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Lois de base en électrocinétique

L'électrocinétique traite de la circulation des charges électriques dans les circuits électriques. Les éléments de base comme les résistances et les sources sont décrits, ainsi que les lois de Kirchhoff qui régissent leur comportement au sein des réseaux. La puissance et l'énergie dans les circuits sont également définies.

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Lois de base en électrocinétique

L'électrocinétique traite de la circulation des charges électriques dans les circuits électriques. Les éléments de base comme les résistances et les sources sont décrits, ainsi que les lois de Kirchhoff qui régissent leur comportement au sein des réseaux. La puissance et l'énergie dans les circuits sont également définies.

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Lois de base de l'électrocinétique

« Patience et longueur de temps


Font plus que force ni que rage. »
Jean de La Fontaine, Fables, le Lion et le Rat.

Résumé
L’électrocinétique traite de la circulation des charges électriques dans les milieux conducteurs appelés
réseaux ou circuits. Deux grandeurs essentielles dépendantes du temps sont utilisés, le courant (débit de
charges) et la tension (différence de potentiels entre deux points d’un circuit). Ces grandeurs sont repérées
par rapport à un sens conventionnel choisi arbitrairement.
Ces charges apparaissent dans des éléments électriques appelés dipôles (résistances, sources de tension
ou de courant, indépendantes ou liées, condensateurs et inductances) qui sont décrits tour à tour. Les
éléments de base, interconnectés au sein des réseaux, sont régit par les lois de fonctionnement de
Kirchhoff (loi des nœuds, loi des mailles).
Les dipôles électriques et les réseaux peuvent être décris par leur comportement énergétique. On
définit alors la puissance et l’énergie, ainsi que leur manifestation au sein des éléments de base.
Enfin, sans les étudier, les différents modes d’étude des réseaux électriques sont introduits : le régime
transitoire entre deux régimes permanents.

Sommaire

I. Définitions ................................................................................................................... 2
I.1. Les grandeurs électriques ..................................................................................................2
I.1.1. Le courant électrique .................................................................................................................... 2
I.1.2. La tension ..................................................................................................................................... 2
I.2. Conventions d’écriture........................................................................................................2
II. Réseaux de Kirchhoff ................................................................................................. 2
II.1. Les éléments de base ........................................................................................................2
II.1.1. La résistance (Figure 7) ............................................................................................................... 3
II.1.2. Sources indépendantes (Figure 9 et Figure 10)........................................................................... 3
II.1.3. Sources dépendantes (Figure 13 et Figure 14)............................................................................ 4
II.1.4. Condensateur (Figure 15) ............................................................................................................ 4
II.1.5. Inductance ou self (Figure 17)...................................................................................................... 4
II.2. Règles de connexion..........................................................................................................5
II.3. Loi des noeuds et loi des mailles........................................................................................5
II.4. Méthodologie d’étude et exemple.......................................................................................5
II.4.1. Méthodologie ................................................................................................................................ 5
II.4.2. Exemple : circuit simple à sept éléments (Figure 20) .................................................................. 6
III. Description énergétique des circuits électriques .................................................... 6
III.1. Définitions ..........................................................................................................................6
III.2. Expression de la puissance et de l’énergie pour les éléments définis ................................7
III.3. Lois de Kirchhoff au sens énergétique ...............................................................................7
IV. Du réseau… à son étude suivant la nature des grandeurs ..................................... 7
V. Bibliographie ............................................................................................................... 8

   


  décembre 99 – V2.0.66 1/8 Lois de base de l'électrocinétique
I. Définitions
I.1. Les grandeurs électriques
De manière courante, à l’échelle des circuits (et non à l’échelle des matériaux), deux grandeurs
électriques essentielles interviennent dans les circuits électriques : le courant et la tension.

I.1.1. Le courant électrique


Le courant électrique (noté i) dans un conducteur est le débit de charges (dq/dt). C’est une grandeur
algébrique dont le signe marque le sens de déplacement des charges. Il s’exprime en ampères1 (A).
Le courant est noté par une flèche placée sur le conducteur marquant son sens (Figure 1).

I.1.2. La tension
La tension électrique (notée u) entre deux points d’un circuit est la différence entre les potentiels
(notés v) en ces deux points. C’est pour cela que la tension électrique est aussi dénommée différence de
potentiel (ddp) et s’exprime en volts2 (V). La tension est indiquée par une flèche placée entre les deux
points du circuit (Figure 2). La différence est définie par rapport à un potentiel nul de référence pour le
circuit, la masse (Figure 3). La tension est donc une grandeur algébrique.

vB
vA vB
I(t) u(t) = vB
VAB= vA - vB
vA = v0 = 0
Figure 1 Figure 2 Figure 3

I.2. Conventions d’écriture


Dans un circuit électrique, on ne connaît pas, a priori, le signe du courant et de la tension. Il faut donc
établir une convention de notation de ces grandeurs : la convention générateur (Figure 4) et la
convention récepteur (Figure 5).
A B A B
I(t) u(t) I(t) u(t)

Figure 4 : convention générateur. Figure 5 : convention récepteur.

II. Réseaux de Kirchhoff3


Les réseaux électriques sont constitués d’éléments que nous nous attacherons à définir. Il sont
interconnectés et régis par des lois qui régissent cet assemblage.
La finalité de cette démarche est de déterminer les grandeurs inconnues à partir de celles connues
par l’intermédiaires des lois de comportement issues de l’étude.

II.1. Les éléments de base


Les éléments disposent d’un nombre fini de bornes destinées à établir les connexions (2 bornes =
dipôle, 4 bornes = quadripôle, n bornes = multipôle,…). Chacune des bornes est placée à un certain
potentiel tandis qu’elle véhicule un courant (entrant ou sortant). Ces deux grandeurs électriques sont des
fonctions réelles du temps (voir §I.1 et §I.2 pour les notations et définitions).

1 Ampère (André-Marie), physicien Français (1775-1836).


2 de Volta (Alessandro, comte), physicien italien (1745-1827).
3 Kirchhoff (Gustav), physicien allemand (1824-1887).

   


  décembre 99 – V2.0.66 2/8 Lois de base de l'électrocinétique
Pour un multipôle, la somme des courants entrants est égale à la somme des courants sortants. Les
tensions et les courants ont un sens conventionnellement choisi et invariant par la suite pour conduire à la
notation de la Figure 6.
i(t) Dans le cas de ce dipôle, le courant i est positif s’il circule
réellement de A vers B, tandis que la flèche représentant la
A B tension est notée dans le sens contraire du courant pour
u(t) représenter vA > vB.
Figure 6

II.1.1. La résistance (Figure 7)


Loi de fonctionnement (loi d’Ohm4) : u(t) = Ri(t). Symbole, schéma et notations (conv. récepteur)
où R est la résistance électrique en Ohms (Ω). R
i(t)
u et i sont exprimés respectivement en Volts (V) et
en Ampères (A).
u(t)
On écrit aussi i(t) = Gu(t).
Figure 7
où G ( = 1/R) est la conductance en Siemens (S).

i(t)
Si R (resp. G) est constante, on dit que la 1 mA t
résistance est linéaire. Dans le cas contraire, la
résistance est non linéaire. La représentation
graphique i = f(u) est la caractéristique tension- u(t)
courant de la résistance. 10 V t
La loi d’Ohm est illustrée pratiquement en
montrant l’homotétie des relevés temporels sur
la Figure 8.
Figure 8 : illustration pratique de la loi d'Ohm.

II.1.2.Sources indépendantes (Figure 9 et Figure 10)


i(t)

u(t)
u(t) est indépendante de i(t) : u est imposée. i(t) est indépendant de u(t) : i est imposé.
Figure 9 : générateur de tension ; Figure 10 : générateur de courant ;
symbole, schéma et notations. symbole, schéma et notations.
Remarques (pour se souvenir des symboles) : générateur de tension, rinterne faible, le trait traverse.
générateur de courant, rinterne élevée, trait interrompu.

u i
La tension u est constante quelquesoit le courant i. Le courant i est constant quelquesoit la tension u

i u

Figure 11 : générateur de tension constante. Figure 12 : générateur de courant constant.


On dit que le générateur de tension est éteint lorsqu’il est réduit à une tension identiquement nulle
(équivalent à un conducteur). Pour le générateur de courant, il est éteint si le courant est
identiquement nul (circuit ouvert).

4 Ohm (Georg), physicien allemand (1789-1854).

   


  décembre 99 – V2.0.66 3/8 Lois de base de l'électrocinétique
II.1.3. Sources dépendantes (Figure 13 et Figure 14)
i(t)

u(t)
u(t) est dépendante d’une autre grandeur, u’(t) i(t) est dépendant d’une autre grandeur, u’(t) ou
ou i’(t), d’un autre élément du réseau : i’(t), d’un autre élément du réseau :
u(t)=α i’(t) ou u(t)=β u’(t) i(t)=δ i’(t) ou i(t)=ε u’(t)
Figure 13 : générateur de tension dépendant ; Figure 14 : générateur de courant
symbole, schéma et notations dépendant ; symbole, schéma et notations
Dans la pratique, on note la relation de dépendance à coté du générateur.

II.1.4. Condensateur (Figure 15)


du(t ) Symbole, schéma et notations
Loi fondamentale : i (t ) = C
dt C
où C est la capacité en Farads5 (F) du i(t)
condensateur, indépendante du temps.
dém : q(t)= i(t)dt et q(t) = Cu(t) d’où le résultat en u(t)
éliminant q.
Figure 15

Conclusion et conséquence pratique :


1 t
A partir de la loi fondamentale, u (t ) = u (0) +
C 0 ∫
i ( x)dx , la tension u(t) est une fonction continue
du temps.
En conséquence, on n’observe jamais de discontinuité de tension aux bornes d’un
condensateur.

u(t)
t

i(t)

Figure 16 : illustration de la continuité de la tension aux bornes d'un condensateur.

II.1.5. Inductance ou self (Figure 17)


di (t ) Symbole, schéma et notations
Loi fondamentale : u(t ) = L
dt L
i(t)
où L est l’inductance du dipôle self en Henrys6
(H), indépendante du temps.
u(t)
Figure 17

5 de Faraday (Mickael), physicien anglais (1791-1867).


6 Henry (Joseph), ingénieur-physicien américain (1797-1878).

   


  décembre 99 – V2.0.66 4/8 Lois de base de l'électrocinétique
Conclusion et conséquence pratique :
1 t
A partir de la loi fondamentale, i (t ) = i (0) +
L 0 ∫
u ( x)dx , le courant i(t) est une fonction continue
du temps.
En conséquence, on n’observe jamais de discontinuité du courant traversant une inductance.

i(t)
t

u(t)

Figure 18 : illustration de la continuité du courant traversant une inductance.

II.2. Règles de connexion


Les différents éléments (§II.1) sont assemblés au sein de réseaux. Ces derniers sont composés de
branches orientées reliant deux points appelés nœuds. Si les branches sont adjacentes (à la queue leu-leu)
on a alors affaire à un chemin. Si deux chemins disjoints de mêmes extrémités sont reliés, on obtient une
maille (ou cycle). Toutes ces définitions sont illustrées dans l’exemple de la Figure 19.
A Ce réseau est un graphe. On y distingue :
1
B 2 • 6 noeuds, de A à F ;
C 4
3 • 10 branches, de 1 à 10 ;

5 6 8
7 D
• (4, 2, 3) est un chemin délimité par C et D.
E
10
9 • (8, 6, 5, 1, 3) est une maille.
F

Figure 19 : exemple de réseau.


Dans la pratique les branches sont composées d’un assemblage d’éléments du §II.1.

II.3. Loi des nœuds et loi des mailles


Loi des nœuds
La somme algébrique des courants circulant dans les branches adjacentes à un noeud est nulle. On peut
dire aussi que la somme algébrique des k courants entrants dans un noeuds est égale à la somme des l
courants sortants (toutes les charges apportées sont extraites).

∑i
k
k = ∑i l
l
→ • •
→

Loi des mailles


La somme algébrique des tensions rencontrées en parcourant une maille (sens prédéfini) est nulle.
v k est comptée positivement si elle est dans le sens de parcours de la maille.
∑ ( ±)v k =0 
v k est comptée né gativement si elle est dans le sens contraire du parcours de la maille.

II.4. Méthodologie d’étude et exemple


II.4.1. Méthodologie
De manière appliquée, pour effectuer la mise en équation puis la résolution d’un circuit électrique,
nous utiliserons la démarche suivante :
• dans un premier temps, numéroter les nœuds et les branches ;
• dans chaque branche du circuit, noter les courants (flèche pour le sens conventionnel et nom) ;
• pour chaque élément, noter la tension à ses bornes (flèche et nom) ;
• mettre en équation en utilisant deux groupes de relations :

   


  décembre 99 – V2.0.66 5/8 Lois de base de l'électrocinétique
♦ un pour les aspects topologiques (organisation du réseau) : (n-1) lois des noeuds pour
n noeuds recensés et (m-1) lois de mailles pour m mailles indépendantes recensées,
♦ un second pour les relations attachées à chaque élément utilisé.
• poser les hypothèses simplificatrices (courants ou tensions identiques, contraintes imposées par
les éléments) ;
• simplifier les relations en tenant compte des hypothèses — à ce stade on dispose d’un système
d’équations ;
• résoudre le système pour en extraire les grandeurs inconnues.

Pour mettre en oeuvre cette démarche, intéressons-nous à l’exemple suivant.

II.4.2. Exemple : circuit simple à sept éléments (Figure 20)


Toutes grandeurs sont permanentes (pas de modification au cours du temps). On les note donc en lettre
majuscules.
On cherche à évaluer l’expression du courant I dans la dernière résistance R.
Courants : I1(t), I2(t), I3(t) et I(t).
I1 R1 I
R2 R3 Tensions : E1, E2, U, U1, U2, U3 (éléments).

E1 I2 I3 R Quatre branches : celles de E1, E2 , I3 et U.


Trois mailles indépendantes : (E1, R1, R), (E2,
E2 I3 R2, R) et (I3, R3, R).
Deux nœuds donc une seule loi des nœuds.
Figure 20
• 1 loi des nœuds : I1 + I2 + I3 = I ;
• 3 lois des mailles : E1 - R1I1 = U ; E2 - R2I2 = U ; E3 (non imposée) - R3I3 = U.

On obtient :
E1 R2 + E 2 R1 + R1 R2 I 3
• I= .
R1 R2 + RR1 + RR2

III. Description énergétique des circuits électriques


III.1. Définitions
Puissance
La puissance électrique instantanée (exprimée en watts7, W)pénétrant dans un élément s’exprime par :
p(t ) = u(t )i (t )
Energie
Si la puissance est intégrable sur ]- ∞,t] l’énergie (exprimée en Joules8, J) absorbée s’exprime par :
t t
w(t ) = ∫ −∞
p ( x)dx = w(0) + ∫ p( x)dx
0

On remarquera qu’il s’agit de la variation de l’énergie depuis un temps très long (infiniment reculé).
Si l’on respecte les conventions de signe précédemment établies, l’élément est passif si w(t) est
positive ou nulle, sinon l’élément est actif.

7 de Watt (James), ingénieur écossais (1736-1819).


8 Joule (James), physicien anglais (1818-1889).

   


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III.2. Expression de la puissance et de l’énergie pour les éléments définis
Puissance Energie
t
Résistance p R (t ) = u (t ).i (t ) = Ri 2 (t ) ≥ 0 wR (t ) = R ∫
−∞
i 2 ( x )dx ≥ 0

du(t ) 1 du 2 (t ) wC (t ) =
1
Cu 2 (t ) ≥ 0
Condensateur p C (t ) = C u( t ) = C
dt 2 dt 2

di (t ) 1 di 2 (t ) 1 2
Inductance p L (t ) = L i (t ) = L wL ( t ) = Li (t ) ≥ 0
dt 2 dt 2

On remarque que l’énergie est toujours positive, signifiant que ces éléments sont passifs. Cependant,
la résistance ne peut qu’absorber de la puissance (toujours positive) et la dissiper de manière
irréversible : c’est un élément dissipatif. La puissance pénétrant dans le condensateur et l’inductance peut
être positive ou négative : ces deux éléments peuvent emmagasiner et restituer de la puissance. Ces
éléments sont non dissipatifs ou réactifs (ils peuvent restituer l’énergie emmagasinée).

III.3. Lois de Kirchhoff au sens énergétique


Loi des nœuds
En exprimant la loi des nœuds sous forme de puissance, alors la puissance pénétrant par un nœud est
identique à celle en sortant.
Loi des mailles
La somme des puissances observées en parcourant une maille est nulle.

Il en résulte que la somme des puissances absorbées par toutes les branches d’un réseau est
identiquement nulle. D’autre part, l’énergie fournie par les sources du réseau n’est dissipée que par les
éléments passifs.

IV. Du réseau… à son étude suivant la nature des grandeurs


Nous venons de décrire les réseaux de Kirchhoff et proposer en ensemble de méthodes offrant des
outils de mise en équation des circuits pour exprimer les inconnues.
Cet aspect essentiel nous garantit les fondements sur lesquels nous allons analyser les circuits en se
référant, d’une part, à la nature des signaux issus des générateurs, mais aussi en tenant compte de
évolution depuis leur naissance jusqu’à un temps où tout est établi.
Nous allons mettre en évidence ces aspects sur un exemple élémentaire de circuit (Figure 21).

k R i(t) Le circuit RC série peut être mis sous tension à


l’instant t=0 par le contact k.
Suivant la nature du signal délivré par le
générateur de tension, comment va évoluer la
e(t) ue(t) C us(t) tension uS(t) aux bornes du condensateur ?
Cette question à l’apparente simplicité va trouver
ses réponses à travers différentes études.
Figure 21 : circuit RC série.

Si le générateur délivre une tension continue (permanente), dès la fermeture de k la tension uS(t)
initialement nulle à l’instant t = 0 va croître pour se stabiliser à la tension du générateur. Pendant une
période après t = 0, on observe un régime transitoire. Vient ensuite un régime établi appelé aussi régime
permanent (Figure 22).

   


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Régime transitoire Régime permanent

tension ue(t)
Valeur E
  
us(t)
  

t
0 τ
 
  
Figure 22 : réponse temporelle du circuit RC.

Si le générateur délivre une tension sinusoïdale, il existe aussi un régime transitoire qui fini par laisser
place au régime permanent. Bien entendu la forme des tensions n’est plus la même que dans le cas
précédent.
Dès lors que l’on connaît la topologie du circuit, nous disposons des moyens pour le mettre en
équation. Si la nature des signaux délivrés par les générateurs est connue, la mise en équations va nous
conduire à un ensemble d’équations différentielles dont la résolution aboutit aux résultats évoqués un peu
plus haut.
La résolution de l’équation sans second membre fournit une solution générale (SGESSM) décrivant le
régime dit “libre”, c’est à dire le comportement transitoire. La solution particulière de l’équation avec
second membre (SPEASM) nous décrit les signaux lorsque le générateur aura réussi à s’imposer, à forcer
son régime, c’est le comportement permanent.
La suite du cours suivra donc le fil conducteur suivant :
• connaître les caractéristiques des signaux et en particuliers des signaux usuels ;
• caractériser le comportement transitoire de certains réseaux ;
• s’intéresser aux éléments soumis aux signaux sinusoïdaux de fréquence fixe ;
• s’attacher au régime permanent pour des signaux sinusoïdaux de fréquence fixe ;
• généraliser l’étude des réseaux soumis à des signaux sinusoïdaux de fréquence variable.

V. Bibliographie
 [1] Boite R. et Neirynck J.. Théorie des réseaux de Kirchhoff. Traité d’électricité, d’électronique et
d’électrotechnique. Dunod. 1983.

   


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