est convergente vers l (valeur finie) si lim u n = l ce qui s’écrit
n → +∞
- Une suite est majorée si il existe M tel que pour toute valeur de n un<M
- Une suite est minorée si il existe m tel que pour toute valeur de n un >m
- Une suite est bornée si il existe m et M tel que pour tout n m<un <M
ou encore un <k
2) Propriétés élémentaires :
- Si u converge vers l et v vers l' alors u+v converge vers l+l' et u v vers l l ' et u/v vers l/l' si
l'<>0
3) Inégalités :
- S'il existe N tel que pour tout n>N un >0 et si un converge vers l alors l≥0
- Si u et v sont deux suites convergentes vers l et l' et s'il existe N tel que pour tout n>N un<vn
alors l≤l'
- Si u et v converge vers la même limite l et si un<wn<vn à partir d'un certain rang alors w
converge aussi vers l (théorème des gendarmes)
Théorème : Si u converge vers l et si f est continue en l alors la suite f(u) converge vers f(l)
5) Suites bornées :
Théorème fondamental :
6) Suites adjacentes :
7) Suites récurrentes :
Une suite récurrente est définie par une expression un+1=f(un) et u0 donné réel
Théorème : Si u converge vers l et si f est continue en l alors l est une solution de l'équation
f(x)=x
Remarques :
- Notez bien que l'équation f(x)=x peut avoir d'autre solutions que l, que f(x)=x peut avoir des
solutions et que la suite soit divergente ....
- Si l'équation f(x) = x n'a pas de solution la suite diverge ...
1
1) Montrer que : 2 − un = n
2
2)En déduire que la suite (u) converge.
1 1 1 1
un = 1+ + + ..... + - ln n et v n = u n +
2 3 n −1 n
VIII – Le but de l'exercice est de donner une valeur approchée de : calculer I= ∫ sin( x 2 )dx
0
1
sinx
Facultatif : refaire un calcul identique au précédent avec : ∫
0
x
dx
I - Fonction arcsin :
1) Existence :
-π π
, > [−11, ]
2 2
f:
y > x = f(y) = sin y
π π
[−11
,] > − 2 , 2
-1
f :
x > y = f -1 (x) = Arcsin x
2) Dérivation :
1
(f −1 ) ' ( x ) = '
pour f' (y) ≠ 0
f ( y)
π π
or x = f(y) = sin y donc f' (y) = cos y et pour y ∈ - , f' (y) ≠ 0 et cos y = 1 - sin2 y = 1 − x 2
2 2
pour x ∈ ]- 1,1[
1
par conséquent: (Arcsin x)' =
1- x2
II - Fonction Arccos :
1) Existence :
[0, π] > [−11 , ]
f:
y > x = f(y) = cos y
f est continue et strictement croissante de
I=[0,π[ vers J = [-1,1] donc f réalise une bijection de I vers J
la bijection réciproque est appelée Arccos
[−11
,] > [0, π]
f :
-1
-1
x > y = f (x) = Arccos x
1
( f −1 ) ' ( x ) = '
pour f '( y) ≠ 0
f ( y)
or x = f ( y) = cos y donc f '( y) = - sin y et pour y ∈ 0, π f '( y) ≠ 0 et sin y > 0
-1
sin y = 1- cos 2 y = 1 − x 2 par conséquent : (Arccos x)' = pour x ∈ -1,1
1- x 2
3) Relations :
π
(iii) ∀x ∈[-1,1] Arcsin x + Arc cos x =
2
− (1 − x )' 1
- f '(x) = = >0 donc f est croissante sur ]0,2[ f(0)=0 et
1 − (1 − x ) 2
2x − x2
f(2)=π
1) Existence :
−π π
, > R
2 2
f:
y > x = f(y) = tan y
f est continue et strictement croissante de
I=[-π/2,π/2] vers J = R donc f réalise une bijection de I
vers J, la bijection réciproque est appelée Arctan
−π π
R > ,
2 2
f:
x > y = f -1 (x) = Arctan x
2) Dérivation :
1
( f −1 ) ' ( x ) = '
pour f' (y) ≠ 0
f ( y)
1
or x = f(y) = tan y donc f'(y) = 1+ tan 2 y = 1 + x 2 par conséquent : (Arctan x)' = pour x ∈ R
1+ x 2
3) Relations :
(ii) ∀x ∈ R tan(Arctan x) = x
1 π
(iii) ∀x ∈ R +* Arctan x + Arctan =
x 2
1 π
∀x ∈ R −* Arctan x + Arctan = -
x 2
1 π 1 π
lim f ( x) = lim Arc tan( x) + lim Arc tan( ) = et lim f ( x) = lim Arc tan( x) + lim Arc tan( ) = −
x−>+∞ x −>+∞ x−>+∞ x 2 x −>−∞ x −>−∞ x −>−∞ x 2
IV - Les fonctions hyperboliques :
ex − e− x
sin us hyperbolique : sh x =
2
e x + e −x
cosinus hyperbolique : ch x =
2
sh x
tan gente hyperbolique : th x =
ch x
1) Le sinus hyperbolique :
* Pour tout réel x sh(-x)=-sh(x) la fonction sh est donc impaire, l'origine est donc centre de
symétrie de la courbe.
ex + e−x
* (sh x)'= = ch x >0 pour tout réel
2
x → +∞
1
lim sh x = ( lim e x − lim e − x ) = +∞ et lim
2 x → +∞ x → +∞ x → + ∞
shx
x
= lim
x → +∞
(
ex
2x
)
1 − e −2 x = +∞
x
e
car lim = +∞
→
x + ∞ x
2) Le cosinus hyperbolique :
* Pour tout réel x ch(-x)=ch(x) la fonction ch est donc paire, l'axe des ordonnées est axe de
symétrie de la courbe, l'étude ne se fera que pour x>0.
e x − e −x
* (ch x)'= = sh x >0 pour x>0
2
Remarque : (ch x)'(0) =sh 0=0 et ch 0 = 0 par conséquent la fonction ch admet un extrémum
en 0.
* De plus
x → +∞
1
lim chx = ( lim e x + lim e − x ) = +∞ et lim
2 x → +∞ x → +∞ x → + ∞
chx
x
= lim
x → +∞
ex
2x
( )
1 + e −2 x = +∞
x
e
car lim = +∞
x→+ ∞ x
3) La tangente hyperbolique :
sh x e x − e − x e 2x − 1 1 − e −2x
th x = = = =
ch x e x + e − x e 2x + 1 1 + e −2x
* Pour tout réel x th(-x)=-th(x) la fonction th est donc impaire, l'origine est centre de symétrie
de la courbe, l'étude ne se fera que pour x>0.
sh x ch 2 x − sh 2 x
'
1 ch 2 x sh 2 x
* (th x)'= = = 2 = 2 − 2 = 1 − th 2 x > 0 pour tout x appartenant à
ch x 2
ch x ch x ch x ch x
R
* De plus
1 − e −2 x
lim thx = lim = 1 par conséquent les droites d'équation y=1 et y=-1 sont
x → +∞ x → +∞ 1 + e 2 x
asymptotes en +∝ et -∝ respectivement.
4)
Relations de trigonométrie hyperbolique :
1
(i) ∀x ∈ R = 1 − th 2 x
ch 2 x
(ii) ∀x ∈ R ∀y ∈ R
ch(x + y) = ch x ch y + sh x sh y
ch(x - y) = ch x ch y - sh x sh y
(iii) ∀x ∈ R ch 2x = ch 2 x + sh 2 x = 2 ch 2 x − 1 = 1 + 2sh 2 x
et sh 2x = 2 sh x ch x
(iv) ∀x ∈ R ∀y ∈ R
thx + thy 2thx th x - thy
th(x + y) = th 2x = 2
th(x - y) =
1+ thx th y 1 + th x 1- th x th y
Par exemples:
Remarque:
5) Linéarisation de polynômes :
La méthode est analogue à celle utilisée pour les polynômes trigonométrique avec les
formules d'Euler
4
e x + e−x 1 e 4 x + e −4 x e 2 x + e −2 x 6
= (e 4 x + 4e 3x e − x + 6e 2 x e − 2 x + 4e x e −3 x + e − 3x ) =
1
ch x =
4
+4 +
2 16 8 2 2 2
ch 4 x = (ch 4x + 4 ch 2x + 3) )
1
8
a) Existence :
R >R
f:
y > x = f(y) = sh y
b) Dérivation :
1
( f −1 ) ' ( x ) = '
pour f '( y) ≠ 0
f ( y)
or x = f ( y) = sh y donc f '( y) = ch y et pour y ∈ R ch y = 1+ sh 2 y = 1 + x 2
1
par conséquent : (Argsh x )' = pour x ∈ R
1+ x 2
c) Expression logarithmique :
x = sh y
ch y = 1+ x2
sh y + ch y = e y
Argsh x = ln(x + 1 + x 2 )
Remarque : On peut dériver la dernière expression et l'on retrouve la dérivée calculée par le
calcul de la dérivée inverse ....
a) Existence :
[0,+∞[ > [1,+∞[
f:
y > x = f(y) = ch y
[1,+∞[ > [0,+∞[
−1
f
x > y = f −1 ( x ) = Argch x
b) Dérivation :
1
( f −1 ) ' ( x ) = '
pour f '( y) ≠ 0
f ( y)
or x = f ( y) = ch y donc f '( y) = sh y et pour y > 0 sh y = ch 2 y − 1 = x 2 − 1
1
par conséquent : (Argch x )' = pour x > 1
x2 − 1
c) Expression logarithmique :
x = ch y
sh y = x2 − 1
sh y + ch y = e y
Remarque : On peut dériver la dernière expression et l'on retrouve la dérivée calculée par le
calcul de la dérivée inverse ....
a) Existence :
f est continue et strictement croissante de I =]-∝,+∝[ vers J = ]-1,1[ donc f réalise une
bijection de I vers J, la bijection réciproque est appelée Argth
]−∞,+∞[ > ]−11
,[
−1
f
x > y = f ( x) = Argth x
−1
b) Dérivation :
1
( f −1 ) ' ( x ) = '
pour f '( y) ≠ 0
f ( y)
or x = f ( y) = th y donc f '( y) = 1- th 2 y = 1- x 2
1
par conséquent : (Argth x)' = pour -1 < x < 1
1 − x2
c) Expression logarithmique :
e 2y − 1
∀x ∈ ]− 1,1[ x = th y =
e2y + 1
1+ x 1 1+ x
x(e 2y + 1) = e 2 y − 1 ⇔ e 2 y (1 − x ) = 1 + x ⇔ e 2 y = ⇔ y = ln
1− x 2 1− x
1 1+ x
Par conséquent : Argth x = ln pour x ∈ ]- 1,1[
2 1 − x
Remarque : On peur dériver la dernière expression et l'on retrouve la dérivée calculée par le
calcul de la dérivée inverse ....
2x
III - On considère la fonction : f ( x ) = Arc sin 2
− 2 Arc tan x
1+ x
IV - Soit la fonction y=sin(nArcsin x). Montrer que pour tout n cette fonction vérifie
l'équation différentielle : (1-x²)y"-xy'+n²y=0
VI -
1) Calculer tan (Arctan(1/2)+Arctan(1/5)+Arctan(1/8)) en utilisant tan(a+b)
3 π
2) Quelle est la valeur de Arctan ? En déduire que Arctan 1/2< ?
3 6
3) Quelle est la valeur de : Arctan(1/2)+Arctan(1/5)+Arctan(1/8)
2x − 1
I - On considère la fonction : f(x)= ch
x +1
1) Etudier la fonction f et tracer sa courbe représentative
2) La courbe coupe l'asymptote paralèle à l'axe des abscisses en un point A, calculer l'abscisse
de A.
1 + x2
II - Etudier les fonctions f(x) = ln(1+th x) et f(x) = Argch préciser les demi-
2
1− x
tangentes à l'origine
ch x + 1 x
1) Argch − 2) Argch(4x 3 − 3x ) et Argsh(3x + 4x 3 )
2 2
1 + thx ch x - 1
3) ln −x 4) Argth
1- thx ch x + 1
I - Définition et structures :
Exemples :
On note
X : x ---------->x et
Xk : x ---------->xk
A la fonction polynôme :
k=n k =n
k =0 k =0
Rmq :
d°(P+Q)≤ sup(d°(P);d°(Q))
k=n p= k
PxQ = ∑ c k X avec c k = ∑ a p b k − p (ak ou bk peuvent être éventuellement nuls)
k
k =0 p= 0
Par exemple :
Coefficient de X² : a0b2+a1b1+a2b0
Coefficent de X3 : a0b3+a1b2+a2b1+a3b0
Rmq:
-d°(P Q)=d°(P)+d°(Q)
- P x Q =0 <=> P= 0 ou Q=0
Théorème : Soit A at b appartenant à K[X] B#0 alors il existe Q (le quotient) et R (le reste)
uniques, tels que : A = BQ +R avec d°(R)<d°(B)
Exemples :
- On considère le polynôme P= X3-3X2+3X-1, après avoir vérifié que P(1)=0, factoriser X-1
dans P.
Rmq : Cette technique est utilisée en analyse pour les décompositions en éléments simples.
Théorème fondamental : Pour que P soit divisible par X-a il faut et il suffit que P(a)=0
P est divisible par X-a <=> P= (X-a)Q <=> R=0 <=> P(a)=(a-a)Q(a) =0
La démonstration se fait par récurrence sur le degré et par division successives ....
Définition : Si a est une racine de P (P(a)=0) alors il existe n entier tel que : P = (X-a)nQ ; n
est la multiplicité de a
Exemple : P = (X-2)3(X+1)
Critère de multiplicité :
a est racine de multiplicité n de P appartenant à K[X] si et seulement si :
Remarque : la dérivée d'un polynôme peut se définir de façon purement algébrique (sans les
calculs de limites)
4) Théorème de D'Alembert :
Tout polynôme P de C[X] non constant possède au moins une racine dans C
Conséquence immédiate :
- Tout polynôme non constant de C[X] possède une factorisation du premier degré dans C en
k=n
k=r j= l
P = a n ∏ ( X − x k )∏ ( X 2 − 2β j X + γ j )
k =1 j=1
Si a est racine complexe d'un polynôme à coefficient réels alors le conjugué de a est aussi
racine de P, compte tenu de cette remarque
_ _
Si on appelle x1,......xr les racines réelles et xr+1,......xr+l, xr+1,......xr+l les racines complexes
alors :
k=r j= l
P = a n ∏ ( X − x k )∏ ( X − x r+ j )( X − x r + j )
k=0 j=1
2
or ( X − x r + j )( X − x r+ j ) = X 2 − 2 Re( x r+ j ) X + x r + j ce qui achève la démonstration ....
a 3 + b 3 = ( a + b )( a 2 − ab + b 2 ) donc
P = ( X 2 )3 + 13 = ( X 2 + 1)( X 4 − X 2 + 1) or a2 − b 2 = ( a − b )( a + b ) et par conséquent :
(X 4 + 1) − X 2 = ( X 2 + 1)2 − 3X 2 = ( X 2 + 1 − 3X )( X 2 + 1 − 3X )
Dans le même ordre d'idée factoriser X8+1
La valuation d'un polynôme est le degré du monôme de plus bas degré ....
A= BQ + Xn+1R
1-X- X3 - X6 1-X-X2
- (1 - X - X2) 1+X²
X2 -X3 - X6
-X2 +X3+X4
X4-X6 =X4(1-X2)
Donc A=(1-X-X2)(1+X2)+X4(1-X2)
Cette technique de division suivant les puissances croissantes est utilisée pour obtenir les DL
de quotients ....il faut donc absolument la connaître
III - Une application : les polynômes de Tchébychev :
2 iπ
2π 2π
(e n ) n = e 2 iπ = 1 donc : (cos + i sin ) n = 1 en appliquant la formule du binôme on
n n
k=n
2π 2π
obtient : ∑ C kn (cos ) n −k (i sin ) k = 1 ; la partie imaginaire de la somme précédente est nulle,
k=0 n n
reste donc seulement les puissances paires et la somme devient : si k = 2p alors i 2p = ( −1) p
p = E( n / 2 )
2π n −2 p 2π 2π 2π p 2π p
∑C
p=0
2p
n (cos
n
) (sin ) 2 p ( −1) p = 1 or (sin )2 p = (sin 2
n n n
) = (1 − cos 2
n
)
p=E(n /2)
2π
On considère alors le polynôme P(x) = ∑ (-1) C
p=0
p 2p
n X n −2 p (1 − X 2 ) p alors P cos = 1
n
Ces polynômes sont les polynômes de Tchébychev... Déterminer les lorsque n = 2 ; n = 3 ; n = 4 ; n = 5
dans R[X]
III – Dans chacun des cas suivants, effectuer la division euclidienne de A par B
1) A = x 3 + 2 x ² − 3x + 5 B = x + 5
2) A = 3x 5 + 9 x 4 − 20x 3 − 13x ² + 31x − 10 B = x ² + 3x − 5
IV – Dans chacun des cas suivants, effectuer la division suivant les puissances croissantes de
A par B
1) A = x 6 + x 3 + x − 1 B = x² + x - 1 pour n=3
2) A = 1 B = x ² − x + 1 pour n=4
3) A = 8x 5 − 10x 4 − 3x 3 + 3x + 2 B = −2x² + x + 1 pour n=3
V - Les restes de la division euclidienne de P par X-1, X-2, X-3 sont respectivement 3, 7, 13.
Calculer le reste de la division euclidienne de P par (X-1)(X-2)(X-3)
VII - Soit P = x4-x3+a x2+6x-4 où a est un réel donné. Déterminer a pour que P ait deux
racines dont le produit soit 2. Calculer alors les racines de P dans C
I - Généralités :
Soit f une fonction définit au voisinage de 0. On dit que f admet un développement limité
d'ordre n au voisinage de 0 (DLn) si et seulement si il existe un polynôme P de degré inférieur
ou égal à n tel que :
f(x) = P(x) +xnε(x) avec lim ε( x ) = 0
x→ 0
Remarques :
- Le polynôme P(x) est la partie régulière du développement limité, xnε(x) est le reste ou le
terme complémentaire
- Si f admet un DLn f(x)=a0+a1x+....+anxn+xnε(x) en zéro alors
lim f ( x ) = a 0 et si de plus f est définie et continue en zéro on a f (0) = a 0 et f '(0) = a1 - Si
x →0
f admet un DLn alors f un DLp pour p<n
- Si f est de classe Cn au voisinage de 0 alors la formule de Taylor permet d'obtenir un DLn à
savoir :
p= n
x p ( p)
f ( x ) = ∑ f (0) + ε( x ) x n
p=0 p!
- Attention : la fonction f(x)= cos x +x3sin (1/x) pour x#0 et f(0)=1 admet un DL2(0) et la
fonction f n'admet pas de dérivée seconde en 0 .En d'autres termes un DL peut exister sans
que la formule de Taylor soit applicable.
x x2 xn
ex = 1 + + +...... + + x n ε( x )
1! 2 ! n!
x2 x3 xn
ln(1 + x ) = x − + +.... + ( −1)n −1 + x n ε( x )
2 3 n
x3 x 5 x 2p +1
sin x = x − + ... + ( −1) p
+ x 2p +1ε ( x )
3! 5! ( 2 p + 1)!
x2 x4 x6 x 2p
cos x = 1 − + − ... + ( −1) p + x 2p ε ( x )
2! 4! 6! 2p !
Si on considère maintenant la fonction f(x) = (1+x)m avec x>-1 et m réel alors f(n)(x)= m(m-
1)(m-2)........(m-n+1) (1+x)m-n
et donc :
En particulier si m=-1
1
= 1 − x + x 2 − x 3 +...... + ( −1) n x n + x n ε ( x )
1+ x
si maintenant on remplace x par - x :
1
= 1 + x + x 2 + x 3 +...... + x n + x n ε( x )
1− x
En particulier si m=-1/2
1 1 1. 3 2 1.3.5 3 1. 3. 5.....( 2 n − 1) n
= 1− x + x − x +.... + ( −1)n x + x n ε( x )
1+ x 2 2. 4 2. 4. 6 1. 2. 4.........( 2 n )
si maintenant on remplace x par - x on obtient :
1 1 1. 3 2 1.3.5 3 1. 3. 5.....( 2 n − 1) n
= 1+ x + x − x +.... + x + x n ε( x )
1− x 2 2. 4 2. 4. 6 1. 2. 4.........( 2 n )
Théorème dangereux : Soit f une fonction de classe Cn (n>1) au voisinage de 0 et telle que
f(n+1) existe en 0 alors f admet un DLn de Taylor en O et f' admet un DLn-1 en zéro obtenu
par dérivation du DLn de f.
Remarque : notez bien que ce théorème n'est valable que pour des DL de Taylor, en règle
générale on ne peut pas dériver un DL pour obtenir un DL de f'
Démonstration : f se soumet aux hypothèses de Taylor Young à l'ordre n et f' à l'ordre n-1
donc:
p= n
xp
f ( x ) = ∑ f ( p ) ( 0 ) + ε( x ) x n
p= 0 p !
On
p = n −1 p p = n −1 p p= n p −1
x x x
f ' (x) =
p=0
∑ p !(f ' ) (p)
(0) + ε( x )x n −1 =
p =0
∑ p !f
p =1 ( p − 1)!
(0) + ε( x )x n −1 = ∑
f ( p ) (0) + ε( x)x n −1
( p +1)
remarque alors que la partie régulière du DL de f' est la dérivée de la partie régulière du DL
de f.
1 1
= 1 + 2 x +...... + nx n −1 + ε ( x )x n −1 par dérivation du DL de
(1 − x ) 2
1- x
et de
1
= 1 − 2 x + 3x 2 − 4 x 3 +..... + ( −1) n +1 nx n −1 + ε ( x ) x n −1
(1 + x)2
Notez que : Argch n'est pas défini au voisinage de zéro Arch x n'existe que pour x>1
a)DL de l'arctan :
1
En remplaçant x par x² dans le DL de on obtient :
1+ x
1
= 1 − x 2 + x 4 − x 6 +........+( −1) p x 2p + ε( x)x 2 p
1+ x 2
1
En remplaçant x par x² dans le DL de et en intégrant on obtient le
1 − x2
DL de Arcsin x : (Arcsin 0=0)
1 x 3 1. 3 x 5 1. 3. 5........( 2 n − 1) x 2n +1
Arc sin x = x + + + ...... + + ε ( x )x 2n +1
2 3 2. 4 5 2. 4. 6.............. 2 n 2 n + 1
c) DL de l'arcos :
π
En remarquant que Arcos x+Arcsin x= on obtient facilement le DL de Arccos x :
2
π 1 x 3 1. 3 x 5 1. 3. 5........( 2 n − 1) x 2 n +1
Arc cos x = − x − − −...... − + ε ( x )x 2 n +1
2 2 3 2. 4 5 2. 4. 6.............. 2 n 2 n + 1
d) DL de Argth :
1
En remplaçant x par x² dans le DL de on obtient :
1− x
x 3 x5 x 2p +1
Argth x = x + + +...... + + ε ( x ) x 2 p +1
3 5 2p + 1
e) DL de Argsh :
1
En remplaçant x par x² dans le DL de et en intégrant on obtient le
1 + x2
DL de Argsh x : (Arsh 0 =0)
1 x 3 1. 3 x 5 1. 3. 5........( 2 n − 1) x 2n +1
Argshx = x − + −...... + ( −1) n + ε ( x ) x 2n +1
2 3 2. 4 5 2. 4. 6.............. 2 n 2 n + 1
II - Opérations sur les développements limités :
Soit f et g deux fonctions admettant des développements limités de même ordre au voisinage
de zéro à savoir :
g(x)=b0+b1x+b2x2+.......+ bnxn+ε1(x)xn=B(x)+ε1(x)xn
1) Addition :
Alors f+g (ou f-g) admet un DLn au voisinage de 0 dont la partie régulière est la somme (ou la
différence) des parties régulières de f et g.
Exemple 1 :
1 1+ x 1
Argth x = ln( ) = ln(1 + x ) − ln(1 − x ) pour -1<x<1
2 1− x 2
x2 x3 n −1 x
n
ln(1 + x ) = x − + +.... + ( −1) + x n ε( x )
2 3 n
x 2 x3 xn
ln(1 − x ) = − x − − −.... − + x n ε( x )
2 3 n
x2 xn
ex = 1 + x + +.........+ + x n ε( x )
2! n!
2 n
x n x
e−x = 1 − x + −.........+( −1) + x n ε( x )
2! n!
e x + e−x x2 x 2p
donc : ch x = = 1+ +.....+ + x 2 p ε( x )
2 2! (2p )!
ex − e−x x3 x 2 p +1
et sh x = = x + +.....+ + x 2p +1 ε( x )
2 3! (2p + 1)!
2) Produit :
Alors fg admet un DLn au voisinage de 0 dont la partie régulière s'obtient en prenant dans le
produit des parties régulières de f et g les termes de degré inférieur ou égal à n.
x 2 x3 x 4 x5 x 6
ex = 1 + x + + + + + + x 6 ε( x )
2 ! 3! 4 ! 5 ! 6 !
x2 x4 x6
et cos x = 1 − + − + x 6 ε1 ( x )
2! 4! 6!
x 2 x3 x 4 x5 x6 x2 x3 x4 x5 x6 x4 x5
donc e x cos x = 1 + x + + + + + − − − − − + +
2 6 24 120 720 2 2 4 12 48 24 24 3)
x6 x6
+ − + x 6 ε 2 ( x)
48 720
après réduction des termes semblables on obtient :
x3 x 4 x5
e x cos x = 1 + x − − − + x 6ε 2 (x)
3 6 30
Quotient :
f(x) = g(x)Q(x) + x n ε 3 ( x)
x3 2 5
tan x = x + + x + ε ( x )x 5
3 15
Soit u une fonction de limite nulle en zéro et admettant au voisinage de zéro un DLn : u(x)=
B(x)+xnε1(x) et f une fonction définie au voisinage de zéro et admettant un DLn au voisinage
de u=0 : f(u)= A(u) +unε2(u) alors la fonction F(x)=f(u(x)) admet un DLn en zéro dont la
partie régulière est formé des termes du polynôme A(B(x)) dont le degré est inférieur à n .....
tan x sin x
f ( x ) = ln(1 − x + x 2 ) ; f (x) = ln ; f ( x) = ln
x x
1) Au voisinage de a :
F( X ) = A ( X ) + ε( X ) X n et f ( x) = A(x - a) + ε (x - a)(x - a) n
F(X)=f(1+X)=e1+X et
X X2 Xn
e1+ X = ee X = e(1 + + +.... + + ε( X ) X n )
1! 2 ! n!
Po
( x − 1)2 ( x − 1)n
et donc : f (x) = e(1 + ( x − 1) + +...... + + ε ( x − 1)( x − 1) ) au voisinage de 1
n
2! n!
lnx
ur vous entraîner : Développer à l'ordre 4 au voisinage de 1 f(x)= 2
x
2) Au voisinage de l'infini :
La fonction f(x) définie au voisinage de l'infini c'est à dire sur ]A,+∝[ pour
tout A>0 admet un DL au voisinage de l'infini si la fonction F(X)=f(1/X) admet
un DL au voisinage de zéro on aura alors :
1 1 1 1
F( X ) = a 0 + a1 X +..... + a n X n + ε ( X )X n et f (x) = a 0 + a1 +..... + a n ( ) n + ε( )( )n
x x x x
Exemple : Développez
x2 − 1
f (x) = 2 au voisinage de l ' infini
x + 2x
1
− 1 1 X2
1 2 −
Posons x = et considérons la fonction F(X) = X =
X 1 2 1 + 2X
2 +
X X
1
F( X ) = (1 − X 2 ) = (1 − X 2 )(1 − 2 X + 4 X 2 + ε( X ) X 2 ) = 1 − 2 X + 3X 2 + ε ( X )X 2 et donc :
1 + 2X
2 3 1 1
f (x) = 1- + 2 + ε( ) 2
x x x x
3) Généralisation de la notion de DL :
Supposons que la fonction f n'admet pas de DL en zéro mais qu'il existe k>0 tel que
g(x)=xkf(x) admette un DL au voisinage de zéro alors :
Exemples :
1
f ( x) = au voisinage de zéro
x − x2
1
xf (x) = = 1 + x + x 2 + x 3 + ε( x ) x 3 et par conséquent :
1- x
1
f ( x) = + 1 + x + x 2 + ε ( x ) x 2
x
1
f (x) = au voisinage de zéro (pas de DL classique car lim x→0
f ( x ) = ∞)
tan x
x2 x4 x2 x4
x(1 − + + ε( x ) x 4 ) 1 − + + ε( x ) x 4
x x cos x 2 24 2 24 x2 x4
xf(x) = = = = = 1 − + + ε( x)x 4
tanx sin x x 3 x5 x 2
x 4
2 45
x− + + ε( x)x 5 1− + + ε( x ) x 4
3! 5 ! 3! 5 !
1 x x3
et donc f(x) = − + + ε( x ) x 3
x 2 45
6 3 6
x(1 + cos x ) − 2 tan x
donc lim =7
x→ 0
2x − sin x − tan x
2) Application à l'étude des fonctions :
f (x) x
f(0) = 0 et lim = lim = 0 par conséquent la fonction est dérivable à gauche en zéro
x→ 0 x x → 0 x −1
et la dérivée à gauche en zéro est égale à zéro.
1 2 x 3 − 3x 2 3 x 3
Calculons la fonction dérivée : f' (x) = 2 = x − 3 f' est du signe de x -
x3 2( x − 1) 2 (x - 1) 2
x -1
De plus lim f ( x ) = +∞ la fonction peut donc admettre des asymptotes obliques en ± ∞
x→±∞
Re ste à étudier les branches infinies pour cela on cherche un développement limité de f au voisinage
de l' infini:
3
1
1 X 1 1 1 1 1 3
F(X) = f = = = = 1 + X + X 2 + ε( X )X 2
X 1 X (1 − X ) X 1 − X X 2
2
8
−1
X
1 3 1 1
2
Tableau de variation :
Représentation graphique de f :
x +1
II - Trouver unDL3(+∞) de f ( x ) = Arc tan( ) et enfin un DL3(1) de f ( x ) = x
x+2
sin x − x cos x 1 1 1 1 1 1 1
f (x) = de f(x) = − 2 de f(x) = − de f(x) = −
x (1 − cos x ) x sin x x ln(1 + x ) x thx tan x
V - Trouver les limites en 1 à partir d'un DLn(1) de :
1 x 1- x + lnx
f ( x) = − et de f(x) =
ln x ln x 1 − 2x − x2
x
VI - Etudier les variations et représenter graphiquement la fonction f ( x ) = 1
pour x≠0 et
1+ e x
f(0)=0, vous montrerez notamment à partir d’un développement limité d’ordre 2 au voisisnage
de + ∞ l’existence d’une asymptote oblique
1) Définitions :
* On appelle subdivision de l'intervalle [a,b] une suite (xp) de réels de l'intervalle [a,b], p
compris entre 1 et n avec x1=a et xn=b
* Une fonction f est en escalier si f =λj = constante sur tout intervalle de la subdivision.
b j= n
I(f ) = ∫ f ( x )dx = ∑ ( x j − x j−1 )λ j
a j=1
Remarques :
(i ) ∀λ, µ ∈ R∀f,g ∈ E
b b b
(ii)∀u, v ∈ E et f = u + iv :[a, b] → C
b b b
(iv ) Si f est en escalier sur [a, b] alors f est aussi en escalier sur [a, b] et :
b b
∫ f(x)dx ≤ ∫ f ( x) dx
a a
∫ f(x)dx ≥ 0
a
∫ f(x)dx ≤ ∫ g( x)dx
a a
( vii ) Toute fonction en escalier sur [a, b] est bornée f(x) ≤ m alors :
b
∫ f ( x)dx ≤ m( b − a )
a
Les démonstrations de ces propriétés sont évidentes et utilise la définition de l'intégrale d'une
fonction en escalier donnée au début du chapitre....
1) Définition :
Soit f une fonction bornée sur [a, b] et E l' ensemble des fonctions en escalier sur [a, b]
Si on considère les fonctions ψ ∈ E tellles que ψ ≤ f et les fonctions ϕ ∈ E telles que f ≤ ϕ, on
sait définir I(ϕ ) et I( ψ ) et I(ϕ ) ≤ I( ψ ), on dira que f est intégrable au sens de Riemann si :
b
ψ ∈E ϕ ∈E
ψ≤f ϕ≥f
Cette condition nécessaire étant vérifiée sont intégrables au sens de Riemann les fonctions
continues sur [a,b] ainsi que les fonctions monotones sur [a,b] (pas nécessairement continues)
2) Propriétés :
On retrouve évidemment les 7 propriétés des fonctions en escalier par simple "passage à la
limite".... De plus si f est continue sur [a,b] et si f≥0 alors :
Démontrons cette propriété par la contraposée, c' est à dire supposons que f > 0 et montrons
b
f > 0 sur [a, b] alors il existe x 0 ∈[a, b] tel que f(x 0 ) > 0, la continuité
de f permet d' affirmer qu' il existe un intervalle [x 0 − η, x 0 + η] sur lequel f(x) >
1
f(x0 )
2
b x 0 +η x 0 +η x +η0
1 1
par conséquent : ∫ f(x)dx >
a
∫ f ( x)dx >
x 0 −η
∫
x 0 −η 2
f ( x 0
)dx =
2
f ( x 0
) ∫ dx > ηf ( x 0 )
x 0 −η
Soit f et g deux fonctions intégrables sur [a,b] alors fg est intégrable sur
[a,b] et :
2
b b b
∫ f ( x )g( x )dx ≤ ∫ f ( x ) 2 dx ∫ g( x ) 2 dx (Inégalité de Schwarz)
a a a
b b b
a a a
Démonstration :
a a a a
b
1 er cas : ∫ f 2 ( x )dx > 0 alors le discriminant réduit donne :
a
2
b
b 2 b
à savoir positif ou nul le discriminant du polynôme est négatif ou nul, ce qui montre l' inégalité
de Schwarz
b
dans ce cas il reste seulement : 2λ ∫ f ( x )g(x )dx + ∫ g 2 ( x )dx ≥ 0 polynôme du premier degré
a a
b
en λ à signe constant ce qui n' est possible que lorsque ∫ f ( x )g(x )dx = 0 les deux membres de l' inégalité
a
4) Formule de la moyenne :
Théorème :
Soient f et g deux fonctions intégrables sur [a,b] et tel que g≥0 sur [a,b] notons m le minimum
de f sur [a,b] et g le maximum de f sur [a,b] alors :
b b b
m ∫ g( x )dx ≤ ∫ f ( x )g( x )dx ≤ M ∫ g( x )dx (1)
a a a
Si de plus f est continue sur [a,b] alors il existe c∈[a,b] tel que
b b
∫ f ( x)dx = f (c)( b − a )
a
Démonstration :
b ∫ f(x)g(x)dx
Si ∫ g(x)dx > 0 alors m ≤ a
b
≤ M f étant continue sur [a, b] il existe c ∈ [a, b]
a
∫ g(x)dx
a
b
∫ f(x)g(x)dx
pour lequel a
b
= f (c ) (théorème de la valeur intermédia ire)
∫ g(x)dx
a
5)
∫ f ( x )dx = − ∫ f ( x )dx (la seconde intégrale est définie précédemme nt car b < a)
a b
a
on pose par convention ∫ f(x)dx = 0 par simple manipulati on des écritures on obtient la
a
b c b
∀a, b, c ∈ I ∫ f(x)dx = ∫ f ( x )dx + ∫ f ( x )dx
a a c
x
Etude de F( x ) = ∫ f ( t )dt
a
1) Théorème fondamental :
Soit I un intervalle de R sur lequel f est continue considérons pour a∈I la fonction définie sur
x
I par F( x ) = ∫ f ( t )dt alors F est de classe C1 sur I et pour tout x appartenant à I : F'(x)=f(x)
a
Démonstration :
F( x + h ) − F( x )
avec c ∈ [x, x + h ] (théorème de la moyenne) donc : = f (c( x ))
h
F( x + h ) − F( x )
or lim c( x ) = x donc lim = f ( x ) car f est continue en x
h →0 h →0 h
en conclusion F' (x) = f(x) don F' est dérivable et sa dérivée étant égale à f qui est
continue F est donc de classe C1
2) Généralisation :
Soit I un intervalle de R sur lequel f est continue considérons pour a∈I la fonction définie sur
v(x)
I par F( x ) = ∫ f ( t )dt
u(x )
où u et v sont deux fonctions de classe C1 sur Ialors F est de classe C1
x 3 −4 x
1 3x 2 − 4 2x
Ex : F( x ) = ∫ ln t
dt alors F' (x) = −
ln( x − 4x ) ln( x 2 )
3
x2
x
Soit f une fonction continue sur [a,b] et F( x ) = ∫ f ( t )dt F est la primitive de f s'annulant pour
a
b
x=a alors F( b) = ∫ f ( t )dt
a
Soit maintenant P une primitive quelconque de f alors : P(x)=F(x)+k en effet les primitives
d'une fonction différent entre elles d'une constante....alors
On notera dorénavant les primitives de f sous la forme F(x)= ∫ f ( x )dx sans préciser de bornes
..... Cette notation est bien adaptée aux calculs de primitives qui font l'objet du chapitre
suivant.