ch1 2019
ch1 2019
Polytech Clermont-Ferrand
22 septembre 2020
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Définition
Une expérience est dite aléatoire lorsque l’on ne peut en
prévoir exactement le résultat.
L’espace de tous les résultats possibles de l’expérience est
appelé espace d’états ou univers des possibles. Il est noté
Ω
Exemples :
le lancé d’une pièce de monnaie : Ω = {P, F }
Le lancé d’un dé : Ω = {1, 2, . . . , 6}
la durée de vie d’une bactérie : Ω = [0; +∞[
le résultat du lancé d’une fléchette sur une cible circulaire de
diamètre 32 cm : Ω = {(x, y ), x 2 + y 2 ≤ 162 }
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Evènements aléatoires
Définition
Un résultat possible de l’expérience est noté ω ∈ Ω
Les sous-ensembles de l’univers Ω sont appelés évènements
Les évènements formés d’un seul élément sont appelés
évènements élémentaires
Exemples d’évènements :
La pièce tombe sur Pile : ω = {P}, ω est un évènement
élémentaire.
Le résultat du lancé du dé est pair : A = {2, 4, 6}
La durée de vie de la bactérie est inférieur à 10 ans :
B = [0; 10]
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Probabilité
Définition
Une probabilité est une application P de P(Ω) dans [0; 1] ayant
les propriétés suivantes :
P() = 0
P(Ω) = 1
Si A ⊂ B alors P(A) ≤ P(B)
Si A et B sont incompatibles (A ∩ B = ),
P(A ∪ B) = P(A) + P(B)
Un ensemble Ω muni de ses évènements et d’une probabilité est
appelé espace probabilisé
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Propriétés de probabilité
Propriétés
P(Ā) = 1 − P(A)
Si A et B sont incompatibles alors P(A ∪ B) = P(A) + P(B)
Généralisation : Soient A1 , A2 , . . . , An n évènements
mutuellement incompatibles (ie incompatibles 2 à 2) alors
P(A1 ∪ A2 ∪ · · · ∪ An ) = P(A1 ) + P(A2 ) + · · · + P(An )
A et B 2 évènements quelquonques, alors
P(A ∪ B) = P(A) + P(B) − P(A ∩ B)
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Equiprobabilité
Définition
On dit qu’il y a équiprobabilité quand tous les évènements
élémentaires ont la même probabilité
card(A) card(A)
P(A) = =
card(Ω) 36
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Dénombrement (1)
Définition
Soit E un ensemble à p éléments, on appelle permutation de E
toute liste ordonnée des p éléments de E .
nbre de permutations à p éléments : p × (p − 1) × · · · × 1 = p!
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Dénombrement (2)
Définition
Soit E un ensemble à n éléments. On appelle combinaison de p
éléments de E toute partie de E formée de p éléments.
Proposition
Soit E un ensemble à n 6= 0 éléments et p tel que 0≤ p ≤
n, alors
n
le nombre de combinaisons à p éléments de E noté vérifie :
p
n n!
=
p p!(n − p)!
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Dénombrement (3)
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Dénombrements (4)
Proposition
∀p et n tels que 0 ≤ p ≤ n, on a :
n n n
= = 1 et =n
0 n 1
n n
=
p n−p
n+1 n n
= +
p+1 p p+1
∀a, b ∈ R et n ∈ N, on a :
n
X n
(a + b)n = an−i b i
i
i=0
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Dénombrement (5)
Définition
Soit E un ensemble à n éléments. On appelle Arrangement de p
éléments de E toute suite de p éléments distincts de E . On note
Apn ce nombre.
n!
Apn = = n × (n − 1) × · · · × (n − p + 1)
(n − p)!
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Probabilité conditionnelle
Définition
Soit P une probabilité sur un univers Ω, A et B 2 évènements avec
P(B) 6= 0. On appelle probabilité conditionnelle de A sachant B
réalisé, la quantité :
P(A ∩ B)
P(A|B) =
P(B)
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Probabilités totales
Définition
Soient Ω un univers associé à une expérience aléatoire et n ≥ 2.
Les évènements A1 , A2 , . . . , An forment une partition de Ω si les 3
conditions suivantes sont réalisées :
∀i ∈ {1, 2, . . . , n}, Ai 6=
∀i 6= j ∈ {1, 2, . . . , n}Ai ∩ Aj =
A1 ∪ A2 ∪ . . . An = Ω
Théorème
Soient A1 , A2 , . . . , An une partition de Ω, tel que
∀i ∈ {1, 2, . . . , n}P(Ai ) 6= 0 et B ⊂ Ω un évènement quelquonque.
Alors
P(B) = P(B ∩ A1 ) + P(B ∩ A2 ) + · · · + P(B ∩ An )
P(B) = P(B|A1 )P(A1 ) + P(B|A2 )P(A2 ) + · · · + P(B|An )P(An )
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Correction de l’exemple 1
V (resp. V̄ ) : vrais jumeaux (resp. faux jumeaux)
S : les jumeaux sont de même sexe
D’après l’énoncé :
P(V ) = 13 et P(V̄ ) = 23 .
P(S|V ) = 1 et P(S|V̄ ) = 12 .
P(V ∩S)
On cherche P(V |S) = P(S) .
P(V ∩ S) = P(S|V )P(V ) = 1 × 13 = 31 .
D’après la formule des probabilités totales,
Exemple 2
Dans un pays sévit une terrible épidémie. Un test a été élaboré par
un laboratoire pharmaceutique.
si la personne testée est malade, le test est positif
si la personne testée n’est pas malade, le test est bien négatif
dans 98% des cas.
L’OMS estime que 1 personne sur 500 est malade.
Un médecin vient d’effectuer le test sur un des ses patients et il se
révèle positif.
Quelle est la probabilité que le patient soit malade ?
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Correction de l’exemple 2
On note
T + (resp. T − ) : le test est positif (resp. négatif)
M (resp.M̄) : la personne est malade (resp. saine).
D’après l’énoncé, on sait que
P(T + |M) = 1 => P(T − |M) = 0
P(T − |M̄) = 0.98 => P(T + |M̄) = 0.02
1
P(M) = 500 = 0.002
) +
On cherche P(M|T + ) = P(M∩TP(T + ) .
P(M ∩ T + ) = P(T + |M)P(M) = 1 × 0.002 = 0.002
et d’après la formule des probabiltés totales
P(T + ) = P(T + ∩ M) + P(T + ∩ M̄)
= P(T + |M)P(M) + P(T + |M̄)P(M̄)
= 1 × 0.002 + 0.02 ∗ (1 − 0.002) = 0.02196
P(M∩T + ) 0.002
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P(M|T + ) = P(T + ) = 0.02196 = 0.091
Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Evénènements indépendants
Définition
A et B 2 évènements de probabilité non nulle
A et B sont indépendants lorsque la réalisation de l’un ne
change pas la réalisation de l’autre
A et B sont indépendants ssi P(A ∩ B) = P(A) × P(B)
Théorème
2 évènements A et B de probabilité non nulle sont indépendants
ssi ils vérifient une des 3 conditions :
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Correction de l’exemple
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Variables aléatoires
Définition
Une variable aléatoire X est une grandeur qui dépend de
l’expérience aléatoire et qui prend ses valeurs dans un ensemble
X (Ω), dit espace d’états, typiquement
X (Ω) = N, X (Ω) = R, X (Ω) = Rd .
Il s’agit d’une application X : Ω → X (Ω).
Définition
On appelle loi de probabilité de la v.a. X , notée PX l’application :
PX : P(X (Ω)) → [0; 1]
définie pour B ⊂ X (Ω) par
Définition
Une v.a. est dite discrète si elle varie de manière discontinue
(typiquement X (Ω) = N ou une partie de N).
Dans ce cas, PX est complètement décrite par la donnée
PX (x) = P(X = x), x ∈ X (Ω).
Définition
La distribution cumulée des probabilités s’appelle la la fonction de
répartition : F (x) = P(X ≤ x)
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Propriétés
Si X est une v.a. discrète, sa fonction de répartition est une fct en
escalier, croissante par bonds successifs de telle sorte que :
∀x ∈ R, 0 ≤ F (x) ≤ 1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Correction de l’exemple
Loi de la v.a. X :
X (Ω) = {1, 2, . . . , 6}
1
P(X = 1) = P((1, 1)) = 36 ,
3 5
P(X = 2) = P((1, 2), (2, 1), (2, 2)) = 36 , P(X = 3) = 36 ,
P(X = 4) = 36 , P(X = 5) = 36 , P(X = 6) = 11
7 9
36
Soit F la fct de répartition de X . Les seuls moments où F va
changer de valeurs sont 1, 2, 3, . . . , 6.
F (x) = P(X ≤ x) =
0 si x < 1
1
P(X = 1) = 36 si 1 ≤ x < 2
4
= 1) + = 2) = 36 si 2 ≤ x < 3
P(X P(X
9
P(X = 1) + · · · + P(X = 3) = 36 si 3 ≤ x < 4
16
= 1) + · · · + = 4) = 36 si 4 ≤ x < 5
P(X P(X
25
P(X = 1) + · · · + P(X = 5) = 36 si 5 ≤ x < 6
36
P(X = 1) + · · · + P(X = 6) = 36 = 1 si x ≥ 6
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Définition
Une v.a. susceptible de prendre n’importe quelle valeur réelle
appartenant à un intervalle donné (X (Ω) = R, X (Ω) = [0; +∞[,
X (Ω) = [a; b]) est dite v.a. continue.
Dans ce cas, PX est complètement décrite par sa fonction de
répartition F (x) = P(X ≤ x).
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Définition
On dit que la v.a.r. X admet une densité f si sa loi PX est de
densité f , ie ∀[a; b[⊂ R, Z b
PX ([a; b[) = P(X ∈ [a; b[) = f (x)dx
a
Définition
Une fonction f définie sur un intervelle I ⊂ R est une densité de
probabilité sur I lorsque :
∀x ∈ I , f (x) ≥ 0
f est intégrable sur I
R
I f (x)dx = 1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Un exemple
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Un exemple
Déterminer la fct de répartition de la v.a. définie par la densité du
transparent précédant.
On cherche la fct de répartition de la v.a. dont la densité est
f (x) = (−2x + 2)1[0;1] (x)
Z x Z x
F (x) = f (t)dt = (−2t + 2)1[0;1] (t)dt
−∞ −∞
= 0Z si x < 0
x
= (−2t + 2)dt = [−t 2 + 2t]x0 = −x 2 + 2x si 0 ≤ x < 1
0
Z 1
= (−2t + 2)dt = 1 sinon
0
0 si x < 0
F (x) = −x 2 + 2x si 0 ≤ x < 1
1 sinon
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Correction de l’exemple
X /Y 0 1 2 P(X = .)
16 16 4 36
0 81 81 81 81
16 16 4 36
1 81 81 81 81
4 4 1 9
2 81 81 81 36
36 36 9
P(Y = .) 81 81 81 1
On peut vérifier que
X et Y sont indépendantes.
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Définition
Soit X une v.a..
La moyenne ou espérance mathématique de X est définie par :
dans le cas discret, E(X ) = µ = +∞
P
i=0 xi P(X = xi )
R +∞
dans le cas continu, E(X ) = µ = −∞ xf (x)dx
Propriétés
∀a, b ∈ R, E(aX + b) = aE(X ) + b
Soient X et Y 2 v.a., alors E(X ± Y ) = E(X ) ± E(Y )
Soient X1 , X2 , . . . Xn n v.a., alors
E(X1 ± X2 ± · · · ± Xn ) = E(X1 ) ± E(X2 ) ± · · · ± E(Xn )
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Un exemple
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Variance (1)
Définition
La variance de X est définie par
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Variance (2)
Propriétés
∀a, b ∈ R, Var (aX + b) = a2 Var (X )
Soient X , Y 2 v.a. indépendantes alors
Var (X ± Y ) = Var (X ) + Var (Y )
Soient X1 , X2 , . . . , Xn n v.a. indépendantes, alors
Var (X1 ± X2 ± · · · ± Xn ) = Var (X1 ) + Var (X2 ) + · · · + Var (Xn )
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Un exemple
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Définition
Une épreuve de Bernoulli de paramètre p ∈]0; 1[ est une
expérience aléatoire comportant 2 issues :
le succès
l’échec
où p = P(succès), q = p − 1 = P(échec).
Sur l’univers {succès,échec}, on définit X : Ω → {0; 1} tel que
X = 1 en cas de succès, P(X = 1) = P(succès) = p
X = 0 en cas d’échec, P(X = 0) = P(échec) = 1 − p = q
X suit une loi de bernoulli, X ∼ B(p)
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Propriétés
2
X ∼ B( )
3
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Définition
Si on répète n fois une épreuve de Bernoulli de paramètre p, les
épreuves étant indépendantes les unes des autres, on dit que l’on a
réalisé un schéma de Bernoulli de paramètres n et p.
Alors X : nombre de succès obtenus ds un schéma de Bernoulli suit
la loi binomiale, X ∼ B(n, p), ie
X (Ω) = {0, 1, . . . , n}
n
∀k ∈ X (Ω), P(X = k) = p k (1 − p)n−k
k
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Propriétés
E(X ) = np, Var (X ) = np(1 − p)
Soient X1 ∼ B(n1 , p) et X2 ∼ B(n2 , p) 2 v.a. indépendantes,
alors X1 + X2 ∼ B(n1 + n2 , p)
Soient X1 , X2 , . . . , Xn n v.a. indépendantes, identiquement
distribuées de loi B(p), p ∈]0; 1[, alors
X = X1 + X2 + · · · + Xn ∼ B(n, p)
Correction de l’exemple
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Définition
Une v.a. X vérifiant :
X (Ω) = {1, 2, . . . , } = N∗
∀k ∈ X (ω), P(X = k) = (1 − p)k−1 p, p ∈]0; 1[
est dite loi géométrique de paramètre p, X ∼ G (p).
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
La loi de poisson
Définition
Une v.a. X vérifiant :
X (Ω) = {0, 1, . . .} = N
λk −λ
∀k ∈ X (Ω), P(X = k) = k! e
est dite loi de poisson de paramètre λ, X ∼ P(λ).
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Définition
Une v.a. X suit une loi Uniforme sur [a, b], et on note
X ∼ U ([a, b]) si elle admet comme densité :
1
1 b−a si x ∈ [a, b]
f (x) = 1 (x) =
b − a [a,b] 0 sinon
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Propriétés
0 si x < a
x−a
F (x) = si x ∈ [a; b[
b−a
1 si x ≥ b
b+a (b−a)2
E(X ) = 2 , Var (X ) = 12
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
La loi Exponentielle
Définition
La loi exponentielle décrit la distribution d’une v.a. continue X
qui peut prendre seulement des valeurs positives selon la densité :
λe −λx si x ≥ 0
−λx
f (x) = λe 1[0;+∞[ =
0 sinon
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Propriétés
F (x) = (1 − e −λx )1[0;+∞[ (x)
E(X ) = λ1 , Var (X ) = 1
λ2
La loi exponentielle est une loi sans mémoire,
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Définition
La densité d’une v.a. X de loi normale, X ∼ N (m, σ 2 ) est donnée
par :
1 (x − m)2
f (x) = √ exp(− )
2πσ 2σ 2
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
Propriétés
La fct de répartition F ne peut être calculée de façon exacte
Si X ∼ N (m, σ 2 ), E(X ) = m, Var (X ) = σ 2
Soit X ∼ N (m, σ 2 ) et a, b ∈ R, a 6= 0. Si Y = aX + b alors
Y ∼ N (am + b, a2 σ 2 )
Soient X1 ∼ N (m1 , σ12 ) et X2 ∼ N (m2 , σ22 ) 2 v.a.
indépendantes, alors X1 + X2 ∼ N (m1 + m2 , σ12 + σ22 )
Une v.a. X ∼ N (m, σ 2 ) ssi Y = X −m
σ ∼ N (0, 1) dite loi
normale centrée réduite
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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Cours de Probabilités et statistiques : Partie1
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