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Victor Hugo

Victor Hugo est l'un des plus grands écrivains français du XIXe siècle. Passant de la poésie aux romans en passant par le théâtre, il est la figure emblématique du mouvement romantique. Ses œuvres comme Les Misérables ou Notre-Dame de Paris sont des classiques de la littérature. Engagé politiquement, il a défendu des causes progressistes tout au long de sa vie.

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Victor Hugo

Victor Hugo est l'un des plus grands écrivains français du XIXe siècle. Passant de la poésie aux romans en passant par le théâtre, il est la figure emblématique du mouvement romantique. Ses œuvres comme Les Misérables ou Notre-Dame de Paris sont des classiques de la littérature. Engagé politiquement, il a défendu des causes progressistes tout au long de sa vie.

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Victor Hugo (Écouter) est un poète, dramaturge, écrivain, romancier et dessinateur romantique

français, né le 7 ventôse an X (26 février 1802) à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il
est considéré comme l'un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une
personnalité politique et un intellectuel engagé qui a eu un rôle idéologique majeur et occupe
une place marquante dans l'histoire des lettres françaises au XIXe siècle, dans des genres et
des domaines d’une remarquable variété2,3.

Au théâtre, Victor Hugo se manifeste comme un des chefs de file du romantisme français
lorsqu'il expose sa théorie du drame romantique dans les préfaces qui introduisent Cromwell
en 18274, puis Hernani en 1830 qui sont de véritables manifestes, puis par ses autres œuvres
dramatiques : Ruy Blas en 1838, mais aussi Lucrèce Borgia et Le Roi s'amuse.

Victor Hugo est aussi un poète lyrique avec des recueils comme Odes et Ballades (1826), Les
Feuilles d'automne (1831) ou Les Contemplations (1856), mais il est aussi poète engagé
contre Napoléon III dans Les Châtiments (1853) ou encore poète épique avec La Légende des
siècles (1859 et 1877).

Ses romans rencontrent également un grand succès populaire, avec notamment Notre-Dame
de Paris (1831), et plus encore avec Les Misérables (1862).

Son œuvre multiple comprend aussi des discours politiques à la Chambre des pairs, à
l'Assemblée constituante et à l'Assemblée législative, notamment sur la peine de mort, l’école
ou l’Europe, des récits de voyages (Le Rhin, 1842, ou Choses vues, posthumes, 1887 et 1890),
une correspondance abondante, ainsi que de nombreux croquis et dessins à la plume et au
lavis.

Victor Hugo a fortement contribué au renouvellement de la poésie et du théâtre. Il a été


admiré par ses contemporains et l’est encore, mais il a aussi été contesté par certains auteurs
modernes5. Il a permis à de nombreuses générations de développer une réflexion sur
l’engagement de l’écrivain dans la vie politique et sociale grâce à ses multiples prises de
position, choisissant de s'exiler pour vivre à Guernesey pendant les vingt ans du Second
Empire.

Ses choix, à la fois moraux et politiques6, durant la deuxième partie de sa vie, et son œuvre
hors du commun ont fait de lui un personnage emblématique, que la Troisième République a
honoré par des funérailles nationales, qui ont accompagné le transfert de sa dépouille au
Panthéon de Paris le 1er juin 1885, dix jours après sa mort.

Victor-Marie Hugo1 est le fils du général d'Empire Joseph Léopold Sigisbert Hugo (1773-1828), créé
comte, selon la tradition familiale, par Joseph Bonaparte, roi d'Espagne, et en garnison dans le Doubs
au moment de la naissance de son fils, et de Sophie Trébuchet (1772-1821), issue de la bourgeoisie
nantaise (voir maison natale de Victor Hugo). Il naît le 26 février 18027 (« 7 ventôse an X » selon le
calendrier républicain alors en vigueur), à Besançon, « vieille ville espagnole » selon ses dires, au
1er étage du 140 Grande Rue (depuis place Victor-Hugo). Le 19 novembre 1821, Léopold Hugo confie
à son fils qu’il a été conçu « non sur le Pinde de l'Empire ottoman mais sur un des pics les plus élevés
des Vosges, lors d’un voyage de Lunéville à Besançon ». Il ajoute : « cette origine presque aérienne
[explique pourquoi] ta muse est constamment sublime 8 ».
La mort de sa mère le 27 juin 1821 l’affecte profondément24. En effet, les années de
séparation d’avec son père l’avaient rapproché de celle-ci. Il épouse, le 12 octobre 1822, en
l'église Saint-Sulpice de Paris, son amie d’enfance, Adèle Foucher, née en 1803, qui donne
naissance à cinq enfants :

 Léopold (16 juillet 1823 - 10 octobre 1823) ;


 Léopoldine (28 août 1824 - 4 septembre 1843) ;
 Charles (4 novembre 1826 - 13 mars 1871) ;
 François–Victor (28 octobre 1828 - 26 décembre 1873) ;
 Adèle (26 août 1830a,25 - 21 avril 1915), la seule qui survivra à son illustre père, mais
dont l’état mental, très tôt défaillant, lui vaudra de longues années en maison de santé.

Adèle Foucher ayant été, depuis l'adolescence, l'amour secret d'Eugène Hugo (frère puîné de
Victor), le mariage précipite Eugène dans la folie : on diagnostique la démence26 qui conduira
à sa prise en charge par Esquirol.

Auteur romantique de romans, poèmes et pièces de théâtre, Victor Hugo est aussi engagé en
politique. Il défend dans ses livres et ses discours la paix et la rupture avec les modèles archaïques de
société.

Victor Hugo est l'un des plus grands poètes, écrivains et dramaturges du XIXème siècle. Il est
l'illustre auteur des Misérables, de Notre-Dame de Paris, d'Hernani et des Contemplations.
Passant de la poésie, aux romans, aux pièces de théâtre, il est la grande figure du courant
romantique. Déjà de son vivant, il est reconnu par ses pairs ainsi que par le peuple français.
Ses actions, tant au niveau littéraire et théâtral (rupture avec les règles du théâtre classique,
avènement du romantisme...) qu'au niveau politique et social (lutte contre la peine de mort,
pour la paix, en faveur de la condition des femmes, dénonciation du clergé...), ont joué un rôle
considérable à son époque. A l'image de La Fontaine ou de Molière, les œuvres de Victor
Hugo enrichissent le patrimoine culturel français.

Victor Hugo naît le 26 février 1802 à Besançon. C'est le dernier enfant d'une famille de trois
garçons. Son père Léopold est un général de l'Empire napoléonien. C'est surtout sa mère
Sophie qui l'élève. Alors qu'il est au lycée Louis-le-Grand, Victor Hugo semble déjà avoir une
idée très précise sur son avenir. A 14 ans, il écrit "Je veux être Chateaubriand ou rien". Le
12 octobre 1822, Victor Hugo épouse Adèle Foucher, une amie d'enfance. Deux ans plus
tard, elle donne naissance à leur premier enfant, Léopoldine. Ils auront en tout cinq enfants.
Tandis que sa femme fait de Sainte-Beuve son amant, une certaine Juliette Drouet
accompagne Victor Hugo. Plusieurs autres aventures de l'écrivain sont connues comme
Léonie d'Aunet.

Poèmes de Victor Hugo


A 19 ans, Victor Hugo écrit et publie ses premiers poèmes, Odes. Il est alors remarqué par le
roi Louis XVIII qui lui verse une pension. Il se consacre régulièrement à la poésie au court de
carrière. Ainsi en 1829 paraissent les Orientales, les Feuilles d'automne en 1832 et Chants
du crépuscule en 1835. Plus tard, il met son exil (1851-1870) à profit et continue d'écrire des
recueils de poésie : les Châtiments (1853), les Contemplations (1856). C'est sa période la
plus prolifique. Les Contemplations restent l'un de ses plus grand succès. En 1862, la
Légende des siècles est l'œuvre de la maturité ; elle regroupe plus d'une soixantaine de
poèmes.

Poèmes de Victor Hugo

1828 : Odes et Ballades


1829 : Les Orientales
1832 : Les Feuilles d'automne
1835 : Les Chants du crépuscule
1837 : Les Voix intérieures
1840 : Les Rayons et les Ombres
1853 : Les Châtiments
1856 : Les Contemplations (dont Melancholia - Demain, dès l'aube…)
1862 : La Légende des siècles
1865 : Les Chansons des rues et des bois
1872 : L'Année terrible
1877 : L'Art d'être grand-père
1878 : Le Pape
1879 : La Pitié suprême
1880 : L'Âne
1881 : Les Quatre Vents de l'esprit

Pièces de théâtre de Victor Hugo


En 1827, Victor Hugo publie la pièce de théâtre Cromwell. La préface annonce clairement sa
volonté de rompre avec les règles classiques. Hernani  sera la concrétisation des nouveautés
qu'il souhaite apporter au théâtre. Cette pièce fait de lui le chef de file d'un nouveau
mouvement littéraire : le romantisme. En février 1833 est donnée la première représentation
de Lucrèce Borgia. Parmi les comédiens figure Juliette Drouet. Hugo tombe amoureux d'elle
et leur histoire d'amour durera cinquante ans. En 1838, Victor Hugo publie Ruy Blas, une
pièce où l'on propose à un valet de prendre la place d'un noble pour séduire la reine
d'Espagne. Cette oeuvre reçoit un accueil mitigé.

Pièces de théâtre de Victor Hugo

1827 : Cromwell
1828 : Amy Robsart
1830 : Hernani
1831 : Marion de Lorme
1832 : Le roi s'amuse
1833 : Lucrèce Borgia
1833 : Marie Tudor
1835 : Angelo, tyran de Padoue
1838 : Ruy Blas
1843 : Les Burgraves
1882 : Torquemada

Victor Hugo et le romantisme


Victor Hugo se regroupe avec quelques écrivains pour former le Cénacle. Ce cercle de jeunes
auteurs sera le foyer de leur mouvement littéraire appelé romantisme. Hugo participe au
développement de l'école romantique, en compagnie de Gérard de Nerval et Théophile
Gautier. Avec sa pièce, Hernani, Victor Hugo rompt totalement avec les règles habituelles du
théâtre. Les partisans du classicisme s'offusquent notamment que la règle des trois unités (de
temps, de lieu et d'action) ne soit pas respectée. L'affrontement entre les romantiques (les
"Jeune-France") et les classiques (les "perruques") est violent. Ils livreront la même bataille à
chaque représentation d'Hernani. En 1841, Victor Hugo est pourtant élu à l'Académie
française.

Romans de Victor Hugo


En 1828 paraît le Dernier jour d'un condamné, sorte de plaidoyer contre la peine de mort.
Trois ans plus tard, en 1831, Victor Hugo publie son premier roman historique, Notre-Dame
de Paris. Dès sa sortie en librairie, l'ouvrage connaît un très grand succès. Le public
romantique apprécie tout particulièrement l'univers du Moyen-Âge recréé à la perfection par
Hugo. Claude Gueux est publié en 1834. Dans ce court roman, Victor Hugo dénonce à
nouveau la peine de mort et les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les détenus en
France. En 1862, il achève les Misérables, qui remporte également un franc succès auprès du
public. Dans ce livre, Hugo met en scène Jean Valjean, un ancien forçat généreux qui tente de
fuir un inspecteur zélé.

Romans de Victor Hugo

1818 : Bug-Jargal
1823 : Han d'Islande
1829 : Le Dernier Jour d'un condamné
1831 : Notre-Dame de Paris
1834 : Claude Gueux
1862 : Les Misérables
1866 : Les Travailleurs de la mer
1869 : L'Homme qui rit
1874 : Quatre-vingt-treize

La vie politique de Victor Hugo


Sa fille Léopoldine meurt noyée en 1843 dans un accident de canotage. Cette tragédie
affecte beaucoup Victor Hugo. Certains pensent que c'est à cause de cet événement qu'il se
tourne vers la politique. Louis-Philippe nomme Victor Hugo "Pair de France" en 1845. Ce
dernier démarre une carrière politique et rejoint le camp des Républicains. Il est élu député à
l'Assemblée constituante de 1848. Il condamne ensuite le coup d'Etat du 2 décembre 1851 du
Prince Louis-Napoléon (neveu de Napoléon Bonaparte). Il est alors contraint de s'exiler en
Belgique, puis sur les îles de Jersey et Guernesey. A la proclamation de la République en
1870, Hugo rentre à Paris où il est accueilli triomphalement. Il incarne aux yeux du peuple
français la résistance républicaine au Second Empire. Le 8 février 1871, il est élu à
l'Assemblée nationale. En 1876, il est élu sénateur. L'une de ses premières interventions est
un plaidoyer en faveur d'une amnistie pour les communards.   

La mort de Victor Hugo


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L'âge n'assèche pas sa plume. A 75 ans, Victor Hugo continue d'écrire et publie la Légende
des siècles et l'Art d'être grand-père (1877). Pour ses 80 ans, une foule estimée à
600 000 personnes défile devant ses fenêtres. Le 22 mai 1885, Victor Hugo meurt des suites
d'une congestion pulmonaire à l'âge de 83 ans. Le corbillard "des pauvres", comme il l'a
souhaité, emporte son cercueil vers des funérailles nationales. Sa dépouille est exposée sous
l'Arc de triomphe durant une nuit, puis portée au Panthéon. Une foule de deux millions de
personnes suit le cortège. Des délégations du monde entier ont fait le déplacement pour un
dernier hommage.

26 février 1802 : Naissance de Victor Hugo


Victor Hugo naît à Besançon le 26 février 1802. C'est le dernier fils de Sophie
Trebuchet et Leopold Hugo. Il a deux frères.
1809 : Un père général
Le père de Victor Hugo devient général de Napoléon et entraîne toute la famille sur les
routes de France et d'Europe.
1816 : Naissance de sa passion pour la littérature
A peine âgé de 14 ans, et passionné de lettres il écrit : "Je serai Chateaubriand ou
rien".
9 mars 1820 : Victor Hugo reçoit une pension du roi Louis XVIII
Victor Hugo reçoit une pension de 2000 francs du roi Louis XVIII pour son Ode sur la
Mort du Duc de Berry. C'est la première reconnaissance de son talent.
12 octobre 1822 : Hugo se marie
Victor Hugo publie ses premières Odes. Il épouse, le 12 octobre à Saint-Sulpice,
Adèle Foucher, son amie d'enfance.
1825 : A la tête d'un cercle d'écrivains romantiques, le Cénacle
Victor Hugo est fait chevalier de la Légion d'Honneur. Il créé le Cénacle, un groupe de
jeunes écrivains, et en devient le chef de file.
Décembre 1827 : Son soutien au romantisme
"Cromwell" est publié. Sa préface est un véritable manifeste, où Victor Hugo s'engage
en faveur du romantisme contre le classicisme. C'est à cette époque qu'il devient ami
avec Sainte-Beuve.
1829 : Les "Orientales" et le "Dernier jour d'un condamné"
En janvier et février 1829 paraissent les "Orientales" et le "Dernier jour d'un
condamné". En Août, sa pièce "Marion De Lorme" est censurée.
25 février 1830 : Début de la bataille d'Hernani
A 27 ans, Victor Hugo présente pour la première fois sa nouvelle pièce, "Hernani", à
la Comédie-Française. Les partisans du classicisme s'offusquent en constatant que la
règle des trois unités (de temps, de lieu et d'action) n'est pas respectée. L'affrontement
entre les romantiques, les "Jeune-France", et les classiques, les "perruques", est
violent. Ils livreront la même bataille à chaque représentation d"Hernani". Hugo
devient le chef de file de l'école romantique.
15 mars 1831 : Parution de "Notre Dame de Paris"
A 29 ans, Victor Hugo publie son premier roman historique, "Notre-Dame de Paris".
Dès sa sortie en librairie, l'ouvrage connaît un très grand succès. Le public romantique
amateur d'histoire apprécie tout particulièrement l'univers du Moyen-Âge recréé à la
perfection par Hugo.
2 février 1833 : Hugo rencontre et s'éprend de Julie Drouet
La première de "Lucrèce Borgia" a lieu le 2 février 1833. La comédienne Julie Drouet
y joue. Hugo tombe amoureux d'elle et leur histoire d'amour durera cinquante ans.
12 novembre 1838 : Première de Ruy Blas
A Paris, Victor Hugo présente pour la première fois sa pièce en cinq actes Ruy Blas.
7 janvier 1841 : Victor Hugo entre à l'Académie française
A 39 ans, et après avoir subi plusieurs échecs, Victor Hugo est élu à l'Académie
française de justesse avec 17 voix sur 32. En prenant place au fauteuil 14, il remplace
Népomucène Lemercier.
4 septembre 1843 : La mort de sa fille Léopoldine
Hugo est très affecté par la mort accidentelle de sa fille Léopoldine.
1845 : Victor Hugo entre à la Chambre des pairs
Louis-Philippe nomme Hugo Pair de France. Hugo démarre une carrière politique. La
même année, le poète amorce la rédaction des "Misérables".
5 juillet 1845 : Victor Hugo en flagrant délit d'adultère
L'écrivain et poète, qui vient d'être fait Pair de France par Louis-Philippe, est pris en
flagrant délit d'adultère avec Léonie Briard dans un hôtel du passage Saint-Roch à
Paris. C'est le mari de la jeune femme, le peintre Auguste Briard qui les surprend. La
récente distinction qu'a reçu Victor Hugo lui permet d'échapper à la prison. Léonie n'a
pas la même chance. Elle est emprisonnée pendant deux mois. Des le lendemain, tous
les journaux parisiens relatent l'événement.
11 décembre 1851 : Victor Hugo s'exile en Belgique
Fervent opposant au Coup d'Etat de Napoléon III (2 décembre), Victor Hugo doit
s'exiler en Belgique pour fuir la répression. Muni d'un faux passeport il prend le train
de nuit pour Bruxelles. L'année suivant son exil se poursuivra sur l'île anglo-normande
de Jersey puis en 1855 à Guernesey. Pendant plus de 15 ans, il écrira des satires contre
celui qu'il appelle "Napoléon le petit". Hugo ne reviendra en France qu'après
l'abolition du Second Empire en 1870.
27 septembre 1859 : Parution de "La Légende des siècles"
Le premier tome du monument littéraire de Victor Hugo est publié en France alors que
son auteur est en exil sur l'île anglo-normande de Guernesey. Il faudra attendre 18 ans
(1877) pour le deuxième tome. Cette œuvre est une vaste peinture de l'histoire de
l'humanité et de sa lutte constante entre le bien et le mal.
1862 : "Les Misérables"
Victor Hugo achève l'écriture de son célèbre roman, "Les Misérables". Dès sa sortie, il
remporta un franc succès auprès du public.
5 septembre 1868 : Son retour à Paris
1868 marque le début de la guerre franco-allemande. Le 5 septembre, Victor Hugo
met fin à son exil à Jersey et arrive à Paris.
8 février 1871 : Le poète devient député
Le 8 février 1871, Hugo est élu député de Paris à l'Assemblée nationale qui siège alors
à Bordeaux. Le 8 mars, il démissionne en pleine séance de l'Assemblée.
1876 : Victor Hugo au Sénat
Hugo est élu sénateur. L'une de ses premières interventions est lancée en faveur d'une
amnistie pour les communards. Il reviendra à la charge en 1879, puis en 1880.
22 mai 1885 : Victor Hugo s'éteint
Le plus grand écrivain du XIXème siècle, Victor Hugo, meurt d'une congestion
pulmonaire à l'âge de 83 ans. Le corbillard "des pauvres", comme il l'a souhaité,
emportera son cercueil vers des funérailles nationales. Sa dépouille est ainsi exposée
sous l'Arc de triomphe puis portée au Panthéon. Une foule de 2 millions de personnes
suit le cortège...

 Il nait à Besançon en 1802.


 Son père était commandant et ensuite il deviendra général et compte d'Empire.
 Il suit les cours du lycée Louis-le-Grand où il compose ses premiers poèmes.
 En 1819 il fonde avec ses frères le "Conservateur littéraire", une revue littéraire qui
traitait différents sujets.
 En 1822 il épouse Adèle Foucher avec laquelle il aura quatres enfants.
 Il publie les "Odes" précédées d'une importante Préface, il commence une carrière de
romancier et il s'engage prudemment sur la voie du romantisme.

 1827 Cromwell. Il contient une Préface qui définit le Romantisme

 1829 Les "Orientales" et "Le dernier jour d'un condamné"

 1830 Hernani

 Il est le chef de file incontesté du Romantisme et l'idole de la jeune génération

 1831 Notre-Dame de Paris

 Quatre recueils lyriques entre 1830 et 1840

 Composition d'importants drames(Ruy Blas 1838)

 1853 Les Châtiments

 1856 Les Contemplations

 1862 Les Misérables

HUGO ET LA POLITIQUE

À partir de 1849, Victor Hugo consacre un tiers de son oeuvre à la politique, un tiers à la
religion et le dernier à la philosophie humaine et sociale. La pensée de Victor Hugo est
complexe et parfois déroutante. Il refuse toute condamnation des personnes et tout
manichéisme, mais n'en est pas moins sévère pour la société de son temps. Au fur et à mesure,
sa pensée politique va évoluer, quitter le conservatisme et se rapprocher du réformisme.

Au début, Victor Hugo prend la défense de la Monarchie mais ses pensées politiques évoluent
peu à peu pour aller du Conservatisme au Réformisme. Ainsi Victor Hugo est devenu un
républicain convaincu. Ses idéaux sont révolutionnaires pour la société de son époque. En
effet, il voudrait supprimer la peine de mort. Il veut aussi lutter contre la pauvreté du peuple et
il souhaite aussi que l'école soit obligatoire pour tous, en effet il disait que "la connaissance
éclaire l’esprit comme la lumière éclaire le jour". Ses combats ont ainsi abouti longtemps
après ses discours politiques car c'est en 1881 que l'école est devenue laïque, obligatoire et
gratuite et c'est le 9 octobre 1981 que la peine de mort a été abolie.

HUGO ET LA POLITIQUE

Au début, Victor Hugo prend la défense de la Monarchie mais ses pensées politiques évoluent
peu à peu pour aller du Conservatisme au Réformisme. Ainsi Victor Hugo est devenu un
républicain convaincu. Ses idéaux sont révolutionnaires pour la société de son époque. En
effet, il voudrait supprimer la peine de mort. Il veut aussi lutter contre la pauvreté du peuple et
il souhaite aussi que l'école soit obligatoire pour tous, en effet il disait que "la connaissance
éclaire l’esprit comme la lumière éclaire le jour". Ses combats ont ainsi abouti longtemps
après ses discours politiques car c'est en 1881 que l'école est devenue laïque, obligatoire et
gratuite et c'est le 9 octobre 1981 que la peine de mort a été abolie.

HUGO ET LA POLITIQUE

À partir de 1849, Victor Hugo consacre un tiers de son oeuvre à la politique, un tiers à la
religion et le dernier à la philosophie humaine et sociale. La pensée de Victor Hugo est
complexe et parfois déroutante. Il refuse toute condamnation des personnes et tout
manichéisme, mais n'en est pas moins sévère pour la société de son temps. Au fur et à mesure,
sa pensée politique va évoluer, quitter le conservatisme et se rapprocher du réformisme.

la lutte en faveur des femmes


Écartée de la vie politique, considérée par la loi comme mineure, exploitée dans la vie et dans
le travail, la femme se heurte au XIXe siècle à une difficile reconnaissance sociale. La
question de l’émancipation est abordée par Hugo de façon explicite dans la lettre adressée au
journal L’Avenir des femmes en 1872 «Dans notre législation telle qu’elle est, la femme ne
possède pas, elle n’est pas en justice, elle ne vote pas, elle ne compte pas, elle n’est pas. Il y a
des citoyens, il n’y a pas de citoyennes. C’est là un état violent : il faut qu’il cesse.»

Hugo compose plusieurs portraits de femmes souffrantes: des femmes condamnées à la


prostitution, submises par les maris ou victimes du mépris de la société. Étant donné qu’on
reconnaît aux femmes la responsabilité commerciale et l’égalité devant la prison, Hugo espère
qu’avant la fin du siècle la République proclamera le droit de la femme à l’égalité politique en
lui octroyant le droit de vote. «Nous proclamons la femme notre égale avec le respect en plus.
Ô femme, mère, compagne, sœur, éternelle mineure, éternelle esclave, éternelle sacrifiée,
éternelle martyre, nous vous relèverons». En fait, le combat reprend après l’établissement de
la République. Hugo soutient le Congrès ouvrier de Marseille qui est la première organisation
masculine à créer une commission féminine. Il exalte aussi le courage des femmes qui se
battent pour améliorer la place de la femme dans la société.

«Une moitié de l’espèce humaine est hors de l’égalité, il faut l’y faire rentrer :
donner pour contrepoids au droit de l’homme le droit de la femme.» Victor
Hugo, Actes et paroles
CONTRE L'ESCLAVAGE
«Un seul esclave sur la Terre suffit pour déshonorer la liberté de tous les hommes.»

Victor Hugo, journal La Gironde, 17 janvier 1862

Au début du XIXe siècle l’esclavage est pratiqué dans la plupart des colonies françaises.
Victor Hugo s’est très tôt intéressé à ce problème.

Pour Hugo le rapport maître-esclave est insupportable car la liberté est entière, indivisible et
universelle. «Aucun compromis. Aucune concession. Aucune diminution. Avoir des esclaves,
c’est mériter d’être esclave».

Lorsque Hugo se rend compte que la «civilisation» impliquée par la colonisation n’est qu’un
leurre et que la colonisation dérive en exploitation et cupidité, il la condamne fermement.

«Avant la fin du siècle, l’esclavage aura disparu de la terre. La liberté est la loi
humaine… La barbarie recule. La civilisation avance.»

CONTRE LA PeiNE DE MORT


«La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie.»

Victor Hugo, Discours à l’Assemblée constituante, 15 septembre 1848

Le plus grand et le plus constant de tous les combats que Victor Hugo a menés depuis sa
jeunesse est celui contre la peine de mort. Le souvenir de condamnés conduits à l’échafaud a
marqué l’écrivain. Hanté par ces exécutions, il ne cessera de dénoncer ce «meurtre légal» qui,
pour lui, est un acte de barbarie.

La critique est présente surtout dans "Le dernier jour d'un condamné", un vrai plaidoyer
contre la peine de mort.

Nombreuses seront aussi ses interventions auprès des gouvernements pour obtenir la grâce
des condamnés à mort. Cette lutte s’explique surtout par le respect de la vie humaine mais
aussi par le refus de la loi du talion selon laquelle la société agit par vengeance et non par
justice. Tuer celui qui tue crée, pour Hugo, un cercle vicieux qui met en cause toute idée de
civilisation et de progrès et qu’il faut éviter à tout prix. Car la société «ne doit pas punir pour
se venger ; elle doit corriger pour améliorer» et instaurer entre les hommes des rapports de
fraternité et non pas de rapports de force.

LA LUTTE CONTRE LA MISèRE


«Je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère.»
Victor Hugo, Discours à l’Assemblée Législative
Au cours de la première moitié du XIXe siècle, la France connaît une révolution industrielle
sans précédent qui engendre des transformations économiques et contribue à l’exode rural
donnant naissance à la nouvelle classe des ouvriers.

Soumis à d’interminables journées de travail, sans sécurité, les travailleurs des ateliers et des
manufactures ne gagnent pas de quoi vivre décemment et sont condamnés à vivre dans des
conditions de misère absolue. Sensible à la souffrance et à la pauvreté du peuple, Hugo
prononce devant l’Assemblée Législative, le 9 juillet 1849, un Discours dans lequel il affirme
que la misère n’est pas une fatalité mais est un fléau social qui peut et doit disparaître : « Il y a
dans Paris… des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières vivent
pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour
couvertures, j’ai presque dit pour vêtement, que des monceaux infects de chiffons en
fermentation… Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je
dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute
sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays
civilisé, engagent la conscience de la société tout entière».

L'oeuvre qui souligne le plus cette critique est "Les Misérables".

POUR LES ENFANTS


«L’enfant doit être notre souci. Et savez-vous pourquoi ? Savez-vous son vrai
nom ? L’Enfant s’appelle Avenir.» Victor Hugo, Actes et Paroles, pendant
l’exil, 1869

«L’enfant doit être notre souci. Et savez-vous pourquoi ? Savez-vous son vrai nom ? L’Enfant
s’appelle Avenir.» Victor Hugo, Actes et Paroles, pendant l’exil, 1869

A cette époque-là, la plupart des enfants des milieux modestes travaillent dès leur plus jeune
âge à la campagne ou sont employés dans des usines. Le poème Mélancholia est le
témoignage de cette réalité sinistre

Dans "Les Misérables" il expose l'exploitation, l'esclavage des enfants et il parle aussi de la
condition des orphelins.

Hugo est le premier à formuler la notion de «droit de l’enfant» dans son discours devant
l’Assemblée Législative en janvier 1850. A l’idée selon laquelle l’enfant est considéré comme
un objet possédé par la famille et réduit à n’être qu’un instrument de travail, il oppose la
conviction que l’enfant est un être à part entière qui a le droit de devenir ce qu’il peut être.
Pour lui, l’avenir passe par des enfants en bonne santé et éduqués : «En élevant l’enfant, nous
élevons l’avenir. Élever, mot profond ! En améliorant cette petite âme, nous faisons
l’éducation de l’inconnu. Si l’enfant a la santé, l’avenir se portera bien ; si l’enfant est
honnête, l’avenir sera bon. Éclairons et enseignons cette enfance». En tant que député, il lutte
contre la loi Falloux qui met en place le monopole de l’instruction en faveur du clergé car il
est convaincu que c’est l’État qui doit se charger d’un enseignement gratuit, obligatoire et
laïque ce qui fait de lui un pionnier de la laïcité et de la démocratisation scolaire.
Liberté, egalité, fraternité

“Au point de vue politique, il n’y a qu’un seul principe : la souveraineté de l’homme sur lui-
même. Cette souveraineté de moi sur moi s’appelle Liberté. Là ou deux ou plusieurs de ces
souverainetés s’associent commence l’État. Mais dans cette association il n’y a nulle
abdication. Chaque souveraineté concède une certaine quantité d’elle-même pour former le
droit commun. Cette quantité est la même pour tous. Cette identité de concession que chacun
fait à tous s’appelle Égalité. Le droit commun n’est pas autre chose que la protection de tous
rayonnant sur le droit de chacun. Cette protection de tous sur chacun s’appelle Fraternité. Le
point d’intersection de toutes ces souverainetés qui s’agrègent s’appelle Société. Cette
intersection étant une jonction, ce point est un nœud. De là ce qu’on appelle le lien social.
Quelques-uns disent contrat social, ce qui est la même chose, le mot contrat étant
étymologiquement formé avec l’idée de lien. Entendons-nous sur l’égalité; car si la liberté est
le sommet, l’égalité est la base. L’égalité, citoyens, ce n’est pas toute la végétation à niveau,
une société de grands brins d’herbe et de petits chênes; un voisinage de jalousies s’entre-
châtrant; c’est, civilement, toutes les aptitudes ayant la même ouverture; politiquement, tous
les votes ayant le même poids; religieusement, toutes les consciences ayant le même droit.

Victor Hugo (1802-1885), Les Misérables, Cinquième partie, livre 1, chapitre 5, «Quel
horizon on voit du haut de la barricade»

Victor Hugo est le troisième fils d’un général de l’armée de Bonaparte, Joseph-Léopold
Sigisbert et de Sophie Trébuchet. Il a une enfance et une jeunesse nomade à cause de la
profession de son père. Il vit en Corse, en Italie, en Espagne et à Paris. Tous ces lieux sont
toujours présents dans son esprit et dans ses écrits. En 1814 ses parents se séparent. Sa mère
va habiter à Paris avec le jeune Victor qui entreprend d’abord des études techniques,
abandonnés rapidement pour se consacrer à la littérature. À l’âge de 14 ans, il écrit déjà : « Je
veux être Chateaubriand ou rien ». Il commence alors une intense production littéraire et
participe activement à la vie littéraire parisienne. En 1822 il épouse Adèle Foucher, son
amour d’enfance, avec qui il a cinq enfants.

D’abord monarchiste, il devient républicain après les événements de 1830. Devenu chef de fil
du mouvement romantique, en 1841, il est élu à l’Académie française. En 1843 sa fille
Léopoldine meurt. Peut être aussi pour apaiser la douleur suite à cette perte qui l’affecte
beaucoup, il commence à prendre part activement à la vie politique française, si bien que, en
1852 il est expulsé de France à cause de son hostilité affichée à Napoléon III. Il reste en exil
pour plus de vingt ans. Au cours de ces longues années, il écrit Les Misérables, publié en
1862, et la partie la plus riche de son œuvre. De retour en France en 1870 à la proclamation de
la République, il revient à Paris où il est accueilli triomphalement. Il est élu député en 1871,
puis sénateur en 1876. Il meurt le 22 mai 1885 des suites d’une congestion pulmonaire. La
Troisième République l’honore par de grandioses funérailles nationales auxquelles plus de
deux millions de personnes ont assisté.

Victor Hugo a joué un rôle très important à son époque, comme homme de lettres et comme
homme politique. Au niveau littéraire il joue un rôle central dans l’avènement du
romantisme et dans la rupture avec les règles du théâtre classique. Au niveau politique c’est
un homme d’ouverture. Il défend des idéaux de justice et de liberté. Il a lutté pour la paix,
contre la peine de morte et en faveur des femmes.

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