0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
420 vues32 pages

Durabilité du Béton : Clé du BTP

Le document traite de la durabilité du béton, un paramètre essentiel pour les ouvrages de BTP et génie civil. Il contient des informations sur ce sujet entre les pages 14 et 19.

Transféré par

Al by
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
420 vues32 pages

Durabilité du Béton : Clé du BTP

Le document traite de la durabilité du béton, un paramètre essentiel pour les ouvrages de BTP et génie civil. Il contient des informations sur ce sujet entre les pages 14 et 19.

Transféré par

Al by
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LM APG AEZ I NEE

www.lpee.ma

TRIMESTRIEL D’INFORMATION
N°67 - 2ème TRIMESTRE 2014

DURABILITE
DU BETON

VOUS POUVEZ AUSSI LIRE DANS CE NUMERO LA DURABILITE,


UN PARAMETRE
ESSENTIEL POUR
LES OUVRAGES DE
BTP ET GENIE CIVIL
P. 14 à 19
Géotechnique : Forte affluence Export : le LPEE sollicité pour
à la 2ème édition du Symposium la modélisation d’un barrage NE MANQUEZ PAS
RSS 2014 à Marrakech P. 8 et 9 au Liban P. 10 et 11
AVIS D’EXPERT
P. 26

LPEE
S OMMAIRE
u
LPEE MAGAZINE N°67

QUOI DE NEUF ?
Actualité : P.4 et 5
L’actualité du 1er trimestre 2014 en bref

ACTUALITES
Réglementation : P.6 et 7
Entrée en vigueur très prochaine du décret de
qualification et de classification des laboratoires de BTP

ACTUALITES LPEE Magazine est une publication du


Séminaire : P.8 et 9
Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes
Forte affluence à la 2ème édition du sise 25, rue Azilal - Boite Postale : 13 389
Symposium RSS 2014 à Marrakech Casablanca 20110
Tél : 05 22 54 75 75 (LG)
ACTUALITES E-mail : [email protected]
Export : P.10 et 11 Fax : 05 22 30 15 50
Site web : www.lpee.ma
Le CEH/LPEE sollicité pour
la modélisation d’un barrage au Liban
Directeur de la publication

Tanger Sebta RESEAU Monsieur Mouhsine Alaoui M’hamdi


Asilah
Larache
Tétouan Al Hoceima Mellilia Région : P.12
Chefchaouen
Nouveau redéploiement régional au LPEE
Souk Larba
CoordinatEUR
Sidi Kacem Guercif
Fès Taza
Meknès Sefrou

Monsieur Houssine Ejjaaouani


Ifrane

INTERVIEW
El Hajeb
Azrou
Khénifra
Midelt Abbad El Andaloussi, Directeur du CTR de Marrakech P.13
“Nous espérons déménager dans nos Ont collaboré à ce numéro
Errachidia
nouveaux locaux avant fin 2015”
Mohamed Aït El Aal
Ghazi Benabderrazik
DOSSIER Mohamed Berrada
Durabilité du béton : P.14 - 19 El Bachir Cherkaoui
La durabilité, un paramètre essentiel Abdellah Choukir
pour les ouvrages de BTP et génie civil Mohamed Eddarai
Abbad El Andaloussi
Mohamed El Habib El Otmani
Abderrazak Harti
CONSTRUCTION Hasna Metrane
Barrage : P.20 et 21 Kamal Moussaid
Entrée en service du barrage Taskourt Ahmed Mrhizou
Abdellah Rachid
Raja Ricouch
RESEAU Nadia Sahraoui
Organisation : P.22 et 23
Ce qu’il faut retenir des Espaces Technologiques
Conception, rédaction et édition
“Autres Métiers”

Diouf Editing
AUTOROUTE 72, rue El Araar (ex Gay Lussac)
Dédoublement : P.24 et 25 Casablanca
Dernière tranche des travaux de dédoublement Tél : 05 22 29 80 39/40
de la RN1 entre Agadir et Tiznit Fax : 05 22 43 01 58
E-mail : [email protected]

AVIS D’EXPERT Impression


Interview : P.26 et 27
Quand est-ce qu’il faut passer à l’approche
performantielle pour les ouvrages en béton ? Groupe Maroc Soir

IMMOBILIER Autorisation de publication


Bâtiment : P.28
Le CTR de Casablanca s’investit dans N°9/83
l’habitat social à Hay Moulay Rachid
Dépot légal
DOCUMENTATION
Lu pour vous : P.29 24/1984
Les inclusions rigides
Séléction des dernières acquisitions du LPEE LE LPEE EST ACCRÉDITÉ
(Livres et magazines spécialisés)

AGENDA
Evènements à venir : P.30
Foires, salons, conférences et séminaires NM ISO 17025
ACTUALITES

QUOI DE NEUF ?

Une délégation ministérielle du Congo-Brazzaville reçue au LPEE


d’Etudes et de Recherches des Infrastructures de Transport), le
CEH (Centre Expérimental de l’Hydraulique), le CEEE (Centre
d’Essais et d’Etudes Electriques); et suivi un exposé sur le CSTC
(Centre Scientifique et Technique des Constructions). Objectif :
s’enquérir des voies et moyens à mettre en œuvre pour déve-
lopper la coopération entre le LPEE et le Bureau de Contrôle
des Bâtiments et des Travaux Publics (BCBTP) du Congo qui
ont signé une convention de partenariat en février dernier.
Pour traduire rapidement en actes certains axes de cette conven-
tion, des points focaux ont été identifiés et la partie congolaise
a présenté deux axes prioritaires où elle a besoin du soutien
du LPEE : la géotechnique (sols, fondations et routes) et la
La délégation congolaise ici au LPEE Tit Mellil. métrologie. Dans le domaine géotechnique, le BCBTP a besoin
d’urgence du LPEE pour former ses agents in situ au Congo.
En marge de sa visite de travail au Maroc, qui a eu lieu les 20 Tandis qu’en matière de métrologie, le BCBTP désire confier au
et 21 mars 2014, la délégation, conduite par Monsieur Emile LPEE/LNM l’expertise d’un important équipement technique
Ouosso, Ministre Congolais de l’Equipement et des Travaux qu’il vient d’acquérir pour familiariser rapidement ses équipes à
Publics, a visité les laboratoires du LPEE situés à Tit Mellil l’utilisation de ces matériels.
et à l’annexe sur la route d’El Jadida notamment le CEREP Le BCBTP désire également travailler main dans la main avec
(Centre d’Etudes et de Recherches sur l’Environnement et la le LPEE sur des projets au Congo, notamment le projet du pont
Pollution), le CEMGI (Centre Expérimental des Matériaux et du entre Brazzaville et Kinshasa, le futur port de Brazzaville, le port
Génie Industriels), le CES (Centre Expérimental des Sols), le minéralier de Pointe Noire ou encore le viaduc devant relier le
LNM (Laboratoire National de Métrologie), le CERIT (Centre fleuve et le stade de Brazzaville.

Trois nouvelles directions centrales créées au LPEE


La Direction Générale du LPEE a créé, n de coordonner la coopération entre
au début de l’année en cours, trois les Unités Spécialisées et les Unités
nouvelles directions centrales installées Régionales ;
au siège du Laboratoire à Casablanca n d’assurer le suivi de la réalisation des
qui lui sont directement rattachées. Il projets d’entités des Unités Régionales
s’agit précisément de la Direction des en matière de formation, de déconcen-
Approvisionnements, de la Logistique tration et de décentralisation.
et de la gestion du Patrimoine (DALP), Tandis que la DRRT est dirigée par M.
de la Direction de la Coordination et du Mohamed Mrhizou, ex-Directeur du
Développement Régional (DCDR) et de CSB. Elle a, entre autres, pour missions :
la Direction de la Recherche Appliquée n d’assurer les fonctions de pilotage,
et des Référentiels Techniques (DRRT). d’animation, de coordination et de valo-
Confiée à M. Mohamed Berrada, ex-di- Une vue du siège du LPEE à Casablanca. risation de tous les travaux de recherche
recteur du CTR de Fès, la DALP a pour appliquée réalisés au LPEE ;
principales missions : du parc acquis du LPEE et sa mainte- n de prospecter, en collaboration avec
n d’élaborer la politique d’achat du nance dans les meilleures conditions. les unités techniques, les opportunités
LPEE de manière à assurer l’approvi- La DCDR a été placée sous la responsa- de projets de recherche appliquée et leur
sionnement dans les meilleures condi- bilité de M. Mohamed Eddaraï, ex-Direc- financement ;
tions de coût, de qualité et de délai ; teur du CTR de Tanger. Elle a pour n d’assister les unités techniques pour
n de veiller à l’optimisation des flux principales missions : répondre aux appels à projets et à
et des stocks de matériels et consom- n d’animer la réflexion stratégique sur le monter des partenariats pour la réalisa-
mables nécessaires au fonctionnement développement régional du LPEE ; tion de projets de recherche ;
continu du LPEE ; n d’assister les Unités Régionales sur n de travailler sur les projets de recher-
n d’assurer la gestion du patrimoine et tous les plans ; che prénormative et de les valider.

4 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


Visite de travail au LPEE 15ème anniversaire
du bureau de l’ALBTP de l’UMAQ
Marcelin KANA, également Directeur de
la Recherche et de la Coopération du
Laboratoire National de Génie Civil du
Cameroun (Labogénie), a effectué une
visite de travail au Maroc du 24 au 27
janvier dernier.
A cette occasion, les représentants
de l’ALBTP ont été reçus le 27 janvier
au siège du LPEE par M. Houssine
Ejjaaouani, Directeur Technique et
Scientifique du LPEE.
Lors de cette visite, effectuée après celle
de Ouagadougou (Burkina Faso) du 17
au 23 janvier, MM. N’GAGNON et KANA
M. Ejjaaouani, Directeur Technique et Scientifique ont sensibilisé le LPEE sur la tenue des Affiche du 15ème anniversaire de l’UMAQ.
du LPEE et M. N’GAGNON, Président de l’ALBTP. 6ème Journées Africaines de Géotech-
nique (JAG) prévues du 12 au 14 juin
Le LPEE a pris part à la journée de célé-
Une Délégation de l’Association Afri- 2014 à Ouagadougou sur le thème
bration du 15ème anniversaire de l’Union
caine des Laboratoires de Bâtiments et “Rôle et responsabilité des laboratoires
Marocaine de la Qualité (UMAQ). Orga-
Travaux Publics (ALBTP), composée de nationaux d’Afrique face à la qualité et
nisée le 21 mars 2014 au siège de la
son président M. Louis-Patrice N’GA- à la durabilité des infrastructures socio-
Délégation régionale du Ministère du
GNON, également Directeur Général économiques”, ceci conformèment à la
Commerce, de l’Industrie, de l’Investis-
du Bureau de Contrôle des Bâtiments et mise en œuvre des recommandations de
sement et de l’Economie Numérique à
Travaux Publics du Congo Brazzaville la dernière assemblée générale de l’AL-
Casablanca sous le thème “la qualité :
(BCBTP), et de son trésorier M. Etienne BTP, tenue à Brazzaville le 18 mai 2013. 
de la performance à la responsabilité
sociétale”, cette rencontre a connu la
participation de plusieurs opérateurs
économiques et décideurs institution-
nels venus soutenir l’UMAQ pour son
effort sans relâche d’encouragement et
Une délégation d’étudiants en géologie de sensibilisation des entreprises sur
l’importance de la qualité surtout dans
en visite au CTR de Casablanca l’actuel contexte de mondialisation où
l’entreprise fait face à une concurrence
Dans le cadre de la coopération entre Un chantier où l’équipe du CTR de acerbe et a besoin d’innover.
le LPEE et l’Université Hassan II - Ain Casablanca s’est récemment rendue Signalons que le LPEE est un des
Chock, le CTR de Casablanca a reçu pour assister à la mise en œuvre des membres fondateurs de l’UMAQ.
une délégation d’une vingtaine d’étu- inclusions rigides destinées à stabili- Depuis sa création, le Laboratoire parti-
diants de la Faculté des Sciences ser certaines parties du terrain de la cipe activement, chaque année, à la
– Département Géologie – de cette Marina gagnées sur la mer. semaine nationale de la qualité qui est
Université, conduite par leur profes- un événement national de communica-
seur M. Fouad Al Kamel. tion autour de la qualité dont le but est
A cette occasion, ce groupe d’étu- de valoriser les efforts des entreprises
diants en 3ème année de licence en matière de qualité et de sensibiliser
fondamentale a eu droit à : le public à l’importance de la qualité.
n une projection du film institutionnel L’UMAQ organise également le prix
du LPEE, national de la qualité qui est un moyen
n une distribution de supports de d’auto-évaluation qui permet aux entre-
communication du LPEE prises de mesurer leurs performances
n une séance de questions/réponses en matière de qualité et d’identifier les
n un F’tour axes de progrès, et aux organismes
n une visite du laboratoire central du de promotion de la qualité d’inciter les
CTR de Casablanca entreprises à lancer des démarches
n une visite du chantier de la Marina. Les étudiants devant la maquette de la Marina. qualité pour renforcer leur compétitivité.

5 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


ACTUALITES
Monsieur Aziz Rabbah, Ministre de l’Equipement, du Transport et de la Logistique,
lors de la Journée d’information sur le décret de qualification et de classification des laboratoires de BTP.
REGLEMENTATION

Entrée en vigueur très prochaine du


décret de qualification et de classifi-
cation des laboratoires de BTP
Le Ministre de l’Equipement, du Transport et de la Logistique, M. Aziz Rabbah a présidé la journée d’information sur
l’entrée en vigueur du système de qualification et de classification des laboratoires de BTP, prévue le 17 avril 2014.
L’occasion pour lui et son équipe de présenter dans le détail toutes les composantes du nouveau système qui vise à
réglementer un secteur stratégique pour le Maroc.

L
e Centre d’Accueil et de Confé- Dans son allocution d’ouverture, M. le toutes les dispositions nécessaires pour
rences du Ministère de l’Equi- Ministre est revenu sur le contenu du déposer leurs demandes de qualification
pement, du Transport et de la communiqué que son Département auprès des services de la Direction des
Logistique à Rabat Hay Riad a diffusé à cette occasion et où il est Affaires Techniques et des Relations
a abrité, le 25 mars 2014, la journée mentionné que “suite à la publication des avec la Profession, relevant du Ministère
d’information sur l’entrée en vigueur du arrêtés d’application du décret n°2-01- de l’Equipement, du Transport et de la
système de qualification et de classifica- 437 relatif à la qualification et à la clas- Logistique, et ceci dès la date de publi-
tion des laboratoires de BTP. Présidée sification des laboratoires de BTP, le cation dudit communiqué”. Par ailleurs, il
par M. Aziz Rabbah, Ministre de l’Equi- Ministère informe l’ensemble des labora- a été précisé que “l’ensemble des textes
pement, du Transport et de la Logistique, toires de BTP qu’il a officiellement donné régissant le nouveau système de quali-
cette journée était l’occasion pour lui et son approbation au Règlement intérieur fication et de classification des labora-
ses collaborateurs de présenter dans annexé au manuel des procédures et au toires de BTP notamment le Règlement
le détail toutes les composantes du référentiel de qualification et de classi- intérieur, le manuel des procédures ; le
nouveau système dont la date d’entrée fication que la commission nationale a référentiel de qualification et classifica-
en vigueur est prévue pour le 17 avril déjà validé”. Partant, “les laboratoires tion et les formulaires sont disponibles
prochain. de BTP candidats sont invités à prendre sur le site web du Ministère de l’Equipe-

6 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


ment, du Transport et de la Logistique à en vue d’établir un procès-verbal ou un Q3.7 : Expertise des structures
l’adresse www.equipement.gov.ma”. rapport des contrôles ainsi effectués. métalliques
Ceci étant, il faut retenir que l’arrêté Cette activité regroupe les douze (12) L’activité recherche-développement
n°2523-13 du 4 chaoual 1434 (12 août qualifications suivantes : comporte les cinq (5) qualifications
2013) du Ministre en charge de l’Equi- Q2.1 : Contrôle des travaux de bâti- suivantes :
pement, regroupe les qualifications des ments courants Q4.1 : Recherche-développement sur
laboratoires de BTP dans quatre (4) Q2.2 : Contrôle des travaux de terras- béton hydraulique, matériaux et structures
activités : les études géotechniques, sements et chaussées à base de graves Q4.2 : Recherche-développement sur
les contrôles qualité, l’expertise et la non traitées les techniques de construction et de
recherche-développement. Q2.3 : Contrôle des travaux de chaus- maintenance des routes et chaussées
Les études géotechniques compren- sées à base de graves traitées aux liants Q4.3 : Recherche-développement en
nent 3 composantes : hydrocarbonnes géotechnique et hydrogéologie
n les interventions sur terrain pour Q2.4 : Contrôle des travaux de chaus- Q4.4 : Recherche-développement en
effectuer des investigations, des sonda- sées à base de graves traitées aux liants hydraulique et maritime
ges et des prélèvements d’échantillons hydrauliques Q4.5 : Recherche-développement en
et si nécessaire des essais et mesures Q2.5 : Contrôle des travaux des environnement et traitements des
in situ; ouvrages courants (ouvrages dalots/ pollutions.
n la réalisation des essais et analyses buses et ponts à faible portée, ouvrages Signalons qu’un laboratoire candidat
en laboratoire sur les échantillons hydrauliques, ouvrages agricoles, pourrait être qualifié dans l’une des
prélevés ; ouvrages d’assainissement et d’eau qualifications de ces quatre activités
n l’interprétation et l’exploitation des potable, ...) (les études géotechniques, les contrôles
résultats des essais effectués et des Q2.6 : Contrôle des travaux des ouvra- qualité, l’expertise et la recherche-déve-
données récoltées. ges non courants et du gros œuvre des loppement), s’il démontre qu’il a les réfé-
Cette activité regroupe les sept (7) quali- bâtiments à spécifications particulières rences ainsi que les moyens matériels
fications (Q) suivantes :
Q1.1 : Etudes Géotechniques des bâti-
ments courants (bâtiments sans difficul-
tés géotechniques majeures)
Q1.2 : Etudes Géotechniques des bâti-
L’arrêté n°2523-13 du 4 chaoual 1434 (12 août
ments non courants 2013) du Ministre de l’Equipement, du Transport et
Q1.3 : Etudes Géotechniques routières
courantes (pistes rurales, routes à faible
de la Logistique regroupe les qualifications des
à moyen trafic et voirie, sans difficultés laboratoires de BTP dans quatre activités distinctes :
géotechniques majeures)
Q1.4 : Etudes Géotechniques routières
les études géotechniques, les contrôles qualité,
non courantes et d’infrastructures l’expertise et la recherche-développement.
complexes (autoroutes, voies ferrées,
pistes aéronautiques, plates-formes
logistiques ou portuaires, ....)
Q1.5 : Etudes Géotechniques des ouvra- Q2.7 : Contrôle des travaux de lots et humains nécessaires pour réaliser,
ges courants (ouvrages dalots/buses et secondaires des bâtiments à spécifica- conformément aux règlements tech-
ponts à faible portée, ouvrages hydrau- tions particulières niques et aux normes en vigueur, toutes
liques, ouvrages agricoles, ouvrages Q2.8 : Contrôle des travaux de ports et les prestations rentrant dans le cadre de
d’assainissement et d’eau potable, sans barrages chaque qualification demandée.
difficultés géotechniques majeures) Q2.9 : Contrôle des travaux de struc- Par exemple pour l’activité géotech-
Q1.6 : Etudes Géotechniques des tures métalliques nique, il lui faut prouver qu’il dispose :
ouvrages non courants Q2.10 : Contrôle des équipements élec- n d’au moins de deux références portant
Q1.7 : Etudes Géotechniques des ports tro-mécaniques et hydro-mécaniques sur la même nature de prestations et
et barrages (barrages, AEP hydro-agricoles, ports, d’ouvrages que ceux de la portée de la
Les prestations de contrôles qualité …) qualification demandée,
consistent en : Q2.11 : Contrôle des travaux de peinture n d’un personnel nécessaire et qualifié,
n L’examen et assimilation des docu- de signalisation routière n de tout le matériel et équipements
ments de prescriptions des travaux objet Q2.12 : Contrôle de la qualité de l’envi- nécessaires à la réalisation des essais et
du contrôle de qualité, par le cadre chargé ronnement et des pollutions (eaux, air, mesures, exigées pour chaque qualifica-
du suivi de la réalisation du projet ; sols, déchets et rejets, …) tion demandée,
n Les interventions sur terrain pour L’activité expertise comporte les sept n d’un fond documentaire comprenant
effectuer, les prélèvements d’échan- (7) qualifications suivantes : au moins les règlements techniques et
tillons et les mesures et essais in situ Q3.1 : Expertise des bâtiments les normes d’essais marocaines homo-
nécessaires ; Q3.2 : Expertise des routes et chaussées loguées en vigueur ou à défaut des
n La réalisation en laboratoire, les Q3.3 : Expertise des ouvrages d’art normes internationales ou à défaut à des
essais et les analyses sur les échantil- Q3.4 : Expertise des ouvrages d’assai- normes européennes, ainsi que les enre-
lons prélevés; nissement, d’AEP et d’aménagement gistrements nécessaires n
n L’interprétation et l’exploitation par hydro-agricoles
le cadre chargé du suivi du projet des Q3.5 : Expertise des barrages
résultats d’essais et données récoltées, Q3.6 : Expertise des ports

7 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


ACTUALITES
La tribune lors de l’ouverture des travaux du Symposium RSS 2014.

SEMINAIRE

Forte affluence à la 2ème édition du


Symposium RSS 2014 à Marrakech
Après Paris, Marrakech a accueilli le 2ème symposium international sur la stabilité des versants rocheux. Une rencontre
organisée par la Société des Autoroutes du Maroc, avec plusieurs partenaires dont le LPEE, pour partager sur ses
méthodes de gestion des risques d’instabilités des versants rocheux ainsi que sur ses trouvailles et techniques de
confortement pour stabiliser ou réparer ce type d’ouvrages.

L
es 2, 3 et 4 avril, Marrakech a (INERIS) en novembre 2010 à Paris. géométries et propriétés mécaniques
abrité les travaux du 2ème sympo- Rappelons qu’à cette occasion l’INERIS très différentes.
sium international sur la stabilité voulait partager avec la communauté Le développement récent des modèles
des versants rocheux. Organisée scientifique des géotechniciens, les avan- aux éléments distincts a permis de mieux
par la Société des Autoroutes du Maroc cées qu’il avait enregistrées en matière appréhender la sécurité des versants
(ADM), en collaboration avec le Labora- de recherche sur le risque d’instabilités rocheux et de mieux dimensionner les
toire Public d’Essais et d’Etudes (LPEE), rocheuses. Les connaissances concer- confortements nécessaires. D’ailleurs, le
le Comité Marocain de Mécanique des nant les mouvements de terrain avaient symposium de Paris avait donné lieu à
Sols et de Géotechnique (CMMSG), l’As- en effet beaucoup progressé dans les de fructueux échanges à ce sujet …
sociation Française de Développement décennies précédentes en matière de Et parallèlement aux progrès des
et Recherche en Glissement de Terrain glissements de terrains. La modélisation méthodes de calcul, un important effort
(ADRGT), l’Ecole Hassania des Travaux de ceux-ci, à l’aide de logiciels perfor- a été fait pour mieux caractériser les
Publics (EHTP), l’Unversité Caddi Ayyad mants issus de la Mécanique des Sols, propriétés des terrains rocheux, notam-
de Marrakech et l’Université Blaise avait atteint un niveau satisfaisant notam- ment en recourant à de nouvelles
Pascal-Polytech de Clermont Ferrand, ment pour les milieux qui pouvaient être méthodes de reconnaissance in situ
la rencontre, parrainée par le Ministère assimilés à des milieux de type continu. adoptées en complément des essais
de l’Equipement, du Transport et de Par contre, ces modélisations n’étaient classiques de laboratoire.
la Logistique, fait suite à la 1ère édition pas encore satisfaisantes pour les milieux Suite à sa participation au symposium de
initiée par l’Institut National français de rocheux dans lesquels les surfaces de Paris, l’ADM a donc décidé de prendre
l’Environnement Industriel des Risques discontinuités sont fréquentes et les le relais de l’INERIS. C’est ainsi qu’après

8 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


une phase de travaux très intense dans s’est engagé, depuis le début des
diverses zones de relief du Maroc, elle années 2000, dans la réalisation d’im-
a pris l’initiative de lancer un programme portants programmes visant l’extension
de recherches sur le sujet où plusieurs et la mise à niveau de ses infrastructures
universités et centres de recherche au de transport pour accompagner son
Maroc et en Europe ont été impliqués. développement économique et social.
Aujourd’hui, les travaux de recherche C’est dans ce cadre que s’inscrivent les
sont assez avancés. Voilà pourquoi, le constructions de la Rocade méditerra-
bras armé de l’Etat marocain en matière néenne, de certains tronçons autorou-
de construction autoroutière a convoqué tiers, de la Ligne à Grande Vitesse et de
cette 2ème édition du symposium RSS pour lignes ferroviaires, des projets qui ont
partager sur ses méthodes de gestion constitué de véritables champs d’expé-
des risques d’instabilités des versants riences pour les maîtres d’ouvrages et
rocheux ainsi que sur ses trouvailles et les géotechniciens”.
techniques de confortement pour stabili- Dans son exposé sur la maîtrise des

Le bras armé de l’Etat marocain en matière


de construction autoroutière a convoqué cette
2 édition du symposium RSS pour partager sur ses
ème

méthodes de gestion des risques d’instabilités des


versants rocheux ainsi que sur ses trouvailles
M. Houssine Ejjaaouani, Directeur Technique et Scienti-
et techniques de confortement pour stabiliser fique du LPEE lors de son exposé sur le confortement du
Déblai 15 de l’autoroute Marrakech - Agadir.
ou réparer ce type d’ouvrages.

ser ou réparer ce type d’ouvrages. risques géotechniques dans les grands au rocher”. Actuellement, une 2ème édition
La rencontre a fait l’objet de l’élaboration projets, M. Abdelkrim Derraji d’ADM a est en préparation sur “la surveillance
d’un programme scientifique de haute présenté les nouvelles techniques de des massifs rocheux”.
facture. Elle a également drainé une forte confortement des versants rocheux Signalons par ailleurs, qu’un cas d’école
affluence de plusieurs centaines d’ingé- développées au fil des projets auto- s’est déroulé au niveau de l’autoroute
nieurs et scientifiques, en provenance routiers réalisés au Nord et au Sud du Marrakech-Agadir, notamment au Déblai
d’une dizaine de pays notamment d’Algé- Royaume. C’est ainsi que l’assistance a 15. Sur ce déblai, ADM était confrontée
rie, de Belgique, du Canada, d’Espagne, appris qu’ADM a commencé à dévelop- à d’importants glissements de terrain qui
des Etats-Unis, de France, d’Italie, de per un système de compactage à sec sur s’étaient déclarés en mi-mars 2010, soit
Suisse, de Tunisie, … et du Maroc. des sols argileux secs, notamment en à 3 mois de l’inauguration de l’ouvrage.
Dans son allocution d’ouverture des s’inspirant du modèle développé par des Et c’est grâce à M. Houssine Ejjaaouani,
travaux du symposium, M. Benazzouz, le géotechniciens algériens sur la transa- expert en géotechnique et Directeur
Directeur Général d’ADM, a déclaré que harienne. Un modèle qui évite tout risque Technique et Scientifique du LPEE que
“le domaine de la géotechnique en géné- de venue d’eau et qui a été amélioré à le problème a été circonscrit. D’ailleurs,
ral et celui des risques naturels d’insta- travers l’utilisation de matériaux biolo- c’est sur ce sujet que M. Ejjaaouani a
bilité de terrains en particulier suscitent giques (toile de jute, paille ou roseaux). fait son exposé le 2 avril dans lequel
un intérêt majeur pour la Société Natio- Sur ce sujet, ADM a engagé des travaux il a largement présenté le cas. C’est
nale des Autoroutes du Maroc. Parce de recherche dont les résultats feront également ce Déblai 15 qu’ADM a choisi
que nous sommes confrontés à de très prochainement l’objet de la publica- comme thème de la visite programmée
grandes variétés de problèmes géotech- tion d’un guide de traitement des SIRT le 4 avril pour clôturer le Symposium
niques pendant la réalisation de notre (Sols Indurés et Roches Tendres). RSS 2014 n
programme autoroutier. Problèmes qui ADM a également trouvé une belle
nécessitent souvent de faire preuve de parade pour assurer la stabilité des talus
beaucoup d’imagination pour trouver de grande superficie. La démarche,
des solutions innovantes à même de développée avec l’appui des Chinois,
permettre de surmonter les difficultés consiste à créer des arcades pour inter-
rencontrées”. venir sur des surfaces de taille humaine.
Succédant au DG d’ADM, M. Mouhsine Un sujet où une recherche est également
Alaoui M’Hamdi, le Directeur Général engagée pour créer une théorie maro-
du LPEE a, quant à lui, insisté sur le fait caine sur les arcades.
que, “au fil des années et des chantiers, Signalons également qu’en octobre 2012,
la communauté des géotechniciens ADM avait publié, en partenariat avec
du Maroc a accumulé pas mal d’expé- l’Ecole Hassania des Travaux Publics,
riences à échanger dans le domaine son premier ouvrage sur la géotechnique
des versants rocheux. En effet, le Maroc intitulé “Elément de stabilité des pentes

9 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


ACTUALITES
La délégation libanaise visitant le modèle réduit réalisé par le CEH/LPEE.

EXPORT

Le CEH/LPEE sollicité pour la


modélisation d’un barrage au Liban
Le 24 mars 2014, le Directeur du Centre Expérimental de l’Hydraulique du LPEE et son équipe ont reçu une délégation
du CDR (Council for Development and Reconstruction) du Liban, venue voir in situ le modèle réduit 1/50 du futur barrage
de Bisri. Les représentants du maître d‘ouvrage, qui sont passés par le bureau d’études Novec, ont apprécié le modèle
physique réalisé par le Centre Expérimental de l’Hydraulique du LPEE.

L
e Centre Expérimental de après sa visite au CEH. naise, ainsi qu’à la production d’énergie.
l’Hydraulique du LPEE (CEH/ En effet, “les ingénieurs du CDR, que Le modèle réduit devait notamment porter
LPEE) multiplie les expériences nous avons reçus, le 24 mars ont appré- sur deux ouvrages, à savoir un évacua-
à l’export. En effet, après l’étude cié le modèle que nous leur avons teur de crues et un tunnel de vidange de
en canal à houle du port de Gabès en présenté. C’est simple, ils ont pu toucher fond du barrage Bisri.
Tunisie et la réalisation d’un modèle du doigt leur projet. Et comme me l’a L’évacuateur de crue est à seuil libre
physique réduit pour étudier les ouvrages confié l’un d’entre eux, après avoir visité implanté en rive gauche. Sa longueur
de protection du port de Durrës en Alba- le CEH et le CES (Centre Expérimen- déversante est estimée à 45 mètres. Le
nie, le bras armé du LPEE en matière tal des Sols), ils ne pensaient même seuil circulaire est suivi d’un convergent
d’études hydrauliques a été récemment pas qu’il y avait des laboratoires aussi et d’un coursier de 30 m de largeur et de
sollicité pour modéliser le futur barrage bien équipés et performants au Maroc”, 430 m de longueur.
de Bisri au Liban. explique M. Abderrazak Harti, le Direc- Pour modéliser ces deux ouvrages,
Une prestation dont s’il est acquitté avec teur du CEH/LPEE. l’équipe du CEH/LPEE a opté pour une
brio puisque la délégation constituée de Concrètement, le travail demandé au échelle égale à 1/50.
trois représentants du maitre d’ouvrage CEH consistait à modéliser une digue L’approche par modèle physique de
libanais, en l’occurrence Council for zonée à noyau centrale argileux d’envi- l’évacuateur de crues a permis d’étudier
Development and Reconstruction (CDR), ron 70 m de hauteur, proche de la ville plusieurs aspects parmi lesquels :
conduite par le bureau d’études et de de Saida et destinée à l’alimentation en n la mise au point des formes d’enton-
conseils Novec, est retournée satisfaite eau potable de Beyrouth, la capitale liba- nement, notamment des murs guideaux

10 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


latéraux amont, en vue d’assurer une les aspects à simuler notamment :
alimentation bien répartie le long du n l’examen des conditions de restitution
seuil ; et de mise au point de la meilleure forme
n l’élaboration de la courbe de tarage de la cuillère ; et
du seuil, pour un niveau amont variant n la définition des protections à l’aval
de la cote de retenue normale à la cote de la cuillère là où elles s’avèrent
de crête du barrage ; nécessaires.
n les conditions d’écoulement dans le A signaler que l’étude sur modèle réduit
convergent le long du coursier ; a également traité les conditions de resti-
n les conditions d’écoulement dans le tution résultant du fonctionnement simul-
coursier de l’évacuateur et les conditions tanée de l’évacuateur de crues et de la
de restitution à l’aval ; vidange de fond.

Le CEH s’est acquitté avec brio de sa mission


puisque la délégation, constituée de représentants du Tests du modèle sur plusieurs débits.

maitre d’ouvrage libanais, Council for Development


and Reconstruction et du bureau d’études toutes les phases – de la conception
et de conseils Novec, est retournée satisfaite à la maintenance en passant par la
construction et l’exploitation – intègrent
après sa visite in-situ du modèle physique. bien les considérations liées à la sécu-
rité. Ce panel réunit notamment des
experts internationaux reconnus dans le
n les conditions d’écoulement dans le Signalons que le barrage de Bisri s’ins- domaine de la conception de barrages,
coude et les moyens d’atténuer les effets crit dans la stratégie du Liban visant à de l’hydrogéologie, de l’hydrologie et de
de la force centrifuge ; améliorer la quantité d’eau stockée dans la sismologie n
n l’optimisation de la géométrie et de le pays et sa distribution. Ce barrage
l’angle de tir de la cuillère, y compris est l’un des plus grands ouvrages
l’introduction de déflecteurs et redents à jamais construit dans le pays. Il devrait
même de disperser le jet ; à terme offrir une capacité additionnelle
n l’appréciation de la zone d’impact et de stockage de 120 millions m3 d’eau
la détermination de la profondeur de la potable. C’est ainsi que compte tenu
fosse limite en simulant le fond meuble de son envergure et pour face à la taille
pour toutes les configurations examinées. du projet, les autorités libanaises ont
Quant à l’approche sur le modèle recruté un panel d’experts pour étudier
vidange de fond, elle s’est focalisée sur les plans du barrage et s’assurer que

L’équipe du CEH/LPEE avec les représentants libanais et de Novec.

11 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


RESEAU

REGION

Nouveau redéploiement régional au LPEE


La Direction Générale du LPEE poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de redéploiement régional. Après le rattache-
ment de Béni Mellal au CTR de Casablanca, Tanger et Fès ont été respectivement fusionnés à Tétouan et à Meknès.
Les raisons.

L
a Direction Générale du LPEE Tanger Sebta
dévoile petit à petit la nouvelle
Asilah
cartographie régionale du Labo- Tétouan Al Hoceima Mellilia
Larache
ratoire ! En effet, suite au ratta- Chefchaouen
chement du Laboratoire Régional de Souk Larba
Béni Mellal au Centre Technique Régio-
Sidi Kacem Guercif
nal de Casablanca en décembre 2012, Fès Taza
deux nouveaux regroupements viennent Meknès Sefrou
d’être rendus effectifs. Le premier El Hajeb Ifrane

concerne le rattachement du CTR de Fès Azrou

à celui de Meknès. Tandis que le second Khénifra


Midelt
a trait à la fusion du CTR de Tanger et
celui de Tétouan.
MM. Mohamed Berrada et Mohamed Errachidia
Eddarai, respectivement ex-Directeur
Les CTR Nord et du Centre couvrent désormais des territoires qui ont quasi-doublés.
du CTR de Fès et ex-Directeur du CTR
de Tanger se sont vus confier deux
nouvelles directions installées au siège ressources respectives. Avant de passer ment se poursuivre, est le prolongement
du LPEE à Casablanca(1). ensuite à la définition d’une nouvelle des décisions prises à Wirgan où le
Quant à M. Abdelkhalek Zeryouh, Direc- stratégie régionale plus globale qui LPEE avait défini pour la première fois
teur du CTR de Tétouan et M. Moham- permettra la mise en œuvre optimale de une stratégie de travailler en réseau,
med Doss Bennani, Directeur du CTR ces ressources. notamment pour accroître son efficacité
de Meknès, ils gèrent désormais de plus En attendant, nos deux managers devront et sa force de frappe dans un secteur
grands centres régionaux qui rayonnent s’atteler au plus urgent, c’est à dire des laboratoires de génie civil devenu
sur de vastes territoires. Le CTR Nord poursuivre les chantiers dans lesquels très concurrentiel à cause de l’arrivée
couvre désormais les territoires de la les centres nouvellement “acquis” sont massive de nouveaux laboratoires de
Capitale du Détroit et de Tétouan. Il impliqués. Le CTR de Tanger est, par petite taille. C’est ainsi que, pour faire
part précisément de Moulay Boussel- exemple, impliqué dans les chantiers face au nouvel environnement de travail
ham, en passant par Larache, Asilah, des ports de Tanger ville, Tanger Med, marqué par une concurrence acerbe et
Tanger, Sebta, Tétouan, Chefchaouen, Ksar Séghir ; dans la construction de la souvent déloyale, plusieurs décisions ont
Al Hoceima jusqu’à Mellilia. LGV plusieurs lots; dans le barrage Khar- été prises, notamment :
Alors que le CTR Centre (Meknès + Fès) roub et les aménagements hydro-agri- n l’élargissement de la mission principale
part de la zone naturelle de Meknès, à coles à l’aval du barrage Khroufa dans des unités régionales qui ont commencé
savoir Meknès, Tafilalet, El Hajeb, Khéni- la province de Larache  ; dans l’édifica- à jouer le rôle de guichet unique du LPEE
fra, Midelt, Ifrane et Errachidia, jusqu’à tion des nouvelles villes satellites de Ibn dans leur région respective,
une autre zone comprenant Sefrou, Taza, Batouta et Chrafat ; dans la grande plate- n la poursuite des efforts d’accréditation
Guercif, Azrou, Sidi Kacem et Souk Larba. forme industrielle des zones franches et et de certification qualité, et
En plus de ces superficies plus grandes, logistiques de Gzénaya et Melloussa ; n l’élargissement régulier des pres-
qui s’apparentent plutôt à des atouts, dans des parcs éoliens ainsi que sur tations des unités régionales vers les
les deux managers auront dans l’immé- des programmes de routes rurales, des matériaux de second œuvre, les presta-
diat à gérer des ressources humaines et constructions scolaires, des plans de tions électriques, etc …
matérielles en doublement voire plus. Ce développements urbains, des construc- Un élargissement qui devra connaître
qui semble, à priori, être également des tions sociales et dans la nouvelle faculté une accélération sou peu, en raison de
arguments qui plaident en faveur d’un de médecine et de pharmacie de Tanger. la redynamisation des Espaces Techno-
accroissement à court, moyen termes, Des chantiers qui devront être gérés logiques Réseaux n
des chiffres d’affaires des deux représen- au mieux, conformément à l’Esprit de
tations régionales. Wirgan et des multiples décisions prises (1) : M. Mohamed Berrada a été chargé de la Direc-
tion de la Logistique, des Approvisionnements et de
Pour gagner ce pari, MM. Zeryouh et dans son sillage.
la gestion du Patrimoine.
Doss Bennani, devraient, à court terme, En effet, cette nouvelle stratégie de M. Mohamed Eddarai a été chargé de la Direction de
commencer par faire l’inventaire de leurs regroupement régional, qui va certaine- la Coordination et du Développement Régional.

12 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


ENTRETIEN AVEC ABBAD EL ANDALOUSSI, DIRECTEUR DU CTR DE MARRAKECH

Le Centre Technique Régional du LPEE à Marrakech nourrit


des ambitions à court, moyen termes. Profitant dèjà des projets
lancés par l’OCP à Benguerir, la représentation régionale du
LPEE est à l’affût des moindres opportunités qui se présente-
raient dans son aire d’intervention. Pour anticiper, elle compte
créer une antenne à Zagora et renforcer son équipe à Ouarza-
zate. Regard sur une stratégie de redéploiement prometteur.

“Nous espérons déménager dans nos


nouveaux locaux avant fin 2015”
Est-ce que le CTR de Marrakech tire profit de l’effervescence graduellement des prestations sur le second œuvre dans nos
créée par les chantiers du groupe OCP dans Marrakech et offres de contrôle et suivi des travaux de bâtiment. D’ailleurs,
sa région ? nous prévoyons d’organiser en 2014 une table ronde à laquelle
En effet, le CTR de Marrakech est fortement impliqué dans les seront conviés les différents intervenants dans l’acte de bâtir.
chantiers de l’OCP à Benguerir, notamment au niveau du projet
de la Ville Verte où nous sommes actuellement entrain d’assurer Où en êtes-vous par rapport à la mise en oeuvre de votre
le contrôle des travaux de la seconde tranche de l’Université stratégie à deux temps visant d’une part à pousser le CTR
Polytechnique Mohamed VI et de VRD. de Marrakech vers les grands chantiers et d’autre part
Sur ces chantiers, le CTR de Marrakech s’occupe des presta- déménager dans de nouveaux locaux plus appropriés ?
tions de Contrôle Externe auprès des Entreprises. Concernant le nouveau local du CTR de Marrakech, le dossier
En 2013, notre Centre était déjà engagé pour réaliser les avance bien puisque l’architecte du projet est déjà désigné et
mêmes prestations sur les chantiers de construction du Centre les études techniques seront lancées incessamment. Nous
de Formation de l’OCP et de la première tranche de l’Université prévoyons de démarrer les travaux de gros œuvre au courant
Polytechnique Mohamed VI. de cette année. Et si tout se passe bien, nous espérons concré-
Etant donné le potentiel important de développement que tiser notre déménagement dans nos nouveaux locaux avant fin
présente la Province de Rhamna, le CTR de Marrakech étudie 2015 ou début 2016.
actuellement la possibilité de création d’un laboratoire Régio- S’agissant maintenant de notre plus forte implication dans les
nal à Benguerir et ceci pour mieux satisfaire nos clients en grands chantiers et en plus des chantiers de l’OCP à Benguerir,
termes de réactivité et d’optimisation de nos interventions dans le CTR de Marrakech est très impliqué dans le contrôle et suivi
cette région. des travaux de construction du Complexe Solaire de Ouarzazate.
En tant qu’interlocuteur du LPEE auprès de l’OCP/Benguerir, Par ailleurs, fort de notre expérience acquise sur le chantier
notre équipe est en contact permanent avec les responsables de dédoublement de la voie ferrée entre Skhour Rhamna et
de l’OCP pour être informée des nouveautés et pouvoir agir Benguerir, le CTR de Marrakech projette de contribuer aux
rapidement afin de se placer auprès des Entreprises. travaux de dédoublement des autres tronçons à savoir Oum
Rabiî/Skhour Rhamna et Benguerir/Marrakech. Nous prévoyons
L’immobilier connaît également un boom à Marrakech. également de participer au contrôle et suivi des projets immobi-
Comment êtes-vous positionné par rapport à cette activité ? liers de l’ONCF prévus à Marrakech.
Tout d’abord, il convient de signaler que l’activité Bâtiment à
Marrakech a considérablement baissé depuis 2009 au moment Quels ajustements avez-vous prévus par rapport à l’entrée
même où le nombre de laboratoires privés nouvellement créés en vigueur du décret de qualification et de classification
connaît une forte augmentation. Et en l’absence d’une orga- des laboratoires de BTP ?
nisation du secteur des laboratoires d’essais et de contrôles, A l’instar des autres Centres du LPEE et en adéquation avec la
les chantiers de bâtiment constituent un terrain fertile pour le vision globale arrêtée dans le cadre du repositionnement straté-
développement d’une concurrence non réglementée qui se gique du LPEE, nous avons élaboré un projet d’entité basé sur
manifeste par des prix sans cesse tirés vers le bas sans aucune plusieurs axes, notamment : l’excellence dans l’essai, le déve-
garantie du respect strict des normes de qualité. loppement et la pérennisation de nos compétences, le dévelop-
Pour contourner cette concurrence déloyale et en adéquation pement d’une plus forte agressivité commerciale et marketing,
avec la stratégie globale du LPEE, le CTR de Marrakech mise ainsi que la consolidation et le développement de notre centre
beaucoup sur le développement des prestations sur le second avec un renforcement de la couverture de notre aire d’interven-
œuvre. En effet, nous investissons énormément sur la forma- tion notamment par la création d’une antenne à Zagora et le
tion continue de nos cadres et techniciens dans ce domaine renforcement de notre équipe à Ouarzazate à travers le recrute-
et nous commençons avec l’appui du réseau LPEE à intégrer ment d’un Ingénieur Polyvalent n

13 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


DOSSIER

DURABILITE
Le Pont Moulay El Hassan à Rabat, un des tout premiers projets où la durabilité du béton est appliquée.

DU BETON

La durabilité, un paramètre essentiel


pour les ouvrages de BTP et génie civil
La durabilité est devenue un important paramètre dans la formulation des bétons et la conception des ouvrages de BTP
et génie civil. Partie du Japon et des Etats-Unis au début des années 1980, cette approche de construction, qui intègre
les effets de l’environnement et respecte les principes du développement durable, est aujourd’hui mondialement adoptée.
Au Maroc, elle est régie par la norme 10.1.008 qui s’applique précisément aux bétons destinés aux structures coulées en
place, aux structures préfabriquées, aux éléments de structures préfabriqués pour bâtiments et aux structures de génie
civil. Une norme d’application obligatoire, entrée en vigueur en juin 2010, qui fait l’objet d’importantes initiatives de sensi-
bilisation et de facilitation d’utilisation de la part du LPEE. Explications.

L
a durabilité est une approche, Comment cette nouvelle approche engendrés par les réparations et colma-
une démarche ou encore une a-t-elle vu le jour ? tages de ces ouvrages étaient telle-
méthode de construction qui On peut dire que la durabilité est née par ment exorbitants qu’ils dépassaient de
permet à un ouvrage de résis- un concours de circonstances. En effet, loin les coûts des constructions. “C’est
ter au cours du temps aux diverses jusqu’aux années 1980, les acteurs de simple, la plupart des ouvrages d’enver-
agressions ou sollicitations (physiques, l’acte de bâtir ont souvent eu, un peu gure construits à l’époque et qui étaient
mécaniques, chimiques, ...) c’est-à-dire partout dans le monde, des difficultés atteints de pathologies dus aux effets
aux charges auxquelles il est soumis, pour rattraper les dégradations causées de l’environnement ont été détruits. Les
ainsi qu’aux actions diverses telles que sur leurs ouvrages par l’environnement. professionnels étaient en effet unanimes
le vent, la pluie, le froid, la chaleur, le Les concepteurs prenaient tout en consi- qu’il était moins coûteux de les détruire et
milieu ambiant ... tout en conservant son dération sauf les effets de l’environne- de les reconstruire que d’essayer de les
esthétisme. C’est ainsi qu’avec la mise ment. Et dans les rares cas où ces effets réparer”, explique M. Abdellah Choukir,
en œuvre de cette démarche, qui se fait étaient effectivement pris en compte, Directeur du Centre Expérimental des
à travers le respect de certains principes ils n’étaient pas quantifiés de manière Matériaux et du Génie Industriels du
normatifs, on peut facilement situer la scientifique. Ce qui était par contre Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes
durée de vie d’un ouvrage. sûr et bien connu, c’est que les coûts (CEMGI/LPEE).

14 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


Bien entendu, cette situation défavorable fit avec la généralisation de l’emploi du matériaux nouveaux dotés de propriétés
ne pouvait pas perdurer. Les investis- béton précontraint pour la réalisation des mécaniques élevées, associées à une
seurs ne pouvaient pas en effet continuer ouvrages d’art français. grande durabilité. Et ce sont les améliora-
à investir sur des ouvrages souvent sujets Pour aller plus en avant et parvenir enfin tions apportées par l’industrie des liants
à des dégradations qui les condamnaient à quantifier les effets de l’environnement hydrauliques à la qualité des ciments, la
à une destruction rapide et inéluctable. à travers une démarche prédictive basée mise au point d’adjuvants spécifiques de
De l’autre côté, les ingénieurs profes- sur des indicateurs mesurables et des synthèse ainsi que l’emploi d’ultrafines
sionnels de l’acte de bâtir ne pouvaient expérimentations qui s’appuient sur des qui ont permis ce progrès spectaculaire.
pas non plus continuer à subir ces modèles mathématiques prouvés scienti- Un progrès synonyme de durabilité qui
dégradations qui n’avaient somme toute fiquement, un nouvel élan de recherches ne tarda pas à être diffusé un peu partout
rien à voir avec la fatalité et donc remet- a été donné au niveau des pays scandi- dans le monde, y compris au Maroc.
taient en cause leur existence même naves. Mais, c’est finalement au Japon
de bâtisseur. Ces derniers devaient par et aux Etats-Unis qu’on a commencé, Comment la durabilité est-elle arrivée
au Maroc ?
Au Maroc, on a commencé à parler de
durabilité des bétons à la fin des années
C’est au Japon et aux Etats-Unis qu’on a com- 1990. Mais, il faudra attendre la seconde
moitié des années 2000 pour voir la
mencé, pour la première fois, dans les années 1980, réflexion et la prise de position sur le
à fabriquer et à mettre en œuvre des bétons à hautes sujet s’accélérer sous la houlette :
n d’une part de deux entreprises leaders
performances dont la résistance à la compression dans leur domaine respectif,
atteignait 100 MPa (environ 1 000 kg/cm2). n et d’autre part des pouvoirs publics,
En effet, en janvier 2005, le LPEE,
leader dans le secteur des laboratoires
de bâtiment et génie civil et Lafarge
conséquent faire face à un défi inédit qui pour la première fois, dans les années Maroc, également leader dans le secteur
était de parvenir enfin à construire des 1980, à fabriquer et à mettre en œuvre de la cimenterie, ont organisé, pour la
ouvrages qui résistent plus longtemps des bétons à hautes performances dont première fois au Maroc, un séminaire sur
sans subir de préjudices dus aux effets la résistance à la compression attei- le thème de “la durabilité des ouvrages
de l’environnement. C’est ainsi que dans gnait 100 méga pascals (MPa) (envi- en béton”. Un séminaire très suivi.
les années 1970 on a commencé à faire ron 1 000 kg/cm2), et même 140 MPa Par la suite, le 21 avril 2009, le Minis-
des recherches mondiales sur le béton, (1 400 kg/cm2) dans un immeuble à tère du Commerce, de l’Industrie et des
et plus particulièrement sur ses consti- Seattle aux États-Unis. Tandis qu’en Nouvelles Technologies, le Ministère
tuants actifs. laboratoire, on obtenait, déjà, des résis- de l’Equipement et des Transports et
tances supérieures à 600 MPa (6 000 kg/ le Ministère de l’Habitat et de l’Aména-
Pourquoi le béton ? cm2). La durabilité était alors née ! gement de l’Espace signent un arrêté
Parce que d’énormes avancées ont été En effet, bien que toujours composés de conjoint sur la durabilité sous le N°1074-
déjà enregistrées dans l’art de construire ciment, de granulats et d’eau, les bétons 09, un arrêté publié au Bulletin Officiel
grâce à ce matériau qui, d’une part, à hautes performances étaient des N°5740, le 4 juin 2009.
prenait de plus en plus d’importance en
terme de volume dans les ouvrages, et
d’autre part, n’avait pas encore fini de
montrer ses “prouesses cachées”. En
effet, après l’invention du béton armé
en 1848 par Joseph Lambot qui fit flotter
une barque en ciment armé, un nouvel
essor est apporté par l’invention, vers
1930, du béton précontraint par Eugène
Freyssinet. Un pas conceptuel important
venait alors d’être franchi, qui constituait
“une véritable révolution dans l’art de
construire”, tant par la mise en pratique
de la notion de précontrainte que par l’ap-
profondissement de la compréhension
du comportement mécanique et rhéolo-
gique du béton. L’utilisation de la précon-
trainte autorise, en effet, la maîtrise de
la distribution des contraintes dans la
matière. Elle permet, en particulier, de
tirer profit de la grande résistance à la
compression du béton tout en évitant les
inconvénients dus à sa faible résistance
à la traction. D’ailleurs, la reconstruction
qui suivit la seconde guerre mondiale se Réparation de dégradations causées sur l’ouvrage par l’environnement.

15 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


DOSSIER

DURABILITE

La durabilité, un paramètre essentiel


pour les ouvrages de BTP et génie civil (Suite)
Suite à cette publication, le 9 juin 2009, cimentiers, etc ... et qui a débouché sur pement, du Transport et de la Logistique
le LPEE et Lafarge Maroc reviennent plusieurs recommandations dont une de pour approbation.
encore à la charge à travers un sémi- taille visant la création du premier guide C’est quoi la norme NM 10-1-008 ?
naire de sensibilisation sur la NM marocain sur la durabilité. Les promo- Le 4 juin 2010, c’est à dire une année
10.1.008 sur le même thème de “la teurs du guide s’étaient alors inspiré de après la publication de l’arrêté conjoint
durabilité des ouvrages en béton”. Une ce qui se faisait à l’échelle internationale des trois Ministères cités ci-dessus, la
Norme Marocaine NM 10.1.008 d’applica-
tion obligatoire sur la durabilité du béton
homologuée en 2009, qui remplace les
La durabilité se base sur des indicateurs normes marocaines NM 10.1.008, NM
10.1.011 et NM 10.1.003 homologuées
mesurables. Les processus de mesure sont certes en 1990, entre officiellement en vigueur.
complexes, mais la NM 10.1.008 prévoit pratiquement Que dit cette nouvelle norme, qu’apporte-
t-elle de nouveau ?
tout pour permettre aux ouvrages de génie civil de “Contrairement à l’ancienne norme rela-
résister aux effets néfastes de l’environnement. tive au béton et dont les objectifs étaient
de type résistance, la nouvelle norme NM
10.1.008 est plus complète. Elle introduit
la notion de durabilité et donc d’environ-
rencontre également très suivie où tous en traitant tous les aspects liés à la dura- nement. C’est à dire une constance des
les professionnels de l’acte de bâtir bilité, et en envisageant une mise à jour objectifs dans le temps ; et qui dit environ-
ont été conviés, les trois Ministères périodique de leur publication. Finale- nement dit que tout l’aspect de la chimie
cités ci-dessus, les grands donneurs ment, la première mouture du guide est du béton entre en compte. Avant, on
d’ordres (ADM, ONCF, DAH, etc…), les sortie aux forceps en 2011. Depuis, elle faisait seulement des essais mécaniques
architectes, les bureaux d’études, les a été soumise à la Direction des Affaires et physiques. Depuis l’entrée en vigueur
bureaux de contrôle, les promoteurs, les Techniques (DAT) du Ministère de l’Equi- de la nouvelle norme ; il y a un ajout d’es-
sais chimiques et géologiques”, explique
M. Choukir, le Directeur du CEMGI/LPEE.
En effet, dans l’ancienne approche, la
Normes des constituants du béton stabilité des ouvrages était assurée par
l’épaisseur et la résistance du béton de
l’enrobage. Avec une épaisseur minimale
d’enrobage, le béton devait protéger les
armatures contre la corrosion en limi-
tant les ouvertures des fissures et les
contraintes dans les aciers. Résultat : des
dégradations sévères sont constatées
sur les ouvrages construits suivant cette
approche, notamment des dégâts sous
forme de corrosion ou de décollement.
C’est le cas du Warf de Laâyoune, de la
Mosquée Hassan II de Casablanca et de
bien d’autres ouvrages. Des ouvrages
sur lesquels des actions de réparation
(ragréage, reprofilage, béton projeté) et
de renforcement ont été, bien entendu,
engagées. Mais, malheureusement, ces
réparations n’ont pas tenu pour la plupart.
Pour certains ouvrages, il a même fallu
passer à la reconstruction.
Selon M. Choukir, “Le béton est constitué
Source : CEMGI/LPEE de deux barrières : une barrière physique

16 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


Les dégradations causées par l’environnement marin sur les ouvrages en béton sont très sévères.

et une barrière chimique.  Il en résulte spécifications des bétons ; la livraison du n aux propriétés du béton frais et durci
donc que, pour assurer sa durabilité, il béton frais ; le contrôle de conformité et et à leur vérification,
faut améliorer les éléments constitutifs les critères de conformité ; le contrôle de n aux limitations imposées à la compo-
de ces deux barrières à savoir la poro- production ; l’évaluation de la conformité sition du béton,
sité, la perméabilité et la diffusivité et et la désignation des bétons à propriétés n à la spécification du béton,
limiter un certain nombre de réactions spécifiées et même les responsabilités. n à la livraison du béton frais,
chimiques nuisibles”, ajoute le Directeur La norme NM 10.1.008 ne peut être utili- n aux procédures de contrôle de
du CEMGI/LPEE. sée qu’en association avec les normes production,
La norme NM 10.1.008, élaborée par relatives aux constituants du béton n aux critères de conformité et à l’éva-
le Comité technique de normalisation (ciment, granulats, adjuvants, additions luation de la conformité.
des bétons, mortiers et produits dérivés, et eau de gâchage) et aux méthodes La norme s’applique au béton de masse
traite en effet, dans le détail, ces deux d’essai du béton correspondantes. volumique normale, au béton lourd et au
barrières. La porosité, la perméabilité Elle ne s’applique qu’aux bétons desti- béton léger.
et la diffusivité du béton y sont large-
ment traitées. Le gonflement du béton
est également pris en compte. Le gel
expansif encore dénommé alcali-réac- Le béton est constitué de deux barrières :
tion, occasionné par la combinaison du
silice, des alcalins et de l’eau y est ample-
une barrière physique et une barrière chimique. 
ment abordé. Et ses sources interne et Pour assurer sa durabilité, il faut améliorer la porosité,
externe, dues aux réactions sulfatiques
suffisamment expliquées. (Voir Avis d’expert
la perméabilité et la diffusivité et limiter un certain
avec M. Mohamed AIT EL AAL pages 26 et 27). nombre de réactions chimiques nuisibles.
Il ressort de ce qui précède que la
durabilité se base sur des indicateurs
mesurables. Les processus de mesure
sont certes complexes, mais la NM nés aux structures coulées en place, aux La Norme NM 10.1.008 ne s’applique
10.1.008 prévoit pratiquement tout. Pour structures préfabriquées, aux éléments pas :
permettre aux ouvrages de BTP et génie de structures préfabriqués pour bâti- n au béton aéré,
civil de résister face aux effets néfastes ments et aux structures de génie civil. n au béton mousse,
de l’environnement, elle aborde en effet Le béton peut être du béton fabriqué n au béton à structure ouverte (bétons
presque tous les aspects liés au béton : sur chantier, du béton prêt à l’emploi ou caverneux)
le domaine d’application ; les références encore du béton fabriqué dans une usine n au béton de masse volumique infé-
normatives de tous les constituants du de production de produits préfabriqués. Il rieure à 800 kg/m3
béton (Voir encadré page 16) ; les définitions, doit être malaxé mécaniquement. n au béton réfractaire.
symboles et abréviations ; les classes La norme spécifie les exigences appli- La Norme NM 10.1.008 définit toutes les
d’exposition ; les exigences relatives au cables : références normatives des constituants
béton et les méthodes de vérification ; les n aux constituants du béton, du béton.

17 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


DOSSIER

DURABILITE

La durabilité, un paramètre essentiel


pour les ouvrages de BTP et génie civil (Suite)
Elle définit également les classes d’ex- nants dans l’acte de bâtir. Elle définit spécifiées en même temps que les
position en fonction des actions dues à notamment les tâches du prescripteur, exigences complémentaires au maillon
l’environnement. Il est signalé que ces du producteur et de l’utilisateur. Par suivant de la chaine jusqu’au producteur.
classes sont données à titre informatif. exemple, le prescripteur est responsable On voit bien que toutes les parties sont
Leur choix dépend des dispositions en de la spécification du béton (Article 6), le tenues d’appliquer la NM 10.1.008.
vigueur là où le béton est utilisé. Autre- producteur est responsable de la confor- Mais selon M. Choukir, “l’application
ment dit, cette classification des expo- mité et du contrôle de production (Article de la nouvelle norme 10.1.008 n’est
sitions n’exclut pas la prise en compte 8 et 9), tandis que l’utilisateur est respon- pas encore entrée dans les moeurs au
des conditions particulières existant là sable de la mise en place du béton dans Maroc. Certains professionnels de l’acte
où le béton est utilisé, ni l’application de la structure. Dans la pratique, il peut de bâtir ne sont même pas au courant de
mesures telles que l’utilisation d’acier se faire que plusieurs entités spécifient son existence. Par ailleurs, les pouvoirs
inoxydable ou de tout autre matériau des exigences à différents stades de publics n’ont pas encore mis en place
résistant à la corrosion, ni l’utilisation de la conception et de la construction, par tout le dispositif de contrôle nécessaire
revêtements protecteurs du béton ou des exemple le client, le concepteur, l’entre- pour l’imposer effectivement”.
armatures. preneur, le sous-traitant responsable du
Etant d’application obligatoire, la NM bétonnage. Sensibilisation tous azimuts sur
10.1.008 fixe et délimite également les Eh bien dans tous les cas, chacun est l’application de la norme 10.1008
responsabilités des différents interve- responsable de transmettre les exigences Pour pousser vers l’application de la

Valeurs limites pour la composition du béton suivant


classe d’exposition
Classes d’exposition
Corrosion induite par les
Aucun chlorures
risque de Corrosion Environnement
Chlorures Attaque gel /
corrosion induite par chimiquement
ou autres que dégel
carbonatation Eau de mer agressifs
d’attaque l’eau de
mer
X0 XCA1 XCA2 XM1 XM2 XCL XG1 XG2 XA1 XA2 XA3
Rapport Eef / C
_ 0,65 0,60 0,50 0,45 0,55 0,55 0,45 0,55 0,50 0,45
maximal
Classe de résistance
_ B20 B25 B30 B35 B30 B25 B30 B30 B35 B40
minimale
Teneur mini en
200 290 310 340 350 330 320 340 325 350 385
ciment (kg/m3)
T min en air (%) _ _ _ _ _ _ _ 4 _ _ _
Nature ciment _ _ _ _ PM _ _ _ a)
_ b)
_ b)
_b)

a) En cas d’utilisation de sels de déverglaçage dont la teneur en sulfate soluble est supérieure ou égale à 3%, utiliser un ciment PM ou un ciment ES
b/ Lorsque la classe d’agressivité résulte de la présence de sulfates, pour la classe XA1, utiliser un ciment PM et pour les classes XA2 et XA3, utiliser un ciment ES

Source : LPEE

18 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


Le béton utilisé dans la construction de la Marina de Casablanca obéit à la norme NM 10.1.008

NM 10.1.008 dans le secteur marocain du CEMGI/LPEE de parvenir à “apprivoi- “contrôle du béton : normes et pratiques
de la construction et au-delà, le LPEE a ser” la norme 10.1.008. courantes”. Il a eu lieu le 27 novembre au
engagé plusieurs actions. Par la suite, le CEMGI/LPEE a orga- Centre d’Accueil et de Conférences du
D’abord en interne, pour parvenir à nisé des séminaires de formation sur la Ministère de l’Equipement, du Transport
maîtriser la norme, avant son entrée en nouvelle NM 10.1.008 au sein du LPEE. et de la Logistique (CAC) à Rabat. Son
vigueur en juin 2010, l’équipe du CEMGI/ Et c’est à l’issue de ces formations, objectif était de sensibiliser les donneurs
LPEE a : couplées aux expériences sur le terrain, d’ordres afin qu’ils intègrent la nouvelle
n participé à des séminaires de vulga- que les ingénieurs et techniciens supé- norme 10.1.008 dans leur CPS.
risation, organisés par la Fédération rieurs des différents centres du LPEE se D’ailleurs, pour leur faciliter la tâche, le
Marocaine des Matériaux de Construc- sont appropriés la norme. Laboratoire travaille actuellement sur
tion (FMC) et l’Association Marocaine C’est d’ailleurs fort de ces connais- l’édition de guides spécifiques aux diffé-
rentes classes de béton.
A l’issue du second séminaire, tenu le
18 décembre 2013 également au CAC,
Le LPEE poursuit inlassablement son effort sur le thème “la durabilité des ouvrages
en béton”, le LPEE s’est engagé dans
de vulgarisation sur la durabilité. Dans ce cadre, il a d’autres chantiers de vulgarisation de
organisé deux séminaires de haute facture l’année la norme NM 10.1.008. Le Laboratoire
a par exemple proposé d’améliorer le
dernière. Le premier a porté sur le thème “contrôle RMBA 07 en y adjoignant les classes
du béton : normes et pratiques courantes” et le d’environnement des bétons, de réfléchir
à l’établissement d’une norme de mise
second sur “la durabilité des ouvrages en béton”. en œuvre des ouvrages d’art en béton,
etc... (Cf LPEE Magazine N°66).
Last but not least, étant donné que le
des Cimentiers (APC), sur tout le terri- sances que le LPEE a déjà activement LPEE a capitalisé une certaine expé-
toire national : pris part à des chantiers d’envergure rience sur le sujet, le CEMGI a décidé
n travaillé avec des universités étran- comme les barrages, le pont Moulay de faire des recherches expérimentales
gère et locale pour le transfert techno- El Hassan sur le Bouregreg à Rabat qui prennent en considération les spéci-
logique, dont les plus en vue sont le ou encore la Marina de Casablanca en ficités nationales pour fabriquer un béton
laboratoire de Toulouse (LMDC) et la cours de construction. durable avec les matériaux disponibles.
Faculté des Sciences de l’Université Ceci étant, le LPEE n’entend pas s’arrê- Se faisant, chaque citoyen pourra dispo-
Hassan II d’Aïn Chock. ter en si bon chemin. Le Laboratoire a ser d’un béton durable … n
Et donc, ce sont ces initiatives, ajoutées donc poursuivi son effort de vulgarisa-
à des investissements sur du matériel tion sur la durabilité en général. C’est
d’essai de durabilité installés dans ses dans ce cadre qu’il a organisé, l’année
laboratoires fixe et de terrain, qui ont dernière deux séminaires de haute
progressivement permis aux ingénieurs facture. Le premier était axé sur le thème

19 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


CONSTRUCTION
Travaux de pose des canaux d’irrigation des périmètres arables situés à côté du barrage Taskourt.

BARRAGE

Entrée en service du barrage Taskourt


Le barrage Taskourt est maintenant en service ! Inauguré par SM Le Roi Mohammed VI, le 27 janvier dernier, l’ouvrage,
qui a été rebaptisé Barrage Abou Abbas Essabti, est de type BCR. Doté d’une retenue d’eau de 25 millions m3, il a
recouru aux prestations de quatre centres du LPEE.

L
a région de Marrakch-Tensift- site, la reconstitution des réserves en fondation par des parois moulées inter-
El Haouz est dotée d’une eaux souterraines, l’alimentation en ceptant et étanchant les alluvions de
nouvelle infrastructure hydrau- eau potable et industrielle des villes de l’Oued Assif El Mal et une vidange de
lique. Il s’agit en l’occurrence Chichaoua, d’Iminetanoute et d’Amizmiz fond intégrée au corps du barrage en RD
du barrage Taskourt qui a été rebaptisé et les centres avoisinants avec environ constitué d’un pertuis blindé de section
Barrage Abou Abbas Essabti, lors de 6 millions m3 par an et l’amélioration de 2x3 m2 sur une longueur de 35 m et d’un
son inauguration par Sa Majesté le Roi l’irrigation des périmètres d’Assif El Mal évacuateur de crues à seuil libre suivi
Mohammed VI le 27 janvier dernier, et de Majat sur environ 5 200 ha. d’un coursier convergeant par une cuil-
date officielle de sa mise en service. Techniquement, il faut retenir que le lère de longueur versante de 80 m et une
Situé dans la province de Chichaoua, barrage Abou Abbas Essabti est un cuillère de longueur de 70 m qui débite
précisément à 60 km à l’Est sur l’Oued barrage en BCR de forme triangulaire un maximum de crues de 2110 m3/s et
Assif El Mal, cet ouvrage, lancé par la avec un parement amont vertical et un trois prises d’eau potable sous forme de
Direction de l’Aménagement Hydrau- parement aval construit sous forme de conduites de 800 mm de diamètre instal-
lique (DAH) du Ministère délégué auprès gradins ayant une pente de 0.8 pour 1 lés dans le corps du barrage successive-
du Ministre de l’Energie, des Mines, de et de 74.5 m de hauteur sur fondation ment aux cotes 974,985 et 995 NGM et
l’Eau et de l’Environnement, est le 2ème et une longueur en crête de 415.7 m et une prise agricole de D=1000 mm inté-
barrage au Maroc édifié en BCR avec la une largeur en crête de 8 m. Il présente gré dans le corps du barrage en RD à la
méthode des couches inclinées après deux pertuis de dérivation provisoires de cote 973.75.
celui de Yacoub El Mansour dans la section 6 x 6.5 m2 au pied du barrage La particularité de ce barrage réside
province d’Alhouz. en RG, intégrés au corps du barrage précisément dans le fait qu’il a été réalisé
Doté d’une retenue d’eau de 25 millions précédé d’un chenal et suivis d’un autre moyennant l’utilisation de couches incli-
m3, cet ouvrage a été édifié en vue de restitution. Ces deux pertuis sont nées pendant la mise en place du BCR.
d’assurer la protection des inonda- associés à deux batardeaux, un en Cette méthode consiste à mettre en place
tions des infrastructures à l’aval du amont et l’autre en aval, prolongés en le BCR incliné avec une pente d’environ

20 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


7% dans le but d’avoir une surface suffi- La qualification repose sur le processus n du Laboratoire Régional d’El Jadida
samment réduite pour assurer sa liaison suivant : (LR d’El Jadida du LPEE) qui a assuré
avec la couche précédente dans un délai n la définition des entities géologiques ; le contrôle externe et le suivi des travaux
très réduit pour permettre le recouvre- n les analyses pétrologiques (analyses de génie civil ;
ment tant que le BCR est encore frais pétrographiques et/ou chimiques) ; n du Centre Scientifique et Technique
pour l’obtention d’un joint chaud. Ces n l’essai rapide de stabilité dimension- des Constructions (CSTC/LPEE), qui
couches inclinées ont été mises en place nelle à l’autoclave (essai crible) ; s’est occupé des essais d’arrachement
avec des épaisseurs de 30 cm pour n l’essai de performance long sur le des barres d’ancrage implantés dans le
remplir une levée de 3 m de hauteur. béton. rocher et le BCR ; et
Cette méthode a également permis Par ailleurs, le BCR constituant le n du Centre Expérimental des Matériaux
d’optimiser l’utilisation du coffrage pour barrage a fait l’objet d’un suivi rigoureux et du Génie Industriels (CEMGI/LPEE),
les deux parements de chaque levée en de l’équipe du CEGT/LPEE depuis la qui s’est chargé des essais spéciaux sur
déplaçant ce dernier au fur et à mesure préparation des matériaux jusqu’à leur les produits utilisés et des contrôles des
que le BCR avance. mise en place. Les prestations exécu- soudures des blindages ainsi que des
Le barrage a nécessité un volume de BCR tées par le CEGT au cours des travaux équipements électromécaniques.
et BCV d’environ 415 000 m3 associés
aux coulis d’injections de consolidation
des fondations et du voile d’étanchéité.
Vu l’ampleur des travaux de construction Connue par sa grande expérience dans les
du barrage, le maître d’ouvrage du projet travaux similaires, le CEGT/LPEE s’était installé sur
et l’entreprise chargée des travaux de
génie civil, ont fait appel à quatre centres place depuis le démarrage en octobre 2007 pour
du LPEE pour les accompagner dans le émettre des avis techniques et des conseils, faire des
contrôle et le suivi des travaux.
Connue par sa grande expérience et études spécifiques sur les matériaux et réaliser tous
connaissance dans les travaux similaires, les essais de contrôle et de suivi des travaux.
le Centre Expérimental des Grands
Travaux du LPEE (CEGT/LPEE) s’était
installé sur place depuis le démarrage
des travaux en octobre 2007. Notam- ont précisément porté sur : Signalons enfin, que parmi les faits
ment en tant que laboratoire de contrôle n des essais de reconnaissances des marquants du chantier du barrage
extérieur chargé d’élaborer des avis matériaux ; Taskout, il y a eu la visite du Comité
techniques et conseils, des études n des essais d’études des bétons, (BCR, Marocain des Grands Barrages (CMB)
spécifiques concernant les matériaux de BCV et béton projeté) et injections ; le 27 juin 2009. Organisée, sous l’égide
construction et de la réalisation de tous n des essais de convenances et du Ministère de l’Energie, des Mines,
les essais de contrôle et de suivi des planches d’essais des bétons et BCR ; de l’Eau et de l’Environnement, cette
travaux de construction du barrage. n des contrôles et suivis de la mise en visite a notamment connu la participa-
C’est à ce titre que le CEGT/LPEE a place des bétons, (BCR, BCV et béton tion des président et vice-président du
effectué l’étude de qualification des projeté) et les injections ; CMB, des membres de la Direction des
matériaux de béton vis-à-vis de l’alcali- n des reconnaissances des matériaux Aménagements Hydrauliques (DAH),
réaction. argileux pour les noyaux des deux du Directeur du CEGT/LPEE, des direc-
Il importe de signaler que la conduite de batardeaux ; teurs et ingénieurs des Aménagements
ces études a été menée conformément à n des planches d’essais et suivi des des barrage en cours de construction,
la démarche préventive définie au niveau travaux de construction des deux batar- des représentants des bureaux d’études,
du document des recommandations pour deaux. des représentants des entreprises et des
la prévention des désordres dus à l’al- En plus du CEGT, trois autres centres représentants des fournisseurs n
cali-réaction du LCPC 1994, le fascicule du LPEE sont intervenus dans le projet
de documentation NF P18-542, la norme d’aménagement du barrage. Il s’agit
NF P18-594. notamment :

Une vue du barrage Taskourt. Une vue du barrage Taskourt.

21 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


RESEAU
M. Alaoui, Directeur Général du LPEE entouré de M. Berrada, Directeur du LPEE/LNM coordinateur de l’Espace
Technologique Métrologie et M. Ejjaaouani, Directeur Technique et Scientifique du LPEE.
ORGANISATION

Ce qu’il faut retenir des Espaces


Technologiques “Autres Métiers”
Suite aux réunions des Espaces Technologiques “Métiers de base”, celles des Espaces Technologiques “Autres métiers”
se sont tenues les 10 et 16 janvier derniers à Casablanca. Deux réunions, présidées par le Directeur Général du LPEE,
qui ont permis de poser les premiers jalons de création de réseaux d’information, de formation, de partage et d’échange
de savoir-faire et d’expériences dans les domaines de la métrologie et de l’industrie & l’environnement.

A
l’instar, des espaces technolo- développement qui, selon M. Ejjaaouani, de chaque unité technique (spécialisée
giques “Métiers de base”, ceux devraient passer par la désignation d’un et régionale), et la faire rattacher à la
dénommés “Autres métiers” ont responsable métrologie dans chacune Direction de l’unité qui veillera à la bonne
tenu la première réunion de leur des unités du Laboratoire, à travers la marche de ses missions ;
histoire en janvier dernier à Casablanca, définition d’une fiche de poste et l’affi- n Former les responsables métrologie
sous la présidence de MM. Mouhsine chage dudit poste dans l’organigramme afin de leur permettre d’assurer leur rôle
Alaoui M’Hamdi, Directeur Général du des unités concernées. de relais du LPEE/LNM dans leur unité ;
LPEE et Houssine Ejjaaouani, Directeur D’ailleurs, après les exposés et les n Etablir une vision pour la gestion des
Technique et Scientifique du Laboratoire. débats fructueux qui en ont découlés, audits de la fonction métrologie, avec le
C’est ainsi que lors de la réunion de l’Es- ces suggestions du Directeur Technique LPEE/LNM comme appui technique ;
pace Technologique “Métrologie”, qui a et Scientifique du LPEE ont été prises n Former et apporter l’assistance aux
eu lieu le 10 janvier, M. Alaoui a rappelé en considération. En effet, les recom- unités techniques pour l’appropriation du
le cadre général dans lequel s’inscrit la mandations de l’espace technologique calcul des incertitudes de mesure ;
relance des activités des espaces tech- métrologie ont porté sur plusieurs points n Harmoniser l’organisation des compa-
nologiques, les volets qui guident l’action parmi lesquels : raisons inter-laboratoires entre les unités
de chaque espace technologique et l’im- n Etablir la version finale de la fiche du LPEE ;
portance de la métrologie et son carac- de poste du responsable métrologie de n Exploiter les résultats des comparai-
tère transversal qui devrait faciliter son l’unité ; sons inter-laboratoires en cas de besoin
transfert et son développement au sein n Faire apparaitre la fonction respon- pour l’estimation de l’incertitude de
des autres unités du LPEE. Transfert et sable métrologie dans l’organigramme mesure des essais ;

22 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


M. Alaoui, Directeur Général du LPEE entouré de M. Benabderrazik, Directeur du CEEE coordinateur de l’Espace Technologique Industrie et Environnement,
M. Karioun, Directeur du CEREP et M. Choukir, Directeur du CEMGI.

n Aider les unités à organiser des essais Six jours plus tard, c’est à dire le 16 Centre d’Etudes et de Recherches pour
croisés entre opérateurs et exploiter ces janvier, c’était au tour de l’espace tech- l’Environnement et la Pollution (CEREP),
résultats en vue de leur qualification ; nologique “Industrie et Environnement” n le développement de pôles de compé-
n Former et apporter assistance aux de faire son baptême du feu. Et contrai- tences dans trois régions, et
unités pour l’organisation et l’exploitation rement à l’espace technologique métrolo- n le changement de dénomination du
à leur niveau des comparaisons entre gie, ce nouvel espace technologique avait comité veille technologique et normative
laboratoires de chantiers de la même déjà un vécu. En effet, les prestations en comité de veille technologique, régle-
région ; électriques, de second œuvre et liées à mentaire et commerciale.
n Décentraliser l’activité étalonnage l’environnement avaient déjà commencé Suite aux débats et aux riches échanges,
dans les quatre centres pilotes dési- à être appliquées dans les régions, ceci l’espace technologique “industrie et
gnés à savoir le CTR de Tanger, le CTR conformément à la politique de décentra- environnement” a émis ses recomman-
d’Agadir, le CTR de Meknès et le CTR lisation précédemment mise en place au dations et constitué ses quatre comités
d’Oujda ; LPEE. D’ailleurs, excepté la présentation traditionnels. Les recommandations ont
n Développer l’activité étalonnage au du nouveau laboratoire menuiserie, bois notamment porté sur :
niveau des régions dans le cadre de la et dérivés récemment créé au sein du n la création d’un comité commerciale
décentralisation ; Centre Expérimental des Matériaux et qui se chargera de développer l’argu-
n Préparer la région pour qu’elle soit du Génie Industriels (CEMGI), tous les mentaire pour pouvoir vendre les presta-
intégrée dans le programme de la délé- exposés qui ont été faits à cette occasion tions décentralisées ;
gation de la métrologie légale au LPEE/ ont porté sur la présentation de bilans n l’invitation des unités régionales à
LNM par le Ministère de l’Industrie, du de la décentralisation dans les trois contacter les donneurs d’ordre pour
Commerce, de l’Investissement et de domaines cités. Un bilan au niveau du promouvoir les prestations du second
l’Economie Numérique. second œuvre que le Directeur Général œuvre ;
La réunion a été finalement clôturée par la du LPEE a jugé très en retard par rapport n la création d’un pôle sécurité regrou-
constitution des quatre comités de travail, aux objectifs initialement fixés, ceci à pant sous forme d’une prestation inté-
à savoir : le comité chargé de l’organisa- cause notamment d’un manque d’argu- grée les prestations que les trois centres
tion de la fonction métrologie, le comité ments commerciaux au sein des unités peuvent offrir dans le domaine de la
chargé de l’élaboration et de l’harmoni- régionales. Selon M. Alaoui, il faut renfor- sécurité au travail ;
sation des procédures, le comité chargé cer l’agressivité commerciale des unités n la mise à la disposition des unités
de la formation et du développement régionales à travers : régionales des délais des essais décen-
des compétences et le comité chargé n une formation technique sur les DTU, tralisés et des essais d’identification des
de la veille technologique et normative. n l’élaboration d’un CPS type, produits ;
Lesquels se sont vus accordés un délai n le rapprochement avec les corps des n la création de trois pôles de compé-
d’un mois pour remettre leur plan d’ac- architectes et des bureaux de contrôle à tences régionales spécialisés dans les
tion 2014 à la DTS, à la Direction des travers l’organisation d’un séminaire de prestations industrielles n
Ressources Humaines et à la Direction sensibilisation,
de la Logistique, des Approvisionnements n la création d’une prestation intégrée
et de la gestion du Patrimoine (DLAP). dans la sécurité au travail à loger au

23 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


AUTOROUTE
Dédoublement de la RN1 mise en œuvre de la couche d’accrochage.

DEDOUBLEMENT

Dernière tranche des travaux de


dédoublement de la RN1 Agadir-Tiznit 
Les travaux de dédoublement de la Route Nationale 1 (RN1) entre Ait Melloul et Tiznit entrent dans leur troisième et
dernière phase. Suite à l’appel d’offres lancé récemment par la Direction Régionale de l’Equipement, du Transport et
de la Logistique de Souss Massa Drâa, c’est l’entreprise SW TRAP qui a été retenue pour ce tronçon de 25,5 km où le
LPEE/CTR Sud assurera également le contrôle extérieur. Les détails.

L
es travaux de dédoublement de Concrètement, la troisième tranche du BBME c’est à dire des enrobés à module
la troisième et dernière tranche projet s’étend sur un tronçon de 25,5 km élevé où le bitume est modifié avec des
de la Nationale 1 entre Agadir situé entre la Commune de Massa et la polymères. Les études de formulation des
et Tiznit seront bientôt lancés. province de Tiznit. Là aussi, le LPEE/ enrobés faites dans ce projet sont telle-
En effet, ce n’est plus qu’une question CTR Sud s’est vu confié la mission de ment pointues qu’une partie est réalisée
de quelques jours puisque l’entreprise laboratoire de contrôle extérieur par la au LPEE/CTR Sud, tandis que l’autre plus
attributaire est déjà connue. Son nom DRETL. spécifique (mesures des modules, essais
est SW TRAP. Retenue pour l’exécu- A l’instar des deux premières tranches, de fatigue, orniérage, etc…) est confiée
tion des travaux, suite à l’appel d’offres ses prestations porteront sur : au Centre d’Etudes et de Recherches sur
récemment lancé par la Direction Régio- n la vérification de l’étude géotechnique les Infrastructures de Transport du LPEE
nale de l’Equipement, du Transport et de cette tranche pour l’optimisation de la (CERIT/LPEE).
de la Logistique de Souss Mass Drâa structure chaussée ; et Dans le cadre de sa mission de contrôle
(DRETL), dont le directeur M. Hakim n le contrôle des travaux de réalisation de la mise en œuvre, le LPEE/CTR Sud
BOUHOUT nous a accordé une interview de la chaussée. s’assurera que les matériaux utilisés
(voir en page 25 ci-contre), elle ne devrait plus Des travaux de réalisation de la chaussée sont conformes aux prescriptions du
tarder à entrer en service. Ce qui permet- qui, précisons-le, obéissent à de nouvelles CPS à travers les vérifications d’usage. Il
tra ainsi de respecter le délai de 24 mois techniques plus conformes aux principes fera également de l’assistance technique
fixé pour la fin de tous les travaux dans du développement durable qui requièrent à l’entreprise pour le réglage du poste
ce chantier qui s’étend globalement sur un haut niveau de savoir-faire. En effet, d’enrobage et pour la réalisation des
une longueur de 78 km. les enrobés utilisés sont de type EME et planches d’essai.

24 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


Rappelons que les travaux de dédou- première tranche ont été confiés à l’en-
blement de la RN1 entre Agadir et Tiznit treprise GTR (Grands Travaux Routiers).
portent sur un tracé global de 78 km La seconde tranche, la plus importante,
divisé en trois tranches dont deux sont a porté sur 32 km entre la Bourse des
déjà exécutés. Primeurs et la Commune de Massa. Les

Les travaux de réalisation de chaussées


obéissent désormais à de nouvelles techniques plus Carottage de la couche de roulement.

conformes aux principes du développement durable


et requièrent un haut niveau de savoir-faire. Ce qui fait n d’améliorer la sécurité routière notam-
ment en supprimant les points noirs
que le LPEE/CTR Sud est également sollicité par naguère recensés sur cette axe ; et
l’entreprise pour assurer le contrôle externe. n de faciliter la réduction du trajet sur
cette route qui est l’une des plus fréquen-
tées au Sud du Maroc par les touristes en
période estivale et les professionnels du
La première tranche court sur un longueur travaux de cette seconde tranche ont été secteur primaire tout au long de l’année.
de 20 Km entre Ait Melloul et la Bourse attribués à BIOUI Travaux. En effet, ce projet contribuera à amélio-
des Primeurs de Biougra, chef lieu de la Enfin, il faut savoir que ce projet de dédou- rer et à développer une zone agricole de
province de Chtouka Aït-Baha. blement de la RN1 entre Agadir et Tiznit grande importance sur les plans régional
Signalons que les travaux de cette vise plusieurs objectifs. Il permettra : et national n

ENTRETIEN AVEC M. HAKIM BOUHOUT, DIRECTEUR REGIONAL DE L’EQUIPE-


MENT, DU TRANSPORT ET DE LA LOGISTIQUE À SOUSS MASSA DRÂA

Dans l’interview ci-dessous, M. Hakim BOUHOUT, Directeur Régional de l’Equipement, du Transport et de


la Logistique à Souss Massa Drâa, maitre d’ouvrage du projet de dédoublement de la route nationale 1
entre Agadir et Tiznit, nous explique l’importance de cette voie expresse en cours d’édification.

M. Bouhout, pourquoi le dédou- rations traversées (parkings, voies tique, le Conseil Régional de Souss
blement de la voie routière entre lattérales,…). Massa Draâ et la Direction Générale
Agadir et Tiznit est important pour des Collectivités Locales.
le Ministère de l’Equipement, du Dans quelle politique ce projet
Transport et de la Logistique ? s’inscrit-il au niveau du Ministère Où en êtes-vous actuellement dans
A l’échelle régionale, le projet de de l’Equipement, du Transport et de l’avancement des travaux et quelle
dédoublement de la RN1 entre Agadir la Logistique et surtout au niveau est la date prevue pour l’entrée en
et Tiznit aura un impact important sur de la région Souss Massa Drâa ? service de ce nouvel axe routier ?
le développement économique et Ce projet s’inscrit dans le cadre de Actuellement, les travaux sont ache-
social de la région de Sous Massa à la politique des grands projets du vés sur 52,5 Km entre Ait Melloul et
travers l’amélioration de la liaison du Ministère, dans la composante voies le Pont sur Oued Massa. Ils sont en
dipôle Agadir / Tiznit. expresses, qui est généralement réali- cours sur l’ouvrage sur Oued Massa et
Cet axe stratégique nord/sud, constitue sée à travers des partenariats entre le ils viennent de démarrer sur le dernier
également la continuité de l’autoroute Ministère et les conseils régionaux. tronçon reliant le pont sur Oued Massa
Marrakech - Agadir vers les provinces à Tiznit sur 25,5 Km.
du Sud, il permet de décongestionner Peut-on avoir une idée précise L’achèvement de tous les travaux est
le trafic à l’approche de la ville d’Agadir sur l’investissement prévu pour prévu pour fin 2015.
d’autant plus que le trafic (TMJA) de la ce projet ainsi que les différentes
RN1 passe de 3500v/j environ au sud parties prenantes ? Comment trouvez-vous l’accompa-
de Tiznit à plus de 10000v/j au nord de L’investissement prévu pour le dédou- gnement du LPEE pour la réussite
cette dernière. blement de la RN1 entre Ait Melloul et de ce projet ?
L’amélioration de la sécurité routière Tiznit sur environ 78 km avec dédou- Le LPEE a été un partenaire fiable et
constitue une composante essentielle blement du pont sur Oued Massa, soucieux de la réussite du projet sur
de ce projet à travers l’aménagement dépasse les 400 millions de Dirhams. le plan de la qualité des travaux, et
de plusieurs carrefours, la mise en Ce projet a été financé à travers un ce en mettant au profit de la DRETL
place d’équipements de sécurité et partenariat entre le Ministère de l’Equi- toute l’expertise et le sérieux de ses
surtout l’aménagement des agglomé- pement du Transport et de la Logis- équipes.

25 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


INTERVIEW - AVIS D’EXPERT

Dans l’interview ci-dessous, M. Mohamed AIT EL AAL, Directeur


du Centre Expérimental des Grands Travaux (CEGT/LPEE)
explique l’approche performantielle, une approche qui permet
aux ouvrages en béton d’avoir une durée de vie supérieure à 50
ans. Qu’est ce que l’alcali-réaction ? Est-ce-que cette approche
est la même quel que soit l’environnement dans lequel est édifié
un ouvrage de génie civil ? Réponses et eclairages d’un expert.

M. Mohamed Ait El Aal,


Directeur du CEGT/LPEE.

Quand est-ce qu’il faut passer


à l’approche performantielle pour
les ouvrages en béton ?
M. AIT EL AAL, le béton est un maté- une bonne durabilité des ouvrages. En si les conditions suivantes sont remplies :
riau essentiel de construction, surtout plus des résistances mécaniques néces- n présence de l’eau ou une humidité
dans les grands travaux dont vous saires pour le dimensionnement des relative élevée (70% environ) ;
êtes l’ingénieur en chef au LPEE structures, le béton doit être stable chimi- n utilisation des matériaux potentielle-
chargé du contrôle et suivi des grands quement en tenant compte de la nature ment réactifs.
projets. Quand est-ce qu’il faut passer des constituants et de l’environnement A ce jour et à ma connaissance, aucune
à l’approche performantielle dans la de l’ouvrage. des tentatives de traitement des
formulation du béton ? En réponse à votre question pertinente, ouvrages présentant des désordres dus
Tout d’abord, il convient de rappeler que l’approche performantielle est recom- à l’alcali-réaction n’a abouti à un résul-
la plus part des désordres constatés (à mandée pour les ouvrages d’une durée tat satisfaisant. En définitive, tous les
l’échelle nationale et internationale) au de vie supérieure à 50 ans et ce en ouvrages atteints par l’AR ont été démo-
niveau des ouvrages en béton sont dus conformité avec la norme Marocaine lis et remplacés.
à un ou une combinaison des phéno- NM 10 – 1 – 008 qui est d’ailleurs d’appli- Par ailleurs, il convient de signaler que
mènes suivants : cation obligatoire. sur la base des données dont on dispose,
n gonflement interne dû à l’alcali-réac- qui nous ont permis d’ailleurs d’établir
tion et aux réactions sulfatiques par créa- L’alcali-réaction est un indicateur de une carte de localisation des matériaux
tion d’éttringite diférée ; durabilité important ; existe–il des qualifiés de potentiellement réactifs,
n corrosion des armatures par carbona- solutions pour les ouvrages présen- nous avons constaté que la quasi-totalité
tation ou/et par pénétration des chlorures ; tant des désordres liés à l’AR ? des ballastières alluviales destinées à la
n désordres dus au gel-dégel et aux L’alcali-réaction (AR) se définit comme production des granulats sont qualifiés
agents agressifs externes. étant une réaction chimique entre de potentiellement réactifs.
L’approche performantielle, basée sur certaines formes de silice soluble pouvant Ces matériaux ne doivent pas être utili-
des indicateurs de durabilité, prend en être présentes dans les granulats et les sés pour les ouvrages de niveau de
compte ces trois risques principaux de alcalins actifs des solutions interstitielles prévention C pour lesquels on ne tolère
dégradation potentielle et ce en fonction du béton. Cette réaction engendre, dans pas de risque d’AR, sauf si les essais de
de la durée de vie escomptée de l’ou- des conditions bien déterminées, la performance démontrent leur stabilité.
vrage et de son environnement. formation des gels gonflants à l’échelle Compte tenu de la durée de ces essais,
A noter que l’approche actuelle définie microscopiques qui provoquent à l’échelle qui est de 3 à 6 mois, il faudrait à mon
au niveau d’un certain nombre de nos de l’ouvrage des désordres sous forme avis que ces essais soient programmés
cahiers de charges et qui est basée de réseau de fissures et d’exsudation. lors des études d’avant projets détaillés
seulement sur les caractéristiques méca- Toutefois, il importe de signaler que l’al- (APD), comme cela se fait actuellement
niques n’est pas suffisante pour assurer cali-réaction ne peut se développer que dans les projets de barrages.

26 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


Rappelons qu’il existe trois niveaux de docteurs) pour la réalisation de tous les
prévention de l’AR : les niveaux A, B et essais de durabilité suscités sur chantier.
C, le dernier cité étant le plus exigeant.
La mise en œuvre du béton est une
Est-ce que l’environnement dans étape où les désordres enregistrés
lequel est édifié un ouvrage influe sur sont parait-il les plus élevés. Quelles
la formulation du béton ? sont les précautions que vous prenez
Effectivement l’environnement de l’ouv- lors de cette étape ?
rage influe sur la durabilité des bétons Les conditions de mise en place du
et notamment à moyen et long termes. béton et l’enrobage des armatures sont
En fonction de l’environnement auquel des paramètres fondamentaux de dura-
seront exposés les différentes parties de bilité du béton armé vis-à-vis du risque
Les poteaux fissurés d’un pont victimes d’alcali-réaction.
l’ouvrage et en application de la norme de corrosion des armatures. En effet,
NM 10 – 1 – 008, le maître d’ouvrage le béton étant un matériau relativement
doit définir, dans le cahier des charges, poreux, les agents agressifs peuvent Quels sont les ouvrages auxquels
pour chaque partie de l’ouvrage les altérer sa stabilité sous forme de disso- vous faites allusion ?
classes d’exposition à prendre en consi- lutions, de lixiviations et de fissurations Sans être exhaustif, l’approche perfor-
dération pour le choix des matériaux plus ou moins généralisées. Ces dégra- mantielle a été appliquée pour :
et notamment le ciment et la conduite dations se produisent dans certains cas n les barrages ;
des études de formulation du béton à des rythmes surprenants qui sont parti- n quelques ouvrages maritimes (Port
en tenant compte de l’environnement culièrement aggravées par une mise en de Tanger Med, les caissons de port Jorf
de l’ouvrage. œuvre inadéquate sur chantier (reprises Lasfar et actuellement au nouveau port
de bétonnage, retraits, enrobages de Safi) ;
Dans l’environnement marin où vos insuffisants, gradients thermiques,...). n le confortement de la mosquée
équipes ont l’habitude d’évoluer, il est Ainsi, une attention particulière doit être Hassan II ;
clairement dit que le seul coefficient apportée aux conditions de vibration, n les ouvrages de la Vallée du Boure-
de diffusion n’est pas suffisant pour de serrage du béton et au respect de greg (Pont Moulay El Hassan) ;
l’approche performantielle. Quelle est l’épaisseur d’enrobage ainsi qu’à la cure n les ouvrages d’art et viaducs de la
l’approche que vous développez dans du béton et notamment au jeune âge. LGV ;
ces milieux réputés agressifs ? n les ouvrages d’art des autoroutes ;
En milieu marin, le coefficient de diffu- La durabilité est devenue est un para- n un premier chantier de bâtiment : la
sion des chlorures est en effet considéré mètre important dans la formulation Marina de Casablanca.
comme un indicateur important de dura- des bétons, est-ce que tous les acteurs
bilité mais pas suffisant. C’est pourquoi marocains de la construction respec- A votre avis, comment faut-il s’y pren-
il faut lui adjoindre d’autres indicateurs, tent les normes ? Si non pourquoi ? dre pour pousser les professionnels
qui sont régulièrement pris en compte Malheureusement ce n’est pas toujours de l’acte de bâtir à appliquer l’appro-
par le LPEE lors des études de formula- le cas. A l’échelle nationale, les normes che performantielle qu’ils jugent à
tions, à savoir : existent pour concevoir des ouvrages priori coûteuse ?
Un effort considérable de sensibilisation
a été déployé par le LPEE à travers des
séminaires et des publications pour l’ap-
Un effort considérable de sensibilisation est plication de l’approche performantielle au
déployé par le LPEE pour l’application de l’approche niveau des projets ayant une durée de
vie supérieure à 50 ans. Cette approche
performantielle qui reste moins coûteuse à moyen et permet de spécifier dès la phase de
long termes, en tenant compte de la durée de vie des conception, des critères très pertinents en
matière de durabilité (Indicateurs de dura-
ouvrages et des frais d’entretien et de maintenance. bilité). Elle est efficace pour l’obtention
Cette approche permet en outre de respecter les d’un béton apte à prémunir les ouvrages
d’une dégradation donnée (Alcali-réac-
principes clés du développement durable notamment tion, corrosion des armatures, RSI…) et
en préservant les ressources naturelles. satisfaire à une exigence de durée de vie
donnée. Et le surcoût engendré par l’ap-
plication de cette approche reste assez
négligeable. Selon les données dont on
n la porosité accessible à l’eau ; durables, le problème réside dans leur dispose, il ne dépasse pas en effet 1 à
n la perméabilité à l’eau ; application et leurs prescriptions dans les 2% du montant du projet. Autrement dit,
n la perméabilité au gaz cahiers des charges. Excepté quelques en tenant compte de la durée de vie des
n l’alcali-réaction ; grands projets, l’approche durabilité ouvrages et des frais d’entretien et de
n les réactions sulfatiques ; n’est pas, dans l’ensemble appliquée. maintenance, l’approche performantielle
n la résistivité électrique Ainsi, je pense qu’une mise à niveau des reste moins coûteuse à moyen et long
A titre d’information, il faut savoir que le cahiers des charges, notamment pour termes. Elle permet en outre de respec-
LPEE s’est doté des moyens matériels les ouvrages stratégiques, est indispen- ter les principes clés du développement
adéquats et des ressources humaines sable afin d’éviter de gérer des ouvrages durable notamment en préservant les
hautement qualifiées (Ingénieurs et malades prématurément. ressources naturelles n

27 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


IMMOBILIER

BATIMENT

Le CTR de Casablanca s’investit dans


l’habitat social à Hay Moulay Rachid
Pour permettre aux bidonvillois des préfectures des arrondissements de Moulay Rachid et de Ben M’sik d’être relogés
dans des habitations qui respectent les normes de construction, la représentation du LPEE dans le Grand Casablanca a
pris sur elle pour accompagner ce projet d’Al Omrane à Al Fadl dont le coup d’envoi des travaux a été donné par SM le
Roi Mohammed VI en 2011. Les détails.

L
e CTR de Casablanca est acti- n de l’assistance technique sur la pein-
vement engagé dans le projet ture, les mortiers, etc ...
d’habitat social à Al Fadl dans Différentes opérations de contrôle au
la préfecture de Moulay Rachid ! niveau du gros œuvre et du second œuvre
Pour permettre aux habitants des bidon- menées en bonne entente avec l’archi-
villes des préfectures des arrondisse- tecte et le bureau d’étude qui déplorent
ments de Moulay Rachid et de Ben M’sik cependant la difficulté à communiquer
d’être relogés dans des habitations qui avec les acquéreurs et les constructeurs.
respectent les normes de construction, Signalons d’ailleurs, que c’est grâce
la représentation du LPEE dans le Grand à l’efficacité de l’équipe du LPEE, que
Casablanca a pris sur elle pour accom- plusieurs ratés ont été de justesse
pagner ce projet dont le coup d’envoi évités. Dans certains immeubles par
des travaux a été donné par SM le Roi exemple, il a fallu faire de l’auscultation
Mohammed VI en 2011. dynamique sur le béton pour avoir une
“A l’instar des autres projets, dans idée plus précise sur la résistance de ce
lesquels le LPEE est impliqué, nous matériau. Des investigations qui se sont
resterons également fidèle à notre crédo au final toutes bien passées.
dans celui-ci. C’est à dire la qualité, Par contre, quelques petites fausses
rien que la qualité. C’est ainsi que, notes sont à deplorer. Il a fallu démolir
quel que soit celui qui est engagé pour trois voiles et une dizaine de poteaux
construire un ou plusieurs immeubles, à cause de mauvais dosages ou de Tous les immeubles du projet auront la même façade.
le LPEE restera inflexible sur le respect mauvaises mises en oeuvre du béton.
des normes de construction. Il y va de Ce qui ne représente pas, somme toute, et Pitchou de la préfecture de Moulay
notre crédibilité, mais également nous grand chose par rapport à l’ensemble Rachid et de Karian dans la préfecture
tenons à ce que les populations qui vont du projet. de Ben M’sik. Tandis que les 500 autres
occuper ces immeubles aient exacte- En effet, ce projet, lancé par Al Omrane immeubles seront pour les fronts bâtis.
ment ce qu’il faut en terme de sûreté et maître d’ouvrage et les préfectures des Au total, quatre types d’immeubles seront
de sécurité des constructions”, explique arrondissements de Moulay Rachid et construits pour les bidonvillois. Des
M. Habib El Otmani, Directeur du CTR de Ben M’sik maîtres d’ouvrages délé- immeubles à Rez-de-chaussée (RDC)
de Casablanca. Qui a déployé une guées, qui ont finalisé les travaux de avec commerce, des immeubles à RDC
équipe de trois soldats, notamment deux terrassement, d’assainissement et voie- avec sous-sol et commerce, des immeu-
ingénieurs et un technicien supérieur (en rie en juillet 2012, a quand même une bles à RDC à habitat et des immeubles à
l’occurrence MM. Bouras et Kardy) qui assez grande envergure. Il porte sur une RDC avec sous-sol et habitat.
s’occupent sur place : superficie de 49 hectares où il est prévu Les deux premiers types d’immeubles
n des études géotechniques qui ont la construction de : seront érigés sur les grandes voies
globalement révélé un bon sol à 1,5 m n 1 400 immeubles de type R+3 ; larges de 20 m, tandis que les autres
de profondeur ; n 1 mosquée ; seront construits respectivement sur les
n de la réception des fonds de fouille ; n 1 poste de police ; voies de 16 et 12 m.
n des essais d’identification des maté- n 2 écoles primaires, 1 collège, 1 lycée ; Actuellement, le projet est sur de bons
riaux (gravettes, sable, agglo, poutrelles n 1 club socio-sportif ; rails et si la même cadence de construc-
et ourdis) ; n 1 siège de l’arrondissement ; tion est maintenue, les travaux seront
n des contrôles de béton au moment n des espaces verts. finalisés en juin 2016 n
du coulage pour la détermination des A préciser que sur les 1 400 immeubles,
résistances à la compression simple à 7 900 sont destinés aux habitants des
et 28 jours ; bidonvilles de Lahraouine, Hafrat Diba

28 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


Lu pour vous DOCUMENTATION

Les inclusions rigides Livres*


Titre : Cahier des Clauses Administratives
Générales (C.C.A.G.) :
Marchés des Travaux
Auteur : Secrétariat Général du
Gouvernement
Editeur : Imprimerie Officielle - Rabat - 2000
Nb de pages : 65 pages

Titre : Réglementation pour le transport


des marchandises dangereuses,
55ème Edition
Editeur : Montréal - 2013
Nb de pages : 1102 pages

Titre : Manuel de mécanique des Roches,


Tome III : Retours d’expériences
Génie minier et pétrolier
Auteur : Comité Français de Mécanique
des Roches
Editeur : Presses des Mines - France - 2013
I.R sous massifs de fondations sans et avec matelas (selon Nb de pages : 239 pages
zone sismique ou efforts horizontaux importants)
Le renforcement de sol par inclusions rigides permet d’augmen- Titre : Manuel de mécanique des Roches,
ter la capacité portante du sol, prise en compte pour le dimen- Tome IV : Retours d’expériences
sionnement des semelles, en général jusqu’à 0,25 MPa à 0,35 en Génie Civil
Auteur : Comité Français de Mécanique
MPa dans le cas de matelas à faible épaisseur, ou dans le cas des Roches
d’une semelle mixte posée sur inclusions. Editeur : Presses des Mines - France - 2013
Par simplification, les semelles peuvent être dimensionnées en Nb de pages : 451 pages
chevêtre de manière à porter d’inclusions à inclusions. Si les
* Les dernières acquisitions du Service de Documentation du LPEE
dimensions de la semelle sont suffisantes, les efforts horizontaux
peuvent être repris par frottement sous la semelle.

Domaines d’application
Revues*
En augmentant la capacité portante du sol et en réduisant sa
compressibilité, l’inclusion rigide peut permettre l’économie de Ce N°6 des Annales du Bâtiment et des Travaux Publics
pieux et d’un plancher porté. aborde plusieurs sujets dont un sur comment l’acoustique
et le BTP sont appréhendés dans le cadre du Grenelle de
Ce renforcement de sol trouve une application dans tous les l’environnement, l’influence de la variation de température
domaines de la construction (bâtiments de logements, indus- dans les pieux énergétiques sur la capacité portante des
triels et commerciaux, ouvrages génie civil, remblais routiers et sols et la résistance locale de l’interface entre un enduit
ferroviaires, plateformes portuaires). isolant projeté et son support béton.

Le domaine d’application du procédé s’étend à l’ensemble des


sols compressibles. À partir de la compressibilité initiale du sol, Ce N°280-281 du Belletin des Laboratoires des Ponts
la densité du renforcement est adaptée en fonction des déforma- et Chausées aborde des thèmes variés notamment, la
comparaison de différentes armatures utilisées pour le
tions admissibles pour l’ouvrage à construire. renforcement du béton, panorama des sols gonflants en
géotechnique, contribution à la quantification de la robus-
Avantages et limites du procédé tesse structurale et l’évaluation de l’agressivité du trafic
sur des chaussées bitumineuses en carrefour giratoire.
Le renforcement de sol par inclusions rigides présente l’avan-
tage de diminuer de manière très efficace les tassements sous
charge. Le tassement sous renforcement peut être divisé par un Ce N°12 de Techniques Sciences Méthodes, la Revue
des Spécialistes de l’Environnement, traite dans son dos-
facteur allant jusqu’à 8 à 10 sous de fortes charges. sier des nouveaux visages de l’eau dans la ville. Il y pré-
La contrepartie de cette efficacité est la nécessité de prendre en sente notamment les nouvelles techniques telles que les
compte les effets des points durs créés par les inclusions sur la bassins de rétention des eaux pluviales multiusages, les
structure. Les semelles de fondations doivent être dimension- nouveaux types de stations d’épuration urbaines dédiées
aux effluents hospitaliers, etc …
nées en chevêtres.
Pour les dallages, un moment complémentaire, dû à l’hétéro-
généité apportée par les inclusions, doit être pris en compte en Ce N°239 de la Revue Tunnels et Espace Souterrain
traite de différents sujets dont les défis relatifs à la sécu-
fonction de l’épaisseur du matelas de répartition, de la compres-
rité dans les structures enterrées complexes, l’usage
sibilité du sol en place, du maillage d’inclusions et des charges des vides souterrains et les préoccupations communes
de service (ponctuelles ou réparties). Ce moment devient sen- et le rôle de l’eau dans la stabilité des carrières souter-
sible pour des charges uniformément réparties importantes ou raines abandonnées et partiellement ou temporairement
ennoyées et impact attendu du changement climatique.
des pieds de rack combinés avec un matelas peu épais n
* Les dernières acquisitions du Service de Documentation du LPEE
Source : http://www.keller-france.com/techniques/procedes/inclusions-rigides-inser

29 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014


AGENDA

Evènements à venir

17ème Forum EHTP-Entreprises Le LPEE au Forum


EMI-ENTREPRISES
Ce forum sera donc l’occasion de
présenter certains success stories
Le LPEE prendra part à la 20ème édition
ainsi que des opportunités d’investis-
du Forum EMI-ENTEPRISES, qui aura
sement pour les entreprises désirant
lieu les 9 et 10 avril prochain à Rabat.
investir dans les pays d’Afrique subsa-
Prévu cette année sous le thème “la
harienne.
RSE : un enjeu majeur pour la compé-
Ce forum sera également l’occasion
titivité du Maroc”, l’événement annuel
pour les entreprises participantes de :
phare des étudiants de l’Ecole Moham-
n susciter et conforter une bonne
Les élèves ingénieurs de l’Ecole media des Ingénieurs accueillera une
image auprès des étudiants de cet
Hassania des Travaux Publics orga- cinquantaine d’entreprises actives dans
établissement à travers l’exposition et la
nisent la 17ème édition du Forum EHTP- plusieurs domaines, dont le Laboratoire
présentation de leurs domaines d’excel-
Entreprises, les 2 et 3 avril 2014 dans Public d’Essais et d’Etudes, qui viendront
lence et savoir-faire d’une part, et
l’enceinte de l’école située sur la route témoigner de leurs expériences respec-
n de recueillir des CV et de recruter
d’El Jadida à Casablanca. tives dans le domaine de la Responsabi-
parmi les lauréats de l’école d’autre part.
Placé sous l’égide du Ministère de lité Sociétale des Entreprises (RSE).
En plus des ministères, agences
l’Equipement, du Transport et de la Rappelons que la RSE est une démar-
régionales et offices, les entreprises
Logistique, ce forum est axé cette che qui fait référence à l’intégration
attendues sont actives dans plusieurs
année sur le thème “l’investissement en volontaire de l’entreprise dans son plan
domaines, notamment :
Afrique, un nouveau garant de dévelop- de développement des aspects envi-
n la construction et les travaux publics
pement international”. Ceci notamment ronnementaux et sociaux, en plus des
(bâtiment, génie civil, immobilier..) ;
pour faire référence au récent voyage aspects économiques traditionnels.
n l’industrie (transport, énergie, maté-
de SM le Roi, accompagné d’une forté Autrement dit c’est la contribution des
riaux…) ; et
délégation d’hommes d’affaires, dans entreprises aux enjeux du développe-
n les services (informatique, télécoms,
quatre pays africains où les entreprises ment durable ou encore les différentes
consulting, finances, recrutement..).
marocaines ont investi. déclinaisons du concept de développe-
ment durable par l’entreprise.

Congrès National de la route 1er séminaire du Comité


Marocain de Géosynthétique
Du 4 au 6 juin 2014, Rabat, la capitale administrative du
Maroc, abritera les travaux du 9ème Congrès National de la Mis en place récemment, le
Route. Organisée par l’Association Marocaine Permanente Comité Marocain de Géo-
des Congrès de la Route (AMPCR) où le LPEE est un membre synthétique (CMG) organise
actif, cette rencontre, qui coïncidera avec le 30ème anniver- son tout premier séminaire
saire de l’AMPCR et le 40ème anniversaire de la Direction le 5 juin prochain au Centre
des Routes, portera sur le thème : quelle gouvernance pour d’Accueil et de Conférences
un meilleur développement des infrastructures routières ? du Ministère de l’Equipe-
Un thème qui sera examiné à travers quatre ateliers et une ment, du Transport et de la
table ronde, notamment : Logistique à Rabat (CAC).
n Atelier 1 : Ouvrages d’arts et tunnels routiers Cette première rencontre,
n Atelier 2 : Chaussée routière et voirie urbaine prévue sur le thème “Géo-
n Atelier 3 : Système de gestion, exploitation et sécurité synthétique et environnement durable”, sera l’occasion pour
routières les professionnels marocains de l’acte de bâtir de prendre
n Atelier 4 : Routes rurales et accessibilité durable connaissance des différentes normes et réglementations en
n Table ronde : Gouvernance et Partenariat Public Privé. vigueur pour l’application des produits géosynthétiques qui
Signalons que dans la perspective de cet important événe- occupent de plus en plus de place dans les processus de
ment, le Centre d’Etudes et de Recherches sur les Infras- construction.
tructures Routières du LPEE (CERIT/LPEE) s’active pour En effet les géosynthétiques sont utilisés dans plusieurs
préparer ses présentations. Un appel à communication a domaines : le bâtiment, le génie civil, l’agriculture, les
été lancé auprès des membres de l’Espace Technologique ouvrages pour la protection de l’environnement, les ouvrages
Infrastructures de Transport. hydrauliques et l’industrie.

30 LPEE MAGAZINE - N°67 - 2ème Trimestre 2014

Vous aimerez peut-être aussi