LES EAUX DE SURFACE
En réalité, tout écoulement de surface ne peut pas être considéré comme une ressource car
une grande partie s'écoule lors de crues. Ce n'est que la fraction qui présente une certaine
stabilité durant l'année (ou en tous cas durant les périodes d'usage de l'eau) qui peut être
considérée comme une ressource.
La fonction des barrages est bien souvent de retenir les eaux de crue pour qu'elles servent
en période d'étiage.
• Le régime des cours d'eau est fonction de multiples facteurs qui expliquent de fortes
variabilités spatio-temporelles dans l'écoulement de surface :
• La nature du sol et du sous-sol, favorables à l'infiltration ou au ruissellement :
plus un sol présente une texture grossière, plus l'eau s'y infiltre rapidement, les
valeurs suivantes donnent des ordres de grandeur de la vitesse d'infiltration dans un
sol à saturation (Cf. tableau de la perméabilité en fonction de la texture)., Dans un
bassin au sous-sol calcaire et au sols limono-calcaires par exemple, la densité du
réseau hydrographique est faible car l'eau circule essentiellement en profondeur, les
cours d'eau principaux sont alimentés par des résurgences de nappes.
• La nature et la variabilité saisonnière de l'alimentation: (pluie, fonte des
neige, fonte des glaces).
• La pente : la vitesse du ruissellement est fonction de la pente, ainsi sur un bassin
versant accidenté, lors de fortes pluies ou lors de pluies suivant une période humide,
le ruissellement aboutit rapidement aux cours d'eau sans avoir le temps de s'infiltrer.
• Le couvert végétal : la végétation a un double effet limitant le ruissellement : elle
accroît l'évapotranspiration et elle améliore la perméabilité du sol sur des bassins
dénudés, la pluie produira une augmentation des débits des cours d'eau plus
massive et plus rapide que sur des bassins densément végétalisés (forêt ou prairie).
• Ainsi, les ressources en eaux de surface varient fortement selon la variabilité de ces
facteurs.
QUELQUES NOTIONS
• L'espace de référence des eaux souterraine correspond à l'aire d'alimentation :
espace d'infiltration de l'eau vers la nappe souterraine, il peut différer de l'extension
du bassin versant de surface car les nappes ont des géométries différentes.
• La Zone Non Saturée : l'eau gravitaire, provenant de l'infiltration dans le sol, s'y
écoule verticalement lors d'épisodes de pluie efficace pour recharger ensuite la zone
saturée.
• La Zone Saturée : c'est la nappe souterraine qui lorsqu'elle est exploitable est
nommée aquifère.
• L'aquifère est caractérisé par :
– sa configuration (contours, dimensions, limites),
– sa localisation dans le sous-sol (profondeur, épaisseur)
– ses propriétés intrinsèques (granulométrie, pétrologie, géochimie, fissuration,
déformation...).
• Les conditions aux limites conditionnent les échanges entre l'aquifère et son
environnement : limites imperméables (argiles, socle granitique non fissuré...) ou
limites perméables responsables d'apports ou de pertes.
• Les propriétés hydrodynamiques de la zone saturée sont exprimées au travers de
différentes variables :
• La perméabilité : capacité du milieu à se laisser traverser par un flux d'eau, elle est
exprimée en ms-1
• La porosité : exprime la capacité de stockage de l'eau, elle représente la proportion
volumique des vides au sein d'une roche.
• Navigation.
DEUX TYPES DE NAPPES
• une nappe est libre: lorsqu'elle communique directement avec la surface, sa
recharge provient directement de l'infiltration verticale à partir de la surface du sol.
• une nappe est captive: lorsqu'un écran imperméable la sépare de la surface (par
exemple une couche argileuse ou marneuse imperméable), la nappe est alors
emprisonnée sous pression entre deux couches imperméables ; sa recharge
s'effectue latéralement dans des espaces où la nappe devient libre ou au contact de
matériaux semi-perméables.
• En milieu fissuré : l'eau circule dans des fissures entre des blocs de roche peu ou
pas perméables : failles, diaclases, karsts (cavités de dissolution ouvertes dans les
roches carbonatées).
• En milieu poreux : les grains de la roche sont séparés par des vides communiquant
entre eux au sein desquels l'eau peut circuler : sables, graviers, etc.
LES PRINCIPAUX RESERVOIRS AQUIFERES
• Les nappes alluviales des cours d'eau formées de graviers et de sables. Ce sont des
aquifères libres.
• Les nappes présentes dans les roches sédimentaires (sables, calcaires) des grands
bassins sédimentaires. Ces aquifères sont libres ou captifs selon s'ils sont recouverts
ou non de couches sédimentaires argileuses ou marneuses.
• En région de socle ou de montagne, la géométrie compartimentée ainsi que le
volume réduit des formations perméables, donnent des magasins aquifères moins
productifs ; dans certains cas, ce sont les eaux circulant dans les failles qui sont
exploitées.
L'eau souterraine dans l'environnement
1 Différent réservoir pour l'eau souterraine
L'eau venant des précipitations et des réservoirs de surface (lacs, étangs, mers,
cours d'eau, sols marécageux, etc.…) finit par trouver son chemin dans les pores du
sous-sol rocheux.
L'eau s'infiltre en général verticalement dans la zone insaturée.
Dans cette zone insaturée, la saturation volumique demeure inférieure à 100%.
L'eau peut s'accumuler localement dans des poches formées par des formations
imperméables (lits argileux), on parle alors de nappe ou aquifère1 perchée.
L'eau peut aussi saturer une autre couche rocheuse sous-jacente, capable aussi
d'emmagasiner et de faire circuler l'eau, et située entre deux niveaux imperméables
(aquicludes) ou presque imperméables (aquitards).
La nappe phréatique située entre de tels niveaux est dite aquifère (ou nappe) captive
(ou confinée).
De même, un pli consécutif par exemple à un épisode de déformation fragile, peut
contenir une poche de sables ou d'évaporites qui peut constituer localement un
conduit où l'eau peut s'accumuler et circuler.
Enfin, dans des formations calcaires, des poches d'eau peuvent évoluer en réseaux
macroscopiques de grande échelle, les karsts.
• Notons en outre que les aquifères libres et captives, ainsi que les réseaux karstiques,
ne sont pas nécessairement indépendants mais communiquent entre eux,
notamment sur des plans de faille cisaillant les couches imperméables.
• Chaque réservoir d'eau se caractérise aussi par sa sensibilité particulière.
• Un aquifère libre côtier pourra être envahi par de l'eau salée en provenance de la
mer.
• Une couche géologique peut par exemple contenir des concentrations importantes
d'arsénopyrites.
• Le lessivage par l'eau entraîne alors une contamination naturelle à l'arsenic, qui
s'accumule par exemple dans une nappe perchée, mais peut aussi envahir la nappe
libre sous-jacente.
• Notons aussi que les forages peuvent constituer un chemin préférentiel qui peut
même amener l'arsenic à de plus grandes profondeurs, voire même jusqu'à la nappe
confinée qu'on croyait pure.
• On voit déjà que les forages, qui peuvent être des outils puissants, sont aussi des
instruments pénétrants qui peuvent présenter un risque. Dans les chapitres suivants,
on analysera dans quelle mesure on peut remplacer les forages par d'autres
techniques géophysiques.
• Les circulations d'eau, complexes et multiples, vont définir la susceptibilité d'un site
naturel à une perturbation, par exemple les rejets et déchets d'une usine.
• Des déchets solides stockés dans des conditions impropres, peuvent contaminer
le sol sur le site de l'usine, et ensuite les nappes phréatiques, par les chemins
naturels de l'infiltration, ou des conduits artificiels comme des souterrains ou des
forages mal étanchéifiés.
• Les rejets liquides dans la rivière peuvent aussi pénétrer des systèmes
phréatiques locaux ou lointains, via les cours d'eau par exemple
LES OUVRAGES D’EXPLOITATION DES NAPPES
• Les puits sont des ouvrages de plus de 50 cm de diamètre et de quelques mètres à
quelques dizaines de mètres de profondeur.
• Les forages sont des ouvrages de faible diamètre et de plusieurs dizaines à plusieurs
centaines de mètres de profondeur.
IMPACTS DES ACTIVITES HUMAINES SUR LES ECOULEMENTS
• Le cycle de l'eau touchant l'ensemble des compartiments terrestres, l'action de
l'homme sur celui-ci est multiforme.
• L'action anthropique modifie les paramètres de ce cycle et induit des changements
quantitatifs de l'écoulement, Ces dégradations quantitatives ont un impact sur la
ressource et sur sa disponibilité En transformant leur environnement, les sociétés
modifient le cycle de l'eau.
• Les transformations se font sentir à différentes échelles, Nous ne parlerons pas ici
des effets de l'occupation du sol, de la combustion d'énergies fossiles ou de l'élevage
sur le climat Mais, nous analyserons l'impact des activités humaines au sein d'une
unité hydrologique : un bassin versant ou une nappe souterraine. Nous
distinguerons :
Les activités humaines qui ont un impact sur les versants en intervenant sur
l'occupation du sol.
Les aménagements des cours d'eau.
Les prélèvements.
Le sol est un compartiment essentiel du cycle de l'eau, Il constitue l'interface entre
l'atmosphère et le milieu souterrain, Sa nature, son état et sa couverture vont
déterminer le rapport entre l'infiltration et le ruissellement.
Un sol naturel, couvert d'une végétation dense, présente une perméabilité plus
élevée qu'un sol dénudé et déstructuré de texture identique (teneur en argiles, limons
et sables) : l'eau des précipitations s'y infiltre plus facilement.
Le développement des activités humaines a jusqu'à présent été de pair avec :
L’artificialisation des sols par l’urbanisation.
La réduction du couvert végétal par le déboisement ou le retournement des prairies
au profit de cultures, laissant le sol dénudé entre leurs rangs ou après leur récolte.
• Ces deux actions produisent généralement un accroissement du coefficient de
ruissellement1, Ceci a des conséquences avérées sur :
La diminution du délai entre les événements pluvieux intenses et les pics de crue
dans les cours d'eau.
L'augmentation du volume des crues.
Les bassins versants où l'emprise de l'agriculture est la plus forte sont situés en Europe, en
Inde, au Pakistan, en Chine, dans l'est et le sud-est du Brésil et au centre des États-Unis et
du Canada.
Les écoulements s'y trouvent modifiés et la qualité de l'eau y est souvent dégradée par des
nutriments lessivés, des particules issues de sols érodés et des pesticides.
L'urbanisation
• L'urbanisation affecte le plus fortement la circulation des eaux. Une grande partie
des surfaces est en effet rendue imperméable : chaussées, trottoirs, parkings,
toitures... L'eau s'écoule rapidement sur ces surfaces et est acheminée vers le
réseau hydrographique par des canalisations sans s'infiltrer dans le sol.
– L'évapotranspiration est donc fortement réduite.
– Les écoulements sont plus massifs et rapides que dans les zones au sol
naturel.
• Ainsi, les aires urbaines émettent des écoulements qui accroissent les risques
d'inondation en aval.
• De plus, des polluants sont lessivés et transférés à partir des surfaces
imperméabilisées, sans pouvoir être filtrés par les sols : résidus d'hydrocarbures,
déjections animales, particules de métaux...
• Ces eaux issues des surfaces de ruissellement urbain sont nommées eaux pluviales
et présentent donc des risques de pollution et d'inondation.
Formation et ressources en eaux souterraines du djebel Amour
(Atlas saharien central) et les perspectives de leur utilisation
dans l’économie nationale.
INTRODUCTION
La présente étude décrit le système hydrogéologique de la nappe albienne du synclinal
du Djebel Amour. Il s’agit d’une étendue de 900km2 en milieu aride et que la principal
apport provient des précipitations atmosphériques.
• Dans cette région l’eau est très essentiel tant quantitatif que qualitatif et les
réductions de sa quantité comme de sa qualité ont des effets négatifs graves.
• L’exploitation des eaux souterraines au niveau de cette région agissant en
coordination avec les périodes de sécheresses détermine des modifications du milieu
naturel et de sa productivité.
• Les sources se tarissent, les puits s’assèchent et les exploitants émigrent vers des
zones plus hospitalières.
Résumé
• La nappe du continental intercalaire (crétacé inférieur) peut être classé aujourd’hui
comme une nappe intensément exploitée, fait l’objet depuis quelques années de
prélèvements susceptibles se détériorer les équilibres qui président sa recharge
naturelle et au maintien d’un débit minimum.
• La nécessité de concevoir des outils adaptés pour élaborer un mode de gestion de
cette nappe compatible avec les différents usages locaux de l’eau (agriculture, eau
potable) se fait de plus en plus sentir.
• l’objectif est d’évaluer les potentialités aquifères et proposition de nouveaux sites
d’exploitation, une gestion structurée du système aquifères et évaluation du degré
de pollution affectant les eaux potables souterraines
• Cette étude hydrogéologique vise à connaître la stratigraphie, le contexte géologique
du terrain, le mode de fracturation, les directions et pendages de stratification, la
présence de failles importantes, l'épaisseur et les caractéristiques des formations
meubles sur lesquelles on désire éventuellement implanter des points d’eau, le
nombre suffisant de sondages de la région nous permettra d'identifier sur toute la
superficie du terrain, les formations meubles présentes en surface, leur disposition,
leur épaisseur, leur étendue ainsi que la position de la nappe phréatique ; Cette
étude hydrogéologique complète vise en plus à connaître la piézométrie, la direction,
les vitesses d'écoulement et la qualité des eaux souterraines .leur classification et
les risques de contamination .
La perméabilité du roc, le bilan hydrique, la carte piézométrique de la région, la carte
géologique nous permettrons d’établir une carte hydrogéologique.
OBJECTIFS SCIENTIFIQUES
Première Année : Evaluation des études préliminaires.
-Collecter, Enregistrer, Evaluer les informations géologiques et
hydrogéologiques.
-Préparation d’un registre d’information comportant tous
-Les renseignements sur les puits, forages, profondeur, Localisation, débit, etc.
…
-Mise à jour du registre à la fin de cette première année.
Deuxième Année : Reconnaissance et investigation.
-Collection des données Sur place.
-Contrôle sue carte et sur le terrain Corrélation des informations.
-Première partie de la carte hydrogéologique.
-Zones ayant besoin d’études détaillées.
-Un premier guide pour les travaux détaillés à venir.
Troisième année : Etude détaillée.
- Etude de grande envergure devrait être prise.
-Travail sur les forages de reconnaissances et les essais de pompages :
Conditions limites.
Écoulement.
Interprétation.
- Cartes :
Géologique.
Hydrogéologique.
Structurale.
Aquifères.
Chimie des eaux.
-Les réserves en eaux souterraines.
-Exploitation des eaux/s De la région : Perspectives De leur l’utilisation.
NOTION DE BASSIN D’ALIMENTATION D’UN
CAPTAGE :
• Le bassin hydrogéologique d’un aquifère ou bassin versant souterrain est la
partie d'un aquifère, simple ou complexe dans laquelle les eaux souterraines
s'écoulent vers un même exutoire ou groupe d'exutoires ; il est délimité par
une ligne de partage des eaux souterraines qui, à l'encontre de celle des
bassins de surface peut être migrante,
C’est l'homologue souterrain d'un bassin versant pour les eaux de surface.
Lorsque l’aquifère est en partie alimenté par l’infiltration d’un cours d’eau, seuls
les secteurs du bassin versant de ce cours d’eau qui participent à l’alimentation
de
• l’aquifère par l’infiltration directe des eaux météoriques ou après un court
ruissellement
• diffus sont considérés dans le bassin hydrogéologique.
• Le bassin d’alimentation d’un captage (BAC) est le lieu des points de la
surface du sol qui contribue à l’alimentation du captage (second schéma de
l’Illustration 1).
• Dans les cas simples, le bassin d’alimentation concerne un seul aquifère et
correspond à la projection en surface de la portion de nappe alimentant le
captage. C’est ce que montre l’Illustration 2, en considérant que la surface
située entre la crête topographique et la crête piézométrique est infiltrante
(premier schéma).
• Si cette surface était imperméable, le bassin d’alimentation du captage serait
plus réduit et à l’inverse le bassin d’alimentation de la source serait plus
étendue (second schéma).
• Dans la pratique une surface étant rarement totalement ruisselante ou
infiltrante, la zone située entre la crête topographique et la crête
piézométrique devrait être prise en compte pour les deux bassins, les deux
BAC ayant alors une partie commune.
• Dans des cas plus complexes le bassin hydrogéologique prend en compte
plusieurs aquifères.
• Le bassin d’alimentation du captage est toujours compris à l’intérieur du
bassin hydrogéologique de l’aquifère principal mais il peut alors s’étendre
au-delà de l’extension structurale de l’aquifère principal.
• Le bassin d’alimentation d’un captage qui, rappelons le, est le secteur en
surface qui participe à l’alimentation du captage par l’infiltration directe
des eaux ou par l’infiltration de cours d’eau, suit généralement la
projection verticale de la portion de la nappe qui alimente le captage, mais
il peut en différer par ajout ou retrait de zones en surface.
• Dans le cas d’une couverture imperméable, il peut arriver qu’une zone à
proximité du captage ne participe pas à son alimentation. Elle ne fait donc
pas partie du bassin d’alimentation. A l’inverse les zones attenantes
(versants en bordure) caractérisées par des écoulements de sub-surface
ou par du ruissellement diffus s’infiltrant en partie, participent à
l’alimentation du captage.
Le bassin d’alimentation d’un captage (BAC) : est le lieu des points de la
surface du sol qui contribuent à l’alimentation du captage (second schéma de
l’Illustration (1). Dans les cas simples, le bassin d’alimentation concerne un seul
aquifère et correspond à la projection en surface de la portion de nappe alimentant
le captage. C’est ce que montre l’Illustration 2, en considérant que la surface située
entre la crête topographique et la crête piézométrique est infiltrante (premier
schéma). Si cette surface était imperméable, le bassin d’alimentation du captage
serait plus réduit et à l’inverse le bassin d’alimentation de la source serait plus
étendue (second schéma). Dans la pratique une surface étant rarement totalement
ruisselante ou infiltrante, la zone située entre la crête topographique et la crête
piézométrique devrait être prise en compte pour les deux bassins, les deux BAC
ayant alors une partie commune.
Dans des cas plus complexes le bassin hydrogéologique prend en compte plusieurs
aquifères.
Le bassin d’alimentation du captage est toujours compris à l’intérieur du bassin
hydrogéologique de l’aquifère principal mais il peut alors s’étendre au-delà de
l’extension structurale de l’aquifère principal.
Le bassin d’alimentation d’un captage qui, rappelle le, est le secteur en surface qui
participe à l’alimentation du captage par l’infiltration directe des eaux ou par
l’infiltration de cours d’eau, suit généralement la projection verticale de la portion
de la nappe qui alimente le captage, mais il peut en différer par ajout ou retrait de
zones en surface.
Dans le cas d’une couverture imperméable, il peut arriver qu’une zone à proximité
du captage ne participe pas à son alimentation. Elle ne fait donc pas partie du
bassin d’alimentation. A l’inverse les zones attenantes (versants en bordure)
caractérisées par des écoulements de sub-surface ou par du ruissellement diffus
s’infiltrant en partie, participent à l’alimentation du captage.
La notion de bassin d’alimentation est ainsi étendue par rapport à son acception
classique en intégrant les zones de bordures qui contribuent à l’apport de l’eau
météorique sur les aires de recharge de l’aquifère.
La surexploitation des nappes souterraines
• Dans le cycle de l’eau, les eaux souterraines sont issues des infiltrations des
eaux de pluies dans les pores du sol et du sous-sol. Jusqu’à ce qu’elle atteint
une couche de sol imperméable, elle descend et humidifie tout ce qu’elle
rencontre par son passage. La couche imperméable joue ensuite le rôle de
récipient dans laquelle l’eau s’accumule et forme des réservoirs souterrains.
• La surexploitation est le fait d'une exploitation trop intense d'une nappe d'eau
souterraine, par exemple pour l'irrigation ou pour le dénoyage des mines.
Dans le cas de la surexploitation, le volume d'eau extrait de la nappe n'est
pas balancée par le volume de la recharge, et ceci durant plusieurs années
consécutives.
• Au final, le niveau piézométrique de la nappe est beaucoup plus bas que son
niveau initial, et malgré l'arrêt de l'exploitation la nappe peine à retrouver son
niveau d’origine.
• Les eaux souterraines constituent la seule source d’approvisionnement en eau
douce pour beaucoup de pays. Ces dernières années, des études ont montré
une augmentation alarmante des pompages d’eau dans les aquifères : plus de
700km3 d’eau ont été prélevé en l’an 2000 alors que dans les années
soixante, la moyenne des prélèvements était d’environ 300km3.
• Plus de la moitié (environ 65%) des prélèvements des eaux souterraines est
utilisée à des fins d’irrigation. C'est-à-dire qu’on apporte artificiellement l’eau
d’un lieu à un autre plus aride dans le but de produire une récolte beaucoup
plus abondante. Ce drainage des eaux peut s’étaler sur des kilomètres.
• Ensuite, 25% des prélèvements de ces eaux souterraines constituent les
besoins de l’activité humaine. L’homme utilise surtout ces eaux souterraines
pour son besoin quotidien : soif, propreté et hygiène, …Le reste, c'est-à-dire
10% des prélèvements sont utilisés à des fins industrielles.
Notons que toutes les eaux souterraines ne sont pas potables : elles peuvent être
minéralisées, très salées, naturellement contaminées et même radioactives. Avant
de pouvoir utiliser un puits ou un point d’eau, il faut très bien vérifier la potabilité et
la qualité de l’eau.
Solution à la surexploitation des eaux souterraines
• La surexploitation des eaux souterraines constitue une menace permanente
pour l’écosystème du monde entier. La désertification et la sécheresse
diminuent les eaux de pluie qui constituent principalement
l’approvisionnement des eaux souterraines. Donc, primo, planter des arbres
est une solution à moyen et à long terme pour l’enrichissement de ces eaux.
• Réduire les activités agricoles dans les zones moins aquifères et les
augmenter dans les zones aquifères constitue une très bonne réponse au
gaspillage dû à l’irrigation.
• Enfin, l’utilisation de l’eau à des fins individuelles doivent être strictement
réglementées (piscine, station de lavage,…).
Le forage
Différentes méthodes de forage et matériel
• I- INTRODUCTION
Les forages sont connus depuis l’antiquité. Il y a plus de 1000 ans, les chinois
exécutaient des forages par battage assez profond avec des tiges de bambou. Le
mot « forage » désigne l’opération de creusement mécanique d’un puits de
section circulaire dans l’écorce terrestre.
Il existe deux grands procédés de forage :
1. Forage par battage
2. Forage par rotation
Le forage par battage, aux tiges et au câble, date du siècle dernier.
Le forage par rotation s’est développé d’abord par deux méthodes :
- Le carottage au diamant qui date de 1859.
- Le forage rotary qui date de 1901 (au Texas).
• Les forages par rotation sont à l’heure actuelle les plus utilisés dans les
domaines pétroliers, hydrauliques et miniers.
Réalisation d’un forage
• Le cas choisi dans notre intervention est le forage rotary avec circulation de
boue bentonitique dont le but est la recherche et l’exploitation de l’eau en
profondeur. Actuellement ce cas est le plus utilisé pour la réalisation de, nos
forages hydrauliques et qui a donné des résultats appréciables du point de
vue qualité de l’ouvrage.
-I- MOYENS MIS EN OEUVRE :
a- Les moyens humains :
- Chef de chantier.
- Chef de poste.
- Sondeur.
- Accrocheur.
- Ouvrier de plancher.
- Mécanicien.
- Chauffeur.
- Cuisinier.
b- Le matériel :
- La foreuse
- Les accessoires (tiges, masses tiges outils, clés à chaines, clés huit cent, porte
outil, raccords, colliers, mixeur….etc.).
- Groupe électrogène et chargeur de batterie
- Compresseur avec équipement de test (tube d’eau et tube d’air, flexible et
vanne)
- Citerne d’eau
- Pompe centrifuge pour traitement chimique
c- Stocks de matériaux :
- Bentonite
- Ciment
- Gravier
- Eau
- Gasoil
- Graisse (Tools joints)
- Huile
- Aditifs (soude caustique, amidon, …
etc.)
d- Les moyens de mesure et de
contrôle :
- Densimètre.
- Viscosimètre.
- Décamètre sonde électrique.
- Chronomètre.
- Filtre presse.
- Pied à coulisse.
- Ph mètre.
e- outillages :
- Clés de déblocage.
- Clés à chaine.
- Clés à griffe.
- Série de clés à fourche et à pipe.
- Marteau.
Moufle mobile : ou (traveling block)
• composé d’une série de poulies montées sur un même axe.
• Ces tournent librement et indépendamment autour de cet axe. Leur nombre
est égal à la moitié du nombre de brins du mouflage maximal (n/2).
L’ensemble des poulies est enfermé dans un carter de tôle très rigide. Des
fenêtres faites dans ce carter permettent le passage des brins de mouflage et
empêchent le câble de sortir hors des poulies.
Tête d’injection :
• Supporte le train de sonde, permet l’injection de la boue à travers ce dernier
soit en rotation ou non et joue le rôle de palier entre le train de sonde et le
moufle mobile.
Table de rotation :
C’est l’organe qui entraîné par en rotation par un moteur, fait tourner l’outil au fond
du trou par l’intermédiaire de la garniture de forage, le carré d’entraînement et la
tige d’entraînement.
Pompes à boue :
Organe qui aspire et refoule sous pression et à l’intérieur de la garniture, la boue
contenue dans les bassins.
Les outils diamantés :
Les diamants utilisés sont des diamants industriels (ce sont des pierres avec
beaucoup d’impuretés et parfois cristallins).
Outil à diamant Outil à lame Outil à Mollette
DIFFERENTES ETAPES D’UN FORAGE HYDRAULIQUE :
L’hydrogéologue est le premier intervenant pour la réalisation d’un forage
hydraulique. Il doit implanter le forage (choix de site) en se basant sur les
paramètres suivants :
- Etude hydrogéologique de la région.
- Prospection de la région.
- Etudes géophysiques.
Ainsi une note d’un programme d’exécution de l’ouvrage sont établis :
a- Phase de construction de la plate forme, des bacs à boue et rigole.
b- Phase d’installation du chantier.
c- Phase de creusement de l’avant puits.
d- Phase de reconnaissance.
e- Phase d’élargissement.
f- Phase de tubage.
g- Phase de cimentation (s’il ya lieu).
h- Phase de gravillonnage.
i- Phase de développement
j- Phase des essais de pompages
La préparation des fosses à boue:
• Les fosses à boue constituent une réserve de fluide de forage, et permettent
le recyclage de la boue par décantation. Pour des forages peu profonds
(20/30 mètres) dans des terrains non consolidés, les dimensions suivantes
peuvent être utilisées.
• Un premier canal de 2 mètres de longueur et de 0.20 X 0.20 m. de section
est creusé à partir de l'emplacement choisi pour le forage. Il se jette dans la
première fosse. Il doit être assez long pour que la fosse soit en dehors du
trottoir du futur point d’eau pour éviter un tassement différentiel sous la
dalle.
• La première fosse (fosse de décantation) facilite la sédimentation amorcée
dans le canal.
• Le second canal doit être décalé de l'axe du premier afin de former une
chicane qui ralenti le flux et favorise la décantation.
• La seconde fosse (fosse de pompage) est une réserve où est pompée la
boue pour être injectée dans le train de tige. Son volume est environ de 1
m3.
• Les fosses et canaux sont régulièrement curés et nettoyés des sédiments
déposés en cours de forage.
• Dimensionnement des fosses : Le dimensionnement des fosses à boue se fait
en fonction de la profondeur du forage à réaliser : idéalement, le volume total
des fosses doit être égal à 3 fois le volume du forage.
Préparation de la boue de forage :
• Dans les terrains argileux il est préférable de forer à l'eau simple sans
bentonite pour éviter de colmater l’aquifère. L’eau se chargera au fur à
mesure d’argile du terrain. En l’absence d'informations fiables sur la nature
des terrains, on mélange à l'eau de forage de la bentonite, pour augmenter la
densité de l’eau et préparer une boue que l’on pourra épaissir ou alléger par
la suite.
La bentonite : c’est une argile en poudre qu'il faut doser entre 15 et 30 kg par
m3 d'eau. Son risque majeur de colmatage de l’aquifère en fait aussi son
avantage dans des terrains très perméables (aquifères, graviers, sables, silts) où
les pertes de boue peuvent être importantes ainsi que les risques
d’effondrement.
• III-CREUSEMENT :
• III -1 Tube guide : L’opération de creusement commence par la réalisation
d’un avant trou en diamètre final de 24’’ et d’une profondeur de 5 à 10 m ou
pose un tube guide en TNRS de 20 ‘’ cimenté au terrain. Un laitier de ciment
est mis en place dans l’espace annulaire entre le tube et le trou sur toute sa
profondeur. La reprise du forage se fait 24 heures après la cimentation
(temps de prise)
• III-2 Forage de reconnaissance : Cette phase est réalisée par des outils de
petits diamètres (8’’1/2 et 12’’1/4) pour obtenir un important avancement à
moindre coût. Son but est de s’assurer que la zone choisie est productrice car
en général les terrains ne sont pas ou sont mal connus. Durant cette phase,
le foreur doit obligatoirement veiller sur :
• - Prélèvement des cutines.
• - Les paramètres hydrodynamiques de fluide de forage (densité, viscosité,
perte partiel et totale et le filtra).
• - durée et avancement
• - et les paramètres du forage (poids sur l’outil, la vitesse de rotation et le
débit d’injection).
• III-3 Diagraphie : carottage électrique : En fin de reconnaissance, cette
opération permet d’explorer, d’ausculter le forage non encore tube sur toute
la profondeur. Le principe de l’opération est de mesurer 02 grandeurs :
• - Le potentiel
• - La résistivité électrique des terrains mis à jour le forage de reconnaissance.
• Remarque :
• - La couche de potentiel donnera une idée de la nature géologique des
couches et fixera grâce à l’échelle verticale leur position dans le forage
• - La courbe de résistivité nous renseignera sur la teneur en eau de ces
couches
• - Les formations argileuses ont une faible résistivité
• - Les formations aquifères douces (sable, grés, gravier ou calcaire).
III-4 Alésage et réalésage : Cette opération intervient après interprétation du
film de la diagraphie et dépouillement des cutting prélevés. L’alésage est le
reforage du puits de reconnaissance en gros diamètre cet élargissement du trou
s’effectuera à l’aide :
• - Des outils spéciaux appelés outil pilote ou aléseurs accouplés à un outil
guide.
• - Des outils de gros diamètres.
IV-TUBAGE
• Mise en place du tubage:
• Les risques d’effondrement pouvant être importants, le tubage est mis en
place le plus rapidement possible. Le trou de forage ne doit pas rester
longtemps sans protection au risque de perdre le forage (effondrement du
trou). Le plan de tubage (longueur et position des tubes pleins et des tubes
crépines) est établi en fonction de la coupe géologique du forage ou sont
notées les différentes "couches" de terrain et les venues d’eau, ainsi qu’en
observant de visu la coupe géologique grâce aux échantillons. Des essais de
diagraphie (résistivité électrique, gamma ray, neutron) peuvent être effectués
avant l’équipement pour améliorer le plan de captage, spécialement dans les
formations sédimentaires (forage rotary) où il est parfois difficile d’identifier
les horizons argileux. Les crépines sont placées en face des niveaux aquifères
ou des venues d’eau. Par ailleurs, le plan respectera les points suivants : - le
bas du tubage doit être constitué d'un tube plein d’environ 0.5 mètre bouché
à sa base (tube décanteur).
V- GRAVILLONNAGE :
• L’opération de gravillonnage intervient après l’achèvement de l’opération de
tubage. Il est indispensable pour les formations aquifères constituées de
sables fin ou très fins et les formations aquifères de granulométrie uniforme.
Il est facultatif pour les terrains grossiers non uniformes et les formations
compactes (calcaires fissurés). Le gravier filtre doit être assez uniforme,
calibré, propre, rond et siliceux de préférence. Il ne doit pas être calcaire,
latéritique ni concassé. Dans la pratique, la granulométrie du gravier filtre est
définie par l'ouverture de la crépine : le gravier doit être le plus fin possible
sans pour autant passer au travers de la crépine. A titre d’exemple, pour une
ouverture de crépine de 0.8 mm, la taille des plus petits graviers doit être de
1 mm et celle des plus gros 3 mm.
V-1- Nature et qualité du gravier : Le gravier doit être :
• - Siliceux (non calcaire) car la présence d’éléments calcaires peut provoquer
une cimentation partielle lors d’une opération d’acidification.
• - Rond pour jouer correctement le rôle de filtre.
• - Lavé, de manière à ce que les particules fines éventuellement argileuses
collées soient éliminées.
• - Lisses, pour éviter les pertes de charge car un gravier présentant des
rugosités freine l’eau.
• - Calibre, selon la formation du terrain.
V-2- Mise en place du gravier :
• La méthode la plus utilisée et performante est celle du procédé de ce
gravillonnage à centre courant ci-après. Le gravier descend dans l’espace
annulaire le long du tubage. L'emploi d'un tablier (tôle ou bâche plastique)
facilite son introduction. Le gravier peut rester bloqué et former un pont qui
obstrue l’espace annulaire. Dans ce cas, la mise en route d’une circulation
d’eau ou de boue peut permettre de faire descendre le gravier. Une remontée
de boue par le tube de forage indique que le gravier descend correctement.
Lorsque le niveau du gravier atteint le haut des crépines, la boue ne remonte
plus par le tube de forage mais continue à remonter par l’espace annulaire.
Le massif de gravier doit dépasser le haut des crépines sur quelques mètres.
Son niveau peut être contrôlé à l’aide d’une sonde piézométrique pour les
forages peu profonds. Le volume nécessaire de gravier peut être défini
théoriquement:
Volume du trou foré moins volume du tubage.
• Volume du gravier Calcul du volume du massif de gravier, d’après la formule
empirique: V = h x 0.8 x (D2 - d2) avec :
• V = Volume de gravier, en litres
• h = hauteur du massif de gravier, en mètres
• D = Diamètre du trou, en pouces
• d = diamètre des tubes, en pouces
Analyse des cutting, et estimation du débit :
• Analyse des cutting : Le fluide utilisé étant de l’air les cutting sont propres et
non mélangés à une boue. Leur analyse en est donc facilitée. En règle
générale, plus ils sont gros plus le terrain traversé est friable et plus ils sont
fins (poussière), plus la roche forée est dure.
• • Signes d’eau et estimation de débit En forage à l’air, les venues d’eau sont
dans la majorité des cas visibles et quantifiables (remonté d’un mélange eau
+ cutting au soufflage). Toutefois, des venues d’eau peuvent être ignorées
car colmatées par les cutting qui forment un cake sur les parois du forage. Il
est facile d’estimer le débit en cours de forage, pour décider de son arrêt et
de son équipement. Une mesure de débit est prise à chaque venue d’eau
importante et sur un temps assez long (soufflage). Toute l’eau sortie du
forage est canalisée vers un exutoire équipé par un bout de tube de forage
pour faciliter la mesure prise au seau. La venue d’eau doit être régulière et ne
pas s’épuiser. Le débit mesuré est minimisé puisque les cutting colmatent
certaines zones d’alimentation et le forage n’est pas encore développé
correctement. Les venues d’eau sont en général progressives, elles
apparaissent sous forme de traces d’humidité puis au fur à mesure de
l’avancement du forage par un débit cumulé provenant des divers fissures ou
fractures. Dans certains cas, la traversée d’une fracture majeure bien
alimentée entraîne l’augmentation radicale du débit.
• Le développement
• Le développement d’un forage : est une étape très importante qui permet
d'éliminer la plupart des particules fines du terrain et du gravier filtre qui
pourraient pénétrer dans le forage ainsi que le reste du cake de boue et
d'arranger le terrain autour de la crépine afin d'en augmenter la Perméabilité.
Le développement à pour d’augmenter la perméabilité du terrain adjacent à la
crépine en permettant ainsi :
• - D’améliorer la capacité spécifique de l’aquifère
• - D’éliminer de la zone critique les éléments fins indésirables et de stabiliser
la formation.
• - D’éliminer le « cake » déposé par la boue bentonitique sur les parois.
Gradient et perméabilité : Le gradient hydraulique i, est proportionnel à la
vitesse à la vitesse du flux et inversement proportionnel à la comme la
perméabilité. Le gradient diminue si la perméabilité augmente. D’après la loi de
Darcy : K = Q/Si avec K = coefficient de perméabilité Q = débit S = section
traversée i = gradient hydraulique et i = h/d, avec h rabattement et d distance
par rapport au forage. Le gradient croit lorsque l’on se rapproche du forage et
c’est donc sur la zone qui entoure le forage que le développement doit agir.
• La cimentation : La cimentation est une opération indispensable qui permet
de protéger le forage des pollutions extérieures; même si une dalle est par la
suite construite autour du tube de forage, seule une cimentation correcte
peut prévenir les écoulements préférentiels d'eau d'infiltration qui peuvent se
développer le long du tubage. Un bouchon d’argile doit être mis entre le
gravier filtre et le ciment, afin d’éviter que le laitier de ciment colmate le
massif filtrant.
Pompage :
• Au niveau des Pompes immergée
• Lors du fonctionnement normal d'une pompe immergée, son aspiration se
trouve sous le niveau rabattu. Toutefois, pour éviter un phénomène de
cavitation , on devra tenir compte de la charge nette absolue à l'aspiration
minorée de 10% (coefficient 0.9) . Cependant , si les valeurs dues à l'altitude
ou aux températures de l'eau sont importantes , on devra minorer à nouveau
la charge nette absolue à l'aspiration
• Hauteur manométrique
Comme déjà signalé, la hauteur manométrique est la somme : de la hauteur
géométrique ou hauteur totale de refoulement située entre le point le plus haut
et le point le plus bas du rabattement de la nappe, et des pertes de charge.
Tout projet doit tenir compte de la hauteur manométrique et non de la hauteur
géométrique.