Entraînements Électriques en Electrotechnique
Entraînements Électriques en Electrotechnique
Faculté de Technologie
Département de l’Electrotechnique
Cours :
Entraînements Electriques
1
S. BELKACEM, Département Electrotechnique, Université de Batna 2, (2019/2020)
Semestre: 2
UE Fondamentale Code : UEF 1.2.2
Matière: Entrainements Electriques
VHS: 45h (Cours: 1h30, TD: 1h30) Crédits: 4 Coefficient: 2
Objectifs de l’enseignement :
Ce cours a pour objectif de permettre aux étudiants d’acquérir les connaissances nécessaires au choix des
composants d’un entrainement électrique. Il leur permettra aussi de comprendre les enjeux et les solutions
disponibles dans le domaine des entrainements électriques en électrotechnique industrielle.
Contenu de la matière
I. Généralités sur les entrainements électriques
Définition des entrainements électriques, point de vue fonctionnel, structure d’un entrainement électrique,
méthodologie d’étude d’un entrainement électrique (03 semaines)
II. Caractéristiques des charges C(Ω)
Charge ventilateur, charge de levage, d’ascension, de traction etc… (03semaines)
III. Fonctionnement des entrainements électriques :
Procédés de variation de vitesses, de démarrage et de freinage des moteurs CC, des moteurs asynchrones et
des moteurs synchrones (09 semaines)
Principe de variation de la vitesse des moteurs à CC ;
Entrainement à vitesse variable par redresseurs commandés ;
Entrainement à vitesse variable par hacheurs ;
Principe de réglage de la vitesse des moteurs à c. alternatif ;
Entrainement à vitesse variable par onduleur de tension ;
Entrainement à vitesse variable par onduleur de courant (sans et avec contrôle du glissement)
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Chapitre I
Entrainements électriques avec DC Machine
Généralités
Les machines électriques sont employées dans un grand nombre de domaines de l'industrie, en
particulier pour la conversion d'énergie. Celle-ci prend généralement la forme d'une conversion de
l'énergie électrique en énergie mécanique ou inversement (figure 1). Les exemples en sont multiples,
et pour n'en citer que quelques-uns:
conversion de l'énergie électrique en énergie mécanique: développement d'un couple mécanique
dans un entraînement à vitesse constante ou variable...
conversion de l'énergie mécanique en énergie électrique: production d'une tension alternative ou
continue à l'aide d'un groupe moteur génératrice, ou freinage électrique d'un moteur fonctionnant
en Génératrice...
La réalisation de cette conversion peut se faire:
en boucle ouverte, soit sans vérification du résultat obtenu,
en boucle fermée, soit avec vérification et ajustement continuel du résultat en fonction des
perturbations internes ou externes au système.
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l'alimentation du moteur, ou convertisseur, aujourd'hui de type statique et employant des semi-
conducteurs de puissance;
le régulateur, dans le cas des systèmes fonctionnant en boucle fermée, permettant de régler
certaines variables de l'entraînement, le plus souvent le courant et la vitesse;
Les domaines d'application des entraînements à vitesse variable s'étendent de plus en plus. En effet, la
commande à vitesse variable permet d'assurer des démarrages et des freinages fréquents
d'équipements.
Malgré sa simplicité, les inconvénients d'une telle commande sont multiples. Le point de fonctionnement
de la machine est en effet affecté par :
— les perturbations externes à la machine et à son alimentation, c'est-àdire les variations de la charge,
les variations de température...
— les perturbations internes, ou modifications aux caractéristiques de la machine et de son
alimentation, c'est-à-dire les échauffements, les modifications et dérives de caractéristiques, en fonction
de la puissance fournie...
De plus, toute variation du point de consigne doit tenir compte:
— des retards et constantes de temps caractéristiques de la machine et de son alimentation...
— des non-linéarités du système machine-alimentation
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Figure 3. Commande en boucle fermée
4. Réversibilité La machine à courant continu est fondamentalement réversible. Avec les conventions
utilisées ici, elle fonctionne en moteur si la puissance convertie est positive :
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Figure 5. Cycle de fonctionnement dans les quatre quadrants d’une
machine tournante
5. Caractéristiques de l’entraînement
L’importance des économies réalisables par l'utilisation des entraînements à vitesse variable dépend de
plusieurs facteurs
le temps de fonctionnement de l'installation
le temps d'utilisation à charge partielle
les caractéristiques de la charge entraînée
le rendement des divers appareils
le coût de l'énergie électrique.
La caractéristique couple/vitesse de la charge entraînée joue un rôle essentiel. On distinguera les
charges caractérisées par un couple :
proportionnel au carré de la vitesse.
proportionnel à la vitesse.
Constant.
inversement proportionnel à la vitesse
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Figure 6. Principales caractéristiques mécaniques des charges entraînées
Alimentation continue
=
Réseau MCC
= Charge
Continu =
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HACHEUR
IS
MCC
UE US
DRL =
Commande
Point de fonctionnement Générateur
Moteur
Moteur Générateur
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7. MACHINES À COURANT CONTINU
7.1 Principe et constitution de la machine à courant continu
Le principe de la machine à courant continu repose sur l’application de forces de Laplace sur des conducteurs
du rotor. La particularité de la machine à courant continu est qu’elle est pourvue d’un système appelé «
association balais/collecteur » qui permet de répartir les courants dans les conducteurs du rotor suivant une
disposition fixe qui ne dépend pas de la rotation du rotor. En conséquence, cette machine peut produire un
couple sur son rotor indépendant de la vitesse de rotation de ce dernier
➤ Allure du circuit magnétique et différents bobinages L’allure en coupe d’une machine à courant continu est
décrite sur la figure 7. On recense sur cette représentation schématique la présence de deux bobinages qu’il est
important de bien dissocier :
Le bobinage inducteur. C’est celui qui, alimenté en courant continu, permet la création du flux dans la
machine. On appelle « courant inducteur » le courant If qui le traverse. Toutes les grandeurs mécaniques et
électriques dans la machine seront liées au flux inducteur, et donc au courant If. L’aimantation du circuit
magnétique peut également être réalisée à base d’aimants permanents. Il n’y a dans ce cas là pas de bobinage
inducteur et il faut considérer le flux dans la machine constant.
Le bobinage induit. C’est lui qui permet la circulation, grâce au système « balais/ collecteur » (non représenté)
d’un courant continu fixe et perpendiculaire au flux d’induction. Ce courant peut être imposé par une
alimentation, auquel cas la machine fonctionnera en moteur en produisant un couple mécanique qui fera tourner
le rotor, soit être induit par la rotation forcée du rotor, auquel cas la machine se comportera en génératrice.
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caractéristiques de la machine sur la figure 8. On retiendra tout particulièrement sur cette figure les relations
reliant les grandeurs électriques et mécaniques.
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Va
Vf
Fig. 9
Cr
Va ia Ce
K
Par simple mise en forme, on peut en déduire les équations d’état, en choisissant, i a , comme
variables d’état :
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dia Ra K 1
dt = - i a - + Va
L a L a L a
d K f
= ia
dt J J
d
dt =
La connaissance de ces trois équations est nécessaire et suffisante pour décrire le comportement
dynamique du système considère, lequel est donc d’ordre n = 3.
Ra K
0 1
ia L a
La La
ia
d K f
0 . 0 Va
dt J J 0
0 1 0
X A X B
ia
0 0 1 0 .V a
Y C D U
Ou le vecteur x X
X1 ia
X 2
X3
(p) Km
=
V (p) 1 ( em e )p e em p 2
Gain statique
Cr f et Cr
Cr Cr
Cr Cr
Cr Cr
Fig. 11
Le plus souvent. On peut alors définir deux constantes de temps , , on néglige l’effet de f et
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La fonction de transfert devient :
(p) 1 1
=
V (p) K (1 e p)(1 em p)
8.3 Fonctions de transfert d’une MCC à excitation séparée pour la régulation en courant
La détermination des correcteurs de la boucle de courant utilise, dans une large majorité des
applications. La figure 12 montre le schéma fonctionnel permettant d’extraire la fonction de transfert
courant d’induit-tension d’induit en boucle ouverte :
I(p) f 1mp
=( 2 )
V (p) K Rf 1 ( em e )p e em p 2
em constante de temps mécanique généralement très dépendante des paramètres de la charge
Avec :
I(p) f 1mp
=( 2)
V (p) K (1 e p) (1 em p)
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9. REGULATION
Dans la plupart des dispositifs de régulation et dans beaucoup de cas d'applications, on utilise des
régulateurs standard « régulateur P, I, PI, PD, PID », en raison de la simplicité de leur algorithme de réglage.
L'avantage de l'action PID est qu'elle assure l'avantage de chaque action : P, I, D (vitesse, précision et
stabilité).
Ce contrôleur combine les avantages de PI et PD. Le terme de dérivation a une action stabilisatrice et
permet d'améliorer la rapidité du système. Le terme intégral permet d'effacer l'influence des perturbations
constantes.
Dans ce type de régulation, le régulateur est bronché à la chaîne d'action après le comparateur (Fig 13) :
G1(p)= Grs(p).G(p)
Régulateur
Grp (p)
G ( p)
Gt ( p )
1 G ( p ).Grp ( p )
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L'action proportionnelle représente l'action minimale indispensable du réseau régulateur. Elle correspond à
un gain constant Kp.
U (t ) K p e(t )
X(p) E(p) U(p) Y(p)
Kp G (p)
L'action intégrale augmente le gain et diminue la phase aux faibles fréquences. Si Ti augmente, la
contribution de l'intégration diminue. Le système rejette plus lentement les perturbations.
Cette action permet d'anticiper l'évolution du système et donc d'augmenter sa rapidité. Elle accroît le gain
et la phase aux hautes fréquences.
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10.4 REGULATEUR PROPORTIONNEL-INTEGRAL PI
L'action de commande est donné par :
1
t
U (t ) K P (t ) e(t )dt
Ti 0
1
D'où: Grs( p ) K p 1
Ti p
D'où :
Où Kp est la constante proportionnelle et Td la constante de l'action dérivée
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1
t
de(t )
U (t ) K P (t ) e(t )dt Td
Ti 0 dt
1
D'où : Grs( p ) K p 1 Td p
Ti p
10.7 Schéma fonctionnel pour la régulation en vitesse avec PID en BF d’un MCC
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CHAPITRE II :
Entrainement à vitesse variable par onduleur de tension
La modélisation de la machine asynchrone est établie sous les hypothèses simplificatrices suivantes
d
Vs abc = R s is abs + Φ (1)
dt s abc
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0
Vr ABC = R ir ABC +
d Φ
0 (2)
r dt r ABC
0
a
T
Vs abc = Va , Vb , Vc : le vecteur de tension statorique,
T
is abc i a ,i b ,i c : le vecteur de courant statorique, (a, A)
A
T
s abc a , b , c : le vecteur de flux statorique,
B
Vr ABC = VA , VB , VC
T
: le vecteur de tension rotorique, A
i r ABC i A ,i B ,i C
T
: le vecteur de courant rotorique, C
b c
C
Pour le rotor :
Φ r = L r i r + M rs is (4)
ls Ms Ms
Ls = Ms ls M s (5)
M s Ms ls
lr Mr Mr
Lr M r lr M r (6)
M r Mr lr
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2π 2π
cos θ cos θ + cos θ -
3 3
2π 2π
Msr = M rs T = M sr cos θ - cos θ cos θ + (7)
3 3
2π 2π
cos θ + cos θ - cos θ
3 3
On obtient finalement les équations de tensions :
Pour le stator :
Vs R s is
abc
abc
d
dt
Ls is
abc Msr ir ABC (8)
Pour le rotor :
Vr ABC
= R r i r ABC
+
d
dt
Lr i r ABC
+ M rs is
abc (9)
On peut noter la non-linéarité dans les équations (8) et (9), et pour surmonter cette complexité, on
fait appel à la transformation de Park.
II.4 Application de la transformation de Park à la machine asynchrone triphasée
La transformation de Park est constituée d'une transformation triphasé - diphasé suivie d'une rotation. Elle
permet de passer du repère abc vers le repère αβ puis vers le repère dq. Le repère αβ est toujours fixe par
rapport au repère abc (Figure 2), par contre le repère dq est mobile. Il forme avec le repère fixe αβ un angle qui
est appelé l'angle de la transformation de Park ou angle de Park.
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Où : P() est la matrice de Park, définie par :
cos cos θ- 2π cos θ+ 2π
3 3
2
P() = . -sin θ -sin θ- 2π 2π
-sin θ+ (11)
3 3 3
1 1 1
2 2 2
II.4.1 Modèle de la machine asynchrone triphasée dans le repère de Park
La Fig. 3 illustre la schématisation d’une machine asynchrone triphasée et sa machine biphasée
équivalente issue de la transformation de Park.
a d
b
q r d
A
B Vb q
b =0 ird
ib r iA
irq
VA=0 Vrd
s isd
VB=0 iB a Vrq
isa-réfia- isq
h/2 Vsd
ic iC Va s
VC=0isa-réf Vsq 0 a
Vc
Avec :
est l’angle entre l’axe a et A,
r est l’angle du rotor entre A et d,
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II.4.5.1 Equation des tensions
Les équations des tensions statoriques et rotoriques s’écrivent dans le repère de Park sous la forme
suivante :
d
Vsd = R s i sd + Φ -ω a Φ sq
dt sd
d
Vsq = R s i sq + Φ sq +ω a Φ sd
dt
(14)
d
Vrd = 0 = R r i rd + Φ rd -(ω a - ω r )Φ rq
dt
d
Vrq = 0 = R r i rq + Φ rq +(ω a - ω r )Φ rd
dt
De plus les composantes des flux statoriques et rotoriques sont exprimées par :
Φsd = Ls isd + M i rd
Φsq = Ls isq + M isq
(15)
Φ rd = L r i rd + M isd
Φ = L i + M i
rq r rq sq
dΩ
Ce - C r = J + frΩ (16)
dt
Ce =
3 M
P
Φ isq - Φ rq isd
2 L r rd
(17)
ω
Cr : le couple résistant de la charge, f r : le coefficient des frottements visqueux, Ω = : la vitesse
p
de rotation mécanique,p : le nombre de paires de pôles.
D’après le système d'équations (14), on peut se placer dans différents référentiels correspondants à des
axes fixes, liés au stator ( a 0 ), ou à des axes liés au rotor ( a r ) ou des axes liés au champ
tournant ( a s ).
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d
Vsα = R s isα + dt Φ sα Φs = Ls is + M i r
Φ = L i + M i
V = R i + d Φ s s s s
sβ s sβ
dt sβ
(18) (19)
V = 0 = R i + d Φ +ω Φ Φ r = L r i r + M is
rα r rα
dt
rα r rβ Φ = L i + M i
r r r s
d
Vr = 0 = R r i rβ + Φ rβ -ωr Φ rα
dt
II.5 Modèle de la machine asynchrone en régime permanent
d
Vs = R s Is s js s
dt (22)
V = 0 = R I jg
r r r s r
Φs = Ls Is + M I r
Figure 4 : Schéma par phase en régime
Or (23)
Φ r = L r Ir + M Is Permanent
Donc :
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Vs = R s Is jLs s Is jMs Ir
Rr (24)
0 = Ir jL r s Ir + jMs Is
g
on abouti au schéma de la figure 4
On peut ramener ce schéma au stator avec les fuites magnétiques au rotor ( N r s ) figure 6 pour ce faire, on
pose.
M2
N r Lr Lr
Ls
Ls 2
Nr N r ( M )
R R ( Ls ) 2
r r
M
Figure 5 : Schéma équivalent au stator
M
Ir Ir ( ) avec les fuites au rotor
Ls
Alors, en partant des équations du schéma par phase de la figure 5, on peut écrire :
R L R L L
0 = r Ir jL r s Ir + jMs Is . s r . s Ir jL r s s Ir + jL s Ms ( Is Ir Ir )
g M g M M
2 2
R L M L M
0 r . s Ir jL r s s Ir - jLs s Ir jLs s ( Is Ir )
g M Ls M Ls
R r
0 Ir jNr s Ir jLs s ( Is Ir ) (26)
g
On obtient donc les équations de la figure 6 :
V = R I jL (I I )
s s s s s s r
R r (27)
0 Ir jNr s Ir jLs s ( Is Ir )
g
II.6 Expression du couple en régime permanent
Le couple en régime permanent s’écrit :
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Pm p R r 2
Ce 3 Ir
s g
Vs R s Is (28)
Ir
R r
jNr s
g
Vs2
si on néglige Rs on a : Ir2 2
donc
R r
g Nr s
2
R r
p 2 g
Ce 3 Vs (29)
s R r
2
g Nr s
2
Pour un glissement faible on a
p 2 g
Ce 3 Vs (30)
s R r
2
R
Une variation quasi linéaire du couple en fonction de glissement, Le couple max correspond à r Nr s
2
g
R r
quand g g max on a alors :
Nr s
2
3p Vs
Cmax (31)
2Nsr s
Ce résultat nous sera utile pour expliquer le principe de la commande (V/f)
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II.7 Couple fonction de la vitesse rotorique : Ce(Ω)
Le tracé de cette caractéristique couple/vitesse se déduit aisément du tracé précédent par transformations
géométriques : une translation de Ωs et une symétrie d’axe OΩr pour le signe moins.
Après avoir présenté le modèle de la machine, on présentera, dans cette partie, l’étude du système
d’entraînement complet, où la machine asynchrone est associée à deux convertisseurs en cascade. À
travers ces convertisseurs s’opère le transfert d’énergie entre une source alternative et la machine
asynchrone, d’où l’importance de l’étude de l’association convertisseur-machine.
Le convertisseur coté réseau est constituée d’un redresseur triphasé à diodes et d’un filtre, et le
convertisseur coté machine, un onduleur de tension triphasé. La Fig. 8 illustre le schéma de principe de
cette association.
Ta Tb Tc
L
Réseau
Triphasé
c
Redresseur
Ta′ Tb′ Tc′
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Pour modéliser l’onduleur de tension, Fig. 9, on considère son alimentation comme une source
parfaite, supposée d’être constituée de deux générateurs de f.é.m égale à U0 /2 connectés entre eux par
un point noté n0 .
Ta Tb Tc
U0/2
a a
Uab Ubc Vbn Van
U0 n0 b
b n
Uca
U0/2 c Vcn
c
La machine a été modélisée à partir des tensions simples que nous notons Van, Vbn et Vcn.
L’onduleur est commandé à partir des grandeurs logiques Si. On appelle Ti et Ti′ les transistors
(supposés être des interrupteurs idéaux), on a :
Pour chaque bras de l’onduleur, les interrupteurs Ti et T’i (i = 1, 2, 3) sont reliés, l’un à la sortie
d’un comparateur à hystérésis, l’autre à cette même sortie via un inverseur. Le contrôle des courants
par régulateurs à hystérésis force le courant de phase à suivre le courant de référence. L’imposition des
courants sinusoïdaux à la machine garantit un couple électromagnétique non fluctuant
Les conditions de commutation des trois commutateurs statiques Si (i=1,2,3) de l’onduleur sont
définies en terme des états logiques Si correspondants de la façon suivante :
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Si 1 si ii i ref i
Si 1 si ii i ref i (33)
Si Si 1 si ii i ref
ia
Bande d’hystérésis i Courant de référence
Logique de
commutation
Courant réel
ia -
ia
ref i
ib -
ref ib i 0
ωt
ic - Ua Tension de sortie
ic
ref
i 1
2U
0
0
ωt
1 U
2
0
La technique MLI (Modulation de Largeur d’Impulsion), qui consiste à comparer le signal de référence onde
(modulante) de forme sinusoïdale à faible fréquence, à un signal triangulaire onde (porteuse) de fréquence
élevée. Le signal modulé est au niveau haut lorsque la modulante est supérieure à la porteuse et est au
niveau bas lorsque la modulante est inférieure à la porteuse.
Logique de
commutation
*
d,q ua
*
ud -
*
id
- Comparateur
id *
PI ub
* -
uq Comparateur
*
* - uc
iq
iq a,b,c
PI -
Comparateur
Onde porteuse
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II.9 Commande scalaire
Plusieurs commandes scalaires existent selon que l'on agit sur le courant ou sur la tension. Elles
dépendent surtout de la topologie de l'actionneur utilisé (onduleur de tension ou de courant).
L'onduleur de tension étant maintenant le plus utilisé en petite et moyenne puissance, c'est la
commande en V/f (V sur f) qui est la plus utilisée.
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+
Onduleur MAS
_
Vs*
_
s *
r
PI ref
+ +
+
r
1) C. Carlos, "Modélisation Contrôle Vectoriel et DTC, Commande des Moteurs Asynchrone 1",
Edition Hermès Science Europe, 2000.
2) G. Guy, et C. Guy, "Actionneurs Electriques, Principes Modèles Commande", Edition Eyrolles,
2000.
3) J. P. Caron, et J. P. Hatier, "Modélisation et Commande de la Machine Asynchrone", Edition
Technip, Paris 1995.
4) L. Baghli, Modélisation et Commande de la Machine Asynchrone, notes de cours, 2005.
5) F. Henri, «Onduleurs de Tension, Structures /Application/Principes", Techniques de
l'Ingénieur,D 3176, 2006.
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Chapitre III :
III.1 Introduction
La méthode classique de commande, dite scalaire, consiste à contrôler le couple par le glissement et le flux
par le rapport de la tension d’alimentation à la fréquence, ce qui ne permet pas d’obtenir les performances
dynamiques d’une machine à courant continu. Les performances relativement médiocres des contrôles scalaires
appliqués aux machines asynchrones, ont donné lieu à des efforts de recherche et développement importants,
afin d’améliorer ces performances. Pour aboutir à un contrôle du même type que celui de la machine à courant
continu, BLASCHKE avait suggéré, les bases de la théorie de commande des machines à courant alternatif dite
« commande vectorielle ».
Le modèle de la MAS en régime transitoire dans le repère (d, q) est donné par:
d
Vsd = R s i sd + Φ -ω s Φ sq
dt sd
d
Vsq = R s i sq + Φ sq +ω s Φ sd
dt
(1)
d
Vrd = 0 = R r i rd + Φ rd -(ω s - ω r )Φ rq
dt
d
Vrq = 0 = R r i rq + Φ rq +(ω s - ω r )Φ rd
dt
Φsd = Ls isd + M i rd
Φsq = Ls isq + M i rq
et Ce = P Φ rd isq - Φ rq isd
M
et (2)
rd
Φ = L i
r rd + M i sd Lr
Φ = L i + M i
rq r rq sq
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M2 L
et le coefficient de dispersion σ = 1- et la constante de temps rotorique Tr r .
L r Ls Rr
Les flux rotoriques en fonction des courants statoriques sont donnés par :
dΦ rd 1 M
dt = - T Φ rd + ωsl Φ rq + T i sd
(3)
r r
dΦ rq = - 1 - ω Φ + M i
dt Tr
rq sl rd
Tr
sq
Ce = p
M
Lr
Φrdisq - Φ rqisd (5)
Dans le cas de l'orientation selon le flux rotorique dans le référentiel (d,q), c'est à dire que l'axe d soit
confondu avec la direction du vecteur flux rotorique Φ r .
q
is
q
d is
is d
s
isq
r isd
r
s
s
is
Fig. 1 Représentation vectorielle de la stratégie d’orientation de flux rotorique.
Si le flux rotorique est orienté sur l’axe d on à donc :
Φ rd = Φ r et Φ rq = 0 (7)
le couple devient :
pM
Ce = (Φ r isq ) (8)
Lr
Et suivant les équations (3), l’évolution du flux est donné par :
M
Φ r = Φ rd = i (9)
Tr s +1 sd
33
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Quant à l’expression du couple électromagnétique, elle sera fonction des composantes biphasées du courant
d’alimentation de la machine, isd et isq :
M2
Ce = p isd isq (10)
L r Tr s +1
Ce = Φ if ia (11)
Une analogie entre les commandes des machines à courant continu et celles à courant alternatif est possible
d’après la Fig. 2.
C e (i )
a
Γelm (i a )
i c i b iia
a
(isd )
C e (i )
sq
(i f )
Γelm (i a )
Dans le cas du contrôle indirect (IFOC), le flux n’est pas estimé. Celui-ci est donné par la consigne et orienté
à partir de l’angle θ , l’angle de Park. Cet angle d’orientation est obtenu à partir de la pulsation statorique s .
On peut donc évaluer le courant isq pour produire le couple à partir de l’équation suivante :
L r Ce
isq (14)
pM Ψ r
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La pulsation de glissement est obtenue à partir de l’équation (3) par :
1 M
ωsl = isq (15)
r Tr
T7 !NPN
Ta Tb Tc
T7 !NPN
T7 !NPN
Ta ′ Tb ′ Tc ′ isa isb
- -
T7 !NPN
T7 !NPN
T7 !NPN
D2 1N1183 D2 1N1183
D2 1N1183 D2 1N1183
isc
D2 1N1183
capteur
D2 1N1183
D2 1N1183
D2 1N1183
Comparateurs 1 1 1 1 +
D2 1N1183
i i i
À Hystérésis i sa ref
i i i -
0 0 0
D2 1N1183
D2 1N1183
D2 1N1183
h h h
+ isc
ref
-
+ isb
ref
-
Ω ref + Ki
Kp
S ÷
-
Ω Régulateur isq
isd Transformatio
Φr
ref Tr S +1 n (d,q) /
(a,b,c)
M T0 S +1
s
+ p
r
Tr sl +
M ÷
Fig. 3 Commande vectorielle indirecte d’une machine alimentée en courant.
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Figure 4: Schéma de régulation de vitesse de MAS en tension.
Les lois de commandes vectorielles des machines asynchrones alimentées en tension présentent
des couplages entre les axes d, q. Le flux et le couple dépendent simultanément des tensions vsd et vsq .
Dans le cas d’une alimentation en tension, le modèle de la machine est donné par :
d M2 M
Vsd = σLs isd + R s + R r 2 i sd - ωs σL si sq - 2 R r Φ r
dt Lr Lr
(18)
V = σL d i + ω σL i + R + R M i + M ω Φ
2
sq s sq s s sd s r sq r r
dt Lr 2 Lr
d
Tr dt Φ r + Φ r = Misd
(19)
ωsl = M isq
Φ r Tr
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D’après ce modèle on remarque que vsd et vsq influent, à la fois, sur isd et isq donc sur le flux et le
Le principe de découplage revient à définir deux nouvelles variables de commande Vsd1 et Vsq1 de sorte que
Les termes esd et esq représentent la force électromotrice de compensation que l’on doit ajouter avec :
M
esd = ωs σLsisq + R rΦr (21)
Lr 2
M M
esq = -ωs σLsisd - ωr Φ r = - ωs σLsisd - ωs - ωsl Φ r (22)
Lr Lr
M M2
Soit : esq = - ωs σLsisd - ωs Φ r + isq (23)
Lr L r Tr
Les tensions Vsd et Vsq sont, alors, reconstituées à partir des tensions Vsd1 et Vsq1 :
esd
femd
- Vsd
Vsd1 Flux
MAS
+
+
DFOC Couple
Vsq1
+ - Vsq
esq
Figure 5 : Reconstitutions des tensions Vsd et Vsq .
d isd M2
Vsd1 = σLs + Rs + R r i
dt L r 2 sd
(24)
V = σL d isq M2
sq1 s + Rs + R r isq
dt Lr 2
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L2r
isd
σLs L2r s + R s L2r + R r M 2
Vsd1
L2r
Vsq1
σLs L2r s + R s L2r + R r M 2
isq
M Φr
Vsd1
σLs s + γ + Tr s +1
pΦ r M 1
Vsq1 Γelm
σLs L r s + γ
III.6.1 Estimation de r
r :
Le système d’équation (3) permet d’estimer le flux
r = M
Φ i (25)
1+ Tr s sd
III.6.2 Estimation de s et de s
M
ωs = pΩ + i (26)
r sq
TΦ
r
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Avec : 0.001
Par la suite nous avons alors :
1
θs = ωs (28)
p
III.7 Calcul des régulateurs
Les différents régulateurs utilisés dans les boucles de régulation seront de type proportionnel et intégral PI.
Afin de contrôler le couple électromagnétique, effectuer la régulation de vitesse et de flux. Les régulateurs ont
pour but d’améliorer les performances dynamiques et statiques du processus, L’algorithme de ce régulateur se
représente sous la forme suivante :
K
C(p) = K p + i (29)
s
Nous souhaitons obtenir en boucle fermée une réponse de type 2nd ordre.
1 K i1
Compensons le pôle dominant soit s + par s + , ce qui se traduit par la condition:
Tr K p1
K i2 1
= (30)
K p2 Tr
K p1K1
En boucle ouverte, la fonction de transfert s'écrit par : BO(s) = Donc on aura l’équation caractéristique du
s(s + γ)
γ s2
système en boucle fermée sous la forme : 1+ s+
K p1K1 K p1K1
ζ1 1
Elle possède une dynamique d’un système de 2nd ordre qui est : 1+ (2 )s + 2 s²
ωn ωn
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1 1
ω2 = K K
n p1 1
2ζ1 = γ
ωn K p1K1
²
On à donc : K p2 (31)
K1 (21 )²
1
K i1 = K p1 (32)
Tr
p Φ ref M 1 K2 p Φ rref M
Ce = Vsq1 = , K2 =
σLs L r s + γ s + γ σLs L r
Régulateur
K i2
=γ (33)
K p2
K p2 K 2
En boucle ouverte, on aura la fonction de transfert : BO(s) =
s
1
En boucle fermée, nous obtenons une réponse de type 1er ordre avec une constante du temps τ2 =
K p2 K 2
σLs L r
K p2 = (34)
p.MΦ ref .t rep
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III. 7.3 Régulateur de la vitesse
Soit la boucle de vitesse suivante :
Cr
ref + Ce -
K i3 K p3 .s 1
- s + Js f
Régulateur
1
Ω= (Ce C r )
Js + f
1 K p3 .s + K i3 1
Alors : Ω= (Ω ref - Ω) - .Cr
Js + f s Js + f
K p3 .s + K i3 s
Donc l’utilisation d’un PI donne : Ω= 2
Ω ref - .C r
1+ (K p3 + f).s + Js 1+ (K p3 + f)s + Js 2
Cette fonction de transfert possède une dynamique d’un système de 2 nd ordre. En identifiant le dénominateur à la
1 J
ω2 = K
1 n i3
forme canonique 2
, nous avons à résoudre le système d’équation suivant :
ζ s
1+ (2 )s + 2 2ζ 3 = K p 3 + f
ωn ωn ωn Ki 3
(35)
On peut prendre = Ls/Rs qui caractérise la dynamique de la vitesse pour un amortissement unitaire ζ 3 1 , on
détermine ωn à partir du temps de réponse en vitesse du système t rep3 , donc Ki3 = 2 J/ 2 et Kp3 = Ki3
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III.8 Schéma complet de la commande vectorielle directe à flux rotorique orienté
Ta Tb Tc
L
isa isb
T a′ Tb′ Tc′
- -
isc
Transformation
Vsa
ref
Vsb Vsc
ref
s (a,b,c) / (d,q)
ref
s Transformation (d,q)/(a,b,c)
Vsd Vsq
ref ref
s
isd
Contrôle de Découplage isq
r
ref Vsd1 Vsq1
ref ref Estimateurs
r
Régulateur
_
Régulateur
_
+ + Ĉe
C
e ref
Régulateur
r
ref Vitesse
vitesse
Régulateur
_
+
ref
Fig. 11. Commande vectorielle directe de flux d’une machine asynchrone alimentée en tension.
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Commande scalaire
Commande vectorielle
Basée sur le modèle régime permanent
+ Simple à implanter basée sur le modèle transitoire
− Dynamique lente + Précise et rapide
Contrôle des grandeurs en amplitude. + Contrôle du couple à l'arrêt
− Chère (encodeur incrémental ou
estimateur de vitesse, DSP…)
Contrôle des grandeurs en amplitude et en
phase.
7) C. Carloss de Wit, "Modélisation Contrôle Vectoriel et DTC", Edition Hermes Sciences Europe, 2000.
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