Introduction
:
Pour analyser un phénomène naturel en général ou un problème d’ingénierie en
particulier, on est souvent amené à développer un modèle mathématique pouvant
décrire d’une manière aussi fiable que possible le problème en question. Le
développement d’un modèle mathématique s’appuis généralement sur quelques
postulats de base et plusieurs hypothèses simplificatrices pour aboutir à des
équations gouvernantes qui sont souvent des équations différentielles auxquelles
sont ajoutées des conditions aux limites.
Présentation de la méthode des éléments finis :
La résolution analytique des problèmes mécaniques ne peut se faire que dans un
nombre de cas limité, cependant les méthodes numériques basées sur la
discrétisation de ses problèmes, présentent une alternative très efficace, souvent
utilisées dans le domaine de la mécanique pour résoudre des problèmes
complexes. La méthode des éléments finis est de toutes ses méthodes de
discrétisation la plus utilisée car elle peut traiter des problèmes de géométrie
complexe, elle couvre de nombreux domaines de la physique. Les moyens
informatiques actuels (puissance des calculateurs, outils de visualisation et de
simulation) la rende facile à la mise en œuvre. La méthode des éléments finis est la
méthode la plus utilisée actuellement, son champ d’application ne cesse de
s’élargir. Le succès de la méthode est que sa formulation utilise des procédés
standards qui se répètent au cours de la résolution de problèmes de natures
différentes. Cette méthode est l’une des techniques numériques les plus puissantes.
L’un des avantages majeurs de cette méthode est le fait qu’elle offre la possibilité de
développer un programme permettant de résoudre, avec peu de modifications,
plusieurs types de problèmes. En particulier, toute forme complexe d’un domaine
géométrique où un problème est bien posé avec toutes les conditions aux limites,
peut être facilement traitée par la méthode des éléments finis.
Principe de la méthode des éléments finis :
La méthode des éléments finis consiste à diviser le domaine physique à traiter en
plusieurs sous domaines appelés éléments finis à dimensions non infinitésimales.
La solution recherchée est remplacée dans chaque élément par une approximation
avec des polynô mes simples et le domaine peut ensuite être reconstitué avec
l’assemblage ou sommation de tous les éléments.
Etape 1 : Formulation des équations gouvernantes et des conditions
aux limites.
La majorité des problèmes d'ingénierie sont décrits par des équations
différentielles aux dérivées partielles associées à des conditions aux limites définies
sur un domaine et son contour. L'application de la MEF exige une réécriture de ces
équations sous forme intégrale. La formulation faible est souvent utilisée pour
inclure les conditions aux limites.
Etape 2 : Division du domaine en sous domaines :
Cette étape consiste à discrétiser le domaine en éléments et calculer les
connectivités de chacun ainsi que les coordonnées de ses nœuds. Elle constitue
ainsi la phase de préparation des données géométriques.
Etape 3 : Approximation sur un élément :
Dans chaque élément la variable tel que le déplacement, la pression, la
température, est approximée par une simple fonction linéaire, polynomiale ou
autres. Le degré du polynô me d'interpolation est relié au nombre de nœuds de
l'élément. L'approximation nodale est appropriée. C'est dans cette étape que se fait
la construction des matrices élémentaires.
Etape 4 : Assemblage et application des conditions aux limites :
Toutes les propriétés de l'élément (masse, rigidité,...) doivent être assemblées afin
de former le système algébrique pour les valeurs nodales des variables physiques.
C'est à ce niveau qu'on utilise les connectivités calculées à l'étape 2 pour construire
les matrices globales à partir des matrices élémentaires.
Etape 5 : Résolution du système global :
Le système global peut être linéaire ou non linéaire. Il peut définir soit un
problème d'équilibre, de valeurs critiques ou de propagation. Le problème
d’équilibre concerne les cas statiques et les cas stationnaires. Dans un problème de
valeurs critiques, on s’intéresse aux fréquences et aux modes propres de vibrations
du système physique étudié. Les problèmes de propagations, concernent les cas
transitoires dans lesquels sont déterminées les variations dans le temps des
variables physiques. Les méthodes d'intégration pas à pas conviennent mieux pour
ce type de problème. Les plus utilisées sont : méthode des différences finies
centrales, méthode de Newmark, méthode de Wilson. A ces méthodes doivent être
associées des techniques d'itération pour traiter le cas non linéaire. La plus
fréquente est la méthode de Newton Raphson.
Domaines d’application de la méthode des éléments
finis :
Les domaines d’application de la méthode des éléments finis sont très larges et
très variés. En général pour les champs d’application de cette méthode sont :
1. La mécanique des milieux continus solides
2. La mécanique des milieux continus fluides
3. L’analyse thermique
4. L’électromagnétisme et l’électrostatique
Dans le cadre de la mécanique des milieux continus solides, on peut classer les
problèmes de la manière suivante (figure) :
• Statique linéaire :
Ce type d’analyse concerne principalement les domaines ou les matériaux
élastiques linéaires. On cherche la déformation du matériau (ε) et la contrainte (σ)
pour différent types de sollicitations.
• Dynamique linéaire :
La dynamique linéaire étudie les structures élastiques linéaires soumises à des
efforts cycliques (vibrations forcées) ou à des sollicitations initiales (vibrations
libres). Dans ce type d’analyses on recherche les déplacements et éventuellement
les vitesses et les accélérations qui donnent les fréquences et les modes
propres(analyse modale
• Les problèmes non linéaires :
Il existe trois classes de problèmes non linéaires :
1. Les non linéarités géométriques : Ce type d’analyse intervient
lorsque les déplacements et les déformations ne sont plus petits. Dans ce cas la
rigidité de la structure et les efforts dépendent des déplacements (inconnus). Ce
type de non linéarité est souvent rencontré dans les études de la mise en forme des
matériaux, dans le flambage et dans le post-flambage.
2. Les non linéarités de comportement : Lorsque le comportement
du matériau n’est pas élastique linéaire, la rigidité de la structure dépend de la
déformation. Le problème devient donc non linéaire. Ce type de non linéarité est
généralement constaté dans le cas de la plasticité, la viscoplasticité et
l’endommagement.
3. Les non linéarités de contact : Si au cours de l déformation les appuis changent,
la rigidité de la structure sera modifiée, le problème est donc non linéaire. Ce
problème est caractéristique de la mise en forme comme par exemple
l’emboutissage d’une tô le.
Formes classique des éléments :
Il existe plusieurs formes d’éléments classiques correspondant à des domaines à
une, deux ou trois dimensions. Chaque type d’élément est identifié par un nom
précisant sa forme et par le nombre de nœuds géométrique qui le composent.
• Eléments à une dimension :
• Eléments à deux dimensions triangulaires
• Eléments à deux dimensions quadrangulaires :
• Eléments à trois dimensions tétraédriques :
• Eléments à trois dimensions hexaédriques (briques) :
Règles de partition du domaine en éléments :
La partition d’un domaine (V) en éléments (Ve) doit obéir aux deux règles
suivantes :
1. Deux éléments distincts ne peuvent avoir en commun que des points situés sur
leurs frontières communes. Cette condition exclue tout recouvrement de deux
éléments. Les frontières entre deux éléments peuvent être des points, des courbes
ou bien des surfaces
2. L’ensemble de tous les éléments (Ve ) doit constituer un domaine aussi proche
que possible du domaine (V). Lorsque la frontière de (V) est constituée par des
courbes ou des surfaces complexes que celles qui définissent les frontières des
éléments, une erreur est inévitable (erreur de discrétisation géométrique). Cette
erreur peut être réduite en diminuant la taille des éléments ou en utilisant des
éléments à frontière plus complexe
Éléments de flexion de type poutre :
Position du problème :
On souhaite développer un élément capable de reproduire les hypothèses
classique mises en oeuvre dans les calculs de structures poutres à flexion
dominante. Afin de simplifier la présentation, nous ferons les hypothèses suivantes:
— Les énergies de déformation due aux efforts normaux et tranchants sont
négligées.
— Les sections initialement planes et perpendiculaires à la fibre moyenne restent
planes et perpendiculaires à la fibre moyenne pendant la déformation (hypothèse
de Navier Bernoulli).
— On se restreint au cas des poutres planes chargées dans leur plan. — On se place
dans le cadre des petites perturbations (petits déplacements, petites rotations et
petites déformations).
Les degrés de liberté de chaque nœuds sont choisis de façon à représenter les
hypothèses cinématiques de Navier et à éviter toute cassure d’angle pendant la
déformée :
le déplacement d’un point est caractérisé par le vecteur U : avec θ = dv/ dx
Les éléments ainsi fabriqués utilisent les déplacements et leur dérivées comme
degrés de liberté ; on les qualifie de élément hermitiens ou éléments de Hermite.
Détermination des fonctions de forme :
Calcul de la déformation :
La déformation dans la poutre soumise en flexion est caractérisée par :
d’autre part
L’expression de B est obtenue à partir de l’équation 4.1
Matrice de rigidité élémentaire :
Vecteur des efforts généralisés :
Cas d’un effort uniformément réparti f :
L’expression de N (équation 4.1) permet de trouver le vecteur des efforts
élémentaires :
Éléments triangulaires à trois nœuds :
Ce sont les éléments bidimensionnels les plus simples et les plus couramment utilisés
(quelquefois à tort).Ces éléments sont basés sur une géométrie triangulaire :
Dans la base de référence on note ui et vi les projections du déplacement du noeud I sur
les vecteurs de base (figure ??). L’élément triangulaire à 3 nœuds possède donc 6 degrés de
liberté.
Matrice des fonctions de forme :
Le déplacement d’un point M de coordonnées est déduit de la matrice des fonct-
ion de forme N et du vecteur déplacement élémentaire X tel que
Comme les déplacements u et v sont indépendants, nous obtenons pour U :
Les conditions sur les fonctions de forme peuvent être résumées par les équations :
Ces fonctions dépendent de 2 variables et sont déterminées par 3 conditions, ce sont donc des
fonctions bilinéaires. Les déplacements d’un point de l’élément peuvent être représentés par le
schéma ci-dessous :
Calcul des déformations :
En prenant l’hypothèse des petites perturbations, nous avons :
En contraintes planes ou déformations planes :
Éléments quadrilatères à 4 nœuds (QUA4) :
Ces éléments sont basés sur une géométrie de type quadrilatère, les nœuds sont placés à
chaque angle du quadrilatère.
Afin de limiter les calculs, ceux-ci sont effectués dans un espace unitaire noté U, une
transformation notée T est effectuée sur l’élément pour se placer dans un espace géométrique
originalG.
La transformation T est biunivoque si le déterminant du jacobien correspondant au
changement de variable est non nul :
références
cours deghboudj samir université de tebessa.
le site web http://clb.perso.univ-pau.fr/rdm/isa5/coursef.pdf.