0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2K vues16 pages

Chapitre 1 Résumé Sur Les Modeles de Propagation - 2 PDF

Transféré par

Abdelmoumene Chabane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2K vues16 pages

Chapitre 1 Résumé Sur Les Modeles de Propagation - 2 PDF

Transféré par

Abdelmoumene Chabane
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre 1 : caractéristiques d’un canal radio

shadowing Reflection Refraction scattering diffraction


Figure 1.1: Phénomènes de radio propagation.

1.1 L’évanouissement (fading)


Lorsqu’un signal électromagnétique se propage dans un environnement donné, le signal peut subir plusieurs
dégradations et atténuations de la puissance à cause des obstacles, distance, trajets multiples, la mobilité et autres. Ces
dégradations vont causer des variations de l’amplitude du signal, du déphasage et de la fréquence qu’on appelle
évanouissement (fading). On distingue deux types d’évanouissements :
1. l’évanouissement à grande échelle (Large-scale fading) causé par le pathloss et le Shadowing
2. l’évanouissement à petite échelle (Small-scale fading) causé par les trajets multiples.
Ces effets limitent le débit binaire et la couverture radio. Ainsi, La réponse impulsionnelle d’un canal radio mobile est
composée de deux composantes [2] :
ℎ̃(𝜏, 𝑡) = 𝑎̃(𝑡) × ℎ(𝜏, 𝑡)
où 𝑎̃(𝑡) est la composante de l’évanouissement large échelle et ℎ(𝜏; 𝑡) est la composante de l’évanouissement petite
échelle.
Le path loss (perte de parcourt) est causé par la dissipation de la puissance rayonnée par l'émetteur ainsi que par les
effets du canal de propagation. Les modèles du path loss supposent généralement que la perte en puissance est la même
à une distance donnée d'émission-réception.

Figure 1.2: illustration d’une variation à grande échelle et d’une variation à petite échelle.

La figure 1.2, illustre le rapport de la puissance reçue à la transmission en dB par rapport à la distance logarithmique pour
les effets combinés de path loss, du Shadowing et des trajets multiples.

Le shadowing (effet de masque) est causé par les obstacles entre l'émetteur et le récepteur qui atténuent la puissance
du signal par l'absorption, la réflexion, la diffusion et la diffraction. Lorsque l'atténuation est très forte, le signal est
bloqué.
La variation due à la perte du path loss se produit sur de très grandes distances (100-1000 mètres). La variation due au
shadowing se produit sur des distances proportionnelles à la longueur de l'objet obstruant (10-100 mètres dans les
environnements extérieurs et moins dans les environnements intérieurs). Puisque les variations dues au path loss et au
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

Shadowing apparaissent sur des distances relativement importantes, cette variation est parfois considérée comme des
évanouissements à grande échelle.
La variation en raison des trajets multiples a un effet constructif et destructeur. Cette variation se produit sur des
distances très courtes, de l'ordre de la longueur d'onde du signal, de sorte que ces variations sont parfois désignées
comme des évanouissements à petite échelle.

1.1.1 Path loss en espace libre


On définit le path-loss linéaire d’un canal comme le rapport entre la puissance transmise sur la puissance reçue :
𝑃𝑡
𝑃𝐿 =
𝑃𝑟
On définit le path loss comme la valeur en dB du path loss linéaire
𝑷𝒕
(𝑷𝑳 )𝒅𝑩 = 𝟏𝟎 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 ( )
𝑷𝒓
Si les antennes ont des gains alors nous avons la relation connue par la loi de Friis
𝟐
𝑷𝒓 √𝑮𝒓 𝑮𝒕 𝝀
=[ ]
𝑷𝒕 𝟒𝝅𝒅
Où : 𝑮𝒕 , 𝑮𝒓 sont les gains des antennes d’émission et de réception, 𝝀 = 𝒄/ 𝒇 est la longueur d’onde, 𝒅 est la distance
4𝜋𝑑 2
séparant les deux antennes d’émission et de réception. On peut introduire le facteur 𝐿𝑓 = ( ) qui représente la perte
𝜆
en espace libre (free-space path loss). On peut exprimer la puissance reçue 𝑃𝑟 en espace libre en dB par :
(𝑷𝒓 )𝒅𝑩 = (𝑷𝒕 )𝒅𝑩 + (𝑮𝒓 )𝒅𝑩 + (𝑮𝒕 )𝒅𝑩 − (𝑳𝒇 )
𝒅𝑩
𝑨𝒗𝒆𝒄 : (𝑳𝒇 ) = [𝟑𝟐. 𝟒𝟒 + 𝟐𝟎 𝒍𝒐𝒈𝟏𝟎 (𝒅) + 𝟐𝟎 𝒍𝒐𝒈𝟏𝟎 (𝐟)]
𝒅𝑩

1.1.2 Path-loss Modèle à deux rayons

Figure 1.3 : Modèle à deux rayons


Le délai de propagation de de modèle est égale au retard entre le rayon LOS et le rayon réfléchi: (𝑥 + 𝑥 ′ − 𝑙) / 𝑐, Avec
une approximation, la puissance reçue du modèle à deux rayons pour la transmission à bande étroite est
𝟐
𝝀 𝟐 √𝑮𝒍 𝑹√𝑮𝒓 𝒆−𝒋𝚫𝝓
𝑷𝒓 = 𝑷𝒕 [ ] [ + ]
𝟒𝝅 𝒍 𝒙 + 𝒙′
√𝑮𝒓 = √𝑮𝒄 𝑮𝒅
√𝑮𝒍 = √𝑮𝒂 𝑮𝒃
Δ𝜙 = 2𝜋(𝑥 + 𝑥 ′ − 𝑙)/𝜆 : est la différence de phase entre les deux composants du signal reçu
R : Coefficient de réflexion terrestre
En utilisant les relations de Pythagore, on aboutit aux calculs suivant sur le trajet direct et le trajet réfléchit :
𝒍 = √𝒅𝟐 + (𝒉𝒕 − 𝒉𝒓 )𝟐
𝒙 + 𝒙′ = √𝒅𝟐 + (𝒉𝒕 + 𝒉𝒓 )𝟐
Lorsque d est très grand devant 𝒉𝒕 et 𝒉𝒓 , on utilise l’approximation de Taylor (√𝟏 + 𝒙 ≈ (𝟏 + 𝒙/𝟐)).
∆𝒍 = 𝒙 + 𝒙′ − 𝒍 = √𝒅𝟐 + (𝒉𝒕 + 𝒉𝒓 )𝟐 − √𝒅𝟐 + (𝒉𝒕 + 𝒉𝒓 )𝟐
(𝒉𝒕 + 𝒉𝒓 )𝟐 − (𝒉𝒕 − 𝒉𝒓 )𝟐 𝒉𝒕 𝒉𝒓
≈ =𝟐
𝟐𝒅 𝒅
La différence de phase correspondante à la différence des deux trajets est proportionnelle à la longueur d’onde

2
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

𝟐𝝅(𝒙 + 𝒙′ − 𝒍) 𝟒𝝅𝒉𝒕 𝒉𝒓
∆𝝓 = ≈
𝝀 𝝀𝒅
Alors la longueur du trajet directe peut être approximée par :
(𝒉𝒕 − 𝒉𝒓 )𝟐 (𝒉𝒕 − 𝒉𝒓 )𝟐
𝒍 = 𝒅√𝟏 + ≈ 𝒅 (𝟏 + )
𝒅𝟐 𝟐𝒅𝟐
Asymptotiquement pour une distance 𝑑 très large, 𝒙 + 𝒙′ ≈ 𝒍 ≈ 𝒅, 𝜽 ≈ 𝟎, 𝑮𝒍 ≈ 𝑮𝒓 et 𝑹 ≈ −𝟏. La puissance
du signal reçu asymptotiquement devient
𝟐 𝟐
𝝀√𝑮𝒍 𝟒𝝅𝒉𝒕 𝒉𝒓 𝟐 √𝑮𝒍 𝒉𝒕 𝒉𝒓
𝑷𝒓 ≈ 𝑷𝒕 [ ] [ ] = 𝑷𝒕 [ ]
𝟒𝝅𝒅 𝝀𝒅 𝒅𝟐
𝑷𝒓 𝐝𝐁𝐦 = 𝑷𝒕 𝐝𝐁𝐦 + 𝟏𝟎 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝑮𝒍 ) + 𝟐𝟎 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒉𝒓 𝒉𝒕 ) − 𝟒𝟎 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒅)

Ainsi, dans la limite de 𝒅 asymptotiquement large, la puissance reçue diminue inversement avec 𝑑 4 et est
indépendamment de la longueur d'onde 𝜆.
Le signal reçu devient indépendant de 𝜆 puisqu'il combine le chemin direct et le signal réfléchi est similaire à l'effet d'un
réseau d'antennes, et les antennes directionnelles ont une puissance reçue qui ne diminue pas nécessairement avec la
fréquence.

Figure 1.4 : Modèle du path-loss en espace libre et à 2 rayons, pour =16cm, ℎ𝑡 = 40 m; ℎ𝑟 = 1,5m

1.1.3 Les modèles empiriques du Path-loss


Un certain nombre de modèles de path loss ont été développés au cours des années pour prédire la perte de chemin
dans des environnements sans fil typiques tels que les grandes macrocellules urbaines, les microcellules urbaines et, plus
récemment, à l'intérieur des bâtiments. Ces modèles sont principalement basés sur des mesures empiriques sur une
distance donnée dans une gamme de fréquences donnée et une zone géographique ou un bâtiment particulier.

a) The Okumura Model


L'un des modèles les plus courants pour la prédiction du signal dans les grandes macrocellules urbaines est le modèle
d'Okumura. Ce modèle est applicable sur des distances de 1-100 km et des plages de fréquences de 150-1500 MHz.
Okumura a utilisé des mesures approfondies de l'atténuation du signal de la station de base à Tokyo pour développer un
ensemble de courbes donnant une atténuation médiane par rapport à l'espace libre de propagation du signal dans un
terrain irrégulier.
𝑷𝑳 (𝒅) 𝒅𝑩 = 𝑳(𝒇𝒄 , 𝒅) + 𝑨𝒎𝒖 (𝒇𝒄 , 𝒅) − 𝑮(𝒉𝒕 ) − 𝑮(𝒉𝒓 ) − 𝑮𝑨𝑹𝑬𝑨
où 𝐿(𝑓𝑐 , 𝑑) est le path loss en espace libre à la distance 𝑑 et la fréquence de portance 𝑓𝑐 , 𝐴𝑚𝑢 (𝑓𝑐 , 𝑑) est l'atténuation
médiane en plus du path loss en espace libre dans tous les environnements, 𝐺(ℎ𝑡 ) est la gain de l'antenne à la station
de base en fonction de la hauteur, 𝐺 (ℎ𝑟 ) est le gain en fonction de la hauteur de l'antenne mobile, et 𝐺𝐴𝑅𝐸𝐴 est le gain

3
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

dû au type d'environnement. Les valeurs de 𝐴𝑚𝑢 (𝑓𝑐 , 𝑑) et 𝐺𝐴𝑅𝐸𝐴 sont obtenues à partir des parcelles empiriques
d'Okumura. Okumura a dérivé des formules empiriques pour 𝐺 (ℎ𝑡 ) et 𝐺 (ℎ𝑟 ) comme :
𝐺(ℎ𝑡 ) = 20 log10 (ℎ𝑡 /200), 30𝑚 < ℎ𝑡 < 1000𝑚
10 log10 (ℎ𝑟 /3) ℎ𝑟 ≤ 3𝑚
𝐺(ℎ𝑟 ) = {
20 log10 (ℎ𝑟 /3) 3𝑚 < ℎ𝑟 < 10𝑚
b) Hata Model
Ce modèle empirique simplifie le calcul du path loss car il s'agit d'une formule en boucle fermée et n'est pas basé sur des
courbes empiriques pour les différents paramètres. La formule standard du path loss empirique dans les zones urbaines
sous le modèle Hata est
𝑷𝑳,𝒖𝒓𝒃𝒂𝒏 (𝒅)𝐝𝐁 = 𝟔𝟗. 𝟓𝟓 + 𝟐𝟔. 𝟏𝟔 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒇𝒄 ) − 𝟏𝟑. 𝟖𝟐 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒉𝒕 ) − 𝒂(𝒉𝒓 ) + (𝟒𝟒. 𝟗 − 𝟔. 𝟓𝟓 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒉𝒕 )) 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒅)
o 𝑓𝑐 : la fréquence porteuse en Mhz
o d : distance en Km
o 𝑎(ℎ𝑟 ) est un facteur de correction, Pour les petites et moyennes villes, ce facteur est donné par
𝒂(𝒉𝒓 ) = (𝟏. 𝟏 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒇𝒄 ) − 𝟎. 𝟕)𝒉𝒓 − (𝟏. 𝟓𝟔 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒇𝒄 ) − 𝟎. 𝟖) 𝐝𝐁
et pour les grandes villes
𝟑. 𝟐(𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝟏𝟏. 𝟕𝟓𝒉𝒓 ))𝟐 − 𝟒. 𝟗𝟕 𝐝𝐁 𝐬𝐢 𝟐𝟎𝟎𝐌𝐇𝐳 ≤ 𝒇𝒄 ≤ 𝟏𝟓𝟎𝟎 𝑴𝑯𝒛
𝒂(𝒉𝒓 ) = {
𝟖. 𝟐𝟗(𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝟏. 𝟓𝟒𝒉𝒓 ))𝟐 − 𝟏. 𝟏 𝐝𝐁 𝐬𝐢 𝟏𝟓𝟎𝐌𝐇𝐳 ≤ 𝒇𝒄 ≤ 𝟐𝟎𝟎 𝑴𝑯𝒛
Les corrections au modèle urbain sont faites pour la propagation suburbaine et rurale, de sorte que ces modèles sont,
respectivement,
𝑷𝑳,𝒔𝒖𝒃𝒖𝒓𝒃𝒂𝒏 (𝒅)𝐝𝐁 = 𝑷𝑳,𝒖𝒓𝒃𝒂𝒏 (𝒅) − 𝟐[𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒇𝒄 /𝟐𝟖)]𝟐 − 𝟓. 𝟒
Et
𝑷𝑳,𝒓𝒖𝒓𝒂𝒍 (𝒅)𝐝𝐁 = 𝑷𝑳,𝒖𝒓𝒃𝒂𝒏 (𝒅) − 𝟒. 𝟕𝟖[𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒇𝒄 )]𝟐 + 𝟏𝟖. 𝟑𝟑 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒇𝒄 ) − 𝑲
où 𝐾 varie de 35,94 (campagne) à 40,94 (désert).

c) COST 231 - Hata Model


Le modèle Hata a été étendu par la coopérative européenne de recherche scientifique et technique (EURO-COST) à 2 GHz
comme suit
𝑷𝑳,𝒖𝒓𝒃𝒂𝒏 (𝒅) 𝐝𝐁 = 𝟒𝟔. 𝟑 + 𝟑𝟑. 𝟗 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒇𝒄 ) − 𝟏𝟑. 𝟖𝟐 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒉𝒕 ) − 𝒂(𝒉𝒓 ) +
(𝟒𝟒. 𝟗 − 𝟔. 𝟓𝟓 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒉𝒕 )) 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 (𝒅) + 𝑪𝑴
où 𝑎(ℎ𝑟 ) est le même facteur de correction qu'avant et CM est de 0 dB pour les villes moyennes et les banlieues, et de 3
dB pour les zones métropolitaines. Ce modèle est appelé extension COST 231 du modèle Hata et est limité aux paramètres
suivants :
1,5 𝐺𝐻𝑧 < 𝑓𝐶 < 2 𝐺𝐻𝑧,
30 𝑚 < ℎ𝑡 < 200 𝑚,
1 𝑚 < ℎ𝑟 < 10 𝑚
1 𝑘𝑚 < 𝑑 < 20 𝑘𝑚.

d) Un modèle empirique plus simple


La complexité de la propagation du signal rend difficile l'obtention d'un modèle unique qui caractérise le path loss avec
précision dans une gamme d'environnements différents. Ainsi, le modèle simplifié suivant du path loss en fonction de la
distance, est couramment utilisé pour la conception des systèmes :

𝒅𝟎 𝜸
𝑷𝒓 = 𝑷𝒕 𝑲 [ ]
𝒅
𝒅
𝑷𝒓 𝐝𝐁𝐦 = 𝑷𝒕 𝐝𝐁𝐦 + 𝑲𝒅𝑩 − 𝟏𝟎𝜸 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 [ ]
𝒅𝟎

Dans cette approximation, 𝑲 est une constante sans unité qui dépend des caractéristiques de l'antenne et de
l'affaiblissement moyen du canal, 𝒅𝟎 est une distance de référence pour le champ lointain de l'antenne, et 𝜸 est
l'exposant du path loss. Les valeurs pour 𝐾, 𝒅𝟎 et 𝜸 peuvent être obtenues pour approcher un modèle analytique ou

4
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

empirique. En particulier, le modèle du path loss en espace libre, le modèle à deux rayons, le modèle Hata et l'extension
COST 231 du modèle Hata sont tous de la même forme que le modèle simplifié. En raison des phénomènes de diffusion
dans le champ proche de l'antenne, le modèle simplifié n'est généralement valable qu'aux distances de transmission >
𝒅𝟎 , où 𝒅𝟎 est généralement supposé être de 1 à 10 m à l'intérieur et de 10 à 100 m à l'extérieur.

Lorsque le modèle simplifié est utilisé pour approximer les mesures empiriques, la valeur de K <1 est parfois réglée sur le
gain en espace libre à la distance d0 en supposant les antennes omnidirectionnelles :
𝝀
𝑲 𝐝𝐁 = 𝟐𝟎 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎
𝟒𝝅𝒅𝟎

La valeur de 𝜸 dépend de l'environnement de propagation: pour la propagation qui suit approximativement un modèle
en espace libre ou à deux rayons 𝛾 est réglé sur 2 ou 4, respectivement. La valeur de 𝛾 pour des environnements plus
complexes peut être obtenue par une erreur carrée moyenne minimale (MMSE) adaptée aux mesures empiriques,
comme illustré dans l'exemple ci-dessous.

environnement Exposant 𝜸
Espace libre 2
zone urbaine macrocellules 3.7-6.5
zone urbaine microcellules 2,7-3,5
Radio cellulaire urbaine avec shadowing 3-5
Dans un bâtiment et LOS 1,6 à 1,8
Obstruction dans le bâtiment 4-6
Obstruction dans les usines 2-3
Maison 3
Tableau 1 : Des valeurs typiques de 𝜸

1.1.4 Le Shadowing

Un signal transmis à travers un canal sans fil connaît typiquement une variation aléatoire due au blocage des objets dans
le trajet du signal, donnant lieu à des variations aléatoires lentes de la puissance reçue à une distance donnée. Le modèle
le plus courant pour cette atténuation supplémentaire est le log-normal Shadowing. Ce modèle a été confirmé
empiriquement pour modéliser avec précision la variation de la puissance reçue dans un environnement de propagation
radio à l'extérieur et à l'intérieur. Dans le modèle log-normal Shadowing, le rapport entre la puissance d'émission et de
réception 𝜓 = 𝑃𝑡 / 𝑃𝑟 est supposé aléatoire avec une distribution log-normale donnée par
𝟐
𝝃 (𝟏𝟎 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 𝝍 − 𝝁𝝍𝒅𝑩 )
𝒑(𝝍) = 𝐞𝐱𝐩 [− ], 𝝍>𝟎
√𝟐𝝅𝝈𝝍𝒅𝑩 𝟐𝝈𝟐𝝍𝒅𝑩

où 𝜉 = 10/ ln1 0, 𝜇𝜓𝑑𝐵 est la moyenne en dB de 𝜓𝑑𝐵 = 10 log10 𝜓 et 𝜎𝜓𝑑𝐵 est l’écart type en dB de 𝜓𝑑𝐵 .

La moyenne peut être basée sur un modèle analytique ou des mesures empiriques. Pour les mesures empiriques 𝜓𝑑𝐵 est
égale au path-loss. Dans les modèles analytiques, 𝜓𝑑𝐵 doit incorporer à la fois le path-loss ainsi que l'atténuation
moyenne du blocage. Si 𝜓 est une variable log-normale alors la puissance reçue et le SNR reçu sont aussi de loi log-
normale. La moyenne de 𝜓 (moyenne linéaire ) peut obtenue par :

𝜇𝜓𝑑𝐵 𝜎𝜓2𝑑𝐵
𝜇𝜓 = 𝐸[𝜓] = exp [ + ]
𝜉 2𝜉 2

1.1.5 Modèle combiné du path loss et Shadowing

Le modèle combiné du path-loss et du Shadowing est donné par :


𝒅
𝑷𝒓 𝐝𝐁𝐦 = 𝑷𝒕 𝐝𝐁𝐦 + 𝑲𝒅𝑩 − 𝟏𝟎𝜸 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 [ ] − 𝝍𝝈𝒅𝑩
𝒅𝟎
𝝍𝝈𝒅𝑩 = 𝟏𝟎 𝐥𝐨𝐠 𝟏𝟎 𝒙 , ou 𝒙 variable aléatoire gaussienne de variance 𝝈𝟐

5
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

-30
Path Loss
-40 Path loss+Shadowing

-50

-60

P /P (dB)
-70

t
-80
r
-90

-100

-110

-120
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000
distance (d)

Figure 1.5 : Exemple d’un modèle combiné path loss et shadowing avec γ = 2, σ = 3, d0 = 100.

L’effet du shadowing est une couverture non uniforme et la nécessité d’avoir une puissance d’émission plus importante

1.1.6 Evanouissement des trajets multiples


Les trajets multiples sont causés principalement par les réflexions du signal transmis sur les différents obstacles. Les
bâtiments et autres structures artificielles, les collines et les feuilles des arbres sont des exemples de diffuseurs potentiels.
En bande de base le signal à transmettre peut s’écrire ainsi :

𝑢(𝑡) = ∑ 𝑎𝑘 ℎ𝑒 (𝑡 − 𝑘𝑇𝑠 )
𝑘=−∞
Où 𝑎𝑘 sont les symboles à transmettre (BPSK, QAM, ….), ℎ𝑒 est le filtre d’émission. Le signal reçu en bande de base
𝑟𝐵𝐵 (𝑡) est donné par :
𝒓𝑩𝑩 (𝒕) = 𝒖(𝒕)
⏟ ∗ 𝒉(𝒕) ⏟ + 𝒃(𝒕) ⏟
𝒔𝒊𝒈𝒏𝒂𝒍 𝒍𝒆 𝒄𝒂𝒏𝒂𝒍 𝒃𝒓𝒖𝒊𝒕
𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒎𝒊𝒔
En bande transposée le signal à transmettre est :
⏟ {𝑢(𝑡)𝑒 𝑗2𝜋𝑓𝑐 𝑡 }
𝑠(𝑡) = 𝓡𝒆
𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒆
𝒓é𝒆𝒍𝒍𝒆
Le signal reçu en bande transposée est :
𝒓𝑩𝑻 (𝒕) = 𝒔(𝒕) ∗ 𝒉𝑩𝑻 (𝒕) + 𝒃(𝒕)
= 𝓡𝒆{(𝒖(𝒕) ∗ 𝒉(𝒕))𝒆𝒋𝟐𝝅𝒇𝒄𝒕 } + 𝒃(𝒕)
Le décalage Doppler
Lorsque l’émetteur ou le récepteur se déplace avec une vitesse 𝑣, un décalage de la fréquence porteuse se produit 𝑓𝑐 ↝
𝑓𝑐 + f⏟D
𝒇𝒓é𝒒
𝑫𝒐𝒑𝒑𝒍𝒆𝒓

Figure 1.6: illustration de l’effet Doppler

6
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

Le décalage Doppler résulte du fait que le mouvement de l'émetteur ou du récepteur sur un court intervalle de temps
∆t provoque un léger changement de distance ∆𝑑 = 𝑣∆𝑡 𝑐𝑜𝑠 𝜃 que le signal transmis doit acheminer vers le
récepteur. Le changement de phase dû à cette différence de longueur de trajet est ∆𝜙 = 2𝜋𝑣∆𝑡 𝑐𝑜𝑠 𝜃 / 𝜆
𝟏 ∆𝝓 𝒗
𝒇𝑫 = = 𝒇𝒄 𝐜𝐨𝐬(𝜽)
𝟐𝝅 ∆𝒕 𝒄
Le canal varie lorsque le mobile se déplace sur une distance de l'ordre de la longueur d'onde. C'est environ 0,3 m pour
900 Mhz en système cellulaire. Pour les vitesses véhiculaires, cela se traduit par une variation de canal de l'ordre de 100
Hz. L’effet Doppler peut s’interpréter dans le domaine temporel par la non-stationnarité du canal radio. Avec une mobilité
le canal est dit variant dans le temps.

Supposons qu’on est en présence d’une transmission LOS et un retard de propagation et une atténuation, le signal reçu
alors devient :
)(𝑡−𝜏(𝑡))+𝜙)
𝑟(𝑡) = ℛ𝑒 {(𝑢(𝑡 − 𝜏(𝑡))𝛼(𝑡)𝑒 𝑗2𝜋((𝑓𝑐 +𝑓𝐷 } + 𝑏(𝑡)

𝑏𝑟𝑢𝑖𝑡

Retard de Atténuation
propagation Pathloss+Shadwing Fréq Doppler

Dans le cas de la présence de L+1 trajets multiples


𝐿
)(𝑡−𝜏𝑛 (𝑡))+𝜙𝐷𝑛 )
𝑟(𝑡) = ℛ𝑒 {∑ 𝑢(𝑡 − 𝜏𝑛 (𝑡))𝛼𝑛 (𝑡)𝑒 𝑗((2𝜋𝑓𝑐 } + 𝑏(𝑡)

𝑛=0 𝑏𝑟𝑢𝑖𝑡
𝑁

𝑟(𝑡) = ℛ𝑒 {𝑒 𝑗2𝜋𝑓𝑐 𝑡 ∑ 𝑢(𝑡 − 𝜏𝑛 (𝑡))𝛼𝑛 (𝑡)𝑒 −𝑗𝜙𝑛 (𝑡) } + 𝑏(𝑡)


𝑛=0
Si chaque composant à trajets multiples correspond à un seul réflecteur, son amplitude 𝛼𝑛 (𝑡) correspondante est basée
sur le path loss, le shadowing associés à ce composant à trajets multiples, son changement de phase associé au retard
𝜏𝑛 (𝑡) est 𝑒 −𝑗2𝜋𝑓𝑐 𝜏𝑛 (𝑡), et son décalage Doppler 𝑓𝐷𝑛 (𝑡) = 𝑣 𝑐𝑜𝑠 𝜃𝑛 (𝑡)/𝜆 où 𝜃𝑛 (𝑡) est l’angle d'arrivée. Ce décalage de
fréquence Doppler conduit à un déphasage Doppler de 𝜙𝐷𝑛 = ∫𝑡 2𝜋𝑓𝐷𝑛 (𝑡) 𝑑𝑡. L’expression est simplifiée en prenant
𝜙𝑛 (𝑡) = 2𝜋𝑓𝑐 𝜏𝑛 (𝑡) − 𝜙𝐷𝑛 . Le canal variant dans le temps est donc donné par :
𝐿

ℎ(𝜏, 𝑡) = ∑ 𝛼𝑛 (𝑡)𝑒 −𝑗𝜙𝑛 (𝑡) 𝛿(𝜏 − 𝜏𝑛 (𝑡))


𝑛=0
où ℎ(𝜏, 𝑡) représente la réponse passe-bas équivalente du canal à l’instant 𝑡 à une impulsion au temps 𝑡 – 𝜏.

où 𝛼ℓ (𝑡), 𝑓𝑑,ℓ , 𝜙ℓ (𝑡) et 𝜏ℓ (𝑡) sont respectivement le facteur d’atténuation, la fréquence Doppler, le déphasage et le
retard de propagation du ℓieme trajet reçu à l’instant 𝑡. Le paramètre 𝐿 est le nombre de trajets tandis que 𝛿(⋅) est la
fonction Dirac avec :
1, 𝑠𝑖𝜏 = 𝜏ℓ (𝑡)
𝛿(𝜏 − 𝜏ℓ (𝑡)) = {
0 𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠
Le trajet 𝑛 = 0 avec le retard 𝜏0 est considéré comme le trajet LOS. Notez que ℎ (𝜏, 𝑡) a deux paramètres temporels :

7
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

 Le temps 𝑡 qui est l’instant où la réponse impulsionnelle est observée au récepteur,


 Le temps 𝑡 − 𝜏 lorsque l'impulsion est lancée dans le canal par rapport au temps d'observation t.

Si à l'instant 𝑡 il n'y a pas de réflecteur physique dans le canal avec un retard de propagation par trajets multiples
𝜏𝑛 (𝑡) = 𝜏 alors ℎ(𝜏, 𝑡) = 0.

Figure 1.7 : Réponse impulsionnelle du canal variant dans le temps.

La réponse en fréquence 𝐻(𝑓, 𝑡) variable dans le temps caractérise le canal dans l’espace fréquence-temps et
elle est donnée par l’expression suivante :

𝐿−1
+∞
𝐻(𝑓; 𝑡) = ∫ ℎ(𝜏, 𝑡)𝑒 −𝑗2𝜋𝑓 𝜏 𝑑𝜏 = ∑ 𝛼ℓ 𝑒 2𝜋𝑗(𝑓𝑑,ℓ 𝑡−𝑓𝜏ℓ (𝑡))+𝑗𝜙ℓ (𝑡)
−∞ ℓ=0

Exemple : Réponse impulsionnelle d’un canal à deux instants 𝒕𝟏 et 𝒕𝟐 ;

ℎ(𝜏, 𝑡1 ) ℎ(𝜏, 𝑡2 )

Système à l’instant 𝑡1 Système à l’instant 𝑡2


Figure 1.8 : exemple d’un canal variable dans le temps

ℎ(𝜏, 𝑡1 ) = ∑ 𝛼𝑛 𝑒 −𝑗𝜙𝑛 𝛿(𝜏 − 𝜏𝑛 )


𝑛=0

ℎ(𝜏, 𝑡2 ) = ∑ 𝛼𝑛 𝑒 −𝑗𝜙𝑛 𝛿(𝜏 − 𝜏𝑛 )


𝑛=0

8
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

Temps de cohérence 𝑻𝒄

Le temps de cohérence 𝑇𝑐 est donné par l’inverse de la fréquence Doppler,

𝑇𝑐 = 1/𝑓𝐷

Il mesure l'intervalle de temps pendant lequel la réponse du canal changera très peu. Par exemple, un signal qui est
transmis à deux instants différents, séparés dans le temps d'une quantité inférieure à 𝑇𝑐 sera affecté de la même manière
par le canal. Donc, si le signal qui est transmis dans le premier instant est fortement atténué par le canal, le signal transmis
dans le second instant sera également fortement atténué. D'autre part, si l'intervalle de temps entre les transmissions
de signaux est très supérieur au temps de cohérence 𝑇𝑐 , le canal affectera probablement les deux transmissions de signal
différemment.

L’étalement des retards 𝑻𝒎

On définit l’étalement des retards (delay spread) par 𝑇𝑚 = max|𝜏𝑛 − 𝜏0 |, dans un canal variant dans le temps, 𝑇𝑚 est
une variable aléatoire.

Bande de cohérence 𝑩𝒄

La bande de cohérence est donnée par 𝐵𝑐 ≈ 1/𝑇𝑚 . Ce paramètre fournit une mesure de la bande passante sur laquelle
les composantes de fréquence du signal transmis seront affectées de manière similaire par le canal. Toutes les
composantes de fréquence d'un signal transmis qui tombent dans la bande de cohérence 𝐵𝑐 subissent le même
évanouissement.

Si le signal transmis à une bande passante 𝐵𝑠 < 𝐵𝑐 , le canal est appelé non sélectif en fréquence. D'autre part, si le bande
passante du signal transmis 𝐵𝑠 > 𝐵𝑐 , le canal est dit sélectif en fréquence, les fréquences du signal séparées par une
durée supérieure à 𝐵𝑐 seront affectées différemment par le canal.

Le facteur d'étalement du canal.

Le produit 𝑇𝑚 𝑓𝑑 est généralement appelé le canal facteur d'étalement. Si 𝑇𝑚 𝑓𝑑 < 1, le canal est appelé underspread et
si 𝑇𝑚 𝑓𝑑 > 1, le canal est dit overspread. Le facteur d'étalement fournit généralement une indication sur la démodulation
cohérente ou non de la phase qui est possible au niveau du récepteur. En général, si le canal est recouvert, soit par une
grande propagation par trajets multiples, soit par un grand écart Doppler ou les deux, l'estimation de la phase porteuse
est extrêmement différente en raison des variations rapides du temps (𝑇𝑐 ≪ 𝑇𝑚 ) dans le canal. l'intervalle de temps 𝑇𝑚 .
D'autre part, si le canal est sous-étalé, la variation canal-temps est lente par rapport à l'étalement par trajets multiples
(𝑇𝑐 ≫ 𝑇𝑚 ) et, par conséquent, la phase de carie du signal reçu peut être estimée avec une bonne précision.
Heureusement, la plupart des canaux de variation de temps physiques rencontrés dans la pratique sont peu répandus.

Fonction d’autocorrélation

Reprenons l’équation de la réponse du canal radio mobile


𝐿−1
(𝑡))
ℎ(𝜏; 𝑡) = ∑ 𝛼ℓ (𝑡)𝑒 𝑗(2𝜋𝑓𝑑,ℓ 𝑡+𝜙ℓ 𝛿(𝜏 − 𝜏ℓ (𝑡))
ℓ=0

où 𝛼ℓ (𝑡), 𝑓𝑑,ℓ , 𝜙ℓ (𝑡) et 𝜏ℓ (𝑡) sont respectivement le facteur d’atténuation, la fréquence Doppler, le déphasage et le
retard de propagation du ℓieme trajet reçu à l’instant 𝑡. Le paramètre 𝐿 est le nombre de trajets tandis que 𝛿(⋅) est la
fonction Dirac avec :
1, 𝑠𝑖𝜏 = 𝜏ℓ (𝑡)
𝛿(𝜏 − 𝜏ℓ (𝑡)) = {
0 𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠
On suppose que le canal ℎ(𝜏, 𝑡) est stationnaire au sens large, ceci permet de dire que la Fonction d’auto-corrélation ne
dépend plus de t mais de ∆𝑡

𝐴ℎ (𝜏2 , 𝜏1 ; Δ𝑡) == 𝐸 [ℎ∗ (𝜏1 ; 𝑡)ℎ(𝜏2 ; 𝑡 + Δ𝑡)]

9
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

Pour un trajet donné avec le retard 𝜏, la fonction 𝐴ℎ (𝜏; ∆𝑡) mesure la corrélation existante entre deux valeurs du canal
espacées temporellement de ∆𝑡. On note que pour ∆𝑡 = 0, on a : 𝐴ℎ (𝜏) = 𝐴ℎ (𝜏; 0) qui représente la puissance en
sortie du canal en fonction du retard 𝜏. On appelle aussi cette puissance : le profil puissance-retard (PDP : power-delay
profile).

𝑨𝒉 (𝝉)

Figure 1.11 : fonction d’autocorrélation

La fonction PDP est généralement modélisée par une loi exponentielle ou une loi uniforme. La dispersion des retards
est évaluée par l’écart-type du PDP notée 𝜎𝑅𝑀𝑆 et qui est donnée par :

𝐴ℎ (𝜏)
𝑝ℎ (𝜏) = +∞
∫−∞ 𝐴ℎ (𝜏)𝑑𝜏

La fonction PDP est généralement modélisée par une loi exponentielle ou une loi uniforme. La dispersion des retards
est évaluée par l’écart-type du PDP notée 𝜎𝜏2 et qui est donnée par
̅̅̅̅̅̅
𝜎𝜏2 = (𝜏 2 ) + ( 𝜏̅)2

où 𝜏̅ représente le retard moyen défini par :

∑𝑘 𝑃(𝜏𝑘 )𝜏𝑘
𝜏̅ =
∑𝑘 𝑃(𝜏𝑘 )

̅̅̅̅̅̅
(𝜏 2 ) est donné par

∑𝑘 𝑃(𝜏𝑘 )𝜏𝑘2
̅̅̅̅̅̅
(𝜏 2) =
∑𝑘 𝑃(𝜏𝑘 )

Le modèle statistique de Rayleigh est le modèle le plus utilisé pour modéliser l'amplitude du signal reçu. Pour concevoir
une liaison de données qui fournira aux utilisateurs un service de haute qualité, il faut tenir compte des évanouissements
macroscopiques et microscopiques. Le modèle statistique nous donnera également un cadre pour définir un écart de
retard quadratique moyen (RMS) que nous utiliserons pour obtenir une estimation quantitative de la bande passante de
cohérence, c'est-à-dire la bande passante sur laquelle la perte reste approximativement constante.

Le mouvement du récepteur produit un pathloss variable dans le temps. Le temps de cohérence, défini comme le temps
pendant lequel la perte de trajectoire reste approximativement constante. Nous utiliserons le temps de cohérence
comme limite entre les évanouissements "lents", dans lesquels le pathloss reste pratiquement constante pendant le
temps nécessaire pour recevoir une seule impulsion, et l'évanouissement "rapide", dans lequel le pathloss change.

1.1.7 Canal à bande étroite

Considérons 𝐵𝑠 est la bande du signal à transmettre, le canal est dit à bande étroite dans le cas où 𝑇𝑚 est très petit
devant 1/𝐵𝑠 :

𝑻𝒎 ≪ 𝟏/𝑩𝒔

Ou encore

10
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

𝑩𝒄 ≫ 𝑩𝒔

Dans un système discret 𝐵𝑠 ≈ 1/𝑇𝑠 où 𝑇𝑠 est la période symbole. Lorsque le système transmet à faible débit la période
symbole est trop grande devant les retards des trajets multiples (𝑇𝑠 ≫ 𝑇𝑚 ). Dans ce cas 𝑢(𝑡 − 𝜏𝑛 (𝑡)) ≈ 𝑢(𝑡) et le signal
reçu s’écrit :
𝑁

𝑟(𝑡) = ℛ𝑒 {𝑒 𝑗2𝜋𝑓𝑐 𝑡
∑ 𝑢(𝑡 − 𝜏𝑛 (𝑡))𝛼𝑛 (𝑡)𝑒 −𝑗𝜙𝑛 (𝑡) } + 𝑏(𝑡)
𝑛=0

= ℛ𝑒 {𝑒 𝑗2𝜋𝑓𝑐 𝑡 ∑ 𝑢(𝑡)𝛼𝑛 (𝑡)𝑒 −𝑗𝜙𝑛 (𝑡) } + 𝑏(𝑡)


𝑛=0

𝑗2𝜋𝑓𝑐 𝑡
= ℛ𝑒{𝑒 𝑢(𝑡)𝛽(𝑡)} + 𝑏(𝑡)

Le canal est considéré constant (plat) non sélectif en fréquence et dépend d’un facteur 𝛽(𝑡) variable avec le temps.

Le modèle équivalent est donné par :

Bruit 𝒃(𝒕)

Entrée Sortie

𝒖(𝒕)

pathloss shadowing Fading


𝜷(𝒕)
Pour modéliser le coefficient 𝛽(𝑡) plusieurs lois de probabilités peuvent être utilisées :

 Loi de Rayleigh
 Loi de Rice
 Loi de Nakagami
 Loi log-normal

Dans le cas où le temps de cohérence 𝑇𝑐 du canal est beaucoup plus grand que la durée du signal 𝑇𝑠 (c'est-à-dire, 𝑇𝑐 ≫
𝑇𝑠 ), alors la caractéristique de canal 𝛽(𝑡) peut être traitée comme une constante sur la durée de signal 𝑇𝑠 et peut être
exprimée comme
(𝑡)
𝛽(𝑡) = 𝛼 (𝑡)𝑒 −𝑗𝜙 ≈ 𝛼𝑒 −𝑗𝜙

Nous appelons un tel canal comme un canal à évanouissement lent, et non sélectif en fréquence.

Fonction d’autocorrélation temporelle

La fonction d’autocorrélation temporelle d’un canal à bande étroite est donnée par :

𝐴𝛽 (𝑡, 𝑡 + Δ𝑡) = 𝐸{𝛽(𝑡)𝛽 ∗ (𝑡 + Δ𝑡)}

1.1.8 Canal à bande large

Le canal est dit à bande large dans le cas où la durée symbole 𝑇𝑠 est courte devant l’étalement 𝑇𝑚 (le maximum des
retards). C’est le cas observé dans les transmissions haut débit. Le signal reçu devient d’une durée 𝑇𝑠 + 𝑇𝑚 .

𝑻𝒎 ≫ 𝟏/𝑩𝒔 ≈ 𝑇𝑠

Ou encore

𝑩𝒄 ≪ 𝑩𝒔

11
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

Lorsque le système transmet en haut débit, la période symbole est trop courte devant les retards des trajets multiples
(𝑇𝑠 ≪ 𝑇𝑚 ), des interférences IES se produisent au récepteur. Le canal est dit sélectif en fréquence car la bande du signal
devient plus grand que la bande de cohérence (𝐵𝑠 > 𝐵𝑐 ).

Reprenons l’équation de la réponse du canal radio mobile


𝐿−1

ℎ(𝜏; 𝑡) = ∑ 𝛼ℓ (𝑡)𝑒 −𝑗𝜙𝑛 (𝑡) 𝛿(𝜏 − 𝜏ℓ (𝑡))


ℓ=0

Dans le cas où il n’y a pas de donc mobilité un décalage Doppler faible, le canal est dit statique ou non sélectif en temps,
et il devient stationnaire.
𝐿−1

ℎ(𝜏) = ∑ 𝛼ℓ 𝑒 −𝑗𝜙𝑛 𝛿(𝜏 − 𝜏ℓ )


ℓ=0

La réponse en fréquence est donnée par la relation suivante

𝐻(𝑓) = ∑ 𝛼ℓ 𝑒 −𝑗𝜙𝑛 𝑒 _𝑗2𝜋𝑓𝜏ℓ


Figure : Réponse en fréquence d’un canal sélectif en fréquence

En large bande le canal est sélectif en fréquence, des variations fréquentielles du canal vont causer des distorsions sur le
signal transmis. Le canal peut aussi être à la fois sélectif en fréquence et non stationnaire à cause de la mobilité. Ce canal
se manifeste dans les réseaux mobiles hauts débit tel que la 4G (LTE).

La fonction d’autocorrélation temporelle du canal supposé stationnaire au sens large.

𝐴ℎ (𝜏2 , 𝜏1 ; Δ𝑡) == 𝐸 [ℎ∗ (𝜏1 ; 𝑡)ℎ(𝜏2 ; 𝑡 + Δ𝑡)]

On suppose que les trajets sont non corrélés pour des retards différents, alors :

12
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

𝐴ℎ (𝜏; Δ𝑡) = 𝐴𝑐 (𝜏1 , Δ𝑡)𝛿(𝜏2 − 𝜏1 )

𝐴ℎ (𝜏; Δ𝑡) est la puissance moyenne associée au canal en fonction des retards et du temps Δ𝑡. On suppose que
|𝜏1 − 𝜏2 | > 1/𝐵𝑠 ≈ 𝑇𝑠 . Dans le cas où Δ𝑡 = 0, alors 𝐴ℎ (𝜏; Δ𝑡 = 0) = 𝐴ℎ (𝜏) qui est la fonction PDP. Généralement on
suppose que 𝐴ℎ (𝜏) ≈ 0, pour 𝜏 > 3 × (𝜏 ̅̅̅̅̅̅
2 ).

La fonction diffusion 𝑆𝑐 (𝜏, 𝜈) est la transformée de Fourier de 𝐴ℎ (𝜏; Δ𝑡) par rapport à Δ𝑡.
+∞
𝑆𝑐 (𝜏, 𝜈) = ∫ 𝐴ℎ (𝜏; Δ𝑡)𝑒 −𝑗2𝜋𝜈Δ𝑡 dΔ𝑡
−∞

𝜈 est la variable sur la fréquence Doppler. La fonction d’autocorrélaiton fréquentielle est calculée à partir de la réponse
fréquence- temps du canal 𝐻(𝑓, 𝑡), avec :

𝐴𝐻 (𝑓2 , 𝑓1 ; Δ𝑡) = 𝐸 [𝐻 ∗ (𝑓1 ; 𝑡)𝐻(𝑓2 ; 𝑡 + Δ𝑡)] = 𝐴𝐻 (Δ𝑓; Δ𝑡)

Avec Δ 𝑓 = 𝑓2 − 𝑓1 et on pose 𝐴𝐻 (Δ𝑓; Δ𝑡 = 0) = 𝐴𝐻 (Δ𝑓)

𝐴𝐻 (Δ𝑓) est aussi la transformée de Fourier de 𝐴ℎ (𝜏), cette fonction quantifie la corrélation du canal dans le domaine
fréquentielle au même instant (Δ𝑡 = 0). La fonction 𝐴𝐻 (Δ𝑓) ≈ 0 pour Δ𝑓 > 𝐵𝑐 . Dans ou le 𝐴ℎ (𝜏) suit un modèle
exponentielle alors :
+∞
1
𝐴𝐻 (Δ𝑓) = 𝑇𝐹{𝐴ℎ (𝜏) } = ∫ 𝐴ℎ (𝜏)𝑒 −𝑗2𝜋Δ𝑓𝜏 𝑑𝜏 =
1 + 𝑗2𝜋Δ𝑓 𝜏𝑚
−∞

𝐴𝐻 (Δ𝑓) 𝐴ℎ (τ)

Lorsque la bande du signal 𝐵𝑠 ≪ 𝐵𝑐 la bande du canal en fréquence est fortement corrélé, et le canal est plat ou non
sélectif en fréquence. Dans le cas contraire (𝐵𝑠 ≫ 𝐵𝑐 ) ; les corrélations en fréquence du canal sont de plus en plus faibles
et le canal est dit sélectif en fréquence. La fonction 𝐴𝐻 (Δ𝑓; Δ𝑡) pour Δ𝑓 = 0 est notée 𝐴𝐻 (Δ𝑡) quantifie les variations
temporelles du canal. Selon le modèle de Jakes elle est donnée par [11] :

𝐴𝐻 (∆𝑡) = 𝑱𝟎 (2𝜋 𝑓𝑑 ∆𝑡)

Où 𝐽0 représente une fonction de Bessel d’ordre 0. Selon [12], la fonction d’autocorrélation 𝐴𝐻 (∆𝑓; ∆𝑡), peut être
séparée en un produit des deux fonctions 𝐴𝐻 (∆𝑡) et 𝐴𝐻 (∆𝑓). La fonction 𝐴𝐻 (∆𝑓) dépend de l’étalement des trajets
multiples, et 𝐴𝐻 (∆𝑡) dépend de la mobilité, autrement dit de la fréquence Doppler 𝑓𝑑 . Ceci permettra de simplifier les
choses surtout lors de l’étape de l’estimation et de l’égalisation du canal dont les systèmes de réception ont besoin. Donc
la fonction d’autocorrélation 𝐴𝐻 (∆𝑓; ∆𝑡), peut s’écrire telle que :
𝐽0 (2𝜋 𝑓𝑑 Δ𝑡)
𝐴𝐻 (Δ𝑓; Δ𝑡) = 𝐴𝐻 (Δ𝑡) ⋅ 𝐴𝐻 (Δ𝑓) =
1 + 𝑗2𝜋Δ𝑓𝜏𝑚

avec 𝐴𝐻 (Δ𝑡 = 0) = 𝐴𝐻 (Δ𝑓 = 0) = 1.

13
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

En utilisant l’équation (21) et en appliquant une transformée de Fourier pour Δ𝑓 = 0, la fonction densité spectre
Doppler 𝐴 𝑇 (Δ𝑓; 𝜈) devient :
+∞
𝑆ℎ (Δ𝑓 = 0; 𝜈) = 𝑆ℎ (𝜈) = ∫ 𝐴𝐻 (Δ𝑡)𝑒 −𝑗2𝜋𝜈Δ𝑡 dΔ𝑡
−∞
+∞
=∫ 𝑱𝟎 (2𝜋 𝑓𝑑 ∆𝑡)𝑒 −𝑗2𝜋𝜈Δ𝑡 dΔ𝑡
−∞

1 1
pour |𝜈| ≤ 𝑓𝑑
= {𝜋𝑓𝑑 √1 − (𝜈/𝑓𝑑 )2
0 sinon
(𝑓𝒅 = 90 Hz).
𝐴𝐻 (Δ𝑡)

𝑆ℎ (𝜈)

La fonction d’autocorrélations 𝐴𝐻 (Δ𝑡) et la fonction densité spectrale Doppler 𝑆ℎ (𝜈) selon le modèle de Jakes

Figure 1.9 : La sélectivité des canaux selon la bande et le temps de cohérence.

14
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

1.1.9 Exemples de fonction PDP

Le modèle COST 207 pour le GSM avec 04 PDP pour les différents environnements et 4 spectres Doppler utilisés pour
différents retards. Il ne spécifie pas les pertes de propagation pour les différents environnements!

Le modèle TU-R pour la 3G

15
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio
Cours : Architecture des réseaux Mobiles (H. AIT SAADI)

Références

[1]. Y. Cho, J. Kim, W. Yang, and C. Kang, MIMO-OFDM Wireless Communications with MATLAB. John Wiley & Sons,
2010.
[2]. M. C. Jeruchim, P. Balaban, and K. S. Shanmugan, Eds., Simulation of Communication Systems : Modeling,
Methodology and Techniques, 2nd ed. Norwell, MA, USA : Kluwer Academic Publishers, 2000.
[3]. W. Lee, Mobile Communications Engineering. New York : McGraw-Hill, 1982.
[4]. Y. Okumura, E. Ohmori, T. Kawano, and K. Fukuda, “Field strength and its variability in VHF and UHF land-
mobile radio service,” Review of the Electrical Communication Laboratory, vol. 16, no. 9-10, pp. 825–873,
Sept./Oct. 1968.
[5]. M. Hata, “Empirical formula for propagation loss in land mobile radio services,” IEEE Trans. Vehicular Tech.,
vol. 29, no. 3, pp. 317–325, August 1980.
[6]. A. Goldsmith, Wireless Communications. New York : Cambridge University Press, 2005.
[7]. P. Bello, “Characterization of randomly time-variant linear channels,” IEEE Trans. Commun., vol. 11, no. 4, pp.
360–393, December 1963.
[8]. F. Pérez Fontán and P. Mariño Espiñeira, Modeling the Wireless Propagation Channel - A Simulation Approach
with Matlab, 1st ed. Wiley, 2008.
[9]. [Link] and [Link], Multi-Carrier and Spread Spectrum Systems From OFDM and MC-CDMA to LTE and
WiMAX, 2nd ed., Wiley, Ed. Wiley, 2008.
[10]. W. Jakes, Microwave Mobile Communications. John Wiley & Sons, 1974.
[11]. J. G. Proakis, Digital Communications, 4th ed. McGraw Hill, 2000.
[12]. Y. Li, L. Cimini, and N. Sollenberger, “Robust channel estimation for ofdm systems with rapid dispersive
fading channels,” IEEE Trans. Commun., vol. 46, no. 7, pp. 902–915, Jul 1998.
[13]. W. C. Lee, Mobile Cellular Telecommunications : Analog and Digital Systems,2nd ed. McGraw-Hill
Professional, 1995.
[14]. R. H. Clarke, “A statistical theory of mobile radio reception,” Bell Systems Technical Journal, vol. 47, pp. 957–
1000, 1968.

16
Chapitre 1 : Les réseaux sans fil & caractéristiques d’un canal radio

Vous aimerez peut-être aussi