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Exercices sur les Espaces Complets

Ce document contient de nombreux exercices sur les espaces complets en topologie. Les exercices portent sur des propriétés d'espaces métriques et de Banach complets, l'application du théorème du point fixe, et la résolution d'équations intégrales de Fredholm.

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Exercices sur les Espaces Complets

Ce document contient de nombreux exercices sur les espaces complets en topologie. Les exercices portent sur des propriétés d'espaces métriques et de Banach complets, l'application du théorème du point fixe, et la résolution d'équations intégrales de Fredholm.

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Bibliothèque d’exercices Énoncés

Topologie Feuille n◦ 5

Espaces complets

Théorème de Baire
Exercice 1 À l’aide du théorème de Baire, montrer qu’un fermé dénombrable non vide X de
R a au moins un point isolé. Indication : on pourra considérer ωx = X \ {x}.
Que peut-on dire de l’ensemble de Cantor ?

Exercice 2 Soit f une application définie sur un espace métrique complet (X, d), à valeurs
réelles et semi-continue inférieurement. Montrer qu’il existe un ouvert non vide O sur lequel f
est majorée.
Application : soit (fn ) une suite de formes linéaires continues sur un Banach B, vérifiant
∀x ∈ B, sup |fn (x)| < ∞.
n

En utilisant ce qui précède, montrer que supn kfn k < ∞.

Exercice 3 On sait que l1 est inclus dans l2 (au fait pourquoi ?) mais n’est pas fermé dans l2
(re-pourquoi ?) ; on va montrer qu’il est de première catégorie dans l2 c.a.d. réunion dénombrable
de fermés d’intérieur vide (dans l2 ).
1. On considère pour chaque p > 1,
X
Fp = {(an ) ∈ l2 / |an | 6 p}

Montrer que Fp est fermé dans l2 et d’intérieur vide.


2. En déduire le résultat.

Espaces métriques complets, espaces de Banach


Exercice 4 L’espace (R, d) est-il complet si d est l’une des métriques suivantes ?
1. d(x, y) = |x3 − y 3 |.
2. d(x, y) = | exp(x) − exp(y)|.
3. d(x, y) = log(1 + |x − y|).

Exercice 5 On considère pour x, y ∈ R, d(x, y) = kf (x) − f (y)k, où f est une application
injective de R dans R2 . Montrer que cette distance est complète si et seulement si f est d’image
fermée dans R2 .

Exercice 6 On considère l’espace des fonctions continues X = C([a, b]).


1. Soit ω ∈ X une fonction qui ne s’annule pas sur [a, b]. Posons
dω (f, g) = sup |ω(t)(f (t) − g(t))| .
t∈[a,b]

L’espace (X, dω ) est-il complet ?

1
R1
2. Montrer que l’espace (X, k.k1 ) n’est pas complet (où kf k1 = 0
|f (t)| dt).
Exercice 7 Soit X = C 1 ([a, b]).
1. Est-ce un espace complet si on le muni de la norme uniforme k.k∞ ?
2. Considérons maintenant, pour f ∈ X, la norme
N (f ) = sup kf (t)k + sup kf 0 (t)k .
t∈[a,b] t∈[a,b]

L’espace (X, N ) est-il complet ?


Exercice 8 Soit X l’espace des suites réelles nulles à partir d’un certain rang, et soit

X |xk − yk |
ρ(x, y) = 2−k pour x, y ∈ X .
k=1
1 + |xk − yk |
1. Montrer que X n’est pas complet pour la métrique ρ.
2. Trouver un espace de suites Y tel que (Y, ρ) soit complet et tel que X soit dense dans Y .
3. Que donne l’exercice si on remplace ρ par la norme uniforme ?
P
Exercice 9 Soit E unP espace vectoriel normé. On dit qu’une série uk est normalement
convergente si la série kuk k est convergente. On veut démontrer que E est complet si et
seulement si toute série normalement convergente est convergente.
1. Soit (xn ) une suite de Cauchy de E ; montrer qu’on peut en extraire une sous-suite (xnk )
telle que la série de terme général uk = xnk+1 − xnk soit normalement convergente. En
déduire que si toute série normalement convergente est convergente, alors E est complet.
uk une série normalement convergente. On note Sn = nk=0 uk . Montrer que Sn
P P
2. Soit
est une suite de Cauchy. En déduire que si E est complet, alors toute série normalement
convergente est convergente.
Exercice 10 Soient E, F des espaces normés et An , A ∈ L(E, F ). Montrer l’équivalence entre :
1. An → A dans L(E, F ).
2. Pour toute partie bornée M ⊂ E, la suite An x converge uniformément vers Ax, x ∈ M .
Exercice 11 (Cours) Soit E un espace normé et F un espace de Banach. Alors L(E, F ) est
aussi un espace de Banach.
x y
Exercice 12 Soit δ la métrique sur R définie par δ(x, y) = | 1+|x| − 1+|y| |. Montrer, à l’aide du
théorème de prolongement de fonction uniformément continue, que l’identité i : (R, δ) → (R, |.|)
n’est pas uniformément continue.

Théorème du point fixe


Exercice 13 Soit αn > 0 tel que la série ∞
P
n=1 αn converge. Soit (X, d) un espace métrique
complet et f : X → X une application pour laquelle
d(f n (x), f n (y)) 6 αn d(x, y) pour tout x, y ∈ X et n ∈ N .
Montrer que, sous ces conditions, f possède un unique point fixe p ∈ X, que pour tout point
initial x0 ∈ X, la suite des itérées (xn = f n (x0 ))n>0 converge vers p et que la vitesse de
convergence d’une telle suite est contrôlée par

!
X
d(p, xn ) 6 αν d(x1 , x0 ) .
ν=n

2
Exercice 14 Soit (X, d) un espace métrique complet et soit f : X → X une application telle
que l’une de ces itérées f n est strictement contractante, i.e. il existe ρ < 1 tel que

d(f n (x), f n (y)) 6 ρd(x, y) pour tout x, y ∈ X .

Montrer que f possède un unique point fixe. Faire le rapprochement avec l’exercice 13.

Exercice 15 Soit X = (C 1 ([0, 1]), N ) avec N (f ) = kf k∞ + kf 0 k∞ . Montrer qu’il existe une


fonction f ∈ X qui est point fixe de l’opérateur T donné par
Z x
T f (x) = 1 + f (t − t2 ) dt .
0

On pourra commencer par établir que T ◦ T est une contraction. Utiliser ceci pour établir
l’existence d’une fonction unique f ∈ X qui vérifie f (0) = 1 et f 0 (x) = f (x − x2 ).

Exercice 16 Soient y ∈ C([a, b]) et k ∈ C([a, b] × [a, b]) des fonctions continues. On se propose
de résoudre l’équation (intégrale de Fredholm) suivante :
Z b
x(s) − k(s, t)x(t) dt = y(s) pour s ∈ [a, b] (1)
a

d’inconnue x ∈ C([a, b]). Pour ce faire on suppose que le ”noyau” k satisfait l’hypothèse sui-
vante : Z b  
1
λ := max |k(s, t)| dt < 1 ou même max |k(s, t)| < .
a6s6b a a6s,t6b b−a
1. Rappeler que (C([a, b]), k.k∞ ) est un espace complet.
2. Soit x ∈ C([a, b]) 7→ Ax ∈ C([a, b]) l’application donnée par
Z b
(Ax)(s) := k(s, t)x(t) dt + y(s) .
a

Noter que (1) équivaut à Ax = x et qu’on cherche donc un point fixe de x 7→ Ax. Déduire
des hypothèses faites sur k qu’un tel point fixe x ∈ C([a, b]) existe et que toute suite An x0 ,
x0 ∈ C([a, b]), converge uniformément vers ce point fixe x.
3. Dépendance continue de la solution x = x(y).
Soient y1 , y2 ∈ C([a, b]) deux fonctions et x1 , x2 ∈ C([a, b]) les deux solutions associées de
(1) ou, de façon équivalente, les points fixes des applications associées x 7→ Ai x. Montrer
que
kx1 − x2 k∞ = kA1 x1 − A2 x2 k∞ 6 ky1 − y2 k∞ + λkx1 − x2 k∞ .
En déduire que
1
kx1 − x2 k∞ 6
ky1 − y2 k∞
1−λ
et donc que la solution x de (1) dépend continuement de la fonction y.

3
Bibliothèque d’exercices Indications
Topologie Feuille n◦ 5

Espaces complets

Indication 1 Raisonner par l’absurde et montrer que ωx est un ouvert dense.

Indication 2 1. Une application f : X → R est semi-continue inférieurement si

∀λ ∈ R {x ∈ X | f (x) > λ} est un ouvert.

De façon équivalente f est semi-continue inférieurement si pour tout x ∈ X

∀ε > 0 ∃δ > 0 ∀y ∈ X (d(x, y) < δ ⇒ f (x) − f (y) < ε).

Attention il n’y a pas de valeur absolue autour de f (x) − f (y).


2. Pour la première question considérer On = {x ∈ X | f (x) > n} et utiliser le théorème de
Baire.
3. Pour l’application utiliser la première question avec la fonction

φ : B → R, définie par φ(x) = sup |fn (x)|.


n∈N

Indication 4 1. C’est une suite de Cauchy. Essayer de se ramener à une suite de Cauchy
de (R, |.|).
2. Regarder la suite définie par un = −n.
3. Comme la première question.

Indication 5 f est injective uniquement afin que d soit bien une distance. Raisonner par
double implication. Utiliser la caractérisation d’un fermé par les suites.

Indication 6 1. (X, dω ) est complet. La démonstration est presque la même que pour
montrer que (C([a, b]), k.k∞ ) est complet.
2. Prendre par exemple, la fonction fn définie sur [0, 1] par fn (t) = 1 pour t ∈ [0, 21 ],
fn (t) = (1 − n(t − 12 )) pour t ∈ [ 21 , 12 + n1 ] et f (t) = 0 si t > 21 + n1 .

Indication 7 1. Intégrer l’exemple de l’exercice 6.


2. Oui cet espace est complet, montrer-le !

Indication 8 1. Prendre la suite (xp ) définie par xp = (1, 1, . . . , 1, 1, 0, 0, 0, . . .). ((xp )p∈N
est donc une suite de suite).
2. Prendre Y l’espace de toutes les suites.
3. Considérer xp = (1, 12 , . . . , p1 , 0, 0, . . .).

Indication 9 1. Écrire ce que donne la définition de “(xn ) est une suite de Cauchy” pour
ε = 1, puis ε = 12 , ..., puis ε = 21k . Faire la somme. Remarquer que si TN = N
P
u
k=0 k alors
TN = xnN +1 − xn0 .

1
2. ...

Indication 13 C’est à peu prés la même démonstration que pour le théorème du point fixe
d’une fonction contractante.

Indication 14 Montrer que l’unique point fixe x de f n , est un point fixe de f . Pour cela
écrire l’égalité f n (x) = x et composée habilement cette égalité. Pour conclure utiliser l’unicité
du point fixe de f n .
R x R t−t2
Indication 15 Faire soigneusement le calcul : (T ◦ T f )(x) = 1 + x + 0 0
f (u − u2 )dudt.
Se souvenir que X est complet et utiliser l’exercice 14.

2
Bibliothèque d’exercices Corrections
Topologie Feuille n◦ 5

Espaces complets

Correction 1 1. Par l’absurde supposons que X n’a aucun point isolé. Comme {x} est un
fermé alors ωx = X \ {x} est un ouvert (de X). De plus comme le point x n’est pas isolé
alors ωx est dense dans X.
Maintenant on peut appliquer le théorème de Baire à X qui est un fermé de l’espace com-
plet R. Donc une intersection dénombrable d’ouverts denses dans X est encore dense. Mais
ici nous obtenons une contradiction car les ωx sont des ouverts denses, X est dénombrable
mais \
ωx = ∅.
x∈X

Et l’ensemble vide n’est pas dense dans X ! !


2. Pour l’ensemble de Cantor aucun point n’est isolé, donc par la question précédente l’en-
semble de Cantor n’est pas dénombrable.

Correction 2 1. Par l’absurde supposons que sur aucun ouvert f n’est majorée. f : X → R
est semi-continue inférieurement donc
∀λ ∈ R Oλ := {x ∈ X | f (x) > λ} est un ouvert.
De plus Oλ est dense, en effet pour x ∈ X et pour Vx un voisinage ouvert de x, alors par
hypothèse f n’est pas majorée sur Vx donc en particulier il existe y ∈ Vx tel que f (y) > λ
donc y ∈ Vx ∩ Oλ . Ceci prouve que Oλ est dense dans X (Vx étant aussi petit que l’on
veut).
Maintenant pour n = 0, 1, 2, . . ., les On sont un ensemble dénombrable d’ouverts denses.
Comme X est complet il vérifie le théorème de Baire donc l’intersection des On est encore
un ensemble dense. Mais il est facile de voir par la définition des On que
\
On = ∅.
n∈N

Ce qui donne la contradiction cherchée.


2. On note φ : B → R la fonction définie par
φ(x) = sup |fn (x)|.
n∈N

Il n’est pas difficile de montrer que φ est semi-continue inférieurement : en effet soit
Fλ := {x ∈ X | φ(x) 6 λ}. Soit λ fixé et soit (xk ) une suite d’éléments de Fλ . Pour n fixé
et pour tout k on a fn (xk ) 6 k, donc par continuité de fn , on a fn (x) 6 k, ceci étant vrai
pour tout n on a x ∈ Fλ . Donc Fλ est un fermé donc Oλ := {x ∈ X | f (x) > λ} est un
ouvert. Donc φ est semi-continue inférieurement.
Par la première question il existe un ouvert non vide O et une constante M > 0 tel que
φ soit majorée par M sur O. C’est-à-dire
∀n ∈ N ∀x ∈ O |fn (x)| 6 M.

1
Par translation on peut supposer que l’origine o est inclus dans O. Donc il existe ε > 0
tel que B̄(o, ε) ⊂ O. Donc

∀n ∈ N ∀x ∈ B̄(o, ε) |fn (x)| 6 M

ce qui est équivalent à


M
∀n ∈ N ∀x ∈ B̄(o, 1) |fn (x)| 6
ε
Donc
M
∀n ∈ N kfn k 6 .
ε
Correction 4 1. Soit (un ) une suite de Cauchy pour d. Donc

∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀p, q > N d(up , uq ) = |u3p − u3q | 6 ε.

Donc la suite (u3n ) est une suite de Cauchy pour la distance usuelle |.|. Comme (R, |.|) est
complet alors (u3n ) converge pour la valeur absolue, notons v la limite, nous avons |u3n − v|
1
qui tend vers 0. Donc pour u = v 3 nous avons d(un , u) = |u3n − u3 | = |u3n − v| qui tend
vers 0, donc un converge vers u pour la distance d. Donc R est complet pour d.
2. Montrons que d ne définit pas une distance complète. Soit (un ) la suite définie par un =
−n, n ∈ N. Alors d(up , uq ) = |e−p − e−q |. Donc pour ε > 0 fixé, soit N tel que e−N < 2ε ,
alors pour p, q > N on a d(up , uq ) = |e−p − e−q | 6 e−p + e−q 6 2e−N 6 ε. Donc (un ) est de
Cauchy. Supposons que (un ) converge, notons u ∈ R sa limite. Alors d(un , u) = |e−n − eu |
tend vers 0 d’une part et vers eu d’autre part. Donc eu = 0 ce qui est absurde pour u ∈ R.
3. La fonction ln(1 + u) est continue et ne s’annule qu’en u = 0. Donc pour ln(1 + u)
suffisamment petit nous avons u suffisamment petit et donc (par la relation ln(1 + u) =
u + o(u)) nous avons
1
u 6 ln(1 + u) 6 2u.
2
Donc pour (un ) une suite de Cauchy pour d, la première inégalité prouve que (un ) est une
suite de Cauchy pour |.|. Donc elle converge pour |.| La deuxième inégalité montre que
(un ) converge pour d. Donc d définit une distance complète.

Correction 5 f est injective afin que d soit bien une distance. On pose F = f (R) ⊂ R2 .
1. ⇒ Supposons que la distance d soit complète. Soit (yn ) une suite de F qui converge vers
y ∈ R2 . Il faut montrer que y ∈ F . Il existe xn ∈ R, tel que yn = f (xn ). Comme (yn ) est
une suite convergente, c’est une suite de Cauchy de R2 , or d(xp , xq ) = kf (xp ) − f (xq )k =
kyp − yq k. Donc (xn ) est une suite de Cauchy pour d. Comme d est complète alors (xn )
converge x, comme xn → x (pour d) alors f (xn ) → f (x) (pour k.k). (Remarquons que
par définition de d, l’application f : (R, d) −→ (R2 , k.k) est continue.) Donc (yn ) converge
vers f (x) et par unicité de la limite f (x) = y. Donc y ∈ f (R) = F . Donc F est fermé.
2. ⇐ On suppose que F est fermé. Soit (un ) une suite de Cauchy pour (R, d). Notons
yn = f (xn ). Comme d(up , uq ) = kf (up ) − f (uq )k = kyp − yq k. Donc (yn ) est une suite de
Cauchy pour (R2 , k.k). Comme cet espace est complet alors (yn ) converge vers y. Comme
yn ∈ F et F est fermé alors y ∈ F , donc il existe x ∈ R tel que y = f (x). Il reste à
montrer que (xn ) tend vers x. En effet d(xn , x) = kf (xn ) − f (x)k = kyn − yk tend vers 0.
Donc (xn ) tend vers x pour d. Donc d est complète.

2
Correction 6 1. (a) Montrons que (X, dω ) est complet. Soit (fn )n une suite de Cauchy
pour cet distance. Alors pour chaque t ∈ [a, b], (fn (t))n est une suite de Cauchy pour
(R, |.|). Comme R est complet alors cette suite converge, notons f (t) sa limite.
Il faut montrer deux choses : premièrement que (fn ) converge vers f pour la distance
considérée, deuxièmement que f est bien dans l’espace X.
(b) Comme (fn ) est une suite de Cauchy. Pour ε > 0. Il existe n > 0 tel que pour tout
p > 0 : dω (fn , fn+p ) < ε. Donc

sup |ω(t)(fn (t) − fn+p (t))| < ε.


t∈[a,b]

On fait tendre p vers +∞ et on obtient : supt∈[a,b] |ω(t)(fn (t) − f (t))| < ε. Donc (fn )
converge vers f pour la distance dω .
(c) ω est une fonction non nulle sur le compact [a, b], donc il existe α > 0 tel que ω(t) > α
pour tout t ∈ [a, b]. On en déduit que
1
kfn − f k∞ 6 dω (fn , f ).
α
Comme dω (fn , f ) tend vers 0 alors fn converge vers f pour la norme infini. Donc f
est continue.
Conclusion : (X, dω ) est complet.
2. On définit fn sur [0, 1] par fn (t) = 1 pour t ∈ [0, 12 ], fn (t) = (1−n(t− 12 )) pour t ∈ [ 12 , 12 + n1 ]
et f (t) = 0 si t > 12 + n1 . Alors (fn ) est une suite de Cauchy pour la norme k.k1 . Par
contre (fn ) ne converge pas dans X. Donc X n’est pas complet. En effet (fn ) converge
vers la fonction f où f est définie par f (t) = 1 sur [0, 12 ] et f (t) = 0 sur ] 21 , 1]. Mais cette
fonction n’est pas dans l’espace X car f n’est pas continue.

Correction
Rx 7 1. On reprend l’exemple de l’exercice 6. Et on définit gn sur [0, 1] par gn (x) =
f (t)dt. Alors gn est C 1 , et converge (donc en particulier (gn ) est de Cauchy). Elle
0 n
converge vers g qui n’est pas une fonction C 1 . Donc ce n’est pas un espace complet.
2. Soit (fn ) une suite de Cauchy pour la norme N . Pour chaque t ∈ [a, b], (fn (t))n est une
suite de Cauchy de R donc converge. Notons f (t) sa limite. De même (fn0 (t))n est une
suite de Cauchy de R donc converge vers g(t). Nous allons montrer que f est dans X et
que fn converge vers f pour N et que f 0 = g. Soit ε > 0. Il existe n ∈ N tel que Pour
tout p > 0,
N (fn − fn+p ) < ε.
En faisant tendre p vers +∞, fn+p converge (simplement) vers f . Donc on a N (fn −f ) < ε.
Par la définition de N on obtient que kfn − f k∞ et que kfn0 − f 0 k∞ tendent vers 0. Donc
fn converge uniformément vers f . Comme les fn sont continues alors f est continue. De
même fn0 converge uniformément vers g donc g est continue. De plus cela implique que
g = f 0 .(Rappel : si (fn ) est une suite de fonctions C 1 sur [a, b] qui converge simplement
vers f , et tel que (fn0 ) converge uniformément vers g, alors f est C 1 et sa dérivée est g.)
Nous avons donc montrer que N (fn − f ) tend vers 0 et que f est dans X. Donc (X, N )
est complet.

Correction 8 1. Notons xp la suite

xp = (1, 1, . . . , 1, 1, 0, 0, 0, . . .).

3
(des 0 à partir de la p + 1-ième place et de 1 avant. Si Y est l’espace de toute les suite,
notons
x∞ = (1, 1, 1, 1, . . .).
La suite x∞ n’est pas dans X. Par contre xp → x∞ pour la distance ρ. En effet
+∞
X 1 1 1
ρ(xp , x) = k2
= p+1
→ 0.
k=p+1
2 2

La suite (xp ) est de Cauchy, mais ne converge pas dans X, donc X n’est pas complet.
2. (a) Soit Y l’espace de toutes les suites. Alors X est dense dans dans Y (pour la to-
pologie définie par ρ), car toute suite y = (y1 , y2 , . . .) de Y s’approche par une
suite de suite (xp ) obtenue en tronquant la suite y : x1 = (y(1), 0, 0, . . .), x2 =
(y(1), y(2), 0, 0, . . .),... En effet
∞ ∞
X |xk − yk | X 1
ρ(xp , y) = 2−k 6 2−k = p
k=p+1
1 + |xk − yk | k=p+1 2

qui tend vers 0 lorsque p tend vers +∞.


(b) Soit (xn )n une suite de Cauchy de Y . Montrons que pour k fixé alors (xnk )n est une
suite de Cauchy de R. Prenons ε > 0, alors il existe N tel que pour p, q > N on ait
ρ(xp , xq ) 6 ε.
1 |xpk − xqk |
6 ρ(xp , xq ) 6 ε.
2k 1 + |xpk − xqk |
β
Posons la fonction f (α) = 1+α α
, f est inversible pour α > 0, d’inverse f −1 (β) = 1−β .
Une étude de f et de son inverse montre que si f (α) 6 ε0 6 1 alors α 6 2ε0 . Comme
0
k est fixé, posons ε = 2εk et α = |xpk − xqk | on a montrer : f (α) 6 ε0 . Donc α 6 2ε0 .
Récapitulons :

∀ε0 > 0 ∃N ∈ N ∀p, q > N |xpk − xqk | < 2ε0 ,

donc la suite (xnk )n est de Cauchy dans R, donc converge, nous notons x∞
k sa limite.
(c) Nous avons construit une suite x∞ = (x∞ ∞ n
1 , x2 , . . .). Comme (x ) est de Cauchy alors

∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀p, q > N ρ(xp , xq ) < ε,

Lorsque l’on fixe p et que l’on fait tendre q vers +∞ on a

∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀p > N ρ(xp , x∞ ) < ε,

donc (xn ) converge vers x∞ pour la distance ρ.


(d) Bien évidemment x∞ ∈ Y donc (xn ) converge vers x∞ ∈ Y pour ρ. Donc (Y, ρ) est
un espace complet.
3. (X, k.k∞ ) n’est pas un espace complet. Par exemple regardez la suite xp = (1, 21 , . . . , p1 , 0, 0, . . .)
alors (xp ) est une suite de Cauchy, qui ne converge pas dans X, mais dans Y sa limite est
x∞ = (1, 12 , 13 , . . .).
Notons Z l’espace des suites qui tendent vers 0. L’adhérence de X pour la topologie définie
par k.k∞ est Z. Et (Z, k.k∞ ) est complet.

4
Correction 9 1. Soit (xn ) une suite de Cauchy. Pour ε = 1 il existe n0 ∈ N tel que

∀q > n0 kxn0 − xq k < 1.


1
Puis pour ε = 2
il existe n1 > n0 tel que

1
∀q > n1 kxn1 − xq k < .
2
1
Puis par récurrence pour ε = 2k
, on pose nk > nk−1 tel que

1
∀q > nk kxnk − xq k < .
2k
Donc en particulier à chaque étape on a
1
kxnk+1 − xnk k < .
2k
1
Posons uk = xnk+1 − xnk Alors kuk k 6 2k
donc
X X 1
kuk k 6 = 2.
k>0 k>0
2k
P
Donc la série k>0 uk est normalement convergente. Si cette série converge notons T =
P+∞ PN
k=0 u k sa somme, C’est-à-dire la limite de TN = k=0 uk . Mais alors TN = xnN +1 − xn0
converge vers T . Donc la suite extraite (unk )k converge (vers T + xn0 ). Conséquence : si
toute série normalement convergente est convergente, alors on peut extraire de toute suite
de Cauchy une sous-suite convergente donc E est complet.
2. Soit p 6 q.
q q +∞
X X X
kSq − Sp k = k uk k 6 kuk k 6 kuk k
k=p+1 k=p+1 k=p+1

Or la série k>0 uk est normalement convergente donc le reste +∞


P P
k=p+1 kuk k tend vers
0 quand p → +∞. Fixons ε > 0, il existe donc N ∈ N tel que pour p > N on a
P +∞
k=p+1 kuk k 6 ε, donc pour tout p, q > N on a aussi kSq − Sp k 6 ε. Donc la suite (Sn )
est de Cauchy. Si E est complet
P alors (Sn ) converge, notons S sa limite. Donc kSn − Sk
tend vers 0. Dons la série k>0 uk est convergente (de somme S).

Correction 10 1. (1) ⇒ (2). Supposons que An converge vers A dans L(E, F ). Soit M ⊂ E
une partie bornée, notons M sa borne (c’est-à-dire pour tout x ∈ M , kxk 6 B). Alors
ε
∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀n > N kAn − Ak 6
B
εkxk
⇒ ∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀n > N ∀x ∈ M kAn (x) − A(x)k 6
B
⇒ ∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀n > N ∀x ∈ M kAn (x) − A(x)k 6 ε

Ce qui exactement la confergence uniforme de An vers A sur M .

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2. (2) ⇒ (1). Par définition de la norme d’un opérateur nous avons kAn −Ak = supkxk=1 kAn (x)−
A(x)k. Prenons comme partie bornée la sphère unité : M = S(0, 1) = {x ∈ E | kxk = 1}.
Alors :

∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀n > N ∀x ∈ S(0, 1) ∈ kAn (x) − A(x)k 6 ε


⇒ ∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀n > N kAn − Ak 6 ε

Donc kAn − Ak tend vers 0.

Correction 11 C’est du cours, mais il est important de savoir rédiger ceci correctement. Soit
(fn )n une suite de Cauchy de L(E, F ).
1. Trouvons d’abord le candidat à la limite. Par définition d’une suite de Cauchy, nous
avons :
∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀p, q > N kfp − fq k < ε.
Fixons x ∈ E, alors

∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀p, q > N kfp (x) − fq (x)kF < εkxkE .


ε0
Quitte à poser ε = kxk
(x est fixé !, si x = 0 c’est trivial) alors on a montrer :

∀ε0 > 0 ∃N ∈ N ∀p, q > N kfp (x) − fq (x)kF < ε0 .

Donc la suite (fn (x))n est une suite de Cauchy de F . Comme F est complet alors cette
suite converge, notons f (x) sa limite.
2. Nous avons construit une fonction f : E −→ F . Montrons que f est dans l’espace L(E, F ),
c’est-à-dire que f est linéaire. Comme pour tout n, fn est linéaire alors, pour tout x, y ∈ E,
λ, µ ∈ R on a
fn (λx + µy) = λfn (x) + µfn (y).
À la limite (n → +∞) nous avons

f (λx + µy) = λf (x) + µf (y),

donc f est dans L(E, F ).


3. Il reste à montrer que (fn ) converge bien vers f (ce qui à priori n’est pas évident).
Revenons à la définition d’une suite de Cauchy (écrit d’une façon un peu différente) :

∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀p > N ∀k > 0 kfp − fp+k k < ε.

Lorsque l’on fixe p et que l’on fait tendre k vers +∞ alors fp − fp+k tend vers fp − f .
Donc en passant à la limite nous avons :

∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀p > N kfp − f k < ε.

Donc (fn ) converge vers f pour la norme k.k sur L(E, F ).


Remarque : dans certains exercices il peut être utile de d’abord montrer le troisième point avant
le deuxième.

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Correction 13 1. Commençons par l’unicité, si x, y sont deux points fixes alors f (x) = x
et f (y) = y donc la relation pour f s’écrit

d(x, y) 6 αn d(x, y) ∀n ∈ N.
P
Comme n>1 αn converge alors (αn ) tend vers 0, donc il existe n0 assez grand avec
αn0 < 1, la relation devient

d(x, y) 6 αn0 d(x, y) < d(x, y),

ce qui est contradictoire.


2. Soit x0 ∈ X, notons xn = f n (x0 ). Alors

d(xn+1 , xn ) 6 αn d(x1 , x0 ) ∀n ∈ N.

On va montrer que (xn ) est une suite de Cauchy, c’est-à-dire

∀ε > 0 ∃N ∈ N ∀n > N ∀p > 0 d(xn+p , xn ) 6 ε.

Pour n, p fixés, évaluons d(xn+p , xn ).


n+p−1
X
d(xn+p , xn ) 6 d(xk+1 , xk )
k=n
n+p−1
X
6 αk d(x1 , x0 )
k=n
n+p−1
X
= d(x1 , x0 ) αk
k=n

De plus la série n>1 αn converge donc la suite (Sn ) définie par Sn = nk=1 αk est de
P P
Cauchy et donc il existe N tel que pour tout n > N et tout p > 0 on a
n+p−1
X
αk = Sn+p−1 − Sn−1 6 ε.
k=n

Donc pour tout n > N et tout p > 0 on d(xn+p , xn ) 6 d(x1 , x0 )ε. Quitte à poser ε0 =
d(x1 , x0 )ε, ceci prouve que (xn ) est une suite de Cauchy. Comme l’espace est complet
alors cette suite converge, notons x sa limite.
Pour tout n ∈ N nous avons
xn+1 = f (xn ).
À la limite, la suite (xn+1 ) tend vers x, et comme f est continue (elle est α1 -lipschitziènne :
d(f (x), f (y)) 6 α1 d(x, y)) alors (f (xn )) converge vers f (x). Par unicité de la limite nous
obtenons
x = f (x).
Donc f possède un point fixe, qui est unique et est obtenu en partant d’un point quel-
conque x0 ∈ X comme limite de (f n (x0 ))n .

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3. Il reste à estimer la vitesse de convergence, nous avons vu
n+p−1
X
d(xn+p , xn ) 6 d(x1 , x0 ) αk ,
k=n

On fait tendre p vers +∞ dans cette inégalité alors


+∞
X
d(x, xn ) 6 d(x1 , x0 ) αk .
k=n

Ce qui était l’estimation recherchée.


Correction 14 Notons g = f n . Alors g est une application strictement contractante dans X
complet donc g possède un unique point fixe que nous notons x. Montrons l’unicité d’un point
fixe pour f . Soit y ∈ X tel que f (y) = y alors g(y) = f n (y) = y. Donc y est aussi un point fixe
pour g, donc y = x.
Il reste à montrer que f possède effectivement bien un tel point fixe. Nous avons
f n (x) = x
⇒ f (f n (x)) = f (x)
⇒ f n (f (x)) = f (x)
⇒ g(f (x)) = f (x)

Nous venons de prouver que f (x) est un point fixe de g. Comme g possède un unique point fixe
x alors f (x) = x ! ! Donc x est bien un point fixe pour f .
Rx Rx R t−t2
Correction 15 1. (T ◦ T f )(x) = 1 + 0 T f (t − t2 )dt = 1 + 0 (1 + 0 f (u − u2 )du)dt =
R x R t−t2 R x−x2
1+x+ 0 0 f (u−u2 )dudt. De plus (T ◦T f )0 (x) = 1+ 0 f (u−u2 )du. En remarquant
que pour t ∈ [0, 1], t − t2 6 41 , on montre que |T ◦ T f (x) − T ◦ T g(x)| 6 41 kf − gk∞ et que
|(T ◦T f )0 (x)−(T ◦T g)0 (x)| 6 14 kf −gk∞ Donc N (T ◦T f −T ◦T g) 6 21 kf −gk∞ 6 12 N (f −g).
Donc T ◦ T est une contraction et X est complet donc T ◦ T admet un unique point fixe,
par l’exercice 14, T admet un unique point fixe.
2. Remarquons que T f = f est équivalent à f (0) = 1 et f 0 (x) = f (x − x2 ). Donc l’existence
et l’unicité du point fixe pour T donne l’existence et l’unicité de la solution au problème
posé.
Correction 16 1. ! !
2.
Z b
kAx1 − Ax2 k∞ = k k(s, t)(x1 (t) − x2 (t))dtk∞
a
Z b
6 kk(s, t)k∞ kx1 (t) − x2 (t)k∞ dt
a
6 kx1 (t) − x2 (t)k∞ × λ
< kx1 (t) − x2 (t)k∞ .

Donc A est contractante et l’espace ambiant C([a, b]) est complet, par le théorème du
point fixe, A admet un unique point fixe, x. De plus, pour tout fonction x0 ∈ C([a, b]), la
suite (An x0 ) converge vers x, mais ici la norme est la norme uniforme donc kAn x0 − xk∞
tend vers 0. Donc (An x0 ) converge uniformément vers x.

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3.

kx1 − x2 k∞ = kA1 x1 − A2 x2 k∞ car Ai xi = x1 ,


Z b Z b
=k k1 (s, t)x1 (t)dt + y1 (s) + k2 (s, t)x2 (t) dt + y2 (s)k∞
a a
Z b
6k k(s, t)(x1 (t) − x2 (t))dtk∞ + ky1 − y2 k∞
a
6 λkx1 − x2 k∞ + ky1 − y2 k∞

Donc
1
kx1 − x2 k∞ 6 ky1 − y2 k∞ ,
1−λ
ce qui exprime la dépendance continue de la solution par rapport à la fonction y.

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