Exposé sous le thème :
Introduction
Première partie : La genèse du contrat de partage
Section I : champ d’application
Section II : Types de Partage
Deuxième partie : La mise en œuvre du contrat de partage
Section I : Les Effets du Partage
Section II : Les limites au Partage
Conclusion
Introduction
L’indivision est une situation juridique dans laquelle plusieurs
personnes exercent des droits de même nature sur un même bien ou
sur une même masse de biens, sans pour autant que leurs parts
respectives se trouvent matériellement divisées peuvent résulter de
l'achat d'un bien à plusieurs, mais elle peut aussi avoir lieu dans de
nombreuses autres situations ( achat du logement familial lors
d'un Pacs, communauté, divorce des époux, décès...).
Les indivisaires s'exposent alors aux risques nés des contraintes de
l'indivision, la principale étant l'unanimité exigée pour les prises de
décisions les plus importantes, c’est pour cela le législateur ne la voit
pas d’un regard préférable ou contraignant dans le but de provoquer
les conflits entre les copropriétaires qui subissent des dommages au
moment de l’exploitation commune des leurs biens. Pour éviter ses
effets touchant l’intérêt général et l’intérêt particulier soit du côté
social, soit du côté économique, le législateur donne à chaque
copropriétaire le droit à la demande de partage. L’indivision est donc
un état instable, et le partage peut toujours être provoqué. L’article
978 du D.O.C précise : « Nul ne peut être contraint à demeurer dans
l’indivision, et chacun des communistes peut toujours provoquer le
partage. Toute clause contraire est sans effet ». Ainsi l’article 395 du
code de la famille marocaine dispose que : «toute personne qui mérite
un droit sur legs soit par Fardh, ou par Taassib ou par les deux ou par
un testament, a le droit de provoquer légitiment le partage ».
Le droit pour le communiste de provoquer le partage est donc d’ordre
public.
En fait, le législateur marocain n’a pas défini expressément le partage,
cependant, il y a lieu l’existence de quelques articles du DOC (De
l’article 977 à 981) concernant la situation de l’indivision, de l’article
1083 à 1091 du même Dahir et de l’article 815 à 892 du code civil
français, et la loi 3908 formant code des droits réels ( De l’article 313
à 332).
Le partage peut être défini donc comme étant le contrat qui met fin à
une indivision par la division et la répartition de son objet entre les
indivisaires, de sorte que chacun reçoive une part distincte de l'avoir
indivis en proportion de ses droits. Autrement dit, le partage s'entend
de l'acte juridique qui a pour objet de substituer à des droits indivis
des droits privatifs sur une fraction individualisée du bien ou de la
masse de biens en indivision. Il s'agit d'un acte d'allotissement mais
contrairement au sens que lui accorde le langage courant, il ne
comporte nullement l'idée d'une disposition à titre gratuit. Tout au
contraire, c'est un acte essentiellement neutre et égalitaire, son but est
de reconnaître à chaque copartageant une part correspondant
exactement à ses droits dans l'indivision.
A cet égard, il est primordial de savoir quel est le processus
juridique de ce contrat ?
Première partie : la genèse du contrat de partage
Le partage est une opération a effet déclaratif par la quelle les
copropriétaires d’un bien ou d’une masse de biens mettent fin à
l’indivision en attribuant à chaque copartageant, à titre privatif, une
portion concrète de biens.
Section1 : Le Droit au partage
Evidemment, les biens qui constituent l’objet de l’opération du
partage sont soit, des biens mobiliers, soit des biens immobiliers.
A Le Partage des biens meubles
Le Partage des biens meubles matériels : les biens meubles
matériels sont des choses concrètes, qui se déplacent d’un lieu à
l’autre sans destruction. Ils constituent des moyens de transaction
comme l’argent, et toutes choses évaluables qui sont susceptibles
d’être partager en nature ou non partageables. Dans ce dernier cas
les choses se partagent par licitation comme principe général à
l’application des dispositions de l’article 259 de la loi de la
procédure civile.
Cependant, il existe des biens meubles matériels particuliers qui se
mettent aux dispositions spéciales comme il est disposé dans les
articles 74 et 75 du code de commerce maritime concernant le partage
des navires.
Dans ce cadre des biens meubles matériels, il y a lieu aux effets de
commerce que le législateur Marocain a les organisés dans le livre 3
du code de commerce et notamment dans les articles 159 à 333.
Le législateur prévoit les modes d’échange et de transaction de ces
effets, mais il reste innocent en cas de décès de leur titulaire, en les
considérants comme des droits des héritiers ou leurs dettes.
D’où les effets de commerce transférés au cas de décès sont régis
conformément aux dispositions et des règles du code de la famille.
En effet, les héritiers remplacent le défunt et seront des bénéficiaires
des ses effets de commerce. Au cas ou le défunt était un débiteur, le
crédit doit se payer du l’ensemble du legs laissé, l’article 332 du code
de la famille en organisant la licitation et le partage du legs de défunt,
le législateur a indiqué par certaines textes les droits et les dettes
relatives au legs comme par exemple l’article 376 du code de la
famille en présumant que : « il n’est pas autorisé à tout héritier de
jouir aux biens laissés par le défunt avant le partage, sauf exceptions
urgentes … ».
• Le partage des biens meubles incorporels sont des droits
sur les choses incorporelles abstraites comme les droits intellectuels
et les droits de la propriété industrielle, ces droits sont indivisibles
car on ne peut les partager que par la vente à l’amiable ou grâce à
l’autorité judiciaire. Parmi ce genre de droits incorporels non
matériels, le législateur Marocain a cité la propriété industrielle qui
est régie par la loi La loi 2313 (21 novembre 2014) modifiant et
complétant la loi 1797. Qu’il n’a lieu que par désistement selon son
article 77 qui dispose la possibilité pour chaque associé de désister sa
part au moment qu’il veut. Les associés jouissent du droit
du «CHAFAA» dans un délai du 3 mois à partir de la date du projet
de désistement. S’il y a lieu d'un désaccord sur le prix désigné par la
juridiction, les deux parties ont un délai de trente jours à partir de la
date de la notification du jugement judicaire, soit de ne pas vendre,
soit d’acheter la part sans oublier le droit d’indemnisation, la partie
désistée ce charge des dépenses de l’action « ester en justice ».
B Le Partage des biens Immeubles
L’indivision, ou copropriété, caractérise essentiellement les propriétés
de statut Melk. Dans ce cas, le bien appartient à plusieurs
copropriétaires, chacun ayant une part bien définie : la quotepart, qui
s’exprime par une fraction de la propriété indivise. L’indivision peut
résulter d’un achat conjoint, mais le plus souvent, elle résulte de la
dévolution successorale.
Section2 : les types de partage
Selon ses effets, le partage est provisoire ou définitif. Il est total ou
partiel en vue de la composition des biens. Il est en nature ou par
licitation amiable ou judiciaire selon sa source.
A- le Partage Provisoire, Définitif, Total et Partiel
1 le Partage Provisoire : est relatif aux utilités de la chose. Il est
préparé dans un prolongement du lieu et du temps «art. 313 nov. Code
marocain, droits réels», il se termine souvent sans effet rétroactif et
sans condition d’annulation.
La capacité de gestion est suffisante pour opter au partage provisoire
2le Partage Définitif : s’effectue directement sur la chose ou sur le
droit réel objet de l’indivise d’une manière définitive comme il
dispose l’article 1083 du DOC « lorsque la liquidation est terminée,
dans le cas des articles cidessus, et dans tous les autres cas ou il y a
lieu à partage de biens communs, les parties maitresses de leurs droits
peuvent, si elles sont unanimement d’accord, procéder au partage de
la manière qu’elles avisent. Tous les sociétaires, mêmes ceux qui ne
prennent point part à l’administration, ont le droit de prendre part
directement au partage ».
Le partage définitif exige la capacité de jouissance car il a des effets
sur le droit de propriété, et ainsi la capacité d’exercice conformément
à l’article 209 du code de la famille marocain (18 ans) et les articles
213 et 217 du même code. Le partage définitif met fin définitivement
à l’indivis et aux relations des copropriétaires.
3le Partage Total : suppose la sortie des copropriétaires de l’état
d’indivision, et chacun d’eux soit indépendant en prenant sa part
isolée dans le bien indivis dans le cas du partage réel, ou chacun
prend le cout équivalent à sa part à travers le partage en nature.
4le Partage Partiel : finit l’état de l’indivision d’une seule partie
indiquée d’une manière partielle du bien, ou bien pour quelques
copropriétaires sauf les autres.
C’est pour cela la mise en fin de l’indivise pour une partie du bien
dans le premier cas. Mais dans le deuxième cas l’indivise est finis
pour quelques uns des copropriétaires sauf des autres.
Il faut noter que le législateur marocain n’a pas réagi ni expressément,
ni tacitement concernant le partage partiel à l’inverse de son
homologue français « 2éme et 3éme paragraphe de l’article 815 du
code civil ». Mais la jurisprudence marocaine n’a pas hésité de juger
en demandant le partage partiel qui ne fait atteinte à l’ordre public . 1
: مايلي3036 تحت عدد1948 مايو03 "جاء في حكم صادر عن المحكمة البتدائية " بالدار البيضاء بتاريخ1
"
- « … dit qu’il résulte des énonciations de ce titre que l’immeuble en question
appartient pour 7/14 aux consorts Ocrect et pour 7/14 aux consorts Devico-Daha ».
B le Partage en nature, Partage par licitation, Partage amiable,
et le Partage judiciaire
1- le Partage en nature : veut dire le partage en nature des
copropriétaires, chacun d’eux devient indépendant d’une propriété
individuellement partagée, ou indépendant de sa part en nature
comme le droit d’usus ou le droit de superficie dans ce cas le partage
doit être soit total ou partiel.
Le partage en nature d’un titre foncier doit être enregistré à la
conservation foncière, ainsi chaque lot partagé de ce titre doit y être
indiqué par contrat légal, écrit.
2- le Partage par licitation : il permet de vendre tout bien en
commun et de partager les couts en argent entre les copartageants
d’une manière égale et convenable à la valeur de sa part dans ce
bien.
Les copropriétaires peuvent mêmes vendre quelques parties de leurs
bien commun, en nature et de partager le prix en argent du bien qui
reste, mais en respectant les dispositions de l’article 1064 du DOC qui
dispose que « Le partage se fait entre les associés ou communistes
majeurs et maitres de leurs droits, d’après le mode prévu par l’acte
constitutif, ou de telle autre manière qu’ils avisent, s’ils ne décident à
l’unanimité de procéder à une liquidation avant tout partage». Ainsi on
peut ajouter l’article 49 du code de la famille comme suit : « Les deux
époux disposent chacun d’un patrimoine propre. Toutefois, les époux
peuvent se mettre d'accord sur les conditions de fructification et de
« répartition des biens qu'ils auront acquis pendant leur mariage
3- le Partage amiable : le législateur Marocain n’a pas organisé le
partage amiable ou conventionnel aux contrats nommés à l’exception
d’une modeste indication aux dispositions de l’article 1083 du DOC
qui prévoie que « lorsque la liquidation est terminée, dans le cas des
articles cidessus, et dans les autres cas ou il y a lieu à partage de biens
communs, les parties maitresses de leurs droits peuvent, si elles sont
unanimement d’accord, procéder au partage de la manière qu’elles
avisent. Tous les sociétaires, même ceux qui ne prennent point part à
l’administration, ont le droit de prendre part directement au partage ».
D’où on déduire que le partage amiable s’applique aux
dispositions de la règle générale des contrats.
Pour que le contrat soit correct, le consentement des associés est
indispensable, car le partage amiable est une convention qui suppose
l’accord unanime des copartageants (Article 321 de loi 9308). A
défaut c'estàdire en cas de vice de consentement ou lésion dans le 1/3
par rapport à la valeur réelle du bien, tout associé a le droit de
demander la nullité du partage (Art 315).
Donc le partage conventionnel est lié à l’accord de tous les associés, et
dans le cas contraire nous serrons devant la procédure du partage
judiciaire.
Le partage amiable doit être obligatoirement un objet d’un bien
immeuble ou un bien meuble, assujettis à l’enregistrement de la
conservation foncière.
Les conditions pour partager ces biens sont :
L’existence des biens, légalité et la légitimité « article 62 et 65 du
DOC ».
4- le Partage judiciaire : est l’objet d’une action en partage devant la
juridiction de compétence qui énonce un jugement en ordonnant le
partage en nature ou le partage par licitation, car la règle générale
prévoit que le partage est de principe doit être judiciaire pour fin la
protection de toutes les parties.
Les cas pour tenter l’action en partage en justice sont : le désaccord
des associés et l’existence d’un associé ou plus qui ne procède pas la
jouissance de ses droits. Le prétendent d’une action au partage n’est
pas tenu de la cause pour tenter l’action devant la juridiction
compétente par ce que la loi n’oblige personne de rester en l’état de
l’indivision et que le partage judiciaire ce produit lors de désaccord
des associés.
Ainsi, pour protéger les droits des incapables, le législateur marocain
impose aux associés de procéder au partage judicaire selon les
dispositions de l’article 275 du code de la famille.
Deuxième partie : La mise en œuvre du contrat de partage
Il s’agit notamment des effets du partage et sa portée.
Section1 : Les effets du partage
A- Fin de l’indivision :
L’article 978 du DOC énonce à ce sujet : « nulle ne peut être contraint
à demeurer dans l’indivision et chacun des communistes peut toujours
provoquer le partage. Toute clause contraire est sans effet ». Toutefois
l’article 979 permet aux copropriétaires de convenir que le p artage
ne pourra être demandé pendant « un délai déterminé ». Aucune duré
maximum n’est fixée, l’unique article du code civil français consacré
à l’indivision fixe cette durée à cinq ans en maximum.
Il peut être procéder à des simples partages de jouissance. Partage qui
ne met évidemment pas fin à l’indivision de la propriété, par lequel
un homme cède sa terre à un autre homme qui se charge d’y planter
des arbres à fruits, sous condition que, lorsque ces arbres produiront,
la terre deviendra la propriété des deux parties, suivant la proportion
qu’elles auront déterminée (Article 365 du code des droit réels).
Cette possibilité de partage se trouve toutefois limitée pour les
propriétés agricoles situées à l’intérieur des périmètres d’irrigation,
pour les lotissements des terres collectives situés dans ces mêmes
périmètres, pour les parcelles comprises dans secteur remembré en
application des règles résultant des codes des investissements
agricoles en date du 25 juillet 1969.
Si l’immeuble n’est pas partageable en nature et peut être mis fin à
l’indivision par licitation, ou vente aux enchères d’un immeuble
indivis, l’indivision des immeubles « Melk » a donné naissance, en
droit foncier, à deux modes spéciaux d’acquisition, qui facilitent
indirectement la fin de l’indivision, sans recourir au partage en nature
ou à la licitation :
• La vente d’un quota part indivis par un copropriétaire, avec le
droit de retrait, appelé droit de Cheffaa (C’est un droit reconnu à tout
indivisaire d'acquérir la quotepart vendue par un autre indivisaire en
se substituant à l'acquéreur moyennant le remboursement du montant
du prix de vente, les loyaux coûts du contrat et des dépenses
nécessaires ou utiles par lui faites depuis la vente) ;
• La vente globale de l’immeuble indivis par un seul des
copropriétaires, dite vente « Safqua » qui permet à un coindivisaire
de vendre directement à un tiers ses quotesparts indivises ou la
totalité de l’immeuble avec le droit de retrait, appelé droit de
« dhom » aux autres indivisaires.
Ces deux institutions sont, en principe, régies par le droit
musulman local, tel que ce droit a été conçu et appliqué par les
tribunaux marocains des CHRAA ; la Safqua est d’ailleurs une pure
création de la jurisprudence étant, diton, inconnue ailleurs. Le
Maroc, le pays des Dahirs, est donc également le pays de la Safqua.
B- le Partage et le transfert de la propriété
La propriété d’un bien « Melk » peut être transférée suivant
diverses formes.
Par acte adoulaire : le partage ou la vente par devant Adoul peut
se faire suivant deux formules, en vertu du Dahir du 7 février 1944 :
avec vérification préalable du droit de propriété ou sans vérification
préalable du droit de propriété, dans ce dernier cas, les Adouls
doivent mentionner expressément que l’acte a été fait, en cette forme
à la requête des parties, ce qui est devenu, en fait, une pure clause de
style. L’acte est supervisé par le Cadi Taoutiq.
Par acte sousseing privé enregistré :
le partage en droit
musulman comme une vente est un contrat purement consensuel et il
peut donc être éventuellement établit par témoignage, mais le partage
d’immeuble doit être fait par écrit ayant date certaine, et il n’a d’effets
au regard des tiers que s’il est enregistré.
L’observation de ses prescriptions s’impose à tous depuis l’extension
de l’application des codes organiques, devant toutes les juridictions,
la formalité de l’enregistrement, par elle même, donné d’ailleurs date
certaine (article 425 du DOC).
Un immeuble « Melk » peut également faire l’objet d’un transfert
partiel par le jeu d’un contrat de « mogharassa ».
Par acte passé devant le notaire : le notaire est compétent en
vertu de l’alinéa premier de l’article 5 du Dahir du 4 mai 1925, pour
dresser tous actes comportant mutation d’immeuble « Melk » en
cours d’immatriculation, le notaire devient ainsi compétent des le
dépôt d’une réquisition d’immatriculation.
S’agissant des biens immeubles immatriculés, ils doivent faire l’objet
d’une pré notation auprès de la conservation foncière (Article 316 du
code des droits réels). Le partage se prescrit en une année de sa
demande.
Section2 : les limites au partage
Mettant en vigueur du principe «ne pas abuser» au moment de la
demande du partage et malgré l’initiative expresse et absolue de la
législation et la justice, relative au droit à la demande de partage, nous
constatons que ce droit de partage ne doit pas être utilisé d’une
manière absolue afin de protéger l’intérêt des autres copropriétaires,
conformément à la règle de jurisconsultes musulman « و ل ضرار
»ضرر ل, « Ne faites pas de mal et ne rendez pas le mal pour le
mal » de qui recommande les droits utilisables que pour rapporter
les utilités et non pas du mal.
Vu le silence de législateur marocain dans ce cas« و ل ضرار ضرر
»ل, la justice marocaine doit prendre en considération le principe
non abusif dans l’utilisation des droits de partage même si le
législateur a organisé la condition de l’abus au moment de
l’utilisation de ce droit comme application de la responsabilité
minoritaire en vertu de l’article 94 du DOC qui dispose que « il n’y
a pas lieu à responsabilité civile, lorsqu’une personne, sans intention
de nuire, a fait ce qu’elle avait le droit de faire. Cependant, lorsque
l’exercice de ce droit est de nature à causer un dommage notable à
autrui et que ce dommage peut être évité ou supprimé, sans
inconvénient grâce pour l’ayant droit, il y a lieu à responsabilité
civile, si on n’a pas fait ce qu’il fallait pour le prévenir ou pour le faire
cesser ».
En effet, la justice marocaine a adopté la clause par laquelle le
copropriétaire prend les précautions nécessaires face à l’abus de son
partenaire demandeur du partage :
Attendu que la clause litigieuse apparait dés lors comme un moyen
destiné à permettre à chacun des associés de sortir de son gré de
l’indivision, tout en préservant l’autre associé des conséquences
désastreuses d’une licitation prématurée de nature à ruiner
l’exploitation du bien commun.
Attendu qu’une telle convention essentiellement conforme au but
poursuivi par l’association, doit être considérées comme légitime et
valable.
Il n’y a pas de partage, de transfert concernant les droits de la
propriété intellectuelle car ces droits sont que des prérogatives que la
loi les offert aux acteurs, artistes, saveurs…, ces prérogatives
s’attachent à la personnalité et la liberté de la réflexion, elles ne
constituent pas un sujet de prescription.
Les héritiers gardent leurs droits dans ce type des droits intellectuels
sans aucune possibilité de partage.
De même, le fond de commerce est un bien meuble incorporel
constitué par l’ensemble des biens mobiliers affectés à l’exercice
d’une ou plusieurs activités commerciales, de principe il ne constitue
pas l’objet du partage en nature, sa licitation se fait par vente par
adjudication aux enchères. Il est régit par des dispositions et des
règles spéciales de la procédure civile et du code du commerce
(articles 79 jusqu’à 158).
En guise de Conclusion, le partage des biens a pour effet de
mettre fin à l'indivision et le transfert de la propriété En outre
; le droit au partage est procuré par la loi à toute personne
capable mais avec des limites suivant le type du dit contrat.
℘ القسمة القضائية في «Dr. Mohammed ALKACHBOUR
القانون المغربي "دراسة شرعية وتشريعية" الطبعة
».الثانية ،2011مطبعة النجاح الجديدة -الدار البيضاء
℘ Paul DECROUX « Droit foncier Marocain, édition la
porte ».
℘ G. Ammar, « le partage de succussions »,R.M.D, 1958.
℘ Encyclopédie générale LAROUSSE en 3 volumes, tome
3, librairie LAROUSSE ; 17, rue du Montparnasse, et
boulevard Raspail, 114, Paris.
℘ Code de commerce marocain
℘ Code de la famille.
℘ DOC.
℘ مدونة الحقوق العينية ومدونة الوقاف والقانون الجديد
2012 الطبعة الولى،للتحفيظ العقاري .
℘ Arrêts et décisions de la jurisprudence marocaine.