AMDEC + Tableau de Bord
AMDEC + Tableau de Bord
Réalisé à
Confiserie Triki le Moulin
Devant le Jury :
À mes parents
À mes grands-parents
À mes amis
Qui m’ont encouragé par leur soutien moral
Merci de votre précieuse amitié
À tous ceux que j'aime et ceux qui je n'ai pas cité, qu'ils me pardonnent.
Rami ...
I
Remerciements
Je tiens d’abord à remercier Monsieur le responsable de planification GMAO
M. Mohamed Moalla pour m’avoir accordé l’opportunité de réaliser ce projet
de fin d’études au sein de cette honorable société.
J’exprime toute ma profonde gratitude à Mme. Farah Zeghal Mansour
non seulement pour son encadrement, mais aussi pour ses précieux conseils,
directives et orientations.
II
Résumé
Abstract
This final study project was carried within the company ConfiserieTriki le Moulin
in order to improve the maintenance management.
For this purpose, we start with a diagnostic to identify the dysfunction points in
maintenance service and inventory management system to define improvement
actions. Then, we applied the FMECA method on a production line. We also
established a preventive maintenance plan for this line. After that, we developed
a maintenance dashboard. Finally, we organized the spare parts store using the
5S method.
Key words: maintenance dashboard, spare parts store, FMECA, 5S, preventive
maintenance plan.
III
ملخص
تم انجاز مشروع ختم الدراسة لدى شركة حلويات التريكي الناعورة ،بهدف تحسين إدارة
الصيانة.
ولتحقيق هذا الهدف ،بدأنا أوال بتشخيص وظائف الصيانة لتحديد الخلل المتصل بطريقة
ثم قمنا بتطبيق بعض
إدارة الصيانة ووحدة تخزين قطع الغيار وإقترحنا بعض الحلولَ .
التحسينات وإعتمدنا على تقنية AMDECوقمنا بتطبيق على خط إنتاج كمثال .وبعد ذلك،
قمنا بإعداد لوحة القيادة للصيانة وأخيرا قمنا بتنظيم وحدة تخزين قطع الغيار باستخدام
طريقة .5S
كلمات مفاتيح :لوحة القيادة ،وحدة تخزين قطع الغيار ،تقنية ،AMDECطريقة ،5S
برنامج الصيانة الوقائية.
IV
Table des matières
Remerciements ....................................................................................................................................... II
Introduction générale.............................................................................................................................. 1
V
3.3. Matrice SWOT de l’entreprise CTM............................................................................................ 22
VI
Annexe 4 : Audit 5S de l’état initial ....................................................................................................... 94
VII
Liste des figures
VIII
Figure 5.4 : Interface de protection ...................................................................................................... 65
IX
Liste des tableaux
X
Liste des abréviations
Abréviation Signification
XI
Fiche Technique de CTM
Spécialité : Confiserie
Fax : [Link].37
Email : [Link]
XII
Introduction générale
De nos jours, les entreprises tunisiennes sont soumises à un nouveau contexte économique et
à une concurrence de plus en plus intensive. Dans le secteur agroalimentaire, plusieurs enjeux
sont mis en relief parmi lesquels : le développement durable, la crise financière, l’emploi, les
exigences du client et la mondialisation.
Avec une ouverture totale sur le marché international, la Confiserie Triki le Moulin se trouve
obligée d’entretenir un bon niveau de qualité de ses produits, voire l’améliorer tout en
garantissant une réactivité élevée face à la demande. En effet, la qualité et la réactivité ne
peuvent être garanties que par la maitrise des processus de fabrication et des outils de
production. D’où la nécessité d’assurer la fiabilité des outils de production pour satisfaire les
besoins de la clientèle.
Par conséquent, les entreprises doivent réfléchir à des actions qui permettent de soutenir la
fiabilité des outils de production soit par augmenter la durée de vie des outils, soit par les
remettre, une fois usés, à un état qui leurs permet d’accomplir leurs fonctions. Puisque le coût
des investissements est très élevé, les entreprises pensent plus à la maintenance.
La maintenance de l’outil de production est primordiale pour le bon déroulement de
l’exercice de l’entreprise. Par l’application des méthodes définies à travers les différents
concepts de la fonction maintenance, la performance globale de l’entreprise peut être
maximisée et améliorée continuellement.
Conscients de l’importance de la fonction maintenance en tant que source d’avantage
concurrentiel, l’entreprise Confiserie Triki le Moulin a décidé d’améliorer l’organisation et la
gestion du service de la maintenance.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le présent projet de fin d’études au sein de la Confiserie
Triki Le moulin. Il consiste à détecter les défaillances liées à la maintenance et à mener des
solutions correctives pour résoudre les défaillances détectées. Et pour ce faire, nous avons, au
début, présenté l’entreprise d’accueil CTM, ses produits, ses marché, son organisation
structurelle, et ses objectifs. Puis, nous avons effectué un diagnostic, tout d’abord, de la ligne
« Bille » de la salle mise en forme dans un site spécialisé dans la production des chewing-
gums avec sucre, puis du service maintenance en analysant le processus d’exécution des
travaux de maintenance pour identifier les anomalies au sein de ce service.
Suite à ce travail, nous avons mis en place un plan d’action que nous allons suivre durant ce
projet. Ensuite, nous avons établi une étude de la méthode AMDEC qui permet de diminuer
les pannes critiques et nous avons élaboré un plan de maintenance préventive pour la ligne de
bille. Après ça, nous avons mis en place un tableau de bord de la maintenance qui servira à
contrôler les équipements de l’entreprise en utilisant des indicateurs significatifs. Enfin, nous
avons réalisé un chantier 5S dans le but d’améliorer l’organisation du magasin des pièces de
rechange.
1
Ainsi, ce rapport comporte 6 chapitres : le premier chapitre présentera l’entreprise d’accueil.
Le deuxième chapitre sera consacré pour une étude bibliographique. Pour le troisième
chapitre, nous exposera les résultats du diagnostic et les solutions correctives. Le quatrième
chapitre présentera une étude de la méthode AMDEC et du plan de maintenance préventive.
Et le cinquième chapitre portera sur la mise en place d’un tableau de bord de la maintenance.
Enfin, le sixième chapitre sera consacré au chantier 5S.
2
1. Chapitre 1 : Présentation de
l’entreprise
3
1.1. Introduction
Dans ce chapitre, nous allons présenter l’entreprise : Confiserie Triki le Moulin (CTM) en
donnant une idée générale sur ses familles de produits, ses marchés, son organisation, son
organisation, sa politique qualité et ses objectifs.
La société Le Moulin a été créée en 1948. Elle est spécialisée dans la fabrication de la
Halwa Chamia et Bonbons.
La confiserie du Sud : a été créée en 1968. Elle est spécialisée dans la fabrication des
Chewing-gum et Bubble-gum.
La CTM offre une large variété de produits tel que le chewing-gum avec et sans sucre, le
bonbon, la Chamia etc. Cette diversification et le développement de son activité s’est reflété
non seulement dans le chiffre d’affaire qui est passé de 11MD en 1996 à 42MD en 2009 mais
aussi dans l’augmentation du nombre d’emplois offerts par l’entreprise qui a triplé entre 1999
et 2010. [1]
4
1.3.1. La famille « Chewing-gum »
La production de la famille des « Chewing-gum » a débuté en 1964. Elle comprend des
articles avec et sans sucre. L’un de ses produits le plus connu est Florida qui a été mis sur le
marché depuis 1981.
La figure 1.1 illustre des articles de la famille « Chewing-gum ».
La famille de produits « Bubble-gum » a été lancée en 1960. Cette famille est très
diversifiée. En effet, on trouve des Bubble-gum pièce Carrée, pièce Carrée avec tatous,
dragéifiée, dragéifiée fourrée poudre et dragéifiée fourrée liquide. [1]
Dans la figure 1.2, nous avons présenté quelques articles de cette famille « Bubble-gum ».
5
Figure 1.2 : Des articles de la famille bubble-gum [1]
1.3.3. La famille « Bonbons et sucettes »
La famille de produits « Bonbons et sucettes » a été lancée en 1952. Elle offre une variété
d’arômes pour satisfaire tous les goûts. Les « Bonbons et sucettes » sont divisées en deux
sous-familles : avec sucre et sans sucre. [1]
La famille « Bonbons et sucettes » est présentée dans la figure 1.3.
6
1.3.4. La famille « Halwa Chamia»
La famille « Halwa Chamia » a débuté en 1964. Elle comprend une large variété d’articles
tels que Halwa nature, spéciale, light, amande, etc. (voir figure 1.4).
7
1.5. Organisation structurelle de la CTM
La CTM possède actuellement différentes directions qui gèrent des sous directions et
services. L’organigramme représenté sur la figure 1.5 illustre les relations hiérarchiques.
Cette direction est chargée de contacter les auditeurs internes et externes et d’organiser les
meetings pour assurer le contrôle de ses produits.
8
Direction financière :
Cette direction établit les bilans comptables en appliquant la comptabilité analytique. Les
responsables de cette direction veillent à ce que les bilans soient établis aux moments désirés,
sans retard.
Direction usine :
La direction usine gère toutes les activités en relation avec la production et la maintenance,
de point de vue planification, ordonnancement, production et surtout maintenance des
machines.
Direction commerciale :
Cette direction a pour rôle d’orienter la société vers les meilleurs projets en utilisant de
bonnes stratégies de ventes et de marketing.
Direction approvisionnement et stockage matières premières :
Cette direction a pour fonctions : la planification des achats, la consultation des fournisseurs
et l’amélioration de la gestion des stocks de matières premières .
Direction qualité et développement :
Cette direction s’assure qu’un système qualité est défini, mis en œuvre et entretenu
conformément à la norme ISO 9001 et aux différentes certifications.
9
BRC5, 6 : british retailler consortium version 5 et 6.
ISO 14001 : système de management environnemental
OHSAS18001: occupational health and safety assessment series
SA8000 : social accountability.
1.8. Conclusion
Nous avons consacré ce chapitre à la présentation de l’entreprise Confiserie Triki le Moulin
ses familles de produits, ses marchés de son organisation, ses certifications et engagements
tout en précisant les objectifs à court et à long terme de cette entreprise
Le chapitre suivant portera sur la première étape du projet qui est l’étude bibliographique.
10
2. Chapitre 2 : La maintenance
11
2.1. Introduction
Dans ce chapitre, nous allons aborder les différentes notions mentionnées le long de ce
rapport ainsi que les différents outils et méthodes utilisés pour la réalisation de ce projet.
Nous allons définir la maintenance en général, ses objectifs et ses types et ensuite, nous
allons introduire la méthode AMDEC et nous finissons par la présentation du tableau de bord.
12
Pour éviter tous ces problèmes, la fonction maintenance devient une interface entre les
différents services et fonctions de l’entreprise.
13
Figure 2.2 : Les types de maintenance [7]
2.3.1. La maintenance corrective
Selon la norme AFNOR NF EN 13306 la maintenance corrective est une « Maintenance
exécutée après la détection d'une panne et elle est destinée à remettre un bien dans un état
dans lequel il peut accomplir une fonction requise ». [5]
D’après cette définition, nous remarquons que la maintenance corrective est indispensable
pour le système de production pour assurer la disponibilité et le bon fonctionnement des
équipements. Ainsi, cette maintenance doit être bien optimisée et bien organisée pour faciliter
l’intervention et garantir les meilleures conditions tout le long de cette action.
La bonne gestion de la maintenance corrective est obligatoire pour la phase en amont de
l’intervention qui est l’interprétation et la constitution de l’historique qui facilite les actions
préventives. Pour cela, quelques procédures doivent être définies comme la rédaction des
comptes rendus, la gestion des pièces de rechange, la rédaction des gammes d’intervention
etc.[6]
[Link]. Les phases de la maintenance corrective
Généralement, la maintenance corrective est exécutée sur huit phases résumées dans la
figure 2.3. [7]
14
Figure 2.3 : Les phases d’une opération de maintenance corrective
Phase 1 : Détection de la défaillance = C’est le temps mis par l'utilisateur du système
pour constater une dérive de fonctionnement.
Phase 2 : Appel à la maintenance = C’est le temps utilisé pour informer le service
maintenance avec un minimum de détails (localisation, conséquences, premiers symptômes,
etc.).
Phase 3 : Déplacement des intervenants = C’est le temps nécessaire aux techniciens pour
se rendre sur le lieu de la défaillance.
Phase 4 : Diagnostic = C’est le temps nécessaire aux techniciens de maintenance pour
identifier la cause de la défaillance et organiser l'intervention (détection, localisation,
analyse).
Phase 5 : Rassemblement des moyens = C’est le temps nécessaire aux techniciens de la
maintenance pour se fournir en outillages et pièces de rechanges.
Phase 6 : Opération de maintenance corrective (dépannage ou réparation) = C’est le
temps nécessaire aux techniciens de la maintenance pour remettre le système en état
d'accomplir sa mission.
Phase 7 : Essais et contrôles = C’est le temps nécessaire aux techniciens de la
maintenance pour valider la remise à niveau de compétence du système.
Phase 8 : Remise en service = C’est le temps nécessaire aux techniciens de la
maintenance éventuellement associés à l'utilisateur pour permettre au système d'atteindre sa
cadence nominale.
15
[Link]. Les types de la maintenance corrective
Selon sa définition, la maintenance corrective est imprévisible quand on ne connait pas
exactement l’instant de la panne, mais pas toujours imprévue. Sur cette base, on distingue
deux types de maintenance corrective : La maintenance corrective palliative et la maintenance
corrective curative [7].
a) Maintenance corrective «palliative» : C’est une action de maintenance corrective
destinée à permettre à un bien d’accomplir provisoirement tout ou une partie d’une fonction
requise. Appelée couramment « dépannage », la maintenance palliative est principalement
constituée d’actions à caractère provisoire qui permet de pallier l’effet d’une défaillance, d’où
la dénomination, pour assurer la continuité du fonctionnement de l’équipement. Donc ces
actions de dépannage doivent être suivies d’actions curatives.
b) Maintenance corrective «curative» : c’est une action de maintenance corrective ayant
pour objet de rétablir un bien dans un état spécifié pour lui permettre d’accomplir une
fonction requise. Il s’agit d’actions qui traitent la cause première et le fond du problème.
2.3.2. La maintenance préventive
La norme AFNOR NF EN 13306 définit la maintenance préventive comme « Maintenance
exécutée à des intervalles prédéterminés ou selon des critères prescrits et elle est destinée à
réduire la probabilité de défaillance ou la dégradation du fonctionnement d'un bien » . [5]
[Link]. Avantages de la maintenance préventive
La mise en place d'une pratique de maintenance préventive présente un certain nombre
d'avantages à savoir :
- Une amélioration de la productivité de l’entreprise,
- Un coût de réparation moins élevé,
- La diminution des stocks de production,
- La limitation des pièces de rechange,
- Une meilleure crédibilité du service maintenance,
- Une plus grande motivation du personnel de maintenance.
[Link]. Types de la maintenance préventive
C’est l’ensemble des activités réalisées selon des critères prédéterminés et qui vise à
diminuer les coûts des pannes et de maintenance. [6]
a) Maintenance préventive systématique
Ce type de maintenance préventive est basé sur les informations disponibles sur le
comportement de l’équipement lors de son utilisation pour réaliser des interventions de
surveillance en fonction d’un échéancier exprimé en unité d’usage.
Lorsque le critère est un nombre prédéterminé d’unités d’usage (heures de fonctionnement,
kilomètres parcourus, pièces produites…), on se place dans une démarche de maintenance
systématique.
16
b) Maintenance préventive conditionnelle
La maintenance conditionnelle se traduit par une surveillance des points sensibles de
l’équipement, exercée au cours de visites préventives.
Si le critère est une valeur prédéterminée (un seuil) significative de l’état de dégradation du
bien ou de service, on est dans le cas de la maintenance conditionnelle.
2.3.3. La maintenance autonome
La norme AFNOR NF EN 13306 définit la maintenance autonome ou l’auto-maintenance
comme « Maintenance exécutée par un utilisateur ou un personnel d'exploitation ». Ce type de
maintenance est l’un des huit piliers de la Total Productive Maintenance TPM. [5]
Elle se déroule sur sept étapes :
1- Nettoyage / inspection,
2- Mesures contre les sources de salissures et pour faciliter les accès difficiles,
3- Établissement des standards de nettoyage et de graissage,
4- Inspection générale,
5- Inspection autonome,
6- Maîtrise du maintien en état,
7- Approfondissement de la gestion autonome.
17
2.4.3. Les types de l’AMDEC
Lors des phases successives de développement d’un produit, plusieurs types d’AMDEC sont
utilisés : AMDEC produit, AMDEC processus, AMDEC moyen. Le tableau suivant donne les
différents types avec l’objectif de chacun.
Tableau 2.1 : Les Différents types de l’AMDEC [12]
Type d’AMDEC Objectifs
18
[Link]. Fonction de communication et de motivation :
Le tableau de bord est un outil puissant qui favorise les échanges et les discussions et qui
plaide en faveur d’une meilleure communication et plus de motivation. En effet, le tableau de
bord donne naissance à un langage commun dans l’organisation, ce qui facilite le partage des
informations aux différents niveaux hiérarchiques.
[Link]. Fonction d’aide à la décision:
Le tableau de bord est un outil d’aide à la décision puisqu’il permet de suivre l’évolution de
l’entreprise vers ses objectifs en harmonisant nos résultats avec ce que nous cherchons grâce
aux actions correctives prises suite à l’analyse des données et des informations qui apparus
grâce au tableau de bord
2.5.3. Indicateur
[Link]. Définition de l’indicateur
Un indicateur est un élément ou un ensemble d’éléments d’information significative, un
indice représentatif, une statistique ciblée et conceptualisée selon une préoccupation de
mesure. Il résulte de la collecte de données sur un état, sur la manifestation observable d’un
phénomène ou sur un élément lié au fonctionnement d’une organisation.[10]
[Link]. Catégories d’indicateurs
Les indicateurs peuvent jouer plusieurs rôles pour le décideur, donc on peut les classer en
trois principales catégories à savoir :
Les indicateurs d’alerte : Ce sont les indicateurs qui signalent l’existence d’un état
anormal suite à la détection d’un dysfonctionnement au niveau du système, ce qui
nécessite une intervention urgente à court terme.
Les indicateurs d’équilibration : C’est l’ensemble d’indicateurs qui servent à réaliser
un constat des états que possèdent le système et à mesurer son avancement vers les
objectifs fixés au préalable. En cas d’existence de dérives, ces indicateurs sont à
l’origine de la mise en place des actions correctives.
Les indicateurs d’anticipation : C’est l’ensemble des indicateurs qui assurent la vision
future en informant le gestionnaire sur le système dans son environnement et qui
peuvent induire à reconsidérer et à revisiter la stratégie et les objectifs sélectionnés
2.6. Conclusion
Ce chapitre était une occasion pour présenter les principaux termes liés à la maintenance
industrielle et comprendre le fonctionnement du service maintenance de l’entreprise.
Après cette étude bibliographique, nous entamons le diagnostic de l’existant dans le chapitre
suivant.
19
3. Chapitre 3 : Diagnostic du CTM
et son service de maintenance
20
3.1. Introduction
L’étude de l’existant constitue une étape fondamentale dans l’accomplissement de chaque
projet, elle nous permet de se focaliser sur les causes racines des problèmes et de les analyser
pour trouver des solutions efficaces et durables.
Dans ce chapitre, nous allons décrire les sites de CTM. Ensuite, nous allons schématiser le
processus d’intervention du service maintenance qui nous permettra d’identifier les anomalies
et les dysfonctionnements et de proposer les actions d’amélioration nécessaires.
21
3.2.4. Site 4 :
Ce site assure la fabrication des chewing-gums avec et sans sucre qui sont dédiés à l’export.
Il contient 4 salles :
- Salle de mise en forme : Où la matière première est mélangée par des malaxeurs et
puis la pâte est transformée sous la forme voulue.
- Salle de dragéification : Où le noyau des chewing-gum est couvert et vernissé avant
d’être trié
- Salle de triage : Dans cette salle s’effectue le triage des produits semi-finis selon le
poids et la taille. Ensuite, les produits passent par la machine de détection des métaux
avant d’être emballés.
- Salle de conditionnement : Où se fait l’enveloppage du produit
3.2.5. Organisation des sites de production
Chaque site a son propre chef qui est responsable de sa production. Il reçoit l’ordre de
production hebdomadaire de la part du service d’approvisionnement et donc ce chef doit gérer
la production de son site, en utilisant ses propres moyens humains et matériels.
De plus, chaque salle possède un responsable de la salle et un responsable de la maintenance
qui vont aider le chef du site à la réalisation de sa tâche de gestion. Le rôle du responsable de
la salle est de gérer les ressources humaines selon la demande. Quant au responsable de
maintenance, il doit gérer un groupe de techniciens pour agir dès l’apparition d’une panne ou
d’un arrêt de la ligne de production.
22
Implication de la direction usines de production
Infrastructure et environnement de Pannes fréquentes des outils de
travail convenable production
Communication interne et externe Taux de réalisation des commandes
efficace faible (inférieur à 50%)
Possession d’un ERP ADONIX et
d’un logiciel de GMAO
Formation des cadres de l’entreprise
Opportunité Menace
Suite à la matrice SWOT, Nous avons essayé tout au long de mon projet d’agir pour limiter
quelques points faibles de l’entreprise comme la mauvaise gestion de stock et la fréquence des
pannes dans les outils de production par l’exploitation des points forts comme l’existence des
main d’œuvre qualifiée, l’implication de la direction et la possession d’un logiciel de GMAO.
23
Malaxeur
24
c’est la ligne « Mango ». Ainsi, les actions que nous allons réaliser sur la ligne « Bille »
seront aussi mis en place par suite pour la ligne « Mango ».
3.4.2. Analyse de la ligne « Bille »
La ligne « Bille » fabrique l’article Bubble-gum dragéifiée qui appartient à la famille de
Bubble-gum. Cet article est obtenu en rajoutant du sucre et des arômes aux matières
premières suivantes :
Gomme de base « Silva »
Gomme de base « Max »
Glucose
Lécithine de soja
Glycérine
Dans ce qui suit, nous détaillerons le processus de fabrication de la ligne « Bille »en nous
basons sur le schéma opératoire que nous avons élaboré.(Voir figure 3.2)
Ce schéma est basé sur un ensemble de symboles spécifiques avec des couleurs
significatives afin de rendre le schéma plus explicatif. Il permet de modéliser une succession
chronologique de toutes les opérations de fabrication d'un produit :
[Link]. Décartonnage et préparation de la gomme de base
Après la réception de la gomme de base, on effectue l’opération de décartonnage et de pesage
des commandes réceptionnées pour les livrer ensuite à la salle de malaxage.
A la fin de cette opération la température de la pâte est d’environ 50°C avec un poids de
200kg. La pâte est déchargée dans un chariot pour qu’elle soit déplacée vers la ligne de mise
en forme.
25
Stock MP
Décartonnage et
préparation
Stock
GB
Malaxage
Découpe manuelle
de pâte
Extrusion
Maturation
Stock
Noyau
Dragéification et
vernissage
Maturation
Stock
PSF
Détection
métaux
Oui Rejet Produit
Non
Opération
Déplacement Stock
PF
Contrôle
26
[Link]. Dragéification et vernissage
Cette opération consiste à couvrir tout d’abord le noyau de bille par une couche primaire
puis à le vernir en lui ajoutant du colorant. L’opération de dragéification et vernissage du
bubble-gum bille dure de 2 à 3h
[Link]. Conditionnement
Après la dragéification, les billes sont conditionnées en seaux de 1,4 kg chacun et mis ensuite
en cartons contenant chacun 12 seaux qui seront transportés vers le magasin PF.
27
Les pannes liées au milieu sont les pannes les plus graves puisque la poussière causé par
l’utilisation du talc existe partout dans la salle et entraine plusieurs problèmes électriques, et
ces derniers représentent les problèmes les plus difficiles à détecter et par suite nécessite
beaucoup de temps pour réparer ces pannes.
Le manque d’entretien et de préventive pour les moyens de production rendent les machines
moins efficaces et entrainent plusieurs arrêts.
L’utilisation des reworks non triés cause souvent la cassure des lames des malaxeurs et
même la vis de malaxage de la machine extrudeuse
Le manque de formation des main d’œuvre avec le manque des procédures engendre une
mauvaise utilisation des moyens de production et cause par suite plusieurs risques sur les
machines.
Décision
Flux d’information
28
Document
Base de données
Sous-processus
29
l’équipement, il rédige sur le bon de travail(BT) le compte rendu et décrit les opérations
effectuées en indiquant le type de panne et le temps de réparation ainsi que les pièces de
rechange utilisées.
L’agent de maintenance reçoit le BT bien rempli et vérifie les opérations effectuées, et les
pièces de rechange utilisés puis il saisit l’intervention dans le logiciel de GMAO. Finalement,
il clôture le BT.
30
Figure 3.4 : Premier processus de maintenance corrective
31
Suite à des observations, nous avons détecté plusieurs anomalies dans le premier processus
de maintenance corrective qui résument principalement dans le retard des travaux de
maintenance le retour de fonctionnement des équipements à cause des problèmes de
disponibilité de l’agent de méthode et du directeur de maintenance. Et pour résoudre ces
causes, le deuxième processus est conçu.
[Link]. Le deuxième processus de maintenance corrective
Le deuxième processus de maintenance corrective est conçu pour réduire le temps d’appel à
la maintenance et assurer une réparation rapide des équipements et le retour de
fonctionnement des lignes de production le plus tôt possible. Nous avons modélisé ce
processus dans le schéma 3.5.
La différence entre le premier et le deuxième processus c’est que dans ce dernier, lorsqu’une
défaillance ou une panne apparait et nécessite une intervention du service de maintenance,
l’opérateur doit informer le responsable de maintenance de la salle qui affecte un technicien
de son équipe pour faire les travaux de maintenance. Alors que dans le premier processus,
l’opérateur doit créer une DI pour informer l’agent de méthode et de suite le directeur de
maintenance.
Alors, dans le deuxième processus, la création d’une DI s’effectue de la part du responsable
maintenance de la salle après la réparation de l’équipement.
32
Figure 3.5 : Deuxième processus de maintenance corrective
33
3.5.2. Processus de maintenance préventive
La maintenance préventive est l’une des tâches du service maintenance qui a comme but de
réduire la probabilité de défaillance ou de dégradation d’un équipement. Donc, avant de parler
du processus d’exécution, il faut tout d’abord expliquer la gestion et la planification à moyen
et à long terme.
Dès la préparation d’un plan de maintenance préventive pour un équipement, le responsable
de maintenance saisie ce plan dans le logiciel de GMAO par la création des gammes de travail
puis il crée les interventions préventives en fixant la périodicité de ses interventions.
Avant de 2 jours de la date de l’intervention, le système déclenche l’action préventive et
l’agent de méthode informe le directeur de maintenance et ce dernier choisit le technicien
pour effectuer les travaux de maintenance préventive.
Si l’activité de maintenance nécessite des pièces de rechange, l’agent de méthode demande
au magasinier de les préparer et appelle le technicien pour l’informer.
Lorsque les pièces de rechange sont prêtes, le technicien les prend et réalise les activités de
maintenance préventive. Une fois l’équipement est réparé, le technicien rédige un compte
rendu, sur la BT, et décrit les opérations effectuées en indiquant le type de panne ainsi que les
pièces de rechange utilisées. Ensuite, l’agent de méthode reçoit la fiche et valide
l’intervention.
34
Figure 3.6 : Processus de maintenance préventive
35
3.5.3. Le logiciel de GMAO chez CTM
Pour mieux gérer le service de maintenance, la société CTM a acheté le logiciel MaxiMaint :
c’est un logiciel de Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO) qui permet
de maintenir, gérer et piloter les équipements de façon efficace et économique.
Ce logiciel permet de :
Maîtriser et réduire les coûts de maintenance,
Enregistrer des données sur les lignes,
Faciliter les décisions pour le renouvellement des équipements,
Optimiser la gestion de stock pièces de rechange,
Fiabiliser les équipements et prolonger leur durée de vie.
MaxiMaint possède plusieurs fonctions qui facilite la gestion de la maintenance et parmi les
fonctions les plus courantes :
Gestion des équipements : Il nous permet de enrichir l’arborescence et l’inventaire des
équipements.
Gestion des gammes opératoire : Il nous permet d’ajouter et d’enregistrer des
nouvelles gammes opératoires surtout pour la maintenance préventive.
Gestion des demandes d’intervention : Il nous permet de visualiser en temps réel tous
les demandes d’intervention qui été créées.
Gestion des bons de travaux : Il nous permet de gérer les travaux de maintenance selon
la disponibilité des techniciens.
Gestion des interventions de maintenance préventive : Il nous aide à créer et planifier
la maintenance préventive.
Gestion des stocks de pièces détachées et de consommables : Il nous facilite la gestion
de stock dans le magasin.
36
- Les pannes fréquentes - Arrêt total de la - Réaliser une étude
de quelques machines production d’une ligne AMDEC moyen pour
critiques influencent les machines les plus
directement sur la influentes afin de
production. réduire la fréquence des
pannes et se préparer
davantage pour une
éventuelle panne.
- Les BT ne sont pas bien - Le calcul des charges des Sensibiliser les
remplis techniciens et des coûts des techniciens à
interventions n’est pas l’importance des
correct. informations divulgués
dans le BT
- L’historique des - Pas d’indicateur de Elaborer un tableau de
interventions est performances bord de maintenance
inexistant - Absence de mesure et de
suivi de l’évolution de
l’activité de maintenance.
- Absence d’action
d’amélioration
37
- L’atteinte du stock de - Rupture du stock de PDR et - Mettre en place un
sécurité des PDR n’est augmentation des temps tableau de bord pour le
pas reliée à une alerte d’arrêt des équipements. magasin de PDR.
pour lancer les
demandes d’achat.
Elaborer un tableau de bord pour le magasin PDR pour améliorer la gestion de stock
des PDR,
La Figure 3.7 illustre un diagramme Gantt pour la réalisation des tâches nécessaires pour
l’achèvement de ce projet, y compris les 4 premières actions d’amélioration proposées ci-
dessus :
38
Figure 3.7 : Diagramme de Gantt de notre projet de fin d’étude
39
3.8. Conclusion
Tout au long de ce chapitre, nous avons présenté les résultats du diagnostic de la ligne
« Bille » et du service maintenance. Cette étape nous a permis de dégager les
dysfonctionnements et leurs impacts et de proposer des actions d’amélioration pour y
remédier.
Dans les chapitres suivants, nous présenterons :
La méthode AMDEC moyen et le plan de maintenance préventive pour la ligne bille
du site 3.
Le tableau de bord de maintenance
Un chantier 5S dans le magasin de PDR
40
4. Chapitre 4 : AMDEC moyen de
la ligne « Bille »
41
4.1. Introduction
La performance d’une machine est le facteur primordial pour avoir un bon système de
production. En effet, les arrêts successifs des machines représentent l’une des sources de perte
de performance. Il est donc nécessaire d’étudier plus profondément les causes d’arrêt des
machines et de se préparer pour toute panne éventuelle.
Dans ce chapitre, nous allons mettre en place la méthode AMDEC qui a pour but
l’indentification des causes d’arrêt des machines. Nous avons appliqué cette méthode sur la
ligne « Bille » de la salle mise en forme dans le site 3.
42
Etape 4: Evaluation de la criticité
Cette étape consiste à évaluer quantitativement la criticité de chaque combinaison de mode,
causes et effets d’une défaillance dégagés dans l’étape 3. Elle détermine le choix des actions
correctives et préventives à entreprendre et fixe la priorité entre ces actions. La cotation de la
criticité permet de hiérarchiser les différentes défaillances et ainsi de préparer les recherches
d’amélioration en commençant par celles possédant la criticité la plus élevée. La cotation
s’effectue sur la base des trois critères : la fréquence F, la gravité G et sa non-détection D
4.2.1. Etape 1 : Initialisation de l’étude
[Link]. Définition du système étudié
La ligne que nous avons choisi suite à des réunions avec le service maintenance pour
introduire l’AMDEC est la ligne « Bille » de la salle mise en forme dans le site 3. Cette ligne
est importante dans le système de production et influe directement le rendement et la
performance de la production puisqu’elle assure la première phase dans la production de la
gamme de bubble-gum dragéifiée.
Cette ligne est constituée de quatre machines qui sont :
Malaxeur
Extrudeuse
Pilulier
Tunnel de refroidissement
[Link]. Description de fonctionnement du système
La ligne « Bille » est une ligne qui vise à transformer les matières premières (gomme de
base, glycose, sucre, arome…) en produits semi-finis (bubble-gum non dragéifiée).
La production commence par le mélange des matières premières avec les quantités adéquates
à l’aide du malaxeur afin de préparer la pâte. Ensuite, la pâte est déchargée dans un chariot
pour être déplacée vers la machine extrudeuse où la pâte est introduite et préformée en cordon
pour être par la suite découpée et transformée par la machine Pilulier en forme de bille.
Enfin, les noyaux de bille passent dans le tunnel de refroidissement pour être refroidis avant
d’être remplis dans des caisses.
[Link]. Objectif à attendre
L’AMDEC est un outil puissant d’optimisation de la maintenance, les principaux objectifs
de l’AMDEC est de :
Réduire la fréquence des pannes dans la production.
Identifier et évaluer les modes de défaillance et leurs effets possibles.
Identifier et classer les actions à prendre en priorité pour diminuer le risque afférent à
ces modes de défaillance.
Minimiser les actions correctrices.
43
[Link]. Constitution du groupe de travail
L’AMDEC est une étude approfondie du système afin de déterminer les différents bris
possibles c'est-à-dire elle aide à prévoir pour ne pas être obligé de revoir et pour cela, il est
indispensable d’avoir un groupe de travail discipliné constitué de divers services dans
l’entreprise pour permettre d’échanger leurs expériences et leurs savoir-faire.
Le groupe de travail est constitué par :
Le directeur de l’usine : M. Karray Krichen
Le directeur de maintenance : M. Mohamed Ben Ayed
Le directeur du service méthodes et planification : M. Rochdi Ellouz
Le responsable planification GMAO : M. Mohamed Moalla
Le technicien de maintenance : M. Amine Feki
Moi-même : Rami Ayadi.
[Link]. Définir les supports de travail
Pour réaliser une analyse détaillée, nous sommes basés sur le manuel d’utilisation et les
documents techniques de la ligne, l’historique du logiciel de GMAO et les rapports
d’interventions sur cette ligne.
La grille d’analyse est le principal support de l’étude AMDEC. Cette grille se présente sous
la forme d’un tableau qui contient les différentes données nécessaires à la réalisation de
l’AMDEC à savoir (voir tableau 4.1) :
Les modes, les causes et les effets des défaillances.
La criticité du mode de la défaillance ainsi que ses différents facteurs.
Les actions correctives pour surpasser la défaillance
44
Tableau 4.1 : La grille d’analyse de l’AMDEC
AMDEC Moyen
Système : Date d’analyse :
45
Nous avons fixé la gravité de la défaillance en fonction du nombre d’heures d’arrêt des
machines avant qu’elles redeviennent fonctionnelles.
Tableau 4.4 : Grille d'évaluation de la détectabilité
Critère Note
Détection facile 1
Détection moyenne 2
Détection difficile 3
Ligne « Bille »
Armoire Malaxeur
électrique
Armoire Extrudeuse
électrique
Pilulier
Armoire
électrique
Tunnel de
refroidissement
46
La ligne « Bille » se compose de 4 machines (malaxeur, extrudeuse, pilulier et tunnel de
refroidissement) et 3 armoires électriques. L’arrêt d’une de ces machines engendre l’arrêt de
la production.
Malaxeur Extrudeuse
Moteur Roulement
Chaine
électrique
Roue dentée
Tresse
Pupitre de
d’étanchéité
commande
47
Pilulier Tunnel de
refroidissement
Cerveau
variateur Pupitre Flexible d’eau
Radiateur
Courroie
Ventilateur
Système N°1 : Mélanger les matières premières pour obtenir une pâte
Le malaxeur
Moteur électrique Assurer la rotation de la lame du malaxeur
48
Système N°2 : Transformer la pâte sous forme de cordon
L’extrudeuse
Chaine Assurer la transmission du mouvement
49
[Link]. Phase a : Analyse des mécanismes de défaillance
Dans cette phase, nous avons analysé les modes de défaillance et de leurs effets (AMDE).
Pour ce faire, nous avons :
Identifié les modes de défaillance du composant en relation avec la fonction à assurer.
Recherché les causes possibles de défaillance, pour chaque mode de défaillance
identifié.
Recherché les effets sur le système, sur l’utilisateur et sur le produit, pour chaque
combinaison (cause, mode) de défaillance.
[Link]. Phase b : Evaluation de la criticité
Suite à l’analyse des mécanismes de défaillance, une cotation des risques est effectuée, lors
de la définition des supports de travail, pour les défaillances identifiées afin d’attribuer à
chaque mode de défaillance les notes choisis de la fréquence « F », de la gravité « G » et de la
détectabilité « D ». Ensuite une évaluation de l’indice de criticité est faite par le calcul de
cette équation : C = F * G * D.
Nous présentons dans le tableau 4.6 une récapitulation des résultats obtenus après
l’application de ces deux phases à la machine « Malaxeur ».
Les tableaux correspondant aux 3 autres machines de la ligne « Bille » sont présentés à
l’annexe 1
50
Tableau 4.6 : Analyse AMDEC du malaxeur
AMDEC Moyen
Système : Malaxeur Date d’analyse : 25/03/2017
- Coincement du système
51
Vibration dans la - Mauvais alignement Diminution de la 2 2 3 12
courroie performance de
- Glissement transmission
- Vieillissement
52
Dans la grille d’analyse AMDEC, la criticité est comprise entre 0 est 30. Suite à des réunions
avec l’équipe de travail de l’AMDEC, nous avons fixé le seuil de criticité et le tableau
suivant :
Tableau 4.7 : Grille de criticité
53
Pour cette ligne, nous avons constaté que la machine pilulier présente des criticités élevées
mais elle est à caractère répétitif ( c’est le cas des défaillances dans le cerveau variateur et
l’axe calibre qui tombent en panne au moins une fois par mois) et ce qui est inacceptable et
extrêmement pénalisant pour le bon déroulement de la production.
Concernant les autres sous-ensembles, une maintenance préventive rigoureuse à temps
suffira pour pallier ces défaillances.
Malaxeur
Vérifier la fuite d’huile
hydraulique. Hebdomadaire
Système de basculement
Ajouter l’huile si nécessaire Trimestriel
Lame de malaxeur Fixer des paliers Trimestriel
54
4.4. Paramétrage du plan de maintenance préventive
Après l’élaboration et la validation du plan de maintenance préventive avec tout le groupe de
travail, il nous reste que saisir ce plan dans le logiciel de GMAO pour l’enregistre et
automatiser la maintenance préventive. Et grâce au logiciel MaxiMaint et ses fonctionnalités,
nous pouvons gérer des interventions de maintenance préventive par la création et la
planification de ces interventions.
Et pour faire ça, il faut d’abord créer les nouvelles gammes de travail puis créer des
préventives par regrouper les gammes par équipement.
Création des nouvelles gammes
Pour créer une nouvelle gamme, il faut afficher la fenêtre des gammes puis affecter pour
chaque gamme un nouveau code, une famille (nettoyage, vérification, contrôle ou graissage)
et nous finissons par la saisie du texte de l’intervention.
Nous avons créé 30 gammes nouvelles présentées dans la figure 4.4
55
Création des préventives
La création des préventive commence par le choix de l’équipement (voir figure 4.5)
56
Figure 4.6 : Création d’une intervention préventive
Donc, l’intervention présentée dans la figure 4.6 est pour la machine malaxeur de la ligne
« Bille » et contient 4 actions préventives de périodicité mensuelle.
4.5. Conclusion
Pour remédier aux défaillances répétitives et les pannes de longue durée des machines
critiques, nous avons proposé l’utilisation de la méthode AMDEC moyen de la ligne Bille.
Ensuite, nous avons élaboré un plan de maintenance préventive pour réduire les pannes et les
actions de maintenance corrective pour cette ligne.
Le chapitre suivant sera consacré pour le développement d’un tableau de bord de
maintenance
57
5. Chapitre 5 : Conception et mise
en place du tableau de bord
58
5.1. Introduction
Dans ce chapitre, nous allons présenter le tableau de bord de maintenance que nous avons
conçu et développé. Nous commencerons par définir le tableau de bord et ses objectifs. Puis
nous exposerons les indicateurs que nous avons utilisés et finalement nous présenterons la
conception de ce tableau.
OÙ Service méthode
QUAND Du 29/03 jusqu’au 27/04.
COMMENT En utilisant le logiciel VBA
- Pour avoir une base de données sur les pannes dans chaque ligne
de production
POURQUOI
- Pour mesurer la performance des outils de productions
- Pour faciliter la communication et la prise de décision
59
cohérents avec leur vision, qui ont la capacité d’évaluer la performance des processus de la
maintenance et des outils de production. Ces indicateurs sont présentés dans le tableau 1.1.
La mise en place opérationnelle n’a concerné que les indicateurs dont les données sont
disponibles pour pouvoir les calculer.
Permet de calculer le
Taux pourcentage d’indisponibilité
R2
d’indisponibilité des équipements pour réaliser
le travail demandé
R7 Permet de déterminer le
Taux de
nombre de panne détecté par
réparation
unité de temps de panne
Permet de calculer le
pourcentage d’un équipement
R8 Disponibilité
à pouvoir fonctionner dans un
état normal
60
Avec :
Le temps moyen d’indisponibilité : c’est le temps moyen des arrêts pour une ligne
pendant une journée de travail : c’est le somme des arrêts divisé par le nombre de
jour de travail
Temps de fonctionnement : c’est le temps au cours de quelle la machine est disponible
et fonctionnelle, il est égale à : temps requis – temps d’arrêt
Temps d’arrêt : vu le mauvais remplissage des BT de la part des techniciens, nous
avons négligé le temps de l’appel à la maintenance. Et par suite, le temps d’arrêt est
égal à la durée d’intervention.
61
Figure 5.1 : Diagramme d’activité d’un tableau de bord
62
5.2.4. Collecte des informations
Pour pouvoir calculer les indicateurs du tableau de bord, nous avons collecté les données
nécessaires des bons de travail (BT) de la maintenance et nous avons analysé les différentes
informations remplies par les techniciens. Ces bons nous ont permis de récupérer le nom de la
ligne, les noms des techniciens, la date de l’intervention et le temps d’arrêt.
Pour les données sur les lignes de production, nous avons contacté le service méthode qui
détient des informations détaillées comme le temps d’ouverture (c’est le temps où le dispositif
est disponible pour réaliser les opérations nécessaires), le temps requis (c’est le temps pendant
lequel les moyens de production sont engagés pour produire ce qui est demandé) et le nombre
de jours de travail pour chaque ligne.
63
Ajouter une intervention
Tableau de bord
64
Figure 5.3 : Interface d’administration
Cette interface est réservée au service de méthode pour cela, nous avons créé un mot de
passe pour la protéger :
65
Figure 5.5 : Message d’erreur
Ajouter une intervention
Si on clique sur ce champ, une interface qui contient les mois de l’année s’ouvre (figure 5.6)
L’interface « Ajouter une intervention » s’ouvre, elle contient les champs suivants : Nom de
la ligne, nom du technicien, date de l’intervention et le temps d’intervention. L’ajout d’une
intervention ne se fait qui lorsque on remplit tous les champs pour avoir des informations
correctes et une traçabilité des données
Cette interface est aussi protéger par un mot de passe, et le responsable de GMAO est la seul
personne qui peut accéder à cette interface et qui peut donner l’accès aux autres.
Tableau de bord
Le champ Tableau de bord amène à une interface de choix. En effet, l’utilisateur peut choisir
de visualiser les indicateurs soit par mois soit par période.(voir figure 5.7)
66
Figure 5.7 : Choix de la période de visualisation
Par mois
Dans ce cas, une interface qui contient les mois apparait et l’utilisateur doit choisir le mois et
l’indicateur qu’il convient et par suite un graphique s’affiche sur l’écran :
67
Ce graphique nous aide à faire une comparaison de l’indicateur MTTR entre les différentes
lignes de CTM pour le mois janvier. Ainsi, il nous aide à identifier la ligne qui nécessite des
interventions rapides pour l’améliorer.
Par période
Dans ce cas, une interface contient tous les lignes de la société et l’utilisateur doit choisir la
ligne.
Après le choix d’une ligne, nous pouvons visualiser les indicateurs et même les données
souhaitées pendant la période que nous avons choisie
68
Figure 5.10 : Visualisation d’une ligne par année
La figure 5.10 présente l’évolution de la donnée « nombre d’intervention » pendant la
période de 01/2017 jusqu’à 12/2017 pour la ligne « Tisma ».
5.4. Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons développé une application en utilisant le VBA. Nous sommes
intéressés par la simplicité de l’exploitation de l’application.
Pour le chapitre suivant, nous allons essayer de mettre en place un chantier 5S dans le
magasin de pièce de rechange.
69
6. Chapitre 6 : Chantier 5S
Magasin des pièces de rechange
70
6.1. Introduction
Le principe des 5S est facile à comprendre et sa mise en œuvre ne requiert pas un
investissement financier important. Pourtant, derrière cette apparente simplicité, se cache un
outil puissant et multifonctionnel que peu d’entreprises ont réussi à l’appliquer pleinement
pour en tirer tout le bénéfice possible.
Dans ce chapitre, nous allons présenter les étapes de la mise en place de la méthode 5S dans
le magasin des pièces de rechange de CTM.
OÙ Magasin PDR
QUAND Du 28/04 jusqu’au 19/05.
COMMENT En utilisant la méthode 5S
- Pour organiser l’espace de travail
-Pour améliorer l’état de propreté ;
- Pour réduire le temps perdu lors de la recherche des PDR ;
POURQUOI - Pour prévenir l’apparition de la saleté et du désordre ;
- Pour réduire les déplacements
- Pour faciliter le calcul d’inventaire
- Pour améliorer la sécurité
6.2.2. Situation Initiale
La situation initiale du magasin PDR présente plusieurs anomalies et plusieurs axes à
améliorer. L’état du magasin est critique : le désordre est partout. De plus nous avons noté
une mauvaise exploitation de l’espace de travail.
Dans cette situation, nous somme proposés de traiter les problèmes de :
Encombrement et blocage des accès ;
71
Désordre ;
Manque de propreté ;
Absence d’indication de l’emplacement des PDR et la localisation ;
Absence de standardisation emplacements des articles.
Nous avons effectué un premier audit 5S du magasin PDR. La note de l’audit est présentée
dans le tableau 6.2. Les détails de cet audit de la situation initiale sont donnés dans l’annexe 1.
6.3. Application du 5S
Le temps très long passé à la recherche des pièces de rechanges et les outillages est dû
principalement à l’état de désordre dans lequel se trouve le magasin PDR, qui rend l’accès
aux pièces très difficile.
6.3.1. Eliminer
Comme tout chantier 5S, Nous avons commencé par un triage des objets présents dans les
rayons du magasin PDR. Il s’agit de classer ces objets en deux catégories : utiles et inutiles.
Le critère d’utilité dans certains cas est : la fréquence d’utilisation de l’objet.
Ceci veut dire, que les objets qui seront utilisés fréquemment sont classés utiles alors que les
objets non utilisables sont classés inutiles.
72
Après avoir effectué ce triage, et après l’approbation du responsable magasin, nous avons
éliminé l’ensemble des articles inutiles hors du magasin ces articles comprennent :
- Des articles qui peuvent être utilisés prochainement, ils ont été renvoyés aux autres dépôts,
- Des articles qui ne possèdent aucune valeur, ils ont été envoyés dans la benne de déchets.
Suite à la phase d’élimination, nous avons pu libérer les espaces d’accès dans le magasin et
des espaces dans les étagères tout en assurant l’homogénéité des outils de travail (pas d’outils
personnels dans les zones de stockage).
6.3.2. Ranger
La deuxième étape consiste à faire les rangements nécessaires du magasin après avoir
éliminé les pièces inutiles.
Pour cela, nous avons établi une demande d’acheter des cassiers pour faciliter l’accès aux
pièces et minimiser l’espace de stockage. Une réunion avec l’équipe de travail du chantier 5S
a été faite pour discuter ce point. Ainsi nous avons trouvé qu’il est nécessaire de commander
des petites armoires d’un mètre de longueur et 50cm de largueur, contenant chacune 9
cassiers pour ranger les pièces et les outils de petites tailles
6.3.3. Nettoyer
La troisième étape de la démarche est le nettoyage. Elle ne consiste pas seulement à nettoyer
les lieux, mais aussi à mettre en place les procédures correspondantes pour garder la propreté
du lieu de stockage et du magasin.
L’objectif de cette étape est de rendre l’environnement propre et agréable à l’œil. Les outils
de nettoyage doivent être disponibles dans le magasin et adaptés au type de nettoyage
effectué. Le magasinier doit s’assurer de :
o L’élimination de toutes les salissures
o Respect des fréquences des nettoyages planifiés.
Cette étape nous permet d’éviter les accidents de travail et maintenir le local propre.
6.3.4. Standardiser
Pour garantir des emplacements des PDR inchangeable, la société CTM a installé un
système d’adressage des PDR, lié avec le logiciel de GMAO de l’entreprise pour faciliter la
recherche des PDR.
En effet, chaque PDR est affectée à un emplacement bien défini. Ils ont adopté la disposition
suivante :
Chaque rayon correspond à une lettre alphabétique
Chaque rayon contient des lignes et des colonnes
Chaque armoire est placée dans un endroit bien précis (rayon ‘α’, colonne ‘A’ et ligne
‘B’)
Donc chaque pièce de rechange a comme adresse la forme suivante :
73
α1 0A 0B XYZ
Avec :
α1 est le nom du rayon
0A est la colonne dans le rayon α
0B est la ligne dans le rayon α
XYZ est le numéro du cassier
Si la pièce est de grande taille et ne peut pas être rangée dans un cassier, le numéro du
cassier XYZ devient 000.
Ainsi, nous avons comparé les pièces existantes dans le logiciel de GMAO avec celles
existantes dans les rayons puis nous avons associé à chaque pièce un emplacement bien précis
dans le magasin. Durant cette étape, nous avons rencontré plusieurs cas :
Pièce existante en réalité et sur le système :
Dans ce cas, nous avons trié ces pièces et nous avons créé pour elles de nouveaux
emplacements. Nous avons fini par la saisie des pièces et leurs emplacements dans le système.
Pièce existante en réalité mais introuvable sur le système
Nous avons créé de nouveaux articles sur le système (définir ces pièces et affecter un code
spécifique et unique) puis nous avons affecté ces pièces a des emplacements nous les avons
saisis dans le système.
Pièces introuvable en réalité et existante sur le système
Pour ce cas, nous avons commencé par la vérification : si ces pièces sont utiles ou inutiles
dans le magasin. Si elles sont utiles, nous avons alors lancé un ordre pour les achater et par
suite, nous leur avons affecté de nouveaux emplacements. Si elles sont inutiles, nous les
avons les supprimé.
Ce système d’emplacement sert à simplifier la recherche des PDR, rendre la recherche plus
rapide afin de diminuer le temps perdu lors de la préparation des PDR pour les intervention.
Afin de garantir le maintien des rayons et des équipements à leurs places, et pour avoir une
application durable des règles des trois premières étapes de la démarche 5S, nous avons établi
des étiquettes sur chaque cassier. Chaque étiquette contient l’emplacement du cassier, le code
et la désignation de chaque pièce dans ce cassier.(Voir figure 5.2)
74
Figure 6.2 : Mise en place des étiquettes
6.3.5. Contrôler et améliorer
Cette étape constitue la dernière et la plus importante phase garantissant l’application
durable de la méthode 5S. Il s’agit d’instaurer des règles comportementales à savoir
développer l’esprit d'équipe et par suite responsabiliser chaque personne.
Afin de suivre l’avancement des actions du chantier 5S, nous avons implanté une grille
d’audit qui permet d’attribuer une note à l’application des règles des 5S au sein du magasin
PDR.
La grille d’audit contient des questions concernant l’application de chaque règle des 5S. Les
réponses à ces questions doivent être « OUI » ou « NON »
La note totale sur un poste est la somme des notes des règles calculée en pourcentage :
Note totale = (note 1er S + note 2ème S +…. + note 5ème S)/Nombre de question *100.
La grille d’audit est présentée dans le tableau 6.2 :
Tableau 6.2 : la grille d’audit
GRILLE D’AUDIT 5S
Zone d’audit : Magasin PDR Date : ../../….
Auditeur :
75
1er S : ELIMINER
N° : QUESTIONS OUI NON REMARQUES
1.1 L’environnement de travail est-il encombré par
des choses inutiles ?
1.2 Les couloirs sont-ils encombrés ou non
dégagés ?
1.3 La zone de travail contient-elle des restes ou
des rebuts ?
1.4 Y a-t-il des outils non utilisés dans le
voisinage ?
Score /4
2éme S : RANGER
N° : QUESTIONS OUI NON REMARQUES
2.1 L’entrée et la sortie des PDR est-elle adapté ?
2.2 Les outils et instruments ont-ils un lieu de
rangement après utilisation ?
2.3 L’emplacement de chaque objet est-il identifié
(par des étiquettes) ?
2.4 Existe-t-il des indications d’emplacement sur
les étagères et lieux de stockage ?
Score /4
3ème S : NETTOYER
N° : QUESTIONS OUI NON REMARQUES
3.1 Le magasin est sale et les sources de salissure
ne sont pas éliminées ?
3.2 Le magasin PDR est propre mais les sources
de salissures ne sont pas éliminées ?
3.3 Les PDR sont-ils sales ?
3.4 Y a-t-il un responsable qui supervise les
opérations de nettoyage ?
Score /4
4ème S : STANDARDISER
N° : QUESTIONS OUI NON REMARQUES
76
4.1 Les règles de nettoyage sont-elles affichées ?
4.2 Les règles de fonctionnement sont-elles
affichées ?
4.3 Existe-t-il une procédure d’identification des
dysfonctionnements ?
4.4 Existe-t-il une check-list des tâches 5S ?
4.5 Les procédures sont-elles bien écrites et
utilisées ?
Score /5
5ème S : SUIVER ET PROGRESSER
N° : QUESTIONS OUI NON REMARQUES
5.1 Les Audit 5S ne sont pas mis en place (pas de
calendrier, d’auditeur …)
5.2 Les opérations de nettoyage quotidien sont-
elles appliquées ?
5.3 Les membres du groupe de travail sont-ils bien
formés aux procédures.
5.4 Le contrôle des stocks est-il intégré ?
5.5 Y a-t-il un affichage présentant l’évolution des
5S dans l’atelier ?
Score /5
Score Total /100
77
6.4. Conclusion
Un travail efficace et de bonne qualité nécessite un environnement propre, la sécurité et la
rigueur. Les 5S permettent d’assurer un environnement de travail efficace en régissant par des
règles simples, précises et efficaces. Elles facilitent l’exécution du travail des magasiniers et
réduisent le temps de la recherche des PDR dans le magasin. Le chantier 5S a permis de
réaliser des progrès sur différents niveaux :
Au niveau de la qualité : Mettre en place un standard de rangement permettant de
retrouver facilement les articles demandés ;
Au niveau des coûts : Mettre en place un mode de stockage préservant la
fonctionnalité et la valeur des pièces ;
Au niveau des délais : Réduire le temps de service des articles ;
Au niveau de la sécurité : Assurer l’accès sécurisé aux pièces ;
Au niveau du management : Appliquer le management visuel.
78
Conclusion générale
Ce projet de fin d’études consiste à améliorer la gestion de la maintenance au sein de
l’entreprise la Confiserie Triki le Moulin. Ces améliorations touchent les différents niveaux à
partir de l’organisation du service de maintenance, l’amélioration d’une ligne de production
qui est la ligne « Bille », jusqu’à l’élaboration de nouvelles méthodes de travail.
Les résultats de ce projet n’auraient pas été atteints sans passer par une étape de diagnostic
de la ligne « Bille », du processus de fabrication des bubble-gums dragéifiées et du processus
d’exécution des travaux de maintenance. Au cours de cette étape, nous nous sommes intégrés
au sien de l’équipe de maintenance pour observer leurs travaux quotidiens. Ainsi, nous avons
pu remarquer au bout de cette étape plusieurs dysfonctionnements. Ces derniers sont liés
principalement à un manque d’application de la maintenance préventive et un manque d’outils
de suivi et de contrôle de l’efficacité des travaux de maintenance. D’autres problèmes,
engendrant le retard des différents travaux de maintenance, se situent au niveau du magasin de
pièces de rechange. Ainsi, nous avons analysé les dysfonctionnements rencontrés durant le
diagnostic et nous avons élaboré un plan d’action visant l’amélioration du service de
maintenance ainsi qu’une politique de gestion du stock.
Partant de l’importance de la disponibilité des machines de production, la première action
consiste à introduire la méthode AMDEC moyen dans le service de maintenance. Cette
analyse a été effectuée sur la ligne « Bille » et sert à être un exemple pour d’autres analyses
ultérieures. Ensuite, nous avons élaboré un plan de maintenance préventive sur la base de
l’étude de AMDEC. L’objectif est d’améliorer la performance de la maintenance pour cette
ligne et d’augmenter la durée de vie de ses équipements.
Vu l’importance de la disposition d’un outil d’aide à la décision et au management pour le
service de maintenance, nous avons développé et mis en place un tableau de bord opérationnel
qui permet le contrôle et le suivi de la performance des outils de production. Cet outil
permettra d’aider la direction à choisir des actions correctives bien adaptées.
Ensuite, pour assurer une disponibilité des pièces de rechange au moment voulu et à la
quantité demandée, la quatrième action consiste à organiser le magasin des PDR. Pour cela
nous avons lancé un chantier 5S du magasin de PDR. Tout au long de ce chantier, nous avons
éliminé tout le stock inutile. Par la suite, nous avons rangé les pièces puis standardisé leurs
emplacements. Pour bien gérer ce travail, nous avons établi une grille d’audit pour le contrôle
et le suivi du chantier. De ce fait, la note de l’audit a augmenté de 36% entre l’état initial et
l’état actuel après l’application d’un chantier 5S. Nous avons réussi aussi à diminuer l’espace
de stockage de 30%.
A la lumière de ses appréciables résultats, l’entreprise se trouve motivée à appliquer la
méthode AMDEC et le plan de maintenance préventive à d’autres lignes, et à réaliser un
chantier 5S pour d’autres rayons dans le magasin des pièces de rechange.
79
Références bibliographiques
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06/06/2016). Disponible sur : <[Link]
[2] : Rochdi ELLOUZE , cartographie des flux de valeur pour une chaine de production non
automatisée , rapport de fin d’études en génie industriel ENIT 2009.
[3] Shoji, SHIBA ; Alan, GRAHAM ; David, WALDEN. TQM : 4 révolutions du
management. Edition: Série Performance Industrielle, 2005, p.108, 121.
[4] Roger, ERNOUL. Le grand livre de la qualité, AFNOR Editions, 2010, p.62-64.
[5] AFNOR. Terminologie de la maintenance. 2001.
[6] Bernard, MECHIN. Introduction aux méthodes de maintenance. [En ligne] 2005.
[Consulté le 28-03-2017]. Disponible sur internet <[Link]
[7] BELHOMME. Cours Stratégie de maintenance. [En ligne] 2010.[Consulté en avril
2017]. Disponible sur internet
<[Link]
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[9] François, MONCHY et Jean-Pierre, Vernier. Maintenance : Méthodes et organisations.
Paris : Dunod, 2010.
[11] Michael, RIDOUX. AMDEC Moyen. Technique de l’ingénieur, 1999.
[10] : Pierre, VOYER. Tableaux de bord de gestion et indicateur de performance. 2ème
édition, 2002.
[12] Karim, BOURINI, Contrôle et fiabilité. Support de cours, Ecole Nationale d’Ingénieur
de Tunis, Génie industriel, 2010.
80
Annexe 1 : Analyse AMDEC de l’extrudeuse, du pilulier et du tunnel de
refroidissement
AMDEC Moyen
Système : Extrudeuse Date d’analyse : 25/03/2017
81
Usure à l’intérieure de la Arrêt machine 1 3 1 3
plaque de chaîne
Roue dentée Bruit excessif dans la Non alignement des roues Blocage moteur 1 2 2 4
roue dentée dentées
-Usure de la chaîne
82
Joint Fuite de produit - Vieillissement - Perte de performance 1 5 2 10
d’étanchéité
- Perte produit
- Usure
- Arrêt de la machine
83
électrique Panne électrique Sur chauffage des composants 1 2 2 4
électriques
AMDEC Moyen
Système : Pilulier Date d’analyse : 25/03/2017
84
Moule Vibration de la moule Usure de la moule Mauvaise forme des articles 1 6 2 12
produits
Vieillissement
- Blocage du système
85
Cassure du piston 1 2 2 4
Mauvais contact 1 2 2 4
86
AMDEC Moyen
Système : Tunnel de Date d’analyse : 25/03/2017
refroidissement
Sous Mode de Cause Effet F G D C
Système : défaillance
Tapis incliné Déchirure du tapis Vieillissement Produire beaucoup de 1 3 1 3
déchets
Moteur tapis Moteur tapis brulé - Sur chauffage Arrêt du tapis alimentateur 1 6 2 12
- Vieillissement
- Blocage du système
- Vieillissement
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Tamis Déchirure du tamis Vieillissement Arrêt de la machine 1 4 2 8
88
Annexe 2 : Actions correctives préventives
de l’extrudeuse, du pilulier et du tunnel
Extrudeuse
Défaillance Cause Criticité Actions correctives et préventives
Vérifier l’état des fils conducteurs
Rupture du courant Mauvais contact 18 hebdomadairement
Comportement Non alignement
Vérifier l’alignement des roues dentés et
anormal de l’axe de la roue denté 12 l’arbre
d’entrainement ou l’arbre
Ajouter un couvercle de protection pour le
Cassure du pupitre Accident 12 pupitre
Perturbation de la Panne dans les Vérifier et changer les résistances selon
12
température résistances leur durée de vie
Dent Vérifier l’alignement des roues et faire
Bruit excessif dans la
d’entraînement 10 des lubrifications hebdomadaires du
roue dentée système
cassée.
Usure du Vérifier les roulements et les changer
Bruit dans le roulement 10
roulement selon leur durée de vie
Cassure du Vérifier les roulements et changer celles
Blocage du système 10
roulement qui sont endommagés
Pilulier
Vérifier l’état des câbles, assurer
Arrêt d’une partie de la Mauvais contact l’étanchéité de l’armoire et faire des
30
machine dans les câbles nettoyages hebdomadaires
prévoir
Alerte sur le pupitre du Nettoyer le cerveau et les composants
Panne électrique 30
pilulier électriques chaque semaine
Nettoyer des composants électriques
Arrêt du ventilateur Panne électrique 18 hebdomadairement
Jeu dans l’axe de la Faire des réglages mensuels de vis de
Frottement 18
palette serrage de la palette
Sur chauffage Nettoyer des composants électriques et
Rupture du courant des composants 18 assurer le bon refroidissement de
électriques l’armoire électrique
Accumulation de
Blocage du tapis la matière sur le 12 Nettoyer du tapis et du tambour
tambour
Moteur brulé du Incident Nettoyer et lubrifier le moteur du
12
ventilateur extérieur ventilateur chaque semaine
89
Usure de la cote Vérifier trimestriellement l’état de la
Vibration de la moule 12
de la moule moule et réparation de la moule annuelle
Déchirure de la Vérifier de l’état de la courroie
Vieillissement 12
courroie mensuellement
Vibration de la Mauvais
12 Vérifier le système d’entrainement
courroie alignement
Vérifier mensuellement la liaison poulie
Mauvaise état de
Frottement 12 arbre et assurer le stock minimal des
liaison poulie-arbre pièces de rechange
Vérifier la poulie mensuellement et
Desserrage de la
Usure des gorges 12 assurer le stock minimal des pièces de
poulie rechange
Tunnel de refroidissement
Nettoyer des composants électriques
Arrêt du ventilateur Panne électrique 18 mensuellement
Vibration de
Bruit dans l’axe
l’axe 15 Nettoyer et lubrifier de l’axe excentrique
excentrique
excentrique
Nettoyer une fois par mois
Bruit dans l’axe du Vibration de
15 Vérifier et lubrifier l’axe du tambour
tambour du tapis l’axe du tambour chaque semaine
Refroidissement Vieillissement
15 Nettoyer le radiateur
insuffisant du radiateur
Sur chauffage du Nettoyer le moteur du tapis chaque
Moteur tapis brulé 12
moteur semaine
Sur chauffage du
Moteur tamis brulé 12 Nettoyer les lames du moteur
moteur
90
Annexe 3 : Plan de maintenance préventive
pour l’extrudeuse, le pilulier et le tunnel
Elément Préventif Périodicité
Extrudeuse
Flexible Vérifier l’état des flexibles Mensuel
Contrôler le jeu excessif
Roulements des arbres et changer les Annuel
roulements si nécessaire.
Vérifier la tension des Mensuel
chaines et lubrifier les
chaines.
Chaines
Surveiller la longueur de la
chaine et vérifier tout Annuel
desserrement de la chaine.
Examiner l’usure des roues
dentées et les dents de
d’entrainement et nettoyer
Trimestriel
toutes les accumulations
autour des dents
Roues dentées
d’entrainement.
Vérifier l’alignement,
l’usure, le durcissement des
roues dentées et vérifier Trimestriel
l’engorgement des dents
d’entrainement.
S’assurez de l’étanchéité de
Joint d’étanchéité Annuel
la machine
Nettoyez l’armoire
Hebdomadaire
électrique
91
Pilulier
vérifier et nettoyer le tapis
Tapis et l’axe des tambours si 350 h
nécessaire
Tunnel de refroidissement
vérifier l’état et nettoyer le
Tapis entrée / sortie tapis et l’axe des tambours si 350 h
nécessaire
changer les roulements. Annuel
Roulements Vérifier le jeu excessif des
Mensuel
arbres.
vérifier et réparer l’axe
Annuel
excentrique si nécessaire
Axe excentrique
Faire le graissage de l’axe
Hebdomadaire
excentrique
Nettoyez le moteur à l’aide
Moteur Bimensuel
de l’air comprime
92
Vérifier l’usure de la
Mensuel
Plateau glissière
Lubrifier l’axe du plateau Hebdomadaire
Radiateur Nettoyer le radiateur Annuel
93
Annexe 4 : Audit 5S de l’état initial
GRILLE D’AUDIT 5S
Zone d’audit : Magasin PDR Date : 03/05/2017
1er S : ELIMINER
N° : QUESTIONS OUI NON REMARQUES
1.1 L’environnement de travail est-il encombré par
des choses inutiles ?
1.2 Les couloirs sont-ils encombrés ou non
dégagés ?
1.3 La zone de travail contient-elle des restes ou
des rebuts ?
1.4 Y a-t-il des outils non utilisés dans le
voisinage ?
Score 1/4
2éme S : RANGER
N° : QUESTIONS OUI NON REMARQUES
2.1 L’entrée et la sortie des PDR est-elle adapté ?
94
3.2 Le magasin PDR est propre mais les sources
de salissures ne sont pas éliminées ?
3.3 Les PDR sont-ils sales ?
Score 2/5
Score Total 36,3%
95
Annexe 5 : Audit 5S de l’état actuel
GRILLE D’AUDIT 5S
Zone d’audit : Magasin PDR Date : 18/05/2017
1er S : ELIMINER
N° : QUESTIONS OUI NON REMARQUES
1.1 L’environnement de travail est-il encombré par
des choses inutiles ?
1.2 Les couloirs sont-ils encombrés ou non
dégagés ?
1.3 La zone de travail contient-elle des restes ou
des rebuts ?
1.4 Y a-t-il des outils non utilisés dans le
voisinage ?
Score 4/4
2éme S : RANGER
N° : QUESTIONS OUI NON REMARQUES
2.1 L’entrée et la sortie des PDR est-elle adapté ?
96
3.2 Le magasin PDR est propre mais les sources
de salissures ne sont pas éliminées ?
3.3 Les PDR sont-ils sales ?
Score 3/5
Score Total 72,7%
: Résultat positif
97
98