ENSAM – MEKNES 2018 / 2019
Chapitre 1 :
ELEMENTS D’ANALYSE
DYNAMIQUE DES STRUCTURES
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I. GENERALITES SUR LES SEISMES
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I. GENERALITES SUR LES SEISMES
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I. GENERALITES SUR LES SEISMES
Ondes sismiques – Nature et Propagation
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I. GENERALITES SUR LES SEISMES
Ondes Primaires
Ondes Secondaires
Ondes de Love
Ondes de Rayleigh
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I. GENERALITES SUR LES SEISMES
La magnitude ou "Echelle de Richter"
amplitude
La magnitude est calculée en fonction de l'amplitude des
ondes sismiques enregistrées par un sismographe.
C'est une valeur intrinsèque du séisme, indépendante du lieu
d'observation et des témoignages de la population.
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I. GENERALITES SUR LES SEISMES
La magnitude est mesurée sur l’échelle logarithmique :
chaque valeur est 10 fois plus grande que la valeur
précédente sur l’échelle.
Par exemple, à distance égale de l’épicentre,
L’amplitude des vibrations d'un séisme de magnitude 6:
10 fois plus élevée que celle d'un séisme de magnitude 5, et
100 fois plus élevée que celle d'un séisme de magnitude 4
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I. GENERALITES SUR LES SEISMES
La magnitude ou "Echelle de Richter"
Magnitude Effets
9+ Très rare.
8,0 – 8,9 Tremblement de terre très important. Peut causer des dégâts graves
sur plusieurs centaines de kilomètres.
7,0 – 7,9 Tremblement de terre important. Peut causer des dommages graves
sur de grandes étendues.
6,1 – 6,9 Peut être destructeur dans des régions peuplées, jusqu’à environ 100
kilomètres.
< 6,0 Au pire, légers dommages aux bâtiments bien conçus. Peut causer des
dommages importants aux bâtiments mal construits, dans des
régions restreintes.
3,5 – 5,4 Souvent ressenti, mais cause rarement des dommages.
< 3,5 Généralement non ressenti, mais enregistré.
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I. GENERALITES SUR LES SEISMES
L'intensité
L'intensité d'un séisme est définie en un lieu en fonction de ses
effets :
• sur les personnes
• sur les objets
• sur la Nature
• sur les bâtiments
Le nombre de victimes n'est pas pris en compte car dépendant
du type de construction, de la densité de population et de
l'heure du séisme.
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I. GENERALITES SUR LES SEISMES
L'intensité
Comment il a été ressenti !
10
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I. GENERALITES SUR LES SEISMES
L'intensité
L’échelle de Mercalli modifiée
Presque tout est détruit
XII
La plupart des constructions s’effondrent
XI
La plupart des bâtiments et leurs fondations et quelques ponts sont détruits
extrême X
Tous les immeubles subissent de gros dommages
violent IX
grave Les bâtiments mal construits subissent de dommages sévères
VIII
Les gens ont du mal à tenir debout
très fort VII
fort Tout le monde sent le tremblement de terre
VI
modéré La plupart des gens ressentent le mouvement
V
léger IV À l’intérieur, la plupart des gens ressentent un mouvement
III À l’intérieur de bâtiments, beaucoup de gens sentent un léger mouvement
faible Quelques personnes peuvent sentir un mouvement
II 11
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pas senti I Mouvement n’est pas perçu
I. GENERALITES SUR LES SEISMES
L'intensité
Les effets de l'amplification
plus intense
plus longue
Sols meubles Socle
rocheux
Sols compactés
Socle rocheux
Les endroits qui ont des dépôts épais de sols
tendres seront affectés par des secousses 12
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sismiques plus longues et intenses.
I. GENERALITES SUR LES SEISMES
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II. SISMICITÉ DU MAROC
Il est rappelé que le territoire marocain est soumis à une
activité sismique appréciable, à cause de sa situation dans
un domaine de collision continentale, due à l’interaction
entre les plaques tectoniques africaine et eurasienne.
• Grand tremblement de terre du 1er Novembre 1755, de
magnitude 9 Sur la côte atlantique
• Séisme du 22 Septembre 1522 qui a été destructeur dans le Nord
du Rif et à Fès
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II. SISMICITÉ DU MAROC
Séisme d’Agadir 1960
Normes Agadir 1960
15000 morts
PS 60
PS 92
Eurocode 8
RPS2000
Séisme d’al Hoceima 2004
629 morts
RPS2000 version 2011
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III. PRINCIPE DE LA PARASISMIQUE
Séismes Dommages à éviter Moyens pour y parvenir
Faibles Architecturaux et structuraux Contrôle des déplacements -
Rigidité
Moyens Structuraux Comportement élastique -
Résistance
Forts Effondrement structural Déformabilité - Ductilité
L’effondrement est l’état atteint lorsque les occupants du
bâtiment ne peuvent plus l’évacuer par suite d’une défaillance
des éléments porteurs essentiels
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IV. NOTIONS DE BASE DE DYNAMIQUE DES STRUCTURES
1. ACTION DYNAMIQUE
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IV. NOTIONS DE BASE DE DYNAMIQUE DES STRUCTURES
1. ACTION DYNAMIQUE
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IV. NOTIONS DE BASE DE DYNAMIQUE DES STRUCTURES
1. ACTION DYNAMIQUE
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IV. NOTIONS DE BASE DE DYNAMIQUE DES STRUCTURES
2. DEGRE DE LIBERTE DYNAMIQUE (DDLD)
Considérons le pendule formé par une barre
non pesante, de longueur L et infiniment
rigide, articulée sans frottement en O et
supportant un caillou de masse M à son
extrémité A.
Nombre infini de Degré De
Liberté Dynamique (DDLD)
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IV. NOTIONS DE BASE DE DYNAMIQUE DES STRUCTURES
2. DEGRE DE LIBERTE DYNAMIQUE (DDLD)
Hypothèses:
La barre est plus légère que le caillou.
Les déformations planes du caillou sont très faibles par
rapport à son mouvement de corps rigide;
Les dimensions du caillou sont faibles par rapport à la
longueur de la barre (masse ponctuelle)
L’élongation de la barre est petite par rapport à son
mouvement de corps rigide.
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IV. NOTIONS DE BASE DE DYNAMIQUE DES STRUCTURES
2. DEGRE DE LIBERTE DYNAMIQUE (DDLD)
Le système peu être réduit à un seul DDLD :
La rotation de la barre par rapport à la rotule
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IV. NOTIONS DE BASE DE DYNAMIQUE DES STRUCTURES
2. DEGRE DE LIBERTE DYNAMIQUE (DDLD)
La masse du portique peut être concentrée à l’étage
Le mouvement vertical du portique est négligeable par
rapport au mouvement latéral;
Les membrures du portique conservent leur rigidité latérale
mais ne possèdent aucune masse 1DDLD 23
IV. NOTIONS DE BASE DE DYNAMIQUE DES STRUCTURES
3. Distinction entre la masse et le poids
LA MASSE = Mesure de la quantité de matière d’un corps
LE POIDS = Mesure de la Force nécessaire pour donner à
une masse une accélération donnée
POIDS = Masse . (Accélération de gravité(g))
(1 N) = (1 Kg) . (1 m/s2)
FORCE = (Masse) . (longueur ) . (temps -2)
MASSE = (FORCE) . (longueur -1) . (temps 2) 24
IV. NOTIONS DE BASE DE DYNAMIQUE DES STRUCTURES
4. DEUXIEME LOI DE NEWTON
d (m.v)
F
dt
Si une force , F, agit sur un corps, le taux de
changement de sa quantité de mouvement est égale à
la force appliquée
m : masse du corps
v : vitesse du corps
m.v : quantité de mouvement
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IV. NOTIONS DE BASE DE DYNAMIQUE DES STRUCTURES
4. DEUXIEME LOI DE NEWTON
Pour une masse constante
d (v )
F m. m.a
dt
a : accélération
x déplacement
La notation Newtonienne:
dx
x vitesse
dt
2
d x
x 2 accélération 26
dt
IV. NOTIONS DE BASE DE DYNAMIQUE DES STRUCTURES
4. DEUXIEME LOI DE NEWTON
Chargement statique Chargement dynamique
Force.d ' inertie m.y( x, t )
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
1. MODEL MATHEMATIQUE
le système masse-ressort, le système masse-ressort-
conservatif, amortisseur, dissipatif,
F(t) = chargement dynamique qui varie avec le temps t
x(t) = déplacement de la masse relative à sa base
correspondant à F(t) et qui varie aussi avec le temps
m = masse du système (Poids/g)
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
1. MODEL MATHEMATIQUE
k = rigidité du système (force statique requise pour obtenir
un déplacement unitaire). Pour un bâtiment soumis à des
charges latérales, k représente la rigidité latérale de la
structure.
C = coefficient d’amortissement visqueux du système (force
dynamique requise pour obtenir une vitesse unitaire).
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
1. MODEL MATHEMATIQUE
Modélisation d’un bâtiment susceptible de subir un séisme.
Le plancher est généralement considéré comme indéformable,
tandis que les poteaux verticaux se déforment et constituent
donc une rigidité.
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
2. Exemples de coefficients de rigidité latérale
a) Poteau à appuis fixes
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
2. Exemples de coefficients de rigidité latérale
b) Poteau rotulé à sa base et encastré à l’étage
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
2. Exemples de coefficients de rigidité latérale
c) Contreventement en diagonale bi-articulé
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
2. Exemples de coefficients de rigidité latérale
d) Mûr en porte à faux
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
3. Equations du mouvement
F (t ) m.xs
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
3. Equations du mouvement
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
4. OXCILLATEUR LINEAIRE A 1 DDLD:
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
4. OXCILLATEUR LINEAIRE A 1 DDLD:
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
4. OXCILLATEUR LINEAIRE A 1 DDLD:
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
4. OXCILLATEUR LINEAIRE A 1 DDLD:
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
4. OXCILLATEUR LINEAIRE A 1 DDLD:
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
4. OXCILLATEUR LINEAIRE A 1 DDLD:
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
4. OXCILLATEUR LINEAIRE A 1 DDLD:
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
4. OXCILLATEUR LINEAIRE A 1 DDLD:
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
5. Spectre de réponse élastique:
La mise en œuvre des spectres de réponse est basée sur le principe suivant :
1. La structure du bâtiment est modélisée par un oscillateur simple équivalent.
Un oscillateur simple est un système matériel à un seul degré de liberté de translation
formé d’une masse M et lié au sol à l’aide d’une tige de rigidité K . Ce système est aussi
caractérisé par son amortissement C.
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
5. Spectre de réponse élastique:
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
5. Spectre de réponse élastique:
2. L’étape suivante consiste à rechercher l’amplitude maximale de la réponse de
l’oscillateur simple en accélération, en vitesse ou en déplacement. Les résultats
sont ensuite reportés dans un graphique en fonction de la période T ou de la
fréquence f.
3. Ce calcul est ensuite appliqué à de multiples oscillateurs simples, en faisant varier
leurs périodes propres T. La série de valeurs discrètes S(Ti) obtenues représente le
spectre de réponse d’une variable physique donnée S correspondant à
l’accélérogramme ag(t). Lorsque la variable S est une accélération, on note A(T)
ou (A-T).
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
5. Spectre de réponse élastique:
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
5. Spectre de réponse élastique:
4. Dans les codes parasismiques, on tient compte des incertitudes liées à
l’accélérogramme réel d’un site, en considérant plusieurs accélérogrammes
enregistrés dans un site ou dans une région donnée. Ensuite, on retient la courbe
enveloppe des spectres correspondants. Le spectre de réponse ainsi obtenu est
parfois appelé dans les codes spectre de calcul ;
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
5. Spectre de réponse élastique:
5. Par conséquent, il est possible d’obtenir directement, pour une structure ayant
une fréquence ou une période propre connue, la réponse maximale de la
structure sous l’action du séisme ou encore l’effet maximum dû à un tremblement
de terre par simple lecture sur le spectre de réponse ainsi obtenu. Ces spectres
sont aussi appelés spectres de réponses élastiques.
Le comportement des oscillateurs est considéré comme élastique linéaire et est
déterminé pour un amortissement relatif ξ constant et égal à 5% (art. 3.4 et art.
[Link] note (a) du RPS2000).
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
5. Spectre de réponse élastique:
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V. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A 1 DDLD:
5. Spectre de réponse élastique: (Mode d’emploi)
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VI. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A N DDLD:
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VI. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A N DDLD:
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VI. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A N DDLD:
Vibrations libres non amortie
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VI. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A N DDLD:
Exercice
Trouver les fréquences propres d’un tour de deux niveaux en utilisant l’approche
simplifiée des masses concentrées (lumping masse)
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VI. ANALYSE DYNAMIQUE D’UNE STRUCTURE A N DDLD:
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