Sciences Economiques et Sociales
Légende : p : proportion, t : Taux de variations, CM : coefficient multiplicateur, Vd = valeur de départ, Va =
valeur d’arrivée, I : Indice , n = année
1 - La proportion exprimée en pourcentage (p)
Proportion = effectif d’un sous-ensemble
effectif de l’ensemble
Exemples : la proportion de filles dans une classe, la part des jeunes parmi les chômeurs, le taux de chômage…
Le plus souvent, on exprime les proportions en pourcentage, mais le pourcentage n’est qu’une des écritures
possibles d’un nombre décimal.
Exemple : 1/5 = 0,2 = 20/100 = 20 %.
Remarque : Une différence entre deux proportions en pourcentage s’exprime en points, et non en
pourcentage.
Exemple : si le taux de chômage passe de 10 % de la population active à 8 %, on dit qu’il a baissé de 2 points
(de pourcentage).
2 - Taux de variation (t)
Si les données brutes (en euros, en milliers…) nous permettent de voir que la variation d’un phénomène est
inférieure à 100% (semble avoir moins que doublée), il est préférable de l’exprimer par un taux de croissance.
Formule : t = [(Va-Vd)/Vd]
Pour faire une phrase significative à partir d’un taux de variation, il faut utiliser des verbes tels que
« augmenter » (si t est positif) ou « diminuer » (si t est négatif).
La phrase devra être du type : En France, entre “2010-2017”, la variable (emploi, production...) a augmenté
(ou diminué) de ...%.
Remarque :
Lorsque le taux de variation passe de t = 4% à t = 2%, la variable n’a pas diminué puisque t est toujours
positif, c’est sa croissance qui est moins rapide !
3 - Coefficient multiplicateur (CM)
Le coefficient multiplicateur est un nombre toujours positif qui permet d’exprimer une évolution, ou de
comparer des grandeurs.
Formule : CM =Va/Vd
La phrase devra être du type : En France, entre “2000-2017”, la variable (emploi, production...) a été
multipliée par ... (2, 3...).
Lorsque la variation d’un phénomène est forte, lorsque les données brutes semblent avoir été multipliées par 2
(= semble avoir augmenté de plus de 100%), il est préférable de l’exprimer par un coefficient multiplicateur,
celui-ci est beaucoup « plus parlant ».
4 - Indice (I)
Comme le taux de croissance ou le coefficient multiplicateur, les indices servent à mesurer l’évolution d’une
donnée dans le temps ou à faire des comparaisons. Le plus souvent les indices permettent d’exprimer
l’évolution d’une grandeur sur plusieurs périodes (base 100 pour période de départ) ou de faire des
comparaisons entre plusieurs pays (base 100 pour le pays qui sert de point de comparaison).
Formule : I = (Va/Vd)*100
La phrase devra être du type : Indice – base (100) = x %
Exemples : 115 – 100 = + 15 % : La variable a ici augmenté de 15 % sur la période.
80 – 100 = - 20 % : La variable a ici diminué de 20 % sur la période.
Relations entre les formules
I = CM * 100 ou CM = I/100
t= CM – 1 ou CM = t + 1
I = (t+ 1) * 100 ou t= (I/100) - 1
5 - Valeur et volume
Une donnée peut être par exemple exprimée de 2 manières distinctes : avec ou sans effet prix mais selon de
quoi nous parlons nous utiliserons un terme différent. Ainsi :
Avec effet prix Sans effet prix Exemples
(intègre inflation) (Sans inflation = valeur
déflatée)
En euros courants En euros constants - les exportations en euros courants ou constants…
En valeur En volume - le PIB en valeur du PIB en volume
En nominal En réel - le taux d’intérêt nominal du taux d’intérêt réel
Puisque l’augmentation d’une grandeur économique peut être due soit à l’augmentation du volume (la
quantité), soit à l’augmentation du prix, il est nécessaire de clarifier les choses. L’évolution en volume doit
être préférée puisque l’évolution en valeur intègre l’inflation.
Lorsque cela est possible, il faut déflater la valeur, enlever l’effet prix (l’inflation) pour pouvoir par exemple
effectuer des comparaisons pertinentes. Pour annuler l’effet de l’inflation sur une évolution en valeur, on utilise
la formule suivante :
Donnée en volume = (Donnée en valeur / Indice des prix) * 100
6 - Le taux de croissance annuel moyen : TCAM
Le calcul du TCAM n’est pas au programme mais vous devez être capable de proposer une lecture
convenable de celui-ci.
Une lecture convenable du TCAM doit être formulée comme suit (les données sont réelles) :
En France, entre 2001 et 2010, la croissance s’élevait à 1,2 % en moyenne par an = le PIB (la production de
richesse) avait augmenté en moyenne de 1,2 % par an. (TCAM = 1,2 %)
En France, entre 2007 et 2010, la croissance annuelle moyenne était négative, le PIB avait diminué en moyenne
de 1,1 % par an. (TCAM = - 1,1 %)