AOU5403
AOU5403
N° d’ordre :
N° de série :
MEMOIRE DE STAGE
Présenté par
AOUFI Lanouar
Titre:
2
3.5.1. Les allégations nutritionnelles quantitatives…………………………………………….. 26
3.5.2. Les allégations nutritionnelles fonctionnelles………………………………………........ 28
3.5.3. Allégations santé………………………………………………………………………… 28
3.5.4. Allégations concernant le mode de fabrication …………………………………………. 28
Chapitre II : La traçabilité
1. Historique……………………………………………………………………………………. 30
2. Définitions ……………...…………………………………………………………………… 30
2.1. Iso 8402……………………………………………………………………………………. 30
2.2. Règlement (CE) n° 178/2002……………………………………………………………… 30
2.3. Le codex alimentarius……………………………………………………………………... 31
3. La traçabilité dans la politique alimentaire...………………………………………………... 31
4. Supports de traçabilité : ……………………………………………………………………... 31
4.1. Support papier.…………………………………………………………………………….. 31
4.2. Support informatique……………………………………………………………………… 31
4.2.1. Le code à barre…………………………………………………………………………... 32
4.2.2. La RFID (Radio Frequency IDentification)……………………………………………... 32
5. Les principes de base de traçabilité dans la chaîne alimentaire ………………….................. 32
6. Les deux volets de traçabilité :………………………………………………………………. 34
6.1. Traçabilité descendante …………………………………………………………………… 34
6.2. Traçabilité ascendante……………………………………………………………………… 35
7. La traçabilité dans différents secteurs :………………………………………………………. 36
7.1. La traçabilité en agroalimentaire…………………………………………………………... 36
7.2. Traçabilité des animaux :…………………………………………………………………... 38
7.2.1. La traçabilité dans le domaine de l’alimentation animale………………………............... 39
7.2.2. La traçabilité des bovines………………………………………………………………… 39
7.2.3. La traçabilité de la viande bovine………………………………………………………... 39
7.3. Traçabilité dans la filière lait………………………………………………………………. 40
7.4. Traçabilité dans la filière de la pêche ……………………………………………………… 41
Partie II : Etude l’étiquetage des vingt produits exposés sur le marché
Matériels et méthodes ………………………………………………………………………… 43
Résultats et discussion………………………………………………………...………………. 45
Conclusion……………………………………………………………...………………………. 85
Bibliographie
Résumé
Index
3
Introduction
Le but de l'étiquetage est d'informer les consommateurs et d'assurer des pratiques
honnêtes dans le commerce alimentaire. L'étiquetage des denrées alimentaires est le
premier moyen de communication entre le producteur et le vendeur de denrées
alimentaires d'une part, et l'acheteur et le consommateur d'autre part.
L’étiquetage des denrées alimentaires joue un rôle essentiel dans le marché intérieur et
doit être en concordance avec ses objectifs fondamentaux. Pour satisfaire, ses trois
fonctions essentielles (identification des produits, information du consommateur et marquage du
produit), l’étiquetage doit être clairement reconnaissable, lisible, simple, compréhensible,
intéressant et significatif, sans tromper le consommateur. L’étiquetage est l’instrument d’un
système détaillé et complet de traçabilité qui fournit un accès à l’information et fonctionne
comme un mécanisme de gestion des risques. Les problèmes liés aux crises à répétition de la
listériose, des salmonelles, des dioxines, de la vache folle, de la fièvre aphteuse, et la peur liée à
l’utilisation des organismes génétiquement modifiés dans l’alimentation, réveillent l’attention du
consommateur sur le problème de sa qualité de vie et de la qualité de ses aliments et a des
conséquences politiques en termes de développement du principe de précaution, ainsi que du
recours à des techniques sécuritaires vis-à-vis de la production et de la commercialisation
d’aliments. Elle provoque aussi un changement significatif vis-à-vis de la responsabilité des
producteurs, ainsi que les autorités publiques deviennent de plus en plus soumises aux exigences
de responsabilité de la part de consommateurs citoyens, qui demandent des sanctions en cas
d’accidents de type sanitaire.
A travers l’ensemble de ces notions, la première partie de notre étude consistée à exposer et a
définir les notions obligatoires et nécessaires pour l’établissement d’une étiquette regroupant tout
les composants et tout les caractéristiques pouvant d’emblée nous réunir un maximum de
renseignements base pour une éventuelle étude de suivi et de contrôle de traçabilité du produit,
selon la norme algérienne (le Décret exécutif n° 05-484 du 20 Dhou El Kaada 1426
correspondant au 22 décembre 2005 modifiant et complétant le décret exécutif n° 90-367 du 10
novembre 1990 relatif à l’étiquetage et à la présentation des denrées alimentaires), les idées des
professionnels et parfois les règlementations européenne concernant surtout les mentions
facultatifs de l’étiquetage, ou a la fin de cette partie, l’étude de la traçabilité atteint un stade
claire dans le domaine de l’industrie agroalimentaire.
Dans la deuxième partie nous essayerons d’étudier quelques étiquettes existante sur le marché
concernant des produits locaux ou d’origine étrangères, dont l’étude consistera à une observation
et une constatation directe sur les mentions obligatoires d’après la norme algérienne, codex
alimentarius et les réglementations européennes.
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Synthèse bibliographique
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Chapitre I : L’étiquetage
1. Les mentions obligatoires de l’étiquetage général
1.1. Définitions selon l’article 3 de décret exécutif no 05-484 du 22/12/2005
Étiquetage : tout texte écrit ou imprimé ou toute représentation graphique qui figure sur
l’étiquette, accompagne le produit ou est placé à proximité de celui-ci pour en promouvoir la
vente.
Étiquette : toute fiche, marque, image ou autre matière descriptive, écrite, imprimée, poncée,
apposée, gravée ou appliquée sur l’emballage d’une denrée alimentaire ou jointe à celui-ci.
Denrée alimentaire : toute substance traitée ou partiellement traitée ou brute, destinée à
l’alimentation humaine et englobant les boissons, la gomme à mâcher ainsi que toutes les
substances utilisées dans la fabrication, la préparation ou le traitement de la denrée alimentaire, à
l’exclusion des produits cosmétiques ou des tabacs ou des substances employées uniquement
comme médicament.
Allégation : toute représentation qui énonce, suggère ou laisse entendre qu’une denrée
alimentaire possède des qualités particulières liées à son origine, ses propriétés nutritives, sa
nature, sa transformation, sa composition ou toute autre qualité.
Récipient : tout emballage d’une denrée alimentaire destinée à être distribuée comme article
individuel, que cet emballage la recouvre entièrement ou partiellement les feuilles utilisées pour
l’emballage sont comprises dans cette définition. Un récipient peut contenir plusieurs unités ou
types d’emballages au moment où il est offert au consommateur.
Lot : quantité définie d’une denrée alimentaire fabriquée dans des conditions analogues.
Préemballé : placé à l’avance dans un emballage ou un récipient pour être offert au
consommateur ou à la restauration collective ;
Date de fabrication : date à laquelle la denrée alimentaire devient conforme à la description qui
en est faite.
Date de conditionnement : date à laquelle le produit est placé dans le récipient immédiat dans
lequel il sera vendu en dernier ressort.
Date limite de consommation ou date limite d’utilisation : date estimée d’expiration du délai
après lequel, dans les conditions d’entreposage spécifiées, la denrée n’aura probablement pas la
qualité que le consommateur est en droit d’attendre. Après cette date, la denrée ne doit plus être
considérée comme commercialisable.
Date limite de vente : dernière date à laquelle la denrée peut être mise en vente auprès du
consommateur et après laquelle il reste encore une période raisonnable d’entreposage à la
maison.
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Date de durabilité minimale ou à consommer de préférence avant : date d’expiration du
délai, dans les conditions d’entreposage indiquées (s’il y a lieu), durant laquelle la denrée
alimentaire reste pleinement commercialisable et conserve toutes les qualités particulières qui lui
sont implicitement ou explicitement attribuées. La denrée peut toutefois rester pleinement
satisfaisante après cette date ;
Ingrédient : toute substance, y compris les additifs alimentaires utilisés dans la fabrication ou la
préparation d’une denrée alimentaire et encore présente dans le produit fini éventuellement sous
une forme modifiée.
Additif alimentaire : toute substance qui n’est pas normalement consommée en tant que denrée
alimentaire en soi et n’est pas normalement utilisée comme ingrédient caractéristique d’un
aliment, qu’elle ait ou non une valeur nutritive, et dont l’addition intentionnelle à la denrée
alimentaire dans un but technologique ou organoleptique, à une quelconque étape de la
fabrication, de la transformation, de la préparation, du traitement, du conditionnement, de
l’emballage, du transport ou du stockage de cette denrée, entraîne ou peut entraîner directement
ou indirectement son incorporation ou celle de ses dérivés à la denrée ou peut affecter de toute
autre façon les caractéristiques de cette denrée. L’expression « additif alimentaire » ne
s’applique ni aux contaminants ni aux substances ajoutées aux denrées alimentaires, dans le but
d’en maintenir ou d’en améliorer les propriétés nutritives.
Aliments destinés à la restauration collective : aliments consommés dans les restaurants, les
cantines, les écoles, les hôpitaux et autres collectivités similaires qui offrent de la nourriture en
vue de sa consommation immédiate.
7
deux espèces définies de bactéries, contenir au minimum un million de bactéries vivantes par
millilitre, ne pas avoir été chauffé, ne pas avoir été préparé avec d'autres types de bactéries.
Autre exemple: la dénomination "confiture" doit correspondre à un produit contenant une
quantité minimale de fruits et de sucre. Si ces quantités ne sont pas respectées, le produit ne peut
pas porter la dénomination "confiture" (1).
La dénomination de vente doit comporter, en outre, une indication sur l'état physique et le
procédé de traitement de la denrée (ex: en poudre, lyophilisé, surgelé, concentré, fumé…)
lorsque son omission serait susceptible d'entraîner de la confusion. La mention d'un éventuel
traitement ionisant est en revanche toujours obligatoire (2).
La dénomination de vente doit indiquer la nature exacte de la denrée et elle doit normalement
être spécifique et non générique.
Lorsqu’il n’existe pas de telles dénominations, il doit être employé une dénomination habituelle
ou courante ou un terme descriptif approprié qui ne risque pas d’induire en erreur le
consommateur.
Lorsque la réglementation précise le ou les noms à donner à cette denrée alimentaire, il faut
utiliser au moins l’un de ces noms. A défaut, il y a lieu d’utiliser les dénominations prévues par
les normes internationales.
Une dénomination « inventée » ou « fantaisiste », « une dénomination de marque » ou une «
appellation commerciale » peuvent être utilisées à condition qu’elles s’accompagnent de l’une
des désignations (indique la nature exacte de la denrée, utilisation une dénomination habituelle
ou courante).
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Cette liste est précédée d’une mention appropriée constituée du terme « ingrédients » ou le
comprenant.
Lorsqu’un ingrédient d’une denrée alimentaire est lui-même constitué de deux ou plusieurs
ingrédients, cet ingrédient composé doit être porté dans la liste des ingrédients, suivi d’une liste
entre parenthèses de ses propres ingrédients énumérés dans l’ordre décroissant de leur
proportion.
Lorsque la dénomination de vente ou l’étiquetage de la denrée fait référence à la présence d’un
ou de plusieurs ingrédients nécessaires pour caractériser la denrée, leur quantité doit être
mentionnée sauf s’ils ont été utilisés à faible dose comme plusieurs ingrédients, ces derniers
étant considérés comme ingrédients de cette denrée.
Quand un produit irradié est utilisé comme ingrédient dans un autre aliment, il en est fait état
dans la liste des ingrédients (3Art.12).
Les denrées alimentaires suivantes, Sont dispensées de l’indication de leurs ingrédients :
1. les fruits et légumes frais qui n’ont pas fait l’objet d’un épluchage, coupage ou autre
traitement similaire ;
2. les eaux gazéifiées dont la dénomination fait apparaître cette caractéristique ;
3. le vinaigre de fermentation provenant exclusivement d’un seul produit de base et n’ayant
subi l’adjonction d’aucun autre ingrédient ;
4. les fromages, beurres, laits et crèmes fermentés, dans la mesure où ces denrées n’ont subi
l’adjonction que de produits lactés, d’enzymes et de cultures de micro-organismes
nécessaires à leur fabrication ou que du sel nécessaire à la fabrication des fromages autres
que frais .
Les denrées alimentaires qui ne comportent qu’un seul ingrédient à condition que la
dénomination de vente soit identique au nom de l’ingrédient ou qu’elle puisse permettre de
déterminer la nature de l’ingrédient sans risque de confusion.
L’eau d’ajout doit être déclarée dans la liste des ingrédients, sauf quand elle fait partie elle-même
d’un ingrédient comme notamment la saumure, le sirop ou le bouillon entrant dans la
composition d’un aliment. L’eau ou les autres ingrédients volatiles évaporés en cours de
fabrication ne sont pas mentionnés (3Art.14).
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1.2.3. Déclaration des allergènes
Pour fournir aux consommateurs une information plus complète sur la composition des produits
grâce à un étiquetage plus exhaustif, en particulier pour ceux souffrant d'allergies ou
d'intolérances alimentaires. Le décret exécutif n° 05-484 à l’article 14 rédigés comme suit :
Lorsque la denrée alimentaire contient les ingrédients ci-après ceux-ci doivent être clairement
mis en évidence dans l’étiquetage :
céréales contenant du gluten, notamment le blé, le seigle, l’orge, l’avoine, l’épeautre ou
leurs souches hybridées et les produits dérivés ;
crustacés et produits dérivés ;
œufs et produits dérivés ;
poissons et produits dérivés ;
arachides, soja et produits dérivés ;
laits et produits laitiers y compris le lactose ;
fruits à coque et produits dérivés ;
sulfites en concentration de dix (10) mg/kg ou plus.
10
Dans le cas des denrées alimentaires vendues à la pièce, la mention de la quantité nette n’est pas
obligatoire sous réserve que le nombre de pièces puisse clairement être vu et facilement compté
de l’extérieur ou, à défaut, qu’il soit indiqué au niveau de l’étiquetage.
Lorsqu’un préemballage est constitué de deux ou de plusieurs emballages individuels contenant
la même quantité de la même denrée alimentaire, l’indication de la quantité nette est donnée en
mentionnant la quantité nette contenue dans chaque emballage individuel et leur nombre total.
Ces mentions ne sont toutefois pas obligatoires lorsque le nombre total des emballages
individuels peut être clairement vu et facilement compté de l’extérieur et lorsqu’au moins une
indication de la quantité nette, contenue dans chaque emballage individuel, peut être clairement
vue de l’extérieur.
Lorsqu’un préemballage est constitué de deux ou de plusieurs emballages individuels contenant
la même quantité de la même denrée alimentaire et qui ne sont pas considérés comme unités de
vente, l’indication de la quantité nette est donnée en mentionnant la quantité nette totale et le
nombre total des emballages individuels (3Ar.11).
La lettre "e" indique que l'emballage est soumis à des contrôles de la quantité qui répondent à des
règles précises, prévues par des textes européens (10).
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2. des vins, vins de liqueurs, vins mousseux, vins aromatisés et des produits similaires obtenus
à partir de fruits autres que le raisin ainsi que des boissons fabriquées à partir de raisin ou de
moût de raisin ;
3. des boissons titrant 10 % ou plus d’alcool, en volume ;
4. des produits de la boulangerie et de la pâtisserie qui, par leur nature, sont normalement
consommés dans un délai de vingt-quatre (24) heures après leur fabrication ;
5. des vinaigres ;
6. du sel de qualité alimentaire ;
7. des sucres à l’état solide ;
8. des produits de confiseries composés de sucres aromatisés et/ou colorés ;
9. des gommes à mâcher et produits similaires à mâcher (3Art.13 « Art.11 »).
1.2.7. Responsable
Le nom ou la raison sociale ou la marque déposée et l’adresse du fabricant ou du conditionneur
ou du distributeur et de l’importateur lorsque la denrée est importée (3Art.7).
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1.2.10. Le titre alcoométrique
La mention du titre « alcoométrique volumique acquis » pour les boissons titrant plus de 1,2 %
d’alcool en volume (3Art.7).
c) aux emballages ou récipients dont la face la plus grande a une surface inférieure à
10 cm2 (6) l’étiquetage ne doit comporter que les mentions relatives à :
1. La dénomination de vente ;
2. La quantité nette ;
3. La date de durabilité minimale ou la date limite de consommation.
Les autres mentions d’étiquetage doivent figurer sur l’emballage rassembleur (3Art.9).
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1.3. La langue
Les mentions d’étiquetage doivent être rédigées en langue arabe et à titre accessoire et facultatif
dans une ou plusieurs autres langues accessibles aux consommateurs. Elles sont inscrites à un
endroit apparent et de manière à être visibles, clairement lisibles et indélébiles dans les
conditions normales de vente (3Art.5).
Si la langue employée sur l'étiquette originale n'est pas acceptable par le consommateur auquel le
produit est destiné, on peut, au lieu de remplacer cette étiquette, en ajouter une seconde sur
laquelle figurent toutes les mentions obligatoires dans la langue requise (7).
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• la masse nette ou le volume net d'additif exprimé dans une unité du système
métrique ;
• l'identification du fabricant de l'additif lorsque ce dernier est produit localement
ou l'identification de la personne physique ou morale responsable de la mise sur le
marché national de l'additif quand il s'agit d'un additif importé ;
• conditions d'emploi éventuellement (8).
15
d’autres sources naturelles, qui ne sont pas normalement consommés comme aliments en soi et
ne sont pas habituellement utilisés comme ingrédients caractéristiques dans l’alimentation (16).
L'utilisation de ceux-ci est strictement réglementée selon le principe dit de « liste positive », ce
qui signifie que tout ce qui n'est pas expressément autorisé est interdit. Les colorants alimentaires
autorisés sont dotés d'un numéro de code précédé de la lettre E et composé de trois chiffres dont
celui des centaines est le 1. Celui des dizaines correspond à leur couleur : 0 = jaune ; 1 = orange ;
2 = rouge ; 3 = bleu ; 4 = vert ; 5 = brun et 6 = noir. (18)
Pour connaître les colorants autorisés voir tableau I de l’annexe de l’arrête interministériel du 2
Dhou El Hidja 1422 correspondant au 14 février 2002 fixant la liste des additifs autorisés dans
les denrées alimentaires .
16
que les substances qui stabilisent, conservent ou intensifient la couleur d’une denrée
alimentaire (voir annexe Tableau X).
Anti-agglomérants: substances qui limitent l’agglutination des particules dans les
denrées alimentaires (voir annexe Tableau VI).
Exhausteurs de saveur: substances qui renforcent le goût et/ou l’odeur d’une denrée
alimentaire (voir annexe Tableau XI).
Agents d’enrobage (y compris agents de glisse): substances qui, appliquées à la surface
d’une denrée alimentaire, lui confèrent un aspect brillant ou constituent une couche
protectrice (voir annexe Tableau XII).
Poudres à lever: substances ou combinaison de substances qui libèrent des gaz et de ce
fait accroissent le volume d’une pâte (voir annexe Tableau VIII).
Sels de fonte: substances qui dispersent les protéines contenues dans le fromage,
entraînant ainsi une répartition homogène des matières grasses et des autres composants
(voir annexe Tableau VII).
17
extraits, les huiles essentielles, etc., ou de procédés biotechnologiques; elles de
nombreuses substances;
2. Les substances aromatisantes, qui sont des substances chimiquement définies, extraites et
purifiées à partir de ces extraits ou de ces huiles essentielles. Selon leur mode d'obtention,
on distingue les substances aromatisantes :
3. Les "arômes de transformation" qui sont obtenus par chauffage de mélange de sucres
réducteurs et de matières azotées (protéines). Ils confèrent essentiellement des notes
"cuisinées" aux aliments ;
4. Les "arômes de fumée" qui sont obtenus à partir de fumée de feu de bois et confèrent des
notes "fumées" aux aliments.
Sans être réellement toxiques, les arômes servent parfois à masquer des défauts de fabrication ou
le manque d'ingrédients de base (19).
18
Dose globale moyenne absorbée de 10 kGy : dose moyenne d’irradiation absorbée par
l’aliment, à condition que la fraction massique de l’aliment ayant reçu moins de 15 kGy soit
supérieure à 97,5% (13Art.2).
L’emballage des produits alimentaires destinés à l’ionisation doit être approprié à ce
traitement et doit permettre d’éviter la réinfection et la récontamination ainsi que tout autre
dommage susceptible de survenir durant l’entreposage et le transport (13Art.11).
L’exploitant de l’installation d’irradiation doit tenir un registre retraçant pour chaque lot de
denrées alimentaires traité les informations relatives :
• à la nature et la quantité de denrées alimentaires ionisées ;
• au numéro du lot ;
• au destinataire ;
• à la date de l’opération d’ionisation ;
• au type d’emballage utilisé pendant le traitement ;
• aux résultats des contrôles dosimétriques effectués, avec des précisions
concernant en particulier les limites inférieures et supérieures de la dose absorbée
et le type de rayonnement ;
• à tout incident survenu lors de l’opération d’ionisation (13Art.13).
Pour chaque lot de denrées alimentaires ionisées, doit être délivré un certificat de traitement par
irradiation, il doit comporter les informations suivantes :
o la date de l’opération d’ionisation ;
o le lieu d’ionisation ;
o le numéro du lot ;
o l’intervalle de dose.
Pour les opérations d’importation et d’exportation, ce certificat peut comporter des éléments
spécifiques pour chaque type de produit (13Art.14).
Le marquage ou l’étiquetage doit être élaboré sous la forme d’un sigle
accompagné de l’une des mentions suivantes apposée de façon lisible, visible
et indélébile :
ionisé ou irradié ;
protégé par ionisation ou irradiation.
Le lieu de l’ionisation doit également y être indiqué (13Art.15).
19
1.6.2. Conditionnement sous atmosphère protectrice
La denrée alimentaire dont la durabilité a été prolongée par des gaz d’emballage autorisés
par la réglementation doit contenir dans son étiquetage la mention « conditionné sous
atmosphère protectrice »(1).
Les consommateurs du monde entier ont de plus en plus accès à de nouveaux produits
alimentaires et aux informations les concernant. Tout en étant généralement positive, cette
évolution n'en soulève pas moins des préoccupations sur le danger que courent les
consommateurs d'être induits en erreur par l'étiquetage des aliments. Cette question est très
importante pour la Commission du Codex Alimentarius en raison de l'énorme risque que poserait
un étiquetage alimentaire fallacieux sur la santé des consommateurs et sur le commerce
alimentaire. Des renseignements exacts mais équivoques pourraient inciter les consommateurs à
arriver à des conclusions incorrectes. La présence ainsi que l'absence d'informations dans le
libellé de l'étiquette entrent en jeu dans sa fiabilité (11).
20
obstacles au commerce soient levés et que les denrées alimentaires circulent plus librement d'un
pays à un autre, ce qui servirait les intérêts des agriculteurs tout en aidant à atténuer la faim et la
pauvreté (11).
21
• Label rouge : Le label rouge est un signe de qualité supérieure pour le produit sur lequel il est
apposé. Le Label rouge peut être attribué à différentes catégories de produits
devant répondre à un cahier des charges spécifiques.
• Le logo AB : Lorsque ce logo est apposé sur une étiquette, cela signifie que c’est un produit
bio (20).
La dénomination de vente d'un produit peut comporter la référence au mode
de production biologique à condition que le produit soit composé d'au moins
95 % d'ingrédients d'origine agricole issus de l'agriculture biologique, les
autres ingrédients et les substances utilisés devant avoir été autorisés par le
règlement.
Les professionnels de la filière agriculture biologique doivent faire certifier leurs produits par des
organismes certificateurs agréés par les pouvoirs publics (25).
• le sigle "Atout Qualité Certifié" (AQC), créé et déposé par le CEPRAL (Association des
organismes certificateurs pour la promotion des systèmes de certification de produits
agro-alimentaires).
• le sigle "Critères Qualité Certifiés" (CQC), créé et déposé par INTERBEV, apposé sur les
viandes.
• Les produits certifiés sont des produits qui répondent à des caractéristiques spécifiques
concernant leur production, leur conditionnement et leur origine (20).
3.2. Le code barre (26):
C’est un standard international de codification des articles. Chaque article
a un code qui lui est propre, il est représenté par un ensemble de barres
foncées sur fond clair. Ce code est lisible automatiquement par des
appareils de lecture de codes à barres.
22
Exemple : 6131100201005 (Code EAN 13)
613302006 (Code EAN 8)
6 1 3 F F F F A A A A A C
Quel que soit le pays où l’article est codifié, le code EAN 13 comprend les 4 champs suivants :
• Le préfixe
Ce préfixe qui tient sur 1 à 3 positions est attribué par l’association EAN International à
l’organisation gérant le code à barres EAN dans un pays. Le préfixe identifie le pays
dans lequel le numéro a été attribué et pas nécessairement le pays dans lequel le produit
est fabriqué.
Le préfixe attribué à EAN Algérie est le 613.
• Le code article
23
• Le caractère de contrôle
C’est un chiffre (de 0 à 9) qui est le résultat d’un calcul arithmétique effectué sur les 12
précédents chiffres du code. Il permet de s’assurer que le code à barres a été lu
correctement par un dispositif de lecture (crayon optique, douchette, scanneur, ...).
6 1 3 A A A A C
Quel que soit le pays où l’article est codifié, le code EAN 8 comprend les 3 champs suivants :
• Le préfixe
C’est un chiffre (de 0 à 9) qui est le résultat d’un calcul arithmétique effectué sur les 7
précédents chiffres du code.
24
3.2.2. Algorithme de calcul de la clé de contrôle
Le calcul du caractère de contrôle comporte cinq étapes. Pour appliquer cet algorithme, le
numéro doit toujours être lu de droite à gauche.
Etape 1 : Additionner chaque deuxième chiffre, en partant de droite c’est à dire en commençant
par le chiffre situé à l’extrême droite du numéro article.
Etape 2 : Multiplier par 3 le résultat de l’étape 1.
Etape 3 : Additionner les autres chiffres composant le numéro
Etape 4 : Additionner les résultats des étapes 2 et 3.
Etape 5 : Le caractère de contrôle est le plus petit nombre qui, ajouté au résultat de l’étape 4,
donne un résultat multiple de 10.
Exemple 1 : Calcul de la clé de contrôle d’un code EAN 13
Clé de
contrôle à
EAN 13 : 6 1 3 0 1 5 0 3 5 7 1 6 C
Etape 1 : 1 + 0 + 5 + 3 + 7 + 6 = 22
Etape 2 : X 3 = 66
Etape 3 : 6 + 3 + 1 + 0 + 5 + 1 = 16
Etape 4 : 66 + 16 = 82
Etape 5 : C = 8 (car 82+8 = 90)
Exemple 2 : Calcul de la clé de contrôle d’un code EAN 8
Clé de
contrôle à
EAN 8 : 6 1 3 0 7 2 6 C
Etape 1 : 6 + 3 + 7 + 6 = 22
Etape 2 : X 3 = 66
Etape 3 : 1 + 0 + 2 = 3
Etape 4 : 66 + 3 = 69
Etape 5 : C = 1 (car 69+1 = 70
25
• Chaque chiffre, sauf le premier, est transcrit par une série de 2 barres foncées et de 2 barres
claires, d’épaisseurs variables (4 largeurs sont utilisées) ;
• En plus de la représentation des caractères numériques, il y a deux caractères auxiliaires pour
délimiter le code à barres à gauche et à droite, et un séparateur central ;
• La taille du code à barres varie entre certaines limites définies en fonction de la qualité
réalisée par les différentes techniques d’impression. Les dimensions réelles d’un code à barres
peuvent varier entre 0.8 et 2 fois la dimension nominale.
26
• Source de vitamines et/ou minéraux : Mention utilisée si l’aliment contient plus de 5 %
de l'AJR (Apport Journalier Recommandé) en vitamines et/ou minéraux
• Riche en vitamines et /ou minéraux : Utilisé si l’aliment contient plus de deux ou trois
fois les valeurs définies pour "source de".
• Contient naturellement des vitamines : Utilisé si la teneur en vitamines représente 5 à
15 % des AJR.
• Naturellement riche en vitamines : Signifie que la teneur en vitamines est supérieure à
15 % des AJR pour 100 kcal de l’aliment.
• Sans sucre(s) : Utilisé si l’aliment ne contient pas de glucides. En réalité, cette allégation
signifie que la teneur en sucres de l’aliment est d’environ 0,5 g pour 100 g ou 100 ml (règle
internationale du Codex Alimentarius).
• Sans sucres ajoutés : Utilisé si l’aliment n’a pas été additionné de sucre (précisément
d’ose ou de di-oside), ou d’une autre substance utilisée pour son pouvoir sucrant, à
l’exception des édulcorants.
• Source de fibres : Utilisé si la teneur en fibres alimentaires est supérieure à 3 g pour 100
g ou à 1,5 g pour 100 kcal.
• Source de protéines : Si la teneur en protéines est supérieure à 10g pour 100g ou à 5g
pour 100ml ou à 5% de 100 kcal (règle internationale du Codex).
• Riche en protéines : Si la teneur en protéines est supérieure à 20g pour 100g ou à 10g
pour 100ml ou à 10% pour 100 kcal
• A teneur garantie en triglycérides à chaîne moyenne (TCM) : Allégation mentionnée
si les TCM représentent plus de 90 % des lipides de l’aliment.
• A teneur garantie en acides gras essentiels (AGE) : Allégation mentionnée si les AGE
représentent plus de 50 % des acides gras et qu’ils ont une teneur particulière en vitamines
A et E.
• Enrichi en fibres ayant un effet sur le transit intestinal : Allégation figurant lorsque la
teneur en fibres alimentaires issues du son de blé est supérieure à 13 % par rapport à la
matière sèche.
• A teneur en sodium réduite ou appauvri en sodium : Allégation figurant lorsqu’il n’y a
pas d’ajout de sel dans l’aliment et que la teneur en sodium est inférieure de 50 % à celle
de l’aliment courant, et inférieure à 120 mg/100 g.
• A teneur garantie en magnésium : Allégation pour les produits céréaliers dont la teneur
en magnésium est comprise entre 150 et 300 mg/100 g de produit sec.
27
• A teneur garantie en vitamines et /ou minéraux : Allégation indiquant que la teneur
finale de ces nutriments doit être comprise entre 80 % et 200 % de la quantité présente
naturellement dans les matières premières pour les vitamines et entre 80 et 120 % pour les
minéraux.
• Enrichi en vitamines : Allégation indiquée si la teneur finale en vitamines est comprise
entre 15 et 40 % des AJR pour 100 Kcal.
3.5.2. Les allégations nutritionnelles fonctionnelles
C’est une allégation qui renseigne sur le rôle dans l’organisme d’un nutriment ou d’une
substance ex : « Le Calcium intervient dans le métabolisme osseux » (22).
3.5.3. Allégations santé
Les allégations de santé sont des allégations qui affirment ou suggèrent que la denrée sur laquelle
elles sont apposées possède des propriétés particulières ayant un effet favorable sur la santé de
l'individu qui la consomme.
Il n'y a pas encore de réglementation spécifique sur les allégations de santé. Cependant, tromper
le consommateur sur la qualité de la marchandise est totalement interdit et il est aussi interdit de
dire qu'un aliment prévient ou soigne une maladie.
Les allégations de santé sont autorisées si elles sont fondées scientifiquement. C'est-à-dire que
l'effet favorable défini dans l'allégation doit être prouvé scientifiquement (23).
• Naturel :Allégation utilisée pour un produit que l’on trouve dans la nature, non traité,
sans additif, défini par le réglementation pour certains produits comme "conserves de
poissons au naturel", "arômes naturels", "eaux minérales naturelles"
• Nouveau : Cette allégation ne peut figurer que pendant un an. Elle doit mentionner ce qui
est nouvel ex : nouvel emballage, nouvelle recette…
28
• Pur : Le produit est composé d’un seul élément, afin de le distinguer d’un produit de
mélange. Ex : Pur jus d’orange.
• Maison : Préparé de manière non industrielle et selon une recette traditionnelle, sur le
lieu même de commercialisation, pour une vente directe au consommateur.
• A l’ancienne, traditionnel : Fabriqué selon des usages anciens répertoriés, selon des
recettes traditionnelles sur le plan des dénominations et de la composition, et sans additif.
• Fermier : Produit préparé à la ferme à une échelle non industrielle sous certaines
conditions et selon des techniques traditionnelles.
• Sans colorant, sans additif : Cette allégation est précisée si l’additif est autorisé dans le
produit mais que celui-ci n’en contient pas.
29
Chapitre II : La traçabilité
1. Historique
Née dans le milieu des années 80, la traçabilité répondait alors à un simple souci logistique : elle
garantissait un contrôle des flux de marchandises au sein d’une chaîne de partenaires, permettant
de sérieuses économies.
A l’heure de la mondialisation économique et de la complexification des échanges, la
responsabilité des chefs d’entreprise, engagée en cas de crise, ne repose plus uniquement sur une
entité unique.
La récente affaire Coca-Cola® l’a d’ailleurs bien prouvé : alors que la firme d’Atlanta et ses
filiales européennes disposaient d’un système de traçabilité, elles se sont vues interdire la vente
de leurs produits par les gouvernements belge et français parce que leurs clients grossistes ne
pouvaient tracer leurs échanges commerciaux.
La traçabilité, déclinée sous de multiples formes, va devenir dans les années qui viennent, un
outil incontournable pour toutes les entreprises.
Aujourd’hui, elle concerne tous les secteurs d’activités et non plus certains secteurs exposés
(agroalimentaire, pharmacie, aéronautique...). Elle s’avère indispensable pour des raisons autres
que purement logistiques : relation de confiance envers le consommateur, contraintes
réglementaires et légales, normalisation, rappel de produits défectueux, commerce
électronique…etc. (40).
2. Définitions
D'après la norme Iso 8402, la traçabilité est l'aptitude à retrouver l'historique ou la localisation
d'un article ou d'une activité semblable, au moyen d'une identification enregistrée (28). Elle
permet de suivre et donc de retrouver un produit ou un service depuis sa création (production)
jusqu’à sa destruction (consommation).
30
2.3. Le codex alimentarius
Selon le codex alimentarius la traçabilité, c’est la possibilité de connaître l'historique,
l'application ou l'emplacement d'une entité au moyen d'identifications enregistrées, alors la
notion de traçabilité englobe divers éléments comme l'origine des matériaux et des parties;
l'historique de la transformation du produit; la distribution et à l'emplacement du produit après
livraison (41).
Toutes ces définitions montrent bien qu’il n’existe pas encore de définition internationalement
reconnue de la «traçabilité»ou «du traçage du produit»pour les produits alimentaires.
4. Supports de traçabilité
Le choix du support de traçabilité renvoie à la liberté de choix des opérateurs de retenir tel ou tel
système qui sera le plus adapté aux particularités des filières. On distingue deux types de support
de traçabilité : le support papier et le support informatique (33).
31
d'identification remplace la saisie manuelle des données et élimine ainsi, les erreurs dues à la
frappe. On distingue deux équipements d’identification (33).
32
Chaque opérateur est tenu de conserver les informations nécessaires et, le cas
échéant, de les transmettre à l'opérateur suivant.
Chaque opérateur dans l'industrie alimentaire identifie et enregistre les lots
entrants.
De plus, chaque opérateur doit s'assurer que le maillon précédent fonctionne
conformément aux principes préétablis.
Pour chaque lot de produits, chaque opérateur de l'industrie alimentaire enregistre
les lots entrants dont ils sont composés.
Si cet enregistrement se révèle irréalisable ou inutile, les systèmes d'autocontrôle (ISO, HACCP)
prévoient des mesures de maîtrise des risques complémentaires et les clients en sont
informés (27).
Donc tout système de traçabilité implique que chaque acteur de la chaîne mette en œuvre 4
principes essentiels :
1) codifier ses articles, ses lots de fabrication, ses unités d’expédition ;
2) gérer les liens entre les produits reçus et les produits fabriqués d’une part, entre les
produits fabriqués et les unités expédiées d’autre part ;
3) enregistrer les données liées aux identifiants des produits fabriqués ;
4) communiquer au partenaire aval le minimum d’informations (notamment identifiants
des lots et des unités d’expédition) nécessaires à la continuité de la chaîne.
Sur tous ces points, les standards EAN vous apportent des solutions efficaces et universelles (42).
33
La responsabilité de conserver les informations nécessaires à la traçabilité et de les transmette, le
cas échéant, incombe aux opérateurs de chaque entreprise individuelle. Le système ne peut être
opérationnel que si chaque maillon et chaque opérateur de la chaîne remplit réellement cette
obligation. C'est pourquoi, il est indispensable que ce soit démontré pour chaque opérateur et
qu'un contrôle externe soit effectué sur le système d'identification et d'enregistrement (27).
6. Les deux volets de traçabilité
La traçabilité est réussie par l’utilisation des informations mentionnées sur des étiquettes
accompagnant les produits, utilisant en général le code à barres.
Ces informations, sont enregistrées et mémorisées sur une base de données, pouvant dans
certains cas être gérées par un tiers technique extérieur qui joue le rôle de tiers de confiance. Ces
informations concernent des lots de fabrication d’unités de vente d’une denrée alimentaire qui
ont été produites, fabriquées ou conditionnées dans des circonstances pratiquement identiques
dans les entreprises agricoles ou alimentaires (Code de la Consommation, article R 112-5). Alors
c’est un système de production et de commercialisation basé sur ces lots qui se trouve au centre
de la gestion du risque par la traçabilité.
Selon la norme ISO 9000:2000 la traçabilité possède deux volets, le premier volet concerne
principalement les activités de type logistique (traçabilité descendante), le deuxième est associé
aux problèmes de gestion de la qualité des produits (traçabilité ascendante) (38).
34
Deux en jeux stratégiques : traçabilité logistique et traçabilité produit pour assurer la gestion du
risque et maîtrise la qualité (38).
TRAÇABILITE ORGANISATION TRAÇABILITE
DESCENDANTE BASEE SUR LES ASCENDANTE
TRAÇABILITE LOGISTIQUE FILIERES TRAÇABILITE PRODUIT
Retrouver la localisation de TECHNIQUES Retrouver l’origine et les
ET
produits en tout point de la caractéristiques
L’ORGANISATION
chaîne d’approvisionnement, de produits en tout point de la
DES CANAUX DE
pour permettre leur rappel en chaîne d’approvisionnement
DISTRIBUTION
cas de retrait DETERMINER LA
RESPONSABILITE
TRAÇABILITE AMONT
TRAÇABILITE INTERNE
MAITRISE DE LA QUALITE
TRAÇABILITE AVAL
Suivi quantitatif des produits,
GESTION DU RISQUE
pour localiser
Suivi qualitatif des produits, pour
les produits, et déterminer les
rechercher les causes d’un
destinations et les
problème de qualité, en amont ou
provenances
en aval de la chaîne de production
35
Les deux volets de la traçabilité sont étroitement indissociables, dont le premier étant un outil
fort efficace d’intervention rapide et au moindre coût en cas de risque sanitaire, et le deuxième le
complétant par une recherche des causes de l’incident au niveau de la filière technique de
production et de commercialisation (38).
Traçabilité
Bon de livraison
+ Facture
- conserver le bon de livraison et la facture (nom, coordonnées des fournisseurs et nature des
produits livrés « permettent souvent de retrouver les numéros de lots ») ;
- un enregistrement spécifique (formulaire ou simple agenda) peut être effectué à ce niveau en
reprenant : date de livraison, fournisseur, nature des produits livrés, № de lots rattachés,
DLC …etc.
36
2. Stockage les matières premières
Mettre en place des règles de stockage permettant notamment le respect (le premier entré
premier sorti) afin d’avoir un roulement logique des matières premières selon leur durée de vie.
- selon le besoin de production, les matières premières qui composeront le produit fini sont
déstockées (fiches recettes) ;
- à ce moment une identification des matières premières utilisées (fournisseur et № de lot) doit
être réalisée par un enregistrement spécifique ou étiquette conservée.
Afin de tracer les produits finis qui vont être envoyés chez les clients, il faut marquer sur
l’emballage un numéro de lot permettant de faire le lien avec les matières premières tracées et le
jour de fabrication. Ce lot (nature, taille, identification) est au libre choix du fabricant.
37
5. Stockage produits finis
Tout comme le stockage des matières premières, des règles de stockage doivent être mise en
place afin d’envoyer chez le client les produits finis qui ont une DLC plus courtes (respect le
premier entré premier sorti).
Il est nécessaire d’identifier (nom, coordonnées) au minimum les clients de l’entreprise afin de
les contacter en cas de retrait.
Si l’entreprise souhaite un retrait ciblé et précis (réduction coût et préservation de son image de
marque), la traçabilité avale devra être d’avantage fine : nature des produits et les lots pour
chaque client.
38
7.2.1. La traçabilité dans le domaine de l’alimentation animale
L’étiquetage des matières premières utilisées par l’industrie de la nutrition et de l’alimentation
animales doit comporter le nom, l’adresse du fournisseur et les garanties nutritionnelles. Cet
étiquetage permettrait aux industriels de l’alimentation animale de vérifier si, à la suite de
l’interdiction des graisses d’origine animale, ne sont pas utilisés, en substitution, des ingrédients
qui sont susceptibles de poser eux mêmes problème parce qu’ils exigent des traitements
particuliers ou bien parce qu’ils sont interdits pour des raisons de sécurité (31).
39
Les étapes
40
7.4. Traçabilité dans la filière de la pêche
La filière pêche est peu ou pas structurée par rapport aux filières lait et viandes. Peu
d'informations sont archivées et transmises. Afin d'honorer la commande, un mareyeur
regroupera du poisson provenant de différents chalutiers, de zones de pêche différentes et
présentant un niveau de fraîcheur homogène pour le lot ainsi constitué. Le poisson non vendu le
jour même est repris pour être commercialisé le lendemain mais ne retrouvera pas forcément la
caisse dans laquelle il se trouvait à son départ de chez le mareyeur (gestion de la resserre).
Certaines demandes en matière de traçabilité, comme le suivi de la date de pêche, peuvent être
difficiles à réaliser en raison des équipements des navires et ne sont pas forcément des
indicateurs appropriés aux attentes des consommateurs : la fraîcheur du poisson dépend plus des
pratiques en mer, lors du débarquement et dans le circuit de distribution que de la seule date de
pêche (31).
41
Etude critique de l’étiquetage des vingt produits
exposés sur le marché
42
Partie II : Etude critique de l’étiquetage des vingt produits exposés sur le marché.
1. Matériels et méthodes
1.1. Matériels
Pour une prise de photos correctes et claires des étiquettes en raison des contraintes
dimensionnelles quelque soit leurs dimensions, formes et malgré leurs complexités des
caractéristiques de l’écriture et les couleurs des images donnant ainsi à l’ensemble un contraste
de résolution difficile de mettre à point, c’est dans cet optique que nous avons utilisés un appareil
photo numérique professionnel et un scanner.
1.1.2. Scanner
Caractéristiques
- HP Scan Jet 2400 USB ;
- Résolution: 1200 dpi ;
- Format du scanner: A4 ;
- Profondeur Couleur: 48 bits ;
- Résolution optique Vertical ;
- Plateforme: MAC/PC.
1.2- Méthodes
Par devant une traçabilité réelle des produits alimentaires pour une prévention et un suivi sur la
composition normalement utile de chaque produit et ceci dans un but de rassembler des
renseignements pouvant avoir une considération dans un but de protection hygiénique ou sur un
quelconque problème de santé publique, c’est dans ce contexte que la réglementation en
43
vigueur exige dans le décret exécutif № 05-484 du 22 décembre 2005, relatif à l’étiquetage et à
la présentation des denrées alimentaires, les règles à respecter ; ainsi que la signification exacte
de l’étiquetage comme des mentions, indications, marque de fabrique ou de commerce, image ou
signe se rapportant à une denrée alimentaire et figurant sur tout emballage, document, écriteau,
étiquette, bague ou collerette accompagnant ou se referant a cette denrée alimentaire et faisant
corps à l’emballage et doivent être visibles, lisibles et indélébiles.
C’est en raison de cette approche juridique et conventionnelle, que j’ai étalé le temps de
recueillement des étiquettes sur près de six mois (de septembre 2007 à février 2008) pour réunir
un maximum d’unités et cela à partir des produits faisant objet de contrôle au niveau du
laboratoire régional de la police scientifique de Constantine dans sa section d’expertise
alimentaire, comme ceux mis a la vente au niveau des magasins d’alimentation générale que des
grandes surfaces des trois villes de Constantine, Annaba et Taref, donnant ainsi un
échantillonnage le plus représentatif possible a partir duquel j’ai sélectionné celles qui m’ont
parues les plus caractéristiques et regroupant des produits de larges consommations au nombre
de vingt (20) comme les boissons, céréales, produits laitiers et leurs dérivés…etc.
De ces étiquettes retenues, mon étude s’est basée sur une observation détaillée et minutieuse,
d’une lecture comparative des différents éléments de composition d’une étiquette rénummérée
par la législation spécifique sur des mentions obligatoires regroupant les renseignements
caractéristiques à chacun des produits base à une éventuelle traçabilité et suivi pour une
identification complète et même pour une confrontation de la composition réelle du produit en
question, pour pouvoir accéder à un mécanisme de gestion de risque efficace et une sécurité
alimentaire qui demeurent des préoccupations constantes pour les acteurs de la chaîne
alimentaire, les professionnels, producteurs, transformateurs, distributeurs qui doivent identifier
et résoudre les points critiques, respecter la réglementation, effectuer des autocontrôles.
Tout en mentionnant que les consommateurs eux aussi doivent être informes de la nature des
produits et savoir manipuler et conserver les produits qu’ils achètent grâce a son étiquetage bien
identifiable dont les objectifs seraient de :
44
• Faciliter le retrait du marché des produits susceptibles de présenter un risque ;
• Etre un outil d’amélioration de la qualité hygiénique (DLC…) et gustative
(label, Agriculture BIO…) du produit.
2. Résultats et discussion
A travers les illustrations en photos des divers étiquettes objet d’études, nous avons présentés en
face de chacune de ces dernières un commentaire sur les éventuelles remarques et observations
d’appréciation sur les renseignements retrouvés, comme un résultat de base pour une discussion
par comparaison aux normes émises par la législation.
45
Produit/1 Boisson sucré sans gaz
46
Produit/1
La dénomination de vente : boisson sucré sans gaz, dans la liste des ingrédients
le fabricant a mentionné l’utilisation d’un édulcorant (E 950) donc il doit
obligatoirement le déclarer à la suite de la dénomination de vente du produit
(produit édulcoré sans sucres ajoutés) ou (produit édulcoré partiellement sucré)
selon l’article 07 de l’arrêté interministériel du 15 décembre 1999 relatif aux
conditions d'utilisation des édulcorants dans les denrées alimentaires.
La liste des ingrédients :
• contient sept (07) substances ;
• dans le cas d’utilisation d’un édulcorant avec le sucre il faut
mentionner ses taux d'utilisations (édulcorant et sucre) dans la denrée
alimentaire ;
• contradiction entre l’arôme déclaré dans la liste des ingrédients
(arôme fraise au lait) et les deux mentions différentes et confuses
(abricot et goût de pèche au lait est rayée avec une ancre de stylo) ;
• quels sont les additifs utilisés (émulsifiant et colorant), il faut les
indiquer par leur nom de catégorie fixé à l’annexe de l’arrête
interministériel du 14 février 2002 fixant la liste des additifs autorisés
dans les denrées alimentaires.
La quantité nette : 25 cl.
L’indication de la date : sur le bouchon de la bouteille.
Les conditions particulières de conservation : conserver dans un endroit frais et
à l’abri de la lumière.
Responsable : limonaderie MAMI Avenue de Roumanie Constantine, l’adresse
est insuffisante.
Le pays d’origine et /ou de provenance : ALGERIE
Le numéro de lot : il n’existe pas sur l’étiquette ni sur le bouchon.
La langue : Arabe et l’adresse en langue française.
Commentaires :
Eléments positifs :
- bouteille en plastique hermétique.
Eléments négatifs :
- l’absence de déclaration d’utilisation d’un édulcorant à la suite de la
dénomination de vente ;
- radiation ( )ذوق الخوخ بالحليبet rajout ( )مشماشsur l’étiquetage et ces
applications sont interdites selon l’article 06 (art.05 bis) de décret exécutif
n° 05-484 du 22 décembre 2005 « Toute surcharge ou rajout sur
l’étiquetage est interdit » ;
- le mot مشماشn’existe pas dans la langue arabe et le mot juste c’est مشمش
- On déclare un goût de pêche sur l’étiquette, par contre le goût est celui
d’abricot ;
- absence du numéro de lot même sur le bouchon ;
- absence du nom de la catégorie des additifs utilisés.
Etiquetage non conforme à la réglementation en vigueur.
47
Produit/2 Chocolat
48
Produit/2
La dénomination de vente : elle n’existe pas.
La liste des ingrédients : farine _ graisse végétale_ sucre_ amidon de maïs _
lécithine_ bicarbonate_ cacao arôme_ chocolat.
Farine de quoi ? De blé dur, de blé tendre, de maïs …
Selon la liste des ingrédients nous pouvons considérer que la quantité utilisée de
lécithine et de bicarbonate sont supérieurs à la quantité de chocolat, ce qui n’est
pas normal, par rapport au goût dominant du chocolat, donc la liste des
ingrédients n’est pas par ordre décroissant.
La quantité nette : elle n’existe pas.
L’indication de la date : date de péremption 09 mois et dans l’espace réservée à
la date de fabrication il y a quatre chiffres inconnus.
Les conditions particulières de conservation : A conserver dans un endroit frais
et à l’abri de rayons de soleil.
Il y a une différence entre les deux langues concernant les conditions de
conservation.
Responsable : BISCUITERIE ET CONFISERIE DE L’OUEST
16, Bd de la république RELIZANE Tel.: 046 92 93 88 et autre numéro de
téléphone 04 92 93 88.
Le pays d’origine et /ou de provenance : ALGERIE.
Le numéro de lot: il n’existe pas.
La langue : Arabe et Française.
Commentaires :
Eléments positifs :
- emballage en plastique hermétique ;
- l’étiquetage visible lisible et indélébile.
Eléments négatifs :
− absence de la dénomination de vente;
− présentation les ingrédients par ordre non décroissant;
− présentation d’une image qui montre l’existence du lait (seau de lait) mais
n’existe pas sur la liste des ingrédients ;
− absence de la quantité nette ;
− absence du numéro de lot ;
− absence de la date de fabrication ;
− dans l’adresse de producteur il y a deux numéros de téléphone différents entre
les deux langues (arabes et françaises).
49
Produit/3 Boisson aromatisée
Produit A
Produit B
50
Produit/3
Malgré les deux produits ont les mêmes (nom commercial, dénomination de vente,
l’adresse de responsable, date fabrication 2008 )
La dénomination de vente : boisson d’orange « Tindy ».
La liste des ingrédients :
Produit A/ Eau traitée, sucre, émulsion d’orange, acidifiant E330, colorant E110,
conservateur E201, saccharine E954, aspartame E951, CMC.
Dans ce cas (utilisation les édulcorants «E954, E951 ») la mention « produit
édulcoré » à la suite de la dénomination de vente ainsi que leurs taux d’utilisations
et la mention "contient une source de phénylalanine" sont obligatoires selon
l’article 7 de le décret exécutif n° 05-484 du 22 décembre 2005 « Les denrées
alimentaires édulcorées comportent les mentions d'étiquetage suivantes: la mention "produit
édulcoré sans sucres ajoutés" ou "produit édulcoré partiellement sucré" à la suite de la
dénomination de vente du produit; la nature de l'édulcorant utilisé … ainsi que son taux
d'utilisation dans la denrée alimentaire prête à la consommation; la mention "contient une
source de phénylalanine", si l'aspartame est utilisé… »
Produit B/ Eau, sucre, arôme, émulsifiant, colorant alimentaire, conservateur.
Le catégorie des ingrédients (émulsifiant, colorant alimentaire, conservateur) ne
suffise plus à répondre aux exigences de l’étiquetage, le type d’arôme, de colorant
et de conservateur doit être précisés.
La quantité nette : 33 cl dans les deux produits
L’indication de la date : sur le bouchon et délébile
Les conditions particulières de conservation : A conserver dans un endroit frais
et à l’abri de soleil
Responsable :
produit A/
Est. Laatiki Readh, préparation des jus et conditionnement les produits
alimentaires, cité 616 log. Aine Oulmane Sétif Tél : 062 08 92 26.
Produit B/
Est. Maram pour le jus, cité 616 log. Aine Oulmane Sétif Tél : 074 38 05 02.
Le pays d’origine et /ou de provenance : ALGERIE
Le numéro de lot : il n’existe pas dans les deux produits
Commentaires :
Eléments positifs : les deux produits
- l’étiquette est visible, lisible et indélébile à l’exception de la date de
fabrication sur le bouchon.
Eléments négatifs :
- absence de la mention produit édulcoré à la suite de la dénomination de
vente ainsi que leurs taux d’utilisations et la mention "contient une source de
phénylalanine" dans le produit A;
- absence du type de chaque ingrédient dans le produit B ;
- la comparaison entre les deux produits A et B, peut ressortir que l’un des
deux est falsifié.
Etiquetage non conforme à la réglementation en vigueur.
51
Produit/4 Fromage en portion
Produit A (fromage fondu)
52
Produit/4
La dénomination de vente : Fromage Fondu à Tartiner et sans dénomination en
langue arabe.
La liste des ingrédients : selon le décret exécutif n° 05-484 du 22 décembre 2005
à l’rticle14 (art.12 ter.) « Sont dispensées de l’indication de leurs ingrédients, les denrées
alimentaires suivantes :…les fromages, beurres, laits et crèmes fermentés, dans la mesure où
ces denrées n’ont subi l’adjonction que de produits lactés, d’enzymes et de cultures de micro-
organismes nécessaires à leur fabrication ou que du sel nécessaire à la fabrication des
fromages autres que frais ».
Mais dans le cas où le fabricant a cité cinq (05) substances, il faut qu’il mentionne
de quels sels de fonte s’agit-il (il y a dix sels de fonte autorisés selon l’arrêté
interministériel du 14 février 2002 fixant la liste des additifs autorisés dans les
denrées alimentaires. Voir l’annexe le tableau VII).
La quantité nette : le produit A est 240 g, le produit B aucune mention
L’indication de la date : produit A / 15 AVR.2008 15 JUIL.2008
Produit B/ 13 AVR.2008 13 JUIL.2008
L’indication de la date est écrite avec une encre délébile, pouvant induire le
consommateur en erreur.
Les conditions particulières de conservation : A conserver entre +4° et +8°
Responsable : fromagerie super star lot J N°44-Draria-
Le pays d’origine et /ou de provenance : ALGERIE.
Le numéro de lot : il n’existe pas dans les deux produits c’est une infraction selon
l’article 11(art.12) au décret exécutif n°05-484 du 22 /12/2005 « Le lot de fabrication
est identifié par une indication comportant une référence à la date de fabrication. Cette
indication est précédée de la mention « lot ». »
Commentaires :
Eléments positifs :
- emballages en papier hermétiques ;
- l’illustration d’une image par des couleurs satisfaisantes à l’emballage du
produit A ;
- la mention du taux en matières grasses (40 ℅) au produit A.
Eléments négatifs :
- l’absence de la dénomination de vente en langue arabe ;
- dans la liste des ingrédients le fabricant ne déclare pas de quels sels de
fonte utilisée dans la fabrication de leur produit ;
- l’absence du numéro de lot ;
- l’utilisation d’une encre délébile facilement pour l’indication de la datte de
fabrication ;
- l’absence de l’indication de la quantité nette au produit B ;
- le produit B peut être un produit falsifié ou un produit légal, mais la
mauvaise impression de son étiquette, ne l’autorise nullement sa mise sur
le marché.
Etiquetage non conforme à la réglementation en vigueur.
53
Produit/5 Pomme de terre
54
Produit/5
Commentaires :
Eléments positifs :
- un emballage en plastique hermétique ;
- bonne impression sauf la date de fabrication ;
- utilisation d’une image qui reflète le contenu.
Eléments négatifs :
- infraction dans la révélation de la quantité nette, dont il faut la révéler dans
le même champ visuel de la dénomination de vente ;
- mauvaise impression de la date de fabrication et la DLC de façon illisible ;
- absence du numéro de lot.
55
Produit/6 Dérivé du lait
56
Produit/6
La dénomination de vente : La dénomination de vente doit indiqué la nature
exacte de la denrée, elle doit normalement être spécifique et non générique, alors
que la dénomination de vente dans ce produit « chef » qui n’explique pas la nature
exacte (fromage ou beurre).
La liste des ingrédients : il y a une contradiction dans la déclaration concernant
l’utilisation du lait sans matières grasses et en présence du fromage et beurre.
La quantité nette : 4×100 g normalement la déclaration de la quantité nette est de
400g composant de 4 barres fraîcheur , selon le décret exécutif n°05-484 du
22 /12/2005 à l’article 08 quater Alenia 2 de l’art.11 « Lorsqu’un préemballage
est constitué de deux ou de plusieurs emballages individuels contenant la même
quantité de la même denrée alimentaire et qui ne sont pas considérés comme
unités de vente, l’indication de la quantité nette est donnée en mentionnant la
quantité nette totale et le nombre total des emballages individuels. »
L’indication de la date : l’indication de la date de fabrication et la DLC sont
correctes, mais dans le même champ il y a un code anonyme (AO12XX).
Les conditions particulières de conservation : A conserver entre +4° et +8°
Responsable : spa produits laitier SAWSEN Masafran II partition 18A Kliaa
TIPAZA pour spa fromagerie bel Alger
Le pays d’origine et /ou de provenance : ALGERIE.
Le mode d’emploi : dans l’emballage de ce produit il existe une seule recette pour
la préparation d’une seule denrée (boureque)
Le numéro de lot : il n’existe pas malgré l’obligation dans le décret exécutif n°05-
484 du 22 /12/2005 à l’article 11(art.12 septiès Alenia 2) « Le lot de fabrication
est identifié par une indication comportant une référence à la date de
fabrication. Cette indication est précédée de la mention « lot ». »
Commentaires :
Eléments positifs :
- emballage en papier fort hermétique ;
- bonne impression ;
- utilisation des couleurs et des images satisfaisantes ;
- présentation d’un tableau de valeur nutritionnelle.
Eléments négatifs :
- la dénomination de vente dans ce produit « chef » n’explique pas la nature
exacte de la denrée (fromage, beurre ou autres) ;
- dans la liste des ingrédients, il y a une incompréhension, ou le fabricant
déclare l’utilisation du lait sans matières grasses en présence du fromage et
beurre ;
- absence du numéro de lot ;
- dans le même champ visuel de la date de fabrication, il existe un code inconnu
(AO12XX).
57
Produit/7 Céréale
Produit A
Produit B
58
Produit/7
La dénomination de vente : elle existe en langue anglaise (langue inaccessible
par la majorité des consommateurs Algériens).
La liste des ingrédients : les substances qui la compose sont vagues, à titre
d’exemple - le composant liquide sucré, s’agit- il du sucre dont la formule
CnH2nOn ou édulcorant ? – les céréales, de quel céréale s’agit-il? sachant qu’il y
a une grande variété.
La quantité nette : produit A/ dans le même champ visuel de la dénomination de
vente il mentionne le poids sous forme 40 G, alors que l’unité international du
poids c’est le gramme « g». En langue Arabe l’utilisation des chiffres indiens qui
sont appliqués dans la région du moyen orient sont incompréhensibles pour la
majorité de la population algérienne.
L’indication de la date : l’indication de la date de fabrication et la DLC sont
correctes sur les deux produits.
Les conditions particulières de conservation : aucune mention concernant les
conditions de conservation.
Responsable : l’adresse de l’importateur sous forme de cachet humide, qui peut
s’effacer facilement (exemple : l’adresse est effacé sur l’emballage de produit B).
Le pays d’origine et /ou de provenance :
Société DHAHER des industries alimentaire LEBANON.
Le mode d’emploi : Le mode d’emploi est indiqué de façon à permettre un usage
approprié de cette denrée.
Le numéro de lot : il n’existe pas dans les deux produits.
La langue : Arabe et anglaise (langue inaccessible à la majorité des
consommateurs Algériens).
Commentaires :
Eléments positifs :
- emballage en papier fort et hermétique ;
- bonne impression sauf l’adresse de l’importateur ;
- des dessins colorés intéressants pour une catégorie bien déterminée
(enfants) ;
- présentation d’un tableau de valeur nutritionnelle.
Eléments négatifs :
- la dénomination de vente par une langue incompréhensible ;
- dans la liste des ingrédients il y a une incompréhension de quel type de
céréale utilisé et qu’est ce qu’un liquide sucré (le fabriquant mentionne
comme ingrédients : céréale-…-liquide sucré…etc.) ;
- l’adresse de l’importateur est écrite avec une ancre ordinaire pouvant
s’effacer facilement (exemple : l’adresse est effacé sur l’emballage de
produit B) ;
- aucune mention concernant les conditions de conservation ;
- absence du numéro de lot (sur les deux emballages).
Etiquetage non conforme à la réglementation en vigueur.
59
Produit/8 Céréale (Gaufrettes)
60
Produit/8
Commentaires :
Eléments positifs :
- emballage alimentaire hermétique ;
- bonne impression sauf l’adresse de l’importateur et le numéro du lot ;
- utilisation d’une dénomination de vente bien claire « gaufrette goût
vanille » ;
- utilisation de la langue arabe et française les plus intelligibles ;
- mentionne des logos pour protection de l’environnement et mode de
conservation ;
- la couleur de l’emballage est satisfaisante pour toutes les catégories de
consommateurs ;
- présentation du contenu par un dessin qui permet d’identifier le produit.
Eléments négatifs :
61
Produit/9 Céréale (Pâtes)
62
Produit/9
Commentaires :
Eléments positifs :
- emballage alimentaire hermétique ;
- bonne impression sauf la date de fabrication ;
- utilisation d’une dénomination de vente Bien claire « langue d’oiseau » ;
- utilisation de la langue arabe et française les plus intelligibles ;
- mention des logos pour protection de l’environnement et mode conservation ;
- une partie de l’emballage est transparente qui permet d’identifier le contenu
facilement ;
- présentation d’un tableau de valeur nutritionnelle pour une alimentation
équilibrée.
Eléments négatifs :
- faute d’orthographe dans la langue arabe يحفض من أشعة الشمس و الرطوبةet le
juste mot c’est يحفظ, aussi la mention en français est différente «A conserver à
l’abri de la lumière » ;
- dans la première face de l’emballage la mention « NOUVEAU », cette
allégation ne peut figurer que pendant un an ;
- absence du numéro de lot, c’est une infraction selon le décret exécutif n° 05-
484 du 22 décembre 2005.
63
Produit/10 Boisson pasteurisée
64
Produit/10
Commentaires :
Eléments positifs :
Eléments négatifs :
65
Produit/11 Huile
66
Produit/11
Commentaires :
Eléments positifs :
Eléments négatifs :
67
Produit/12 Sardine
68
Produit/12
Commentaires :
Eléments positifs :
Eléments négatifs :
69
Produit/13 Crème Glacée
70
Produit/13
Eléments négatifs :
− absence de dénomination de vente en langue arabe;
− mention les additifs par leur nom de catégorie sans suivi par leur nom
designer les noms spécifiques ou de leurs numéros d’identifications
reconnus conformément à la réglementation en vigueur (émulsifiant,
stabilisant);
− la date de fabrication illisible sur le bord de la capsule;
− absence de la quantité nette ;
− absence du numéro de lot ;
− l’adresse de fabricant insuffisante.
71
Produit/14 Halwa Turc
72
Produit/14
Commentaires :
Eléments positifs :
- boîte en plastique hermétique ;
- utilisation d’une image et des couleurs satisfaisantes ;
- emballage transparent permet d’identifier le contenu facilement.
Eléments négatifs :
- mauvaise écriture de l’étiquette;
- absence de la mention qui détermine la quantité du chocolat dans le
produit;
- informations incomplètes concernant les conditions de conservation;
- absence du numéro de lot.
73
Produit/15 Céréale (Pâtes)
74
Produit/15
La dénomination de vente : pâtes alimentaires « DIVELLA ». Absence en langue
arabe.
La liste des ingrédients : pâtes de semoule de blé dur de qualité supérieure avec
tomate déshydratés 4℅ et épinards déshydratés 3℅, eau.
Le classement des ingrédients en langue arabe est différent par rapport les autres
langues (الطماطم و السبانخ،الماء،سميد القمح القاسي:)المكونات
La quantité nette : 500g.
L’indication de la date : A consommer de préférence avant le 31/12/2010.
Les conditions particulières de conservation : A conserver dans un endroit sec.
Responsable :
Producteur : produit d’Italie par F. DIVELLA s.p.a. sede e stabilimento di
Rutigliano (BA) Italy Tel.: +39-[Link] Fax +39-080.47.62.O56
[Link] e-mail :divella@[Link].
Importateur : SARL SAFIMCO coopérative Ennahdha lot 48 BIRKHADEM
Alger Algérie Tel.: 050 07 20 43.
Le pays d’origine et /ou de provenance : ITALIE.
Le mode d’emploi : il n’existe pas.
Le numéro de lot: il n’existe pas.
La langue : Arabe, Française et autres langues.
Commentaires :
Eléments positifs :
- emballage en plastique hermétique ;
- la première face de l’emballage est transparente qui permet d’identifier le
produit facilement;
- présentation d’un tableau de valeur nutritionnelle et énergétique ;
- présentation des logos signifiant que l’emballage est recyclé (intérêt
économique et environnemental).
Eléments négatifs :
75
Produit/16 Légumes
76
Produit/16
La dénomination de vente : Gratin de Courgettes « Petits Légumes ».
La liste des ingrédients : Légume 58℅ (carottes, courgettes 15℅, panais, oignons,
lentilles), eau, riz cuit, fromage cheddar, huile de germes de maïs non
génétiquement modifié, bouillon de légumes [sel, farine de riz, légumes (dont de
céleri), extrait de levure, huile végétale, épices].
La quantité nette : 2×190g e.
L’indication de la date : la date de fabrication 10/2007. A consommer de
préférence avant la date figurant sur le bore de la capsule.
Les conditions particulières de conservation : aucune condition de conservation.
Responsable :
Producteur : HiPP France, 59, bd vivier Merle 69429 LYON Cedex 03
[Link] Tél.: O4 72 91 81 00.
Importateur : les coordonnés de l’importateur sont illisibles.
Le pays d’origine et /ou de provenance : FRANCE.
Le mode d’emploi : Le mode d’emploi est indiqué de façon à permettre un usage
approprié de cette denrée.
Le numéro de lot: il n’existe pas.
La langue : Française, et l’importateur ajoute les informations concernant
l’étiquetage en langue arabe, mais non illisibles.
Commentaires :
Eléments positifs :
- étiquetage sur carton glacé de bonne qualité ;
- présentation du contenu par une image qui permet d’identifier le produit ;
- présentation d’un tableau de valeur nutritionnelle et énergétique;
- mention du logo AB qu’est signifie que c’est un produit bio et le logo « point
vert » avec la mention suivante : participez au tri sélectif en jetant ce carton,
les pots et les capsules dans les containers prévus à cet effet (cette dernière
mention est nécessaire pour recyclage les déchets et protège l’environnement).
Eléments négatifs :
− absence du numéro de lot ;
− l’importateur ajoute les mentions concernant l’étiquetage en langue arabe sur
l’étiquette, cette application est interdite selon l’article 06 (art.05 bis) de
décret exécutif n° 05-484 du 22décembre 2005 « Toute surcharge ou rajout sur
l’étiquetage est interdit », mais selon le codex alimentarius (norme générale
codex pour l’étiquetage des denrées alimentaires préemballées « CODEX
STAN 1-1985(Rév. 2-1999) ») « au lieu de remplacer cette étiquette, peut être
ajouté une seconde sur laquelle figurent toutes les mentions obligatoires dans la
langue requise (arabe).
77
Produit/17 Yaourt
78
Produit/17
Eléments négatifs :
79
Produit/18 Boisson gazeuse
80
Produit/18
Eléments négatifs :
81
Produit/19 Chocolat
82
Produit/19
Eléments négatifs :
83
Produit/20 Jus de fruits au lait
84
Produit/20
Eléments négatifs :
- faute de la traduction en langue arabe (conservateur ≠ )محافظla juste
traduction c’est حافظ
85
Conclusion
L’étude a été motivée par le constat de l’émergence, aux côtés de la réglementation et des
normes, de divers référentiels privés (décrets exécutifs, décret présidentiel et arrêtés
interministériels) dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments. Pour prendre en
considération les préoccupations concernant l’étiquetage et traçabilité des denrées alimentaires
préemballées et instruire les questions afférentes, dont l’étude nous a permis de retracer des
objectifs intéressants :
Le premier objectif a été de réaliser une étude détaillée de l’étiquetage à partir des définitions ou
des significations et à travers deux grandes partitions de l’étiquetage retenues comme des
mentions obligatoires et facultatifs regroupant les renseignements caractéristiques et
d’identification de la traçabilité, dont l’étiquetage est considéré comme un instrument d’un
système détaillé et base pour une confrontation de la composition réelle et complète d’elle, ce
qui va nous permettre l’accès à l’information en fonctionnant comme un mécanisme de gestion
des risques. D’une manière générale, et a partir d’une étude documentaire à l’échelle
internationale, de part les rapports, présentations ou notes issus de recherches sur Internet, nous
avons résumé le contenu des référentiels et normes et établi une base de travail (en particulier le
décret exécutif n°05-484 du 22 décembre 2005 modifiant et complétant le décret exécutif n° 90-
367 du 10 novembre 1990 relatif à l’étiquetage et à la présentation des denrées alimentaires,
décret exécutif n° 92-25 du 13 janvier 1992 relatif aux conditions et aux modalités d'utilisation
des additifs dans les denrées alimentaires, décret présidentiel n° 05-118 du 11 avril 2005 relatif à
l’ionisation des denrées alimentaires, arrête interministériel du 14 février 2002 fixant la liste des
additifs autorisés dans les denrées alimentaires, directive 89 /396/CEE du Conseil, du 14 juin
1989, relative aux mentions ou marques permettant d’identifier le lot auquel appartient une
denrée alimentaire, règlement (CE) No 178/2002 du parlement européen et de conseil, du 28
janvier 2002, établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation
alimentaire, instituant l'Autorité européenne de sécurité des aliments et fixant des procédures
relatives à la sécurité des denrées alimentaires , codex alimentarius, etc.).A travers nos
observations et au cours de l’étude de cette partie, on a constaté l’absence du coté législatif, une
réglementation algérienne concernant les mentions facultatifs de l’étiquetage (en particulier
l’étiquetage nutritionnel) ; ainsi que l’absence de législation qui prendra en considération le
traçage des denrées alimentaires (de la fourche à la fourchette ou de l’étable à la table) comme
un outil essentiel dans la gestion des risques et mettre en lumière le parcourt de chaque produit,
pour donner la possibilité de faire des contrôles intensifs dans n’importe quel point de cette
chaîne (production « matières premières », réception, transformation « ou reproduction » et
86
distribution ) par les autorités publics ou les opérateurs de chaque maillon de la chaîne
alimentaire.
Le deuxième objectif consiste à l’étude de l’étiquette des vingt produits alimentaires exposés sur
le marché. Cette étude est réalisée par l’observation directe sur l’application de la règlementation
Algérienne et la recherche de la conformité concernant les mentions obligatoires de l’étiquetage
(la dénomination de vente, la liste des ingrédients, la quantité nette, l’indication de la date, les
conditions particulières de conservation, le responsable « producteur ou importateur », le pays
d’origine et /ou de provenance, le mode d’emploi, le numéro du lot et la langue de l’étiquette),
ainsi que quelques mentions facultatifs sur l’étiquetage des produits importés, selon les directives
européennes.
Par devant les constatations et les comparaisons sur l’ensemble des prescriptions
réglementaires régissant les étiquettes de ces vingt produits objet d’étude, nous a permis
d’affirmer que la majorité de ces dernières ne sont pas conformes et ne répondent pas aux
normes émises par la législation algérienne en vigueur, ce qui témoigne d’une absence dans la
clarté en portant une confusion sur l’identification des renseignements regroupant les mentions
obligatoires et caractéristiques à chaque produit comme :
absence des numéros de lot dans 75% des cas.
la liste des ingrédients est non conforme à la réglementation dans 55% des cas.
la dénomination de vente est non conforme dans 30% des cas.
conditions particulières de la conservation soit absentes ou non conforme dans 30% des cas.
absence de la date de fabrication dans 25% des cas.
la quantité nette n’est mise en évidence dans 10% des cas.
la langue, allégation, rajout ou surcharge dans 40% des cas.
En soulignant que pour les produits issus de l’importation, dont les écriteaux mentionnant les
renseignements de l’importateur et du produit doivent être comme une étiquette visibles, lisibles
et indélébiles, ce qui n’a pas été constatés sur les divers étiquette objet d’étude.
Donc on peut dire, à l’heure actuelle, que les consommateurs sont fréquemment trompés ou mal
renseignés sur l’origine, les ingrédients, la DLC… des produits qu’ils achètent, notamment en
raison des modes d’étiquetage en l’absence de clarté dans la présentation des produits, choisis
par les entreprises et les importateurs. Cette situation favorise l’émergence de nombreuses
fraudes ou l’ensemble des produits locaux et étrangers seront finalement pénalisés.
87
Ainsi, lorsque le consommateur veut faire un choix où souhaite l’obtention d’un produit de
qualité sanitaire et gustative répondant à son désir, doit systématiquement procéder à des
vérifications longues et souvent hasardeuses. Cependant l’étiquetage des produits alimentaire
appliqué et constaté dans notre étude ne nous permet pas de contrôler les aliments, leurs matières
premières, leur transformation et la distribution, y compris les essais de contrôle de conformité
de ces produits aux exigences spécifiques et aux caractéristiques pour la confrontation de sa
composition normalement utile.
Au cœur de cette situation et a l’horizon des textes legilatifs régissant une étiquette, nous ne
pouvons pas à partir d’une denrée alimentaire préemballée ayant une étiquette non-conforme à la
réglementation, comme celle retrouvée dans notre marché, porter une identification fractionnée
sur chaque maillon de la chaîne alimentaire (de la production à la distribution), l’origine du
produit (une étape en amont) ainsi que sa destination (une étape en aval), selon les objectifs du
système d’inspection et de certification des denrées alimentaires.
88
Bibliographie
89
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sécurité des denrées alimentaires.
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des standards [Link], [Consulté en juin 2008].
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92
Abstract
The study of this work is based on the revealing of the labelling and the traceability of food
products, conversing in two parts.
The one theoretical collecting deferential theoretical information concerning the labelling of food
products by basing itself on regulations in force while quoting the information of necessary bases
for the establishment of a label such as the naming of sale, the list of ingredients, the net
quantity, the indication of date, the particular conditions of preservation, the person in charge
" producing or importer ", the country of origin and / or origin, the instructions for use, the
number of prize and the language of the label and also some mentions optional on the labelling
of products imported according to the directives European as the signs and the logos quality
officials, the code with bar, the nutrition labelling, the naming of whim, assertions " the
quantitative nutritional assertions, the functional nutritional assertions, the assertions health and
assertions concerning the mode of manufacturing .etc.
As well as the global study of the traceability of devers links of the food chain while exposing
the concepts let us define deferential standards: Iso 8402, regulation (CE) N° 178/2002 and the
codex alimentarius, by determining the measures and the objectives of this operation basing
itself on deferential information concerning the food product such as the manufacturing date, the
number of prize and the code with bar, so the labelling squeezed considered as one requires for
this operation.
The second party to concern the study of the labelling of twenty foodstuffs exposed on the
market, by basing itself on the direct observations disinformation’s found on the label and to see
if it respect in the regulations in force, and the abnormalities observed, whose results turned out
not satisfactory what testified of a carelessness of the application of the rule by the producers, by
raising problems on the operation of follow-up of the traceability to reveal the real causes in case
of a sanitary crisis.
In this optics, it would be necessary imposed a severe and strict control over the labeling of food
products especially prepackaged, and that for consumers be informed to choose the product,
according to his desire and his health on one side and the possibility of tracing food for each of
the other side.
93
ملخـــــــص
اعتمدت الدراسة في ھذا العمل على تسليط الضوء على توسيم وتتبع أثر المنتجات الغذائية ،بحيث أجري
على مرحلتين :
الشطر النظري و الذي تم فيه تجميع مختلف المعلومات النظرية المتعلقة بوسم المواد الغذائية ،و التطرق
إلى التنظيمات المعمول بھا في ھذا الشأن ،مع التركيز على المعلومات األساسية التي يجب توفرھا أثناء
إعداد الوسم كتسمية المنتوج ،قائمة المكونات ،الوزن الصافي ،تاريخ الصالحية ،شروط الحفظ ،
صاحب المنتوج ،البلد األصلي لإلنتاج أو التصدير و رقم الحصة وغيرھا ،كذلك التطرق إلى عرض
بعض المعلومات الثانوية )اإلختيارية( وكيفية عرضھا داخل الوسم و التي منھا :الشعارات و الرموز
الرسمية المتعلقة بالنوعية الغذائية ،أعمدة التشفير ،الوسم الغذائي ،التشھير الغذائي النوعي و الوظيفى
وغيرھا وھذا على ضوء اللوائح و التنظيمات األوروبية و المدونة الغذائية.
كما أعتمد العمل كذلك على الدراسة الشاملة للتتبع أثر مختلف مراحل اإلنتاج الغذائي ،وذلك بالتعرض إلى
مختلف التعريفات كالتعريف حسب المعيار إيزو ، 4802معيار اإلتحاد األوروبي رقم 2002/178 :و
كذا المدونة الغذائية ،باإلضافة إلى كشف قواعد و شروط ھذه العملية ،بحيث تقوم أساسا على توفير
المعلومات المتعلقة بالمنتوج الغذائي ،خاصة تاريخ اإلنتاج ،رقم الحصة و أعمدة التشفير ،بحيث يعتبر
الوسم من ضروريات ھذه العملية.
بالنسبة للشطر الثاني والذي خص بدراسة مميزات الوسم لعشرون مادة غذائية معروضة في األسواق و
المحالت التجارية ،بحيث كان اإلھتمام منصب على المالحظة المباشرة على المعلومات المتوفرة في الوسم،
و النظر ھل ھي مطابقة للتنظيم المعمول به ،و النقائص المالحظة.
النتائج كانت سلبية إلى حد كبير في معظم علب المنتجات الغذائية المدروسة ،وھذا يبين عدم إلتزام المنتجين
بتطبيق اللوائح و التنظيمات الملحة في ھذا المجال.
ھذه الوضعية من شأنھا أن تخلق صعوبة في إجراء عملية التتبع ألثر اإلنتاج أي الدراسة التاريخية للمنتوج،
و بالتالي عدم إمكانية معرفة األسباب الحقيقية في حالة وقوع أزمات صحية و التي يكون أسبابھا المنتجات
الغذائية .
ومن ھذا المنطلق فإنه لتفادي كل ھذه المشاكل يجب تشديد الرقابة على توسيم المواد الغذائية خاصة
المعلبة ،حتى يستطيع المستھلك التعرف عليھا و إختيار المنتوج حسب رغبته و كذا حسب حالته الصحية
من جھة ،و إمكانية إجراء عملية التتبع ألثر المنتجات الغذائية من جھة أخرى.
94
Annexe
Liste des additifs autorisés dans les denrées alimentaires d’apert l’arrêté interministériel du 2 Dhou
El Hidja 1422 correspondant au 14 février 2002 fixant la liste des additifs autorisés dans les
denrées alimentaires.
Tableau I Colorants
Numéro du système de codification Dénomination
internationale
JAUNE
100 Curcumine
101 i Lactoflavine (ou Riboflavine)
101 ii Riboflavine-5’- phosphate sodique
102 Tartrazine
104 Jaune de quinoléine
ORANGE
110 Jaune orangé Sunset ou jaune soleil FCF
ROUGE
120 Cochenille
122 Azorubine
123 Amarante
124 Rouge cochenille A
127 Erythrosine
BLEU
131 Bleu patenté v
132 Indigotine
VERT
140 Chlorophylles
141 i Complexe chlorophylle cuivre
141 ii Complexe chlorophylle cuivre, Sels de sodium et de
potassium
142 Vert acide brillant
BRUN
150 Caramel
NOIR
151 Noir brillant
153 Carbo medecinalis vegetalis (charbon végétal)
NUANCES DIVERSES
160 Caroténoïdes
160 a Carotènes
160 b Bixine Norbixine ou Extraits de Rocou
160 c Oléorésines de Paprika
161 b Lutéine
161 c Kryptoxanthine
161d Rubixanthine
95
161e Violoxanthine
161f Rhodoxanthine
161g Canthaxanthine
162 Rouge de bettrave
163 Anthocyanes
170 Carbonates de calcium
171 Dioxyde de titane
172 Oxydes et hydroxydes de fer
173 Aluminium
174 Argent
175 Or
MATIERES COLORANTES POUR CERTAINS USAGES
180 Fuchsine lithol
Tableau II Conservateurs
Numéro du système de codification Dénomination
internationale
200 Acide sorbique
201 Sorbate de sodium
202 Sorbate de potassium
203 Sorbate de calcium
210 Acide benzoïque
211 Benzoate de sodium
212 Benzoate de potassium
213 Benzoate de calcium
220 Anhydride sulfureux
221 Sulfite de sodium
222 Sulfite acide de sodium
223 Disulfite de sodium
224 Disulfite de potassium
226 Sulfite de calcium
227 Sulfite acide de calcium
228 Sulfite acide de potassium
230 Diphényle
231 Ortho-phénylphénol
232 Ortho-phénylphénol de sodium
234 Nisine
235 Piramicine
Substances destinées principalement à d’autres usages mais pouvant avoir un effet
conservateur secondaire
250 Nitrite de sodium
251 Nitrate de sodium
252 Nitrate de potassium
260 Acide acétique
261 Acétates de potassium
96
261 i Acétates de potassium
261 ii Diacétate de potassium
262 i Acétate de sodium
262 ii Diacétate de sodium
263 Acétate de calcium
270 Acide lactique
280 Acide propionique
281 Propionate de sodium
282 Propionate de calcium
283 Propionate de potassium
285 Tétraborate de sodium
290 Anhydride carbonique
97
substance pouvant renforcer l’action antioxygéne d’autres substances
270 Acide lactique
325 Lactate de sodium
326 Lactate de potassium
327 Lactate de calcium
330 Acide citrique
331 Citrate de sodium
332 Citrate de potassium
333 Citrate de calcium
334 Acide tartrique
335 Tartrate de sodium
336 Tartrate de potassium
337 Tartrate double de sodium et de potassium
338 Acide orthophosphorique
339 Orthophosphates de sodium
340 Orthophosphates de potassium
341 Orthophosphates de calcium
472 a Esters glycéroliques de l’acide acétique et d’acides gras
472 b Esters glycéroliques de l’acide lactique et d’acides gras
472 c Esters glycéroliques des mono et diglycérides d’acides
gras
472 d Esters tartriques de mono et diglycérides d’acides gras
472 e Esters glycéroliques de l’acide diacetyl tartrique et
d’acides gras
472 f Mélange d’esters glycéroliques de l’acide tartrique, de
l’acide acétique et d’acides gras
98
338 Acide orthophosphorique
350 i Malate de sodium
350 ii Malate acide de sodium
351 Malate de potassium
352 Malate de calcium
500 i Carbonate de sodium
500 ii Carbonate acide de sodium
501 i Carbonate de potassium
501 ii Carbonate acide de potassium
503 i Carbonate d’ammonium
503 ii Carbonate acide d’ammonium
504 Carbonate de magnésium
509 Chlorure de calcium
524 Hydroxyde de sodium (soude)
526 Hydroxyde de calcium (chaux)
528 Hydroxyde de magnésium
529 Oxyde de calcium
530 Oxyde de magnésium
541 Phosphate de sodium-aluminium
575 Glucono delta lactone
Tableau V Emulsifiants
Numéro du système de codification Dénomination
internationale
322 Lécithines
442 Phosphatide d’ammonium
471 Mono et diglycérides d’acides gras
472 a Esters glycéroliques de l’acide acétique et d’acides gras
472 b Esters glycéroliques de l’acide lactique et d’acides gras
472 c Esters glycéroliques des mono et diglycérides d’acides
gras
472 d Esters tartriques de mono et diglycérides d’acides gras
472 e Esters glycéroliques de l’acide diacetyl tartrique et
d’acides gras
472 f Mélange d’esters glycéroliques de l’acide tartrique, de
l’acide acétique et d’acides gras
473 Sucroesters
474 Sucroglycérides
475 Esters polyglycériques d’acides gras
476 Esters polyglycéroliques de l’acide ricinoléique
interestérifié
477 Esters de propylène glycol d’acides gras
479 b Huile de Soja oxydée par chauffage et ayant réagi avec
les mono et diglycérides d’acides gras
481 Stéaroyl-2- lactylate de sodium
482 Stéaroyl-2- lactylate de calcium
99
482 a Stéaryl de calcium lactylé
482 b Oléyl de calcium lactylé
483 Tartrate de stéaryle
491 Mono stéarate de sorbitane
492 Tristéarate de sorbitane
493 Monolaurate de sorbitane
494 Monoléate de sorbitane
495 Monopalmitate de sorbitane
Tableau VI Antiagglomérants
Numéro du système de codification Dénomination
internationale
341 a Orthophosphate monocalcique
341 b Orthophosphate dicalcique
341 c Orthophosphate tricalcique
500 ii Carbonate acide de sodium
501 ii Carbonate acide de potassium
504 Carbonate de magnésium
530 Oxyde de magnésium
535 Ferrocyanure de sodium
536 Ferrocyanure de potassium
551 dioxyde de Silicium ou silice amorphe
553 i Silicate de magnésium
553 iii Talc
101
Tableau X Stabilisants
Numéro du système de Dénomination
codification internationale
338 Acide orthophosphorique
339 Orthophosphates de sodium
340 Orthophosphates de potassium
341 Orthophosphates de calcium
341 iii Phosphate tricalcique
420 Sorbitol
421 Mannitol
422 Glycérol
450 Phosphate et polyphosphates
450 a Pyrophosphates
472 a Esters diacétyl d’acides gras
472 b Esters diacétyl-lactique de mono et diglycéride d’acides
gras
472 c Esters diacétyl-citrique de mono et diglycéride d’acides
gras
474 Sucroglycérides
475 Esters polyglycériques d’acides gras
476 Esters polyglycéroliques de l’acide ricinoléique
interestérifié
477 Esters de propylène glycol d’acides gras
478 Esters glycéroliques et propylène-glycoliques d’acides
gras lactyles
479 b Huile de soja oxydée par chauffage et ayant réagi avec les
mono et diglycérides d’acide gras
481 Stéaroyl-2-lactylate de sodium
482 Stéaroyl-2-lactylate de calcium
483 Tartrate de stéaryle
491 Monostéarate de sorbitane
492 Tristéarate de sorbitane
493 Monolaurate de sorbitane
494 Monoléate de sorbitane
495 Monopalmitate de sorbitane
103
Résumé
L’étude de ce travail est basée sur la mise en évidence de l’étiquetage et la traçabilité des
denrées alimentaires, se devisant en deux parties.
L’une théorique rassemblant les déférentes informations théoriques concernant l’étiquetage
des denrées alimentaires en se basant sur les réglementations en vigueur tout en citant les
informations de bases nécessaires pour l’établissement d’une étiquette tel que la dénomination
de vente, la liste des ingrédients, la quantité nette, l’indication de la date, les conditions
particulières de conservation, le responsable « producteur ou importateur », le pays d’origine
et /ou de provenance, le mode d’emploi, le numéro de lot et la langue de l’étiquette et aussi
quelques mentions facultatifs sur l’étiquetage des produits importés selon les directives
européennes comme les signes et les logos officielles de qualité , le code à barre, l’étiquetage
nutritionnel , la dénomination de fantaisie, les allégations « les allégations nutritionnelles
quantitatives , les allégations nutritionnelles fonctionnelles , allégations santé et allégations
concernant le mode de fabrication ….etc.
Ainsi que l’étude globale de la traçabilité des devers maillons de la chaîne alimentaire tout en
exposant les concepts définissons les déférentes normes : Iso 8402, règlement (CE) n°
178/2002 et le codex alimentarius, en déterminant les mesures et les objectifs de cette
opération se basant sur les déférentes informations concernant le produit alimentaire tel que la
date de fabrication, le numéro de lot et le code à barre, ainsi l’étiquetage serra considéré
comme une nécessite pour cette opération.
La deuxième partie à concerner l’étude de l’étiquetage de vingt produits alimentaires exposés
sur le marché, en se basant sur les observations directes des informations retrouvées sur
l’étiquette et voir si elle respect à la réglementation en vigueur, et les anomalies observés ,
dont les résultats se sont avérés non satisfaisantes ce qui témoignaient d’une négligence de
l’application de la réglementation par les producteurs, en posant des problèmes sur l’opération
de suivi de la traçabilité pour déceler les causes réelles en cas d’une crise sanitaire.
Dans cette optique, il faudrait imposée un contrôle sévère et strict sur l’étiquetage des denrées
alimentaires surtout les préemballées, a fin que le consommateur soit informé pour pouvoir
choisir le produit, selon son désir et son état de santé d’un coté et la possibilité de faire un
traçage pour chaque denrée alimentaire d’autre coté.
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