Electronique Générale G1
Electronique Générale G1
de formation informatique
ELECTRONIQUE
GENERALE
Notes du Cours
Papy MUKANDA
Ingénieur électronicien - génie Télécoms
Édition - 2010
Pour Informaticiens
Chargé du Cours à :
- l’Université Protestante de Lubumbashi (UPL)
- l’Université de Lubumbashi (ESI)
- l’Ecole Supérieure Informatique Salama (ESIS).
Téléphone : 081.4074287
Courriel : papy_mukanda@[Link]
Volume horaire
THEORIES : 45 heures
TD/TP : 15 heures
Plan du Cours
0. INTRODUCTION GENERALE
V. COMPOSANTS PASSIFS
VII. TRANSISTORS
VIII. THYRISTOR
2- G. HUGUENIN,
COURS DE THEORIE DES CIRCUITS I
[Link] de cours/electricite/
ARC, mise à jour : le 18.10.2004
*****
Ir. Papy Mukanda Notes du cours d’ Electronique Générale Edition 2010
Chapitre I
GENERALITES SUR L’ELECTRONIQUE
I.1. INTRODUCTION
L' Electronique est née en 1907 avec la mise au point du premier tube
électronique amplificateur, appelé « triode » par l’américain LEC de FOREST.
Le 10 mars 1876 à Boston aux USA, Alexander Graham BELL et Thomas Watson réussirent
à transmettre de manière intelligible la voix humaine à travers des fils métalliques associés
à des postes téléphoniques. Après ce temps, des expériences à succès furent réalisées à
travers le monde sur des lignes de plus en plus longues ; BELL et son associé
commencèrent la fabrication et la location des postes téléphoniques : le service
téléphonique était né.
Afin d’améliorer la transmission et de porter les informations aussi loin que possible, les
techniciens de la téléphonie utilisèrent les inventions des divers physiciens. La mise au
point du premier élément amplificateur (la triode) permis de vaincre les principales
difficultés de la distance ; ce fut la naissance de l’électronique.
TECHNIQUES DE
L’ENERGIE
Electronique générale
TECHNIQUES DE L’INFORMATION Electronique digitale
Electronique automobile
TELECOMS Electronique acoustique
Electronique optique
ELECTRONIQUE Electronique industrielle
Electronique de puissance
INFORMATIQUE Electronique biomédicale
Electronique d’aviation
etc.
Chacun de ces branches constitue en soi une spécialité, cependant, toutes trouvent un
point de convergence : elles utilisent les mêmes techniques et les mêmes composants
électroniques.
SYSTEME
ELECTRONIQUE
Energie Energie
Information de contrôle
SYSTEME
ELECTROTECHNIQUE
Support énergétique
Pour qu’un système électronique traite une info de quelque nature soit-
elle, il faut d’abord qu’elle soit transformée en une grandeur électrique (courant ou tension
électrique). Ceci est rendu possible grâce à un dispositif ou interface d’entrée appelé
« transducteur d’entrée » qui convertit le phénomène physique (son, image, pression,
température, …) sensible aux organes de sens de l’homme sous forme d’électricité. La
correspondance électrique ainsi créée par le transducteur constitue le « signal
électrique ».
C’est ce signal que l’électronique se chargera à véhiculer à travers ses
composants de façon qu’il soit modifié et exploité selon le traitement désiré. Une fois que
ce signal arrive à la fin de sa transformation, l’électronique se chargera de le restituer sous
la forme d’information de niveau significatif pour l’homme au travers d’un transducteur de
sortie pour l’utilisation.
Terminologie
- Un transducteur est un dispositif de conversion d’énergie dont au moins l’une des deux est
électrique ; alors qu’un capteur est un transducteur qui transforme un phénomène physique
(obligatoirement) en une énergie électrique. Les capteurs emploient à majorité des effets
électromécaniques, électromagnétiques, électrothermiques, électroacoustiques, optoélectroniques,
etc.
GRANDEUR CAPTEUR
- Température Thermocouple
- Force, pression Capteur piézo-électrique
- Vitesse de rotation Dynamo tachymétrique
- Déplacement Palpeur magnétique, potentiométrique capacitif
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- Altitude Gyroscope
- Intensité lumineuse Cellule photoélectrique, photo résistance
- Humidité Hygromètre résistif
- Acidité pH-mètre
- Radiation nucléaire compteur Geiger
- Induction magnétique sonde à effet hall
- Pression acoustique microphone (électrodynamique, piézo-électrique,
électrostatique,
Etc.
1.4.1. Domaines
- Les composants actifs sont fabriqués en majorité sur base des semi-conducteurs,
exceptés les tubes électroniques (diode à vide, triode, pentode, etc.) on y trouve : diodes
à jonction, diacs, transistors, thyristors, triacs, divers circuits intégrés... Ils comportant
dans leur schéma équivalent théorique, un générateur quelconque de courant ou de
tension. ils altèrent la nature des signaux et peuvent augmenter leurs énergies.
N.B.
- De plus en plus apparaissent des composants qui sont des modules ou assemblages de composants
actifs et passifs. On les compte soit dans les actifs, soit on les exclut des composants électroniques (en les
considérant comme des circuits électroniques à part entière) ; Il s’agit des composants hybrides.
- Certains composants peuvent être miniaturisés et assemblés dans un petit boîtier unique pour avoir
une fonction donnée. Ce boîtier est appelé circuit intégré. Pour interconnecter les différents composants sur
une plaquette, on utilise le circuit imprimé (en cuivre ou en aluminium).
Les multiples et les sous-multiples des unités SI sont formés au moyen des préfixes
suivants
FACTEUR 10-24 10-21 10-18 10-15 10-12 10-10 10-9 10-6 10-3 10-2 10-1
SYMBOLE Y z a f p ä n µ m c d
En français millième centième dixième
courant
PREFIXE Yocto zepto atto femto pico angtrö nano micro milli centi deci
FACTEUR 1024 1021 1018 1015 1012 1010 109 106 103 102 101
SYMBOLE Y Z E P T G M K H D
En français Oktillion heptillio hexillion pentillion tetrion milliard million mille cent dix
courant n
PREFIXE Yotta Zetta Exa Penta Téra Giga Méga Kilo Hecto Déca
5. Citez et commentez cinq moyens (traditionnels et modernes) que les humains ont exploités, au
fil des temps, pour arriver à communiquer entre eux ?
8. Citer un organisme à l’échelle internationale qui règlemente ou traite des questions relèvent
du domaine de l’électronique ?
9. Quelle différence faites vous entre un matériel, un matériau et un composant pour le cas de :
- un maçon ;
- un agriculteur;
- un médecin ;
- un électronicien
- un informaticien.
12. Convertir :
a) 12,5 THz = µHz
b) 3. ½ nm = A°
*****
Chapitre II
STRUCTURE DE LA MATIERE
2.1. ETATS DE LA MATIERE
SOLIDE
Solidification Sublimation
Fusion Condensation
LIQUIDE
Vaporisation
GAZEUX
Liquéfaction
Ces éléments peuvent être à l’état pur (corps simples) ou combinés
(corps composés).
1. Limite de division
2. Les atomes
noyau
Couches électroniques électrons
Neutrons protons
X
Z Gain d’électron : X + 1 e- X1- : anion
A = N + Z.
Couche : K L M N O P Q
Nbre d’és (Z) : 2 8 18 32 32 18 8
Exemple : Si : 2 8 4 - Z = 14
Ge : 2 8 18 4 Z = 32
Fc = m. αc = m.ω2. r or ω = V/ r Fc = m . V2. r
r2
Équilibre : Fc = Fa m. V2 = 1 . q2
r 4. π. ε r2
Or, dans le vide ou dans l’air : εr = 1 ε = εo
r = K . q2 ou r = 1 . q2
m V2 4. π. εo . m V2
V2 = 1 . q2
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4. π. eo. m. r
Wc = q2 .
Wc = m.V2 8. π. eo. . r
2
Loi de Coulomb.
Soient deux charges q1 et q2 concentrées dans un milieu isolant en deux points respectifs
distants de r.
A B
q1 Fr q2
f1 f2 les deux charges ont les mêmes signes
d
distance entre les deux charges
q1 q2
f1 Fa f2 les 2 charges ont des signes contraires
Dans la loi de coulomb, lorsque deux charges concentrées q1 et q2 dans un milieu isolant
placées en deux points respectifs A et B. On appelle champ électrostatique, la portion de
l’espace où des forces peuvent se manifester sous l’action d’une charge, on a :
Au point A :
4.
Champ électrostatique en (C/m2) vaut : EA = E1 = K. q1/ d2
5. Potentiel en volt (V) vaut : VA = K. q1/d
Au point B :
6. Champ électrostatique en (C/m2) vaut : EB = E2 = K. q2/ d2
7. Potentiel en volt (V) vaut : VA = K. q1/d
2°) Les électrons peuvent cependant passer d’une orbite à une autre moyennant
l’émission ou l’absorption d’énergie W sous forme d’un rayonnement électromagnétique
dont la fréquence est donnée par la relation :
L’orbite la plus stable par conséquent ayant une énergie minimale est celle qui correspond
à l’état fondamental, elle se trouve la plus près du noyau.
3°) Lorsqu’un atome possède une énergie W2 supérieure à W1, il est dit dans un état
excité ; les états fondamental et excité sont qualifiés d’états stationnaires.
Pour séparer ou arracher définitivement un électron de son atome, il faut fournir une
énergie dite énergie d’ionisation (énergie d’activation). Pour les métaux conducteurs, cette
énergie est très faible, leur conductibilité est donc élevée et leur résistance très faible.
Remarque
1 eV = 1,6.10-19 j
Un noyau d’un atome est maîtrisable s’il a 82 protons tout au plus. Lorsque le noyau a
plus de 82 protons, il est dit instable ou radioactif. Un tel noyau contient plus d’énergie
qu’il n’en faut ; ainsi, il est obligé de fournir le surplus d’énergie en vue de retrouver son
état stable.
La radioactivité est donc un phénomène d’un noyau excité qui émet de l’énergie sous
forme d’un rayonnement dit nucléaire dans le but de retrouver la stabilité.
Bandes d’énergie.
La couche la plus éloignée du noyau est appelée couche périphérique (dernière couche).
Seuls les électrons de cette couche participent à la conduction électrique. Ces électrons
sont appelés électrons de valence.
La couche périphérique d’un atome est divisée en trois sous-couches correspondant aux
bandes ci-après :
• bande de valence,
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• bande interdite,
• bande de conduction.
Dans les conducteurs, la bande interdite est inexistante et les électrons peuvent passer
sans difficulté de la bande de valence à la bande de conduction ; tandis que pour les
isolants, la bande interdite est tellement large que les électrons ne peuvent pas la
traverser pour participer à la conduction.
CONDUCTEUR ISOLANT
W W
Bande de
Conduction (vide)
SEMI-CONDUCTEUR
W
Bande de
Conduction
Bande interdite
Bande de
Valence
Rayonnements cosmiques
3. 1021 10-13
Rayonnements gamma
3. 1019 10-11
Rayons X
17
3. 10 10-9
3. 1016 Ultraviolet 10-8
3. 1015 10-7
3. 1014 Lumière visible 10-6 Ondes optiques
Infrarouge
12
3. 10 10-4
3. 1011 10-3
Ondes radioélectriques
3. 108 1
3. 104 104
3. 10 Audiofréquences
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- Aspect ondulatoire correspond aux rayonnements électromagnétiques des fréquences
relativement faibles (inférieures à 3 THz), ils sont appelés ondes hertziennes et
relèvent généralement du domaine de la radioélectricité. Ces ondes sont utilisées en
télécommunications pour transmettre les signaux de tout genre.
N.B.
Les ondes radios sont des rayonnements non ionisants ; tandis que les radiations radioactives constituent en émission de particules ionisantes pouvant
briser les liaisons chimiques et altérer directement les brins d’ADN des cellules. Dans le spectre OEM, les rayonnements ionisants sont ceux dont la
fréquence est supérieure à celle de l’ultraviolet, comme, par exemple : les rayons gamma, rayons beta, etc.
2°) L’électron d’un atome d’hydrogène passe de la 3ème orbite à la seconde, sachant que la
différence d’énergies entre ces deux niveaux est de 1,7 eV, on demande la fréquence en
Hz et la longueur d’onde en Angstrom de ce rayonnement.
3°) Un électron d’hydrogène est soumis à une vitesse 2,7.106 m/s, déterminer si cet
électron possède une énergie cinétique suffisante pour :
4°) A quelle vitesse un électron doit-il traverser une lampe à vapeur de sodium pour
produire la radiation jaune de sodium dont la longueur d’onde est de 5893 A° ?
5°) Calculer l’intensité de la force d’attraction entre deux petites sphères, qui portent des
charges des signes contraires de 0,4 µC et se trouvent à une distance de 0,10 cm.
6°) A quelle distance doivent se trouver les centres de deux conducteurs sphériques qui
portent des charges de 10-4C et de 3.10-3 pour qu’elles se repoussent avec une force de
27 N.
7°) Calculer la force de répulsion qui exerce une charge de 0,1 coulomb sur une charge de
même valeur qui se trouve à une distance de 100 mètres dans l’air.
8°) La charge électrique d’un électron étant de 1,6.10-19 C, quelle est la force répulsive
entre deux électrons libres qui se trouvent à 1 nanomètre l’un de l’autre.
9°) Deux boules qui possèdent des charges identiques à 10 cm l’une de l’autre se
repoussent avec une force de 9.10-3N. Quelle est leur charge en micro-coulomb.
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10°) Une charge X de 5µC, se trouve en ligne droite dans l’air entre deux autres charges Y
et Z de même signe : Y =2 µC et Z = 3µC. Si XY = 20 cm et XZ = 30 cm, que vaut la
force résultante que subit X ?
11) Quelle doit être l’intensité d’un champ électrique pour qu’il exerce sur un ion de
charge de 1,6.10-19C et de masse 32.10-26 Kg. Une force égale au poids de cet ion. (g =
10m/s) ?
12) Quelle énergie faut t –il dépenser pour rapprocher à 12 cm deux électrons
primitivement séparés de 20 cm dans le vide ?
13) Deux charges ponctuelles égales sont placées dans le vide à 10 cm l’une de l’autre ;
elles repoussent avec une force de 5N. A quelle distance se repoussent-elles avec une
force de 10N ?
*****
Chapitre III
ETUDE DES MATERIAUX
3.1. IMPORTANCE & CLASSIFICATION
Les matériaux sont généralement des solides utilisés par l’homme pour la
fabrication d’objets qui constituent le support de son cadre de vie. Ils jouent un rôle
essentiel dans notre société. Tout progrès technologique important est, dans bien des cas,
conditionné par l’évolution des propriétés des matériaux existants ou par l’apparition de
nouveaux matériaux. Les matériaux apparaissent aussi dans notre corps pour renforcer ou
se substituer à nos biomatériaux endommagés. Ils sont aussi indispensables à notre
environnement qu’à la nourriture, à l’énergie et à l’information.
Pour mettre en mouvement ces charges électriques dans une direction donnée, il est
nécessaire d’appliquer un champ électrique E aux bornes du conducteur. En appliquant le
potentiel électrique V1 et le potentiel V2 à ces deux bornes, on crée une différence de
potentiel (d.d.p) qui met les électrons en mouvement. La valeur de la différence de
potentiel est appelée la tension U, et son unité est le volt (V).
V2 – V1
U
V2 conducteur V1
M : indique la référence de potentiel nulle, appelée la masse, par rapport à laquelle sont définis les
potentiels V1 et V2. U = V2 – V1 U : tension électrique, force avec laquelle les électrons sont excités.
Exemple : pompe à vélo, vases communicantes. La tension est donc associée à une force: la force électro-
motrice (f.e.m.).
En hydraulique, l'eau qui circule dans un tuyau, possède une certaine pression ('est la tension électrique) un
certain débit qui est fonction du diamètre du tuyau, c'est l'intensité électrique du courant. Quant au robinet
situé au bout, il s'oppose au possage de l'eau et permet de réguler le flux, c'est la résistance.
Energie électrique (ou Travail) en joule, si l’on déplace la charge d’un pont (1) à un autre
(2) vaut :
We = q. (V2 – V1)
U : tension électrique
L’intensité d’un courant électrique I (en ampère) est la quantité d’électricité q (en
coulomb) traversant un conducteur par seconde : I = q/t avec q = n.e
Les électrons seront attirés par le pôle positif de la source et repoussés par le pôle négatif.
Ce déplacement ordonné d’électrons qui en résulte constitue le courant électrique.
Ag Fe Ge Verre Quartz
En 1841, Joule établit les lois de l'effet thermique. Si l’on établit une
d.d.p. très élevée entre les deux extrémités du métal, l’énergie cinétique communiquée
aux électrons libres devient très importante ; ceux-ci se déplacent en grande vitesse non
pas en ligne droite mais en zigzag et heurtent violemment les atomes (ions) du métal et
leur énergie cinétique se transforme en énergie calorifique. Ce qui se traduit
extérieurement par l’effet Joules suivant les relations ci-après :
Epaisseur de peau : σ = 1/ √ π. δ. µ. f
Application
Les métaux (cuivre étamé, aluminium, argent, ...) sont utilisés pour les
pistes de circuits imprimés pour les câblages et pour tout ce qui nécessite des contacts
(bornes, pattes des composants, ...). Quant à l'étain, c'est métal idéal pour souder le
cuivre.
Ils sont constitués généralement par des éléments (non métaux) situés à
droite du tableau du Mendeleïev (exemple : oxygène, azote, fluor, …). Ils ont la propriété
de s’opposer au passage du courant électrique. Ils sont caractérisés par :
- une grande résistivité électrique,
- l’énergie d’ionisation est très élevée,
- une bande interdite très large (pas d’électrons libres).
Le quartz est un cristal de roche naturel de silice. Lorsqu’une lame de quartz subit une
déformation, ses faces se couvrent de charges électriques de signes contraires. La
différence de potentiel ainsi créée est d’autant plus élevée que la déformation est
importante. Ce phénomène est appelé piézo-électricité. Il permet d’obtenir une conversion
mécanique-électrique.
- Les SC-I : dans les quels les porteurs de charge sont des ions. Ce phénomène est
assimilable à l’électrolyse.
- Les SC-E : Ici, les porteurs de charge sont les électrons ou les trous. Il existe des
SC-E simples (carbone, germanium, silicium), et des SC-E composés (arséniure de
gallium, carbone de silicium, sulfure de cadmium, oxyde de germanium).
Les SC-E peuvent être de deux natures : intrinsèque (SCE-I) ou extrinsèque (SCE-E).
- Résistivité
Pour un corps conducteur (métal), la résistivité croît avec la température suivant
une loi linéaire (Une lampe à incandescence à filament métallique a une résistance 10 fois
plus grande en service qu’à froid). Tandis que pour un semi-conducteur, elle diminue
quand la température augmente suivant une loi exponentielle. Les SC-E ont un coefficient
de température négatif c'est-à-dire ils sont plus conducteurs à chaud qu’à froid.
ρ
ρt = ρo (1+ ά∆t)
t°
Exemple : une lampe à incandescence à filament métallique a une résistance environ 10 fois plus grande en
service qu’à froid.
- Photoconductivité :
Un semi-conducteur éclairé voit sa résistance diminuer suivant une loi exponentielle.
Eclairement
- Redressement
Les SC-E offrent une résistance faible au passage de courant électrique dans un
seul sens et élevée dans l’autre sens.
- Structure atomique
Du point de vue structure atomique, les SC-E possèdent une bande interdite
étroite et une bande de conduction vide (à basse température).
Considérons un atome d’un élément SC-E tel que le germanium (Ge), cet atome
comprend un noyau autour duquel gravitent sur les quatre orbites 32 électrons. Chaque
couche comprend 2n2 électrons, sauf la couche périphérique qui a quatre électrons
(électrons de valence) et elle n’est donc pas saturée.
Ge Ge
L’atome de « Ge » est instable puisque n’ayant que quatre électrons sur sa couche
de valence. Pour qu’il soit stable, cet atome va chercher à compléter sa
couche périphérique pour réaliser l’octet; ainsi doit-il emprunter quatre électrons qui lui
manquent à l’atome voisin du cristal et cédant en même temps les siens à l’autre atome
qui en a aussi besoin. Donc, les atomes adjacents mettent en commun des électrons pour
réaliser des liaisons par paire, dites liaisons covalentes homo polaires. Ces liaisons
maintiennent les atomes très fortement unis les uns des autres et leurs donnent la
stabilité, car chaque atome se comporte comme s’il avait 8 électrons sur sa couche
périphérique.
Un cristal semi-conducteur est dit intrinsèque lorsqu’il n’a aucun atome étranger dans son
sein, c'est-à-dire il est pur. A la température de 0° K, il n’y a pas de porteurs de charges
libres (électrons), il se comporte comme un isolant.
Si l’on veut en faire un conducteur, il faut lui fournir de l’énergie, soit thermique, soit
lumineuse ou encore lui ajouter de très petites quantités d’impureté pour créer un nombre
suffisant de porteurs de charges ; dans ce dernier cas, on dit qu’on a un semi-conducteur
extrinsèque.
Impureté : qualifie un atome d’un corps étranger que l’on introduit dans le réseau cristallin
d’un semi-conducteur afin de le doper.
* Conductibilité intrinsèque.
G G G G
G G G G
Chaque fois qu’une liaison covalente est brisée, une charge négative (électron) est libérée
et une charge positive (trou) est engendrée simultanément. Ce procédé est appelé
génération thermique des pairs électrons -trous.
Si on applique une tension électrique aux bornes de ce cristal à SCE-I, les électrons libres
se dirigeront vers le pôle positif de la source tandis que les trous voyageront en sens
inverse vers le pôle négatif. Un courant électrique circulera donc, formé par deux types de
charges. Cette conductibilité du courant électrique est due au semi-conducteur lui-même ;
d’où l’appellation de semi-conducteur électronique intrinsèque (SCE-I).
REMARQUE
- L’apparition d’un électron libre se traduit simultanément par l’apparition d’un trou et
le risque de recombinaison est grand.
* SC-E du type N.
G G G G
G A G G
G G G G
A la température ambiante, l’agitation thermique est suffisante pour éloigner cet électron
de son atome. L’atome « d’As » devient ion positif et l’électron libre participe à la
conduction électrique. Un tel atome est dit « donneur » et le cristal dopé avec une telle
* SC-E du type P.
Les principales impuretés du groupe III sont du type trivalent comme : le bore (B), le
Gallium (Ga), l’aluminium (Al), l’indium (In), etc.
Supposons qu’à la place de l’arsenic « Ar », nous aurions introduit le bore « B » ; le bore
mettra en commun ses 3 électrons de sa couche périphérique avec des électrons des
atomes de « Ge » voisins. Puisqu’il n’a que 3 électrons, une des liaisons ne sera pas
réalisée. L’électron manquant pourra être considéré comme une charge positive en trop
(une lacune d’électron) ou comme un trou dans le cristal. Donc, chaque introduction d’un
atome de bore dans le cristal, engendrera un trou.
Lorsqu’un électron voisin d’un atome de « Ge » comble ce trou, il laissera derrière lui un
nouveau trou. L’atome de « B » ayant capté ou accepté l’électron supplémentaire devient
un ion négatif (anion) et l’emplacement où vient l’électron devient un trou capable de
participer à la conduction électrique.
La conductibilité vaut :
δ = q. Cp. พp avec Cn <<<< Cp
G G G G
G B G G
G G G G
Ces semi-conducteurs des différents types seront associés ensemble pour la fabrication
des résistances variables (non linéaires) et des composants actifs utilisés en électronique,
tels que : des diodes, des diacs, transistors, des thyristors, des triacs, circuits intégrés, …
3.5. EXERCICES D’APPLICATION.
1°) Les matériaux dont les atomes ont une orbite externe très incomplète sont-ils
conducteurs ou isolants ? Justifiez votre réponse ?
2°) Une lampe à incandescente à filament métallique a une résistance plus grande en
service qu’en froid ? Vrai ou Faux, justifier votre réponse ?
3°) Entre le sol et un nuage existe une d.d.p de 3 millions volts. Déterminer l’énergie
dissipée quand une charge de 20C passe du nuage au sol dans un coup de foudre ?
Réponse : We = 6.107 J.
4°) Quelle est la tension qu’il faut appliquer pour pouvoir accélérer un ion de charge
1,6.10-19C et de masse de 2.10-26 Kg à une vitesse de 106 m/s ? Réponse : 62500 V.
6°) Calculer le travail et la puissance nécessaires pour transporter une charge de 96000 C
en 10 minutes entre deux points dont la tension est égale à 220V ?
Réponses : W = 192.105J et P = 32 KW.
7°) En sachant qu’un électron a une charge de 1,6.10-19C, combien d’électrons passent
par un fil en 2 minutes, si l’intensité du courant est 2A ? Réponse : nbre d’és = 15.1020
électrons.
8°) Une lampe de 2A fonctionne chaque jour environ 5 heures. Quelle quantité d’électricité
aura t-elle consommé à la fin d’un mois ? Réponse : 1.080.000C.
9°) Un fil de cuivre de diamètre 1 mm est traversé par une intensité de 2A. Sachant que la
concentration en électron est de 8,45.1028 électrons/m3.
- Quelle sera sa résistivité s’il est dopé par un élément donneur à raison d’un atome
d’impureté pour 108 atomes de « Ge ». Sa masse atomique est de 72,6 gr et sa
masse volumique est 5,36 gr/cm ? Réponse : ρ = 3,9 µΩcm.
12°) Calculer la mobilité des électrons dans un fil d’aluminium de résistivité égale à 3,44
µΩm2/m pour une concentration en électrons libres de 1,806 x 1023 électrons/m3.
13°) Soit un fil d’aluminium de masse atomique 27 gr, de densité 2,7 gr/cm 103 et de
résistivité égale à 3,44 µΩm2/m. calculer :
• La concentration en électron libre sachant que l’aluminium est trivalent ?
• La mobilité des électrons libres ?
Chapitre IV
NOTIONS GENERALES
D'ELECTRICITE
3.1. GENERALITES
- L’électrostatique : est la branche de la physique qui traite des forces produites par
une distribution statique de charges. C’est une étude des champs électriques en
Ir. Papy Mukanda Notes du cours d’ Electronique Générale Edition 2010
équilibre. Les lois de l’électrostatique sont établies par COULOMB et FARADAY en
1785.
• Formes d’énergie
Un corps possède de l’énergie s‘il est capable d’effectuer un travail. Dans la vie
courante, l’énergie se présente sous plusieurs formes :
- Energie calorifique, est obtenue par la combustion de quelque chose qui chauffe, le
bois,
- Energie lumineuse, un filament porté à haute température émet des rayons lumineux.
Exemple lampe électrique à incandescence.
- Energie nucléaire, obtenue par fission ou fusion nucléaire. Elle est exploitée dans les
bombes atomiques et les centrales nucléaires.
N.B. Créer de l’énergie et détruire de l’énergie sont totalement impossibles. C’est la loi de la conservation de
l’énergie. La quantité d’énergie ne peut être modifiée, seule sa forme peut l’être. Cela se fait dans les
transformateurs d’énergie.
Les centrales se distinguent par la façon de mouvoir la turbine. Cela se fait par :
de l’eau dans les centrales hydroélectriques ou hydrauliques ;
la vapeur issue de la combustion de carburants dans les centrales thermiques ;
la température dégagée par fission nucléaire des matériaux radioactifs dans les
centrales nucléaires ;
le vent dans les centrales éoliennes.
Dans la centrale hydroélectrique, la turbine est à eau. Par des conduites forcées, l’eau
d’un lac ou d’un fleuve de barrage soumise à haute pression suite à la différence de
niveau, se jette sur les aubes de la turbine qui se met en mouvement. La génératrice, qui
est accouplée mécaniquement à la turbine, transforme l’énergie mécanique en énergie
électrique.
L’énergie électrique produite dans une centrale est transportée en haute tension au moyen
des transformateurs et des câbles appropriés vers les endroits de consommation
(industries diverses, habitation, …).
Inconvénients
L’énergie électrique est très dangereuse (élocution, incendie) ;
Impossibilité de stocker l’énergie électrique en grande quantité ;
I
I = U/R
+ I (A)
U R
-
t (s)
L’intensité du courant électrique « I » s’exprime en ampères (A). Elle exprime une quantité
d’électricité qui passe chaque seconde dans un circuit électrique : I = q/t. Elle peut être
comparée au débit d’eau, en litres par seconde, d’une conduite.
Les dynamos, les accumulateurs (batteries), les piles, les redresseurs, les panneaux
solaires sont des générateurs de courant continu. Parmi les applications du courant
électrique, on peut citer :
- L’alimentation des appareils électroniques ;
Ir. Papy Mukanda Notes du cours d’ Electronique Générale Edition 2010
- La soudure à l’arc ;
- La traction électrique ;
- Le transport de l’énergie électrique sur une longue distance (cas de la ligne HT Inga
- Kolwezi).
i(A)
Imax
F = 1/T T : période en secondes
alternance positive
t
i = I(t) = Imax. Sin(ωt + Ф)
Avec : T = 1/F
- Pulsation : ω= 2.П.F alternance négative
- Intensité maximale : Im (Amplitude)
- Phase à l’origine : Ф
- Intensité instantanée : i ou I(t)
Alternance positive est la partie de la courbe pendant laquelle les valeurs instantanées du
courant sont supérieures à zéro. L’alternance négative correspond aux valeurs inférieures
à zéro.
3.2.1. Classification
N.B.
• Pour qu’un courant électrique circule dans un circuit électrique, il faut une pression électrique
qu’on appelle : « force électromotrice». Elle exprime la différence de potentiel (d.d.p) aux bornes
d’un générateur électrique. Elle équivaut à une tension électrique et est comparable à la pression de
l’eau dans une conduite, une pression due à une différence de niveau (hauteur). Elle s’exprime en
volts (V).
• Un générateur maintient à ses bornes, un défaut ou déficit d’électrons d’une part (borne
positive), et un excès ou gain d’électrons d’autre part (borne négative). Les deux pôles se
différentient donc par leur charge respectivement d’électrons et l’on dit qu’il existe entre eux, une
différence de potentiel ou une f.é.m (tension électrique).
Si la f.é.m (tension électrique) produite par un générateur est invariable dans le temps
(sa caractéristique est une droite rectiligne), on parle de régime continu. Si la tension
est variable, donc alternative, de forme sinusoïdale, comme celle issue du secteur SNEL,
on parle de régime alternatif, ou sinusoïdal.
- Récepteur actif : s'il convertit autrement l’énergie électrique (en énergie lumineuse,
par exemple). Une ampoule, une DEL (Diode Electro-Luminescente), un petit
moteur à courant continu, sont des récepteurs actifs.
N.B. : Une résistance morte est une résistance dans laquelle la puissance électrique y
totalement dissipe sous forme de chaleur par effet joule.
3.3.1. Terminologie
• Circuit électrique
Un est réseau constitué au moins d’un générateur électrique, d’un récepteur électrique
et des fils conducteurs
VAB = VD
• Quadripôle
Composant à quatre bornes dont deux bornes pour l’entrée et deux
autres pour la sortie. Exemple d’un quadripôle : un amplificateur, un
transformateur, etc. …
i1 i2
U1 Q U2
1. LOI DE NOEUD
LOI DE MAILLE
C'est une généralisation de la loi d'Ohm à tous les dipôles, résistifs ou non.
L'impédance s'exprime en Ohm (Ω)
L'impédance d'un dipôle résistif est égale à sa résistance.
Pour la quasi-totalité des dipôles réels l'impédance est une fonction de la fréquence du
régime sinusoïdal.
• Lampe électrique
• Fer à repasser
3.5. TRAVAUX DIRIGES
2. Quelle transformation d’énergie a lieu dans les appareils suivants : un rasoir ; une
foreuse, un grille-pain, une lampe à incandescence, une magnéto (dynamo pour
vélo) ?
7. Quelle transformation d’énergie a lieu dans les appareils suivants : un rasoir ; une
foreuse, un grille-pain, une lampe à incandescence, une magnéto (dynamo pour
vélo) ?
10. Quelles sont les différences entre le courant continu et le courant alternatif ?
R1=10 Ω R3=5 Ω
R2 = 2 Ω R4=15 Ω
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13. Trois récepteurs R1, R2 et R3 en série sont soumis à une tension U. La chute de
tension aux bornes de R1 est de 20V, la puissance dissipée dans R2 est de 25 W et
R3 a une résistance de 2 Ω. Déterminer la tension U si le courant dans le circuit
vaut 5A ? Rép./ U=35V.
14. Une lampe à arc fonctionne avec 40V DC à ses bornes. Quelle est la résistance
faut – t il ajouter à cette lampe de 5A pour la monter sur 110V DC. Rép./ 14Ω.
15. Deux sources de tension constante débitent dans le circuit ci-après, un courant I.
Déterminer la puissance fournie par chaque source du circuit ? Rép/ P1=75W;
P2=15W.
R1 = 4 Ω
R3=7,6Ω
R2 = 6 Ω
U1=25V U2=5V
P1=? P2=?
17. Dans un circuit électrique d’une cuisine sont branchés en dérivation un fer à
repasser de 600 W et un réchaud électrique de puissance inconnue ; les deux
appareils sont traversés lorsqu’ils sont soumis à une tension de 240 V par un
courant de 7,5 A. Quelle est la puissance du réchaud électrique ? Rép. Pr =
1200W.
R1=10Ω
R4=2Ω
R2=5 Ω
R3=10 Ω
U=?
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19. La tension électrique V= 43V est appliquée entre les points A et B du montage ci-
dessous. Sachant que : R1 = 5 Ω ; R2 = 2Ω ; R3 = 7 Ω; R4 = 6 Ω,
Déterminer :
a) le courant qui traverse la banche des résistances R2 et R3.
b) la puissance électrique dissipée dans la résistance R4.
I2 = ? R2 R3
R1
A B
R4
P=?
20. Déterminer le courant dans chaque dérivation et dans le circuit principal dans le
circuit ci-contre. Rép/ I1 = 30A ; I2=12A ; I3=10A ; I = 52A.
R1=2Ω
R3=5 Ω
R3=6 Ω
U=60V
R1=6 Ω R3=3 Ω
R2=6 Ω
A B
R4=12 Ω
22. Trouver la tension électrique entre les points A et B sachant que le courant dans le circuit
principal vaut 10A. Rép/ V=180V
R1=6 Ω
I=10A R3=3 Ω
A
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R2=6 Ω
B
R4=12 Ω
23. Deux récepteurs montés en parallèle ont une résistance équivalente Re=10/3Ω.
Quant un courant électrique circule dans le circuit, il se partage entre les deux
récepteurs R1 et R2 dans le rapport de 2 à 1. Déterminer les valeurs des
résistances des ces deux récepteurs électriques ? Rép/ R1=5Ω et R2=10Ω.
4.I GENERALITES
- Les composants passifs : éléments électriques fabriqués sur base des matériaux
conducteurs et isolants. Exemple : résistances, condensateurs, inductances,
transformateurs, etc. ;
Loi de Pouillet : R = ρ . L
S
R : résistance en ohms (Ω) ;
ρ : résistivité en Ωm ;
L : longueur en m ;
S : section ou surface du matériau (m2).
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Concept physique
La résistance est une grandeur physique mesurée entre deux points qui caractérise la
propriété qu’à un matériau électrique de s’opposer au passage du circuit électrique. Un
isolant présente une forte résistance par contre un conducteur présente une faible
résistance. En pratique, on considère qu’un circuit ouvert présente une « résistance
infinie » puisque le courant ne peut plus passer. Cependant, on considère que les
conducteurs d’un circuit ont une « résistance nulle » puisque le courant électrique peut
circuler librement.
La résistance est un dipôle capable de recevoir une puissance électrique provenant d’un
générateur. Elle ne stocke pas d'énergie, mais la dissipe sous forme de pertes thermiques.
Le concept électrique de résistance est défini comme le rapport de la tension électrique
sur l’intensité du courant qui le traverse (Loi d’ohm).
Loi d’OHM
I I (A) R(Ω)
U U(V)
La résistance (R) s’exprime en ohm (Ω) et se mesure à l’aide d’un appareil appelé
« ohmmètre » (Ωm). Son inverse est appelé « conductance » (G) et s’exprime en siemens
(s) ou en Ω-1. G = 1/R
Application
1) Valeur nominale : Valeur ohmique marquée sur le corps de la résistance. Cette valeur
peut être marquée à l’aide des chiffres (marquage en clair) ou à l’aide d’un code de
couleurs dont la disposition conventionnelle ci-après :
A B C D
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Code de couleurs :
La valeur ohmique : R = AB x 10 C ± D % ( Ω )
P = R x i 2 = U2/R
Rt = Ro.(1 + α.∆t)
Rt : résistance à une température finale t
Ro : résistance à une température initiale t0
α : coefficient de température
∆t : différence entre la température finale et la température initiale (∆t = t – t0).
N.B.
- Phrase mnémotechnique : pour se souvenir de l’ordre des couleurs :
« Ne Manger Rien On Jeune, Voila Bien Votre Bêtise ».
- Strap : petit fil de pontage à résistance presque nulle.
4.2.3. Classification.
c) les résistances variables (résistances non linéaires) : elles sont obtenues à l’aide
des matériaux semi-conducteurs.
Thermistances (CTN ou CTP) : résistances dont la valeur ohmique varie en fonction de
la température ;
Varistances : résistances qui dépendent de la tension à leurs bornes ;
Magnétorésistances (champ magnétique) ;
Photo résistances (LDR : Light Dependant Resistor) : varient avec l’éclairement ;
Piezo-résistances (contraintes mécaniques), etc.
Lorsque deux ou plusieurs résistances sont associées en série, elles forment un dipôle
dont la résistance totale (dite "équivalente") est la somme algébrique des résistances
individuelles.
Le courant n'ayant qu'un seul chemin, il est "obligé", si on peut dire, de passer
successivement à travers toutes les résistances qu'il rencontre. Celles-ci s'additionnent.
2. Réalisation
l +q
d S -q
-
Dans tout condensateur, le rapport q/U est constant quels que soient U et Q. Ce
rapport C = q/U est appelé capacité d’un condensateur.
• Paramètres caractéristiques
Valeur de la capacité ;
Constante diélectrique ;
Résistance d’isolement ;
Tension de service ;
Tension de claquage ;
Constante de temps : R.C. ;
Coefficient de température.
l
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N.B. : Pour qu’un condensateur ait une forte capacité, il faut qu’il ait une grande surface S de contact des
armatures et une faible distance d et un diélectrique à forte permittivité ou constante diélectrique ε.
Permittivité relative (εr) des certains matériaux
Alumine : 4,5 à 8,5
Air : 1
Mica : 6 à 9
Verre : 5 à 12
Plastique : 2 à 5.
Wc = 1.C.U2 = 1.q.U = q2
2 2 2C
I Ve
R I=Ve/R Uc
+
Ve C Uc
Ic
0 RT RP
Si t = 0, Uc = 0 I = Ve (condensateur = court circuit) RT : régime transitoire
Rp
Ls : inductance provenant de la fabrication
Rs : résistance de connexion des armatures et des caractéristiques du diélectrique
Rp : résistance d’isolement entre armatures (elle doit être élevée)
L’emploi d’un condensateur est limité par les fréquences de résonance électrique au-delà de laquelle il
devient inductif.
On distingue :
1) les condensateurs à capacité fixe : divers modèles des condensateurs fixes existent
à cause de leur principe de fabrication ; ils se diffèrent par le milieu isolant (diélectrique)
séparant les deux armatures.
Symbole :
Xc = 1 .
ω.C avec ω = 2 π F
Ce : capacité équivalente
En série :
1 = 1 + 1 + ……
Ce C1 C2
En parallèle : Ce = C1 + C2 + ……
Magnétisme
Aimant
Un aimant est un métal dur qui attire des particules de fer (non aimanté) et quelques
métaux ; un état que l’on caractérise par le terme de magnétisme se manifeste dans
l’espace qui entoure l’aimant. Un aimant suspendu de façon à pouvoir s’orienter librement
prend la direction géographique Nord – Sud ; d’où l’existence du pôle Nord à l’un des
extrémités de l’aimant et du pôle sud à l’autre des extrémités. Les pôles de même nom se
repoussent et des pôles contraires s’attirent.
N S
L’état magnétique en un point du champ H est défini par l’induction magnétique B liée au
flux magnétique Ø.
β = µ.H
avec : µ = µo . µr
µ : perméabilité magnétique.
µo : perméabilité magnétique du vide ou de l’air µ = 4.П.10-7
µr : perméabilité magnétique relative(perméabilité magnétique du milieu considéré).
β = Φ/S
Tout fil conducteur parcouru par un courant électrique s’entoure d’un champ magnétique.
Sens du champ : - règle de la vis : une vis placée dans l’axe du conducteur et se
déplaçant en direction du courant, tourne dans le m^me sens que les lignes de force.
B l
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- règle de la main droite : en entourant le conducteur avec les quatre
derniers doigts de la main (sens de l’induction magnétique B), le
pouce étant allongé sur le conducteur (sens du courant I),
I
- règle d’ampère : voir le bonhomme d’ampère.
a) Cas d’un courant rectiligne (fil vertical ou horizontal) : les lignes du champ sont des
cercles concentriques au fil.
La grandeur du champ magnétique H en point est caractérisée par le
vecteur d’induction magnétique B (induction magnétique ou densité
du flux magnétique)
H = I/l
I
B H = n.I (A/m)
l
l B = µ.H
B = µ.n.I (tesla)
I
Les champs magnétiques de toutes les spires s’additionnent pour constituer un seul
champ magnétique intense. La bobine agit alors comme un fort aimant droit. Le pôle N se
trouve du côté où sortent les lignes de force. C’est ce qu’on appelle un « électro-aimant ».
Ø = [Link] θ
N
θ = angle formé par B avec la normale N à la surface S.
S
Force électromagnétique
Elle est perpendiculaire au plan défini par le courant I et le vecteur d’induction B :
Fem = [Link]α
WL = ½ L.i2
i1 i2
L(t) = Φ(t)
i(t)
u(t)= - L. dΦ
dt
La grandeur de « u(t) » dépend de la vitesse de variation du flux Ø.
Symbole L
i1 Φ i2
U1 L1 L2 U2
• Les bobinages à haute fréquence (bobinage en nid d’abeille, à noyau ferrite, en pot
fermé …).
Symbole
* En parallèle : 1 = 1 + 1 + ……..
Le L1 L2
* En série : Le = L1 + L2 + ….
1°) Un condensateur plan de capacité 10-3 µF est porté pendant 0,02 secondes au
potentiel de 1,7 Kv. Quelle est la puissance moyenne mise en jeu ?
Réponse : 7.10-2 w.
3°) Calculer la capacité d’un condensateur à isolant au mica comprenant 150 feuilles
d’étain de 125 cm2. L’épaisseur du mica est de 0,25 mm et εr = 8 ?
Réponse : 5,31.10-7 F.
4°) La résistivité du cuivre est de 16 µΩm, celle de l’aluminium est de 26 µΩm. On désire
remplacer un fil de cuivre de 1,2 mm de diamètre par un fil d’aluminium sans modifier la
résistance électrique de ligne. Calculer le diamètre du fil d’aluminium à employer ?
Réponse : d al = 1,52 mm.
5°) On coupe en deux morceaux d’égales longueurs, un fil de résistance R. On tord les
deux morceaux ensembles ; quelle est la résistance du conducteur ainsi formé ?
Réponse : Re = R/4.
7°) a) Quels sont les courants et les tensions aux bornes des différentes résistances
(R1 = R2 = R3 = R4 = 1 KΩ) du montage ci-après, à l’instant où l’on ferme l’interrupteur
K ? Sachant que les condensateurs (C1 = C2 = 25µF) sont préalablement entièrement
déchargés. b) Que deviennent ces courants et ces tensions au bout d’un temps
suffisamment long pour que Ces condensateurs atteints leurs charges limites ?
I1 R1
I2 I5
K R2 C1
I4
+ I3
U=15V C2
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- R3 R4
8°) Quelle est la tension aux bornes d’une résistance de 6 ohms, sachant que 360
coulombs la traversent en 10 minutes ? Réponse : U = 3,6V.
9°) Un câble électrique présente une résistance de 0,2 ohms par Km. Déterminer la chute
de tension sur 200 m, lorsque le fil est parcouru par un courant de 100 A.
Réponse : U = 4V.
10°) Une ligne électrique présente une chute de tension de 1 V sur 1 Km, quand elle est
parcourue par un courant de 1000 A. Quelle est la résistance par mètre ?
Réponse : R = 10-6 ohms/mètre.
11°) Le primaire d’un transfo est alimenté par une intensité de 0,1 A sous une tension de
220VAC et comporte 3612 spires. Dans le secondaire, on obtient une tension efficace de
10V. Trouver le nombre de spires du secondaire et la puissance du transformateur ?
Réponse : Ns = 172 spires ; P = 21 W.
12°) Un solénoïde de 40 cm de long avec 1600 spires est parcouru par un courant de 3A.
Déterminer le champ magnétique au centre du solénoïde ? Réponse : H = 12.000 A/m.
14°) Selon la fabrication, une résistance réglable destinée à fonctionner en rhéostat peut
également servir de potentiomètre, mais l’inverse n’est pas toujours valable ? Vrai ou
faux ? Justifier votre réponse.
15°) Un solénoïde de 40 cm de long avec 1600 spires est parcouru par un courant de 3A.
Déterminer le champ magnétique au centre du solénoïde ? Réponse : H = 12.000 A/m.
16°) On a dans un circuit avec aux bornes une tension de 100V, deux résistances de 10 et
20 Ω. Quelle résistance faut –t il ajouter en série pour que l’intensité du courant soit de
1A. Rép. : R = 60 Ω.
17°) Dans un circuit on relie à une batterie de 12V, trois résistances en dérivation. Si le
courant principal est de 3A et les deux premières résistances de 10 Ω et 12 Ω, quelle est la
troisième résistance ? Rép. R3 = 15 Ω.
18) Deux appareils, l’un de 1200W et l’autre de puissance inconnue sont branchés en
parallèle. Si la résistance totale du circuit vaut 36 Ω pour une tension de 240V, quelle est
la puissance du second appareil ? Rép. P2 = 400W.
19)Une bobine de 10 cm de long et de rayon 2 cm comporte 200 spires. Elle est parcourue
par un courant de 6A.
Calculer :
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- l’intensité du champ magnétique au centre de la bobine.
- l’induction magnétique
- le flux magnétique à travers les spires.
• On dispose de 31,4 m de fil et on veut faire une série de 200 spires.
Chapitre VI
DIODES A JONCTION
5.1. GENERALITES
Une diode à jonction est créée en associant un substrat (cristal) riche en électrons libres
(semi-conducteur type N, métal) à un substrat (cristal) déficitaire en électrons (semi-
conducteur type P, trous majoritaires); la zone de contact de ces deux éléments ainsi
formée constitue une jonction PN.
Type P Type N
+-++++ ------+
+ + - + + + -------
++++-+ -+--+-
Jonction PN
Répartition des charges avant la diffusion
Aux premiers instants, à la suite de l’agitation thermique dans ce bloc, les
électrons libres plus nombreux dans la zone N diffusent vers la zone P, et les trous plus
nombreux dans la zone P diffusent vers la zone N ; c’est le phénomène de diffusion.
Les porteurs de charge situés près de la jonction passent d’une zone à une autre
facilement, car ils sont pourvus d’énergie suffisante que ceux qui sont éloignés de la
jonction.
La zone du type P proche de la jonction se charge de plus en plus négativement
puisqu’elle perd des trous et gagne des électrons ; il en est de même de la zone du type N
proche de la jonction qui se charge positivement en perdant des électrons au profit des
trous.
BP
Type P Type N
+++++- - +-- - - -
++++ + - +----
+++++- - Ei +----
5.1.3. Symbole
A K
anode cathode
sens du courant
SCE-P SCE-N
A ++++++++-- ++------------ K
+++++++---- ++------------
++++++++-- -++-----------
Id + -
Zone
SC-P BP SC-N
A +++++-- ++------- K
+++++-- ++ ------
+++++--- -
- + Iinv
U
Le nombre de porteurs majoritaires qui franchissent la barrière de potentiel
est diminué, car la largeur de la BP a sensiblement augmenté à la suite de la tension
inverse appliquée et le courant est, par conséquent, très faible (d’ordre de microampères).
Ce courant dit « courant inverse » (iinv) est essentiellement dû aux porteurs minoritaires
dont l’intensité dépend beaucoup de la température. Sa limite s’appelle courant de
saturation (Is).
Iinv = Is . ( 1 - e-Wa/KT ) Is : courant qu’on aurait eu s’il n’y avait pas de BP.
Id Zone de conduction
Id R Ido
A
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+ P
U VR D
Vak
-Vak Vak
Vako
C B Us
Zone de claquage
Zone de blocage
-Id
5.3.1. Zone de conduction de la diode (A).
U = VR + VAK
U = [Link] + VAK Id = U – VAK
R
Pour déterminer les coordonnées de la droite dite « droite de charge statique », on
considère successivement :
Id = 0 Vak = U
Vak = 0 Id = U/R
La tension de seuil (Us) : est la tension minimale pour rendre la diode passante en
polarisation directe.
• Effet d’avalanche : l’effet zener est toujours suivi par un autre effet dynamique
d’ionisation par choc appelé : effet d’avalanche. Les porteurs minoritaires qui
traversent la barrière de potentiel reçoivent une énergie suffisante proportionnelle à la
tension inverse appliquée et sont accélérés par cette dernière. Par collision avec les
atomes du réseau, des nouveaux porteurs de charge sont libérés et sous l’action du
champ ils reçoivent aussi de l’énergie suffisante pour se mouvoir. Le phénomène
devient cumulatif et le courant inverse augmente excessivement jusqu’à la destruction
complète de la jonction.
Théoriquement pour simplifier les calculs dans l’étude des diodes, on est
conduit à considérer leur caractéristique idéalisée.
Id
Rd = 0
VAK
0
-VAK
Rdi = ∞
-Id
La diode idéale possède deux régimes de fonctionnement :
• si elle laisse passer le courant électrique, on dit qu’ elle est passante ;
• si elle ne laisse pas passer le courant, on dit qu’elle est bloquante.
Dans la BP, nous trouvons d’une part des charges négatives (électrons)
et d’autres part des trous et au milieu une zone appelée zone de deplexion qui se
comporte comme un diélectrique. D’où on peut assimiler une diode à un condensateur.
Diélectrique
P N
+++-- ++----
+------ +++--
+------ +------
5.4.1. Principe.
Ce phénomène très nuisible aux diodes ordinaires, a été mis à profit dans
la mise en œuvre des diodes zener où on ramène la tension de claquage à une valeur
admissible (basse), ce qui supprime le problème de la détérioration du composant et offre
l’avantage d’une tension constante aux bornes de la diode dite tension zener.
Polarisée en inverse, le comportement de la diode zener est identique à celui d’une diode
normale tant que l’on n’a pas encore atteint la tension de claquage. Le courant inverse Idzi
tend à zéro car la résistance inverse Rdzi est trop grande.
Lorsqu’on atteint la tension de claquage, le courant circulant dans la diode devient
brusquement élevé et la résistance inverse tend à s’annuler. La diode zener supportera
sans dommage ce courant si l’on ne dépasse pas une certaine valeur Idzimax qui
conditionne l’échauffement maximal admissible.
Symbole IdZ Zone de conduction
A
Vz
-Vakz Vakz
B Usz
Zone de blocage
La diode conductrice maintiendra alors à ses bornes une valeur de la tension inverse Vdzi
plus ou moins constante dite tension zener (Uz).
On appelle : Tension zener, la tension nécessaire, en polarisation inverse, pour rendre
conductrice une diode zener.
5.4.3. Utilisation.
U Dz
- Si la tension à réguler est supérieure à la tension zener d’une diode zener, il est
préférable d’utiliser plusieurs diodes en série plutôt qu’une seule.
Dz1 Dz3
Nick Holonyak Jr. (né en 1928) est le premier à avoir créé une diode à
spectre visible en 1962.
Une diode électroluminescente (également appelée DEL ou LED : light-emitting diode) est
un composant électronique capable d'émettre une onde lumineuse lorsqu'il est parcouru
par un courant électrique.
Une LED produit un rayonnement monochromatique incohérent à partir d'une
transformation d'énergie. Elle a un spectre d'émission continu et fait partie de la famille
des composants optoélectroniques.
La LED sert à réaliser des affichages numériques, alphanumériques et même semi-
analogiques. Sa consommation en courant est relativement faible.
C'est lors de la recombinaison d'un électron et d'un trou dans un semiconducteur qu'il y a
émission d'un photon. En effet, la transition d'un électron entre la bande de conduction et
la bande de valence peut se faire avec la conservation du vecteur d'onde . Elle est alors
radiative (émissive) et elle s'accompagne de l'émission d'un photon.
Dans une transition émissive, l'énergie du photon créé est donnée par la différence des
niveaux d'énergie avant (Ei) et après (Ef) la transition :
hν = Ei − Ef (eV)
Une diode électroluminescente est une jonction PN qui doit être polarisée en sens direct
lorsqu'on veut émettre de la lumière. La plupart des recombinaisons sont radiatives. La
face émettrice de la LED est la zone P car elle est la plus radiative.
Techniques de fabrication
La solution serait donc de partir d’une source alternative pour obtenir une
tension continue constante à grand débit de courant. Le principe classiquement le plus
répandu de conversion de la tension alternative en tension continue est décrit sur le
schéma ci-après :
1 2 3 4
AC DC
5.6.2. Redressement.