Commande par mode glissant d'ordre deux
Commande par mode glissant d'ordre deux
Thème
Réalisé par :
Djamal Eddine
Dédicace
je dédie cette thèse à ma mère,
Ahmed
Notation et symboles
Notation et Symboles
NOTATION ET SYMBOLES
Cr Couple résistant
Rs Resistance de l'enroulement statorique [W]
Rr Resistance de l'enroulement rotorique [W]
Ls Inductance statorique [H]
Lr Inductance rotorique [H]
Notation et Symboles
LISTE DE FIGURES
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE 1
CHAPITRE I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
I-1 Introduction 3
І-2 Généralités sur les machines asynchrones triphasées 3
Ι2-1 Définition 3
I-2-2 Description 4
I-2-2-1 Stator 4
I-2-2-2 Rotor 5
I-2-3 Principe de fonctionnement de la machine asynchrone 6
I-2-4 Avantages et inconvénients de la machine asynchrone 6
I-3 Modélisation du moteur asynchrone 6
Ι31 Hypothèse simplificatrices 6
Ι32 Mise en équations 6
I-3-3 Equations en diphasée 9
I-3-3-1 Choix du repère dq 11
I-3-3-2 Référentiel lié au champ tournant 11
I-3-3-3 Expression en modèle d'état 13
I-3-3-4 Référentiel lié au stator (repère stationnaire αβ) 15
I-3-3-5 Passage entre les repères dq et αβ 17
I-4 Simulation de la machine asynchrone 18
I-5 Interprétation des résultats de simulation 19
I-6 Conclusion 21
CHAPITRE ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
ІІ-1 Introduction 22
ІІ-2 la commande vectorielle par orientation du flux 22
ІІ-3 Principe de la commande vectorielle par orientation flux rotorique 23
ІІ-3-1 commande vectorielle directe 25
ІІ-3-2 commande vectorielle indirecte 25
ІІ-4 Structure de la commande vectorielle par orientation du flux rotorique 26
ІІ-4-1 Description 26
ІІ-4-2 Système d'équations liées au flux rotorique 26
ІІ-4-3 Découplage entré-sortie 27
Sommaire
INTRODUCTION GENERALE
Le couplage non linéaire existant entre le flux magnétique et le couple moteur est de
nature non linéaire plus complexe à mettre en ouvre que celui d’un moteur à courant continu.
Malgré cela ; depuis plusieurs années, la place de moteur à induction dans les
applications industrielles ne cesse de croître .Elle présentait l’année dernière un marché de
1200 millions de dollars avec une augmentation annuelle de 15%. [12]
Cette présence du moteur asynchrone dans les entraînements à vitesse variable est due à
l’évolution technologique, dans le domaine informatique et dans le domaine d’électronique de
puissance.
La commande vectorielle à été réalisée dans les années 70 par BLASCHKE sous le nom
de découplage entre le flux magnétique et le couple électromagnétique moderne ont trouvé
dans la commande des machines électriques à courant alternatif un champ d’investigation très
intéressant. Cependant, l’expérience a montré les faiblesses de cette méthode face aux
incertitudes des paramètres, qu’ils soient mesurés, comme la vitesse des moteurs, ou qu’ils
varient en cours de fonctionnement, comme les résistances du rotor et du stator. Plutôt il est
important d'utiliser des méthodes de contrôle robustes, soit linéaires ou non linéaires pour
1
Introduction Générale
Introduction générale rendre la réponse du système insensible aux variations des paramètres
et aux effets troubles de la charge.
La commande par mode glissant qui a été développée en Union soviétique il y a plus de
30 ans, fait partie de ces méthodes de commandes robustes. Elle possède des avantages
incontestables pour les systèmes mal identifiés ou à paramètres variables. Cependant la nature
commutant (discontinue) de cette technique peut provoquer l'effet de broutement, Les
contrôleurs par mode glissant diffèrent des contrôleurs simples de relais, c’est-à-dire ils se
fondent sur la commutation à grande vitesse parmi les valeurs de commande. Les progrès
effectuent dans le domaine de l’électronique de puissance ont rendu l’instrument de
commutation à grande vitesse pratiquement réalisable. Cette méthode associée aux systèmes à
structure variable. Elle permet la commutation directe des organes de commande sans
introduire des retards supplémentaires, en outre l’obtention des lois de commande robustes et
performantes. [2]
2
Chapitre I :
Machine Asynchrone Notions et
Modélisation
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
I-1 Introduction
En générale les machines réelles sont connues par leurs enroulements et leurs
géométries propres trop complexé, pour se prêter à une analyse tenant compte de leurs
configurations exactes, on doit donc développer pour chaque type un modèle dont le
comportement soit le plus proche possible de modèle réel [1]
Pour réaliser une commande performante d’un système dynamique, nous devrons
disposer d’un modèle mathématique qui représente d’une manière satisfaisante le
comportement réel du système. Pour les machines électriques tournantes, la modélisation
nécessite une parfaite connaissance de la structure électromécanique (machine électrique), de
la structure électrique (alimentation électrique) et de la structure mécanique (masse tournante,
couple résistant, frottement visqueux) [2].
En effet, le problème de modélisation est très important pour la conception et l’analyse
de ses performances statiques et dynamiques.
La modélisation de la machine asynchrone est généralement traitée par la méthode des
deux axes qui utilise la théorie de l’espace vectoriel pour le passage d’un système triphasé réel
à un système diphasé fictif. Pour certaines raisons, un certain nombre d’hypothèses
simplificatrices (à définir et à respecter) peuvent être adoptées dans l’élaboration des modèles
mathématiques, permettant d’une part une mise en équations particulièrement simples et
d’autre part de pousser assez loin, parfois jusqu’à son terme, la résolution de certains
problèmes par voie purement analytique [3].
Dans ce chapitre, on donne premièrement une généralité sur la MAS, Puis on passe au
développement du modèle de la MAS (machine asynchrone) à partir des équations générales
suivit par la transformation de PARK et le choix du référentiel afin d'obtenir la représentation
d'état du modèle. La simulation de ce modèle est réalisée par le logiciel SIMULINK sous
MATLAB. Enfin on arrive à faire l’interprétation de ces résultats.
3
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
I-2-2 Description
La machine asynchrone comporte une partie fixe dite stator et une partie tournant
autour de l’axe de symétrie dite rotor .Elle comporte un enroulement triphasé au stator dont
les axes magnétiques sont déphasés de 120˚ .La structure du rotor peut être réalisée soit par un
système triphasé à rotor bobiné ou à cage d’écureuil.
I-2-2-1 Stator
Le stator d’un moteur asynchrone est constitué de trois enroulements couplés en étoile
ou en triangle et décalés entre eux de 2π/3 qui sont alimentés par un système de tensions
équilibrées [4].
4
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
I-2-2-2 Rotor
Il est constitué de barres conductrices très souvent en aluminium. Les extrémités de ces
barres sont réunies par deux couronnes également conductrices. On dit que le rotor est en
court-circuit. Sa résistance électrique est très faible. Schéma de principe d’une cage
d’écureuil.
Rotor bobiné
Les tôles de ce rotor sont munies d’encoches où sont placés des conducteurs formant
des bobinages. On peut accéder à ces bobinages par l’intermédiaire de trois bagues et trois
balais. Ce dispositif permet de modifier les propriétés électromécaniques du moteur.
5
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
Le principe des moteurs à courants alternatifs réside dans l’utilisation d’un champ
magnétique tournant produit par des tensions alternatives. La circulation d'un courant dans
une bobine crée un champ magnétique B . Ce champ est dans l'axe de la bobine, sa direction
et son intensité sont fonction du courant I. C'est une grandeur vectorielle [10].
Les avantages et les inconvénients de la machine asynchrone sont assez nombreux mais
les principaux sont résumés dans le tableau suivant :
Avantages
Structure simple.
robuste et facile à construire.
coût réduit.
absence d'un système bagues balais
Inconvénient
Non découplage naturel.
Non linéarités.
6
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
Dans le repère triphasé, les trois vecteurs Sa, Sb, Sc, sont orientés selon les axes des
trois enroulements statoriques de la machine. Il est de même pour le rotor.
L'axe Sa est souvent considéré comme référence, et l'angle θr définit la position du rotor
par rapport au stator.
7
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
au stator:
d ψsabc
Vsabc R s Isabc (I-1)
dt
au rotor:
d ψrabc
Vrabc R r Irabc (I-2)
dt
Les grandeurs, Vsabc , Isabc , ψsabc , sont des vecteurs de dimension 3x1 définit comme
suit:
v ra 0 I ra ψ ra
Vrabc vrb 0 ; Irabc Irb ; ψrabc ψrb (I-4)
v rc 0 I rc ψ rc
Les matrices des résistances des enroulements statoriques et rotoriques sont définies comme
suit:
1 0 0 1 0 0
R s Rs 0 1 0 ; R r Rr 0 1 0 (I-5)
0 0 1 0 0 1
Les flux totaux de la machine sont en relation avec les courants par l'intermédiaire des
équations suivantes:
8
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
avec:
ls lms lms
Lss lms ls lms (I-8)
lms lms ls
lr lmr lmr
Lrr lmr lr lmr (I-9)
lmr lmr lr
2π 4π
cos θ cos θ cos θ
3
3
4π 2π
[L msr ]=lm cos θ cos θ cos θ (I-10)
3 3
2π 4π
cos θ cos θ cos θ
3 3
où :
l m : Maximum de l'inductance mutuelle entre une phase du stator et une phase de rotor.
Notons que, la matrice des inductances mutuelles rotoriques n'est d'autre que la
transposée de celle des inductances mutuelles statoriques; Lmsr = Lmsr
t
9
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
Figure (I-7) Position des axes dq par rapport aux axes de la machine
Pour simplifier les équations, les repères de Park des grandeurs statoriques et rotoriques
doivent coïncider, ceci est possible grâce à la relation suivante:
θs θsl θ (I-11)
1 1 1
2 2 2
2 2π 4π
T cos θi cos θi cos θi (I-12)
3 3 3
2π 4π
sin θi sin θi sin θi
3 3
On a choisi (2 / 3), pour les valeurs inchangées des amplitudes des tensions, courants, et
flux. θi est l'angle entre l'axe d et l'axe de référence dans le système triphasé. La
transformation directe est alors:
1 1 1
X0 2 2 2 Xa
2 2π 4π
X
3
d cos θ i cos θ i cos θ i Xb (I-13)
Xq 3 3
X c
2π 4π
sin θi sin θi sin θi
3 3
Où, x représente les variables considérées de la machine qui sont tensions, courants ou
flux. La variable x0 représente la composante homopolaire, ajoutée pour rendre la
transformation réversible, elle est nulle lorsque le neutre n'est pas branché.
10
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
La transformée de Park inverse est nécessaire afin de revenir aux grandeurs triphasées,
elle est définie par:
1 cos θi sin θi
a
X X0
X 1 cos θ 2π 2π
b i sin θi Xd (I-14)
3 3
X c Xq
4π 4π
1 cos θi sin θi
3 3
Ce qui rend la transformation de Park attrayante, est que l'orientation du repère dq peut
être quelconque. Il existe trois choix importants, le repère dq peut être fixé au stator, au rotor
ou au champ tournant, Selon l’objectif de l’application [8] [9]:
Repère d’axes dq fixe lié au stator ou repère stationnaire (θs= 0). Les grandeurs
électriques évoluent en régime permanent électrique à la pulsation statorique ωs. Cette
méthode sera retenue très souvent dans l’étude des observateurs.
Repère d’axes dq lié au rotor (θsl = 0) . Les grandeurs évoluent en régime permanent
électrique à la pulsation des courants rotoriques ωsl . Elles sont de faible fréquence
(fréquence de glissement).
Repère d’axes dq lié à l’un des flux de la machine. Le modèle est simplifié par
l’utilisation d’équations plus simples. En régime permanent électrique les grandeurs du
modèle sont continues. Cette méthode est souvent utilisée dans l’étude de la commande.
Symbolisé par le vecteur flux statorique, le champ tournant est le champ crée par le
bobinage statorique et qui tourne, en régime permanent, à la vitesse de synchronisme. Si on
choisit de fixer le repère dq au champ tournant alors on a:
dθs
ωs ωsl ωs ω ωs pΩ (I-15)
dt
où :
Equations électriques
Les équations électriques de la MAS dans un repère de Park lié au champ tournant sont:
au stator:
dψ
Vsd R s Isd sd ωs ψsq
dt
(I-16)
V R I dψsq ω ψ
sq s sq
dt
s sd
au rotor:
dψ
Vrd 0 R r I rd rd (ωs pΩ)ψ rq
dt
(I-17)
V 0 R I dψ rq (ω pΩ)ψ
rq r rq
dt
s rd
ψsd Ls isd Lm i rd
(I-18)
ψsq Ls isq Lm i rq
Pour le rotor :
ψrd Lr i rd Lm isd
(I-19)
ψrq Ls i rq Lm isq
où:
12
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
p ψsd isq ψsq isd
3
C e
2
Ce p ψ rq i rd ψ rd i rq
3
(I-20)
2
Ce 2 pLm isq i rd isd i rq
3
où:
p : le nombre de pair de pole.
3 Lm
Kt p
2 Lr
Notons que c'est la relation (I-21) qui sera retenue, car elle dépend des variables d'état
adoptées. La vitesse de rotation mécanique se déduit de la loi fondamentale de la mécanique
générale (la somme des couples à l'arbre est équivalente au couple inertiel), elle s'écrit donc:
dΩ
J Ce C r f v Ω (I-22)
dt
où:
J : est l'inertie de toutes les masses tournantes ramenées à l'arbre de la machine.
C r : le couple de charge.
variables d'états. D’abord remplaçons les courants rotoriques et les flux statoriques à partir de
(I-18), (I-19) :
13
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
1 Lm
i rd ψ rd isd
Lr Lr
(I-23)
i 1 ψ L m i
rq L r rq L r sq
Lm 2 Lm
ψsd Ls isd ψ rd
Lr Lr
(I-24)
Lm 2 Lm
ψsq Ls L isq L ψ rq
r r
En rapportant ces dernières relations dans (I-16) et (I-17), on aboutira au système d'équations
d'états suivant:
disd 1 R r Lm 2 1 R r Lm 1 Lm 1
Rs isd ωs isq ψ
2 rd ωψ rq vsd
dt σLs Lr 2
σLs L r σLs L r σLs
di
sq ω i 1 R R r L m i 1 L m ωψ 1 R r L m ψ 1 v
2
dt s sd
σLs
s
Lr 2
sq
σLs L r
rd
σLs L r 2
rq
σLs
sq
(I-25)
dψ rd R r L m Rr
dt L isd L ψ rd ωsl ψ rq
r r
dψ rq R r L m R
isq ωsl ψ rd r ψrq
dt Lr Lr
où :
Lm 2
σ 1 : est le Coefficient de dispersion.
Ls L r
dX
En identifiant le système (I-25) à la forme : AX BU on aura:
dt
t
le vecteur d'états X isd isq ψrd ψrq , A la matrice dynamique du système, le vecteur de
t
commande U vsd vsq , et B la matrice d'application de commande, donc:
14
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
1
0
isd σLs
i
vsd 1
X U B 0
sq
; ; (I-26)
ψ rd vsq σLs
0
ψ rq 0
0 0
1 1 Lm 2 1 Lm 1 1 Lm
Rs ωs
σLs Tr L r σLs L r Tr σLs L r
1 1 Lm 2 1 Lm 1 Lm 1
s s
R ω
σLs Tr L r σLs L r σLs L r Tr
A (I-27)
Lm
0
1
ωs ω
Tr Tr
Lm 1
0 ωs ω
Tr Tr
Lr
où: Tr est la constate de temps rotorique.
Rr
Cette transformation est appelée aussi transformation de Clark, qui est en fait un cas
particulier de la transformation de Park, elle est obtenue quand le repère dq est confondu avec
le repère αβ Figure I-8 ,c-à-d. en prenant θs = 0, la transformation directe se fait alors comme
suit:
1 1 1
2 2 2 X
X0 a
2 1 1
Xα 3 1
2
Xb
2
(I-28)
Xβ Xc
0 3 3
2 2
où, x représente les tensions, courants ou flux. La transformée inverse est de la forme:
15
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
1
2 1 0
Xa X0
X 1 1 3
Xα (I-29)
b 2 2 2
X c Xβ
1 1 3
2
2 2
à partir des définitions précédentes, les équations électriques de la machine sont réécrites
comme suit:
au stator:
dψ
Vsα R s isα sα
dt
(I-30)
V R i dψsβ
sβ s sβ
dt
ψsα Ls isα Lm i rα
(I-31)
ψsβ Ls isβ Lm i rβ
au rotor:
dψ
Vrα 0 R r i rα rα ωψrβ
dt
(I-32)
V 0 R i dψ rβ ωψ
rβ r rβ
dt
rα
ψrα Lr i rα Lm isα
(I-33)
ψrβ Lr i rβ Lm isβ
En suivant les mêmes démarches prises dans le référentiel précèdent afin d'écrire le
dX
système d'équations sous la forme: AX BU , on aura:
dt
16
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
1 1 Lm 2 1 Lm
1 Lm 1
s
R 0
σLs Tr L r σLs L r Tr
σLs L r
1 1 Lm 2 1 Lm 1 Lm 1
0 Rs ω
σLs Tr L r σLs L r σLs L r Tr
A (I-34)
Lm
0
1
Tr Tr
Lm 1
0
Tr Tr
1
0
isα σLs
i
vsα 1
X U B 0
sβ
; ; (I-35)
ψ rα vsβ σLs
0
ψ rβ 0
0 0
Dans la commande, il est souvent pratique de passer d'un repère à l'autre, cela ce fait à
l'aide de la matrice de rotation d'angle δ: [P(δ)], comme le montre la figure I-8.
17
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
Xd Xα
X P δ X (I-37)
q β
et inversement
Xα Xd
X P δ X (I-38)
β q
avec :
cos δ sin δ
P δ (I-39)
sin δ cos δ
La simulation à été effectué par le logiciel «simulink» sous «Matlab». Dans cette partie
on présentera la simulation numérique d’une machine asynchrone triphasé alimentée
directement par un réseau standard, on alimente la machine par une source de tension
sinusoïdale de valeur efficace 220V et de fréquence 50HZ. La figure I-9 représente le schéma
de simulation d’une
machine asynchrone
18
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
Les résultats de simulation donnés par la figure (I-11) représentent l’évolution des
grandeurs fondamentales de la machine asynchrone à savoir : la vitesse rotorique, le couple
électromagnétique, les courants statoriques et les flux rotorique. La simulation a été réalisée
pour un démarrage à vide suivi par une variation de charge à l’instant t =1s
19
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
Les résultats de simulation est égalée montrent que la vitesse augmente linéaire puis se
stabilise à une valeur presque la vitesse de synchronisme, quand on applique la charge la
vitesse subit à une diminution.
Les résultats de simulation montrent aussi que le couple électromagnétique atteint une
valeur maximale au régime de démarrage, puis il diminue jusqu’à sa valeur finale dans le cas
à vide, et il se stabilise à la valeur de la charge nominale.
20
Chapitre I Machine Asynchrone Notions et Modélisation
I-6 Conclusion
Malgré cela, la machine seule ne répond pas toujours aux exigences des systèmes
d’entraînements à vitesse variable.
21
Chapitre II :
Commande vectorielle par orientation
du flux rotorique
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
ІІ-1 Introduction
La machine à courant continu à excitation séparée offre comme principal avantage
d’être facilement commandable .Le flux et le couple sont découplés et contrôlés
indépendamment et grâce à cette propriété, des hautes performances dynamiques peuvent être
atteintes .Cependant la présence du système balais-collecteur limite ses domaines d’utilisation
(puissance, vitesse).
L’absence du système balais-collecteur est l’un des avantages décisifs pour remplacer la
machine à courant continu par celle à courant alternatif est précisément la machine
asynchrone.
Toute fois cette machine possède une difficulté au niveau de la commande .C’est-à-dire
que le couple et le flux sont des variables fortement couplés et que toute action sur l’une
d’elle se répercute sur l’autre [11].
Pour aboutir à un contrôle du même type que celui de la machine à courant continu,
Blaschke avait donné naissance en 1971 aux bases de la nouvelle théorie de commande des
machines à courant alternatif dite commande par flux orienté ou commande vectorielle [12].
22
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
Dans les trois cas le couple est proportionnel au produit du flux par la composante du
courant statorique en quadrature avec le flux, l’orientation du flux rotorique permet d’obtenir
un couple de démarrage important et nécessite la connaissance des paramètres rotorique dans
tout ce qui va suivre l’orientation du flux rotorique est la méthode qui sera retenue [12].
Dans ce cas le flux rotorique est orienté sur l’axe d d’une référence solidaire au champ
tournant de vitesse s , donc on peut remarquer les propriétés suivantes:
La composante transversale du flux rotorique est nulle.
L’axe d est aligné systématiquement sur le vecteur du flux rotorique.
La composante longitudinale du courant rotorique est nulle si le flux rotorique est
maintenu constant.
D’après ces propriétés on put écrire:
23
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
rq 0
i rd 0
On remplace ce système dans le système (I-18) on obtient:
r Misd
(II-02)
rq lr i rq Misq 0
M
i rq isq (II-03)
lr
On remplace le système (ІІ-01) dans l'équation (I-26) on aura :
pM
Ce r isq (II-04)
lr
Ou encore, le couple devient:
Avec:
pM 2
k2
lr
La présente expression est analogue à celle des couples d’une machine à courant
continu. La figure (ІІ-2) illustre l’équivalence entre l’expression du couple que l’on réalise
avec la commande découplé classique d’une machine à courant continu et la commande
vectorielle d’une machine asynchrone.
Ainsi le système balais-collecteur dans la machine à courant continu est remplacé, dans
le cas de la machine asynchrone par le système d’autopilotage qui permet de réaliser une
harmonie entre la fréquence de rotation et celle des courants induits dans le rotor .Telle que la
relation suivante [13]:
s r g pr g (II-06)
s s dt
24
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
Tous les travaux de recherches effectués sur ce sujet utilisent deux principales méthodes
.la première appelée méthode directe qui à été développé par F.Blaschke, la seconde connue
par la méthode indirecte développée par k.Hasse.
Cette méthode n’utilise pas l’amplitude du flux de rotor mais seulement sa position. Elle
n’exige pas l’utilisation d’un capteur de flux rotorique mais nécessite l’utilisation d’un
25
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
capteur ou un estimateur de position (vitesse) du rotor .cette dernière peut être développée par
deux groupes principaux :
Le vecteur du flux rotorique est obtenu indirectement à partir des courants et des
tensions statoriques mesurées.
Dans le deuxième groupe, le vecteur de flux rotorique est estimé à partir de la mesure
des courants statoriques et de la vitesse du rotor, en se basant sur les équations du circuit
rotorique du moteur asynchrone dans un système de référence tournant en synchronisme avec
le vecteur de flux rotorique.
L’inconvénient majeur de cette méthode est la sensibilité de l’estimation envers la
variation des paramètres de la machine dûe à la saturation magnétique et la variation de
température, surtout la constante de temps rotorique Tr .En plus, c'est qu’elle utilise un circuit
de commande considérablement compliqué.
Dans ce qui suit, on va employer la méthode indirecte de l’orientation du flux rotorique
associé au modèle de la machine asynchrone alimenté en tension (sans convertisseur). [15]
Dans ce type d’alimentation, la commande devient plus compliquée du fait qu’on doit
considérer la dynamique du stator en plus de celle du rotor .Les grandeurs de commande sont
les tensions statoriques ( Vsd , Vsq ) et la vitesse du champ tournant ( s ).
simplifient:
disd M2
M
V = δl + rs +rr i i rφ (II-07)
sd s dt 2 sd s ls sq l 2 r r
lr r
disq M2 M
Vsq = δls + rs + rr 2 isq - ωs δlsisd - ωr φr (II-08)
dt lr lr
dφr M 1
= isd - φr (II-09)
dt Tr Tr
pM
Ce = φr isq (II-10)
lr
26
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
M isq
ωg = (II-11)
Tr φ r
dΩr
J = Ce - Cr - fΩr (II-12)
dt
Les équations (II-09) et (II-10) mettant respectivement en évidence le courant
producteur du flux isd , et le courant producteur du couple isq .Cela offre la possibilité de
simultanément des tensions Vsd et Vsq , donc il faut réaliser un découplage [16].
L’objectif est, dans la mesure du possible, de limiter l’effet d’une entrée à une seule
sortie, nous pourrons alors modéliser le processus sous la forme d’un ensemble de systèmes
mono variables évoluant en parallèle .les commandes sont alors non interactives
Différentes techniques existent: découplage utilisant un régulateur, découplage par
retour d’état, découplage par compensation, nous présentons le découplage par compensation.
27
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
Avec :
M
ed s lsisq rr r (II-15)
lr 2
M
eq (s lsisd r r ) (II-16)
lr
Les tension Vsd et Vsq sont alors reconstituées à partir des tensions Vsd1 et Vsq1
figure ( ІІ-04) tel que:
disd M2
Vsd1 ls (rs rr 2 )isd (II-17)
dt lr
disq
Vsq1 ls s lsisd (II-18)
dt
sous-vitesse :
28
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
sur -vitesse:
Ωrnom
r = * rnom pour Ωr Ωrnom
Ωr
Avec :
Ω rnom : Vitesse de rotation nominale.
rnom r
r r
nom nom
La vitesse est aisément asservie (régulée) par un boucle à contre réaction en utilisant un
régulateur PI .par contre, le flux rotorique est difficile à mesurer, donc son contrôle, le plus
29
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
simple, est du type réaction le signal d’erreur de vitesse, une fois traité par le régulateur PI,
fournit la référence de courant de couple 𝑖𝑠𝑞𝑟𝑒𝑓 , qui même réglé par une boucle avec un
régulateur PI pour générer la composante directe de la commande de la machine.
Le pôle supplémentaire (-1/T0) est introduit dans le but de limiter la bande passante
pour compenser la dérivation du flux, ainsi le filtre soit réalisable physiquement .T0 doit être
très inférieur à Tr.
ІІ-4-6 Régulation
Soit Y* (t) le signale à pour suivre, et y (t) le signale de sortie du système à contrôler.
Si Kp est grand, la correction est rapide .Le risque de dépassement et d’oscillation dans
la sortie s’accroît
Si Kp est petit, la correction est lente, il y a moins de risque d’oscillations.
30
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
a. Stabilité
Un système bouclé doit être stable .Si seulement si les réactions du système de
régulation soit énergétique sans être disproportionnées avec l’erreur à corriger.Une correction
trop forte ou tardive risque de conduire le système à une instabilité .
b. précision
En régulation, la précision obtenue par l’implantation d’intégration dans la boucle.
c. Rapidité
En générale, un système bouclé doit répondre rapidement au variation de sa consigne
(poursuite) et effacer rapidement les perturbations (régulation) . Le temps de réaction est bien
entendu en relation étroite avec l’inertie propre du processus [11][18].
1 / l s 1 / l s
isd* + Vsd1 isd
s s
- l s l s
K i1
Compensons le pole S par S , ce qui se traduit par la condition
K p1 ls
31
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
Ki1 γ
= (II-21)
K ν2 σls
K p1
Fisd (II-22)
sls
la fonction de transfert en boucle fermée est donnée par :
Fisd 1 ls
Gisd 1 (II-23)
1 Fisd ls 1 K P1
K p1
Nous obtenons une réponse de type 1er ordre de constante de temps Pour un temps de réponse
imposé trep1(5%) , nous obtenons la condition suivante:
31 t rep1(5%)
ls
3 t rep1(5%)
K p1
Donc:
3ls
K p1 (II-24)
t rep1(5%)
3
K i1 (II-25)
t rep1(5%)
Avec :
M2
rs (II-26)
Tr lr
32
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
On remarque que le courant isq à la même dynamique que le courant isd , on trouve alors les même
paramètre que précédemment Vsq1
3ls
K p2 (II-26)
t rep2(5%)
3
K i2 (II-27)
t rep2(5%)
La fonction de transfert en boucle ouvert avec un couple résistant nul est donnée par :
r K p3s K i3
Fr (II-28)
* s(Js f )
K p3s K i3
Gr (II-29)
Js (K p3 f )s K i3
2
33
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
Cette fonction de transfert possède une dynamique de 2eme ordre, dont la forme canonique
1
(II-30)
s 2
2
1
n 2
n
J 1
2 (II-31)
K i3 n
2 K p3 f
(II-32)
n K i3
K p3 2Jn f (II-34)
34
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
Le redresseur est schématisé par la figure (II.11). Il est constitué d’un montage à diodes
parallèle et attaqué par un système de tension triphasé.
V1 2.Veff .sin(res )
2
V2 2.Veff .sin(res ) (II-35)
3
4
V3 2.Veff .sin(res )
3
35
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
Avec :
s 2..fs : Pulsation du réseau.
f s : Fréquence du réseau.
La fonction de transfert de ce filtre est donnée sous forme d’un système du premier
ordre:
36
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
E 1
F(p) (II-36)
Ud (1 .p)
Avec :
τ= RC : Représente la constante du temps du filtre.
Le bon filtrage est réalisé pour τ= 0.01 présente par la figure (II.15).
L’onduleur de tension est un convertisseur qui permet d’obtenir une tension alternative
de fréquence et valeur efficace fixe ou réglable à partir d’une source de tension continue et il
est constitué de cellule de commutation généralement à transistor ou thyristor pour les grandes
puissances. Pour sa commande, on a utilise la commande par modulation de Largeur
d’impulsions (MLI). La structure à trois bras est présentée sur la figure (II.16)
Pour assurer la continuité des courants alternatifs isa, isb, isc les interrupteurs ( T1 et T1' )
Les tensions de sortie de l’onduleur Vao Vbo et Vco sont, par commodité, référencées par
rapport à un point milieu d’un pont diviseur fictif d’entrée o. Pour qu’elles soient identiques à
1/3 période près, il faut commander chaque interrupteur d’un demi-pont avec un retard de 1/3
période sur le précédent.
37
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
L’onduleur est alimenté par une source de tension continue constante d’amplitude E, on
déduit aisément les expression des tensions composés.
U ab Vao Vbo
U bc Vbo Vco (II-37)
U V V
ca co ao
Les tensions simples des phases de la charge issues des tensions composées ont une somme
nulle :
1
Van . U ab U ca
3
1
Vbn . U bc U ab (II-38)
3
1
Vcn . U ca U bc
3
La matrice de connexion [T] de l’onduleur s’écrit:
T1 T1'
[T] T2 T2'
T3 T3'
Les tensions imposées de chaque bras de l’onduleur sont définies par:
Vao T1 T1 E
'
V T T ' (II-39)
bo 2 2 2
Vco T3 T3 0
'
38
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
On a aussi :
Vao Van Vno
Vbo Vbn Vno (II-40)
V V V
co cn no
On peut déduire :
1
Vno . Vao Vbo Vco (II-41)
3
Pour un système de tensions triphasées équilibrées on peut déduire le système d’équations
suivant:
2 1
Van .Vao . Vbo Vco
3 3
2 1
Vbn .Vbo . Vao Vco (II-42)
3 3
2 1
Van 3 .Vco 3 . Vao Vbo
Ce système d’équation peut prendre la forme matricielle suivante:
Van 2 1 1 Vao
V 1 1 2 1 . V (II-43)
bn 3 bo
Vcn 1 1 2 Vco
Le schéma synoptique correspondant à la génération des impulsions par MLI est donné par la
figure (II.17) qui consiste à comparer un signale triangulaire (porteuse) avec un signale
sinusoïdale (modulatrice).
39
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
Ф r = 1wb, T
Tr , 1
Ls
0.0565
0 rs
10
Kp3=1.549 , Ki3=19.3750
40
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
41
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
La figure (II-19) représente les résultats de simulation de l’essai à vide et en charge, cette
figure montre avant l’application de la charge, la vitesse possède une caractéristique presque
linéaire stabilise par la valeur de vitesse de référence. Après l’application de charge
(Cr =10 N.m à t =1.5 s), la courbe présente une chute dans sa valeur puis stabilise à sa valeur
de référence (157 rad/s), le courant statorique suit la variation de la charge. Le couple subit un
pic au premier moment de démarrage, puis atteinte la valeur de couple résistant avant et a prés
l’application de charge. Les composantes du flux rotorique subit une chute au moment de
l’application de la charge puis stabilisent à la valeur désiré.
42
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
II-8 Conclusion
A travers ce chapitre, il nous permis de dire que la commande vectorielle indirecte par
orientation du flux rotorique permet de traiter la machine asynchrone de façon semblable à la
machine à courant continu à excitation séparé.
Les résultats de simulation, nous conduit à dire que la machine asynchrone commandé
par orientation du flux rotorique constitue un véritable variateur électronique de vitesse.
43
Chapitre ІI Commande vectorielle par orientation du flux rotorique
Cependant, le point faible de cette commande réside dans sa faible robustesse vis-à-vis à
des variations paramétriques.
On peut améliorer la robustesse de la commande vectorielle, et grâce à la disponibilité
des interrupteurs à fréquence de commutation élevée permet de l’implantation des régulateurs
par mode de glissement associe à la commande connu au lieu des régulateurs classiques (PI).
44
Chapitre III :
Commande par mode glissant d'ordre
un de la MAS
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
III-1 Introduction
La commande par mode glissant a connu un essor considérable durant les dernières
décennies [19]. Ceci est dû principalement à la propriété de convergence rapide et en temps
fini des erreurs, ainsi, que la grande robustesse par rapport aux erreurs de modélisation et
certains types de perturbations extérieures [20].
Tous ces aspects positifs ne doivent pas néanmoins masquer certains inconvénients.
Les commandes à modes glissants procèdent de manière discontinue, ce qui conduit à exciter
toutes les fréquences du système à contrôler et donc des modes pas forcément pris en compte
dans la modélisation. En second lieu, dans la plupart des cas, les discontinuités de
l’algorithme de contrôle interviennent directement sur l’actionneur. Si cet organe n’est pas
conçu pour ce type de sollicitations, cela risque de conduire à son vieillissement prématuré et
le système sera soumis à chaque instant à une commande élevée afin d’assurer sa convergence
vers l’état désiré.
La première partie présente les concepts de base de la commande par mode glissant
d’ordre un qui se synthétise en deux étapes : on détermine une sortie fictive S(x) appelée
surface de glissement sur laquelle les objectifs des contrôles sont réalisés, ensuite on calcule
la loi de commande afin de ramener la trajectoire des états à cette sortie et de la maintenir sur
cette surface tout le temps jusqu’à l’équilibre [21]. le chapitre IV est consacrée au problème
majeur de la commande par modes glissants; chattering, et les méthodes classiques permettant
d’en réduire les effets.
45
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
Dans les systèmes à structure variable utilisant la commande par mode de glissement,
on peut trouver trois configurations de base pour la synthèse des différentes commandes. La
première correspond à la structure la plus simple où la commutation a lieu au niveau de
l’organe de commande lui-même. On l’appellera, structure par commutation au niveau de
l’organe de commande. La deuxième structure fait intervenir la commutation au niveau d’une
contre-réaction d’état. Enfin, la dernière structure est une structure par commutation au niveau
de l’organe de commande avec ajout de la " commande équivalente ". Dans la suite de cette
thèse, nous retenons la dernière structure.
46
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
Le schéma fonctionnel d’une telle structure est donné par la figure (III-2). C’est la
structure la moins exigeante au niveau de la sollicitation de la commande. Elle a été mise en
œuvre dans la commande des moteurs à courant continu et à aimants permanents, ainsi que
dans la commande des machines à induction [23]. Elle s’appuie sur la commande par contre
réaction d’état classique où le réglage de la dynamique du système est réalisé par les gains de
réglage. La non linéarité provient de la commutation entre les gains, donc la commutation est
créé au niveau de la dynamique du système.
Figure (III-2) Structure de régulation par commutation au niveau de la contre réaction d’état
Une telle structure dont le principe est montré sur la figure (III-2). présente un réel
avantage. Elle permet de pré-positionner l’état futur du système grâce à la commande
équivalente donnée par l’équation ueq qui n’est rien d’autre que la valeur désirée du système
en régime permanent. L’organe de commande est beaucoup moins sollicité, mais on est plus
dépendant des variations paramétriques.
47
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
Le mode glissant existe lorsque les commutations ont lieu continûment entre 𝑈𝑚𝑎𝑥 et
𝑈𝑚𝑖𝑛 Ce phénomène est illustré dans la figure (III-4) pour le cas d'un système de réglage du
deuxième ordre avec les deux grandeurs d'état x1 et x2
On considère d'abord une hystérésis sur la loi de commutation S(x) = 0 (droite en trait
interrompu), les commutations ont lieu sur les droites décalées parallèlement de S . Une
trajectoire avec U Umax touche au point "a" le seuil de basculement inférieur. Si avec
U Umin la trajectoire est orientée vers l'intérieur de la zone de l'hystérésis, elle touche au
48
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
mouvement infiniment petit autour de S(x) = 0 et le vecteur x suit une trajectoire qui respecte
cette condition.
x t f t, x, u (III.1)
T
Où f une fonction continue (en x et t), x x1 , x 2 ,x η R n représente le vecteur des
S S x (III.2)
u x si S x 0
u (III-3)
u x si S x 0
La surface S sépare l’espace d’état en deux régions disjointes S(x)>0 et S(x)< 0 et les
commutations ont pour but de contraindre la trajectoire à suivre cette surface. Si S(x)=0 le
phénomène de glissement devient idéal comme le montre la figure (III.5) [24].
Les trajectoires du système sur la surface S ne sont pas clairement définies puisque le
vecteur de commande u n’est pas défini pour S=0. Filippov a introduit une solution à ce
problème en termes d'inclusion différentielle [19].
49
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
Soit S(x): χ R R une fonction suffisamment différentiable telle que:
S x / S x 0 (III-4)
Une condition nécessaire pour l'établissement d'un régime glissant d’ordre un est que la
surface de glissement S ait un degré relatif égal à 1 par rapport à la commande u [19]. Le
degré relatif d'un système est le nombre minimum de fois qu'il faut dériver la sortie, par
rapport au temps, pour y voir l'entrée (la commande) de manière explicite. La surface de
glissement peut être décrite sous deux formes, soit:
n
S ηiei (III-5)
i 1
Il suffit que le vecteur η1 …..ηn engendre un polynôme de Huruitz pour que le mode
glissant soit asymptotiquement stable (si S tend vers zéro alors l'erreur e et ses (n - 1) dérivées
tendent vers zéro aussi).
Soit sous la forme de "Slotine":
r 1
S x .e x , 0 (III-6)
t
e(x) : est l’écart entre la variable à régler et sa référence : 𝑒 𝑥 = 𝑥 − 𝑥𝑟𝑒𝑓
λ : est une constante positive.
r : est un degré relatif, il représente le nombre de fois qu’il faut dériver la surface pour
faire apparaitre la commande.
Le polynôme caractéristique de cette surface doit avoir des pôles réels négatifs multiples.
Cette surface est la plus pratique parce qu’elle a moins de paramètres de synthèse à régler
[19].
Un système est dit en régime glissant idéal sur S s'il existe un temps fini tc à partir
duquel S(x)=0. Autrement dit, dans le voisinage de la surface les conditions suivantes doivent
50
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
être vérifiées [24]: lim S x 0 et lim S x 0 Cela représente les conditions d'attractivité
s 0 s 0
de S(x).
Ces deux résultats peuvent être écrits de façon simplifiée comme suit :
S x .S x 0 (III-7)
C'est une condition nécessaire de stabilité qui n'est pas suffisante pour assurer une
convergence en un temps fini vers la surface. Pour assurer une convergence de S(x) vers 0 en
un temps fini, une condition plus forte doit être respectée. lim
s0
V x S x .S x 0 (III-9)
S x .signS x (III-10)
V S.S S (III-11)
S t c S 0 t c 0 (III-12)
51
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
x f t, x g t, x .u (III-15)
champ de vecteur généralement non linéaire et non exactement connu, g t, x est une fonction
de commande de dimension (n x m) non exactement connue.
L’existence du régime glissant nous conduit à établir pour tout t t c :
S S
S f t, x g t, x u eq 0 (III-16)
x t
Où 𝑢𝑒𝑞 est la commande équivalente donnée par :
1
S S S
u eq g t, x f t, x (III-17)
x x t
S
La commande équivalente est bien définie si et seulement si g t, x 0 [27]. C'est
x
la condition de transversalité qui constitue une condition nécessaire pour l’existence d’un
régime glissant. Elle signifie que le champ de vecteur g(t, x) ne doit pas être tangent à la
surface S. Plus souvent, la loi de commande par mode glissant à adopter est obtenue par
52
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
l’ajout d'un terme 𝑢𝑔𝑙𝑖𝑠 discontinu, rapide en haute fréquence assurant la convergence vers la
surface de glissement [28].
1
S
u x u eq x n g t, x sign S (III-18)
x
Où ʎn : est une constante positive.
Le régime glissant idéal requiert une commande pouvant commuter à une fréquence
infinie.
Cependant, pour une utilisation pratique, la fréquence de commutation des organes de
commande a une limite finie. Le caractère discontinu de la commande engendre un
comportement dynamique particulier au voisinage de la surface appelé phénomène de
réticence. Celui-ci se caractérise par de fortes oscillations des trajectoires du système autour
de la surface de glissement (figure (III.6)). Ainsi, les commutations trop rapides peuvent
exciter les dynamiques hautes fréquences non modélisées des actionneurs et des capteurs lors
de la synthèse de la loi de commande provoquant leurs usures rapide et induisant des pertes
énergétiques non négligeables surtout au niveau des circuits de puissance électrique. Elles
peuvent aussi dégrader les performances et même conduire à l’instabilité du système [29].
53
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
Les entraînements électriques pour des machines-outils ou des robots qui nécessitent
soit un réglage de la vitesse de rotation, soit un régalage de position, dans ce cas le
comportement dynamique à haute performance à la possibilité de limiter facilement certaines
grandeurs (comme le courant et la vitesse de rotation), sont des avantages incontestables en
faveur du réglage par mode glissant [33].
Il faut mentionner que dans certains domaines tels que: les processus chimiques et
métallurgies, où il y’a des réglages qui font appel à des régulateurs à deux positions, le
procédé par mode glissant peut apporter plusieurs avantages.
Dans cette étude nous contenterons d’appliquer la technique de réglage par mode
glissement à la machine asynchrone et nous établirons les expressions de valeur de commande
en s’appuyant sur le modèle établi au deuxième chapitre .Rappelons que ce modèle a été
calculé par le principe d’orientation du flux rotorique .Ceci a permis de découpler la machine
selon les deux axes d et q et de faire la régulation sur chacun d’eux [34]. La structure cascade
impose un choix de trois surfaces sur les deux axes .La boucle interne permet de contrôler les
courants « ids et iqs » et la boucle externe la vitesse "Ωr" .
54
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
S * (III-19)
La dérivée de la surface est donné par :
dS d* d d
(III-20)
dt dt dt dt
dS
0
dt (III-21)
isq _ n 0
On obtient :
d 1
(Cem Cr f ) 0 (III-22)
dt J
55
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
On trouve :
Lr
i sq _ eq r C r f (III-23)
PM.r
dS d* d d
k.sgn_S (III-24)
dt dt dt dt
d
k.sgn_S (III-25)
dt
Lr
isq _ n k .sgn_S Cr f (III-26)
PM.r
2Lr
i*sq k .sgn_S Cr f (III-27)
PM.r
S *r r (III-28)
dS
0
dt (III-30)
isd _ n 0
56
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
On obtient :
dr 1
(Misd r ) 0 (III-31)
dt Tr
1
i sd _ eq r (III-32)
M
1
isd _ n k .sgn_S r (III-34)
M
2
i*sd k .sgn_S r (III-35)
M
disd 1 M
vsd R t .isd Ls s .isd r (III-38)
dt Ls Lr Tr
57
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
disd* M
vsd _ eq Ls R t .isd Ls s .isd r (III-39)
dt Lr Tr
disq 1 M
vsq R t .isq Ls s .isd r (III-46)
dt Ls Lr
disq* M
vsq _ eq Ls R t .isq Ls s .isd r (III-47)
dt Lr
58
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
disq disq*
k isq .sgn.Sisq (III-49)
dt dt
disq* M
vsq _n Ls R t .isq Ls s .isd r k isq .sgn.Siq (III-50)
dt Lr
disq* M
vsd* k isq .sgn.Sisq 2 Ls R t .isq Ls s .isd r (III-51)
dt Lr
Le choix des gains ( k isd , k isd , k et k )se fera de façon à imposer la valeur désirée à la sortie
du régulateur
59
Chapitre III
60
Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
Nous avons simulé la commande par mode de glissement de la MAS alimenté par un
onduleur à trois niveaux, la machine entraine par une vitesse de 160 rad/s, à l’instant t=1.5s
on applique une charge nominale de Cr=10 N.m
Couple électromagnétique (Nm)
Temps(s) Temps(s)
Courant statorique Isd , Isq (A)
Temps(s) Temps(s)
Figure (III-9) Résultats de simulation de la MAS pour un fonctionnement à vide avec une variation de charge à
l’instant t=1.5s.
61
Chapitre III Commande par mode glissant d'ordre un de la MAS
III-8 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté la commande par mode glissement de la machine
asynchrone. Après la présentation de la théorie de base de cette commande.
Les résultats de simulation nous montrent que les réponses de la vitesse rotoique
obtenues avec le réglage par MG sont plus rapides comparativement à celui par PI. De l’autre
côté le réglage par PI est diminué les ondulations du couple électromagnétique et du flux
rotorique comparativement à celui par MG.
Les résultats de simulation montrent que réglage de la vitesse par mode glissement,
apporte des améliorations remarquables par rapport au régulateur PI classique. Car, les
régulateurs par mode de glissement offrent de bonnes performances statiques et dynamiques
(stabilité, rapidité et précision), c’est à dire un temps de réponse plus court et sans
dépassement, et ils accordent aussi une meilleure poursuite ainsi qu’un rejet quasi-total de la
perturbation.
L’étude comparative qui fait entre les deux commandes montre que la commande
vectorielle est minimisé les ondulations du couple électromagnétique mieux comparativement
avec la commande par mode glissant, dans l’autre coté la commande par mode glissant
éliminé le perturbation mieux comparativement avec la commande vectorielle.
.
62
Chapitre IV :
Commande par mode glissant d'ordre
deux de la MAS
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
IV-1 Introduction
La réticence, ainsi repoussée sur les dérivées d'ordre supérieur, cesse alors de présenter
les inconvénients cités précédemment [37] .
On considère un système non linéaire dont la dynamique est décrite par le système
différentiel suivant:
63
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
x f t, x, u (IV-1)
et
S S t, x (IV-2)
S x X : S(t, x) 0 (IV-3)
IV-2-1 Définition 1
Soit le système différentiel non linéaire Eq. IV-1 et soit S(t,x) la variété de glissement
associée. L’ensemble de glissement d’ordre r par rapport à s(t, x) est défini par [11] :
S x X : S S S
... S(r 1) 0 ou r *
IV-2-2 Définition 2
Supposons que l’ensemble de glissement Sr d’ordre r soit non vide et qu’il définisse
localement un ensemble intégrable au sens de Filippov, alors la dynamique satisfaisant
Eq.IV-2 est appelée mode glissant d’ordre r par rapport à la fonction de glissement S.
La convergence d’un algorithme d’ordre r s’obtient par une convergence en temps fini
sur la surface en forçant les trajectoires du système a être confinées au bout d’un temps fini
dans l’ensemble de glissement S [47].
On trouve dans la littérature deux types de modes glissants d’ordre r idéaux et réels.
64
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
IV-3-1 Définition1
La trajectoire (t, x(t)) ayant pour condition initiale 0, x0 est une trajectoire à modes
glissants idéaux d’ordre r par rapport à la surfaces S = 0 , s’il existe t1 0 tel que : t t1 ,
les égalités suivantes soient vérifiées:
x(t)) S(t,
S(t, x(t)) S(t, x(t)) ... S(r 1) (t, x(t)) 0
La notion de modes glissants idéaux n’a pour but que d’exprimer une solution
théorique, mathématiquement possible mais irréalisable pratiquement (à cause des
imperfections et les limitations physiques des organes de commutation). Elle permet
d’atteindre de façon plus lisse la surface de contrainte. Ceci est généralement lié au
phénomène d’intégration des discontinuités de la commande.
IV-3-2 Définition2
Une commande par modes glissants réels sur S = 0 est dite d’ordre r > 0 par rapport
à une fonction à valeur réelle , tels que 0 ⇒ 0 , si pour n’importe quel
IV-4 Principe
65
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
par:
S = S = S…=
S r-1 = 0 (IV-4)
S S
= 0, 0 (IV-5)
u u
Si S r
= 0,i = 1, 2,……, r -1 , 0 (IV-6)
u u
Le mode glissant idéal d'ordre (r) est lié à la convergence en temps fini de la variable
de glissement et de ses (r-1) dérivées vers zéro; sans retard ou erreur d'estimation de l'état.
Cette notion exprime une solution théorique mais irréalisable pratiquement à cause des
limitations physiques des organes de commutations.
IV-5 Avantages
Le choix d'une telle technique de commande est utilisé par ses multiples avantages dont les
principaux sont résumés dans ce qui suit:
66
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Dans ce qui suit, on va décrire un algorithme de commande par mode glissant d'ordre
deux et ses variantes. Cet algorithme est appelé Twisting.
Le but principal de cette technique est de générer un régime glissant d'ordre deux sur
dS
une surface définit S et la convergence de S = = 0 en un temps fini [41].
dt
La figure (IV.1) montre la trajectoire de convergence du système vers la surface S.
Pour définir les algorithmes de commande par mode glissant d'ordre deux, on considère
le système décrit par l'équation différentielle suivante:
= f t, X, u
X (IV-7)
67
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Afin de générer un régime glissant d'ordre deux sur une surface choisie S, il faut
maintenir S ainsi que sa dérivée S à zéro dans un temps fini S = S = 0 . La dérivée de S est
donnée par:
d dX
S = S t, X = S t, X + S t, X = S t, X + S t, X f t, X, u (IV-8)
dt t X dt t X
Ensuite la dérivée seconde de S est donnée sous forme compacte comme suit:
S = ρ t, X + x t, X v
(IV-9)
Avec:
ρ t, X = t S t, X, u + X S t, X, u f t, X, u
(IV-10)
x t, X = S t, X, u
u
Dans ce cas les algorithmes discontinus sont appliqués à la dérivée par rapport au temps
u , qui devient la nouvelle commande du système considéré et u comme une variable d'état.
L'objectif du contrôle par mode glissant du second ordre est d'amener S ainsi que sa dérivée S ̇
à zéro dans un temps fini, n utilisant la commande u. Afin d'atteindre ce but, les hypothèses
suivantes sont considérées [43].
68
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
admettre des solutions au sens de Filippov sur la variété glissante d’ordre deux S = S = 0 pour
tout t.
Il existe 𝑢1 ∈ (0, 1) telle que pour toute fonction continue u(t) avec |u(t)| > 𝑢1 , il
existe un instant t1 tel que s(t).u(t) > 0 pour tout t > 𝑡1 . Ainsi, la commande u=− sign [S (t0)],
où 𝑡0 est l’instant initial, assure de croiser la surface S = 0 au bout d’un temps fini.
S t, X < s0 alors 0 < Km S t, X K M u U (IV-12)
u
L'ensemble t, X, u : S t, X < s. est appelé région de linéarité à l'intérieur de la région
S t, X, u + S t, X, u f t, X, u < C0 (IV-13)
t X
Les conditions ''3'' et ''4'' impliquent que la dérivée seconde de S est uniformément
bornée dans certain domaine, pour l'entrée considérée. Pour l'existence de la commande
équivalente il faut que x(t,x) soit non nulle. La fonction u eq (t,x) satisfaisant la relation
S=0
peut être considérée comme une loi de commande permettant d'atteindre, en temps fini, la
0 dans le plan de phase
surface S S S,S [37].
commutation de l'amplitude entre deux valeurs. La convergence de cet algorithme est assurée
par une progression géométrique sous forme d'un mouvement en spirale autour de l'origine,
représentée par la figure (IV-2). L'amplitude de ces mouvements est décroissante et la
commutation a lieu chaque fois qu'on change le quadrant. La preuve de ce théorème est
donnée dans l’annexe B.
69
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
est un algorithme de commande par mode glissant d’ordre deux par rapport à S où m m et
M vérifient:
K KM
m > 4. M , M > 4. , K m .M - C0 > K M .m + C0 (IV-15)
s0 s0
70
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
S1 g1 u α
u (IV-18)
S2 g 2 β
P M 1 1 1 σ φ i φ i ω φ i φ i 1 σ ωφ 2 pf C fΩ
2
g1 Ω ref rα sβ rβ sα rα sα rβ sβ r r
J Lr σ TS TR J σM J
2
(IV-19)
1 σ 2
M M 2 2
g2 ref 2 T T isα isβ T σ T σ T 2 φrαisα φ rβisβ σMT 2 φ r ω φ rαisβ φ rβisα
1 1 2M
r
r s r r r
Et
12
11
21 22
Où
P2 M 1 P2 M 1
11 φrβ , 12 φrα
J Lr σLs J Lr σLs
2M 1 2M 1
21 φrα , 22 φrβ
Tr σLs Tr σLs
Sachant que les paramètres de la MAS varient en cours de fonctionnement par rapport à
leurs valeurs nominales, les valeurs de g1 , g 2 et ᴦ dépendent donc des valeurs nominales et
des incertitudes des paramètres. ces différentes variations ont été formalisées de la manière
suivante :
g 2 g 20 g 2
g1 g10 g1 (IV-20)
0 r
avec, g10 g20 et 0 les valeurs nominales connues et, g1 g 2 et r , l’ensemble des
incertitudes dues aux variations paramétriques et aux perturbations. Supposons que ces
incertitudes soient bornées.
La loi de commande u définie a partie des valeurs nominales, g10 g20 et 0 qui sont les
u α 1
g10 v1
u 0 (IV-21)
β g 20 v 2
71
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
La matrice ᴦ0 est inversible V1 et V2. sont les nouvelles commandes. A partir des Eq (IV-
18) à Eq (IV-21), la dynamique des variables de commutation s’écrit
S1 g1
1 10
g 1 0 V
. 0 r .01 1 (IV-22)
S2 g2
0 1
g 20 V
2
Où:
S1 V1
α β (IV-23)
S2 V2
En dérivant les variables de glissement encore une fois, nous obtenons alors:
S1 g1
1 10
g 1 0 V
. 0 r .01 1 (IV-24)
S2 g2
0 1
g 20 V
2
Avec:
gi Ci0 , 0 K mi ri K Mi
72
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
La figure (IV-3) représente le schéma bloc de simulation du réglage par mode glissement d'ordre
deux.
Figure (IV-3) Schéma bloc de la commande par mode glissant d'ordre deux
73
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
74
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Temps(s) Temps(s)
Figure (IV-4) Résultats de simulation de la MAS pour un fonctionnement à vide avec une variation de charge à
l’instant t=1.5s.
75
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Pour avoir une meilleure évaluation des résultats qu’on a obtenu dans cette partie, il est
judicieux d’effectuer une comparaison entre les trois approches de commande ainsi élaborées,
afin de montrer les performances dynamiques et statiques et la robustesse de chacune de ces
commandes.
Cette étape permet de donner une aide pour le choix du type de commande selon le
cahier de charge d’application envisagée. Cette étude nous conduits à prévoir les avantages et
les inconvénients à l’emploi de telle ou telle méthode de contrôle à satisfaire lors d’une mise
en œuvre d’une stratégie de commande, la meilleure sera celle qui répond aux exigences telle
que :
Les figure (IV-5, IV-6, IV-7, IV-8) présente les résultats de simulation lors de la
variation de la vitesse .On remarque que le système répond positivement à ce test, la vitesse
suit rapidement sa nouvelle référence, ce la vent dire que la régulation est robuste .Le couple
subit un pic de transition lors du passage d’un mode à l’autre, puis regagne sa valeur de
référence.
On remarque aussi aucune diminution en module de la composante directe du flux lors
la variation en sur vitesse, puis retourne à sa valeur désiré, La composante quadrature du flux
présente une petite variation en module, Les courbes des courants présentes des pics aux
moments la variation de la vitesse.
76
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Temps(s)
a- vitesse rotorique de la MAS commandé par command vectorielle
La Vitess rotorique (rad/s)
Temps(s)
b- vitesse rotorique de la MAS commandé par command mode glissant d'ordre un
La Vitess rotorique (rad/s)
Temps(s)
c- vitesse rotorique de la MAS commandé par commande mode glissant d'ordre deux
Figure (IV-5) Comparaison au niveau de la régulation de la vitesse (variation de la vitesse)
77
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Temps(s)
a- couple électromagnétique de la MAS commandé par command vectorielle
Le couple electromagnetique (N.m)
Temps(s)
b- couple électromagnétique de la MAS commandé par command mode glissant d'ordre un
Le couple electromagnetique (N.m)
Temps(s)
c- couple électromagnétique de la MAS commandé par command mode glissant d'ordre deux
Figure (IV-6) Comparaison au niveau de la couple électromagnétique (variation de la vitesse)
78
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Temps(s)
a- les courants statoriques de la MAS commandé par command vectorielle
Les courants statoriques (A)
Temps(s)
b- les courants statoriques de la MAS commandé par command mode glissant d'ordre un
Les courants statoriques (A)
Temps(s)
c- les courants statoriques de la MAS commandé par commande mode glissant d'ordre deux
Figure (IV-7) Comparaison au niveau de les courants statoriques (variation de la vitesse)
79
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Temps(s)
a- les flux rotoriques de la MAS commandé par command vectorielle
Les flux rotorique (W)
Temps(s)
b- les flux rotoriques la MAS commandé par command mode glissant d'ordre un
Les flux rotorique (W)
Temps(s)
c- les flux rotoriques de la MAS commandé par commande mode glissant d'ordre deux
Figure (IV-8) Comparaison au niveau de les flux rotoriques (variation de la vitesse)
80
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
La figure (IV-9, IV-10, IV-11, IV-12 ) constitue les courbes pour l’inversion de la
vitesse. On remarque que la vitesse suit sa consigne avec un temps de réponse court. L' allure
du couple électromagnétique et des courants statoriques de chaque méthode de command
présent des pics lors de l’inversion de la vitesse avant de se stabiliser à la valeur désirée.
Au moment de l’inversion de la vitesse en constate une variation négligeable au niveau
les composantes du flux rotoriques, donc en peut dire que le découplage est parfaitement
réalisé.
81
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Temps(s)
a- vitesse rotorique de la MAS commandé par commande vectorielle
La Vitess rotorique (rad/s)
Temps(s)
b- vitesse rotorique de la MAS commandé par commande mode glissant d'ordre un
La Vitess rotorique (rad/s)
Temps(s)
c- vitesse rotorique de la MAS commandé par commande mode glissant d'ordre deux
Figure (IV-9) Comparaison au niveau de la régulation de la vitesse (inversion de la vitesse)
82
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Temps(s)
a- couple électromagnétique de la MAS commandé par commande vectorielle
Le couple electromagnetique (N.m)
Temps(s)
b- couple électromagnétique de la MAS commandé par commande mode glissant d'ordre un
Le couple electromagnetique (N.m)
Temps(s)
c- couple électromagnétique de la MAS commandé par commande mode glissant d'ordre deux
Figure (IV-10) Comparaison au niveau de le couple électromagnétique (inversion de la vitesse)
83
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Temps(s)
a- courants statoriques de la MAS commandé par commande vectorielle
Les courants statoriques(A)
Temps(s)
b- courants statoriques de la MAS commandé par commande mode glissant d'ordre un
Les courants statoriques(A)
Temps(s)
c- courants statoriques de la MAS commandé par commande mode glissant d'ordre deux
Figure (IV-11) Comparaison au niveau des courants statoriques (inversion de la vitesse)
84
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Temps(s)
a- flux rotorique de la MAS commandé par commande vectorielle
Les flux rotoriques(W)
Temps(s)
b- flux rotorique de la MAS commandé par commande mode glissant d'ordre un
Les flux rotoriques(W)
Temps(s)
c- flux rotorique de la MAS commandé par commande mode glissant d'ordre deux
Figure (IV-12) Comparaison au niveau de la régulation de le flux rotorique (inversion de la vitesse)
85
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
Commande vectorielle
Assez bonne dynamique et meilleure stabilité en régime permanent
Basse fréquence d'échantillonnage moins d'ondulations de couple et de courant
Commande par mode glissent d'ordre un:
Performances du régime transitoire et statique et performances de poursuite sont
satisfaisantes,
Performances de la robustesse sont satisfaisantes et le rejet des perturbations est rapide,
Phénomène de chattering est très important,
Commande par mode glissent d'ordre deux:
Performances du régime transitoire et statique et performances de poursuite sont très
satisfaisantes,
Performances de la robustesse et le rejet des perturbations est très rapide,
Phénomène de chattering réduit.
IV-12 Conclusion
86
Chapitre IV Commande par mode glissant d'ordre deux de la MAS
87
Conclusion Générale
Conclusion Générale
CONCLUSION GENERALE
La machine asynchrone est un actionneur électrique d’un grand intérêt industriel à cause
de sa robustesse, son coût d’investissements et de maintenance réduit. Sa structure est
caractérisée par un couplage non linéaire entre le flux magnétique et le couple moteur, ce qui
rend sa commande plus complexe par rapport aux autres types des machines électriques.
Deuxièmement, On conclure d’après dans le chapitre précédent que le réglage par mode
de glissement d'ordre deux présente une meilleure robustesse que celle de la command par
mode de glissement d'ordre un et de la commande vectorielle , en plus des avantages inhérents
à l’utilisateur de la machine asynchrone (robustesse, fiabilité), cette robustesse garante une
bonne insensibilité aux perturbations et aux incertitudes paramétriques.
88
Annexes
Annexes
ANNEXE A
Type Asynchrone 3
Puissance nominale 0.75 Kw
Tension nominale 220 V
Courant nominal 3 A
Fréquence 50 Hz
Vitesse de rotation du rotor 1500 Tr/min
Résistance statorique 10
Résistance rotorique 6.3
Inductance statorique 0.4642 H
Inductance rotorique 0.4612 H
Inductance mutuelle 0.4212 H
Moment d'inertie 0.02 Kg.m2
Frottement visqueux 0.003 m.s-1/rad
Nombre paire de pôle 2
Annexes
ANNEXE B
B.1 La conception d'un régulateur mode glissant de la vitesse
Un système de régulation de la vitesse basé sur un contrôleur de vitesse SMC est représenté
sur la Figure (B.1) La dynamique du système fondamentaux est donnée par l'équation
suivante :
d d F 1 1
Ce Cr J F Ce Cr (B.1)
dt dt J J J
x1 : erreur de vitesse
x1 * (B.2)
x
x 1
2
F 1 (B.4)
x 2 x 2 u
J J
Donc, l'expression espace d'état est :
x 1 0 1 x1 0
x 0 a x b u (B.5)
2 2
F 1
Où a et b
J J
K.Shyu a proposé la conception d'un SMC basé sur l'intégration surface glissant.
Cette méthode est revendiquée pour garantir une robustesse globale au système. la conception
d'un SMC basé sur la méthode donnée est brièvement présentée ci-dessous.
1
On pose Cr
J
alors (B.1) est transféré comme :
a b.C*
(B.6)
e
Où
b.C*
u(t) a e
(B.9)
m(t) a bCe
*
Annexes
Dans (B.11), pour une grande valeur négative de k, le système aura une réponse de
vitesse rapide et le dépassement est grand. D'autre part, si k est une valeur négative plus
petite, le système a une réponse de vitesse plus lente [49].
Bibliographie
BIBLIOGRAPHIE
[8]: J. CHATELAIN, “Machine électriques”, tome I, Edition Dunod 1983, ISBN 2-04-
015620-8
[10]: CH. DJAMEL, “Commande d’une Machine Asynchrone par Logique Floue”, Mémoire
d’ingéniorat de l’université d'eloued, Département d’Electrotechnique, 2014
[16] : M.NAIT-SAID, « Commande par modes glissants d’un moteur asynchrone » Cours de
Majistère.2003, Université de Batna.
[22]: V. I. UTKIN, "Sliding mode control design principles and applications to electric
drives", IEEE Trans. Indus. Electronics., vol. 40, no. 1, pp. 23-36, 1993.
[23] : ZEGHLACHE SAMIR, "Commande non linéaire d’un appareil à vol vertical", thèse
de doctorat, université Mohamed Boudiaf de M'sila, 2014.
[24] : JJ. SLOTINE, W. LI, "Applied nonlinear control", Prentice Hall international, 1991.
[25] : ZHIWEN MA, TRILLION ZHENG, FEI LIN, XIAOJIE YOU, "A new sliding-
mode current controller for field oriented controlled induction motor drives", Industrial
Electronics Society (IECON). 31st Ann. Con. of IEEE Publication, pp. 1341-1346, 2005.
[26] : I. BENDAAS, "Conception d'une commande par mode de glissement floue d'un moteur
à induction", mémoire de magister, université de Batna, 2011.
[29] : B. HECK, "Sliding mode control for singularly perturbed systems", International
Journal of Control, vol. 53, pp. 985-1001, 1991
[30] : M. RODIC AND K. JEZERNIK, "Speed sensorless sliding mode torque control of
induction motor", IEEE Trans. Indus. Electronics., vol. 49, no. 1, pp. 87-95, 2002.
[32]: ACHOUR, « Réglage par mode glissant d'une machine asynchrone ». IEEE Trans.
Indust. Applic. Vol.40, N°.1,pp45-55, 2005.
[40] : M.C. SOSSE ALAOUI, "Commande et observateur par modes glissants d’un système
de pompage et d’un bras manipulateur", thèse de doctorat, université Sidi Mohammed Ben
Abdellah, Fes, 2009.
[44] : A. LEVANT, "Sliding order and sliding accuracy in sliding mode control",
International Journal of Control, vol. 58, no. 6, pp. 1247-1263, 1993.
Mots clés: machine asynchrone, commande robuste, régulateur, mode glissant d’ordre un,
mode glissant d’ordre deux.
Abstract: The main aims in the context of this thesis is the study of the robust control with
state observer of the asynchronous machine. The technique of control used is the sliding mode
order one and two, in order to improve the performance and to remedy the problems of the
uncertainties caused by parametric variations during operation and to ensure the good of static
and dynamic performance of the system. The first structure uses a classical regulator type PI ..
On the other hand, the second and the third structure, based on a variable structure regulator
SMC1 then SMC2. The results of the identification are validated by a Simulink simulation
under MATLAB.
Keywords: asynchronous machine, robust control, regulator, first order sliding mode,
second order sliding mode.
نت اناليتزايُتٜ اٙزاث انحانت فٍٛ ٔ يالحظت تغٛاق ْذِ انًذكزة ْٕ دراست انتحكى انًتٛ سٙ فٙسٛ انٓذف انزئ:ملخص
ٔ تٛزاث انًعايالث أثُاء َشاطٓا ٔضًاٌ َٕعٛجاد حهٕل نًشكم تغٚزاث ٔ إًًٍٛ انٛ ٔيٍ أجم تحس.عهٗ ٔجّ انخصٕص
، ٔانثانثَٙكم انثاٛٓ ان، ٖت أخزٛ يٍ َاح.. PI ٘ذٛكم األٔل َٕع يُظى تقهٛٓستخذو انٚ . ت نهُظاوٛت ٔ انحزكَٕٛكفاءة انسك
ٓا بٕاسطت انًحاكاةٛذ انًعايالث انًتحصم عهٚ ٔنقذ تى انتأكذ يٍ َتائج تحذ.RMG2 ثى يُظىRMG1 عتًذ عهٗ يُظىٚ
.ببزَايج انًاتالب
تَٛ درجت ثاٙ اإلَزالق، ٗ درجت أٔنٙ األسهٕب اإلَزالق،يُظى،ُتٛ انًزاقبت انًت، انًاكُت اناليتزايُت:الكلمات المفتاحية