Structures Mixtes Acier-Béton
Structures Mixtes Acier-Béton
CHAPITRE 1
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
1.1 INTRODUCTION
Les structures mixtes sont connues pour former un élément structurel très
économique. Une section transversale mixte est composée d’au moins de deux
sections transversales partielles avec différents matériaux. En réunissant
structurellement ces différentes composantes, ses bonnes résistances peuvent être
exploitées pour aboutir à une conception très efficace et légère dans laquelle la
capacité portante peut augmenter jusqu'à un facteur de deux et la rigidité peut
augmenter jusqu'à un facteur de trois [STE 06].
Une grande variété de matériaux sont combinés dans une section transversale
telles que:
Béton – béton
Béton - bois
Béton - acier
Cependant, dans le langage technique usuel, ce terme est plus directement attaché
à la construction acier-béton. Dans le domaine du bâtiment et des ouvrages d’arts, la
structure mixte acier-béton est largement utilisée et en popularité croissante,
généralement sous la forme des quatre principaux types suivants [KIM 14] :
5
Chapitre 1 Etude bibliographique
6
Chapitre 1 Etude bibliographique
beff
Gc
tc
Cc
béton
bf x tf
y Gm y
h
Ca
hw x tw
ha
Ga
acier
Dans la figure :
h : est la hauteur totale de la section mixte (profilé + dalle),
tc : est l’épaisseur de la dalle de béton,
beff : est la largeur participante de la dalle de béton,
bf : est la largeur de la semelle de la poutre d'acier,
tf : est l’épaisseur de la semelle de la poutre d'acier,
hw : est la hauteur de l’âme de la poutre d'acier,
tw : est l’épaisseur de l’âme de la poutre d'acier,
Ac : est la section transversale de la dalle de béton,
Aa : est la section transversale de la poutre d'acier,
Ga : est le centre de gravité de la poutre d'acier,
7
Chapitre 1 Etude bibliographique
Fig. 1.3 : Construction à plusieurs étages Fig. 1.4 : Pont mixte acier-béton
en construction mixte acier-béton
8
Chapitre 1 Etude bibliographique
Le fait que chaque matériau soit utilisé pour tirer parti de ses meilleurs attributs
rend la construction mixte acier-béton très efficace et économique. Cependant,
l'attraction réelle de la construction mixte repose sur une liaison de cisaillement
efficace de l'acier au béton dans la direction longitudinale le long de leur interface.
C'est cette connexion qui permet un transfert adéquat de forces en assurant l’action
monolithique et, par conséquent, forme un élément structurel à partir de deux
éléments de comportement différents. Cette action mixte améliore significativement
le comportement des poutres mixtes acier-béton [OEH 02].
Les planchers mixtes concernent à la fois des poutres en acier reliées à des dalles
de béton massif et des poutres en acier reliées à des dalles mixtes, réalisées avec des
tôles profilées en acier (Fig. 1.5). Dans un premier temps, les tôles d'acier profilées
étaient lisses et elles ont été utilisées comme coffrages structurellement non-
participatifs; la production de tôles d'acier profilées avec gaufrage a permis de les
considérer comme structurellement participantes (dalles mixtes). Au cours des deux
dernières décennies, un nouveau système de plancher a commencé à être utilisé,
consistant à souder des poutres métalliques non symétriques (semelle inférieure plus
large que celle supérieure). Ce système, appelé planchers minces, permet des
épaisseurs limitées du plancher avec des avantages significatifs sur la hauteur du
bâtiment, les coûts de réalisation des murs-rideaux, et l'installation de réseaux
chauffage-refroidissement [DEZ 06].
Fig. 1.5 : Planchers mixtes: (a, b) dalle de béton massif, (c, d) dalle de tôle d'acier profilée.
9
Chapitre 1 Etude bibliographique
Fig. 1.7 : Ponts mixtes: (a) deux poutres en acier parallèles, (b) poutre en caisson..
L'analyse globale est fréquemment basée sur une analyse élastique qui tient
compte du comportement non linéaire réel (par exemple, fissuration, production
10
Chapitre 1 Etude bibliographique
d'acier) par une redistribution des moments élastiques. Une étude approfondie est
nécessaire pour calibrer la redistribution maximale admissible du moment [GAT 89,
GAT 10].
De plus, les ponts sont soumis à des charges cycliques dues aux passages des
véhicules, de sorte que le problème de la fatigue doit être traité avec beaucoup de
soin [DEZ 06, GAT 04, TER 67].
La Figure (Fig. 1.8) illustre l’effet de la présence d’une connexion sur les
caractéristiques statiques d’une section transversale comportant deux composants.
Considérons deux poutres de section rectangulaire et de même matériau, dont l'une
est surmontée sur l'autre et nous analysons les deux cas possibles suivants :
6M
1 (1.1)
b . h2
EI b . h3
r1 E
M 48. M (1.2)
Pour que les deux membrures travaillent conjointement dans la même section, il
faut les relier par organes de liaison, pour les empêcher de se glisser l’une par
11
Chapitre 1 Etude bibliographique
12M
2 2 1 (1.3)
b . h2
EI b . h3
r2 E 4. r1
M 48. M (1.4)
Cet exemple prouve la nécessité de relier les membrures par des organes de liaison
capables de s’opposer à leur glissement relatif et donc de résister au cisaillement
longitudinal né de cette entrave, et, par conséquent aux cisaillements sur la
section droite, donc à leur résultante d’effort tranchant T.
Ce qui nous permet de conclure que la liaison entre les deux poutres a permis
d'augmenter le taux de chargement que peut recevoir cette poutre d’une part et de
diminuer la flèche d’autre part.
12
Chapitre 1 Etude bibliographique
un plancher mixte obtenu en coulant le béton sur une tôle profilée qui assure
successivement le rôle de coffrage et celui d’armature inférieure,
un plancher en béton coulé en place sur pré-dalles,
un plancher en béton coulé en place sur coffrage traditionnel,
Le profilé en acier peut être :
r2
-1
M -M
h
-1
b
a : poutre monolithique
r1 2
h/2
-2
b
b : poutre désolidarisée
Fig. 1.8 : effet de la solidarisation dans une poutre mixte acier- béton.
13
Chapitre 1 Etude bibliographique
Profilé à semelles inégales reconstitué soudé Profilé laminé avec plat renfort sur la
semelle inférieure
Fig. 1.9 : Sections en acier dissymétriques
La dalle en béton,
14
Chapitre 1 Etude bibliographique
La robustesse à l'endommagement,
La bonne performance de service.
La flexibilité du bâtiment
L'utilisation antérieure possible des bâtiments,
Les grandes portées et les petites hauteurs,
Les petites dimensions externes des supports mixtes,
Une plus grande marge de manœuvre pour les services mécaniques.
Le renformis, agit comme une plate-forme de travail sécuritaire et protège les
travailleurs.
Le renformis supporte les charges en phase de construction et augmente la
résistance de la section transversale mixte en phase finale.
Les structures mixtes sont presque indépendantes des conditions
météorologiques en raison de leur préfabrication extensive et de l'exécution
des constructions en acier, en usine, pendant l'installation et ne nécessitent
généralement qu'un petit effort sur le site de construction.
Les exigences de protection contre l'incendie fréquemment placées dans la
construction d'étages et industrielles peuvent être satisfaites par diverses mesures.
En plus des enduits ou des finitions classiques, il est également possible d'utiliser des
profilés d'acier préfabriqués (béton de chambre) dans lesquels le béton de la chambre
est ancré avec des chevilles en acier et un renfort d'étrier en acier d'armature. Des
exemples de réalisation sont représentés sur la figure (Fig. 1.10).
15
Chapitre 1 Etude bibliographique
1.5.1 Introduction
Une poutre mixte acier-béton doit satisfaire l’état limite ultime et l’état limite de
service. Pour l’analyse et la justification par le calcul de la résistance des poutres
mixtes avec connecteurs, on se réfère à l’Eurocode 4 [EUR 94, EUR 05]. Pour le
dimensionnement, on doit satisfaire la condition : d Rd
16
Chapitre 1 Etude bibliographique
17
Chapitre 1 Etude bibliographique
Une poutre mixte continue comportant des sections de classes 1, 2 ou 3 peut être
conçue sans maintien latéral supplémentaire lorsque les conditions suivantes sont
satisfaites:
18
Chapitre 1 Etude bibliographique
Ncf
Ac
As
Npla
Aa
19
Chapitre 1 Etude bibliographique
N pla f yd Aa
(1.6)
N s f sd As
(1.7)
beff
0.85 fcd
Ncf
xpl
tc
za – xpl/2
za
Mpl,Rd
Npla
fyd
Fig. 1.14 : Section plastique sous moment positif (ANP dans la dalle)
N pla
x pl
0.85 fcd beff
(1.8)
20
Chapitre 1 Etude bibliographique
x pl
M pl , Rd N pla za
2
(1.9)
N pla Ncf N f
(1.10)
Sachant que :
N f 2 f yd b f x pl tc (1.11)
On peut écrire :
N pla Ncf 2 f yd b f x pl tc (1.12)
beff
0.85 fcd 0.85 fcd
Ncf
xpl
tc
Nf
fyd 2fyd
za
Mpl,Rd
Npla
fyd fyd
Fig. 1.15 : Section plastique sous moment positif (ANP passe par la semelle supérieure)
21
Chapitre 1 Etude bibliographique
N pla Ncf
x pl tc
2 f yd b f
(1.13)
t x pl
M pl , Rd N pla za c N f
2 2 (1.14)
N pla Ncf N f N w
(1.15)
Sachant que :
N f 2 f yd b f t f
(1.16)
N w 2 f yd tw x pl tc t f (1.17)
beff
0.85 fcd 0.85 fcd
Ncf
tc
Nf
xpl
Mpl,Rd
za
Nw
fyd fyd
Fig. 1.16 : Section plastique sous moment positif (ANP coupe l’âme)
On peut écrire :
22
Chapitre 1 Etude bibliographique
N pla Ncf N f 2 f yd tw x pl tc t f (1.18)
N pla Ncf N f
x pl tc t f
2 f yd tw
(1.19)
t tc t f x pl t f
M pl , Rd N pla za c N f Nw
2 2 2 (1.20)
f
Aa beff tc 0.85 cd 2bf t f
f yd
2 bw tw (1.21)
Fcd Aa f a (1.22)
As f sd
1 l ' axe neutre est dans la dalle
Aa f a
A f 2 Af
Si 1 s sd 1 l ' axe neutre passe par la semelle sup érieure
Aa f a Aa
A f 2 Af
s sd 1 l ' axe neutre coupel ' âme
Aa f a Aa
23
Chapitre 1 Etude bibliographique
M 'pl Aa f a g a g s (1.23)
beff
fsd
As fsd
tc
gs
xp
M’pl,Rd
ga
Aa fa
fa
Fig. 1.17 : Section plastique sous moment négatif (ANP est dans la dalle)
Aa f a As f sd 2 f a b f X p g s (1.24)
Aa f a As f sd 2 f a b f g s
Xp (1.25)
2 fa bf
beff
fsd fsd
As . fsd
tc
gs
xpl
fa 2fa
M’pl,Rd
ga
Aa . fa
fa fa
Fig. 1.18 : Section plastique sous moment négatif (ANP passe par la semelle supérieure)
24
Chapitre 1 Etude bibliographique
M Aa f a g a g s X p As f sd X p 2 f a b f
'
X p gs
2
(1.26)
pl
2
Aa f a As f sd 2 Af f a 2 f a t w X p t f g s (1.27)
Aa f a As f sd 2 A f f a 2 f a t w g s t f
Xp (1.28)
2 tw f a
M 'pl Aa f a g a g s X p As f sd X p 2 A f f a X p g s f
t
2 (1.29)
2 f a tw
X p gs t f
2
beff
fsd fsd
As . fsd
tc
gs
xpl
M’pl,Rd
ga
fa 2fa
Aa . fa
fa fa
Fig. 1.19 : Section plastique sous moment négatif (ANP coupe l’âme)
X 'p X p hw 40 t w (1.30)
25
Chapitre 1 Etude bibliographique
beff
fsd
tc
gs
x’pl
xpl
NAN
ga
hw-40tw ANI 2fa
20 tw ε
d 2(hw-40tw)
20 tw ε fa
fa
M 'p Aa f a g a g s X 'p As f sd X 'p 2 A f f a X 'p g s
tf
2
(1.31)
2 fa tw
X '
p gs t f
2
2 f a t w hw 40 t w hw 20 t w
2
ha
Ac n Aa 2
l ' axe neutre est dans la poutre métallique
Si
A n A ha
l ' axe neutre est dans la dalle
c a
2
26
Chapitre 1 Etude bibliographique
tc
tc
S Ac. x n.Aa. g x (1.32)
2
2
On trouve
tc n.Aa
x .g (1.33)
2 Ac n.Aa
2 2
tc tc
I1 Ic n.Ia Ac. x n.Aa. g x (1.34)
2 2
beff
tc
gc
x
ga
g
h
ha
Le moment résistant ultime positif en phase élastique prendra la plus petite des
deux valeurs suivantes:
I1
M el f cd (1.35)
x
I1 fa
M el (1.36)
h x n
27
Chapitre 1 Etude bibliographique
S
Fcd f cd (1.37)
x
S fa
Fcf (1.38)
h x n
x2 t
S beff n Aa g c x (1.39)
2 2
retenir est :
2 t g tc
x (1.40)
A 2g
1 1 c 1
n Aa tc
beff
x
tc
ga gc
g
h
ha
28
Chapitre 1 Etude bibliographique
2
beff x 3 t
I1 n I a n Aa g c x (1.41)
3 2
Les valeurs de moment Mel et de l’effort normal Fcf peuvent être déterminées par
les mêmes formules que dans le cas précédent, mais en prenant ces valeurs de x et de
I1 .
D’où:
Aa
x' g' (1.43)
As Aa
beff
tc
gs
x’
ga
h’
ha
29
Chapitre 1 Etude bibliographique
I2
M el' f sd (1.45)
x'
I2
M el' fa (1.46)
h' x'
Fcf As f sd (1.47)
Aa g' x'
Fcf fa (1.48)
h' x'
30
Chapitre 1 Etude bibliographique
Vsd
V 0.5 0
pl , Rd
Si 2
Vsd V
V 0.5 2 sd 1 avec w 1
V pl , Rd
pl , Rd
2V
2
M sd M fpl M pl M fpl 1
sd
1 (1.49)
V pl
0.85 fcd
fa
(1 - ρ) fa
Vsd
Mpl,Rd
fa
Fig 1.24 : Distribution plastique des contraintes modifiées par l’effet de l’effort tranchant
31
Chapitre 1 Etude bibliographique
L1 L2
EaI1
Fig 1.26 : Analyse globale non fissurée
Dans la méthode II, la réduction des moments de support dus à la fissuration est
approximativement prise par le système statique modifié. Dans cette analyse, les
rigidités en flexion sont prises égales aux valeurs, Ea.I2, sur 15% de la portée de
chaque côté de chaque appui interne, et aux valeurs Ea.I1 partout ailleurs. Les
redistributions maximales de moment prennent en compte le réarrangement dû à la
capacité de rotation disponible. Pour les aciers de construction S235, S275 ou S355, les
valeurs indiquées ci-après s'appliquent.
32
Chapitre 1 Etude bibliographique
Analyse fissurée 25 15 10 0
L'analyse élastique globale est applicable à toutes les poutres mixtes, quelle que
soit la classification de leurs sections transversales. Elle doit prendre pour hypothèse
que les relations contraintes-déformations des matériaux sont linéaires, quel que soit
le niveau de contrainte. On peut négliger la résistance du béton à la traction.
0.15L1 0.15L2
L1 L2
Avant
Après
L1 L2
Quand les actions exercées sur la structure croissent, le moment fléchissant atteint
en certains points le moment plastique Mpl ou M'pl. Il se forme en ces points des
33
Chapitre 1 Etude bibliographique
rotules plastiques qui vont se déformer sans moment constant, mais le chargement
peut encore croître jusqu'à l'apparition d'autres rotules plastiques. Le chargement
ultime est atteint lorsqu'il y a suffisamment de rotules pour que la structure ou une
partie de la structure se transforme en un mécanisme qui continue à se déformer sous
charge constante.
Pour les poutres continues, le chargement ultime est atteint lorsqu'on aboutit à 3
rotules plastiques pour une même travée (généralement deux sur les appuis et une
en travée).
Compte tenu de la forme des diagrammes des moments qu'on rencontre dans les
poutres continues, les premières rotules se formeront au droit des appuis et l'état
limite ultime sera atteint lorsque le moment fléchissant maximal en travée sera égal à
Mpl.
1.6.1 Introduction
La construction mixte n'est possible que si on dispose d'une connexion le long de
l’interface acier- béton d’une poutre mixte. La connexion de cisaillement entre les
deux composants de la poutre mixte est donc l'élément crucial pour développer une
action monolithique car elle joue un impact significatif sur le comportement global
de la poutre mixte acier-béton. Cette connexion acier-béton, associée éventuellement
à des armatures transversales, joue une primordiale importance pour la transmission,
en toute sécurité, de l’effort de cisaillement longitudinal dans le plan horizontal entre
la dalle et la semelle supérieure de la poutre d'acier, appelé aussi effort rasant qui
agit à l'interface acier-béton d’une part et empêche également la séparation verticale
des composants acier-béton. Principalement, les connecteurs sont conçus pour
résister aux forces de glissement et de séparation longitudinales à l'interface des deux
34
Chapitre 1 Etude bibliographique
Les connecteurs sont, selon la manière dont ils sont conçus, dits rigides ou
souples. Ces deux types se distinguent par une capacité de déformation très
35
Chapitre 1 Etude bibliographique
différente : faible pour les connecteurs rigides et élevée pour les connecteurs souples.
La préférence est donnée en général aux connecteurs souples qui, tout en conservant
leur résistance, permettent un glissement relatif suffisant à l'état de ruine entre l'acier
et le béton. Cette souplesse rend possible une redistribution des efforts rasants, ce qui
permet d'effectuer un calcul plastique de la connexion [STE 06].
36
Chapitre 1 Etude bibliographique
charg
254x146x4
3ou IPE 270
e
15
150
0
Armatur
es10
Enrobage : 15 mm
métallique
230
Connecteurs
Poutre
46
0
Dalle en
béton
50
M
F béton
V
acier
37
Chapitre 1 Etude bibliographique
a- Connecteurs ductiles
PRd Comportement réel
Un connecteur est dit «ductile» lorsqu’il présente
une capacité de déformation suffisante en glissement Comportement idéalisé
cisaillement
Effort de
pour justifier l’hypothèse d’un comportement
plastique parfait de la connexion en cisaillement sur
minimal est de 6 mm [EUR 94]. L’expérience montre que cette exigence de 6 mm est
satisfaite par les goujons soudés à tête si, une fois soudés, ils présentent une hauteur
totale égale à au moins quatre fois leur diamètre et si ce diamètre se situe dans la
gamme allant de 16 à 25 mm ; ceci vaut avec une dalle pleine, mais également avec
une dalle mixte (qui peut conduire à des capacités de glissement bien supérieures,
sous réserve que les goujons présentent un débordement suffisant au-dessus des
sommets d’ondes). En pratique, les goujons à tête sont les plus utilisés et ce grâce à
leur :
On peut aussi classer et traiter comme des connecteurs ductiles : Les boulons à
haute résistance, les cornières soudées avec une aile élancée et les cornières formées à
froid.
38
Chapitre 1 Etude bibliographique
cisaillement
connecteurs rigides ne permettent pas la redistribution
Effort de
Comportement réel
c- Connecteurs semi-ductiles
Aribert [ARI 97] et Rabih [RAB 94] ont proposé la troisième classe dite les
connecteurs semi-rigides (Fig 1.35). Il a été montré qu’un connecteur semi-ductile ou
semi-rigide peut adopter un comportement idéalement élastique avant de suivre un
comportement parfaitement plastique au delà d’une certaine valeur de la charge.
PRd
Effort de cisaillement
Connecteurs rigides
Connecteurs semi-ductiles
Connecteurs ductiles
glissement
39
Chapitre 1 Etude bibliographique
1.7.1 Goujons
1.7.1.1 Introduction
Dans les poutres mixtes acier-béton, les
acier et béton soit limité. Dans le bâtiment, la connexion des poutres mixtes est
assurée, dans la plupart des cas, par des goujons. Ce sont des pièces cylindriques,
comportant une tête, qui sont soudées sur l'aile du profilé métallique. Les codes
pratiques actuels exigent que l'acier dont les goujons sont fabriqués a une résistance à
la traction d'au moins égale à 450 N/mm2. Ils peuvent l’être au travers de la tôle
profilée d’une dalle mixte pour autant que l’épaisseur de tôle n’excède pas 1,25 mm.
Dans ce cas, la présence de la tôle profilée peut provoquer quelques difficultés lors
de la pose des goujons soudés sur place.
40
Chapitre 1 Etude bibliographique
Les premières études sur les connecteurs de cisaillement ont été entreprises par
Viest [VIE 58], qui a testé la relation charge-glissement sur des spécimens à échelle
réelle. Des goujons en acier ronds ont été utilisés pour déterminer le comportement
et la capacité de charge des connecteurs de cisaillement des goujons afin de
confirmer qu'un goujon en acier peut être utilisé comme connecteur de cisaillement
dans la construction mixte acier-béton et des équations empiriques ont été présentés
pour déterminer la charge critique. Slutter et Driscoll [SLU 65] ont rapporté une série
d'essais de poutres et d'arrachements qui ont permis d'établir une relation
fonctionnelle entre la résistance au cisaillement du connecteur et la résistance à la
compression du béton normal, permettant de connaître la résistance ultime des
différents types de cisaillement mécanique. Une méthode de détermination de la
résistance ultime des éléments avec des connecteurs de cisaillement a été développée
et appliquée à l'analyse des résultats d'essais, conduisant à des recommandations
concernant des valeurs spécifiques pour le nombre minimum de connecteurs de
cisaillement à utiliser [KIM 14].
Des recherches ont également été menées sur la relation entre la charge et le
glissement dans les éléments mixtes à l'aide de tests de poussée. Les résultats
conduisent à conclure que la résistance au cisaillement des connecteurs de type
goujons est principalement influencée par la résistance à la compression et le module
d'élasticité du béton et que cette résistance au cisaillement est approximativement
proportionnelle à la section transversale des goujons [KIM 14].
41
Chapitre 1 Etude bibliographique
>1.5 d
0.5 d
h>5 d
F1
e
>0.2 d F2
1.3 d
tf F
M
En se référant à l’EC 4 [EUR 05], la ruine d’un goujon à tête peut suivre le
cheminement suivant :
42
Chapitre 1 Etude bibliographique
Lungershausen [LUN 88] a décrit l'un des modèles les plus illustrés pour
expliquer le transfert de charge des connecteurs de type goujons a tête en présence de
dalles pleines, où quatre composants différents qui contribuent à la capacité totale du
connecteur sont définis (Fig. 1.38) :
43
Chapitre 1 Etude bibliographique
Fig. 1.38: Modes de transfert de charges d'un goujon à tête [LUN 88]
Trapèze (géométrie b)
Dans le cas de la géométrie illustrée à la figure (Fig. 1.38 b), la force de cisaillement
longitudinal ne peut pas être introduite à la racine du goujon, mais doit être
suspendue sur la plaque profilée et la nervure de béton. En cas de dépassement de la
résistance à la traction du béton, ce dernier se brise à l'avant de la tige du goujon, et
la force de cisaillement longitudinal peut être transmise que par flexion (partie palier
B). Le premier maximum peut être interprété par la formation de rotule plastique
dans la tige. La force transversale transférable est déterminée en fonction de la
distance a. La rupture se produit en cisaillant la tige sur le cordon de soudure ou en
cassant une partie de la nervure de béton.
44
Chapitre 1 Etude bibliographique
Trapèze (géométrie c)
Dans ce cas, les forces de cisaillement dans la région de la tige du goujon peuvent
être équilibrées en utilisant de faibles forces de béton et ce en raison du son grand
volume. Dans ce cas, la force de pression D représentée à la figure (Fig. 1.38 c) peut
être partiellement supportée dans la zone de nervure, et la composante horizontale
DH est transmise par une force de traction Z de la tôle profilée devant le goujon et la
force requise pour l'équilibre peut être supportée dans le béton au niveau du cordon
de soudure.
Johnson et Oehlers [OEH 87] ont étudié plus en détail l'influence de la soudure du
goujon sur la force de résistance du connecteur de cisaillement. Des recherches
numériques ont montré que la majorité des forces de cisaillement sont transférées via
la soudure et que l'existence de la soudure réduit significativement le moment de
flexion et les forces de traction dans la tige du goujon. Une soudure plus grande
augmente la surface d'appui à l'interface béton-poutre métallique et réduit les
contraintes. La taille de la soudure a un impact significatif sur la résistance du goujon
et la hauteur de soudure optimale se situe entre 28% et 35% du diamètre du goujon.
Scheele [SCH 91] a réalisé deux tests de poussée où un échantillon avait le collier de
soudure retiré des goujons de 19 mm de diamètre. L'absence du collier soudé a
entraîné une rupture de cisaillement des goujons juste au-dessus de la section d'acier
avec une réduction de 25% de la résistance au cisaillement et de 1 mm de la capacité
de glissement. Lungershausen [LUN 88] a conclu, expérimentalement, que l'existence
du collier de soudure semble être l'une des raisons de la résistance au cisaillement
beaucoup plus élevée des connecteurs de goujons qui représente environ 95% de sa
capacité de traction par rapport à la résistance au cisaillement théorique de Von-
Mises qui est égale à 58% de sa capacité de traction. La variation des dimensions des
colliers de soudure peut également être un facteur contribuant à la dispersion
relativement importante des résultats de test chez différents chercheurs [STE 06].
45
Chapitre 1 Etude bibliographique
hauteur ont connu cet échec particulier. Il a été constaté qu'une profondeur de quatre
fois le diamètre du goujon était suffisante pour empêcher cette ruine [SLU 65, VIE
58]. Les charges concentrées qui sont initialement transférées dans la dalle de béton à
la base des connecteurs de cisaillement doivent être réparties sur la largeur effective
de la dalle. Afin de compenser les entretoises en béton compressif diagonales, des
contraintes transversales de traction se développent devant le connecteur de
cisaillement qui, si elles dépassent la capacité de traction du béton, peuvent conduire
à un fractionnement longitudinal du béton de la dalle de béton. L'armature
longitudinale de cisaillement qui est habituellement placée dans la base de la dalle de
béton pourrait tenir compte de ces forces. Il a été remarqué que l'application
d'armatures transversales n'empêche pas la rupture longitudinale elle-même, mais
contrôle plutôt la largeur et la propagation de la fissure longitudinale [JOH 81, OEH
89]. Cependant, lorsqu'une fissure longitudinale apparaissait dans la zone de
compression restreignant le connecteur de cisaillement, cette zone est
significativement affaiblie et la résistance de la connexion de cisaillement est réduite
[OEH 92]. Johnson et Oehlers [JOH 81, 82], Oehlers [OEH 89], Oehlers et Johnson
[JOH 81], Oehlers et Park [OEH 92] et Oehlers et Park (1994) [OEH 94] ont étudié en
détail les ruines longitudinales. La force de séparation locale s'est avérée être fonction
de la largeur et de la hauteur de la dalle, de la résistance à la traction du béton et du
diamètre du goujon. Des tests ont prouvé qu'un espacement longitudinal entre les
goujons d'environ 5 fois le diamètre des goujons est suffisant pour empêcher le
fractionnement longitudinal du béton à résistance normale [AND 92, GNA 95, STE
06].
46
Chapitre 1 Etude bibliographique
fcm ≤ 35 N/mm² ont été utilisé. Le résultat de ce travail se résume par la relation
suivante :
0.4
P Pmax 1 e0.7 s
(1.50)
Dans le même contexte, d’autres formulations similaires ont été proposées. Nous
citons :
0.8
P Pmax 1 e0.7 s
(1.51)
1.6
S S
12
Smax Smax
P Pmax
S
1 10
Smax Smax = 2,5 mm (1.52)
s
P 1 e s
(1.53)
47
Chapitre 1 Etude bibliographique
4.3 S
P Pmax
1 4.3 S (1.54)
s A B fcu
(1.55)
48
Chapitre 1 Etude bibliographique
La capacité de cisaillement d'un goujon à tête est calculée selon [EUR 94] à partir
du minimum de la capacité de charge de la tige et de la capacité portante du béton.
L'équation est valable pour les classes de béton
jusqu'à C60/70. Avec l'augmentation de la
résistance du béton, la rupture du goujon est
déterminée par le cisaillement de la tige en acier. La
résistance à la traction du matériau du goujon est
limitée à fu ≤ 500 MPa.
49
Chapitre 1 Etude bibliographique
régulière et une fusion sans défaut avec le fût du goujon), est donnée par la plus
petite valeur des deux formules suivantes :
d2
PRd1 0.8 f u
4
(1.58)
v
f ck Ecm
PRd2 0.29 d 2 (1.59)
v
La première formule concernant la ruine du goujon en tant qu’élément en acier, et
la seconde celle du béton enrobant le goujon. Dans ces formules, on désigne par:
1 si h 4
d
(1.60)
0.2 h 1 si 3 h 4
d d
v : le facteur partiel de sécurité, pris égal à 1,25 dans les deux formules (en
conformité avec l’indice de fiabilité adopté dans les Eurocodes structuraux).
50
Chapitre 1 Etude bibliographique
0.7 b0 h
kt 1 (1.61)
nr h p h p
h p 85 mm, b0 h p (1.62)
b0 h
k l 0.6 1 1 (1.63)
hp h
p
51
Chapitre 1 Etude bibliographique
h hp + 75 mm.
Fl2 Ft2
1
Pl2, Rd Pt2, Rd
(1.64)
Fl : est l'effort longitudinal de calcul provoqué par l'action mixte exercée dans la
poutre ;
Ft : est l'effort transversal de calcul provoqué par l'action mixte exercée dans la dalle ;
52
Chapitre 1 Etude bibliographique
Lorsque la dalle est en contact sur toute la longueur (cas d’une dalle pleine) :
22 tf (235/ fy)0.5
lorsque la dalle n'est pas en contact sur toute la longueur (cas d’une dalle à
nervures disposées transversalement à la poutre) : 15 tf (235/ fy)0.5
En outre, il convient que la distance nette entre le bord d'une semelle comprimée
et la file de connecteurs la plus proche n'excède pas 9 tf (235/ fy)0.5
53
Chapitre 1 Etude bibliographique
1.7.2.1 Introduction
La connexion par plaque perforée appelée aussi connexion linéaire est réalisée par
une plaque en acier attachée à la semelle supérieure du profilé métallique par
soudage et comportant une série d’ouvertures. Durant le coulage du béton de la
dalle, les ouvertures conçues dans la plaque seront remplies de béton, formant ainsi
des cylindres en produisant une résistance au cisaillement longitudinal et au
soulèvement éventuel entre la dalle et la poutre métallique. le comportement
mécanique de ce type de connecteurs dépend [BUJ 07]:
Fig. 1.42 : plaque perforée à ondulations horizontales Fig.1.43 : plaque perforée continue
54
Chapitre 1 Etude bibliographique
L’influence des armatures latérales incorporées dans la dalle, ainsi que le diamètre
des trous exécutés dans la plaque de liaison, sur la résistance du connecteur et la
capacité de glissement longitudinal a été traité expérimentalement par Machacek et
Studnicka [MAC 96] en donnant l’expression suivante :
55
Chapitre 1 Etude bibliographique
v PRd P 1.40 en N mm
Rk (1.67)
1.7.3.1 Introduction
Le connecteur de cisaillement Hilti a pour but d'assurer une connexion mécanique
entre les poutres d'acier et les dalles de béton. Il est donc conçu pour résister aux
forces de cisaillement agissant entre ces éléments structuraux tandis que la tête et les
clous empêchent le soulèvement vertical, favorisant le comportement cohérent de la
section transversale de la poutre mixte. Le connecteur Hilti est une pièce métallique
formée à froid, en forme de L. Ce connecteur est fixé à l'aile de la poutrelle
métallique, généralement à travers la tôle profilée du plancher, à l'aide de deux clous
Hilti, son avantage principal est de ne pas nécessiter ni soudure ni courant électrique
pour sa mise en place. Ils sont présentés comme une alternative aux connecteurs type
goujons a tête soudés car il présente une ductilité dans toutes les tailles. Selon les
exigences, il est possible d'utiliser un, deux ou trois connecteurs dans chaque nervure
du bac d’acier [CRI 85].
56
Chapitre 1 Etude bibliographique
Mode de rupture 1
57
Chapitre 1 Etude bibliographique
Pour que ce comportement quasi-ductile ait lieu, il faut que les règles
géométriques suivantes soient respectées :
2
w hD e 3 e
1,8
e h e 30 mm
D (1.69)
w
1,8 hD e 30 mm
e (1.70)
Si ce n'est pas le cas, la connexion présente un comportement fragile dû à la
rupture du béton par cisaillement dans un plan situé juste au-dessus des nervures.
Cette situation doit être évitée.
58
Chapitre 1 Etude bibliographique
Mode de rupture 2
Mode de rupture 3
59
Chapitre 1 Etude bibliographique
glissements relatifs supérieurs à 15 mm. Ces connecteurs Hilti déjouent donc un rôle double
de connexion de la poutre mixte et d'ancrage du plancher mixte.
La résistance ultime des équerres clouées type « Hilti » a été établie expérimenta-
lement. La résistance élastique ultime s’obtiendra en multipliant la résistance ultime
par un coefficient de réduction = 0.7
w hD e
r 50
e e (1.71)
Si r > 1, aucune réduction n’est envisagée sur le nombre d’éléments à utiliser. Dans le
cas contraire, il est recommandé de réduire ce nombre
N p Aa f
(1.72)
N
n p
Rd (1.73)
1.7.4 Butées
Dans l’Eurocode 4 [EUR 94], la formule proposée pour le calcul de la résistance
ultime au cisaillement est donnée telle que :
f ck
PRd A f 1 (1.74)
c
0.5
Af 1
: égale à sans dépasser 2.5 pour le béton de masse volumique normale, et
A
f2
2.0 pour le béton léger.
60
Chapitre 1 Etude bibliographique
Af2 : l’aire de la face frontale du connecteur agrandie en utilisant une pente de 1/5
jusqu’à la face arrière du connecteur adjacent.
2/3
f ck
PRd 10 b h 3/ 4
(1.75)
v
61
Chapitre 1 Etude bibliographique
Ces poutres sont munies, sur l’aile supérieure, d’un connecteur linéaire dont la
surface est bosselée ou rugueuse, par exemple une tôle striée. La surface supérieure
de l’aile peut être couverte d’une couche d’accrochage, dite couche d’adhérence,
pour augmenter la surface cisaillée et par conséquent la résistance de la connexion.
Les surfaces de la dalle en béton en contact avec le coulis de ciment sont rendues
rugueuses par l’emploi d’un retardateur de prise (béton lavé), par hydro-démolition
ou à l’aide d’un moyen mécanique. Après précontrainte des dalles préfabriquées, un
coulis de ciment est injecté depuis une extrémité de l’ouvrage dans l’espace entre la
dalle en béton et la poutre en acier pour réaliser la connexion [THO 05].
L’effort rasant v est d’abord transmis de la dalle en béton au coulis de ciment par
cisaillement de l’interface béton - coulis de ciment. Cet effort est ensuite transmis du
coulis de ciment à la poutre en acier par cisaillement des interfaces coulis de ciment -
couche d’adhérence d’une part et coulis de ciment - tôle striée d’autre part.
Ces connexions possèdent les avantages et présentent les intérêts suivants [THO
05] :
construction rapide,
précontrainte efficace de la dalle et des joints transversaux, avant réalisation
de la connexion
pas de bétonnage sur le chantier mais uniquement des travaux d’injection
(câbles de précontrainte et connexion),
la dalle est homogène en surface grâce à l’absence de poches de goujons et aux
joints transversaux collés: il n’y a par conséquent ni fissures de retrait dues à
des bétons d’âges différents, ni fissures dues aux concentrations de contraintes
qui existent dans les angles des poches de goujons,
la fabrication de la partie «métallique» de la connexion est simple et
automatisée (banc de soudure automatique) et la dalle en béton peut être
préfabriquée en atelier.
Ces connexions ont été étudiées expérimentalement par [DAU 05, THO 05.1].
62
Chapitre 1 Etude bibliographique
une très grande résistance statique à l’effort rasant v et une très grande rigidité
dans les conditions d’essai par rapport aux connecteurs classiques (goujons, 9
goujons Ø22 par mètre),
une faible ductilité dans les conditions
d’essai, en particulier par rapport aux
goujons.
Dans son étude, Lebet associe la connexion mécanique à une connexion par
adhérence [THO 03]. Quant à Jurkiewiez, il assure la connexion au moyen d’un
procédé constitué de butées horizontales prenant appui sur la partie supérieure de
l’âme découpée en forme de créneaux noyés dans la dalle renforcée localement par
un frettage [JUR 03]. Une nouvelle innovation de connexion a été proposée par
Bouazaoui [BOU 05], ce procédé consiste à assembler la dalle en béton préfabriqué et
la poutre métallique à l’aide d’un joint adhésif.
Des travaux récents ont montré que, sous réserve que la connexion par collage soit
correctement dimensionnée et réalisée, on peut obtenir la ruine d’une poutre mixte
63
Chapitre 1 Etude bibliographique
acier béton par rotule plastique de façon analogue au cas des goujons [BOU 05].
Toutefois, les surfaces collées nécessaires sont assez importantes pour obtenir des
contraintes maximales de cisaillement à l’interface dans le béton voisines de sa
résistance en traction ce qui s’avère assez contraignant pour le dimensionnement
d’un pont.
Devant cette insuffisance, Tout et al [TOU 12] ont proposé un procédé très simple
à mettre en œuvre sur chantier ou en usine. Il a pour principe d’améliorer les
performances de la connexion acier-béton par collage. Ce procédé consiste à créer des
engravures dans la dalle à proximité de l’interface qui sont alors remplies d’adhésif
au moment du collage. Il permet ainsi de combiner une connexion par adhésion et
par petites butées mécaniques ce qui modifie l’état de contrainte dans la dalle à
l’interface.
En utilisant cette connexion, de nombreux ouvrages ont été réalisés dans le monde
sans qu’aucune méthode de calcul ne soit publiée ou normalisée [BUJ 07].
B.H.R
64
Chapitre 1 Etude bibliographique
65
Chapitre 1 Etude bibliographique
important qu'il n'est pas pratique de les accueillir dans une poutre mixte en raison
des problèmes associés à l'ouvrabilité et au coût. Par conséquent, les dispositions de
conception actuelles permettent généralement des effets de glissement dans les
poutres mixtes acier-béton
Les deux termes couramment utilisés qui décrivent le comportement mixte sont :
66
Chapitre 1 Etude bibliographique
red
M Rd M pl (1.77)
red
Pour déterminer le moment résistant réduit M Rd , on adopte une distribution
plastique de contraintes, tout en respectant l’équilibre de la section transversale
mixte. En changeant les valeurs du degré de connexion et en utilisant les variables
n
M pl red nf
( , ), la courbe d’interaction ABC de la figure (Fig : 1.51) peut facilement
être tracée.
Puisque la courbe ABC est convexe, il est rationnel de la remplacer par la droite
AC conduisant ainsi à une méthode simplifiée de dimensionnement en connexion
partielle et qui place largement en sécurité. Selon l’Eurocode 4, le moment résistant
red
M Rd
plastique réduit se calcule à l’aide de la simple relation linéaire suivante :
67
Chapitre 1 Etude bibliographique
M pl ,red
Rd M apl,Rd M pl ,Rd M apl,Rd
(1.78)
Lorsque est trop bas, la courbe ABC précédente (ou sa simplification AC)
cesse d’être valable, la ruine se produisant alors par rupture des connecteurs et non
plus par formation d’une rotule plastique (sous résistance réduite) en section
critique. A cet effet et selon l’Eurocode 4, les conditions sur le degré minimal de
connexion pour le dimensionnement de la poutre mixte acier-béton en connexion
partielle peuvent s’exprimer de manière pratique suivante :
355
1 f 0.75 0.03 L 0.4 si L 25 m
y
min
1 si L 25 m
(1.79)
Pour les profilés en acier dont l’aire de la semelle inférieure n’excède pas 3 fois
l’aire de la semelle supérieure (courbe b, Fig. 1.52):
68
Chapitre 1 Etude bibliographique
355
1 f 0.30 0.015 L 0.4 si L 20 m
y
min
1 si L 20 m
(1.80)
0, 4 si L 10 m
min 0, 4 L si 10 L 25 m
1 si L 25 m
(1.81)
355
1 f 1.00 0.04 L 0.4 si L 25 m
y
min
1 si L 25 m
(1.82)
b0 : largeur de la nervure.
hp : hauteur de la nervure.
69
Chapitre 1 Etude bibliographique
(N/Nf) = 1.0
(N/Nf)min = 0.40
a : Afs = Afi.
b : Afi 3 Afs.
c : Afs = Afi (présence de la tôle).
70
Chapitre 1 Etude bibliographique
S x
v Ed x VEd x (1.83)
I m x
S(x) : moment statique, par rapport à l’axe neutre élastique, des aires de la
section de dalle capables de reprendre des contraintes normales.
71
Chapitre 1 Etude bibliographique
v1 v 2
0.10 (1.84)
v
v1 l
nl (1.85)
PRd
V1
x
VEd (x)
V2
Il est à noter que le mode constructif (utilisation ou non des étais) de la poutre
mixte acier-béton influe sur la distribution des connecteurs.
72
Chapitre 1 Etude bibliographique
A B C
A B C
L/2 L/2 L
A B Mpl,Rd
-
+(red)
Mpl,Rd + C
A B
±Vl(AB)
B C
Fs
±Vl(BC)
-Fs
Sous l’effet d’une charge uniformément répartie ou une charge ponctuelle, une
poutre mixte acier-béton simplement appuyée ou continue est considérée comme un
ensemble de longueurs critiques limitées par les distances entre deux sections
critiques successives. Ces sections critiques correspondent aux (Fig.1.57 et 1.58) :
73
Chapitre 1 Etude bibliographique
M pl
peut être atteint dans la section critique intermédiaire B, et il est très facile de
déterminer l’effort Vlf sur chaque longueur critique. Cet effort rasant est donné tel
que:
Vlf min Aa f yd , 0.85 beff hc f cd (1.86)
Si : As Ac/np : l’axe neutre se trouve dans la dalle en béton et l’effort rasant est égal
à:
Si : As > Ac/np : l’axe neutre se trouve dans le profilé et l’effort rasant égal à :
Si Msd < 0, l’effort rasant est donné par l’effort dans les armatures :
Les connecteurs étant supposés ductiles, ils autorisent une redistribution plastique
de l’effort rasant jusqu’à reprendre tous le même effort de résistance de calcul d'un
seul connecteur PRd. d’où le nombre de connecteurs, uniformément espacés sur
chaque longueur critique, nécessaire pour une connexion complète vaut:
Vlf
n f AB n fBC (1.90)
PRd
Vlf AB
Dans le cas de la poutre continue (Fig 1.58), l’effort de cisaillement pour la
longueur critique d’extrémité AB est encore donné par l’expression (Eq 1.90). Quant à
l’effort de cisaillement sur la longueur critique intermédiaire BC, il est donné par :
74
Chapitre 1 Etude bibliographique
D’où, le nombre de connecteurs sur cette même longueur critique est donné alors
par :
BC Vlf BC
nf (1.92)
PRd
75
Chapitre 1 Etude bibliographique
Sauf justification par essais, pour les surfaces de type c-c sur la figure (Fig. 1.61), la
hauteur de nervure de la plaque ne doit pas être comptée dans hf.
76
Chapitre 1 Etude bibliographique
Ape : l'aire efficace de la section de la plaque nervurée en acier par unité de longueur
de la poutre;
fyp,d : sa limite d'élasticité de calcul.
(Asf fyd /Sf) + min (Ape fyp,d ; Ppb,Rd /s) > vEd hf /cotθ (1.98)
Ppb,Rd : la résistance de calcul en pression diamétrale d'un goujon à tête soudé à
travers la plaque;
77
Chapitre 1 Etude bibliographique
1.11 CONCLUSION
Le système mixte acier-béton comprend les structures obtenues en joignant, à
travers des dispositifs de liaison particuliers, des éléments en acier, de formes
différentes (profilés en acier, plaques, fermes, etc.), à des dalles en béton armé ou
précontraint.
Ce chapitre englobe deux parties, l’aspect technologique des poutres mixtes acier-
béton a été présenté en détail. En plus, nous avons exposé, par des formules
directement applicables, les différentes méthodes d’analyse aux états limites
conformément à l’Eurocode 4, pour être utilisées dans le calcul et la vérification des
poutres mixtes acier-béton. Aussi, dans ce chapitre, des informations sont fournies
sur la manière de réaliser des analyses élastiques et plastiques de poutres mixtes à
l’état limite ultime. L’importance de la redistribution des efforts est mise en évidence
ainsi que les conditions dans lesquelles ces redistributions se produisent.
78
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
CHAPITRE 2
2.1 INTRODUCTION
Le retrait est un phénomène qui affecte les matériaux fabriqués à base de ciment et
d’eau. Il s’explique par une contraction volumétrique de celui-ci sous l’action de
phénomènes physico-chimiques liés à la perte d'eau par divers moyens tels que
l'évaporation que l'on observe quand du béton se dessèche (Fig. 2.1). Il se développe
dans les trois dimensions mais, en général, on ne l'exprime que sous la forme d'une
déformation linéaire. En effet, dans le langage technique usuel, le terme retrait
remplace l'expression « retrait de séchage du béton durci exposé à l'air dont le degré
hygrométrique est inférieur à 100 % ». Néanmoins, d'autres types de retrait peuvent,
ou non, se produire de façon simultanée et indépendante les uns des autres.
En fait, les fissures dues au retrait du béton est un phénomène très compliqué car
il implique l’état d’équilibre de la section transversale mixte acier-béton. Pour
améliorer la performance à long terme des structures, il est important d'estimer les
effets temporels causés par le retrait du béton.
79
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
εsh(t)
déformations
temps t0 t
Les vides présents dans la matrice solide du béton sont plus ou moins remplis
d’eau. Cet état hydrique dépend essentiellement du degré d’hydratation du
matériau, de l’humidité relative régnant dans le réseau poreux, des conditions de
cure et de la taille des pores considérés.
Eau libre : Il s’agit de l’eau qui n’est plus sous le champ d’influence des forces
superficielles. Elle se trouve principalement dans les pores capillaires et les
80
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
L’eau capillaire.
Pour cela on définit l’eau non évaporable par l’eau résiduelle dans la structure.
Elle comprend :
Actuellement, cinq types de retrait peuvent être mis en évidence [ACK 91].
Chacun d’entre eux peut avoir des conséquences plus ou moins néfastes pour la
structure. Une analyse fine de leurs effets est indispensable pour des structures
sensibles aux effets différés (centrales nucléaires, réservoirs de stockage, ouvrages
d’art,....etc). Les différents types de retrait sont :
81
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
Il est à noter de ne pas confondre le retrait à très jeune âge avec le retrait
hydraulique, ni avec le retrait de dessiccation.
82
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
atteindre 300 à 500 μm/m. Bien que cette valeur reste modérée, son effet est devenue
non négligeable lorsqu’elle est ajoutée aux autres types de retrait. Son évolution est
très rapide au jeune âge. Donc, pour le mesurer il faut des essais à très jeune âge
[MAL 82].
83
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
1- à l’air, dans les climats humides, le retrait des bétons est de l’ordre de 2 à 3x10-4.
2- dans les climats secs et les bâtiments chauffés, le retrait peut atteindre des
valeurs de 5 à 7x10-4.
3- dans les installations industrielles, au contact des gaz chauds et secs (cheminés),
ou sous l’action de rayonnement thermique intense et continu (proximité des
fours), on peut avoir des retraits supérieurs à 10-3.
84
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
2- L’entrave interne causée par le retrait de séchage qui est lié à l’évaporation de
l’eau conduisant à des autocontraintes générées par l’équilibre des déformations
entre les différents plans du composant en béton.
Les déformations dues au retrait ne sont pas forcément négatives. Elles
apparaissent du moment où elles sont entravées car elles génèrent alors des
contraintes de traction. Ces dernières, si elles dépassent un certain seuil proche de la
résistance en traction, peuvent entraîner la fissuration du béton et tout ce qui s’en
suit, à savoir des problèmes de durabilité (corrosion, etc.), d’étanchéité ou encore
d’esthétisme. La fissuration dépendra, généralement, de l’ordre de grandeur du
retrait libre, du degré de restreinte de la structure et de la fissurabilité du béton.
85
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
Les valeurs du retrait de séchage du béton sont d’environ 0,1 à 0,8 mm/m (100 à
800 μm/m). Le retrait de séchage est d’autant plus élevé que :
L'article 3.1.4 de la norme EN 1992-1-1 défini le retrait total d'un élément en béton
à prendre en compte dans les calculs comme la somme de deux retraits OLL 08 :
86
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
durcissement du béton : elle se produit dès lors en majeure partie durant les premiers
jours qui suivent le coulage. La déformation totale de retrait peut être calculée par la
relation suivante :
cs cd ca (2.1)
cd t ds t , ts kh cd ,0
(2.2)
La valeur finale du retrait de dessication cd,∞ est donnée par :
cd , kh cd ,0
(2.3)
βds(t, ts) : une fonction qui traduit l’évolution dans le temps du retrait de séchage
(βds vaut 1 pour le calcul de la valeur finale du retrait).
fcm 6
cd ,0 0,85 220 110 ds1 exp ds 2 10 RH
10 (2.4)
3
RH 1,55 1
RH
RH
0
(2.5)
87
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
ds t , ts
t ts
t ts 0.04 h03
(2.6)
ca t as t ca
(2.7)
as t 1 exp 0, 2 t 0,5 t en jours
(2.9)
Le retrait endogène est d’autant plus grand que le facteur E/C est faible et donc
que sa résistance en compression fck est élevée. Cette influence est exacerbée pour les
bétons présentant un haut dosage en ciment. C’est ce dernier paramètre qui permet
de prédire la valeur finale du retrait endogène selon l’Eurocode 2.
88
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
Dans l'EN 1994-2, ce retrait thermique est pris en compte par une différence de
température ΔT = 20°C entre l'acier et le béton au moment de bétonnage. L'annexe
nationale française limite cette différence à 10°C. Le retrait thermique est appliqué à
la structure en même temps que la somme des retraits endogène et de dessiccation à
la mise en service. Il permet de déterminer les zones fissurées.
Il est établi, il y a long temps, que le retrait se produit d'une façon rapide au début
de la prise et qu'ensuite la vitesse de variation diminue.
Les essais effectués en 1936 par P. I. Gloujgué GLO 36 dans le laboratoire de
l'institut scientifique de recherche hydrotechnique Vednée, ont montré que le retrait
à 3 mois s'est révélé être a peu près égal à la moitié du retrait à un an, l'accroissement
du retrait après un an représentant 10 à 12% du retrait à un an (Fig. 2.3).
Dans les essais réalisés en 1941 par Glanwille GLA 41, était faite une
comparaison des retraits de bétons de trois types différents de ciment. De ces essais,
il résulte que le ciment alumineux a un retrait intensif dans la première période de
prise, à 7 jours son retrait était de 40% de son retrait à un an tandis que pour le
ciment portland, au même age, l'on n'a qu'un retrait de 8%.
Sn t S0 1 e st (2.10)
89
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
S0 : est le retrait maximum, dont la grandeur est déterminée pour le béton donné
par des données d’essais.
Sur la figure (Fig. 2.3) sont données les courbes de retrait expérimentales d’après
les résultats d’essais de P.I. Glonjgué GLO 36, de l’institut Ukrainien des matériaux
de construction et de Glanwille GLA 41.
Sn(t)
Courbe du retrait du béton de ciment portland
Sn(t)= 2.10-4(1-e-0.0085t)
1.0
0 Temps (j)
7 28 90 180 360 540
2.0
Sn(t)= 2,5.10-4(1-e-0.09t)
1.0
0 Temps (j)
14 28 90 180 360 540
Sn(t)
Courbe du retrait du béton de ciment portland
Essais de Glanville
3.0
Sn(t)= 3,5.10-4(1-e-0.0085t)
2.0
1.0
Temps (j)
0
7 28 90 180 360 540
90
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
4.0
3.0 Sn(t)= 4,2.10-4(1-e-0.01t)
2.0
1.0
0 Temps (j)
7 28 90 180 360 540
Sn(t)
Courbe du retrait du béton de superciment portland
Essais de Glanville
4.0
3.0 Sn(t)= 4.10-4(1-e-0.01t)
2.0
1.0
Temps (j)
0
7 28 90 180 360 54
0
Fig. 2.3 : courbes de variation de la vitesse du retrait pour différents types de ciments
2.7 CONCLUSION
91
Chapitre 2 Présentation du phénomène du retrait
Dans la mesure où•la fissuration de retrait est due à des mécanismes différents en
fonction du type de retrait, les mesures préventives à considérer sont différentes. Il
convient donc, en premier, d’identifier le ou les types de retraits susceptibles de se
manifester pour un ouvrage donné.
La conséquence d'un retrait non maîtrisé est une fissuration du béton. Cette
ouverture des fissures peut être limitée si des mesures sont prises dès :
92
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
CHAPITRE 3
3.1 GENERALITES
Le matériau de construction béton a un comportement dépendant du temps après
l’application d’une charge ou d’une déformation, qui a une influence sur l'état de
contrainte et de déformation d'une structure. Ce comportement dépendant du temps
peut être attribué aux trois causes suivantes:
Fluage
La charge sur une section de béton entraîne une déformation élastique. Sous l'influence de
cette charge permanente, des déformations dépendant du temps apparaissent. Elles tendent
progressivement vers une valeur finale. La mise en œuvre du fluage du béton s’effectuera sur
la base du coefficient de fluage (t, t0). Ce coefficient est sans dimension et dépend de
nombreux facteurs différents, tels que l'âge du béton au début du chargement, l'humidité
relative et la résistance à la compression de ce béton.
Relaxation
C'est un changement dépendant du temps de la contrainte causée par la
déformation imposée.
Retrait
93
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
εc(t)
F
σ().(t,)
D
σ(τ)/E(τ)
σ(1).(t,1)
C
(t)
σ(τ1)/E(τ1)
A
εr(t)
t
O τ1 τ t
Fig 3.1 : Composantes de la déformation du béton
94
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
0
0 t0 t
Viscoélastique
Plastique
Elastique Recouvrance
0 t0 t
Fig. 3.2 : Diverses réponses sous une charge constante
95
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
constant est long, plus la contrainte correspondante est importante. Ces matériaux
sont appelés viscoélastiques [WIL 76].
Plus le béton est chargé longtemps, plus la déformation est importante et plus
l'âge du chargement est élevé, plus la déformation est faible. Ce comportement classe
le béton comme un matériau viscoélastique vieillissant. En fait, la plupart des
propriétés mécaniques du béton dépendent de l'âge. La formulation mathématique
pour les matériaux vieillissant est plus complexe que pour les matériaux non-
vieillissement [KUM 06].
3.2.4 Linéarité
Le matériau est dit linéairement viscoélastique si la contrainte est proportionnelle
à la déformation à un instant donné, et le principe de superposition linéaire est vrai.
96
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
La deuxième situation, (Eq. 3.2), stipule que la déformation due à une combinaison
de deux contraintes arbitraires différentes 1 et 2, appliquées à des moments
différents t1 et t2, ε[1(t) + 2(t-t1) ] est égale à la somme des déformations résultant
des deux contraintes t) et 2(t-t1) agissant individuellement. Cette deuxième
exigence est souvent appelée le principe de superposition de Boltzmann [BOL 76,
WIL 76].
C 1 + 2
1
2
0 t 0 t0 t
[1(t)] + [2(t – t0)]
[2(t-t0)]
C(t) (t)
[1(t)]
0 t 0 t0 t
(a)
t
Fig. 3.3 : Illustration du comportement linéaire d'un matériau
97
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
3.3.1 Introduction
La rhéologie est la science pour la formulation des déformations dépendant du
temps dans les matériaux liquides et solides. Elle décrit la relation entre les
contraintes et les déformations dans un matériau. Dans un modèle rhéologique, le
comportement réel d’un matériau est simulé par une combinaison de corps idéaux
théoriques avec des propriétés rhéologiques strictement définies. La déformation
élastique avec le module d'Young, E, est représentée par un ressort, et la déformation
visqueuse avec la viscosité est représentée par un amortisseur.
98
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
0
R t0 t
0 0 = 0/R
t0 t
0 0 0 = 0/R
(t) = 0 t/
(t) = 0 (t)
t t
99
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
0
0
R 2 t0 t t0 t
0/R = 0
1 0/R 0t0/
t0 t t0 t
1 2
0
R t0 t
0/R
0
t0 t1 t
100
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
0
R1 1
t0 t
1 2
2
B
1 BC = OA
A’ C
R2 2 2
3 A
3
0 t0/1
O
Rn
Rn n
n
101
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
R1 R2 R3 Rn
1 2 3 n
L
R1 1 R2 2 Rn n R
R
102
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
R
R
Maxwell
Fig. 3.12 : Réponse de modèles simples
Kelvin-Voigt
Zener Zener
Kelvin-Voigt
Maxwell
t t
Essai de fluage Essai de relaxation
103
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
3.4.1 Introduction
Une analyse élastique structurelle qui inclut les effets dépendant du temps, tels
analyse structurelle [GIL 91]. D’où, trois conditions de base doivent être remplies:
d’une éprouvette en béton soumise à une charge axiale, est la somme des
raison des nombreux résultats de test disponibles aujourd'hui, ces facteurs peuvent
104
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
la qualité du béton,
compression.
théorie et malgré que n’étant pas correcte, elles sont calculées indépendamment et
température constante [BAZ 88, GIL 91]. Nous pouvons écrire donc :
105
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
t e t cr t sh t (3.3)
3.4.2.2 Coefficient de fluage et fonction de fluage
A tout instant t, le fluage du béton peut être quantifié en utilisant le coefficient de
fluage (t, ) et la fonction de fluage J(t, τ) [BAZ 88, GIL 91]. Nous définissons :
cr t ,
t , (3.4)
e t
Des progrès significatifs ont été réalisés ces dernières années dans la connaissance
été confirmée comme utile par des expériences récentes. Ce qui permet d’écrire qu’à
tout instant t, la déformation de fluage cr(t) est liée à la déformation élastique e(t)
cr t el t t t
E (3.5)
Dans ce cas, le module d'élasticité E = Ec28 est utilisé comme valeur de référence à
l'âge du béton.
La figure (Fig. 3.14) montre la série de courbes de fluage pour l'âge de charge = 8,
28, 90, 365 jours déterminées pour un béton spécifique à partir d'une série
d'expériences. Dans ces expériences, tous les échantillons étaient faits du même béton
et exposés aux mêmes conditions de stockage. Ainsi, seul le temps de l’application de
la contrainte 0 et le temps écoulé depuis la contrainte (t-) sont apparus comme
variables.
106
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
t (en jours)
Dans la suite, la famille de courbes (t, ) est citée comme une fonction de fluage.
0
cr t t , 0
E (3.6)
0 0
t t , 0 sh t
E 0 E 0
(3.7)
L’équation (Eq. 3.7) peut, aussi, être réécrite sous la forme simplifiée suivante:
107
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
0
t 1 t , 0 sh t
E (3.8)
par McHenry [HEN 43], stipule que les déformations relatives produites par un
incrément de contraintes appliquée en tout temps i ne sont pas affétées par les
finale (totale) est supposée être égale à la somme des courbes de fluage agissant
individuellement.
c cr(t)
c(0).C(t, 0)
c(0)
0 temps 0 temps
c cr(t)
c(1).C(t, 1)
c(1)
1 temps 1 temps
c c(0).C(t, 0)
cr(t) +
c(1) c(1).C(t, 1)
c(0)
0 1 temps 0 1 temps
108
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
1
t
t 0 J t , 0 J t , 1 d r t (3.9)
0
Sachant que :
J t ,
1
C t ,
1
1 t ,
Ec Ec
la section t, peut être exprimée tout en effectuant une intégration par partie de la
t t
1
t C t , d r t
Ec t 1
Ec t (3.10)
De nombreux essais ont montré qu’il est admis de négliger l’influence du temps
d’élasticité du béton dans le temps [BAZ 88, FAV 97, GIL 91], nous trouverons la
109
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
t t
t 1 t , d r t
1
Ec
Ec 1
(3.11)
3.5.1 Introduction
Le retrait et le fluage du béton jouent un rôle fortement important dans tous les
réaliste pour le calcul des problèmes de fluage et de relaxation dans les années trente
[BIR 76].
Dischinger [DIS 37, DIS 39] a utilisé le modèle rhéologique vieillissant de Maxwell
pour dériver une compilation analytique de fluage du béton. Sa méthode est dite
irréversible du béton.
Dischinger [DIS 37, DIS 39] a basé ses recherches connues sur le coefficient de
fluage (t, ) représentée sur la figure (Fig. 3.17). Cette famille de courbes est
caractérisée en ce que toutes les autres courbes de la famille sont obtenues par
déplacement parallèle vertical sur la base d'une courbe de fluage unique, elle-même,
110
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
t
0 t
(t,)
(t,0) - (1,0)
(t,0)
t
0 t
(t,)
t
0 t
Fig. 3.18: Courbes de fluage selon Dischinger
111
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
Pour des âges de contrainte ultérieurs 1, 2 ...... Les courbes de fluage en parallèle
de la figure (Fig. 3.17) nous permettent, selon l’hypothèse de Dischinger [DIS 37, DIS
t ,1 t 1
Et
t , 2 t 2
t , t
(3.12)
Une caractéristique particulière de cette famille de courbes est qu'à tout moment
d t ,1 d t , 2 d t , d t
.............
dt dt dt dt (3.13)
temps dt est le même pour tous les âges de chargement. Il est donc possible d'écrire
pour chaque âge de charge le différentiel dcr(t) survenant dans l'intervalle de temps
dt comme suit:
t
d cr t d t
E (3.14)
En insérant l'approche (Eq. 3.12) dans l'équation intégrale (Eq. 3.11), on obtient
une relation simple pour décrire la déformation du béton sous des contraintes
d t , d d
t
d d d (3.15)
t
t d
1
t d sh t
E E d
0 (3.16)
Si l'on différencie cette équation par rapport au temps t, alors il en résulte une
d t 1 d t 1 d t d sh t
t
dt E dt E dt dt (3.17)
Il est supposé que l'évolution dans le temps du retrait sh(t) est identique à celle du
fluage c’est-à-dire en calculant les effets du retrait, sa progression dans le temps est
peut être approximativement affine au fluage (Fig. 3.19). Une telle simplification est
courante pour la prise en compte des problèmes de retrait [BIR 76, KUM 06, GIL 91].
sh,
sh
t
Fig. 3.19: L’évolution affine du retrait au fluage
Ce qui donne :
t
sh t sh
(3.18)
113
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
d t sh d t
(3.19)
Cette équation différentielle du premier ordre est une relation constitutive. Pour le
béton, elle peut être facilement incluse dans l’analyse structurale [BIR 76, GIL 91].
une variété de problèmes pratiques [BIR 76, GIL 91]. L’équation (Eq. 3.17) peut être
indépendante et on aura:
d t , 1 d c t c t
sh (3.20)
d Ec 0 d Ec 0 0
L’équation (Eq. 3.20) a été mise au point par Dischinger. Pour des structures en
une autre approche dite ”temps équivalent” développée par Lau [LAU 86]. Cette
limitée par son application dans le cas où la contrainte varie de manière monotone.
Donc, elle ne représente pas la recouvrance. Cette méthode a été, par la suite,
114
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
s’appliquer à chaque partie. Boeraeve [BOE 88] a appelé cette approche ”méthode du
3.6 CONCLUSION
Cette équation est la base de notre actuelle approche proposée à travers cette thèse.
pour tous les âges. Les résultats expérimentaux n'indiquent pas que l'hypothèse est
valide, comme le montre la figure (Fig. 3.20), où les courbes de fluage ne sont pas
T en jours
115
Chapitre 3 Théorie irréversible du béton
donc le fluage pour une histoire de contrainte croissante. Cette erreur peut être
moments τi >>τ0.
récupération de fluage n’est pas prévue dans cette approche car, en supprimant la
contrainte appliquée le taux de changement de fluage sera nul. Ce qui nous permet
de conclure que les déformations de fluage sont donc surévaluées. En contre partie,
si :
116
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
CHAPITRE 4
4.1 INTRODUCTION
117
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
4.2.1 Fluage
La charge sur une section de béton entraîne une déformation élastique. Sous
l'influence de cette charge permanente, des déformations dépendant du temps
apparaissent. Elles tendent progressivement vers une valeur finale. La mise en œuvre
du fluage du béton s’effectuera sur la base d’une fonction dite de fluage J(t, t0). Elle
est sans dimension et dépend de nombreux facteurs différents, tels que :
l'humidité relative,
la température,
L’analyse des effets du fluage linéaire exige que les contraintes appliquées sur
l’élément béton se situent dans la plage d'aptitude au service (c < 0,40 fcm), c'est-à-
dire que le fluage et la contrainte appliquée sont proportionnels. Pour des contraintes
de béton plus importantes, cette simplification ne s'applique pas et l'augmentation
disproportionnée du fluage avec des contraintes croissantes n'est pas négligeable.
(t0) -
(t)
A.N : t = t0 -
A.N : t > t0
118
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
d
d
0 0
1 2 t 1 t
Fig. 4.2 : Evolution des déformations en fonction de l’action du chargement
4.2.2 Retrait
= sh
t
0
Fig. 4.4 : Evolution des déformations de retrait
119
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
4.2.3 Relaxation
Un cas particulier de fluage est la relaxation du béton. Dans ce cas, une réduction
temporelle des contraintes de béton due à une déformation forcée prendre naissance.
Donc, la relaxation est un changement dépendant du temps de la contrainte causée
par la déformation unitaire imposée. Des problèmes de relaxation se produisent
souvent lors de l'abaissement soudain des appuis. Comme pour le fluage, ce
phénomène est décrit par une fonction temporelle appelée fonction de relaxation.
0
0
1 2 t 1 2 t
Fig. 4.5 : Evolution de la relaxation
4.3.1 Introduction
Le comportement temporel des sections mixtes est très différent de celui des
sections en béton pur. L'influence mutuelle entre le béton et l'acier de construction
conduit, en fonction du temps, au développement de variables de réarrangement qui
modifient l'état de contrainte interne de la section transversale mixte acier-béton. Le
calcul de ces forces internes supplémentaires s’obtiendra en se basant sur l’une des
trois méthodes suivantes:
120
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
4.3.2.1 Retrait
Fig. 4.6 : Equilibre statique et compatibilité d’une poutre mixte acier-béton sous le retrait du béton
rait du béton
121
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
4.3.2.2 Fluage
a- cas d’une charge constante
Fig. 4.7 : Equilibre statique et compatibilité d’une poutre mixte acier-béton sous le fluage du béton
122
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
4.3.2.3 Relaxation
Fig. 4.8 : Equilibre statique et compatibilité d’une poutre mixte acier-béton sous une relaxation.
Ɛc(t) Nc(t)
Mc(t)
ac
a N(t)
as M(t)
Ɛs(t) Ns(t)
Ms(t)
c(t) = s(t)
123
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
Les effets temporels du glissement et du retrait dans le béton peuvent avoir des
résultats malheureux, ce qui entraîne [STE 06] :
la fissuration du béton,
124
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
Les résultats d'Alsamsam [ALS 91, KIM 14] ont confirmé que les déflexions
dépendant du temps d'une poutre mixte acier-béton en raison du frottement et du
retrait sont importantes et ne peuvent pas être ignorées pendant la conception, ce qui
souligne la nécessité pour le concepteur de contrôler adéquatement la déflexion et la
fissuration à n'importe quel endroit au cours d'une période donnée.
Au début des années 1990, une étude approfondie des effets du fluage et du retrait
sur des poutres mixtes acier-béton a été menée par Bradford et Gilbert [BRA 91]. Ils
ont élaboré un certain nombre d'approches analytiques qui pourraient être utilisées
pour calculer les contraintes à court et à long terme et les déflexions des poutres
mixtes acier-béton. Ces études comprenaient de nombreuses applications de
conception et leurs résultats ont été soutenus par des vérifications expérimentales
utiles. Pour une analyse dépendante du temps, il est essentiel que les effets du fluage
et du retrait soient adéquatement considérés dans la conception car la force et le
moment générés dans les éléments en acier de la section transversale en empêchant
le frottement et le retrait dans le béton entraînent une courbure accrue et un transfert
progressif des contraintes du béton à l'acier. Dans la plupart de leurs travaux publiés,
Bradford et Gilbert ont appliqué des méthodes existantes pour faire face à la réponse
structurelle due au risque de fluage et au retrait, comme la méthode du taux de
fluage (RCM) et la méthode de l’âge ajustée des modules efficaces (AAEM). Ces deux
méthodes impliquent des procédures de solution qui assurent la compatibilité des
contraintes et des courbures à chaque point de la section transversale, ce qui permet
d'obtenir à chaque instant t, les contraintes, les déformations et les courbures des
poutres mixtes en acier et béton [BRA 91]. En 1991, Bradford et Gilbert ont réalisé un
test expérimental significatif pour valider leur méthode proposée en ce qui concerne
125
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
Au cours de leurs recherches, Bradford et Gilbert [BRA 91] ont étudié les poutres
mixtes à interaction partielle, en s'appuyant sur leurs recherches antérieures
concernant l'analyse des structures mixtes acier-béton en pleine interaction. En
examinant les résultats dépendant du temps du fluage et du retrait, ils ont observé
que les poutres présentant un glissement le long d'une interface acier-dalle contenant
un nombre relativement faible de goujons avaient des valeurs de déflexion plus
grandes que des poutres similaires sans glissement. Deux poutres ont été conçues
pour avoir une interaction presque complète, avec des paires de goujons à des
intervalles de 200 mm le long de la poutre, tandis que les deux autres poutres ont été
conçues avec des paires de goujons espacées de 600 mm. Bradford et Gilbert [BRA
92] ont mis au point un modèle théorique de la réponse temporelle des poutres
mixtes simplement appuyées qui combinait une analyse transversale utilisant avec
une analyse longitudinale pour tenir compte des effets de glissement. Ils ont comparé
les prédictions de la théorie avec les résultats du test et ont trouvé un bon accord
entre les deux.
Pour analyser les effets différés dans une poutre mixte acier-béton en connexion
partielle, Boeraeve [BOE 91] a développé un modèle d’éléments finis en grands
déplacements. Dans ce modèle, les paramètres du retrait et du fluage peuvent être
déterminés en utilisant : le code américain (American Concrete Institute 209 model),
ou celui du Comité Européen du Béton [CEB 84] et de Bažant et Panula [BAZ 78].
126
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
compte les effets différés du béton et que l’acier et le connecteur sont supposés
linéairement élastique.
Le modèle analytique présenté par Jiansheng et al [JIA 10] pour l’analyse de l’état
des contraintes à long terme des poutres mixtes acier-béton, en connexion parfaite,
sous charges de service est basé sur la procédure pas à pas. Ce modèle prend en
compte la fissuration de la dalle, le fluage et le retrait du béton sous moment de
flexion négatif. Cette méthode proposée permettra d’évaluer la largeur maximale de
la fissure sous l’effet de retrait et de fluage. Pour valider le modèle, quatre poutres
mixtes chargées en continu pendant environ trois ans ont été analysées par
l’application du modèle proposé. Un bon accord est observé entre les résultats
expérimentaux et les calculs du modèle proposé.
Plusieurs travaux sur le comportement différé dans les poutres mixtes acier-béton
avec interaction partielle ont été publiés par Dezi et al [DEZ 93a, 93b, 93c et DEZ 96].
Ils ont développé un modèle basé sur la méthode des différences finies pour résoudre
les équations d’équilibre exprimées en fonction des déplacements. Dans les deux
premières recherches [DEZ 93a, 93b], le comportement viscoélastique du béton a été
modélisé par une représentation intégrale discrétisée par la méthode générale pas-à-
pas de Bažant [BAZ 72]. Tandis que dans les deux autres travaux, les méthodes
algébriques (AAEM, EM et MS) ont été utilisées.
En se basant sur les méthodes algébriques (à un pas), Faella et al. [FAE 02] ont
formulé un élément fini permettant d’évaluer les effets du temps des poutres mixtes
acier-béton en connexion partielle.
Dans le travail de Gara et al. [GAR 09], une formulation d'éléments finis de poutre
pour l'analyse à long terme des poutres mixtes acier-béton a interaction de
127
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
Valipour et Bradford [VAL 09] et Hwang et Kwak [HWA 13], ont donné des
formulations par éléments finis adaptées aux poutres mixtes acier-béton sous charges
à court terme. Dans ces travaux, il a été considéré les non-linéarités matérielles et
l'interaction de cisaillement partielle le long de l’interface acier-béton.
Dans les travaux de Jiang et al. [JIA 09] et Sakr et Sakla [SAK 08], la flexibilité de la
connexion de cisaillement à l'interface dalle-poutre est négligée. Par contre, les effets
du fluage et du retrait de la dalle béton sont pris en compte uniquement pour le cas
du béton non fissuré.
128
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
récentes de Varshney et al [VAR 13] ont examiné une grande variété de facteurs liés
au contrôle des effets temporels. Dans leur étude, deux cadres, le premier est a un
seul étage et cinq travées tandis que l’autre est a cinq étages et cinq travées ont été
analysé. Pour ce travail, une procédure analytique conçue pour tenir compte du
fluage, du retrait et de la fissuration progressive dans les panneaux de dalles de
béton était développé. Les résultats obtenus comprenaient des informations utiles sur
les changements, au fil du temps, des déformations, de contraintes et de courbures
dans des cadres mixtes acier-béton à grande échelle et ces données sont susceptibles
de jouer un rôle important dans les futures recherches sur ce type de structures [VAR
13].
Un certain nombre d'études antérieures ont suggéré des moyens plus précis
d'analyser la déformation des cadres mixtes acier-béton et divers codes de conception
ont été développés qui incluent des moyens utiles pour aborder les problèmes de
conception pour les structures mixtes sujets au retrait et au fluage. Les chercheurs ne
se sont pas concentrés uniquement sur les propriétés matérielles du béton lui-même,
en particulier le retrait et le fluage, la principale cause des comportements à long
terme, mais ont également examiné le comportement de l'interaction des systèmes
mixtes acier-béton et la façon dont dépendent les effets variables tels que le retrait et
le fluage. L'intérêt académique récent dans les systèmes mixtes a étendu sur le
comportement global des formes structurelles entières telles que les poutres
continues à plusieurs travées et les bâtiments à plusieurs étages, en s'appuyant sur
les travaux antérieurs analysant les effets locaux dans une seule poutre ou colonne en
raison du retrait et du fluage [VAR 13].
Dans son article, Fragiacomo et al [FRA 04] a présenté un modèle d'éléments finis
pour l'étude de la réponse structurale à court et à long terme des poutres mixtes
acier-béton. Dans les analyses à court terme, le problème structurel peut être résolu à
chaque niveau de charge jusqu'à l'effondrement. Dans les analyses à long terme sous
charge de service, les phénomènes rhéologiques du béton ont été considérés pour
modéliser le fluage et le retrait.
129
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
Dans son travail, Tianyu [TIA 15] a effectué une analyse pour obtenir les réponses
aléatoires à long terme des poutres mixtes acier-béton. Le modèle MC90 est choisi
pour décrire le fluage et le retrait du béton, et la méthode AAEM est adoptée pour
l'analyse de fluage. Ce modèle regroupe plusieurs paramètres tels que : le caractère
aléatoire du modèle de fluage et de retrait, la résistance moyenne à la compression et
le module d'élasticité du béton, l'humidité ambiante, l'ampleur de la charge
maintenue constante, la rigidité du connecteur de cisaillement, etc.
nL n0 1 t , t0
(4.1)
130
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
Le modèle analytique développé par Tehami et al [TEH 09] et qui a été conçu pour
la modélisation du comportement au fluage des sections transversales des poutres
mixtes acier-béton en connexion parfaite. En suite, une autre méthode mathématique
a été mise au point par Rahal et al [RAH 12] pour la prédiction des sollicitations
additionnelles dues au retrait du béton dans les poutres mixtes acier-béton en
connexion complète. En 2015, une autre approche analytique a été proposée par
Souici et al [SOU 15] pour modéliser l’effet du fluage du béton le long d’une poutre
mixte acier-béton en connexion parfaite. Le dernier procédé conçu pour traiter le
comportement des poutres mixtes acier-béton en connexion de cisaillement partielle
proposé par Beghdad et al [BEG 17] et qui fait partie la thématique de cette présente
thèse.
4.5 CONCLUSION
Le fluage, le retrait du béton et la relaxation de l'acier causent des déformations et
des contraintes internes qui ne peuvent pas être ignorées dans l’analyse des poutres
mixtes acier-béton.
131
Chapitre 4 Comportement dépendant du temps des poutres mixtes acier-béton
développés. Certains d’entre eux se limitent à des cas particuliers, tandis que les
autres présentent une énorme difficulté dans les applications pratiques. Dans
l’Eurocode 4, et malgré l’effet important du retrait et du fluage du béton sur le
comportement, à long terme, des sections transversales mixtes, un simple coefficient
de minoration a été utilisé pour tenir compte des ces effets. A cet effet, il nous a
semblé logique de développer une procédure simple dans son application par les
utilisateurs d’une part et qui présente l’efficacité souhaitée d’autre part. Notre
actuelle méthodologie est présentés dans le suivant chapitre.
132
Chapitre 5 Modélisation des effets du retrait de béton-Nouvelle méthode proposée
CHAPITRE 5
5.1 GENERALITES
Dans les structures mixtes acier-béton, le retrait et le fluage sont fortement associés
au béton, et ces deux contraintes inélastiques et variables dans le temps provoquent
une augmentation de la déformation et une redistribution des contraintes internes
[RÜS 83, HAS 86, SET 07, SVE 11].
Dans le but de prédire les effets du retrait de béton sur le comportement des
poutres mixtes acier-béton, malgré les nombreux travaux réalisés et les études
effectuées, jusqu’à présent, il n'existe pas encore de moyens complets pour les
ingénieurs de traiter de manière fiable ces problèmes et le développement d'un
ensemble de normes et d'équations analytiques ou numériques justifiables pour les
poutres mixtes acier-béton qui vont au-delà de simples commentaires est devenu une
nécessité.
Dans ce contexte, pour prédire d’une façon plus fine le comportement, au retrait,
des poutres mixtes acier-béton conduisant à une estimation plus précise des
sollicitations qu’il apporte, cette recherche est suggérée pour proposer une méthode
analytique à simple utilisation pour calculer, à court et à long terme, les efforts dues
au retrait du béton sollicitant une section mixte acier-béton en connexion partielle. En
introduisant l'influence du degré de connexion (N/Nf) au niveau de l'interface acier-
béton, notre actuelle contribution est donc de développer et d'enrichir le modèle
134
Chapitre 5 Modélisation des effets du retrait de béton-Nouvelle méthode proposée
proposé par Rahal et al [RAH 12] qui a été conçu uniquement pour des poutres
mixtes dans laquelle le degré de connexion N/Nf = 1). Par conséquent, la présente
méthodologie est plus générale car elle est applicable aux poutres mixtes acier-béton
quelque soit le degré de connexion (N/Nf) utilisé.
beff
y
Efforts dus au retrait du béton
A
Mc(t)
béton
A
G
tc
Nc(t)
Cc
c Forces extérieures
G Axe neutre de la section mixte M0
Cs
m N0
G Ms(t)
s
s teel Ns(t)
A
Coupe A-A
135
Chapitre 5 Modélisation des effets du retrait de béton-Nouvelle méthode proposée
A Ac . Cc 2 N
N s t N c t s 1 1 N0
Am
Im N f
(5.1)
A Ac . Cc 2 N
M s t Nc t a 1 s 1 M c t M 0
Am
Im N f
(5.2)
136
Chapitre 5 Modélisation des effets du retrait de béton-Nouvelle méthode proposée
M c t M s t
c t = (5.3)
Ec I c Es I s
N c t M c t N t M t
c t + Cc = s + s C s (5.4)
Ec Ac Ec I c E s As E s I s
1
t
M s t
c t M c t M c 1 t , (5.5)
Ec I c Es I s
137
Chapitre 5 Modélisation des effets du retrait de béton-Nouvelle méthode proposée
1
t
c t N c t N c 1 t ,
Ec Ac
C
t
c M c t M c 1 t , (5.6)
Ec I c
r t
Ns M
s Cs
Es As Es I s
Ces équations intégrales [Eqs 5.5 et 5.6] peuvent être, dans le cadre de la théorie
du vieillissement du béton, transformées en équations différentielles du type :
c t
1
dM c t M c t .d M s t (5.7)
Ec I c Es I s
c t
1
dN c t N c t .d Cc dM c t M c t .d
Ec Ac Ec I c
(5.8)
d sh t
Ns M
s Cs
E s As E s I s
A A . C 2 N
N s t N0 Nc t s c c 1 1
Am I m N f
(5.9)
A Ac . Cc 2 N
M s t M 0 Nc t a 1
s 1 M c t
Am
Im N f
(5.10)
Ce qui nous permet de remplacer dans le système d'équations (Eqs 5.7 et 5.8), les
forces Ns(t) et Ms(t) en terme de Nc(t) et Mc(t). On obtient alors un système
d'équations différentielles représenté sous la forme simplifiée ci-dessous :
138
Chapitre 5 Modélisation des effets du retrait de béton-Nouvelle méthode proposée
dM c t dNc t
A1 A2 M c t 0 (5.11)
d d
dM c t dN c t
A3 A4 A5 M c t A6 N c t Ec sh (5.12)
d d
Si l'on considère dans les équations (Eqs. 5.11 et 5.12), que N = Nf (cas des poutres
mixtes avec connexion complète), on obtient le système d'équations différentielles
trouvé par Rahal et al [RAH 12]:
Ec sh
N c t C1.a2 1 .e 1. C2 .a2 2 e 2 (5.14)
A6
1
C1 a1 .C2 C2 Ec
1 a1 .a2
Nc M c
1 Cc
Ac Ic
139
Chapitre 5 Modélisation des effets du retrait de béton-Nouvelle méthode proposée
Nc M c '
2 Cc
Ac Ic
Na M a
3 Ca
Aa Ia
Na M a '
2 Ca
Aa Ia
140
Chapitre 5 Modélisation des effets du retrait de béton-Nouvelle méthode proposée
beff
0.35 0.27 0.25 0.21
tc Gc
+ 49.40 + 35.87 + 34.61 + 32.38
bft x tft 1.08 - 0.76 - 0.74 - 0.71 -
a Gm axe neutre de la section mixte homogène
hw x tw
G + : traction
bfb x tfb
s
+ + + +
- :
11.70
COMPRESSION 8.60 8.28 7.70
N/Nf = 100% N/Nf = 100% N/Nf = 80% N/Nf = 60%
Hendy et al [HEN 06] Rahal et
Euroco al [RAH
Rahal en 12]
Rahal
de 4en[9]al [8] alRahal
[8] en Méthode
al [8] Proposée
Fig. 5.2: Diagramme de comparaison des contraintes
Finales en (MPa) dues au retrait du béton
Fig. 5.3 : L’évolution, dans le temps, de l’effort normal Nc(t) sollicitant la dalle en béton
Fig. 5.4 : L’évolution, dans le temps, du moment fléchissant Mc(t) sollicitant la dalle en béton
141
Chapitre 5 Modélisation des effets du retrait de béton-Nouvelle méthode proposée
Fig. 5.5 : L’évolution, dans le temps, de l’effort normal Ns(t) sollicitant la poutre métallique
Fig. 5.6: L’évolution, dans le temps, du moment fléchissant Ms(t) dans la poutre métallique
142
Chapitre 5 Modélisation des effets du retrait de béton-Nouvelle méthode proposée
Les résultats, montrant l'évolution des sollicitations dans le temps, sont présentés
graphiquement sur les figures (Figs : 5.2, 5.3, 5.4, 5.5, 5.6, 5.7, 5.8 et 5.9).
Les résultats obtenus par la présente formulation (Figs : 5.2 à 5.9) reflètent
suffisamment l'effet de degré de connexion (N/Nf) sur la redistribution des
contraintes locales dues au retrait du béton. La figure (Fig. 5.4) montre la
143
Chapitre 5 Modélisation des effets du retrait de béton-Nouvelle méthode proposée
comparaison des résultats obtenus par cette formulation avec ceux de l'Eurocode 4
[HEN 06] et ceux obtenus par Rahal et al [RAH 12]. Les figures (Figs : 5.7, 5.8 et 5.9)
montrent clairement qu'en réduisant le degré de connexion N/Nf, les contraintes
seront réduites en conséquence. Par conséquent, afin de réduire les effets du retrait
sur le comportement des poutres mixtes acier-béton, il est très utile d'utiliser un
degré de connexion N/Nf <1 au lieu d'un degré de connexion N/Nf = 1.
5.4 CONCLUSION
L'état d'équilibre d'une poutre mixte acier-béton subit des changements, au fil du
temps, sous l’effet du retrait du béton et des efforts additionnels prendront donc
naissance. Ces déformations différées nuisent à la durabilité et la bonne apparence de
la structure. Dans ce contexte, un cadre de formulation analytique a été développé
dans cette thèse. Il nous permet ensuite de traiter précisément le comportement
dépendant du temps des poutres mixtes suite au phénomène du retrait du béton de
la dalle.
144
Conclusion générale
CONCLUSION GENERALE
Le béton en tant que composant essentiel dans la fabrication des poutres mixtes
acier-béton, est soumis au cours de sa durée de vie à des changements structurels
variés. Ces changements structurels sont dus aux influences mécaniques, thermiques
et hydriques.
145
Conclusion générale
Les effets du glissement et du retrait du béton peuvent avoir, dans une poutre
mixte acier-béton, des résultats malheureux en concevant :
la fissuration du béton,
Pour pallier à cela, un modèle analytique efficace a été développé, en 2012, par
Rahal et al pour prédire le comportement, au retrait, des poutres mixtes acier-béton
en connexion parfaite uniquement. Notre travail donc consiste à améliorer les
performances de ce modèle pour le rendre applicable quelque soit le degré de
connexion utilisé car la connexion partielle est couramment utilisée actuellement. La
présente approche analytique traduit d’une façon exacte l’effet du retrait de béton sur
le comportement des poutres mixtes acier-béton en connexion parfaite et partielle.
Son avantage principal se présente dans la simplification des expressions de calcul
des sollicitations additionnelles dues au retrait par l’application directe de nos
formules développées d’une part et la fiabilité des résultats obtenus d’autre part. Le
présent modèle, nous permettra aussi de combiner, à tout moment de mise en service
de la structure, les effets du retrait du béton aux effets mécaniques dus au
chargement et par conséquent les effets du fluage du béton. Pour se faire, il nous
146
Conclusion générale
Les résultats obtenus par l’application de notre modèle sont satisfaisant en les
comparants à ceux trouvés par Rahal et al eux-mêmes comparés à ceux de l’Eurocode
4 et ce pour un degré de connexion N/Nf = 1. Ils traduisent clairement l'effet du
degré de connexion (N/Nf) sur la redistribution des contraintes locales dues au
retrait du béton.
Les résultats obtenus par la présente approche analytique montrent que les
sollicitations additionnelles apportées par le retrait, sur une section transversale
mixte acier-béton, ne sont pas négligeables. Avec l’utilisation de la connexion
partielle, ces sollicitations dues au retrait du béton seront diminuées.
Dans les poutres mixtes acier-béton, l'action du retrait du béton a pour effet de
provoquer un état de contraintes auto-équilibré caractérisé par:
Ce travail présente une aide d’application directe pour les utilisateurs lors de la
conception et le dimensionnement des sections transversales mixtes particuliè-
rement la prise en compte du retrait de béton. En plus, l’utilisateur de la thèse
trouvera les réponses de quelques problèmes relatifs à l’analyse en sections
transversales ainsi l’analyse globale des poutres mixtes acier-béton aux états limites
ultimes basées sur l’Eurocode 4.
147
Dédicaces
Dédicaces
Je dédie ce travail à :
Mes parents
H.BEGHDAD
Introduction générale
INTRODUCTION GENERALE
Une poutre mixte acier-béton est obtenue en joignant, à l’aide des dispositifs de
liaison particuliers, des éléments en acier, de formes différentes (profilés en acier,
plaques, fermes, etc.), à des dalles en béton armé ou précontraint. Grâce à la
connexion partielle au cisaillement, la rentabilité et les performances économiques
des poutres mixtes acier-béton sont considérablement améliorées. D’où, les poutres
mixtes avec connexion partielle sont fréquemment utilisées dans le bâtiment.
Cependant, un comportement ductile des connecteurs de cisaillement est nécessaire
pour une connexion de cisaillement partielle.
Le béton, en tant que composant essentiel dans une poutre mixte acier-béton, est
soumis au cours de sa durée de vie à des changements structurels variés. Ces
changements structurels sont dus aux contraintes principalement dues aux
influences mécaniques, thermiques et hydriques.
Lorsque l'on observe une pièce de béton aussitôt après son gâchage on constate
qu'en l'absence de toute action mécanique extérieure elle change de volume. Cette
propriété, qui porte le nom de retrait, est à l'origine de désagréments de toutes sortes
que les constructeurs connaissent bien.
Le retrait désigne le raccourcissement lent dans le temps d’un élément causé par
l’évaporation de l’eau imprégnant la matrice cimentaire. La composition du béton, la
géométrie de la pièce et les conditions climatiques sont les facteurs qui influencent le
retrait. Dans les poutres mixtes acier-béton, le retrait du béton induit des
changements dépendant du temps des contraintes, des efforts internes, des
déformations longitudinales et des flèches. Par conséquent, des redistributions des
efforts internes de la dalle en béton vers la poutre métallique prendront naissance.
1
Introduction générale
Les analyses à long terme des structures mixtes acier-béton sont difficiles à
réaliser, le fait que de nombreux chercheurs structurels continuent d'accorder une
importance majeure aux différents phénomènes induisant des effets parasitaire
durant le temps.
Les analyses à long terme des structures mixtes acier-béton sont difficiles à
réaliser, parce que l'obtention d'informations fiables sur les propriétés du retrait n'est
pas simple d’une part et que le glissement à l'interface acier/béton peut également
rendre la prédiction plus compliquée d’autre part. Pour traiter ces problèmes de
manière fiable, il n'y a pas encore de moyens complets, et le développement d'un
ensemble de normes et de modèles justifiables pour les structures mixtes acier-béton
qui va au-delà d'un simple commentaire est devenu une nécessité.
Les effets temporels du glissement et du retrait dans le béton peuvent avoir des
résultats malheureux, ce qui entraîne :
la fissuration du béton,
2
Introduction générale
Dans le chapitre II, le phénomène de retrait du béton sera détaillé tout en mis
en relief les différents types de retrait, les paramètres dont dépend le retrait et l’ordre
de grandeurs des déformations. La prise en compte du retrait dans l’Eurocode 4 et la
loi de variation du retrait dans le temps feront partie de ce deuxième chapitre.
3
Introduction générale
Enfin, nous achèverons notre thèse par une conclusion générale dans laquelle
nous rappelons les principaux résultats que nous avons pu tirer de cette recherche
théorique, et nous dégageons quelques perspectives de ce travail.
4
Liste des figures I
CHAPITRE 1 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 5
Fig. 1.1 : Coupes typiques des sections transversales mixtes acier-béton --------------------------------------- 6
Fig. 1.2 : Section transversale mixte acier-béton ----------------------------------------------------------------------- 7
Fig. 1.3 : Construction à plusieurs étages en construction mixte acier-béton ----------------------------------- 8
Fig. 1.4 : Pont mixte acier-béton ------------------------------------------------------------------------------------------- 8
Fig. 1.5 : Planchers mixtes --------------------------------------------------------------------------------------------------- 9
Fig. 1.6 : Système de planchers minces -------------------------------------------------------------------------------- 10
Fig. 1.7 : Ponts mixtes ------------------------------------------------------------------------------------------------------ 10
Fig. 1.8 : Effet de la solidarisation dans une poutre mixte acier- béton.---------------------------------------- 13
Fig. 1.9 : Sections en acier dissymétriques ---------------------------------------------------------------------------- 14
Fig. 1.10 : Mesures de protection contre l'incendie------------------------------------------------------------------ 15
Fig. 1.11: Etat limite ultime: sections critiques ----------------------------------------------------------------------- 17
Fig. 1.12: Déversement des poutres mixtes --------------------------------------------------------------------------- 17
Fig. 1.13 : Principe de calcul plastique --------------------------------------------------------------------------------- 19
Fig. 1.14 : Section plastique sous moment positif (ANP dans la dalle) ----------------------------------------- 20
Fig. 1.15 : Section plastique sous moment positif (ANP passe par la semelle supérieure) ---------------- 21
Fig. 1.16 : Section plastique sous moment positif (ANP coupe l’âme) ----------------------------------------- 22
Fig. 1.17 : Section plastique sous moment négatif (ANP est dans la dalle) ------------------------------------ 24
Fig. 1.18 : Section plastique sous moment négatif (ANP passe par la semelle supérieure) ---------------- 24
Fig. 1.19 : Section plastique sous moment négatif (ANP coupe l’âme) ----------------------------------------- 25
Fig. 1.20 : section de classe 2 équivalente. ----------------------------------------------------------------------------- 26
Fig. 1.21 : section élastique sous moment positif (ANE dans le profilé métallique) ------------------------ 27
Fig. 1.22 : section élastique sous moment positif (ANE dans la dalle béton) --------------------------------- 28
Fig. 1.23 : section élastique sous moment négatif (ANE dans l’âme) ------------------------------------------- 29
Fig. 1.24 : Distribution plastique des contraintes modifiées par l’effet de l’effort tranchant -------------- 31
Fig. 1.25 : Critère d’interaction entre moment résistant et effort tranchant ----------------------------------- 31
Fig. 1.26 : Analyse globale non fissurée ------------------------------------------------------------------------------- 32
Fig. 1.27 : Analyse globale fissurée ------------------------------------------------------------------------------------- 33
Fig. 1.28 : La redistribution des moments dans une poutre continue ------------------------------------------ 33
Fig. 1.29 : Distribution des connecteurs – Analyse élastique- ---------------------------------------------------- 36
Fig. 1.30 : Distribution des connecteurs – Analyse plastique- ---------------------------------------------------- 36
Fig. 1.31 : Principe de l’essai Push-Out -------------------------------------------------------------------------------- 37
Fig. 1.32 : Efforts sollicitant un connecteur --------------------------------------------------------------------------- 37
Fig. 1.33 : Comportement réel et idéalisé des connecteurs ductiles --------------------------------------------- 38
Fig. 1.34 : Comportement réel et idéalisé des connecteurs non ductiles ---------------------------------------- 39
Fig. 1.35 : Classification des connecteurs en fonction de leurs comportements charge/glissement --- 39
Fig. 1.36 : Goujons à tête --------------------------------------------------------------------------------------------------- 40
Fig. 1.37 : Caractéristiques des goujons -------------------------------------------------------------------------------- 42
Fig. 1.38 : Modes de transfert de charges d'un goujon à tête [LUN 88] ---------------------------------------- 44
Fig. 1.39 : Courbes charge-déformation des connecteurs type goujon à tête --------------------------------- 47
Fig. 1.40 : Comparaison des différentes lois de comportement des goujons ---------------------------------- 48
Fig. 1.41 : Schéma type d’une plaque perforée [MAC 02] --------------------------------------------------------- 54
Fig. 1.42 : Plaque perforée à ondulations horizontales ------------------------------------------------------------- 54
Fig. 1.43 : plaque perforée continue ------------------------------------------------------------------------------------ 54
Fig. 1.44 : Connecteur Hilti dans une poutre mixte ----------------------------------------------------------------- 57
Liste des figures II
CHAPITRE 2 -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------79
Fig. 2.1: Déformation de retrait d'une éprouvette non chargée. ------------------------------------------------- 80
Fig. 2.2: Déformation de retrait d'une éprouvette non chargée. ------------------------------------------------ 84
Fig. 2.3 : courbes de variation de la vitesse du retrait pour différents types de ciments ------------------- 91
Fig. 2.4: Fissuration du béton due retrait. ----------------------------------------------------------------------------- 91
CHAPITRE 3 -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------93
Fig. 3.1 : Composantes de la déformation du béton ---------------------------------------------------------------- 94
Fig. 3.2 : Diverses réponses de contrainte à une charge constante ---------------------------------------------- 95
Fig. 3.3 : Illustration du comportement linéaire d'un matériau -------------------------------------------------- 97
Fig. 3.4 : Comportement d'un ressort linéaire et d'un amortisseur linéaire. ---------------------------------- 99
Fig. 3.5 : Comportement d'un modèle de Maxwell. ---------------------------------------------------------------- 100
Fig. 3.6 : Comportement d'un modèle de Kelvin. ------------------------------------------------------------------ 100
Fig. 3.7 : Comportement d'un modèle de Burgers. ----------------------------------------------------------------- 101
Fig. 3.8 : Modèles Maxwell généralisés en série. ------------------------------------------------------------------- 101
Fig. 3.9 : Modèles Maxwell généralisés en parallèle. -------------------------------------------------------------- 102
Fig. 3.10 : Modèle de Kelvin-Voigt ------------------------------------------------------------------------------------- 102
Fig. 3.11 : Modèle SLS de type Maxwell ------------------------------------------------------------------------------ 103
Fig. 3.12 : Réponse de modèles simples ------------------------------------------------------------------------------ 103
Fig. 3.13 : Composantes de la déformation du béton -------------------------------------------------------------- 105
Fig. 3.14 : Courbes de fluage pour différents âges de chargement --------------------------------------------- 107
Fig. 3.15 : Le principle de superposition ------------------------------------------------------------------------------ 108
Fig. 3.16 : Variation de la déformation en terme de la fonction de fluage ------------------------------------ 109
Fig. 3.17: Fonction de fluage selon Dischinger ---------------------------------------------------------------------- 111
Fig. 3.18: Courbes de fluage selon Dischinger ---------------------------------------------------------------------- 111
Fig. 3.19 : L’évolution affine du retrait au fluage ------------------------------------------------------------------- 113
Fig. 3.20 : Courbes de fluage -------------------------------------------------------------------------------------------- 115
Fig. 4.7 : Equilibre statique et compatibilité d’une poutre mixte acier-béton sous le fluage du béton - 122
Fig. 4.8 : Equilibre statique et compatibilité d’une poutre mixte acier-béton sous une relaxation------ 123
Fig. 4.9 : Principe de calcul par équations intégrales -------------------------------------------------------------- 123
Fig. 4.10 : Principe de calcul incrémental ----------------------------------------------------------------------------- 124
1. ALPHABET LATIN
2. ALPHABET GREC
Intitulé
Effet du retrait du béton sur la résistance d’une section
transversale mixte acier-béton en connexion partielle
Faculté : Architecture et Génie civil
Option : Structure
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
148
Références bibliographiques
[BEG 17] Beghdad, H. Tehami, M. Rahal, N. (2017), “Shrinkage behaviour modelling of steel-concrete
composite beams with varying degree of connection”. Asian Journal of Civil Engineering
(BHRC),18(8), 1271-1285.
[BIR 76] Birkenmaier. M, (1975). «Berücksichtigung der Einflüsse Kriechen und Schwinden bei der
Berechnung von Betonkonstruktionen» Springer Basel AG.
[BOE 91] Boeraeve, P. (1991). "Contribution `a l’analyse statique non linéaire des structures mixtes
plans formées de poutres, avec prise en compte des effets différés et des phases de
construction». PhD thesis, Faculté des Sciences Appliquées-Université de Liège.
[BOL 76] Boltzmann, L., "Zur Theorie der elastischen Nachwirkung," Pogg. Ann. Physik, Vol. 7 (1876),
p. 624.
[BOE 88] Boeraeve.P, (1988). «La méthode du temps équivalent pour la prédiction des déformations
dues au fluage du béton : prise en compte de la recouvrance». Materials and Structures, 21(6)
:431–435.
[BOU 05] Bouazaoui L. (2005). «Contribution à l’étude expérimentale et théorique de structures
mixtes acier-béton assemblées par collage». Thèse de doctorat, Université de Reims.
[BRA 91] Bradford, M. A., and Gilbert, R. I. (1991). "Time-dependent behaviour of simply-supported
steel-concrete composite beams." Magazine of Concrete Research, 43(157), 265-274.
[BRA 92] Bradford, M. A., and Gilbert, R. I. (1992). "Composite beams with partial interaction under
sustained loads." Journal of Structural Engineering, 118(7), 1871-1883.
BUI 79 BUIL. M. (1979). « Contribution à l’étude du retrait de la pâte de ciment durcissante ». Thèse
de doctorat, Laboratoire central des ponts et chaussées, Paris.
[BUJ 07] Bujnak, J. (2007). «Analyse globale de poutres mixtes acier béton-Approche analytique et
modélisation non linéaire ». Thèse doctorat. Université Blaise Pascal – Clermont II.
[CEB 84] Comité Euro-International du Béton. (1984). «CEB Design manual on structural effects of
time-dependent behaviour of concrete». M.A. Chiorino (ed.). Georgi Publishing, Saint-Saphorin,
Switzerland.
[CHA 64] Chapman, J. C., and Balakrishnan, S. (1964). "Experiments on composite beams" The
Structural Engineer, 42(11), 369-384.
[CRI 85] Crisinel. M, Clénin. D. (1985). « Connecteurs pour construction mixte acier-béton”.
Construction mixte, Ingénieurs et architectes suisses n° 22
[DAU 02] Dauner, H.-G., Antille, S., (2002). «Ponts mixtes à construction rapide » Rapport OFROU
567, Office fédéral des routes, Berne,
[DAU 05] Dauner, H.-G., (2005). « Teilhaftverbund - Eine neue Verbindungstechnik im
Verbundbrückenbau » Rapport OFROU 583, Office fédéral des routes, Berne, 2005.
[DEZ 93a] Dezi, Land Tarantino, A.M. (1993). « Creep in composite continuous beams. i : Theoretical
treatment”. Journal of Structural Engineering, 119(7) :2095–2111.
[DEZ, 93b] Dezi, L and Tarantino, A.M. (1993). «Creep in composite continuous beams. ii : Parametric
study”. Journal of Structural Engineering, 119(7) :2112–2133.
[DEZ 93c] Dezi. L, Ianni, C and Tarantino, A.M. (1993). «Simplified creep analysis of composite
beams with flexible connectors”. Journal of Structural Engineering, 119(5) :1484–1497.
[DEZ 95] Dezi, L., Leoni, G., and Tarantino, A. M. (1995). «Time-dependent analysis of prestressed
composite beams». Journal of Structural Engineering, ASCE, 121(4), 621- 633.
[DEZ 96] Dezi, L. Leoni, G and Tarantino, A.M. (1993). «Algebraic methods for creep analysis of
continuous composite beams”. Journal of Structural Engineering, 122(4) :423–430.
149
Références bibliographiques
[DEZ 06] Dezi L., Gattesco N. (2006). «Composite Structures – New Buildings, Restoration, Bridges».
CISM Press, Udine, Italy.
[DIS 37] Dischinger F «Untersuchungen ¨uber die Knicksicherheit, die elastische Verformung und
das Kriechen des Betons bei Bogenbr¨ucken», Der Bauingenieur Vol. 12, H.33/34, pp. 487–520,
H.35/36, pp. 539–552, H.39/40, pp. 595–621, 1937
[DIS 39] Dischinger F «Elastische und Plastische Verformungen der Eisenbe-tontragwerke und
insbesondere der Bogenbr¨ucken», Der Bauingenieur, Vol. 20, H.5/6, pp. 53-63, H., pp. 286-294, H.,
1939.
[EUR 92] Eurocode 4. (1992). «Conception et dimensionnement des structures mixtes acier-béton»
partie 1.1, Règles générales pour les bâtiments, Editions Eyrolles.
[EUR 92] Eurocodes 2. (1992), “Design of concrete structures - Part 1: General rules and rules for
Buildings”. Together with United Kingdom National Application Document. British standard DD
ENV.
[EUR 94] Eurocode 4. (1994). «Conception et dimensionnement des structures mixtes acier-béton»
partie 1.1, Règles générales pour les bâtiments (ENV 1994-1-1). Editions Eyrolles.
[EUR 05] Eurocode 4. (2005). «Conception et dimensionnement des structures mixtes acier-béton»,
partie 1.1, Règles générales pour les bâtiments. Commission des communautés Européenne, version
révisée.
EUR 07 Eurocode 2. (2007). «Calcul des structures en béton. Partie 1-1 : règles générales et règles
pour les bâtiments» Bruxel, NBN.
[FAE 02] Faella, C., Martinelli, E. & Nigro, E., (2002). «Steel and concrete composite beams with
flexible shear connection: “"exact" analytical expression of the stiffness matrix and
applications». Computers and Structures 80 (11) 11, pp.1001-1009.
FAV 80 Favre. R, Koprna. M, Rdojicic. A. (1980). « Effets différés- fissuration et déformations des
structures en béton ». Edition Georgi, Saint- Saphorin, Suisse.
[FAV 97] Favre.R, Jaccourd.J.P, Burdet.O et Hazem.C «Dimensionnement des structures en béton –
Aptitude au service et éléments de structures» TGC, V8. Presses Polytechniques et Universitaires
Romandes, Lausanne, 1997.
[FRA 04] Fragiacomo, M., Amadio, C. & Macorini, L., (2004). «Finite-element model for collapse and
long-term analysis of steel concrete composite beams». Journal of Structural Engineering, ASCE,
130 ( 3), pp. 489-497.
FRE 41 Freifeld. S. E. (1941). « Contraintes propres du béton ». Editions Eyrolles.
[GAT 89] Gattesco, N., and Cohn, M.Z. (1989). «Computer-simulated tests on moment redistribution.
Part I: ULS consideration». Studi e Ricerche, F.lli Pesenti, Politecnico di Milano,11, 269-299.
[GAT 97] GATTESCO, N. (1997). "Fatigue in stud shear connectors In: Composite Construction –
Conventional and Innovative” IABSE 1997; S. 139-144; ISBN 3-85748-092-0
[GAT 04] Gattesco N., Pitacco I. (2004). «Analysis of the Cyclic Behavior of Shear Connections in
Steel-Concrete Composite Bridge Beams due to Moving Loads». Proc. 2nd Int. Conf. on Steel and
Composite Structures, ICSCS 04, 2-4 Sept., Seoul, Korea.
[GAT 10] Gattesco N., Macorini L., Fragiacomo M. (2010). «Moment Redistribution in Continuous
Steel-Concrete Composite Beams with Compact Cross Section». ASCE, Journal of Structural
Engineering, Vol. 136, No. 2, Feb., pp. 193-202.
[GAR 09] Gara, F., Leoni and G. and Dezi, L. (2009), “A beam finite element including shear lag effect
for the time dependent analysis of steel-concrete composite decks“, Eng. Struct., 31, 1888-1902.
[GHA 86] Ghali, A., Favre, R. (1986). “Concrete structures: Stresses and Deformations”. Chapman
and Hall, London
150
Références bibliographiques
[GIL 89] Gilbert, R. I. (1989). "Time-dependent analysis of composite steel-concrete sections." Journal
of Structural Engineering, 115(11), 2687-2705.
[GIL 91] Gilbert.R.I «Time effects in concrete structures». Developpements in Civil Engineering N° 23,
Elsivier, 1991.
[GIL 95] Gilbert, R. I., and Bradford, M. A. (1995). «Time-dependent behavior of continuous
composite beams at service load». Journal of Structural Engineering, ASCE, 121(2), 319-327.
[GIL 11] Gilbert, R.I. and Ranzi. G. (2011), “Time dependent behaviour of concrete structures”. Spon
Press, New York – USA.
GLA 41 GLANWILLE. W. A. (1941). «The creep or flow of concrete under load ». Build, Research,
Techn paper N° 12.
GLO 36 GLOUJGUE. P. I. (1936). « Retrait du béton ». Recueil, ciment pouzzolanique.
[GNA 95] Gnanasambandam, C., and Hosain, M. U. (1995). "Reevaluation of the Lehigh formula for
composite floor systems." Proceedings of Conference of the Canadian Society of Civil Engineering,
Ottawa, Ontario, Canada, 655-664.
[HAE 75] Haensel, J. (1975).“Praktische Berechnungsverfahren für Stahlträgerverbund konstruktionen
unter Berücksichtigung neuerer Erkenntnisse zum Betonzeitverhalten . Techn.-wissenschaftl.
Mitteilung, Nr. 75–2, Institut für konstruktiven Ingenieurbau, Ruhr-Universität Bochum
[HAN 98] Hanswille, G. (1998). “Zur Behandlung der Einflüsse aus dem Kriechen und Schwinden
des Betons. Forschungsvorhaben: Eurocode 4 Teil 2-Verbundbrücken, Wuppertal
[HAS 86] Hashim, A. R. (1986), “Time dependent effects in reinforced concrete sections subjected to
flexure”, University of Surrey. A Thesis Submitted for the Degree of PhD.
[HEN 43] McHenry, D. A. (1943), “New aspect of creep in concrete and its application to design”.
Proceedings of the ASTM, (43), pp 1069–1084.
[HEN 06] Hendy, C.R. and Johnson, R.P. (2006), “Eurocode 4-Design of steel and composite
structures- part 2, general rules and rules for bridges, designers’ guide to en 1994-2”. Thomas
Telford Editions.
[HWA 13] Hwang, J. and Kwak, H.G. (2013) “Improved FE model to simulate interfacial bond-slip
behavior in composite beams under cyclic loading”, Comput. Struct., 125, 164-176.
[JIA 09] Jiang, M.; Qiu, W. and Zhang, Z. (2009), “Time-dependent analysis of steel-concrete
composite beams” International Conference on Engineering Computation, 8-11.
[JIA 10] Jiansheng Fan, Xin Nie, Quan Li, and Quanwang Li, (2010). “Long-Term Behavior of
Composite Beams under Positive and Negative Bending. II: Analytical Study”. Journal of
Structural Engineering, ASCE. Vol. 136 (7).
[JOH 04] Johnson, R.P. (2004), “Composite Structures of Steel and Concrete. Beams, slabs, columns,
and frames for buildings”. Third Edition.
[JOH 81] Johnson R. P., Oehlers D. J., (1981). «Analysis and design for longitudinal shear in
composite T-beams, Proceedings of the institution of civil engineers, London, vol.71, n°2,
pp.989-1021.
JOH 94 Johnson. R. P, Yam. I. M. (1994). «Partial interaction design of composite beams». Structural
Enginneer, vol 50 N° 09, September.
[JUR 03] Jurkiewiez B et Buzon S. (2003). «Etude expérimentale du procédé de connexion directe par
encastrement de l’âme découpée dans le béton fretté». Rapport de P.N MIKTI, IUT Robert
Schuman.
[JUR 05] Jurkiewiez, B. Buzon, S and Sieffert, J.G. (2005). «Incremental viscoelastic analysis of
composite beams with partial interaction”. Computers and Structures, 83(21-22) : 1780–1791.
151
Références bibliographiques
[KIM 14] Kim, S. (2014). «Creep and Shrinkage Effects on Steel-Concrete Composite Beams». Thèse de
doctorat.
KOP 86 KOPRNA. M. (1986). « Effets différés: fluage, retrait et relaxation». Cours polycopié, Ecole
Polytechnique Fédérale de Lausanne.
[KUM 06] Kumar M. P. and Paulo J. M. M «Concrete, Microstructure, Properties and Materials»,
Third Edition. McGraw-Hill Companies, 2006.
[LAU 61] Laurie, D. J. N. (1961). "Developments in stud welding" British Welding Journal, 8(4), 113-121.
[LAU 86] Lau, M.Y and Acker, P, (1986). «Comportement différé des poutres en précontraint.
Modélisation tenant compte de l’hygrométrie ». Suplément de Travaux, New Delhi, janvier.
[LEB 86] LEBET, J.-P. (1986). « Comportement des ponts mixtes acier-béton avac interaction partielle
de la connexion et fissuration du béton » Dissertation; EPEL Lausanne.
LEC 81 Lechatelier. H. (1981). « Sur le changement de volume qui accompagne le durcissement des
ciments ». Extrait de « properties of concrete ». Third edition, New York : Longman Scientific et
technical par NEVILLE.A. M.
[LEF 02] Leffer, A. (2002) « Zum Ermüdungsverhalten einbetonierter Kopfbol-zendübel unter
realitätsnaher Beanspruchung im Verbundbrückenbau » Dissertation; Universität Kaiserslautern;
2002
[LUN 88] Lungershausen, H. (1988). “Zur Schubtragfähigkeit von opfbolzendübeln" Mitteilung Nr.7,
Institut für konstruktiven Ingenieurbau, Ruhr-Universität Bochum, Bochum.
[MAC 96] Machacek J., Studnicka J., (1996). “Perforated shear connectors”, Steel Comp. Struct., vol.2,
n°1, pp.51–66.
[MAC 06] Macorini, L., Fragiacomo, M., Amadio, C., and Izzuddin, B.A. (2006). «Long term analysis
of steel-concrete composite beams: FE modelling for effective width evaluation». Engineering
Structures, 28(8), 1110-1121.
[MAI 41] Maier, L. (1941). "Versuche über das Zusammenwirken von I-Trägern mit
Eisenbetondecken." Die Bautechnik, 19(25), 265-270.
MAL 82 Malier. Y. (1982). « Action de la température sur les propriétés des bétons durcis » presse
ENPC, paris.
[MEN 00] Mensinger, M. (2000) « Zum Ermüdungsverhalten von Kopfbolzendübeln im
Verbundbau » Dissertation; Universität Kaiserslautern; Verlag Mainz; 2000; ISBN 3-89653-679-6
[NGU 08] Quang-Huy Nguyen, Mohammed Hjiaj, Brian Uy, (2008). “Méthode semi-analytique pour
les effets du temps dans les poutres mixtes acier-béton”. XXVIe Rencontres Universitaires de Génie
Civil, Nancy.
[NEW 51] Newmark N.M., Siess C.P. and Viest I.M., (1951), "Tests and analysis of composite beams
with incomplete interaction.", Proceedings of the Society for Experimental Stress Analysis, Vol. 9, No.
1, pp.75-92.
[OBH 83] Obholzer, A. (1983). “Elektronische Berechnung von Verbundtragwerken ünter
Berücksichtigung von Schwinden und Kriechen nach CEB/FIP bei praktischen Bauabläufen.
Der Bauingenieur 58, S. 471
[OEH 86] Oehlers D. J., Coughan C.G., (1986). “The shear stiffness of stud shear connections in
composite beams”, J. of Const. Steel Res., vol.6, n°4, pp.273-284.
[OEH 87] Oehlers D. J., Johnson, R. P., (1987). “The Strength of Stud Shear Connections in Composite
Beams”, The Structural Engineer,vol.65,n°2,pp.44-48.
[OEH 89] Oehlers, D. J. (1989). "Splitting induced by shear connectors in composite beams." Journal of
Structural Engineering, 115(2), 341-362.
152
Références bibliographiques
[OEH 92] Oehlers, D. J., and Park, S. M. (1992). "Shear connectors in composite beams with
longitudinally cracked slabs." Journal of Structural Engineering, 118(8), 2004-2022.
[OEH 94] Oehlers, D. J., and Park, S. M. (1994). "Shear connection in haunched composite beams with
sloping sides." Journal of Structural Engineering, 120(7), 2227-2232.
[OEH 02] Oehlers, D.J., Bradford M.A. (2002). «Elementary Behaviour of Composite steel and
concrete structural members». 1st ed., Oxford: Butterworth-Heinemann, Elsevier Science Ltd.
[OGU 94] Oguejiofor E.C., Hosain M.U., (1996). “A parametric study of perfobond rib shear connectors”.
Can J Civil Eng, 1994, vol. 21, pp. 614–25.
[OGU 96] Oguejiofor E.C., Hosain M.U., (1996). “Numerical analysis of Push-Out specimens with
Perfobond rib connectors”. Comp Struct, vol.62, n°4, pp.617–24.
[OLL 71] Ollgaard J.G., Slutter R.G., Fisher J.W., (1971). “Shear strength of stud connectors in
lightweight andnormal-density concrete” AISC Engineering Journal, vol. 8, n°2, pp. 55-64.
OLL 08 Ollivier. J.P, Vichot. A. (2008). « La durabilité du béton ». Presses de l'école des Ponts et
Chaussées – Paris.
[PAR 09] Partov D and Kantchev V. (2009). «Time-dependent analysis of composite steel-concrete
beams using integral equation of volterra, according eurocode 4». Journal of Engineering
Mechanics, Vol.16, N°5 p.2-26.
[RAB 94] Rabih M. (1994). «Comportement et modélisation de connecteurs en construction mixte
Acier-Béton». Mémoire de thèse, Institut National Polytechnique de Lorraine.
[RAH 12] Rahal, N. Tehami, M. Souici, A. and Beghdad, H. (2012), “Applying of integral equation of
Volterra for determining the section forces in composite beam, regarding shrinkage of
concrete”. Key Engineering Materials journal, 498 pp 173-186.
[RAU 78] Raue, E., Heidolf, T. (1978). “Untersuchungen zum zeitabhängigen Tragverhalten von
Verbundquerschnitten mit Hilfe der Laplace-Transformation. Institut für konstruktiven
Ingenierbau, Bauhaus-Universität Weimar. Forschungsprojekt der DFG
Forschungsgemeinschaft.
[ROB 81] Roberts, J.M., (1981), "Finite difference analysis of composite beams with incomplete
interaction by the finite element method" Computers and Structures., Vol 14, No 5-6, pp.453-462
[ROB 88] Robinson, H., and Naraine, K.S., (1988), "Slip and uplift effects in composite beams".
Composite Construction in Steel and Concrete. (Buckner C.D. and Viest I.M. eds) ASCE. New York, pp.
487 -497
[ROS 34] Ros, M. (1934). "Les constructions acier-beton systeme "Alpha"." L'Ossature Metallique
(Bruxelles), 3(4), 195-208.
[RÜS 73] Rüsch, Jungwirt, H. D and Hilsdorf, H. (1973), “Kritische Sichtung der Verfahren zur Berü-
cksichtigung derEinflusse von Kriechen und Schwinden des Betons auf das Verhalten der
Tragwerke”. Beton und Stahlbetonbau, West Berlin (68), pp. 49–60.
[RÜS 83] Rüsch,H. Jungwirt, D and Hilsdorf, H. (1983), “Creep and Shrinkage – Their effect on the
behavior”. Springer – Verlag New york Inc.
[SAT 59] Sattler, K. (1959). “Theorie der Verbund konstruktionen”, Verlag Wilhelm Ernst & Sohn,
Berlin
[SCH 91] Scheele. (1991). “Zum Tragverhalten von Kopfbolzendübeln unter formschlüssiger
Belastung” Dissertation; Universität Kaiserslautern.
[SET 07] Setra. (2007), “Eurocodes 3 et 4 - Application aux ponts-routes mixtes acier-béton. Guide
méthodologique” Service d’Etudes Techniques des Routes et Autoroutes.
[SIA 79] Norme SIA 161. (1979). « Constructions métalliques ». Société suisse des ingénieurs et des
architectes, Zurich.
153
Références bibliographiques
[SLU 65] Slutter, R. G., and Driscoll, G. C. (1965). "Flexural strength of steel-concrete composite beams"
Journal of the Structural Division, 91, 71-99.
[SOU 15] Souici, A. Tehami, M. Rahal, N. Bekkouche, S, M and Berthet, J, F. (2015), “Creep effect on
composite beam with perfect steel-concrete connection”. Int Journal of Steel Structures 15(2), 433-
445.
[STE 06] Stefan, E. (2006). “Factors affecting the behaviour of the shear connection of steel-concrete
composite beams” Thèse de doctorat.
STO 57 STOLIAROV. I. V. (1957). « Théorie du béton sur une base expérimentale». Edition Eyrolles.
[SVE 11] Svetlana M Kostić, Biljana Deretić-Stojanović, Saša Stošić. (2011), “Redistribution effects in
linear elastic analyses of continuous composite steel-concrete beams according to Eurocode 4”
Architecture and Civil Engineering, 9(1): 133-145.
[TEB 11] Tebbakh. B. (2011). « Analyse Expérimentale de la Connexion Acier-Béton dans les
Structures Mixtes ». Thèse Doctorat d’état.
[TER 67] Teraszkiewicz J. S. (1967). «Static and Fatigue Behavior of Simply Supported and
Continuous Composite Beams of Steel and Concrete». PhD thesis, University of London.
[THE 09] Tehami, M and Ramdane, K. (2009), “Creep behaviour modelling of a composite
steel_concrete section”. Journal of Constructional Steel Research 65, 1029-1033.
[THO 03] Thomann M. (2003). «Connexion par adhérence partielle entre acier et éléments
préfabriqués en béton». Thèse Doctorat en cours à Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL).
[THO 05] Thomann, M. (2005). « Connexions par adhérence pour les ponts mixtes acier-béton ». Thèse
doctorat ès-sciences. EPFL
[THO 05.1] Thomann, M., (2005). « Connexions par adhérence » Rapport d’essais ICOM 535, Laboratoire
de la construction métallique (ICOM), Ecole polytechnique fédérale de Lausanne,
[TIA 15] Tianyu Xiang, Cheng Yang and Gangyun Zhao, (2015). “Stochastic Creep and Shrinkage
Effect of Steel-Concrete Composite Beam”. Advances in Structural Engineering Vol. 18(8).
[TOU 12] Tout, F. Jurkiewiez, B. Ferrier, E. (2012). « Structures mixtes acier-béton collées : recherche
d’optimisation de l’interface » XXXe Rencontres AUGC-IBPSA Chambéry, Savoie, 6 au 8 juin.
[VAL 04] Valente I., Cruz P.J.S., (2004). “Experimental analysis of Perfobond shear connection
between steel and lightweight concrete”, Journal of Const. Steel Res., vol.60, pp. 465–479.
[VAL 09] Valipour, H.R. and Bradford, M.A. (2009),” A steel-concrete composite beam element with
material nonlineatities and partial shear interaction”, Finite Elem. Anal. Des., 45, 966-972.
VAR 13 Varshney, L. K., Patel, K., Chaudhary, S., and Nagpal, A. (2013). «Control of time-
dependent effects in steel-concrete composite frames». International Journal of Steel Structures,
13(4), 589-606.
[VIE 58] Viest, I. M., Fountain, R., and Singleton, R. (1958). “Composite construction in steel and
concrete for bridges and buildings”, McGraw-Hill NY.
[VIR 04] Virtuoso, F. and Vieira, R. (2004). «Time dependent behaviour of continuous composite
beams with flexible connection”. Journal of Constructional Steel Research, 60(3-5) : 451–463.
[WIL 76] William N. F, JAMES S. L and KASIF. O, (1976). “Creep and relaxation of nonlinear
viscoelastic materials with an introduction to linear viscoelasticity”. North-Holland Publishing
Company-Amsterdam New York-Oxford
154
Remerciements
REMERCIEMENTS
Enfin, mes remerciements les plus sincères vont à mon mari Nacer pour être un si
merveilleux compagnon, en particulier pendant les moments les plus difficiles et les
plus sombres au cours de cette période dont les mots ne peuvent exprimer combien
je suis reconnaissante. Mon mari Nacer a volontairement offert de l'aide, des conseils
et des encouragements tout au long de mes études en post-graduation. En outre, je
suis très reconnaissante pour le soutien et l'encouragement de mes parents, frères et
sœurs au cours de cette période qui a été inestimable.
H.BEGHDAD
Abstract X
ABSTRACT
existing analytical model dedicated to the prediction of the behavior, with the
withdrawal, of the composite steel-concrete beams. perfect connection only. In the
formulation of this model, the effect of the partial connection is represented in terms of
the degree of connection (N / Nf). This allows to use it in partial and perfect connection.
Key words: Composite beams; Shrinkage; time; degree of connection (N/Nf); linear
viscoelasticity.
Résumé VIII
RESUME
Suite aux effets dépendant du temps du béton, une poutre mixte acier-béton est très
susceptible de modifier ses propriétés structurelles, ce qui signifie qu'il est très difficile
pour les concepteurs de définir les propriétés transversales correctes à chaque moment
de la conduite d’une analyse à terme. En plus, les composants de la poutre mixte
subissent généralement des changements dans leur action en raison du glissement à
l'interface acier/béton. L'étendue de ce glissement n'est pas seulement difficile à prévoir,
mais conduit également à des interactions partielles entre l’acier et le béton. Cette
interaction partielle peut avoir un effet significatif sur l'analyse par rapport à
l'interaction complète.
Jusqu’à ce jour, afin d'étudier le comportement complexe des poutres mixtes acier-
béton suite au retrait du béton et ses effets, au cours du temps, sur l’état des contraintes
qui peuvent se produire dans les poutres mixtes, plusieurs modèles on été publiés. La
majorité de ces analyses considèrent souvent la connexion complète entre la poutre
métallique et la dalle en béton. Dans le cas de la connexion partielle, couramment
utilisée, certains modèles, analytiques, semi-analytiques ou numériques ont été
développés. Certains d’entre eux se limitent à des cas particuliers, tandis que les autres
présentent une énorme difficulté dans les applications pratiques. Dans l’Eurocode 4
[EUR 05], et malgré l’effet important du retrait du béton sur le comportement, à long
terme, des sections transversales mixtes, un simple coefficient de minoration a été
utilisé. Cela simplifie souvent le problème et peut ne pas être fiable.
Pour satisfaire les deux situations extrêmes, il nous a semblé logique de développer
une procédure satisfaisant, à la fois, l’efficacité souhaitée en matière de résultats et la
Résumé IX
Mots clés : Poutres mixtes; retrait; temps; degré de connexion (N/Nf); viscoélasticité
linéaire.
Sommaire
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE........................................................................................................ 1
CHAPITRE V:
MODELISATION DES EFFETS DU RETRAIT DE BETON
- NOUVELLE METHODE PROPOSEE -................................................. 133
5.1 GENERALITES ................................................................................................................................ 133
5.2 ANALYSE DEPENDANT DU TEMPS ............................................................................................... 135
5.3 FORMULATION DU MODELE......................................................................................................... 135
5.3.1 Equations d’équilibre statique......................................................................................... 136
5.3.2 Equations de compatibilité .............................................................................................. 137
5.3.3 Solution mathématique .................................................................................................... 139
5.3.4 Détermination des contraintes ........................................................................................ 139
5.3.5 Validation de la méthode proposée ................................................................................ 140
5.3.6 Discussion des résultats ................................................................................................... 143
5.4 CONCLUSION ........................................................................................................................... 144
بسبب التأثيرات على الخرسانة و المرتبطة بالزمن ،الروافذ المركبة فوالذ /خرسانة من المرجح أن تغير خصائصها اإلنشائية ،
مما يعني أنه من الصعب جدا ً على المصممين تحديد الخصائص الصحيحة للمقطع العرضي في كل مرة يراد القيام بدراسة تأخذ
عامل الوقت في الحسبان .باإلضافة إلى ذلك ،فإن مكونات الروافذ المركبة تخضع بشكل عام للتغييرات بسبب االنزالق بين الفوالذ
والخرسانة .ال يمكن التنبؤ بمدى هذا االنزالق فحسب ،بل يؤدي أيضًا إلى ترابط جزئي بين الفوالذ والخرسانة .هذا الترابط الجزئي
يمكن أن يكون له تأثير كبير مقارنة بالترابط الكامل.
حتى اآلن ،من أجل دراسة السلوك المعقد للروافذ المركبة فوالذ /خرسانة بعد االنسحاب الخرساني وتأثيراته ،مع مرور الوقت
،على حالة اإلجهادات التي قد تحدث في الروافذ المركبة ،العديد من نماذج تم نشره وغالبية هذه التحليالت غالبا ً ما تعتبر الترابط
الكامل بين الروافذ المعدنية والبالطة الخرسانية .في حالة االتصال الجزئي ،شائع االستخدام ،تم تطوير بعض النماذج التحليلية أو
شبه التحليلية أو العددية ويقتصر بعضها على حاالت معينة ،بينما يعرض البعض اآلخر صعوبة كبيرة في التطبيقات العملية .في
الكود األوربي ، [EUR 05] 4وعلى الرغم من التأثير الكبيرلالنسحاب الملموس على المقاطع العرضية المركبة على المدى الطويل
،فقد استعمل معامل بسيط للتخفيض .هذا غالبا ما يبسط المشكلة وربما ال تكون موثوقة.
وإلرضاء الحالتين الحديتين ،بدا من المنطقي تطوير نموذج جديد يؤمن ،وفي نفس الوقت ،الكفاءة المرغوبة من حيث النتائج
وبساطة التطبيق للمستخدمين لها .من خالل إدخال مفهوم الترابط الجزئي بين الروافذ المعدنية والبالطة الخرسانية ،والهدف من هذه
الدراسة هو تحسين أداء النموذج التحليلي المخصص لدراسة سلوك الروافذ المركبة فوالذ /خرسانة ذات اتصال كامل فقط .في
صياغة هذا النموذج ،تم تمثيل تأثير االتصال الجزئي باستعمال معامل الترابط ) .(N/Nfهذا يسمح الستخدامه في الترابطين الجزئي
و الكامل.
الكلمات المفتاحية :الروافذ المركبة ,االنسحاب؛ الزمن؛ درجة االتصال ) (N/Nf؛ مرونة خطية.