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Introduction aux Circuits Électriques

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Université Hassan II

Ecole Supérieure de Technologie


Département Génie Electrique

Année universitaire 2016-2017


1
Un circuit électrique est un ensemble de composants électriques
interconnectés d’une manière quelconque par des conducteurs.

Un composant électrique est dans le cas le plus simple un élément à


deux bornes que l’on représente sous la forme suivante:

Les bornes a et b servent à la connexion avec d’autres composants.


Dans cette catégorie on trouve par exemple les résistances,
condensateurs, bobines, piles, etc). 2
Dans certains cas un élément à plus de deux bornes. Par
exemple, un transistor possède 3 bornes, un transformateur
peut en avoir 4 voire 6. Un composant à quatre bornes est
appelé quadripôle.

3
COURANT ÉLECTRIQUE
Le courant électrique est le déplacement des porteurs de charge dans
un matériau conducteur. Un peu de la même manière d'ailleurs que
le courant d'une rivière est le mouvement de l'eau dans le lit de celle-
ci.
On le caractérise par une grandeur, l’intensité, définie comme étant le
débit de charges électriques dans le conducteur.
L’unité légale de charge
électrique est le Coulomb
un électron porte une charge
élémentaire négative, notée e, et
valant e ≈ −1,610−19C.
Cette grandeur est souvent notée I. Quand, pendant un temps dt, il
passe dq Coulombs, l’intensité vaut:

4
DIFFÉRENCE DE POTENTIEL
Au repos, les charges électriques d’un conducteur sont en mouvement
continuel sous l’effet de l’agitation thermique.

Cependant, ce mouvement, à une vitesse non nulle, ne se traduit pas


par un déplacement global susceptible de se traduire en courant
électrique. Pour mettre en mouvement ces charges dans une direction
donnée, il est nécessaire d’appliquer un champ électrique aux bornes du
conducteur. En appliquant le potentiel électrique V1 et le potentiel V2 à
ces deux bornes, on crée une différence de potentiel qui met les
électrons en mouvement. La valeur de la différence de potentiel est
appelée la tension, et son unité est le Volt

5
LOI DES NŒUDS
Cette loi se déduit facilement de la notion de courant électrique.
Supposons que l’on ait un flux d’électrons dans un conducteur
arrivant à un « embranchement » d’un circuit électrique :

Les électrons venant de la gauche partiront soit dans la première, soit


dans la deuxième branche. Mais le nombre total d’électrons par
seconde restera le même que celui qui arrive en permanence par la
gauche, et donc i0 = i1 + i2
6
LOI DES NŒUDS
Dans la théorie des réseaux de Kirchhoff, un nœud est un point de
convergence de plusieurs conducteurs.
Plus généralement, si on considère n conducteurs arrivant au même
point O, avec les sens positifs des courants in définis comme suit, vers
O...
La loi des nœuds stipule alors que la somme algébrique des courants
arrivant à un nœud est constamment nulle :

7
LOI DES MAILLES
Cette loi découle de la remarque selon laquelle entre deux points
quelconques, la différence de potentiel est bien définie. Considérons
par exemple trois points A, B et C. On mesure entre A et B la tension
VAB = VB − VA, entre A et C la tension V1 et entre C et B la tensionV2

Par définition de V1, on a V1 = VC − VA et de même pour V2, V2 = VB − VC. Il


s’ensuit que V1 + V2 = (VC − VA) + (VB − VC) = VB − VA = VAB. Cela
s’apparente à une relation vectorielle.
8
LOI DES MAILLES
Dans la théorie des réseaux de Kirchhoff, une maille est une chaîne de
conducteurs et de composants électriques, partant d’un point, et
arrivant à ce même point.
La loi des mailles stipule que la somme
algébrique des tensions le long de la
maille est constamment nulle :

9
DIVISEUR DE TENSION

On considère le circuit suivant avec is nul.

On a :

On en déduit la relation du diviseur de tension :

10
DIVISEUR DE COURANT

On considère le circuit suivant

On a :

On en déduit la relation du diviseur de courant :

11
THÉORÈME DE MILLMAN
Considérons N branches parallèles, comprenant chacune un
générateur de tension parfait en série avec une résistance, avec i = 0

Et d’autre part i1 + i2 + i3 + i4 = 0
12
THÉORÈME DE MILLMAN
On obtient donc la relation suivante :

Avec G la conductance.

13
THÉORÈME DE SUPERPOSITION

Dans un circuit électrique linéaire comprenant plusieurs sources


indépendantes, l'intensité de courant électrique dans une
branche est égale à la somme algébrique des intensités produites
dans cette branche par chacune des sources considérées
isolement, les autres sources étant court-circuités.

Soit le circuit électrique ci-dessous, on se propose de déterminer


le courant I qui circule
En appliquant la loi des mailles :

14
THÉORÈME DE SUPERPOSITION

On peut alors imaginer deux circuits indépendants tel que :

•I1 correspond au courant qui circule dans un circuit (1)


•I2 correspond au courant qui circule dans un circuit (2)

15
THÉORÈME DE THÉVENIN

Considérons un circuit complexe qui comporte des générateurs ou des


récepteurs réels. Le problème consiste à remplacer ce circuit complexe
(dipôle actif), vues de ces deux bornes A et B par un générateur
équivalent dit générateur de Thevenin, Ce générateur possède une
source de Thevenin (ETh) en série avec une résistance (RTh),

16
THÉORÈME DE THÉVENIN

Le théorème de Thevenin permet de transformer un circuit complexe en


un générateur de Thevenin dont :

•La valeur de la source de Thevenin ETh (UAB) est donnée par la mesure
ou le calcul de la tension de sortie à vide (la charge étant débranchée),
•La valeur de la résistance interne RTh est mesurée ou calculée vues des
bornes de sorties A et B, avec les conditions suivantes:

•La résistance de la charge est débranchée


•Court-circuiter les générateurs de tension, en gardant les
résistances internes
•Débrancher les sources de courants

17
THÉORÈME DE THÉVENIN

Le théorème de Thévenin est à privilégier lorsqu’on s’intéresse à des


dipôles en série.

Exemple :
On considère le dipôle AB

1ère étape
Lorsque le dipôle AB est débranché, à vide, le courant est nul : I = 0.
La force électromotrice totale aux bornes du dipôle vaut alors :
ETh = E1 − E2 + E3

18
THÉORÈME DE THÉVENIN

Exemple :
On considère le dipôle AB

2ème étape
Lorsque les générateurs E1, E2 et E3 sont remplacées par leurs
résistances internes (qui sont nulles pour des générateurs de tension
idéaux), on obtient le graphe suivant :

La résistance équivalente de ces résistances placées en parallèle vaut


RTh = R1 + R2 + R3. 19
THÉORÈME DE NORTON
On peut remplacer tout circuit linéaire, qui alimente par les bornes A
et B un dipôle D, par un générateur de courant idéal en parallèle avec
une résistance RN. L’intensité IN du générateur est égale au courant de
court-circuit entre A et B quand le dipôle D est débranché. La
résistance RN est égale à la résistance mesurée entre A et B quand le
dipôle D est débranché et que les générateurs sont remplacés par
leurs résistances internes.

Le théorème de Norton est à privilégier lorsqu’on s’intéresse à des


dipôles en parallèle.

20
THÉORÈME DE NORTON
Exemple :

On cherche l’équivalent de Norton du circuit suivant :

1ère étape
Lorsqu’on place les pôles A et B en court-circuit, la tension aux bornes
du dipôle est nulle. Il n’y a donc aucun courant à travers les trois
résistances du circuit. Le courant de court-circuit est donc égal à :
IN = I1 + I2 + I3
2ème étape
Lorsque les trois générateurs de courant idéaux sont remplacés par
21
leurs résistances internes
THÉORÈME DE NORTON

RN est équivalente aux trois résistances R1, R2 et R3, placées en parallèle:

22
CONVERSION THÉVENIN-
THÉVENIN-NORTON

Il est possible de convertir un circuit de Thévenin en circuit de Norton,


et ce de manière simple.

Pour passer de Thévenin à Norton, on écrit:

RN = RTh , IN = ETh /RTh

Pour passer de Norton à Thévenin, on écrit:

RTh = RN , ETh = INRN

23
CAS DE DIPÔLES LINÉAIRES
On associe deux dipôles AB pour former le circuit suivant :
Chaque dipôle a une
caractéristique UAB =f(I) qui lui
est propre. Lorsque les deux
dipôles sont associés et forment
un circuit, UAB et I prennent des
valeurs déterminées. Ces valeurs
sont les coordonnées du point P,
intersection des deux
caractéristiques. P est appelé
point de fonctionnement du
circuit

24
CAS DE DIPÔLES LINÉAIRES
Etant donné que les deux dipôles sont linéaires, il suffit de résoudre le
système suivant pour déterminer les coordonnées de P :

UAB = E – R I
UAB= R1 I

25
CAS DE DIPÔLES NON LINÉAIRES
On associe un dipôle linéaire générateur et un dipôle non linéaire
(varistance) La varistance est un conducteur ohmique dont la
résistance n’est pas constante et varie avec la tension appliquée.

On pourrait déterminer
ces valeurs par le calcul si
l’on connaissait l’équation
de la caractéristique de la
varistance.

26

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