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Exploitations Des Carrieres de Sable

L'exploitation des carrières de sable en Haïti est cruciale pour l'économie, mais elle est souvent réalisée de manière anarchique, entraînant des impacts environnementaux désastreux tels que l'érosion, la diminution des réserves en eau souterraine et des risques pour la sécurité des ouvriers. Les exploitations sont principalement concentrées dans le Département de l'Ouest, où des réglementations ont été mises en place depuis 1984 pour encadrer cette activité, mais leur application reste insuffisante. Les conséquences incluent également des nuisances pour les riverains et une dégradation visuelle des paysages.

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Exploitations Des Carrieres de Sable

L'exploitation des carrières de sable en Haïti est cruciale pour l'économie, mais elle est souvent réalisée de manière anarchique, entraînant des impacts environnementaux désastreux tels que l'érosion, la diminution des réserves en eau souterraine et des risques pour la sécurité des ouvriers. Les exploitations sont principalement concentrées dans le Département de l'Ouest, où des réglementations ont été mises en place depuis 1984 pour encadrer cette activité, mais leur application reste insuffisante. Les conséquences incluent également des nuisances pour les riverains et une dégradation visuelle des paysages.

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EXPLOITATIONS DES CARRIERES DE SABLE

L’exploitation des carrières de sable est considérée, jusqu’à aujourd’hui, comme la plus
importante des activités extractives entreprises en Haïti. Ces matériaux de carrières s’avèrent, en
effet, des produits de base indispensables à l’économie et assurent à tous des services quotidiens en
raison de leurs utilisations dans les secteurs du bâtiment, du génie civil et des travaux publics. Les
granulats (sables, graviers et cailloux) sont extraits sur tout le territoire national soit dans les lits de
rivières (matériaux alluvionnaires) soit sur les flancs des montagnes de calcaires broyés
naturellement (matériaux de carrières). Dans les villes de province, l’extraction s’effectue, en grande
partie, dans les lits de rivières, alors que dans le Département de l’Ouest et plus particulièrement à
Port-au-Prince et ses environs où la demande est la plus forte, l’extraction s’effectue à 70 % dans les
montagnes et à 30 % dans les rivières bien que ces derniers matériaux soient considérés comme les
meilleurs pour la fabrication du béton de ciment. La situation se présente comme suit dans les
carrières du Département de l’Ouest:

a) LOCALISATION DES EXPLOITATIONS

Les carrières ont été localisées dans:

- Le massif de la Selle au Morne l’Hopital


- au Carrefour Dufort (Léogane) et à Fond Parisien
- La chaîne des Matheux au Morne à Cabrits, aux Sources puantes et à Montrouis.

En ce qui a trait aux matériaux alluvionnaires, ils sont extraits essentiellement dans les lits
vifs de la Rivière grise et de la Rivière Momance.

Ces régions ont été retenues pour exploitation en raison de leur potentiel en matériaux et de leur
proximité des lieux d’utilisations (Port-au-Prince, La plaine du Cul-de-Sac, Croix-des-Bouquets,
Montrouis, Laboule, Kenscoff, Carrefour, Léogane, etc...)

IMPACT DES EXPLOITATIONS DES CARRIÈRES DE SABLES SUR L’ENVIRONNEMENT

Les sables de montagnes

L’exploitation des carrières de sable de montagne est conduite en Haïti de façon anarchique et
sauvage dans le mépris total des règles techniques mêmes élémentaires. Le sable calcaire se présente
généralement à l’affleurement sous la forme de matériaux friables pouvant être localement
recimentés en surface et constitués d’une croûte indurée et karstifiée de l’ordre de 1m d’épaisseur
recouvrant le matériau friable sous-jacent. En raison de cette hétérogénéité du matériau et du matériel
rudimentaire fréquemment utilisé pour l’extraction, l’exploitation est surtout orientée vers les poches
tendres alors que les croûtes indurées demeurent inexploitées. Cette méthode d’exploitation
anarchique et dangereuse conduit à des fronts de taille subverticaux exploités d’un seul tenant (40 à
50 mètres de hauteur) modelés au gré de la friabilité du matériau. Dans un tel contexte, le sous-
cavage est fréquent et pose des problèmes de sécurité (risques d’éboulements) à l’égard des piocheurs
travaillant à l’intérieur des excavations et/ou suspendus à des cordes le long du front de taille. En
conséquence, les exploitations de sable mylonitisé ont un effet néfaste sur l’environnement qui se
caractérise par :

a) UN IMPACT VISUEL DESASTREUX

Les fronts de taille en exploitation montrent tant aux riverains qu’aux usagers des routes
passant à proximité de ces exploitations des entailles laides et inesthétiques qui, peu à peu, gagnent
tout un versant. Le paysage ainsi dégradé offre un aspect désastreux.

b) UNE EROSION ACCELEREE DES VERSANTS

Les modes d’exploitation anarchique de ces carrières modifient la morphologie en particulier


en accroissant localement les pentes, en créant ici et là des zones en surplomb et en porte-à-faux,
avec pour résultantes, outre le danger que représentent de telles zones, une activation beaucoup plus
grande de l’érosion. A terme, la poursuite des exploitations actuelles, dans les mêmes conditions, ne
peut que “désertifier” totalement les secteurs.

c) UNE DIMINUTION DES RESERVES EN EAU SOUTERRAINE

Une exploitation en gradins a l’avantage de régulariser et de contrôler la vitesse et


l’écoulement des eaux de pluie sur le sol tout en évitant le ravinement et une intense évaporation.
L’exploitation anarchique des fronts subverticaux d’un seul tenant a pour conséquence de provoquer
des régimes torrentiels, des éboulements et des glissements de terrain en périodes pluvieuses. Les
eaux charrient ainsi des matériaux solides et en suspension qui vont obstruer les canaux de drainage
et ensabler les zones de culture placées en aval. Dans un tel contexte, l’infiltration de l’eau dans le
sous-sol est pratiquement nulle et les réserves en eau souterraine de la région se trouvent diminuées.

d) DES ATTEINTES AUX SERVITUDES

Les permis d’exploitation n’ayant pas été sollicités légalement par les exploitants, certaines
carrières se trouvent ouvertes n’importe où et n’importe comment, sans aucun souci de
l’environnement immédiat. Il existe beaucoup de cas de carrières ouvertes dans des “zones
protégées” ou à proximité des routes nationales, des résidences, des lignes de haute tension, des
cimetières, etc.

e) L’INSECURITE DES OUVRIERS DANS LES CARRIERES

Il importe de souligner fortement les dangers permanents qu’encourent les ouvriers travaillant
dans les carrières, aucune règle n’étant respectée en regard de la sécurité. Les accidents, graves ou
mortels, sont très fréquents et l’on ne peut qu’être effrayé du coût réel de ce matériau si l’on y
rapporte le tribu de souffrance humaine qui en accompagne l’extraction.
f) LE DANGER ROUTIER/L’EVACUATION DES MATERIAUX

La circulation induite par les exploitations de carrières est assez importante. Ce trafic est
particulièrement dangereux dans les secteurs où les camions de capacité de 6 à 12 m3 chargés de sable
et roulant à tombeau ouvert, empruntent des routes qui n’ont pas été conçues pour un transit
permanent de cette nature; l’étroitesse de certains tronçons et la déclivité constante prononcée de
l’itinéraire représentent en soi un très grand danger : des accidents fréquents surviennent par rupture
de freins et collision.

g) LES GENES AUX RIVERAINS

Le bruit, la poussière, la réflexion de la lumière du soleil sur des matériaux très blancs sont
autant de gênes pour les habitants se trouvant au voisinage immédiat de certaines carrières de sable.
Il est indéniable que pour les occupants le préjudice est extrêmement grave.

h) UNE ABSENCE DE REHABILITATION

Les carrières de sable abandonnées, n’ayant pas été réhabilitées au fur et à mesure de
l’avancement des travaux, seront très difficiles à réinsérer dans le milieu naturel ou à être réutilisées à
d’autres fins. Dans ces conditions, les coûts de réhabilitation seront très élevés.

Outre ces conséquences générales reconnues désastreuses pour l’environnement et qui


s’appliquent à presque toutes les montagnes de calcaire mylonitisé en exploitation en Haïti, il existe
encore des problèmes particuliers à chaque région de Port-au-Prince et qui méritent des solutions
urgentes, vu l’ampleur des dégats constatés.

VERSANT SUD DU MORNE L’HOPITAL

L’exploitation du sable au Carrefour la Boule met en danger les tronçons de route menant à
Boutilliers et à Désiré. Il a été observé un intense ravinement du soubassement de la route de
Boutilliers qui peut s’écrouler d’un jour à l’autre sous l’effet des vibrations provoquées par les
transporteurs. De plus, l’impact visuel du versant à partir de la route menant à Thomassin, a atteint
des proportions alarmantes.

VERSANT NORD-OUEST DU MORNE L’HOPITAL

Ce versant constitue le bassin-versant de la ville de Port-au-Prince. Il a été décrété “Zone


sous protection “ depuis 1963 avec interdiction d’exploiter les sables et les roches. Actuellement,
près d’une quinzaine de carrières en exploitation a été recensée dans les régions de Fontamara,
Sanatorium et Décayette, qui couvrent environ 46 ha des 2000 sous protection de L’OSAMH. La
production annuelle de sable pour l’ensemble de ces trois régions a été estimée à 100.000 m3.

La première phase d’un projet de drainage des eaux pluviales de la ville de Port-au-Prince eut
à coûter $ 47 millions. Près de $ 5 millions ont été investis (1987) dans ce versant en conservation
de sol, plantations d’arbres (470.000), murs secs, contrôle des ravines, construction de bassins de
sédimentation, stabilisation de route, etc. Tous ces travaux de conservation et de protection,
DISPOSITION LÉGISLATIVE

EN MATIÈRE DE CARRIÈRES
Jusqu’à la promulgation du décret du 2 mars 1984 règlementant les exploitations de carrières,
celles-ci étaient régies par la Loi minière de 1976 à travers huit (8) Articles (Art. 56 à Art. 63). Suite
aux graves préjudices causés à l’environnement par l’exploitation anarchique des carrières, il a été
décidé d’appliquer une législation sur les carrières bien distincte de celle des mines. Elle est en
vigueur depuis Avril 1984.

Cette législation fait obligation à l’exploitant de:

a) Solliciter du BME un permis d’exploitation pour une durée de cinq (5) ans renouvelables.

b) Fournir toutes les informations techniques, financières, foncières, environne-mentales sur la


carrière projetée.

c) Prendre des mesures de sécurité , d’hygiène et de salubrité à l’égard du personnel.

d) Protéger l’environnement et réhabiliter les carrières au fur et à mesure de l’avancement des


travaux.

Dans le chapitre des contraventions et sanctions, il est stipulé que sera puni d’une amende de
5.000,00 à 10.000,00 Gdes ou d’un emprisonnement de trois (3) mois à un an en cas de non
paiement, toute infraction aux dispositions suivantes:

a) Obtention obligatoire d’un permis d’exploitation.

b) Avertissement immédiat du BME en cas d’accident survenu à la carrière.

c) Exploitation à plus de vingt cinq (25) mètres des servitudes.

d) Sécurité et hygiène des travailleurs .

En ce qui a trait à la protection de l’environnement et à la réhabilitation, les travaux seront


effectués d’office aux frais du contrevenant par les soins de l’Administration.
Il est à souligner que le décret du 2 mars 1984 ne traite pas des clauses fiscales. Un projet de
loi portant taxation des exploitations de carrières et des transporteurs de matériaux de carrières a été
élaboré par le BME en 1992 et soumis au vote du Parlement en 1996. Ce Projet de loi prévoit :

a) Une redevance superficiaire annuelle de 2.000,00 Gdes par hectare ou fraction d’hectare
sollicité pour un permis d’exploitation.

b) Une taxe de 10% du prix du mètre cube au point d’exploitation pour les matériaux de
construction et 15% du prix du mètre cube pour les pierres ornementales (à payer par les exploitants).

c) Une taxe de 10% sur la valeur marchande de la cargaison à payer par les transporteurs de
matériaux de carrièr

Common questions

Alimenté par l’IA

The economic benefits of current quarrying practices in Haiti, primarily supplying necessary materials for the booming construction sector, must be weighed against considerable environmental costs. Economically, quarrying is essential due to high demand for building materials, supporting urban development, and providing employment . However, the environmental trade-offs are significant. Unauthorized and unregulated practices lead to severe landscape disruption, erosion, loss of biodiversity, and reduced groundwater reserves . Further consequences include potential land degradation and desertification due to sustained unsustainable practices . The visual pollution and safety hazards for workers and nearby residents are non-trivial . Balancing these aspects requires stringent regulation, investment in rehabilitation, and adoption of sustainable practices to mitigate adverse environmental impacts while leveraging economic benefits .

The unregulated exploitation of sand quarries in Haiti leads to several environmental and community impacts. It causes visible aesthetic damage as quarry fronts create unsightly scars in landscapes visible to neighboring residents and people traveling nearby . The haphazard extraction methods, which often involve the formation of steep, overhanging cuts, exacerbate erosion, transforming landscapes and increasing vulnerability to landslides and soil depletion . Moreover, the improper management of quarry fronts hinders the infiltration of rainwater into the soil, consequently reducing groundwater reserves and promoting surface water runoff during heavy rains, leading to sediment accumulation in downstream agricultural zones . Additionally, the lack of legal permits and regulation means quarries can be illicitly established in protected or unsafe zones, posing further threats to environmental integrity and increasing the incidence of harm to local ecosystems and economic assets. The ongoing, unregulated extraction poses significant safety hazards for workers, and the transportation of materials poses traffic dangers due to inadequate road conditions and heavy truck traffic .

Sand quarrying in Haiti is prevalent due to the essential role aggregates like sand, gravel, and stones play in the construction industry, particularly in building, civil engineering, and public works . The high demand, especially around major cities like Port-au-Prince, fosters intensive extraction activities . Mountains and riverbeds are exploited for these materials due to their proximity to urban centers, which reduces transportation costs and time . Although mountain sand is extracted more frequently, riverbed sand is considered superior for concrete production . This robust demand supports the local construction industry but also intensifies environmental degradation and unsustainable exploitation practices .

The exploitation of sand quarries in Haiti has significantly impacted protected zones, contravening legal designations, such as those around the Morne l'Hopital area, which has been a protected zone since 1963 . This illegal activity depletes resources and undermines conservation efforts, damaging ecosystems intended for preservation . Measures to mitigate these impacts include strengthening regulatory enforcement to prevent illegal quarry operations, deploying resources for monitoring activities in protected areas, and promoting awareness of conservation laws . Legal frameworks must be strictly applied, with penalties for infractions being enforced consistently . Restoration projects, financed by environmental taxes, could aid in the recovery of affected zones, further ensuring sustainable management .

Using mountain sand in Haiti presents greater risks compared to river sand. Mountain sand extraction often involves unstructured approaches, leading to hazardous conditions such as subvertical cutting and undercutting, which significantly increase the likelihood of landslides and pose safety risks to workers . The improper techniques used can cause hazardous cliffs and slopes that accelerate erosion and aesthetic degradation . Conversely, river sand extraction, while also not without environmental impact, typically provides better material quality for concrete and involves less alteration to the landform, hence posing fewer risks in terms of stability and safety . Both practices, if unregulated, are detrimental, but mountain sand extraction is associated with particularly significant landscape transformation, safety hazards, and more severe environmental consequences .

Haitian law outlines several safety and operational standards to protect workers in sand quarries. Operators must ensure conditions that uphold safety, hygiene, and salubrity for personnel, including the provision of life-supporting measures . These regulations are vital to minimize injuries and fatalities in an environment where the absence of safety norms has historically led to frequent severe accidents . Adherence to these standards reduces the risk of landslides or collapses in quarries, providing workers with a safer operational environment . The associated mandates also require obtaining necessary permits, which ensures activities are legal and monitored, further contributing to reduced likelihood of accidents .

Transportation logistics for sand and stone extraction in Haiti have a detrimental effect on road safety and local infrastructure. The high volume of large trucks, often with a capacity of 6 to 12 m³, navigating roads not designed for intense freight traffic, leads to frequent accidents caused by brake failure or overloading . Narrow roads and steep gradients exacerbate these risks, causing increased pressure on the road network . The heavy vehicular traffic contributes to the rapid degradation of road surfaces, requiring frequent maintenance and causing significant safety hazards for all road users . Additionally, the dust and noise pollution generated by this transport activity disturb local communities, further underlining the need for improved transportation planning and infrastructural development to manage the load and route safety responsibly .

Haiti's legislative framework mandates stringent guidelines for environmental protection and resource taxation. The framework requires quarry operators to obtain permits, which involve fulfilling environmental, technical, and safety criteria . It includes obligations for operators to rehabilitate quarry sites, thus minimizing environmental degradation . On the taxation front, a proposed law from 1992 suggested taxes on both the exploitation and transport of materials, including a surface charge per hectare and a percentage of the material's value . These mechanisms aim to balance revenue generation from natural resource exploitation with environmental stewardship, encouraging responsible operations through financial disincentives for non-compliance .

Haitian legislation requires quarry operators to obtain a renewable five-year exploitation permit from the Bureau of Mines and Energy (BME). Operators must provide detailed technical, financial, land use, and environmental information on their operations while ensuring safety, hygiene, and protection for their personnel . They are also obligated to rehabilitate quarries progressively to help mitigate environmental harm . Noncompliance results in fines or imprisonment, and the administration reserves the right to execute environmental rehabilitation at the violators' expense should they fail to comply . However, while these regulations are in place to minimize environmental impact and ensure sustainability, their effectiveness is contingent upon stringent enforcement and compliance by all operators .

The lack of rehabilitation in abandoned sand quarries in Haiti presents significant environmental restoration challenges. Without regular and ongoing reclamation work, these quarries are difficult to reintegrate into natural landscapes or repurpose for other uses, resulting in high rehabilitation costs . Continued degradation leaves visible scars, increasing the risk of erosion and loss of biodiversity . These unrehabilitated sites also disrupt water drainage and alter local ecosystems, impeding soil stabilization and potentially leading to a loss in agricultural productivity . The persistent visual impact and ecological imbalance make recovery efforts more complex and costly .

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