Mandingues
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Mandingues
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Enfants mandingues � K�dougou (S�n�gal)
Populations significatives par r�gion
Population totale 10 � 20 millions
Autres
Langues Mandingue
Religions religions traditionnelles, komo islam, christianisme
Ethnies li�es Soninke, Peuls, Wolof,Senoufos, Sonrha�s
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Carte de r�partition
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Les Mandingues1 sont un peuple d'Afrique de l'Ouest faisant partie des peuples du
Mand�s.
Ils sont connus sous d'autres d�nominations telles que les Bambaras et les Malink�s
au Mali, les Dioulas en C�te d'Ivoire et au Burkina Faso et les Malink�s en Guin�e,
au S�n�gal et en Gambie.
Cependant le terme mandingue est souvent employ� pour parler juste des Malinke.
S'ils parlent des langues apparent�es et forment un groupe linguistique, ils
manifestent des cultures et des traditions sensiblement diff�rentes1.
Sommaire
1 Histoire
2 Religions
3 R�partition
4 Langues
5 Litt�rature orale
6 Organisation sociale
7 Patronymes
8 Sanankouya
9 Voir aussi
9.1 Bibliographie
9.2 Discographie
9.3 Filmographie
10 Notes et r�f�rences
11 Voir aussi
11.1 Articles connexes
11.2 Liens externes
Histoire
Mandingue du Bambouk (1846)
Mandingue de la rive droite du haut Niger (1890)
Le Mand�, au sud du Mali, est consid�r� comme le pays d'origine des peuples Mand�s,
compos�s de nombreux groupes ethniques, notamment les Mandingues, les Sonink�s, les
Va�s, les Koniank�s , les Konos, les Soussous, les Dialonk�s, les Mend�s, les
Kpell�s, les Bobo, les Samos, les Dan �galement appel�s les Yacouba, et les
Bissas2.
Les Sonink�s �tablissent l'Empire du Ghana � partir du iiie si�cle3. Entre le xie
et le xiie si�cle, le clan des Keita unifie les peuplades mandingues, puis au d�but
du xiiie si�cle, les Mandingues construisent l'Empire du Mali, sous la direction de
Soundiata Ke�ta qui les lib�re de la domination du Royaume de Sosso de Soumangoro
Kant� et proclame la Charte du Manden. Les Mandingues ont constitu� de nombreux
royaumes qui ont perdur� jusqu'� la fin du xixe si�cle et le d�but de la
colonisation europ�enne, dont les plus connus sont :
les royaumes bambaras de S�gou et de Kaarta, au Mali.
le Kaabu, entre le S�n�gal et la Guin�e-Bissau.
le Royaume de Diarra, entre la Mauritanie et le Mali.
le Galam, ou Gadiaga, au niveau du fleuve S�n�gal.
le Khasso, � l'ouest du Mali.
le Bambouk, entre le S�n�gal et le Mali.
le Niani, Woulli, dans le S�n�gal oriental.
le royaume du Wassoulou, entre la Guin�e, le Mali et la C�te d�Ivoire.
L�empire Kong des Ouattara, C�te d Ivoire et sud burkina Faso.
Religions
� l'origine les Mandingues pratiquaient tous la religion traditionnelle. Entre le
viiie et xe si�cles, les Sonink�s sont les premiers Mandingues � se tourner vers
l'islam, en particulier ceux de la noblesse de l'Empire du Ghana. Ce sont les
commer�ants Arabo-Berb�res venus du nord, qui apport�rent l'islam chez eux. Durant
l'Empire du Mali, Soundiata Ke�ta se convertit � l'islam, entra�nant ainsi la
conversion de nombreux groupes mandingues. Mais l'islam restait encore la religion
des nobles. Avec l'islam na�tront des communaut�s mandingues maraboutiques en
particulier les Dyula et les Diakhank�s. Cependant la religion traditionnelle
d'origine reste bien plus pratiqu�e, par la majorit� des Mandingues, jusqu'au xixe
si�cle. Aujourd�hui la quasi-totalit� des Mandingues sont musulmans, mais selon les
divers groupes, les rites et les croyances traditionnelles ont plus ou moins �t�
conserv�s.
Kankourang chez les Mandingues de Haute-Casamance
Dans la religion traditionnelle mandingue, Dieu est appel� Maa Ngala. Dans la
religion traditionnelle, Dieu �tant trop �lev� pour l'invoquer directement, les
anc�tres et les esprits sont les entit�s auxquels les pri�res sont adress�es ; ils
constituent les interm�diaires entre dieu et les hommes. Dieu est pr�sent dans la
totalit� de la cr�ation.
Chez les Mandingues, les Komotigui sont les hommes ou femmes ayant atteint les plus
hauts niveaux de la connaissance spirituelle. Pour devenir Komotigui, l'initiation
est une condition sine qua non. Selon les diff�rents groupes initiatiques, comme
celle du Komo ou du Nama, la dur�e de l'initiation est plus ou moins longue. En
g�n�ral il s'agit d'un cycle de sept fois sept ans, puis d'un nouveau cycle de m�me
dur�e.
Pour b�n�ficier des bienfaits de la cr�ation, le respect des interdits, l'hommage �
Maa Ngala sont n�cessaires. Pri�res, offrandes aux entit�s interm�diaires (anc�tres
et esprits), individuellement, en famille, ou lors des diff�rentes c�r�monies
religieuses, sont les actes qui ponctuent la vie spirituelle mandingue. L'homme
n'est pas consid�r� en tant que tel s�il n'est pas pass� par le rite de la
circoncision. Dans la spiritualit� traditionnelle, il n'y a pas de s�paration entre
la spiritualit� et le profane, tout est r�gi selon les lois spirituelles, de la
naissance qu'� la mort, o� l'�me de l'�tre ayant �t� exemplaire sur terre rejoint
le monde de Dieu et des anc�tres. Chaque famille est reli�e � un animal totem,
chose qui entre dans le cadre du respect aux �tres, cr�atures de Dieu poss�dant la
parcelle divine. C'est selon les classes d'�ge Ton, que l'on apprend les divers
aspects de la vie et les r�gles de vie, toujours selon les r�gles spirituelles,
afin d'�tre un individu accompli dans la soci�t�.
R�partition
Le pays mandingue sur une carte de 1900
Le groupe mandingue regroupe une vingtaine de sous-groupes dialectaux de la langue
mandingue class�es en deux grands groupes :
les mandingues occidentaux : les Malink�s (Guin�e, Mali , S�n�gal, Gambie, Guin�e
Bissau ), les Pakawunk�s (S�n�gal), les Diakhank�s (Guin�e, S�n�gal) les Badibunk�s
(Gambie) et les Woyink�s (Guin�e-Bissau) ;
les mandingues orientaux : les Dioulas (C�te d'Ivoire, Burkina Faso), les Samos
(Burkina Faso,Mali) les Bambaras (Mali) et les Khassonk�s (Mali).
Les Malink�s de C�te d'Ivoire et du Burkina Faso sont appel�s "Dioula", ce qui veut
dire � commer�ant � en mandingue.
Les Malink�s de l'est du S�n�gal sont les Diakhank�s. Ils sont install�s dans le
territoire actuel du S�n�gal depuis plusieurs si�cles. Au S�n�gal, les Mandingues
sont appel�s Soss�s par les Wolofs et les S�r�res. Les Jalonk�s sont pr�sents en
Guin�e,au sud du S�n�gal. �galement � l'extr�me nord de la Sierra-L�one mais ils y
sont tr�s peu nombreux
Les Malink�s et les Bambaras parlent la m�me langue, mais certains mots diff�rent.
Leurs chasseurs sont appel�s les Dozos.
Langues
La langue mandingue fait partie des langues mand�es parl�es par plus de dix
millions de personnes r�parties dans une quinzaine d'�tats d'Afrique de l'Ouest.
Litt�rature orale
Dans les soci�t�s mandingues, une grande part de la culture s'est constitu�e,
diffus�e et transmise sans recours � l'�crit, par le biais de la tradition orale.
Il en a r�sult� une litt�rature orale comprenant de nombreux genres diff�rents. On
y trouve des �pop�es de divers types, certaines semi-historiques comme l'�pop�e de
Soundiata. Certains longs r�cits sont de v�ritables romans d'amour comme celui de
Lansinet et Soumba4,5.
Organisation sociale
Traditionnellement il s'agit d'une soci�t� :
de castes comprenant les nobles, les hommes de caste (les griots, les forgerons,
les cordonniers) et les captifs ;
de clans se d�finissant par un patronyme, un anc�tre, une devise et un interdit.
Patronymes
Jali Fily Sissokho, un joueur de kora mandingue
Les patronymes mandingues courants sont : Bagayoko, Bakayoko, Bamba, Bathily, Bayo,
Berth�, Camara, Ciss�, Cissokho, Cond�, Cot�, Coulibaly, Danfa, Dansohko, Darry,
Demb�l�, Diaby, Dicko, Diakho, Diaoun�, Diarra, Diawara, Diomand�, Djitt�,
Doucour�, Doumbia, Doumbouya, Dram�, Fadiga, Fatty, Fofana, Gakou, Gassama,
Gnabaly, Guirassy, Ira, Kaba, Kamissoko,Karamoko, Kant�, K�b�, Ke�ta, Koita,
Konat�, Kon�, Kont�, Kot�, Mansar�, Magassa, Mandiang, Man�, Mar�ga, Mint�, Meit�,
Ouattara, Sakho, Samat�, San�, Sangar�, Sano, Sanogo, Samassa, Sawan�, Sy-Savan�,
Sidib�, Sima, Sissoko, Souan�, Souar�, Soumah, Soumar�, Sylla,Tandia ou Tandian,
Timit�, Tour�, Traor�, Youla, Yattara, Yra... Il en existe encore plus d'une
trentaine.
On retrouve ces patronymes chez toutes les communaut�s form�es par les Mandingues
qu'ils soient francophones, anglophones ou lusophones. L'�criture des patronymes va
toutefois changer selon les pays : par exemple, le nom Ciss� est �crit tel quel
dans le monde francophone, mais en Gambie (anglophone), il est �crit Ceesay ou
Sesay. Il en va de m�me pour de nombreux autres patronymes, comme Diaby (Jabbi en
Gambie), Souan� (Suwanneh)...
Certaines communaut�s d�forment progressivement les noms de famille, et en
cons�quence, certains patronymes se voient ainsi �tre simplifi�s ou prononc�s d'une
autre mani�re : Sanogo ou encore Bakayoko deviennent ainsi Diait� (ou Jaiteh), Sano
(Sanoe), et Bayo (Baryoh). Cette forme simplifi�e est notamment utilis�e par les
mandingues du S�n�gal, de Guin�e et de Gambie.
Quelques autres patronymes moins courants sont n�anmoins port�s par des descendants
de chefs : A�dara en C�te d'Ivoire notamment (Malink�s) et au S�n�gal ; le nom
A�dara est d'origine maure.
Les classes maraboutiques, appel�es Maninka Mori et Mand� Mori (� marabout du Mand�
�), portent en g�n�ral les noms suivants : Kaba, Tour�, Ciss�, Doukour�, Dram�,
Dabo, Dian�, Ber�t� (�quivalent de Souan� au S�n�gal), Sakho, Sylla. Ils sont tous
issus des Sonink�s.
Les Griots, appel�s Dyeli, portent souvent les noms : Cissokho, Kouyat�, Diabat�,
Kamissoko, Soumano. Cependant ces patronymes se retrouvent souvent au travers de
nombreuses castes.
Les Soussous Soumahoro en venant en Guin�e ont pris Soumah pour garder le lien
familial avec Soumahoro Kant� leurs anc�tres et ceux qui sont Koniank�s ont
conserv� Soumaoro.
Les individus de la caste des Nyamakhala (artisans), plus particuli�rement les
forgerons, portent les noms : Kant�, Diankha, Fan�.
Les nobles Horo, portent en majorit� les noms : A�dara, Doumbia, Fakoly, Kaba,
Camara, Cond�, Ciss�,Doucour�, Ke�ta, Koita, Konat�, Diarra, Fofana, Bathily,
Sissoko, Traor�, Sokhna, Camara, Bakayokho, Sinayoko, K�b�, Dram�, Sylla,
Diagouraga, Mint�, Soumar�, Souan� (�quivalent de Ber�t� au Mali).
La fr�quence des noms, par rapport aux castes, ne peut pas r�ellement indiquer
l'origine de ceux-ci, car chaque patronyme peut se retrouver dans toutes les
couches sociales.
De nombreuses familles appartenant aux ethnies voisines ont int�gr� au fil des
si�cles le monde Mandingue, et vice-versa. C'est ainsi que l'on peut remarquer des
familles Mandingues portant des patronymes d'origine Wolof (Ndiaye, Diop, �), Peul
(Diallo, Sangar�, Sidib�, etc.), ou Mossi (Ou�draogo).
Sanankouya
Article d�taill� : Parent� � plaisanterie.
Le sanankouya ou sounangouya est un syst�me de cousinage, une forme � d'alliance �
qui jouait le r�le de � pacte de non agression � entre les composantes de l'Empire
du Mali sous Soundiata Ke�ta. Tous les clans Mandingues �taient concern�s par cette
alliance dont l'origine part de la vall�e du Nil et s'�tendait � tous les royaumes
de l'Empire du Mali, sous le r�gne de Soundiata Ke�ta. Le vrai but de ce pacte
�tait d'�viter les affrontements, conflits, les guerres et aussi de calmer les
tensions m�mes internes.
Le sanankouya est beaucoup connu sous le nom de � parent� � plaisanterie �,
obligeant les diff�rents clans � l'assistance, l'entraide, le respect r�ciproque,
mais leur permettant aussi de se critiquer, de se taquiner. Ces alliances existent
par exemple entre les clans Traor� et Diarra, entre les Ke�ta et les Souan�, ou
entre les Ke�ta et les Coulibaly. Le sanankouya s'applique �galement entre deux
membres d'ethnies diff�rentes. Les Mandingues et les Wolofs entretiennent ce lien,
il en est de m�me avec les Peuls. Les interdits du sanankouya �taient de faire ou
de voir souffrir, de verser ou de faire verser le sang de son sanankou.
Voir aussi
Bibliographie
(en) C. A. Quinn, Mandingo Kingdoms of the Senegambia, Londres, Longman, 1972, 211
p.
Mirjam de Bruijn et Han van Dijk (dir.), Peuls et Mandingues : dialectiques des
constructions identitaires (pr�face de Jean-Loup Amselle), Afrika-Studiecentrum,
Leyde ; Karthala, Paris, 1997, 286 p. (ISBN 2865377571)
S�k�n�-Mody Cissoko et Kaoussou Sambou (dir.), Recueil des traditions orales des
Mandingues de Gambie et de Casamance, Centre r�gional de documentation pour la
tradition orale, Niamey, Niger, 1974, 269 p.
Alpha Cond�, Les soci�t�s traditionnelles mandingues, Centre r�gional de
documentation pour la tradition orale, Niamey, 1974, 238 p.
Sadibou Dabo, Ethnicit� et urbanisation : les Mandingues de Mbuur au xixe?�?xxe
si�cle, Dakar, Universit� Cheikh Anta Diop, 1994, 102 p. (M�moire de Ma�trise)
Jean Derive et G�rard Dumestre (et al.), Des hommes et des b�tes : chants de
chasseurs mandingues, Association Classiques africains, Diffusion Les Belles
Lettres, Paris, 1999, 280 p. (ISBN 2912839009)
K�l�-Monson Diabat�, La dispersion des Mandeka : d'apr�s un r�cit du g�n�alogiste
K�l�-Monson Diabat� � Karaya cercle de Kita, �ditions populaires, Bamako, 1970, 110
p.
Opa Diallo, Commerce et commer�ants mandingues en Casamance (1815-1950), Dakar,
Universit� Cheikh Anta Diop, 1992, 118 p. (M�moire de Ma�trise)
Ed van Hoven, L'oncle maternel est roi : la formation d'alliances hi�rarchiques
chez les Mandingues du Wuli (S�n�gal) (traduit du n�erlandais par Philippa Burton),
Research School CNWS, Leyde, 1995, 270 p. (ISBN 9073782457) (Th�se)
Kaba Mamadi, Anthologie de chants mandingues : C�te d'Ivoire, Guin�e, Mali,
L'Harmattan, Paris, 1995, 238 p. (ISBN 2738439306)
Yaya Kon�, Djougouya in Le dictionnaire de la m�chancet� dir Faggion & R�gina, Max
Milo, Paris, 2013, 384 p.
Djibril Tamsir Niane, Histoire des Mandingues de l'Ouest : le royaume du Gabou,
Karthala, Association ARSAN, Paris, 1989, 221 p. (ISBN 2865372367)
Yves Person, Cartes historiques de l'Afrique manding (fin du 19e si�cle), Centre de
recherches africaines, Paris, 1990 (atlas de 45 cartes accompagnant l'ouvrage de
l'auteur, Samori: une r�volution dyula)
Fossar Souan�, Les Manding de la Moyenne Casamance. Organisation sociale et
administrative de base et �volution politique de la cr�ation du poste de S�dhiou �
la mise en place d�une administration coloniale locale (1837-1890), Dakar,
Universit� de Dakar, 1988, 1+135 p. (M�moire de Ma�trise)
(pt) Manuel Belchior, Contos mandingas, Portucalense Edit�ra, Porto, 1968 ou 69,
336 p.
(pt) Artur Augusto da Silva, Direitos civil e penal dos mandingas e dos felupes da
Guin�-Bissau, DEDILD, Bissau, 1983 (4e �d.), 214 p.
Discographie
La kora des griots mandingues : Kemba Sussoko, VDE-Gallo, Lausanne, 1994, 67 min
(CD)
Filmographie
Ke�ta, l'h�ritage des griots, un film de fiction de Dani Kouyat�, Burkina Faso,
1994, 95'