Traitement de surface
Un traitement de surface (TTS) est une opération mécanique, chimique,
électrochimique ou physique qui a pour conséquence de modifier l'aspect ou la
fonction de la surface des matériaux afin de l'adapter à des conditions d'utilisation
données. Les traitements de surface jouent un rôle éminent dans le domaine de
la tribologie (voir traitements anti-usure).
Traitements mécaniques[modifier | modifier le code]
Aérogommage et hydrogommage
Ébavurage
Brunissage
Galetage
Grenaillage
Sablage
Microbillage
Polissage
Nettoyage des surfaces[modifier | modifier le code]
Avant tout traitement, le nettoyage des surfaces est une phase essentielle qui a pour
objet d'enlever les souillures existant à la surface des pièces et qui comprend deux
opérations distinctes :
le dégraissage qui élimine les corps gras : par des actions mécaniques,
chimiques, électrolytiques ;
le décapage qui enlève toute trace de corrosion et d'oxyde qui adhèrent à la
surface des pièces et qui peuvent être éliminés par une action mécanique
(sablage ou grenaillage), chimique ou électrolytique.
Ces opérations sont toujours suivies d'un rinçage.
Revêtements métalliques[modifier | modifier le code]
Dépôt par voie humide[modifier | modifier le code]
Dépôt électrolytique ou électrodéposition :
o galvanoplastie : argenture, dorure, nickelage, cuivrage,
o chromage, cadmiage, rhodiage, etc. ;
dépôt chimique statique (argenture, nickelage, cuivrage, etc.) ;
dépôt chimique dynamique (procédé JetMetal).
Dépôt par voie sèche[modifier | modifier le code]
Projection thermique.
Rechargement métallique par projection thermique
Phase vapeur : dépôt physique PVD et dépôt chimique CVD
Faisceaux énergétiques
Application de feuilles métalliques : dorure, argenture, cuivrage à la feuille
Dépôt par voie thermique[modifier | modifier le code]
Étamage
Dorure et argenture au mercure
Par immersion en métal fondu : galvanisation par le zinc, étamage et plombage
Dépôt par projection thermique[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Projection thermique.
Hexa-plasma
Flame-plating
Traitements optiques[modifier | modifier le code]
Un traitement antireflet, constitué de plusieurs couches minces de matériaux
transparents, est parfois utilisé sur des vitres ou des verres de lunettes.
Traitements de conversion[modifier | modifier le code]
Électrolytique (anodisation, sulfuration)
Chimique (phosphatation, chromatation)
Mécanique (soféisation)
Traitements thermochimiques de diffusion[modifier | modifier le
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Article détaillé : Traitement thermique superficiel#Traitement thermochimique.
Diffusion d'éléments non métalliques carbonitruration (dont la cémentation et
la nitruration sont des cas particuliers), boruration, sulfurations, bleuissage
Diffusion d'éléments métalliques (chromisation, aluminisation)
Traitements par transformation structurale[modifier | modifier
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Voie thermique : fusion superficielle, trempe superficielle
Voie mécanique : grenaillage, galetage
Traitements organiques et organo-minéraux[modifier | modifier
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Application d'un revêtement de peinture par enduction
Par thermolaquage
Par électrophorèse ou cataphorèse
Dépôt sol-gel[modifier | modifier le code]
Procédé sol-gel
Divers[modifier | modifier le code]
Anodisation dure
Anodisation
Sulfinuz
Zingage
Contexte industriel[modifier | modifier le code]
Les opérations de traitements de surface sont effectuées de nos jours par des petites
et moyennes entreprises sous-traitantes pour le compte de grands groupes
industriels dans les domaines de l'automobile, des « produits blancs », de
l'aérospatiale, et pour tous secteurs de la transformation des métaux. Là où il y a
du travail des métaux, usinage, forgeage, etc., il y a une étape de TTS.
Le traitement de surface est d'une façon surprenante un facteur essentiel
du développement durable contrairement à l'idée reçue, le TTS accroit la durée de
vie des pièces traitées, permet l'économie de matières premières et d'énergie.
Ce contexte induit des conditions de travail variées et des salaires de bon niveau.
L'exposition des salariés aux substances utilisées est maitrisée par les mesures de
protection collective et individuelle dans le respect des réglementations en vigueur,
l'accidentologie en TTS est principalement des TMS, liée au travail à l'attache ; selon
les statistiques des ministères concernés, le risque chimique vient après, même si
les substances utilisées doivent être parfaitement maitrisées. Ces entreprises doivent
également respecter la réglementation sur la protection de l'environnement (code de
l'environnement) et les nombreux textes qui en sont issus, dont certains spécifiques
à cette activité1, impliquant de lourds investissements et des contraintes de
fonctionnement. Le TTS est le seul secteur d'activité disposant d'une réglementation
spécifique, les résultats de cette réglementation sont confortés par les statistiques du
Bureau d'analyse des risques et pollutions industriels (BARPI), émises par le
ministère de l'Environnement. Elles montrent clairement que le TTS représente
environ 2,5 % des accidents, très loin d'autres secteurs dont certains représentent
plus de 20 % des accidents écologiques.
Il existe en France un syndicat professionnel du traitement de surface : l'Union des
industries des technologies des surfaces (UITS)2.
Les ateliers de traitements de surface sont en accord avec la législation du travail au
même titre que toutes les entreprises industrielles. Ils utilisent les mêmes procédés
qui sont présents dans les ateliers des grands donneurs d'ordre. Le syndicat du TTS
a signé avec la CRAM des accords d'amélioration constante qui dépassent la
législation du travail. Selon les sources officielles ministérielles, l'accidentologie dans
les ateliers de TTS n'est pas liée à l'utilisation des produits chimiques mais
principalement à la manipulation des pièces.