MAUT
MAUT
Recherche Opérationnelle
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bbc
d Conception d’un outil d’aide multicritèree
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d d’exploration dans l’amont pètrolier e
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Soutenu publiquement devant le jury composé de :
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d Nous tenons tout d’abord à remercier Allah, le tout-puissant et e
d miséricordieux de nous avoir donné le courage et la patience pour e
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d Nous remercions tout particulièrement notre promoteur monsieur e
accomplir ce modeste travail.
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d M. Bezoui pour avoir accepté de nous encadrer, et la confiance qu’ile
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d nous a accordé, sa disponibilité, ses précieux conseils et son soutien e
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moral.
d Nous remercions monsieur F. Cheurfa, pour l’intérêt qu’il a apportée
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à ce travail en acceptant de co-diriger cette étude, pour ses
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orientations et ses remarques fructueuses.
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d enseignants du Département des Mathématiques et spécialement, e
Nos remerciements s’adressent également à l’ensemble des
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ceux de la spécialité Recherche Opérationnelle.
d Notre reconnaissance s’adresse particulièrement à monsieur M. e
d Khouri Chef du Département d’Études Économiques et Statistique, e
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de nous avoir accueilli et de nous avoir proposé ce thème.
d Nos vifs remerciements vont à Madame L. Slimani pour avoir e
d accepté de nous parrainer, pour le temps qu’elle nous a consacré e
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d pour répondre à toutes nos interrogations et d’avoir mis à notre e
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d Un grand merci à nos familles surtout nos parents, qui nous ont e
disposition tous les moyens pour que ce travail puisse aboutir.
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d aidé à suivre nos études dans les meilleures conditions et qui nous e
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d ont toujours soutenues et encouragées sans limite et e
d particulièrement, mon père, Kaouane Ahcene, qui a veillé à ce que e
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d Nous tenons également à remercier les membres du jury d’avoir e
ce mémoire puisse prendre forme.
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d accordé de leurs temps précieux pour expertiser notre travail, nous e
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d Enfin, nous remercierons tous ceux qui ont participé de loin ou de e
espérons qu’ils en soient satisfaits.
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près à la réalisation de ce travail.
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1
Dédicaces
Nissia
2
Dédicaces
J’adresse tout dabord mes dédicaces les plus sincères, à mon très cher papa
qui a toujours souhaité me voir réussir, j’éspére être sa fierté.
À l’être le plus cher à mon cœur dans ce monde, maman qui a toujours su
comment m’encourager.
Je les remercie de tout mon cœur pour tous leurs sacrifices, leur amour,
leurs tendresses, leurs soutiens et leurs prières tout au long de mes études.
À mes chers frères, pour leurs encouragements permanents, et leurs soutien
moral.
À ma belle sœur, pour son appui et ses encouragements.
À ma petite chère nièce Fatima Zahra, que j’aime beaucoup, je te souhaite
une merveilleuse vie.
À toute ma famille pour leur soutien tout au long de mon parcours
universitaire.
À mon amie et mon binôme Nissia, qui était toujours avec moi je te
remercie infiniment, je te souhaite tout le bonheur du monde.
À tous mes amis en particulier Zahra, Sara, Melissa, Amira, Imene avec qui
j’ai passé d’agréables moments de révision et de fourire et Malek sur que j’ai
toujours pu compter.
À mon promoteur Mr Bezoui, qui était vraiment patient avec nous et qui
nous a aidé beaucoup dans notre parcours universitaire.
À toute ma promotion et mes enseignants.
À tous les gens que j’aime et dont je n’ai pas cité les noms.
Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le fruit de
votre soutien infaillible,
Merci d’être toujours là pour moi.
Fatima Zohra
Table des matières
Introduction générale 9
4
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
5
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
6
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
5 Résolution du problème 92
5.1 Présentation et identification du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92
5.2 Définition de l’ensemble des actions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
5.3 Définition de l’ensemble des critères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
5.3.1 Critères économiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
5.3.2 Critères stratégiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
5.3.3 Critère du risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
5.3.4 Propriétés des critères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
5.4 Pondération des critères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
5.4.1 Outil de pondération basée sur la méthode AHP . . . . . . . . . . . 96
5.5 Choix et justification de la méthode de résolution . . . . . . . . . . . . . . 99
5.6 Implémentation des méthodes de résolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
5.6.1 Choix du langage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100
5.6.2 Les étapes suivies pour l’implémentation . . . . . . . . . . . . . . . 100
5.7 Présentation de l’interface et des résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
5.7.1 L’interface graphique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
5.7.2 Résolution avec la méthode ELECTRE III . . . . . . . . . . . . . . 103
5.7.3 Résolution avec la méthode SAW . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
5.7.4 Résolution avec la méthode SMART . . . . . . . . . . . . . . . . . 104
5.7.5 Résolution avec la méthode TOPSIS . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
5.7.6 La résolution des quatre méthodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
5.7.7 Discussion des résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
5.8 Commentaire et suggestion de l’entreprise . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
7
Table des figures
8
Introduction générale
Les hydrocarbures occupent depuis des décennies une place très importante, non seule-
ment dans le développement économique des pays producteurs, mais aussi dans les rela-
tions géopolitiques internationales. La crise qui ravage l’économie mondiale affecte tout
autant les investissements requis pour développer l’offre de pétrole que les besoins de
consommation.
9
TABLE DES FIGURES TABLE DES FIGURES
Dans le premier chapitre, nous présentons, dans sa première partie, la société Sona-
trach, et ses différentes divisions, ainsi que la division qui nous a proposé le sujet d’étude,
la deuxième partie de ce chapitre est consacrée à la présentation du problème. Quant au
deuxième chapitre, nous le consacrons pour la présentation de la notion d’investissement
et de l’ensemble des critères d’évaluation des projets. Le troisième chapitre introduira les
concepts théoriques de l’aide multicritère à la décision. Le quatrième est consacré à défi-
nir les différentes méthodes d’aide multicritère à la décision. Le cinquième présentera la
modélisation détaillée du problème et décrira l’approche détaillée de résolution avec l’ana-
lyse des résultats obtenus. Enfin, nous terminons cette étude par une conclusion générale
portant sur ce qui a été élaboré.
10
Chapitre 1
Présentation de l’entreprise et
position du problème
Historique
11
Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
12
Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
– La Direction générale.
– Les Structures opérationnelles.
– Les Structures fonctionnelles.
La macrostructure de la société Sonatrach est schématisée par l’organigramme suivant.
• La Direction Générale
Dirigée par un présidant directeur général, assisté du comité exécutif. Il est égale-
ment assisté de conseillers et de directeurs chargés du traitement et du suivi de dossiers
spécifiques et à caractère stratégique.
D’autres comités sont rattachés à la direction générale :
– Le comité d’examen des projets (CEP).
– Le comité de coordination des projets (CIP).
13
Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
– Le comité d’éthique.
Le président directeur général peut à tout moment créer d’autres comités chargés
d’assurer la coordination de l’étude de problèmes particuliers. Ces comités peuvent être
chargés d’une mission permanente ou d’une durée déterminée. La direction relation pu-
blique (REP) et le service sureté interne d’établissement (SIE) relèvent également de la
direction générale.
• Structures opérationnelles
Les activités opérationnelles exercent les métiers du groupe et développent son poten-
tiel d’affaires tant en Algérie qu’à l’étranger. Les activités opérationnelles, qui sont placées
sous l’autorité d’un vice-président sont [1] :
– L’Activité Exploration-Production (E&P) : Couvre les activités de recherche,
d’exploration, de développement et de production d’hydrocarbures. Elles sont assu-
rées par Sonatrach seule, ou en association avec d’autres compagnies pétrolières.
– L’Activité Liquéfaction, Raffinage et Pétrochimie (LRP) : Couvre le déve-
loppement et l’exploitation des complexes de liquéfaction de gaz naturel, de sépa-
ration de GPL, de raffinage et des gaz industriels.
– L’Activité Transport par Canalisations (TRC) : Assure l’acheminement des
hydrocarbures (pétrole brut, condensat, GPL et gaz naturel) et dispose d’un réseau
de canalisations de près de 19 623 km en 2015 contre 14 915 en 2005, soit une
augmentation de 4 708 km.
– L’Activité Commercialisation (COM) : A pour missions l’élaboration et l’ap-
plication de la stratégie de Sonatrach en matière de commercialisation des hydro-
carbures sur le marché intérieur et à l’international par les opérations de trading et
de hipping.
Ces opérations sont menées en coopération avec les filiales NAFTAL pour l’ap-
provisionnement du marché national en produits pétroliers et gaziers (GPL), HY-
PROCSC pour le transport maritime de ces produits et COGIZ pour la commer-
cialisation des gaz industriels.
• Structures fonctionnelles
– Direction Coporate :
– Stratégie, Planification & Économie (SPE) ;
– Finances (FIN) ;
– Ressources Humaines (RHU) ;
– Direction Centrale :
– Filiales & participations (FIP) ;
– Activités Centrales (ACT) ;
– Juridique (JUR) ;
– Informatique & Système d’Information (ISI) ;
– Marchés et Logistique (MLG) ;
14
Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
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Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
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Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
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Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
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Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
La roche dans laquelle se forment les gouttelettes d’hydrocarbures est appelée roche-
mère. Il faut en arriver à ce que les gouttelettes se concentrent, en se déplaçant par
exemple. C’est le processus de la migration. Il faut que les conditions géologiques soient
telles que les gouttelettes en viennent à être expulsées de la roche-mère, puis transportées
dans une roche perméable pour venir se concentrer dans ce qu’on appelle une roche-
réservoir où le pétrole se trouve dans les pores de la roche ; une sorte de roche éponge.
19
Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
Le système pétrolier désigne la combinaison des facteurs géologiques majeurs qui ont
permis d’obtenir des accumulations d’hydrocarbures. Ces facteurs sont :
• Une roche mère : Roche dans laquelle se sont formés des hydrocarbures.
• Une migration : Cheminement du pétrole à travers les terrains.
• Un piège : Anomalie dans la régularité des couches géologiques d’un bassin sédimen-
taire, affectant en particulier la coupe.
• Une roche-couverture : Permettant l’accumulation des hydrocarbures en un gise-
ment.
• Un réservoir : Roche poreuse dans laquelle le pétrole et le gaz sont concentrés.
• Un gisement : Accumulation naturelle de matière minérale (solides, liquides ou ga-
zeuses) susceptible d’être exploitée.
Tout d’abord, la présence d’une roche mère est fondamentale pour la génération des hy-
drocarbures. Ensuite, une roche-réservoir poreuse et perméable est nécessaire pour conte-
nir les hydrocarbures et leur permettre de s’accumuler. Ce réservoir doit être surmonté
d’une couverture qui agit comme une barrière contre les ascendants de fluides. Un piège
doit sceller le tout, afin de permettre des accumulations. Enfin, la succession des événe-
ments géologiques, que l’on appelle le timing, doit avoir été favorable, et en particulier, il
indispensable que le piège se soit formé avant que les hydrocarbures n’aient migré.
20
Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
• Prospection
• Géologie
• Géophysique
La connaissance des caractéristiques du terrain en surface n’est pas suffisante pour per-
mettre d’extrapoler les propriétés du sous-sol. De plus, dans les zones margées, rien n’est
21
Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
pas visible. C’est pourquoi on a recours aux méthodes géophysiques d’exploration. Celles-
ci consistent à effectuer des mesures de grandeurs physiques fondamentales en profondeur :
champs gravitationnels, champ magnétique, résistance électrique, et a en interpréter les
résultats en termes géologiques.
Ces méthodes géophysiques se déclinent suivant trois approches principales : (la ma-
gnétométrie, la gravimétrie et la sismique). Si les deux premières méthodes citées ne sont
utilisées que marginalement, la sismique représente en revanche 90% des opérations géo-
physiques.
La sismique permet de réaliser une véritable échographie du sous-sol en y étudiant
propagation d’ondes et fournit aux explorateurs des informations sur les structures et la
stratigraphie du sous-sol.
• Forage d’exploration
• Délinéation
Si les puits d’exploration donnent lieu à une découverte, il est nécessaire de prospecter
plus avant afin de délimiter le gisement et d’évaluer son potentiel. Cette étape de déli-
néation ou d’appréciation est nécessaire pour la modélisation du réservoir et le forage de
puits additionnels, à quelques centaines ou milliers de mètres plus loin afin d’obtenir des
données supplémentaires.
22
Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
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Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
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Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
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Ferhati & Kaouane Présentation de l’entreprise et position du problème
à la disposition des décideurs les techniques de la recherche opérationnelle pour les aider
à faire le bon choix.
26
Chapitre 2
Gestion de projets
d’exploration-production
27
Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
Appelée aussi prospection, elle a pour but de trouver des nouveaux gisements et com-
porte deux étapes. Une première constituée par les études géologiques et géophysiques,
qui permettent de déceler les pièges géologiques structuraux. La seconde comprend un
ou plusieurs forages exploration, qui aideront à conclure sur la présence ou non d’hydro-
carbure. La phase exploration apporte un lot important d’informations sur le gisement
découvert qui sont :
– Estimation des réserves.
– Pré-évaluation (géologique, technique, économique).
– Calcul des profits de production, des investissements et des dépenses d’exploitation,
calculs économiques.
Elle comprend la planification et l’exécution du projet, elle consiste à forer les futurs
puits producteurs et installer tous les matériaux connexes permettant la production
Il s’agit des travaux permettant l’extraction des hydrocarbures pour les rendre conformes
aux spécifications de transport par canalisation et de commercialisation (récupération,
raffinage, stockage).
28
Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
• Dépenses d’exploration
Elles sont en générales inférieures aux autres dépenses, en revanche, elles sont effectuées
avant la découverte et ont donc un impact direct sur les comptes de la compagnie, avec une
garantie de remboursement liée à la probabilité de succès du programme d’exploitation
soit en général 10% à 50% correspondant à la découverte de nouveaux gisements. Sachant
qu’elles englobent les travaux de géologie et de géophysique et en général jusqu’au premier
forage de découverte. Ces dépenses sont :
– Acquisition de la sismique 2D, 3D ;
– Acquisition d’autres méthodes (radar. . .) négligeables par rapport à la sismique ;
– Important coût du personnel ;
– Coût de traitement sismique ;
– Coût d’interprétation de données en carte, profil de forage et modèle réservoir ;
– Coût de forage d’exploration.
• Dépenses de développement
29
Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
– Coûts de forage ;
– Installations connexes à la production et systèmes d’évacuation ;
Elle correspond aux frais opératoires courants (la somme des frais du personnel, entre-
tien d’installation et des frais variables de production) pour assurer la bonne exploration
des gisements. On peut estimer que l’exploration représente de 10 à 20 %, le développe-
ment de 40 à 60%, les frais d’exploitation de 20 à 50 % des dépenses engagées.
2.2.3 Amortissement
2.2.4 Actualisation
2.2.5 Inflation
L’inflation désigne une hausse durable des prix. Lorsque le prix d’un seul bien ou
de quelque bien augmente, il n’y a pas forcément d’inflation, car les prix de tous biens
peuvent ne pas bouger. L’inflation correspond alors à une hausse du prix moyen de tous
les biens et services [6].
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Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
31
Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
32
Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
• Taxe Superficiaire :
A B C D
Durée Taxe[DA/Km2 ]
Phase initiale 3 ans 4000 4800 6000 8000
Période de recherche 2éme phase 2 ans 6000 8000 10000 12000
3éme phase 2 ans 8000 12000 14000 16000
Période de rétention + période exceptionnelle 0 ans 400000 560000 720000 800000
Période d’exploitation 25 ans 16000 24000 28000 32000
• Redevance
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Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
− Le taux de la redevance :
La redevance est perçue aux taux minimaux suivants :
Son montant est calculé chaque mois est égal à la somme des valeurs de chaque tranche de
production multipliée par le taux de redevance applicable à ladite tranche, le taux diffère
est déductible du calcul de d’ICR et la TRP.
34
Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
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Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
• Autres taxes
Ce sont des taxes spécifiques, payables conformément aux dispositions arrêtées par
voie réglementaire, sont fixées à :
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Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
– L’existence d’une roche mère riche en matière organique susceptible de produire des
hydrocarbures.
– La migration des hydrocarbures avec ses deux types : primaire et secondaire.
– L’existence d’une roche-réservoir présentant de bonnes caractéristiques : porosité
perméabilité lui permettant de contenir les hydrocarbures ainsi que leur circulation.
– La présence d’une roche couverture imperméable surmontant le réservoir afin de
faire barrière aux mouvements ascendants des fluides. l’ensemble roche-réservoir et
couverture forme un piège.
– Le timing, la chronologie des événements géologiques, qui doit être favorable pour
l’accumulation des hydrocarbures, il se trouve parfois que le piège se ferme avant
que les hydrocarbures n’aient migré.
Les géologues évaluent la probabilité à base des probabilités des différents événements
suscités supposés statistiquement indépendants. La probabilité d’une découverte est alors
calculé selon la forme suivante : pt = p1 ∗ p2 ∗ p3 ∗ p4 avec p1 , p2 , p3 et p4 sont
les probabilités correspondantes, respectivement, à la présence d’une roche-mère, d’une
migration, d’un réservoir et d’un piège.
37
Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
La valeur actuelle nette (VAN) est un indicateur financier qui permet d’orienter la
prise de décision pour un investissement. On appelle revenu actualisé d’un projet (ou bé-
néfice actualisé ou valeur actuelle nette) la somme algébrique des valeurs actualisées de
chacun des flux des trésoreries (Cash Flow) au projet [4] :
PN CFn
V AN = n=0 (1+i)n
Où :
CFn : est le flux net de trésorerie de l’année.
N : est la dernière année d’exploitation de projet.
i : est le taux d’actualisation retenu par l’entreprise.
Le cash flow représente l’ensemble des flux de liquidités générés par les activités
d’une société. C’est également un indicateur permettant de connaître l’aptitude de
l’entreprise à financer ses investissements à partir de son exploitation ou encore sa
capacité à distribuer des dividendes à ses actionnaires.
PN CFn
V AN = n=0 (1+i)n =0
38
Ferhati & Kaouane Gestion de projets d’exploration-production
V AN
IP = I
Donc, l’enrichissement relatif au capital est le revenu actualisé par unité. Il mesure le
rendement moyen des investissements engagés durant la durée de vie du projet.
39
Chapitre 3
Aide à la décision multicritére
40
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
41
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
Proposition 1.
Une relation binaire dans un ensemble A, notée < est dite d’équivalence si elle
est :
* Réflexive ⇔ ∀x ∈ A, x<x.
* Symétrique ⇔ ∀x, y ∈ A, x<y ⇒ y<x.
* Transitive ⇔ ∀x, y, z ∈ A, (x<y et y< z) ⇒ x<z.
Proposition 2.
Une relation d’ordre binaire < définie sur un ensemble A est une relation d’ordre
si cette relation est :
* Réflexive ⇔ ∀x ∈ A, x<x.
* Anti-symétrique ⇔ ∀x, y ∈ A, (x<y et y< x) ⇒ y = x
* Transitive ⇔ ∀x, y, z ∈ A, x<y et y<z ⇒ x<z
42
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
Remarque 1.
– L’ordre est un préodre antisymétrique.
– Dans un préodre l’exæquo est possible alors que dans un ordre l’exæquo n’est
pas possible.
max{g(a) / a ∈ A}
43
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
Où :
A : est un ensemble d’actions potentielles.
g : est le critère d’évaluation.
Les problèmes multicritère sont d’une importance dans la majorité des problèmes éco-
nomiques, industriels, politiques, financiers . . .etc [10].
Lors de la formulation de ce problème, un soin particulier doit être requis, car il est sou-
vent complexe. Donc un problème multicritère est mathématiquement défini comme suit :
max{g1 , g2 , . . . , gj / a ∈ A}
Où :
A : est un ensemble d’actions potentielles.
(gj , j = 1, 2, 3, . . . k) : Est un ensemble de critères d’évaluation.
Notons la possibilité de considérer certains critères à maximiser et d’autres à minimiser.
Ce problème consiste à identifier une solution de compromis en optimisant tous les critères.
3.4.1 Actions
Définition 5 (action ).
L’ensemble des actions, noté A, est l’ensemble des objets, décision, candi-
dats,. . .etc, que va explorer dans le processus de décision.
44
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
Exemple 1.
– Ranger du meilleur au moins bon les douze finalistes d’un concours musical :
A est défini en extension.
– Traiter un problème d’économétrie : A est l’ensemble des solutions d’un sys-
tème d’équations linéaires.
45
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
° Axiome d’exhaustivité :
Une famille F de n critères sera dite exhaustive si elle recouvre tous les aspects
concourants à l’évaluation des actions. Autrement dit, si deux actions a et b sont
indifférentes au sens des n critères, il ne doit pas être possible de faire apparaître
des arguments permettant de préférer a à b ou b à a.
° Axiome de cohésion :
Le rôle attribué à chaque critère localement, au niveau des préférences restreintes à
son niveau de signification, doit être cohérent avec le rôle dévolu globalement à la
famille F au niveau de préférences globales. Cette satisfaction sur un seul critère,
les autres restant inchangés, la préférence globale augmente.
° Axiome de non-redondance :
Cette condition vise à éliminer les critères superflus. Pour ce faire, il faudrait vérifier
que F ne comporte aucun critère redondant en ce sens que le retrait de n’importe
quel critère de F défini une famille qui met en défaut l’une au moins des deux
exigences précédentes.
46
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
L’appréciation des actions selon un critère donné sur un axe de signification conduit
à l’établissement de deux échelles : échelles d’état et échelle de préférence.
° Echelle d’état : elle représente les unités des évaluations de chaque action par rap-
port à chaque critère. Elle peut être associée à des appréciations quantitatives ou
qualitatives.
° Echelle de préférence : elle représente les évaluations de la première échelle dans un
système muni d’une structure d’ordre propre au décideur, et qui correspondant au
sens de préférence (croissant, décroissant) des actions selon l’objectif recherché par
rapport à ce critère [7].
Différents types de critères peuvent être utilisées, chacun d’eux concerne la capacité
du décideur à comparer plus précisément la finesse du jugement [22].
4.4.2. Quasi-critère
Dans le modèle précédent, toute différence, aussi petite soit-elle, est révélatrice d’une
situation de préférence stricte (P ), or les évaluations de gj (a) et gj (b) sont souvent enta-
chées d’imprécision, surtout dans le cas des critères qualitatifs. Il est souvent raisonnable
de considérer que de petits écarts de performance q entre deux actions traduisent égale-
ment une indifférence entre eux. Cette situation est permise dans le modèle de quasi-critère
où il revient à considérer que pour tout couple d’actions (a, b) :
(
gj (a) − gj (b) < qj ⇐⇒ a I b (indifférence).
gj (a) − gj (b) > qj ⇐⇒ a P b (préférence stricte).
4.4.3. Pré-critère
C’est un critère auquel est associé un seuil de discrimination nommé seuil de préférence
pj représentant la limite au-dessus de laquelle le décideur exprime une préférence stricte.
L’introduction de ce seuil permet à l’homme d’étude de définir une zone d’hésitation entre
47
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
l’indifférence et la préférence stricte, c’est la zone de préférence faible pour tout couple
d’actions (a, b) comparé par rapport à un critère j, on ait :
(
gj (a) − gj (b) > pj ⇐⇒ a P b (préférence stricte).
gj (a) − gj (b) ≤ pj ⇐⇒ a Q b (préférence faible).
Par contre, l’indifférence n’aura lieu entre deux actions que si leurs performances obtenues
par le critère gj , soit égales :
4.4.4. Pseudo-critère
Nous parlons de pseudo-critère lorsque l’homme d’étude fait intervenir deux seuils de
discrimination distincts :
– Un seuil d’indifférence q associé à un critère indique la limite supérieure en dessous
de laquelle le décideur marque une indifférence nette entre deux actions potentielles.
– Un seuil de préférence p est la limite inférieure au-dessus duquel le décideur montre
une préférence stricte au profit d’une de ces deux actions comparées.
Ainsi, une zone d’hésitation entre la préférence stricte et l’indifférence est définie par
une zone de préférence faible modélisée comme suit :
gj (a) − gj (b) < qj ⇐⇒ a I b (indifférence).
gj (a) − gj (b) > pj ⇐⇒ a P b (préférence stricte).
g (a) − g (b) ∈]q , p [ ⇐⇒ a Q b (préférence faible).
j j j j
48
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
gj (a) ≥ gj (b), j = 1, 2, . . . , n.
(Dans le cas de la maximisation.)
l’une des inégalités au moins étant stricte.
max gj (a) , j = 1, . . . , m dans le cas de maximisation.
Zj∗ = A
min gj (a) , j = 1, . . . , m dans le cas de minimisation.
A
49
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
(
maxl Gjl (a) j = 1, . . . , m dans le cas de maximisation.
Zj =
minl Gjl (a) j = 1, . . . , m dans le cas de minimisation.
min gj (a) j = 1, . . . , m dans le cas de maximisation.
A
Zj =
max gj (a) j = 1, . . . , m dans le cas de minimisation.
A
50
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
Le tableau suivant récapitule les quatre situations fondamentales représentant les pré-
férences par rapport à deux actions :
51
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
Nous adaptons les conventions graphiques suivantes pour représenter les trois relations
constitutives d’une structure de préférence.
Il peut être commode de représenter une structure de préférence au moyen d’un tableau
(d’une matrice) comme l’exemple ci-dessous [42]. Il arrivera souvent que l’on définisse un
codage permettant de remplacer les P ,I,R et P − : l’inverse P par des nombres, de manière
à simplifier l’application d’algorithmes sur ordinateur [41].
52
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
• Représentation matricielle
a b c d e
a I I P P− I
b I I I P− R
c P− I I P− P−
d P P P I R
e I R P R I
• Représentation graphique
Définition 17.
Soit un ensemble d’actions potentielles B (pouvant être égal à A) et g1 ,. . .,gn ,
n critères formant une famille F . On appelle tableau des performances de B
sur F le tableau contenant les valeurs de gj (a) pour tout j appartenant à F et
tout a appartenant à B ainsi les caractéristiques des éventuelles fonctions seuils
qj (gj (a)) pj (gj (a)).
53
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
La structure de préférence est un ordre total lorsqu’on peut ranger les éléments de
A du " meilleure " au " moins bon", sans qu’il y ait d’exaequo. Dans ce cas, la relation
d’incomparabilité est vide, la relation d’indifférence est limitée aux couples identiques (du
type (a, a)) et la relation de préférence est transitive (a P b et b P c ⇒ a P c ) [42].
Lorsque la structure de préférence est un ordre total, on peut associer, à chaque élément
a de A, une valeur numérique g(a) telle que :
La structure de préférence est un préordre total lorsqu’on peut ranger les éléments
de A du " meilleure " au " moins bon", avec des exaequo. La différence avec l’ordre
total réside donc dans l’existence de classes d’éléments indifférents deux à deux. Dans
ce cas, la relation d’incomparabilité est vide, la relation d’indifférence est transitive [42]
(a I b et b I c ⇒ a I c), et la relation de préférence est transitive également ;
Lorsque la structure de préférence est un préordre total, en peut associer à chaque
élément de A, une valeur numérique g(a) tel que :
(
a P b ⇐⇒ g(a) > g(b),
a I b ⇐⇒ g(a) = g(b).
Le préordre total est la structure de préférence implicitement contenue dans tous les
problèmes d’optimisation, c’est-à-dire dans la plupart des travaux classiques de recherche
opérationnelle, d’économie, de théorie de la décision,. . . ; la fonction g est celle qu’il faut
maximiser et s’appelle selon le contexte, fonction économique, fonction de valeur, fonction
d’utilité, critère, fonction objectif ,. . .. Il est remarquable de constater que l’on ait traité
aussi longtemps les problèmes de décisions de cette manière sans se demander si la fonction
g utiliser représentait les préférences des décideurs de façon adéquate [42].
54
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
structure de préférence qui donnerait lieu à une représentation numérique du type suivant :
(
a P b ⇐⇒ g(a) > g(b) + q
a I b ⇐⇒ |g(a) − g(b)| ≤ q
En posant :
g(a) = xa , g(b) = xb
g(a) + q(g(a)) = ya , g(b) + q(g(b)) = yb
55
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
X P est transitive
X I est transitive.
X a P b et b I c ⇐⇒ a P c
X a I b et b P c ⇐⇒ a P c
D’autre part, étant donné un préordre partiel, il est toujours possible de remplacer des
incompatibilités par des préférences ou des indifférences de manière à en faire un préordre
total.
56
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
Définition 18.
On dit qu’une alternative a surclasse une alternative b et on note aSb si, étant
donné ce que l’on sait des préférences du décideur, de la qualité des évaluations
et de la nature du problème, il y a suffisamment d’arguments pour admettre
que a est au moins aussi bonne que b et qu’il n’y a pas d’arguments importants
prétendant le contraire [32].
gj : A 7−→ R, j = 1, . . . , n.
n
X
U (a) = Uj (gj (a))
j=1
57
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
n
Y
U (a) = Uj (gj (a))
j=1
58
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
59
Ferhati & Kaouane Aide à la décision multicritére
60
Chapitre 4
Les méthodes d’aide à la décision
multicritères
État de l’art
L’homme a cherché toujours un appui sur l’abstraction, le raisonnement déductif pour
guider et justifier ses actes. Ces décisions sont souvent prises sur la base d’intuitions
et d’expériences passées. Elles sont issues d’heuristiques observables au travers de biais
systématiques (Kahnemann et al., 1982). Mais en réalité, ce type de stratégies ne peut
s’appliquer qu’à des problèmes familiers. Lorsqu’il est confronté à des situations nouvelles,
la tâche de prise de décision devient beaucoup plus difficile.
Nous pouvons dater "les origines de l’aide multicritère à la décision à la période un
peu antérieure à la Deuxième Guerre mondiale ; elles se trouvent dans les études menées
par l’armée britannique dans le cadre de l’installation des systèmes radars et les efforts
de décodage du code secret des communications allemandes (1936 − 1937)". En réalité,
les origines de l’aide multicritère à la décision (AMD) à la décision remontent au moins
jusqu’au 18eme siècle, où les institutions avaient déjà occupé les scientifiques et les ges-
tionnaires sur les problèmes combinatoires, sur les procédures de décisions collectives, le
Marquis de Condorcet a été le premier à appliquer systématiquement des théories ma-
thématiques aux sciences sociales. En 1785, il écrit son ouvrage Essia sur l’application de
l’analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix, qui traite de prise
de décision en présence de plusieurs votants. Cependant, les bases de l’AMD moderne ont
été posées au milieu du 20eme siècle avec la théorie des préférences révélées de Samuelson
61
Les méthodes d’aide à la décision multicritères
(1938)[37], les débuts de la théorie des jeux par von Neumann et Morgenstern (1944)[14],
l’émergence de la théorie du choix social par Arrow (1951) et les recherches sur les aspects
psychologiques et mathématiques des décisions par Fishburn (1970). " En 1957 paraît un
ouvrage qui reste à ce jour une très bonne référence des théoriciens de la décision "Games
and Décision " de Luce et Raiffa. Le point y est fait sur l’état de l’art à cette époque et de
nombreuses suggestions sur des extensions et des applications possibles sont proposées"
En tout cas, c’est l’indéniable succès de la recherche opérationnelle à organiser les acti-
vités militaires des alliés qui accréditeront l’idée que la prise de décision est un phénomène
qui peut être étudié de façon scientifique et que des modèles généraux sont concevables.
Entre la fin des années 40 et le début des années 50, plusieurs contributions fondamentales
vont voir le jour pour la théorie de la décision. C’est à cette époque que vont apparaître
les premières sociétés savantes de recherche opérationnelle (en 1948 en Angleterre, en 1950
aux États-Unis).
Dans les années 1950, un pas important est fait par Simon vers une fondation prag-
matique des théories de la décision avec son concept de rationalité limitée (Simon, 1957).
Il stipule que dans une décision de la vie réelle, différents facteurs limitent la capacité
d’un décideur à faire un choix complètement rationnel. Par conséquent, le décideur est
soumis à une rationalité limitée et il choisira une option qui prendra en compte à la fois
ses limitations sur la connaissance et celles sur ses capacités cognitives. D’un point de
vue mathématique, cette décision ne sera pas forcement optimal, mais aura tendance à
satisfaire le décideur.
En matière d’aide à la décision, la littérature "multicritère" a connu un extraordinaire
accroissement depuis le début des années 1970. Les spécialistes ont souvent cherché à
expliquer ce développement (voir, par exemple, Zeleny (1982)[25] ou Scharlig (1985)[39])
en faisant remarquer que la "réalité" elle-même était multicritère et que toute décision
impliquait de "peser le pour et le contre" [39].
À la fin des années 1960, les premières méthodes de résolution de problèmes de dé-
cision multidimensionnels commencent à apparaître. En 1968 Roy crée la branche des
méthodes de surclassement (Roy, 1968) alors qu’en 1976, Keeney et Raifa élargissent la
théorie de l’utilité (ou de la valeur) au cas multidimensionnel (Keeney et Raifa, 1976).
Ces deux courants de pensée vont générer deux conceptions méthodologiques différentes
pour l’AMD : l’école européenne et l’école anglo-saxonne.
D’un point de vue méthodologique, les outils mathématiques génèrent par les deux
courants différents fortement. D’un côté, l’école européenne s’est d´envelopper autour du
concept de relation de surclassement, ou la recommandation de décision est construite
à partir de comparaisons par paires des différentes options de décision. D’un autre cote,
l’école anglo-saxonne se base sur la notion d’utilité ou de valeur dans la théorie de l’utilité
ou de la valeur multi-attribut (MAVT) afin d’obtenir, par une comparabilité totale des
alternatives.
Notons X l’ensemble fini des n alternatives de décision. Elles représentent les options
possibles au sujet desquelles un décideur doit prendre une décision. La définition de cet
ensemble est en général assez délicate, et doit permettre au décideur de mieux appréhender
62
Les méthodes d’aide à la décision multicritères
le problème de décision, en clarifiant ses contours. Vincke (1989) observe que X ne s’impose
généralement pas comme une réalité objective facile à cerner. Il en découle que les choix
de modélisation pour X ont une influence non-négligeable sur l’ensemble des étapes du
processus d’AMD. Les spécialistes de l’aide multicritère à la décision ont pris l’habitude de
subdiviser les méthodes en trois grandes familles, même si les frontières entre ces familles
sont évidemment très floues [29] :
– La théorie de l’utilité multiattribut ;
– Les méthodes de surclassement ;
– Les méthodes interactives.
B. Roy (1985) [32] les appelle respectivement :
– approche du critère unique de synthèse évacuant toute incomparabilité ;
– approche du surclassement de synthèse, acceptant l’incomparabilité ;
– approche de jugement local interactif avec itérations essai-erreur, tandis qu’A. Shar-
lig (1985) parle des méthodes respectivement complètes, partielles et locales.
La première famille, d’inspiration américaine, consiste à agréger les différents points
de vue en une fonction unique qu’il s’agit ensuite d’optimiser. Les travaux relatifs à cette
famille étudient les conditions mathématiques d’agrégation, les formes particulières de la
fonction et les méthodes de construction.
La deuxième famille, d’inspiration française, vise d’abord à construire une relation,
appelée relation de surclassement, qui représente les préférences solidement établies du
décideur, étant donné l’information dont il dispose. Cette relation n’est donc, en géné-
ral, ni complète ni transitive. La seconde étape va consister à exploiter la relation de
surclassement en vue d’aider le décideur à résoudre son problème.
La troisième famille, la plus récente, propose des méthodes qui alternent les étapes de
calculs (fournissent les compromis successifs) et les étapes de dialogue (sources d’informa-
tions supplémentaires sur les préférences du décideur). Bien que développées, le plus sou-
vent, dans le contexte de la programmation mathématique à objectifs multiples, certaines
de ces méthodes s’adaptent à des cas plus généraux. Cette brève introduction au domaine
de l’Aide Multicritère à la décision montre bien la diversité des sujets de recherche qui
peuvent être traites. Sans être exhaustif, on peut donc y trouver par exemple la proposi-
tion de nouvelles procédures d’agrégation multicritère, leur caractérisation mathématique,
l’étude du comportement du décideur en vue de proposer la procédure d’agrégation ap-
propriée, l’élaboration de nouvelles procédures d’élicitation des préférences, la recherche
de recommandations robustes, la formalisation du processus d’AMD et le développement
d’outils informatiques qui lui viennent en soutien, l’application des méthodes d’AMD à
d’autres champs scientifiques ou à des problèmes décisionnels de la vie réelle . . .
Il existe une grande littérature consacrée au problème de classement et la sélection
de projet. Il comprend plusieurs approches, qui tiennent compte de divers aspects du
problème. L’intention stratégique du projet, les facteurs de sélection des projets et di-
vers modèles de sélection de projets qualitatifs et quantitatifs. Divers articles ont discuté
de l’application des outils de recherche opérationnelle dans la sélection des projets. Roy,
B and Hugonnard, J-Chr [35] se rapporte à un problème de programmation. À savoir
l’élaboration d’un classement de 12 lignes de banlieue projets d’extension sur le métro
63
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
parisien. Une méthode multicritères spécifique, ELECTRE IV a été conçu pour cet ob-
jectif. Sur la base des concepts de «pseudo-critère» et de «dépassement», cela conduit à
un classement final partiel établi sans aucune pondération des critères. Après une décla-
ration du problème, le document décrit le principes et trois étapes de la méthode. Une
discussion finale sur les résultats établit sa validité dans un tel cas, aussi bien comme pour
diverses autres applications. Dans l’article [11] traite de l’introduction et de l’utilisation
d’une méthodologie pour le classement des projets dans ECNZ Northern Generation et,
en particulier, illustre l’utilisation d’une solution particulière, dans [30] le document dé-
taille l’application pratique du système d’aide à la décision ELECTRE à deux évaluations
environnementales réalisées récemment en République d’Irlande. Les deux études de cas
illustrent comment le cadre ELECTRE prend des informations complexes à partir d’une
déclaration d’impact environnemental et l’utilise pour classer les différentes alternatives
de projet envisagées. Et dans [43] cet article révèlent qu’il existe des raisons impérieuses
de douter de l’exactitude des classements proposés lorsque les méthodes ELECTRE II
et III sont utilisées. Dans un test typique, nous avons d’abord utilisé ces méthodes pour
déterminer la meilleure alternative pour un problème MCDM donné. Ensuite, nous avons
remplacé au hasard une alternative non optimale par le pire et nous avons répété les
calculs sans changer les autres données. Nos tests de calcul ont révélé que parfois les mé-
thodes ELECTRE II et III pourraient modifier l’indication de la meilleure alternative.
L’article [12] montre comment les résultats de rentabilité de l’évaluation du projet de R
D avec la méthode de remboursement floue peuvent être classés avec quatre nouvelles
variantes de TOPSIS floues utilisant chacune une autre mesure de similitude floue. Un
classement global du projet qui intègre le classement des quatre nouvelles variantes avec
trois solutions idéales différentes au total de douze sous-titres est présenté. La mise en
uvre des méthodes créées est illustrée par un exemple numérique.
• Présentation de la méthode
Edwards [15] pense que si la modélisation des préférences est assez complexe, entre
autres raisons à cause des erreurs de mesure, il serait intéressant de simplifier cette modé-
lisation en mettant de l’avant une procédure simple pour obtenir les préférences réelles du
décideur qui sont nécessairement subjectives. C’est ainsi qu’il a été conduit à développer
la procédure SMART. Il constate que plusieurs expériences et simulations avec le déci-
deur confirment qu’on obtient d’aussi une bonne approximation avec la fonction additive
qu’avec d’autres formes non linéaires qui sont beaucoup plus complexes. La procédure se
présente comme suit :
64
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
– Étape 1 : mettre les critères selon l’ordre décroissant d’importance. C’est une étape
qui devrait déclencher une discussion entre le décideur et tous ses partenaires dans le
processus de décision.
– Étape 2 : déterminer le poids de chaque critère.
– Étape 3 : faire la somme des coefficients d’importance et diviser chaque poids par
cette somme. Cette étape permet de normaliser les coefficients d’importance relative
entre 0 et 1.
– Étape 4 : mesurer la localisation de chaque action sur chaque critère (uj (ai )).
Les évaluations des actions se font sur une échelle variant de 0 (minimum possible) à
100 (maximum possible).
n
X
U (ai ) = πj ∗ uj (ai ), i = 1, 2, . . . , m
j=1
Offre (ai ) Coût (C1 ) licenciement (C2 ) Qualité (C3 ) Proximité (C4 )
a1 40 100 insuffisante trés loin
a2 100 140 Très bonne Très proche
a3 60 40 Bonne Proche
a4 60 40 Moyenne Loin
a5 70 80 Bonne Très proche
65
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
– Étape 1 : mettre les attributs selon l’ordre décroissant d’importance après la dis-
cussion avec le syndicat ouvrier, le comité de direction a opté pour l’ordre suivant :
Licenciements (C2 ) > Qualité (C3 )> Coût (C1 ) > Proximité (C4 ).
– Étape 4 : évaluation des actions sur chaque attribut (uj (ai )).
(100−Coûti )
u1 = 100 ∗ (100−40)
en %.
Ainsi,
(100−40)
u1 (a1 ) = 100 ∗ (100−40)
= 100%
(100−100)
u1 (a2 ) = 100 ∗ (100−40)
= 0%
(100−60)
u1 (a3 ) = 100 ∗ (100−40)
= 66.7%
(100−60)
u1 (a4 ) = 100 ∗ (100−40)
= 66.7%
(100−70)
u1 (a5 ) = 100 ∗ (100−40)
= 50%
(140−Licenciementi )
u2 = 100 ∗ (140−40)
en %.
Ainsi, u2 (a1 ) = 40%, u2 (a2 ) = 0%, u2 (a3 ) = 100%, u2 (a4 ) = 100%, u2 (a5 ) = 60%.
– Pour la qualité, la valeur de 100 a été accordée à trés bonne, la valeur 0 a été accordée
à insuffisante, 66 à bonne et 33 à moyenne.
La qualité :(Max=100 et Min=40)
u3 (a1 ) = 0%, u3 (a2 ) = 100%, u3 (a3 ) = 66%, u3 (a4 ) = 33%, u3 (a5 ) = 66%.
– Pour la proximité, la valeur de 100 a été accordée à très proche, la valeur 0 a été
66
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
Offre (ai ) Coût(C1 ) Licenciement (C2 ) Qualité (C3 ) Proximité (C4 ) u(ai )
Poids (πi ) 0.089 0.556 0.333 0.022 ...
a1 100 40 0 0 31.1
a2 0 0 100 100 35.5
a3 66.7 100 66 66 85.0
a4 66.7 100 33 33 73.3
a5 50 60 66 100 62.0
Proposée pour la première fois par (Hwang et Yoon, 1981). Elle se base sur la relation
de dominance qui est représentée par les distances entre les poids et la solution idéale.
Son principe consiste à choisir une solution qui se rapproche le plus de la solution idéale
et de s’éloigner le plus possible de la pire solution pour tous les critères [21].
0 g (a )
E = √Pmj i 2
; i = 1, 2, . . . , m; et j = 1, 2, . . . , n.
i=1 [gj (ai )]
– Étape 2 : calculer le produit des performances normalisées par les coefficients d’im-
portance relative aux attributs :
00 0
eij = πj ∗ eij ; i = 1, 2, . . . , m ; et j = 1, 2, . . . , n
– Étape 3 : déterminer les profils idéal(a∗ ) et anti-idéal(a∗ ).
67
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
00 00
a∗ = {max {eij }, i = 1, 2, . . . , m; et j = 1, 2, . . . , n}; e∗j = max {eij }
a∗ = {ej ∗ , j = 1, 2, . . . , n}
00 00
a∗ = {min {eij }, i = 1, 2, . . . , m; et j = 1, 2, . . . , n}; ej ∗ = min {eij }
a∗ = {ej∗ , j = 1, 2, . . . , n}
– Étape 4 : calculer la distance euclidienne par rapport aux profils (a∗ ) et (a∗ ).
qP
n 00
Di∗ = j=1 (eij − e∗j )2 ; i = 1, 2, . . . , m
qP
n 00
D∗i = j=1 (eij − ej ∗ )2 ; i = 1, 2, . . . , m
– Étape 5 : calculer un coefficient de mesure du rapprochement au profil idéal.
D∗i
Ci∗ = Di∗ +D∗i
; ∀i = 1, 2, . . . , m avec 0 ≤ Ci∗ ≤ 1
– Étape 6 : ranger les actions en fonction des valeurs décroissantes de Ci∗ .
68
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
– Étape 4 : calcul des distances idéal par rapport aux profils (a∗ ) et (a∗ ).
D1∗ = 0.0274, D2∗ = 0.0350, D3∗ = 0.0773, D4∗ = 0.0796
D1∗ = 0.1001, D2∗ = 0.1156, D3∗ = 0.1359, D4∗ = 0.1671
69
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
La méthode SAW (pondération additive simple) est une des plus méthodes multi-
critères d’évaluation largement utilisée en pratique [18] en raison de sa simplicité. Elle
démontre clairement l’idée intégrant les valeurs et les poids des critères en une seule esti-
mation de la valeur du critère, cependant un score est calculé pour chaque alternative en
multipliant la valeur pesée donnée à l’alternative de cet attribut avec les poids d’impor-
tance relative assignés directement par les décideurs suivis en additionnant des produits
pour tous les critères [38].
– Étape 2 : calculer :
m
X
Ai = Wj rij avec j = 1, n
j=1
Une entreprise de transport veut renouveler sa flotte de camions, pour cela la direc-
tion de l’entreprise a mis à la disposition des concessionnaires un cahier de charge afin
de recevoir leurs différentes offres. Cinq grandes marques ont été retenues. L’entreprise
s’intéresse dans sa sélection au prix (milliers) (Cr1 ), au confort (Cr2 ), à la consommation
de carburant (Cr3 ), à la robustesse (Cr4 ), à la puissance (Cr5 ), à la garantie (Cr6 ) et à
la disponibilité des pièces de rechange (Cr7 ). Après l’analyse, le service de logistique a
établi une table de performance liée aux préférences des décideurs :
70
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
Afin de transformer les valeurs des critères qualitatifs en des critères quantitatifs, on
construit une échelle d’état qui est représenté dans le tableau suivant :
Cr1 (Min) Cr2 (Max) Cr3 (Min) Cr4 (Max) Cr5 (Max) Cr6 (Max) Cr7 (Max)
A1 250 2 8 1 0 2 1
A2 220 1 8 1 2 3 1
A3 300 3 9 2 1 3 0
A4 170 −1 11 0 1 1 0
A5 200 0 10 1 3 3 1
71
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
– Étape 2 :
A1 = 0.6693, A2 = 0.7879, A3 = 0.7411, A4 = 0.3455, A5 = 0.6800
La méthode AHP consiste à représenter un problème de décision par une structure hié-
rarchique reflétant les interactions entre les divers éléments du problème [44], et procéder
ensuite à des comparaisons par paire des éléments de la hiérarchie, et enfin à déterminer
les priorités des actions.
– Étape 2 : procéder à des comparaisons par paires des éléments de chaque niveau
hiérarchique par rapport à un élément du niveau hiérarchique supérieur.
Cette étape permet de construire des matrices de comparaisons. Les valeurs de ces ma-
trices sont obtenues par la transformation des jugements en valeurs numériques selon
l’échelle de Saaty (échelle de comparaison binaire), tout en respectant le principe de la
réciprocité :
1
Pc (EA , EB ) =
Pc (EB , EA )
72
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
M c(i, j)
M (i, j) =
SC(j)
.
– Étape 4 : Déterminer les priorités globales.
1. Totaliser les entrées de chaque ligne de la matrice normalisée :
m
X
SL(i) = M (i, j)
j=1
.
2. Prendre la moyenne de ces entrées :
SL(i)
P G(i) = pour i = 1, m (vecteur des priorités wi )
m
.
– Étape 5 : déterminer de la cohérence des jugements.
73
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
T L(i)
P R(i) = pour i = 1, m
P G(i)
3. Calculer (λ) :
Pm
i=1 P R(i)
λ=
m
.
λ−m
IC =
m−1
IC
RC =
IC(m)
Dimension de la matrice 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Cohérence aléatoire (IC(m)) 0.00 0.00 0.58 0.90 1.12 1.24 1.32 1.41 1.45 1.49
Prenons l’exemple de l’achat d’une voiture. L’objectif global du problème est l’achat
d’une voiture. L’objectif global du problème est l’achat d’une voiture. Enfin, nous suppo-
sons que le décideur sera amené à choisir entre trois modèles M1, M2 et M3.
74
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
– Étape 2 : le décideur est sollicité pour fournir trois matrices de comparaison deux
à deux ;
P C Priorité
P 1 5 0.83
C 1
5
1 0.17
M1 M2 M3 Priorité
M1 1 3 7 0.6586
M2 1
3
1 4 0.2628
M3 1
7
1
4
1 0.0786
M1 M2 M3 Priorité
M1 1 2 4 0.5714
M2 1
2
1 2 0.2857
M3 1
4
1
2
1 0.1429
75
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
de comparaison deux à deux du niveau 2 (critère prix), la valeur propre maximale est
λmax = 3.0324 et le vecteur propre correspondant est W=(0,9232 ; 0,3683 ; 0,1102).
Enfin, le vecteur des priorités Wp =(0.6586 ; 0.2686 ; 0.0786) est obtenu en divisant
chaque coordonnée par la somme des valeurs de toutes les coordonnées.
– Étape 4 :
λmax = 3.0324.
Concernant le IC(m), Saaty a fourni dans ce livre [44] des valeurs pour des matrices
de comparaisons deux à deux différentes. Par exemple, pour n=3, IC(m)=0.58.
Par conséquent, le ratio de consistance de la matrice de comparaison deux à deux du
niveau 2 (critère prix) est obtenu comme suit :
3.0324 − 3
IC = = 0.00162
3−1
0.0162
RC = 100 = 2.8%
0.58
Selon Saaty, une matrice de comparaison, deux à deux, est consistante si RC < 10%. De
ce fait, la matrice de comparaison deux à deux niveaux 2 ( critère prix) est consistante.
Notons que la ration de consistance doit être calculée pour chaque matrice de compa-
raison deux à deux afin de vérifier leur consistance. Dans le cas ou une inconsistance
est détecté, le décideur sera amené à reformuler ses jugements. De ce fait, la matrice
de comparaison deux à deux niveaux 2( critère prix) est consistante. Les scores finaux
de notre exemple sont donnés comme suit :
Les résultats de cet exemple montrent que le modèle M 1 est meilleur que le modèle
M 2, qui est meilleur que M 3. Ceci est valable pour le décideur qui a fourni les matrices
de comparaison deux à deux décrites dans les trois tableaux précédents.
76
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
La méthode Electre I relève de la problématique de choix (Pα ) [20]. Elle vise à obtenir
un sous-ensemble N d’actions tel que toute action qui n’est pas dans N elle est surclassé
par au moins une action de N . N est appelée le noyau du graphe de surclassement :
c’est le siège des actions non surclassées. Ce sous-ensemble (qu’on rendra aussi petit que
possible) n’est pas donc l’ensemble des bonnes actions, mais c’est l’ensemble dans lequel
se trouve certainement le meilleur compromis cherché [42].
La manière d’établir le surclassement d’une action par rapport à une autre repose sur :
– Étape 2 : calculer les indices de discordance à chaque couple d’action (a, b). On
associe l’indice de discordance suivant :
(
0 si ∀j : gj (a) ≥ gj (b) ;
D(a, b) = 1
max[gj (b) − gj (a)] sinon.
σ j
77
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
L’exemple traite le choix d’un projet, parmi six projets concurrents pour la réalisation
d’une raffinerie. Chaque projet est évalué sur la base de cinq critères environnementaux :
– Cr1 : naissance sonore.
– Cr2 : construire les relations de surclassement.
– Cr3 : pollution de l’air.
– Cr4 : naissance sonore.
– Cr5 : séparation du territoire.
L’importance de chaque critère dans la prise de décision est traduite par un poids pj
tel que :
Chaque projet est évalué en fonction des critères retenus à l’aide d’une échelle quali-
tative et des scores, plus le score est élevé plus les impacts du projet sur l’environnement
sont moindre, le tableau de performance est donné dans le tableau suivant :
78
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
– C(p1 , p2 ) = 3+2+3+0+1
10
= 0.9. C(p2 , p1 ) = 0+0+3+0+1
10
= 0.9.
– C(p1 , p3 ) = 3+2+3+0+1
10
= 0.4. C(p3 , p1 ) = 0+0+0+1
10
= 0.1.
p1 p2 p3 p4 p5 p6
p1 - 0.9 0.9 0.4 0.4 0.3
p2 0.4 - 0.8 0.4 0.1 0.1
p3 0.1 0.6 - 0.3 0.3 0.3
p4 0. 7 0.9 0.7 - 0.5 0.4
p5 0.7 0.9 0.9 1.0 - 0.6
p6 0.7 0.9 0.9 1.0 1.0 -
– Étape 2 : calcul des indices de discordance. L’indice de discordance est calculé pour
une valeur de σ = 20 − 0 = 20 la matrice de discordance est obtenue comme suit :
p1 p2 p3 p4 p5 p6
p1 - 0.30 0.30 0.50 0.50 0.75
p2 0.75 - 0.25 1.00 1.00 1.00
p3 0.50 0.25 - 1.00 1.00 1.00
p4 0. 75 0.30 0.30 - 0.25 0.30
p5 0.50 0.30 0.30 0.0 - 0.25
p6 0.50 0.15 0.15 0.0 0.0 -
79
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
ˆ
Le résultat obtenu est sensible aux valeurs des seuils ĉ et d.
– Etape 4 : exploitation des relations de surclassement : Le noyau de ce graphe de
surclassement est N = {p1 , p2 , p3 , p4 }.
À titre d’exemple, en posant ĉ = 0.9 et dˆ = 0.15 on obtient les résultats suivants :
p6 S p2 , p6 S p3 , p6 S p4 , p5 S p4 , p6 S p5 .
Danc ce cas les projets à retenir seraient les projets p1 et p6 .
Electre II a été mise au point par ROY et BERTIER (1971, 1973)[36]. C’est une
méthode d’analyse de type multicritère qui permet de résoudre avec une plus grande
précision les problèmes décisionnels.
Le méthode Electre II relève de la problématique de rangement γ (la procédure d’in-
vestigation est une procédure de classement), elle vise à ranger les actions de la meilleure
à la moins bonne.
La méthode Electre II utilise le même indice de concordance que Electre I. Toutefois,
on associe trois seuils à cet indice (0.5 ≤ c− < c0 < c+ ≤ 1).
L’indice de discordance ne change pas non plus dans sa définition (Electre I), mais on
le calcule pour chaque critère discordant, et on lui donne 2 seuils par critère : D1 < D2 .
La méthode Electre II introduit une nouveauté fondamentale : elle permet de distin-
guer des surclassements forts et des surclassements faibles.
80
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
• w+ (ai , ak ) = wj : la somme des poids des critères pour lesquels (ai ), est
P
gj(ai ) >gj(ak )
à (ai ), où ai , ak ∈ A et i, k = 1, m.
– Étape 1 : calculer les indices de concordance (idem que Electre I) à chaque couple
d’actions (ai , ak ) ; on associe l’indice de concordance suivant :
X
wj
n
∀j : gj(ak ) ≥gj(ai ) X
Cik = avec W = wj
W j=1
w+ (ai , ak )
≥1
w− (ai , ak )
– Étape 2 : calculer les indices de discordance (par critère) à chaque couple d’actions
(ai , ak ) ; et pour tout critère j, on associe l’indice de discordance suivant :
(
0 si gj(ai ) ≥ gj(ak ) ;
Dik =
gj(ak ) − gj(ai ) sinon
Cik ≥ c+ et
gj(ak ) − gj(ai ) ≤ D(j) ∀j et
w+ (ai ,ak )
≥1
w− (ai ,ak )
et/ou
Cik ≥ c0 et
gj(ak ) − gj(ai ) ≤ D2(j) ∀j et
w+ (ai ,ak )
≥1
w− (ai ,ak )
81
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
Cik ≥ c−
et
gj(ak ) − gj(ai ) ≤ D1(j) ∀j et
w+ (ai ,ak )
≥1
w− (ai ,ak )
Si aucun des deux tests précédents n’est satisfait, alors on conclut à l’incomparabilité
des actions ai et ak (ak R ai ).
1. Le premier préordre total C1 est obtenu par "classement direct" en utilisant unique-
ment les surclassements forts : la première classe est celle des actions non surclassées ;
c’est-à-dire celles auxquelles aboutit un chemin de longueur nulle. La deuxième classe
est celle des actions auxquelles aboutit un chemin de longueur 1, et ainsi de suite. Par
longueur d’un chemin, on entend le nombre d’arcs constituant ce chemin. On utilise
ensuite les surclassements faibles pour départager les actions à l’intérieur des classes.
2. Le second préordre C2 est obtenu par "classement inverse" : on classe cette fois les
actions en fonction de la longueur des chemins toujours en surclassement fort qui en
sont issus. On utilise ensuite les surclassements faibles pour départager les actions à
l’intérieur des classes.
• Application de la méthode
82
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
1. La matrice de concordance :
P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7
P1 1 0,525 0,458 0,969 0,735 0,858 0,969
P2 0,474 1 0,443 0,969 1 1 0,906
P3 0,541 0,697 1 0,969 0,697 0,697 0,666
P4 0,030 0,030 0,030 1 0,030 0,030 0,030
P5 0,212 0,181 0,443 0,969 1 0,567 0,906
P6 0,172 0,141 0,443 0,969 0,867 1 0,906
P7 0,172 0,093 0,293 0,969 0,093 0,093 1
w+ (ai ,ak )
2. La matrice de w− (ai ,ak )
P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7
P1 - 1,208 0,845 31,465 5,576 5,859 26,878
P2 0,827 - 0,543 31,465 ∞ ∞ 9,680
P3 1,183 1,838 - 31,465 1,838 20,457 13,120
P4 0,031 0,031 0,031 - 0,0317 0,0317 0,031
P5 0,179 0 0,543 31,465 - 0,306 9,680
P6 0,170 0 0,543 31,465 3,260 - 9,680
P7 0,037 0,103 0,499 31,465 0,103 0,103 -
w+ (ai ,ak )
Table 4.3 – Matrice des w− (ai ,ak )
3. La matrice de discordance :
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Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
84
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7
P1 - R R Sf Sf Sf Sf
P2 R - R Sf SF SF SF
P3 R Sf - SF Sf Sf R
P4 R R R - R R R
P5 R R R Sf - R Sf
P6 R R R Sf Sf - Sf
P7 R R R SF R R -
• Présentation de la méthode
85
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
considérés. Pour une action a, évaluée par gj (a) pour le critère j, dans ce cas le seuil
d’indifférence est noté qj (gj (a)), le seuil de préférence par pj (gj (a)) et le seuil de veto par
vj (gj (a)).
Où bien :
0
si gj (b) − gj (a) ≤ pj (gj (a))
Dj (ai , bk ) = 1 si gj (b) − gj (a) ≤ gj (bh ) + pj (gj (a))
gj (b)−gj (a)−pj [gj (a)] sinon
vj [gj (a)]−pj [gj (a)]
Où bien :
λ = maxa,b∈A S(a, b)
86
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
Enfin, une alternative avec une grande différence de sommation de lignes et de co-
lonnes a été choisie comme la première priorité. Ensuite, l’alternative la première place
sera supprimée et le classement se poursuit pour les alternatives restantes. Pour le clas-
sement ascendant, un ensemble d’alternatives avec la qualification la plus basse est en
premier lieu. Le classement final est basé sur l’échange faisant le classement.
L’exemple traite du choix d’un projet, parmi 3 projets concurrents pour la réalisation
d’une raffinerie. Chaque projet est évalué sur la base de 3 critères environnementaux :
– Cr1 : Séparation du territoire.
– Cr2 : Pollution de l’air.
– Cr3 : Impact sur les activités récréatives.
L’importance de chaque critère dans la prise de décision est traduite par le tableau
des performances, auquel on a ajouté les seuils d’indifférences, de préférence et de veto,
est reprise au tableau suivant :
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Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
88
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
Matrice de crédibilité :
– Le calcul de λ :
λ = maxa,b∈X S(a, b) = 1
– Le calcul de S(λ) :
– le classement final :
89
Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
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Ferhati & Kaouane Les méthodes d’aide à la décision multicritères
91
Chapitre 5
Résolution du problème
La modélisation est une traduction des paramètres du problème dans un langage acces-
sible par la méthode de résolution utilisée, ou bien, c’est une façon de décrire le problème
sous une forme qui introduit sa réalisation.
La modélisation d’un problème d’aide multicritère à la décision consiste, généralement,
à définir les actions et les critères et à choisir le type de la problématique. Notons que la
définition de l’ensemble des critères est parfois l’une des étapes les plus délicates. Pour ce
faire, nous allons présenter, dans ce chapitre, les démarches constituant l’élaboration du
modèle du problème décrit précédemment.
En effet, d’après notre analyse des besoins et des objectifs, il s’agit de classer les actions
selon leurs performances de la meilleure action à la moins bonne. Le classement cherché,
permettra aux décideurs d’élaborer le planning le plus approprié conformément à ces
préférences et à la stratégie de l’entreprise. Ce seul classement n’est pas suffisant pour
répondre aux besoins de l’entreprise. Il faut au même temps apporter un rangement de
ces projets en catégories caractérisées par leurs priorités.
92
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
La Valeur Actuelle Nette est la somme algébrique des valeurs actualisées (Cash Flow)
de chacun des flux de trésorerie associés au projet. Le critère du revenu actualisé est le
critère fondamental de calcul économique.
– Condition de sélection :
Lorsque l’on désire effectuer un choix entre différents projets d’investissement
incompatibles (c’est-à-dire qui ne peuvent être réalisé simultanément) utliser le
critère du revenu actualisé consiste à réaliser le projet qui présente le revenu
actualisé le plus élevé.
Le taux de rentabilité interne (TRI) est le taux maximum auquel on peut rémunérer
les capitaux ayant servi à financer le projet, sans que l’opération devienne déficitaire.
93
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
– Condition d’acceptation :
Considérons un projet unique, indépendant de tout autre projet. Si la décision
à prendre est de réaliser ou non le projet considéré, utiliser le critère de taux
de rentabilité, c’est réaliser le projet si le taux de rentabilité est supérieur au
taux d’actualisation de l’entreprise. Comme le taux d’actualisation représente
le coût de financement de l’entreprise, cela signifie que les revenus attends de
l’investissement permettront de rémunérer le capital servant à financier le projet
à un taux supérieur à son coût.
– Condition de sélection :
Si le taux de rentabilité est supérieur au taux d’actualisation, le revenu actualisé
est positif. De même, si le taux de rentabilité est inférieur aux taux d’actualisation,
le revenu actualisé est négatif.
– Condition d’acceptation :
Considérons un projet d’investissement unique, indépendant de tout autre projet.
En avenir certain, il suffit en théorie de vérifier que le projet aura permis sur
l’ensemble de la période d’études de récupérer les dépenses initiales et de les ré-
munérer à un taux égal au taux d’actualisation. Pour un projet d’investissement
simple, il suffit donc de vérifier que sa durée de récupération est inférieure ou égale
à sa durée d’exploitation. L’intérêt de ce critère est alors son caractère très parlant.
– Condition de sélection :
L’entreprise définit un délai de référence, tout projet dont la durée de récupération
est inférieure à ce délai sera accepté.
94
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
Lorsque l’on étudie un projet unique, indépendant de tout autre projet, le critère
consiste à réaliser le projet si son enrichissement relatif en capital est positif.
Le principal intérêt de ce critère est de pouvoir être exprimé en pourcentage. Dans la
pratique, il arrive qu’un décideur accepte un projet si son revenu actualisé est "suffi-
samment" élevé. Il est alors assez naturel d’exprimer le revenu minimum acceptable
en pourcentage de l’investissement.
– Condition de sélection :
Le critère de l’enrichissement relatif en capital amené généralement à choisir des
investissements d’un montant moins élevé que ceux qui seraient retenus par appli-
cation du critère du revenu actualisé.
La zone fiscale (ZF) d’un projet est un facteur à prendre en considération, notons
qu’il y a une préférence par rapport au lieu où le projet s’effectue. L’entreprise pourrait
préférer s’installer dans certaines zones pour des fiscalités administratives ou parce que
les taxes engendrées dans certaines zones sont moins importantes que dans l’autre.
Une nouvelle découverte n’est pas mise en production que si un marché rentable existe
pour les hydrocarbures susceptibles d’en être extraits. Ce constat d’évidence montre à quel
point la notion de réserves demeure avant tout un concept économique. Afin de mettre
en avant les projets les plus intéressants, il est impératif d’avoir des approximations de la
quantité des hydrocarbures existante dans chaque projet.
L’ensemble des critères choisis vérifie les conditions nécessaires à l’établissement d’une
famille cohérente :
95
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
∗ Exhaustivité : Cette condition est très importante, car elle permet d’intégrer toutes
les considérations et points de vue du décideur. Nous voyons que notre famille de
critères ne déroge pas à cette règle et recouvre entièrement les aspects qui doivent
être considérés dans notre processus décisionnel. Autrement dit, il n’existe pas de
critères omis par le décideur.
∗ Cohérence : On remarque que chacun des critères retenus suit une certaine monotonie
(Croit ou décroît et suit donc un sens de préférence), cela permet de cerner l’effet
de l’évaluation de la performance sur la préférence globale.
∗ Non-redondance : Nous remarquons que les critères retenus sont pratiquement bien
définis sans représenter un dédoublement d’impact ou une redondance dans l’éva-
luation du processus.
Tout d’abord, demander aux décideurs d’exprimer leurs préférences qui seront trans-
formées en nombres selon l’échelle de SAATY, puis la matrice de jugements sera élaborée.
Après une discussion avec les décideurs, ils nous ont proposé l’évaluation suivante :
– VAN : légèrement plus important que TRI, légèrement plus important que IP,
fortement plus importante que Reserve, fortement plus importante que POS, très
fortement plus importante que POT, absolument plus importante que ZF.
96
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
– TRI : légèrement plus important que IP, légèrement plus important que Reserve,
fortement plus important que POS, très fortement plus important que POT, ab-
solument plus importante que ZF.
– IP : légèrement plus important que Reserve, légèrement plus importante que POS,
fortement plus importante que POT très fortement plus important que ZF.
– Reserve : légèrement plus important que POS, fortement plus important que
POT, trés fortement plus important que ZF.
– POS : légèrement plus important que POT fortement plus important que ZF.
– POT : légèrement plus important que ZF
Après avoir déterminé les préférences des critères, il est nécessaire de les traduire dans
l’échelle ordinale de la méthode AHP qui sera utilisée pour le calcul des poids des critères.
Pour faciliter la tâche aux décideurs de la société, et afin de gagner le temps et avoir
plus de précision dans notre travail, nous avons utilisé EXCEL, un outil puissant traitant
les données et mettre on œuvre la méthode AHP. Nous avons obtenu les résultats suivants :
Après la discussion avec le décideur concernant les zones fiscales, ils ont une préfé-
rence d’une zone à une autre, ils classent les zones de 1 à 4, selon les taux applicables des
différentes taxes comme suit : A > B > C > D.
alors on attribue aux projets qui ont les zones fiscales les valeurs suivantes :
A=1, B=2, C=3, D=4, A+B=5, B+C=6, C+D=7, A+B+D=8, A+C+D=9, B+C+D=10.
97
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
98
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
99
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
MATLAB permet un travail interactif, soit en mode commande, soit en mode pro-
grammation ; tout en ayant toujours la possibilité de faire des visualisations graphiques.
Considéré comme un des meilleurs langages de programmation (C ou Fortran), MATLAB
possède les particularités suivantes par rapport à ces langages :
– La programmation facile.
– La continuité parmi les valeurs entières, réelles et complexes.
– La gamme étendue des nombres et leurs précisions.
– La bibliothèque mathématique très compréhensive.
– L’outil graphique qui inclut les fonctions d’interface graphique et les utilitaires.
– La possibilité de liaison avec les autres langages classiques de programmations (C
ou Fortran).
Pour l’interface graphique, des représentations scientifiques, et même artistiques des
objets peuvent être créés sur l’écran en utilisant des expressions mathématiques. Les
graphiques sur MATLAB sont simples et attirent l’attention des utilisateurs, vu les pos-
sibilités importantes offertes par ce logiciel.
Pour implémenter les méthodes multicritères, nous avons utilisé plusieurs fonctions
prédéfinies sous Matlab et nous avons implémenté d’autres fonctions.
100
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
101
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
x : la matrice de décision.
w : le vecteur de poids.
s : le vecteur de signe (1 pour maximisation et -1 pour minimisation).
c : le vecteur de classement des attributs par la méthode SMART.
La fonction ELECTRE III : cette fonction reçoit une matrice de décision d’un
problème de l’AMD. Elle retourne un vecteur de classement des attributs par la méthode
ELECTRE III. Pour utiliser cette fonction, utiliser le code suivant :
c=ELECTRE3(M,w,s,q,p,v).
M : la matrice de décision.
w : le vecteur de poids.
s : le vecteur de signe (1 pour maximisation et -1 pour minimisation).
q : le vecteur des seuils d’indifférence.
p : le vecteur des seuils de préférence.
v : le vecteur des seuils veto.
c : le vecteur de classement des attributs par la méthode ELECTRE III.
102
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
Dans cette 1ére interface, on peut se diriger vers les quatre autres qui représentent
la résolution avec la méthode ELECTRE III , la résolution avec la méthode SAW, la
résolution avec la méthode TOPSIS puis en dernier la méthode SMART des problèmes, le
menu permet aussi d’accéder aux trois interfaces, quitter permet de sortir de l’interface.
En appuyant sur le bouton "Résolution par la méthode ELECTRE III " sur la figure
5.2" une fenêtre s’affiche contenant des champs à remplir par des données comme nous le
montre "la figure 5.3"
103
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
Après l’introduction des données, il suffit d’appuyer sur le bouton "exécuter" pour
avoir la solution avec la méthode ELECTRE III, la solution est affichée dans un tableau,
ce tableau contient un vecteur qui contient le classement des projets.
Pour obtenir les résultats, il suffit d’un clique sur le bouton "exucuter" pour avoir la
solution avec la méthode SAW
Pour la nouvelle méthode la fenêtre s’affiche encore une fois en appuyant sur le second
bouton de l’interface principale (figure 5.2) "Résolution par la méthode SMART".
La fenêtre qui apparaîtra contient, un "menu" à remplir par les entrées de la méthode
comme pour la fenêtre précédente " la figure 5.5" nous montre l’interface de méthode
SMART.
104
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
105
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
Pour proposer aux décideurs le plus de choix possible, et pour une meilleure certitude
de nos résultats, nous avons opté pour la résolution du problème avec quatre différentes
méthodes, bien connues pour leurs efficacités et ayant une large utilisation par les théo-
riciens et les praticiens. Dans la Table 5.3 nous avons résumé tous les résultats obtenus
par ces quatre méthodes.
106
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
Table 5.3 – Tableau récapitulatif des résultats obtenus avec les quatre méthodes appli-
quées au problème de l’entreprise Sonatrach
107
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
La compagnie Sonatrach classe ses projets d’exploration sur la base d’un seul critère,
elle s’agit d’une étude monocritère. Le critère pris en considération est la Valeur Actuelle
Nette (VAN).
Le tableau suivant reprend le temps pris par les quatre méthodes pour résoudre notre
problème. Par rapport au nombre des actions et le nombre de critère.
Le nombre Le nombre Temps d’exécution Temps d’exécution Temps d’exécution Temps d’exécution
d’actions de critère ELECTRE III TOPSIS SAW SMART
35 7 0.0160907 s 0.00360927 s 0.000265343 s 0.00398314 s
Dans le but de mettre en valeur notre méthodologie, nous allons comparer les résultats
obtenus du classement total par la méthode ELECTRE III, TOPSIS, SMART et SAW
avec celui de la SONATRACH pour cela nous disposons des données suivantes :
Projet p11 p9
Coût (MM$) 560 276
108
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
À travers les résultats obtenus, nous remarquons que les méthodes d’aide multicritères
à la décision utilisées apportent une réelle transparence et représentent des outils efficaces,
sophistiqués, mais également objectifs qui permettent d’établir une bonne hiérarchisation
des projets.
Ce qui montre que notre démarche est bien établie, car elle aboutit à de meilleurs
résultats.
Cependant, ces méthodes ne trouvent leurs intérêts qu’avec l’utilisation des données
exactes et d’informations sûres. En effet, plus on fournit de précision et d’information dans
le processus d’aide à la décision, plus on fournit une bonne classification (notamment aux
performances des projets, les poids des critères).
Le nombre Le nombre Temps d’exécution Temps d’exécution Temps d’exécution Temps d’exécution
d’actions de critère ELECTRE III TOPSIS SAW SMART
35 7 0.0160907 s 0.00360927 s 0.000265343 s 0.00398314 s
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Ferhati & Kaouane Résolution du problème
110
Conclusion générale
Dans notre étude, la méthodologie adaptée consiste à déterminer les actions, les cri-
tères et leurs poids pour pouvoir trouver une famille de critères cohérente. Au stade de
résolution, notre choix s’est porté sur quatre méthodes multicritères (TOPSIS, SMART,
SAW et ELECTRE III), ces méthodes nous ont permet de classer les projets du meilleur
au moins bon et de dégager trois groupes de projets.
Les résultats obtenus lors de notre étude ont montré que l’aide multicritère à la décision
représente certainement l’outil le plus adéquat pour permettre à une compagnie telle que
la Sonatrach d’évoluer dans un environnement où plusieurs exigences entrent en conflit.
Nous avons également montré, dans notre travail, que l’application d’une méthodologie
rigoureuse d’aide à la décision permet d’obtenir des éléments de réponses satisfaisants
111
Ferhati & Kaouane Résolution du problème
Enfin, nous lançons un appel solennel aux dirigeants des entreprises algériennes d’es-
sayer d’entrevoir l’adoption et l’utilisation de ces techniques dans leur gestion, et nous
sommes convaincus qu’ils ne seront que ravis.
112
Bibliographie
[3] Jahan Baba Hamed. Algèbre I rappels de cours et exercices avec solutions. 1948.
[5] Kartobi Bendali. L’affectation optimale des ressources gaziére de la sonatrach sur le
moyen et le long terme. Master’s thesis, Faculté des sciences et de technologie Houari
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Résumé : Sonatrach est parmi les plus grandes compagnies pétrolières africaines, elle
est le poumon de l’économie algérienne. Parmi les problématiques les plus importantes
pour toute compagnie pétrolière, on trouve la tâche des choix d’investissement des projets
d’exploration du pétrole qui est le problème proposé par la compagnie Sonatrach que nous
traitons ici. Cette tâche est très ardue compte tenu des coût faramineux et des délais de
maturation des projets, des risques élevés et de l’instabilité du marché pétrolier. Ainsi,
les techniciens et les économistes travaillent ensemble pour évaluer les projets à priorisé.
Souvent, les experts pétroliers utilisent la Valeur Actuelle Nette (VAN) pour le classement
et le rangement de ces projets, alors que l’environnement réel fait appel à beaucoup plus
de critères que cela. Dans notre étude, nous proposons une approche multicritère pour le
rangement des projets d’investissement selon leurs priorités avec une prise en charge de
sept critères quantitatifs et qualitatifs en intégrant dans le classement. Le modèle utilisé
dans ce travail reflète plus fidèlement le problème de la Sonatrach. Étant donné que ce
problème nécessite une politique de rangement, nous avons opté pour la problématique
Gama et l’utilisation des méthodes multicritères Electre III, SAW, SMART et TOPSIS,
Ces méthodes sont des moyens de décision largement utilisés dans les processus de plani-
fication réels, une comparaison des méthodes basées sur des résultats expérimentaux en
utilisant des données réelles sont présentés.
Mots clés : la valeur actuelle nette (VAN), Sonatrach, Aide multicritère à la décision,
Ranking des projets.
Absract : Sonatrach is among the biggest oil companies in Africa, it is the lung of
the Algerian economy. Among the most important issues for any oil company is the task
of choosing investment projects for oil exploration projects wich is proposed problem for
Sonatrach company that is consered in this study. This issue is a tough task, given the
enormous cost and maturity delay of projects, the high risks and the instability of the
oil market. Consequently, technicians and economists work together to evaluate which
projects to prioritize. Regularly oil experts use Net Present Value (NPV) for classifying
and storing these projects while the real environment involves many more criteria than
that. In our study, we propose a multicriteria approach for the classification of invest-
ment projects according to their priorities with a management of seven quantitative and
qualitative criteria. The model used in this work more accurately reflects the Sonatrach’s
problem. Since this problem requires a ranking policy, we opt for the Gamma problematic
and the use of the multicriteria method Electre III, SAW, SMART and TOPSIS, These
methods are widely used in real planning processes, a comparison of methods based on
experimental results using real data is presented.
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