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Le Partage

Ce document traite du processus juridique du contrat de partage. Il est divisé en deux parties principales: la genèse du contrat de partage et sa mise en œuvre. La première partie décrit le droit au partage et les types de biens pouvant faire l'objet d'un partage, comme les biens meubles et immeubles.

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Le Partage

Ce document traite du processus juridique du contrat de partage. Il est divisé en deux parties principales: la genèse du contrat de partage et sa mise en œuvre. La première partie décrit le droit au partage et les types de biens pouvant faire l'objet d'un partage, comme les biens meubles et immeubles.

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Exposé sous    le thème  :
Introduction

 Première partie    : La genèse du contrat de partage 

           Section I : champ d’application  

           Section II : Types de Partage

 Deuxième partie    : La mise en œuvre du contrat de partage 

Section I : Les Effets du Partage

Section II : Les limites au Partage

Conclusion
Introduction 

L’indivision est   une   situation   juridique   dans   laquelle   plusieurs 


personnes exercent des droits de même nature sur un même bien ou 
sur   une   même   masse   de   biens,   sans   pour   autant   que   leurs   parts 
respectives   se   trouvent   matériellement   divisées   peuvent   résulter   de 
l'achat d'un bien à plusieurs, mais elle peut aussi avoir lieu dans de 
nombreuses autres situations         ( achat du logement familial lors 
d'un Pacs, communauté, divorce des époux, décès...). 

Les indivisaires s'exposent   alors   aux   risques   nés   des   contraintes   de 


l'indivision, la principale étant l'unanimité exigée pour les prises de 
décisions les plus importantes, c’est pour cela le législateur ne la voit 
pas d’un regard préférable ou contraignant dans le but de provoquer 
les conflits entre les copropriétaires qui subissent des dommages au 
moment de l’exploitation commune des leurs biens. Pour éviter ses 
effets   touchant   l’intérêt   général   et   l’intérêt   particulier   soit   du   côté 
social,   soit   du   côté   économique,   le   législateur   donne   à   chaque 
copropriétaire le droit à la demande de partage. L’indivision est donc 
un état instable, et le partage peut toujours  être provoqué. L’article 
978 du D.O.C précise : « Nul ne peut être contraint à demeurer  dans 
l’indivision, et chacun des communistes peut toujours provoquer le 
partage. Toute clause contraire est sans effet ». Ainsi l’article 395 du 
code de la famille marocaine dispose que : «toute personne qui mérite 
un droit sur legs soit par Fardh, ou par Taassib ou par les deux ou par 
un testament, a le droit de provoquer légitiment le partage ».

Le droit pour le communiste de provoquer le partage est donc d’ordre 
public.

En fait, le législateur marocain n’a pas défini expressément le partage, 
cependant, il y a   lieu l’existence de quelques articles du DOC (De 
l’article 977 à 981)  concernant la situation de l’indivision, de l’article 
1083 à 1091 du même Dahir et de l’article 815 à 892 du code civil 
français, et la loi 39­08 formant code des droits réels ( De l’article 313 
à 332). 

Le partage peut être défini donc  comme étant le contrat qui met fin à 
une indivision par la division et la répartition de son objet entre les 
indivisaires, de sorte que chacun reçoive une part distincte de l'avoir 
indivis en proportion de ses droits. Autrement dit, le partage s'entend 
de l'acte juridique qui a pour objet de substituer à des droits indivis 
des droits privatifs sur une fraction individualisée du bien ou de la 
masse de biens en indivision. Il s'agit d'un acte d'allotissement mais 
contrairement   au   sens   que   lui   accorde   le   langage   courant,   il   ne 
comporte nullement l'idée d'une disposition  à titre gratuit. Tout au 
contraire, c'est un acte essentiellement neutre et égalitaire, son but est 
de   reconnaître   à   chaque   copartageant   une   part   correspondant 
exactement à ses droits dans l'indivision.

A cet égard, il est primordial de savoir quel est le processus 
juridique de ce contrat ?
 Première partie    : la genèse du  contrat de partage  
Le    partage     est   une   opération   a   effet   déclaratif   par   la   quelle   les 
copropriétaires   d’un   bien   ou   d’une   masse   de   biens   mettent   fin   à 
l’indivision en attribuant à chaque copartageant, à titre privatif, une 
portion concrète de biens.

 Section1    :  Le Droit au partage    

Evidemment,   les   biens   qui   constituent   l’objet   de   l’opération   du 


partage sont soit, des biens mobiliers, soit des biens immobiliers.

   A­ Le Partage des biens meubles 

            Le Partage des biens meubles matériels : les biens meubles 
matériels  sont  des  choses  concrètes,  qui  se  déplacent  d’un   lieu   à 
l’autre sans destruction. Ils constituent des moyens de transaction 
comme   l’argent,   et   toutes   choses   évaluables   qui   sont   susceptibles 
d’être partager en nature ou non partageables. Dans ce dernier cas 
les   choses   se   partagent   par   licitation   comme   principe   général   à 
l’application   des   dispositions   de   l’article   259   de   la   loi   de   la 
procédure civile. 

  Cependant, il existe des biens meubles matériels particuliers qui se 
mettent   aux   dispositions   spéciales   comme   il   est   disposé   dans   les 
articles 74 et 75 du code de commerce maritime concernant le partage 
des navires.   
Dans ce cadre des biens meubles matériels, il y a lieu aux effets de 
commerce que le législateur Marocain a  les organisés dans le livre 3 
du code de commerce et notamment dans les articles 159 à 333. 

Le législateur prévoit   les modes d’échange et de transaction de ces 
effets, mais il reste innocent en cas de décès de leur titulaire, en les 
considérants comme des droits des héritiers  ou leurs dettes. 

D’où les effets de commerce transférés au cas de décès sont régis 
conformément aux dispositions et   des règles du code de la famille. 
En effet, les héritiers remplacent le défunt et seront des bénéficiaires 
des ses  effets de commerce. Au cas ou le défunt était  un débiteur, le 
crédit doit se payer du l’ensemble du legs laissé, l’article 332 du code 
de la famille en organisant la licitation et le partage du legs de défunt, 
le   législateur   a   indiqué   par   certaines   textes   les   droits   et   les   dettes 
relatives   au   legs   comme   par   exemple   l’article   376   du   code   de   la 
famille en présumant que : « il n’est pas autorisé à tout héritier de 
jouir aux biens laissés par le défunt avant le partage, sauf exceptions 
urgentes … ».    

• Le partage des biens meubles   incorporels  sont des droits 


sur les choses incorporelles abstraites comme les droits intellectuels 
et les droits de la propriété industrielle, ces   droits sont indivisibles 
car on ne peut   les partager que par la vente à l’amiable ou grâce à 
l’autorité   judiciaire.   Parmi   ce   genre   de   droits   incorporels   non 
matériels, le législateur Marocain a cité la propriété industrielle qui 
est   régie   par   la   loi   La  loi   23­13  (21  novembre  2014)   modifiant   et 
complétant la loi 17­97. Qu’il n’a lieu que par désistement selon son 
article 77 qui dispose la possibilité pour chaque associé de désister sa 
part   au   moment   qu’il   veut.   Les   associés   jouissent   du   droit 
du «CHAFAA» dans un  délai du 3 mois à partir de la date du projet 
de désistement. S’il y a lieu d'un désaccord sur le prix désigné par la 
juridiction, les deux parties ont un délai de trente jours à partir de la 
date de la notification du jugement judicaire, soit de ne pas vendre, 
soit d’acheter la part sans  oublier le droit d’indemnisation, la partie 
désistée ce charge des dépenses de l’action « ester en justice ». 

     B­ Le Partage des biens Immeubles 

L’indivision, ou copropriété, caractérise essentiellement les propriétés 
de   statut  Melk.     Dans   ce   cas,   le   bien   appartient   à   plusieurs 
copropriétaires, chacun ayant une part bien définie : la quote­part, qui 
s’exprime par une fraction de la propriété indivise.  L’indivision peut 
résulter d’un achat conjoint, mais le plus souvent, elle résulte de la 
dévolution successorale. 

 Section2    : les types de partage  
    Selon ses effets, le partage est provisoire ou définitif. Il est total ou 
partiel en vue de la composition des biens. Il est en nature ou par 
licitation amiable ou judiciaire selon sa source.  

A-    le Partage Provisoire, Définitif, Total et Partiel

1­ le Partage Provisoire :  est relatif aux utilités de la chose. Il est 
préparé dans un prolongement du lieu et du temps «art. 313 nov. Code 
marocain, droits réels», il se termine souvent sans effet rétroactif et 
sans condition d’annulation.

La capacité de gestion est suffisante pour opter au partage provisoire  

2­le Partage Définitif : s’effectue directement sur la chose ou sur le 
droit   réel   objet   de   l’indivise   d’une   manière   définitive  comme   il 
dispose  l’article 1083 du DOC « lorsque la liquidation est terminée, 
dans le cas des articles ci­dessus, et dans tous les autres cas ou il y a 
lieu à partage de biens communs, les parties maitresses de leurs droits 
peuvent, si elles sont unanimement d’accord, procéder au partage de 
la manière qu’elles avisent. Tous les sociétaires, mêmes ceux qui ne 
prennent point part à l’administration, ont le droit de prendre part 
directement au partage ».          

Le partage définitif exige la capacité de jouissance car il a  des effets 
sur le droit de propriété, et ainsi la capacité d’exercice conformément 
à l’article 209 du code de la famille marocain (18 ans) et  les articles 
213 et 217 du même code. Le partage définitif met fin définitivement 
à l’indivis et aux relations des copropriétaires. 

3­le Partage Total :  suppose la sortie des copropriétaires de l’état 
d’indivision,   et   chacun   d’eux   soit   indépendant   en   prenant   sa   part 
isolée dans le  bien indivis dans le  cas du partage réel,  ou chacun 
prend le cout équivalent à sa part  à travers le partage en nature.

4­le Partage Partiel :  finit l’état de l’indivision d’une seule partie 
indiquée   d’une   manière   partielle   du   bien,   ou   bien   pour   quelques 
copropriétaires sauf les autres.

C’est pour cela la mise en fin de l’indivise pour une partie du bien 
dans le premier cas.  Mais dans le deuxième cas l’indivise est finis 
pour quelques uns des copropriétaires sauf des autres.  

Il faut noter que le législateur marocain n’a pas réagi ni expressément, 
ni   tacitement   concernant   le   partage   partiel   à   l’inverse   de   son 
homologue français  « 2éme et 3éme paragraphe de l’article 815 du 
code civil ». Mais la jurisprudence marocaine n’a pas hésité de juger 
en demandant le partage partiel qui ne fait atteinte à l’ordre public . 1

:‫ مايلي‬3036 ‫ تحت عدد‬1948 ‫ مايو‬03 ‫ "جاء في حكم صادر عن المحكمة البتدائية " بالدار البيضاء بتاريخ‬1
"

- « … dit qu’il résulte des énonciations de ce titre que l’immeuble en question


appartient pour 7/14 aux consorts Ocrect et pour 7/14 aux consorts Devico-Daha ».
B ­le Partage en nature, Partage par licitation, Partage amiable, 
et  le Partage judiciaire

1-   le   Partage   en   nature :  veut   dire    le   partage   en   nature     des 


copropriétaires,   chacun   d’eux   devient   indépendant   d’une   propriété 
individuellement   partagée,   ou   indépendant       de   sa   part   en   nature 
comme le droit d’usus ou le droit de superficie  dans ce cas  le partage 
doit être soit total ou partiel.

           Le partage en nature d’un titre foncier doit  être enregistré à la 
conservation foncière, ainsi chaque lot partagé de ce titre doit y   être 
indiqué par contrat légal, écrit.

2- le   Partage   par   licitation :  il     permet  de   vendre   tout   bien   en 


commun et de partager les couts en argent entre les copartageants 
d’une manière égale et convenable à la valeur de sa part dans ce 
bien.

 Les copropriétaires peuvent mêmes vendre quelques parties de  leurs
 bien   commun, en nature et de partager le prix en argent du bien qui
 reste, mais en respectant les dispositions de l’article 1064 du DOC qui
 dispose   que «   Le   partage   se   fait   entre   les   associés   ou   communistes
 majeurs et maitres de leurs droits, d’après le mode prévu par l’acte
 constitutif, ou de telle autre manière qu’ils avisent, s’ils ne décident à
 l’unanimité de procéder à une liquidation avant tout partage». Ainsi on
 peut ajouter l’article 49 du code de la famille comme suit : « Les deux
 époux disposent chacun d’un patrimoine propre. Toutefois, les époux
 peuvent  se  mettre  d'accord  sur  les  conditions  de  fructification  et de
« répartition des biens qu'ils auront acquis pendant leur mariage

3- le Partage amiable : le législateur Marocain n’a pas organisé le 
partage amiable ou conventionnel aux contrats nommés à l’exception 
d’une modeste indication aux dispositions de l’article 1083 du DOC 
qui prévoie  que « lorsque la liquidation est terminée, dans le cas des 
articles ci­dessus, et dans les autres cas ou il y a lieu à partage de biens 
communs, les parties maitresses de leurs droits peuvent, si elles sont 
unanimement   d’accord,   procéder   au   partage   de   la   manière   qu’elles 
avisent. Tous les sociétaires, même ceux qui ne prennent point part à 
l’administration, ont le droit de prendre part directement au partage ».  

D’où  on   déduire   que   le   partage   amiable   s’applique   aux 


dispositions de la règle générale des contrats.

Pour   que   le   contrat   soit   correct,   le   consentement   des   associés   est 


indispensable, car  le partage amiable est une convention qui suppose 
l’accord   unanime   des   copartageants   (Article   321   de   loi   93­08).   A 
défaut c'est­à­dire en cas de vice de consentement ou lésion dans le 1/3 
par   rapport   à   la     valeur   réelle   du     bien,   tout   associé   a   le   droit   de 
demander la nullité du partage (Art 315).  

Donc le partage conventionnel est lié à l’accord de tous les  associés, et 
dans   le   cas   contraire   nous   serrons   devant   la   procédure   du     partage 
judiciaire. 

Le   partage   amiable   doit   être   obligatoirement   un   objet   d’un   bien 


immeuble   ou   un   bien   meuble,   assujettis   à   l’enregistrement   de   la 
conservation foncière.

 Les conditions pour  partager  ces biens sont :

  L’existence des biens, légalité et la légitimité « article 62 et 65 du 
DOC ».

4- le Partage judiciaire : est l’objet d’une action en partage devant la 
juridiction de compétence qui énonce un jugement en ordonnant le 
partage  en nature ou le partage par licitation, car la règle générale 
prévoit que le partage est de principe doit être judiciaire pour fin la 
protection de toutes les parties.  

Les cas pour tenter l’action en partage en justice sont : le désaccord 
des associés et l’existence d’un associé ou plus qui ne procède pas la 
jouissance de ses droits. Le prétendent  d’une action au partage n’est 
pas   tenu   de   la   cause   pour   tenter   l’action   devant   la   juridiction 
compétente par ce que la loi n’oblige personne de rester en l’état de 
l’indivision et que le partage judiciaire ce produit  lors de désaccord 
des associés.

Ainsi, pour protéger les droits des incapables, le législateur marocain 
impose   aux   associés   de   procéder   au   partage   judicaire   selon   les 
dispositions de l’article 275 du code de la famille.      
 Deuxième partie    : La mise en œuvre du contrat de partage  

Il s’agit notamment des effets du partage et sa portée.

 Section1    : Les effets du partage  

A-  Fin de l’indivision    :

L’article 978 du DOC énonce à ce sujet : « nulle ne peut être contraint 
à demeurer dans l’indivision et chacun des communistes peut toujours 
provoquer le partage. Toute clause contraire est sans effet ». Toutefois 
l’article 979 permet aux copropriétaires de convenir que le p  artage 
ne pourra être demandé pendant « un délai déterminé ». Aucune duré 
maximum n’est fixée, l’unique article du code civil français consacré 
à l’indivision fixe cette durée à cinq ans en maximum.

Il peut être procéder à des simples partages de jouissance. Partage qui 
ne met évidemment pas fin à l’indivision de la propriété, par lequel 
un homme cède sa terre à un autre homme qui se charge d’y planter 
des arbres à  fruits, sous condition que, lorsque ces arbres produiront, 
la terre deviendra la propriété des deux parties, suivant la proportion 
qu’elles auront déterminée (Article 365 du code des droit réels). 

Cette   possibilité   de   partage   se   trouve   toutefois   limitée   pour   les 


propriétés agricoles situées à l’intérieur des périmètres d’irrigation, 
pour   les   lotissements   des   terres   collectives   situés   dans   ces   mêmes 
périmètres, pour les parcelles comprises dans secteur remembré en 
application   des   règles   résultant   des   codes   des   investissements 
agricoles en date du 25 juillet 1969.  
Si l’immeuble n’est pas partageable en nature et peut être mis fin à 
l’indivision   par   licitation,   ou   vente   aux   enchères   d’un   immeuble 
indivis, l’indivision des immeubles « Melk » a  donné  naissance, en 
droit   foncier,   à   deux   modes   spéciaux   d’acquisition,   qui   facilitent 
indirectement la fin de l’indivision, sans recourir au partage en nature 
ou à la licitation : 

• La vente d’un quota ­part indivis par un copropriétaire, avec le 
droit de retrait, appelé droit de Cheffaa (C’est un droit reconnu à tout 
indivisaire d'acquérir la quote­part vendue par un autre indivisaire en 
se substituant à l'acquéreur moyennant le remboursement du montant 
du   prix   de   vente,   les   loyaux   coûts   du   contrat   et   des   dépenses 
nécessaires ou utiles par lui faites depuis la vente) ; 

• La   vente   globale   de   l’immeuble   indivis   par   un   seul   des 


copropriétaires, dite vente « Safqua »  qui permet à un co­indivisaire 
de   vendre   directement   à   un   tiers   ses   quotes­parts   indivises   ou   la 
totalité   de   l’immeuble   avec   le   droit   de   retrait,   appelé   droit   de 
« dhom » aux autres indivisaires.

Ces   deux   institutions   sont,   en   principe,   régies   par   le   droit 


musulman   local,   tel   que   ce   droit   a   été   conçu   et   appliqué   par   les 
tribunaux marocains des CHRAA ; la Safqua est d’ailleurs une pure 
création   de   la   jurisprudence     étant,   dit­on,     inconnue   ailleurs.   Le 
Maroc, le pays des Dahirs, est donc également le pays de la Safqua.    

B-  le Partage et le transfert de la propriété    

       La   propriété   d’un   bien   « Melk »   peut   être   transférée   suivant 


diverses formes.

 Par acte adoulaire : le partage ou la vente par devant Adoul peut 

se faire suivant deux formules, en vertu du Dahir du 7 février 1944 : 
avec vérification préalable du droit de propriété ou sans vérification 
préalable   du   droit   de   propriété,   dans   ce   dernier   cas,   les   Adouls 
doivent mentionner expressément que l’acte a été fait, en cette forme 
à la requête des parties, ce qui est devenu, en fait, une pure clause de 
style. L’acte est supervisé par le Cadi Taoutiq.

 Par   acte   sous­seing   privé   enregistré : 


le   partage   en   droit 
musulman comme une vente est un contrat purement consensuel et il 
peut donc être éventuellement  établit par témoignage, mais le partage 
d’immeuble doit être fait par écrit ayant date certaine, et il n’a d’effets 
au regard des tiers que s’il est enregistré.

L’observation de ses prescriptions s’impose à tous depuis l’extension 
de l’application des codes organiques, devant toutes les juridictions, 
la formalité de l’enregistrement, par elle même, donné d’ailleurs date 
certaine (article 425 du DOC). 

Un immeuble « Melk » peut également faire l’objet d’un transfert 
partiel par le jeu d’un contrat de « mogharassa ».

 Par acte passé devant le notaire :  le notaire est compétent en 

vertu de l’alinéa premier de l’article 5 du Dahir du 4 mai 1925, pour 
dresser   tous   actes   comportant   mutation   d’immeuble   « Melk »   en 
cours   d’immatriculation,   le   notaire   devient   ainsi   compétent   des   le 
dépôt d’une réquisition d’immatriculation.

S’agissant des biens immeubles immatriculés, ils doivent faire l’objet 
d’une pré notation auprès de la conservation foncière (Article 316 du 
code   des   droits   réels).   Le   partage   se   prescrit   en   une   année   de   sa 
demande.  

 Section2    : les limites au partage 

Mettant en vigueur du principe «ne pas abuser» au moment de la 
demande du partage et malgré l’initiative expresse et absolue de la 
législation et la justice, relative au droit à la demande de partage, nous 
constatons   que   ce   droit   de   partage   ne   doit   pas   être   utilisé   d’une 
manière absolue afin de protéger l’intérêt  des autres copropriétaires, 
conformément à la règle de  jurisconsultes musulman  « ‫و ل ضرار‬
‫»ضرر ل‬, « Ne faites pas de mal et ne rendez pas le mal pour le 
mal »   de   qui recommande les droits utilisables que pour rapporter 
les utilités et non pas du mal. 

Vu le silence de législateur marocain dans ce cas« ‫و ل ضرار ضرر‬


‫»ل‬, la justice marocaine doit prendre en considération   le principe 
non     abusif   dans   l’utilisation   des   droits   de     partage   même   si   le 
législateur   a   organisé   la   condition   de   l’abus   au   moment   de 
l’utilisation   de   ce   droit   comme   application   de   la   responsabilité 
minoritaire en vertu de l’article 94 du DOC qui dispose que  « il n’y 
a pas lieu à responsabilité civile, lorsqu’une personne, sans intention 
de nuire, a fait ce qu’elle avait le droit de faire. Cependant, lorsque 
l’exercice de ce droit est de nature à causer un dommage notable à 
autrui   et   que   ce   dommage   peut   être   évité   ou   supprimé,   sans 
inconvénient   grâce   pour   l’ayant   droit,   il   y   a   lieu   à   responsabilité 
civile, si on n’a pas fait ce qu’il fallait pour le prévenir ou pour le faire 
cesser ».

En   effet,   la   justice   marocaine   a   adopté   la   clause   par   laquelle   le 


copropriétaire prend les précautions nécessaires face à l’abus de son 
partenaire demandeur du partage :

 ­Attendu que la clause litigieuse apparait dés lors comme un moyen 
destiné   à  permettre   à  chacun  des  associés   de  sortir  de  son  gré  de 
l’indivision,   tout   en   préservant   l’autre   associé   des   conséquences 
désastreuses   d’une   licitation   prématurée   de   nature   à   ruiner 
l’exploitation du bien commun. 
­Attendu   qu’une   telle   convention   essentiellement   conforme   au   but 
poursuivi par l’association, doit être considérées comme légitime et 
valable. 

Il   n’y   a   pas   de   partage,   de   transfert   concernant   les   droits   de   la 


propriété intellectuelle  car ces droits sont que des prérogatives que la 
loi   les   offert   aux   acteurs,   artistes,   saveurs…,   ces   prérogatives 
s’attachent   à   la   personnalité   et   la   liberté   de   la   réflexion,   elles   ne 
constituent pas un sujet de prescription.

Les héritiers gardent leurs droits dans ce type des droits intellectuels 
sans aucune possibilité de partage.

De   même,   le   fond   de   commerce   est   un   bien   meuble     incorporel 


constitué   par   l’ensemble   des   biens   mobiliers   affectés   à   l’exercice 
d’une ou plusieurs activités commerciales, de principe il ne constitue 
pas l’objet du partage en nature, sa licitation se fait par vente par 
adjudication   aux   enchères.   Il   est   régit   par   des   dispositions   et   des 
règles   spéciales   de   la   procédure   civile   et   du   code   du   commerce 
(articles 79 jusqu’à 158).

En guise de Conclusion,  le partage des biens a pour effet de 
mettre fin à l'indivision et le transfert de la propriété  En outre 
; le droit au partage est procuré par la loi à toute personne 
capable mais avec des limites suivant le type du dit contrat.
‫℘‬ ‫القسمة القضائية في «‪Dr. Mohammed ALKACHBOUR ‬‬
‫القانون المغربي "دراسة شرعية وتشريعية" الطبعة‬
‫‪­ ».‬الثانية ‪ ،2011‬مطبعة النجاح الجديدة ‪-‬الدار البيضاء‬

‫℘‬ ‫‪ Paul DECROUX « Droit foncier  Marocain, édition la ‬‬
‫‪porte ».‬‬
℘ G. Ammar, « le partage de succussions »,R.M.D, 1958.

℘ Encyclopédie générale LAROUSSE en 3 volumes, tome
 3, librairie LAROUSSE ; 17, rue   du Montparnasse, et 
boulevard Raspail, 114,  Paris.

℘ Code de commerce marocain 

℘ Code de la famille. 

℘ DOC.

℘ ‫مدونة الحقوق العينية ومدونة الوقاف والقانون الجديد‬


2012 ‫ الطبعة الولى‬،‫للتحفيظ العقاري‬  .

℘ Arrêts et décisions de la jurisprudence marocaine.

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