Introduction à la Mécanique des Sols
Introduction à la Mécanique des Sols
Polycopié
Élaboré par :
Dr. Mme Boutahir Née Bencheikh Messaouda
Ce polycopié est destiné aux étudiants de 3ème année licence génie civil et
hydraulique ainsi il est adressé aux étudiants de plusieurs spécialités telles le
bâtiment et les travaux publics, Leur objectif est de fournir les bases nécessaires
à la compréhension du comportement des sols pour pouvoir concevoir,
construire et contrôler les ouvrages avec lesquels le sol a une interaction
importante.
Page
Avant propos
Table des matières
hapitre 2
C : Caractéristiques physiques des sols.
2.1. Introduction. 6
2.2. Éléments constitutifs d’un sol. 6
2.2.1. La phase gazeuse. 6
2.2.2. La phase liquide. 6
2.2.3. La phase solide. 7
2. 3. Caractéristiques physiques des sols. 7
2.3.1. Les paramètres dimensionnels. 8
2.3.2. Les paramètres d’état. 9
2.3.3. Relation entre les paramètres. 10
Exercice 2.1. 10
Exercice 2.2. 11
2.4. Identification des sols. 11
2.4.1. Caractéristiques dimensionnelles. 11
2.5. Caractéristiques granulométriques d’un sol. 12
2.5.1. Le tamisage 12
2.5.2. Sédimentation 13
2.5.3. Courbe granulométrique. 13
[Link]. Coefficient d'uniformité d’une courbe granulométrique. 14
[Link]. Coefficient de courbure d’une courbe granulométrique. 14
2.6. Essais d’identification propres aux sols grenus. 15
2.6.1. Essai d‘équivalent de sable. (NF P 18-598). 15
2. 6.2. Indice de densité. 16
2.7. Essais d’identification propres aux sols fins. 17
2.7.1. Limites d’Atterberg (NF P 94-051) 17
[Link]. Limite de liquidité L NF P 94-051. 18
[Link]. Limite de plasticité wp NF P 94-051 19
[Link]. Indice de plasticité lp NF P 94-051. 20
[Link]. Indice de consistance Ic. 20
i
2.7.2. Valeur au bleu de méthylène. NF P 94-068. 20
Exercice .2.3. 21
2.8. Classification des sols. 21
2.8.1. Sols à granulométrie uniforme. 22
2.8.2. Sols à granulométrie non uniforme. 22
2.8.3. Sols grenus 22
2.8.4. Sols fins. 23
Exercice 2.4 24
ii
4.6.2 Loi de Skempton 46
4.6.3. Loi de Bishop. 46
4.7. Effet Renard (ou des sables boulant). 46
Listes des figures 47
Listes des tableaux 48
Références Bibliographiques 51
iii
hapitre 1
C
Introduction à la Géotechnique
Chapitre 1
Cours de mécanique des sols I
Introduction à la Géotechnique
1.1. Introduction.
La Géotechnique étudie les caractéristiques des terrains (sols et roches) en vue de leur
utilisation comme matériau ou support de construction. C'est une discipline que l'on peut
intégrer dans le Génie Civil au sens large.
Le Génie Civil est une discipline plus large, que nous définirons comme l'ensemble des
disciplines de construction. Le Génie Civil dans cette définition très large englobe, outre la
Géotechnique, le calcul des structures (qui fait appel à la Résistance des Matériaux), l'étude
des matériaux de construction, les problèmes de bâtiment et d'énergie, les problèmes d'eau,
d'assainissement et d'irrigation, la conception et l'aménagement. Certains y intègrent même
l'environnement.
On peut suivre l’évolution de la mécanique des sols à travers son apparition autant qu’une
science à part entière et le développement de ses grandes théories (voir le tableau ci-contre).
La Mécanique des sols joue un rôle essentiel dans l'acte de construire pour tous les travaux de
bâtiment et de génie civil en relation avec les sols ou les mettant en œuvre.
Exemple : Adobe, brique de terre cuite ou stabilisée, barrage et digue en terre, chaussée en
terre.
Il convient donc de choisir, compte tenu des zones d’emprunt et de la nature de l’ouvrage, le
type de sol qui convient, de choisir le mode d’exécution et éventuellement de prévoir le
contrôle de l’exécution.
Il est ici question de choisir un type de fondation au sens large compte tenu des charges à
supporter, des propriétés mécaniques du sol d’appui, du niveau de la nappe phréatique, etc…..
En particulier, on doit pouvoir prévoir l’amplitude des tassements et vérifier qu’ils sont
compatibles avec le bon fonctionnement de l’ouvrage.
Au point de vue géotechnique, les matériaux constituant la croûte terrestre se divisent en deux
grandes catégories : les roches et les sols.
Les roches (silice, calcaire, feldspath, …) sont des matériaux durs qui ne
peuvent être fragmentés qu’aux prix de gros efforts mécaniques.
Les sols, au contraire, sont des agrégats minéraux qui peuvent se désagréger en
éléments de dimensions plus ou moins grandes sans nécessiter un effort
considérable. Ils résultent de l’altération chimique (oxydation, …), physique
(variation de température, gel, …) ou mécanique (érosion, vagues, …) des
roches.
a) La géologie.
La géologie étudie les matériaux constituant la partie observable du globe terrestre, ainsi que
l’ordre suivant lequel ces matériaux sont réparties dans le temps et dans l’espace. Son but
essentiel est l’histoire de la terre et son évolution.
b) La pédologie.
La pédologie étudie spécialement la couche supérieure de l’écorce terrestre utilisée par les
racines des plantes. Elle met en lumière le rôle des constituants du sol fréquemment négligés
On distingue également :
Enfin, suivant leurs conditions de formation et de dépôt, les sols peuvent contenir des
matières organiques en proportion plus ou moins élevée.
Les sables qui est une roche sédimentaire meuble, constituée de petites particules
provenant de la désagrégation d'autres roches dont la dimension est comprise entre
0,063 et 2 mm.
Les limons qui est une formation sédimentaire dont la taille des grains est
intermédiaire entre les argiles et les sables (entre environ 2 et 50 micromètres).
L'argile granulométrique qui est une roche sédimentaire, composée pour une large part
de minéraux spécifiques, silicates en général d'aluminium plus ou moins hydratés, qui
présentent une structure feuilletée qui explique leur plasticité, ou bien une structure
fibreuse qui explique leurs qualités d'absorption.
sableux, des sols argileux, des sols calcaires. Les différentes fractions des composants du sol
définissent sa formule. On distingue alors:
sol humus
eau La sédimentation montre bien que le
Argile sol est un mélange de particules
Sable rocheuses.
Calcaire
On réalise une coupe de terrain pour pouvoir observer directement le sol, en effectuant si
besoin des analyses de laboratoire sur certains échantillons prélevés. On peut déjà constater
visuellement qu'on a en fait plusieurs couches de couleur et de structure différentes, qu'on
appelle horizons. Dans ses horizons, le plus profond est celui correspondant à la roche mère,
recouverte par d'autres couches supérieures. L'ensemble des horizons et leur structure
constitue le profil pédologique (coupe géotechnique), qui est en fait la coupe, et ce profil
varie grandement suivant les différentes catégories de sols que l'on peut étudier.
Afin de caractériser chaque horizon, on peut étudier les caractéristiques suivantes :
Sa profondeur, son épaisseur
Ses limites avec les horizons voisins : nette, graduelle, rectiligne, ondulée…
Sa couleur
Sa texture, appréciée au toucher sur un échantillon de terre sèche écrasée ou de terre
humide pétrie
Sa pierrosité (abondance de cailloux…)
Sa structure : la façon dont les constituants du sol sont assemblés
Quelque soit l’utilisation envisagée d’un sol, il est important de connaître sa nature, sa
composition et la répartition des grains de différentes tailles qui le compose. Les essais qui
conduisent à cette étude portent le nom d’Essais d‘identification.
Un sol est un mélange d'éléments solides constituant le squelette solide, d'eau pouvant
circuler ou non entre les particules et d'air ou de gaz. Il est donc, en général,
constitué de trois phases:
Sol = phase solide + phase liquide + phase gazeuse
Entre les grains du squelette, les vides peuvent être remplis par de l'eau, par un gaz
ou les deux à la fois.
En Génie Civil, le gaz contenu dans le sol est généralement de l’air pour les sols sec ou un
mélange d’air et de vapeur d’eau pour les sols humides.
Lorsque tous les vides sont remplis d’eau le sol est dit saturé.
Au sein d’un échantillon de sol fin (dimensions <2m), on distingue plusieurs catégories
d’eau:
6
Cours de mécanique des sols I
libre qui remonte par capillarité entre les grains. L’eau interstitielle s’évapore
complètement si l’échantillon de sol est porté à une température supérieure à 100° C.
Lorsque le sol est humide et non saturé, l’eau libre est en général concentrée aux points de
contact entre les grains. Elle est retenue à ces endroits par des forces de capillarité qui créent
entre les grains des forces d’attraction.
Les sols en réalité résultent de l’altération physique ou mécanique des roches. On conçoit
aisément que les grains solides aient la même constitution minéralogique que la roche mère.
Ils ont en général des dimensions supérieures à 2m .
Le sol est l’ensemble de trois phases : solide, liquide, gaz. Aussi est-il important de définir
un certain nombre de caractéristiques physiques qui permettront de préciser l’importance de
ces différentes phases par rapport à l’ensemble. Ces caractéristiques seront très utiles pour la
description des échantillons remaniés et non remaniés ainsi que pour l’évaluation des
contraintes au sein des massifs. Les caractéristiques granulométriques et l’état de consistance
seront employés pour classer les sols dans le cadre de la classification géotechnique.
Figure. 2.2 .Schéma d’un volume élémentaire de sol : Poids et volumes des différentes
phases.
7
Cours de mécanique des sols I
Telque :
C'est la somme des poids des particules solides et de l'eau d'un volume unité de sol.
= Sable :=17à20kN/m3
Argile:=16 à 22kN/m3
+ + +
= = =
+ + + +
= Sable := 14 à 18 kN/m3
Argile:= 10 à 20 kN/m
+
= =
+ +
.
= = = Sable et argile : = 19 à 22 kN/m3
8
Cours de mécanique des sols I
Il est pris en compte lorsque le sol est entièrement immergé. il tient compte de la présence
de l'eau qui remplit tous les vides et de la poussée d'Archimède :
Densité : =
On peut définir :
Densité humide : ℎ = ;
Densité sèche : = ;
Densité des grains (notation G): =
Ils indiquent dans quelles proportions existent les différentes phases d’un sol. On définit :
la porosité, notée η,
C’est le volume des vides contenus dans un échantillon donné ramené au volume total de
l’échantillon.
= = = − NB : ∈ 0; 1
C’est le volume des vides contenus dans un échantillon donné ramené au volume des grains
solides de l’échantillon
= donc : = =
L'indice des vides peut être supérieur à 1 et même atteindre la valeur 13 (cas extrême
des argiles de Mexico).
9
Cours de mécanique des sols I
C’est le poids d’eau contenu dans le volume V rapporté à l’unité de poids des grains solides
contenu dans V
ɷ= . NB : sat ∈ 0 ;
Le degré de saturation, noté Sr, s’exprime en %.
C’est le volume occupé par l’eau ramené au volume total des vides.
= ; NB : Sr ∈[ 0 ;1.0]
Sr=0 correspond à un sol sec.
Sr=100% correspond à un sol saturé.
Exercice 2.1.
Le prélèvement d’un échantillon intact au centre d’une couche d’argile molle saturée a permis
de procéder aux mesures suivantes, en laboratoire, sur un morceau de l’échantillon :
10
Cours de mécanique des sols I
Exercice 2.2.
Un échantillon de sol a une masse de 129,1g et un volume de 56,4cm3 .la masse des grains est
de 121,5g. Le constituant solide des grains a une densité de 2.7. On demande :
Le teneur en eau w,
L’indice des vides e,
Le degré de saturation Sr
Pour caractériser un sol, il faut déterminer les paramètres de nature et les paramètres d’état.
Les paramètres de nature indiquent les caractéristiques intrinsèques du sol. Ils ne varient pas
au cours du temps (poids volumique des grains solides, granularité, teneur en matières
organiques,…).
Les paramètres d’état sont fonction de l’état du sol et caractérisent le comportement du sol
sous l’effet d’un chargement donné (teneur en eau, indice des vides, porosité, Equivalent de
sable,...).
Supposons un sol dont les grains solides ont des dimensions peu différentes les unes
des autres (sol dit à granulométrie uniforme). Suivant la taille des grains on définit les
catégories de sols suivantes :
Le sol grenu, ou pulvérulent, issu de la désagrégation des roches ; le diamètre
des grains, de forme arrondie, est généralement supérieur à 20 µm.
Le sol fin, ou cohérent, issu de l’altération des roches ; les particules, de forme
aplatie (feuilles ou paillettes) ont une taille généralement inférieure à 20 µm.
11
Cours de mécanique des sols I
Une classification plus fine, en fonction de la dimension des grains constitutifs du sol,
conduit au tableau suivant :
Un sol quelconque est en général constitué d’une fraction grenue et une fraction fine. C’est
l’importance du pourcentage des fines qui définit le type de comportement du sol.
Par tamisage, pour les particules dont le diamètre moyen est supérieur à 80µ;
Par sédimentation, pour les particules dont le diamètre moyen est inférieur à 80 µ.
2.5.1. Le tamisage.
Pour les sols grenus on utilise une série de passoires (trous circulaires) et de tamis (mailles
carrées) .
o Les diamètres sont normalisés, les trous des passoires ont un diamètre variant de 100 à6.3
mm. L’ouverture intérieure des mailles des tamis varie de 12.5mm à 40µm.
o Par définition le diamètre d’une particule est = à l’ouverture intérieure des mailles de plus
petit tamis la laissant passer.
o Quant on se sert de passoires ; il faut connaître les dimensions des tamis équivalent D
(étant le diamètre des trous de la passoire), l’ouverture intérieure des mailles du tamis
équivalent =à D/1,25 . On utilise, par exemple, indifféremment un tamis de 10 mm
ou une passoire de 12,5 mm.
o On commence toujours par passer l'échantillon dans une étuve à 105°C jusqu'à
poids constant de façon à déterminer le poids de l'échantillon sec. On procède
Mme Boutahir Bencheikh M
12
Cours de mécanique des sols I
ensuite au tamisage proprement dit, soit à sec, soit sous l'eau, à l'aide d'une colonne
de tamis soumise à des vibrations. La quantité de matériau retenue sur le tamis est
appelée refus, celle qui [Link] travers du tamis est appelée tamisât(passing).
o Le tamisage à sec n'est précis que pour les matériaux non cohérant comme les
sables ou les graviers. sous eau pour les matériaux cohérents ( sol limoneux ou
argileux).
2.5.2. Sédimentation.
Lorsque la dimension des particules est inférieure à 80 pm le tamisage n'est plus possible,
et les forces inter particulaire (force de cohésion) sont trop importantes, et les grains tendent à
s’agglomérer. On a alors recours à la sédimentométrie. Cette méthode est basée sur la
loi de Stokes qui exprime la vitesse limite de chute d'une particule sphérique dans un
liquide visqueux en fonction du diamètre de la particule :
−
=
18
13
Cours de mécanique des sols I
Plus la granulométrie est serrée plus la pente de la partie médiane de la courbe est
prononcée.
( )
=
14
Cours de mécanique des sols I
L'essai d'équivalent de sable, désigné par le symbole E.S., a pour but d'évaluer la
proportion relative d'éléments fins contenus dans le sol .
Cet essai est important, car la présence d’éléments fins peut modifier le comportement de ces
sols. En particulier la présence de particules argileuses dans le sable d’un mortier ou béton, en
abaissant l’adhérence « pâte de ciment/granulats », est défavorable à la mise en œuvre et aux
performances finales du béton ou mortier (micro-fissuration).
Il est effectuer sur les éléments de dimensions inférieures à 5 mm (fraction 0/5 mm du sol ).
On laisse la solution se décanter (figure 2.5). Le sable vrai se dépose dans le fond de la
burette jusqu'à un niveau h, qui peut être mesuré. Au-dessus(Haut) du sable, se dépose
le floculat gonflé par la solution.
Mme Boutahir Bencheikh M
15
Cours de mécanique des sols I
Pour donner une idée de l'état de compacité dans lequel se trouve un sol grenu à
l'état naturel, on définit l'indice de densité :
−
=
−
L'essai consiste à mettre en place le matériau séché dans un moule de volume connu,
selon une procédure bien définie (avec une hauteur de chute nulle). On peut ainsi
calculer son poids volumique minimal. Une surcharge statique de 10 kPa est ensuite
appliquée afin de procéder au compactage de l'échantillon par vibration. On calcule
alors son poids volumique maximal.
16
Cours de mécanique des sols I
Le tableau suivant précise l’état de compacité des sols pulvérulents en fonction de leur indice
de densité.
Ces limites sont mesurées, avec un appareillage normalisé, sur le mortier, c.à.d. la
fraction de sol qui passe au tamis de 0,40 mm, car se sont les seuls éléments sur lesquels
l’eau agit en modifiant la consistance du sol. L’essai consiste donc à faire varier la teneur en
eau de cette fraction de sol et en observer sa consistance.
On peut considérer quatre états caractérisant la consistance des sols fins. Pour des
teneurs en eau décroissantes :
17
Cours de mécanique des sols I
L’état liquide: Le sol a une consistance très faible. il a l'aspect d'un fluide, il tend
à se niveler suivant une surface horizontale. Les particules glissent facilement les
unes sur les autres.
L'état solide (avec retrait) : Le sol retrouve sa forme initiale après suppression des
contraintes (petites déformations élastiques).
L'état solide sans retrait; les particules arrivent au contact en quelques points en
chassant l'eau adsorbée; le sol ne change plus de volume quand sa teneur en eau
diminue .
pour déterminer ces limites on utilise les limites définies par Atterberg et précisées
ensuite par Casagrande.
On définit :
La limite de liquidité, notée L qui sépare l'état liquide de l'état plastique,
La limite de plasticité, notée p qui sépare l'état plastique de l'état solide,
La limite de retrait, notée s qui sépare l'état solide avec retrait de l'état solide
sans retrait.
Pour déterminer la limite de liquidité, on étend sur une coupelle une couche du
matériau dans laquelle on trace une rainure au moyen d'un instrument en forme de V
(figure 2.7). On imprime à la coupelle des chocs semblables en comptant le nombre de
chocs nécessaires pour fermer la rainure sur 1 cm, on mesure alors la teneur en eau
de la pâte.
Par définition, la limite de liquidité est la teneur en eau qui correspond à une
fermeture en 25 chocs.
18
Cours de mécanique des sols I
Lorsque le nombre de chocs est compris entre 15 et 35. On réalise cinq essais qui
doivent s'échelonner régulièrement entre 15 et 35 ou, mieux, entre 20 et 30 chocs. La
droite la plus représentative est ensuite tracée à partir des points expérimentaux (figure
2.8).
ɷN est la teneur en eau correspondant au nombre de coups N. On fera la moyenne des trois
essais.
Ces deux limites sont d'une importance fondamentale en géotechnique car elles
indiquent la sensibilité d'un sol aux modifications de sa teneur en eau.
19
Cours de mécanique des sols I
L'indice de plasticité, noté lp, est le paramètre le plus couramment utilisé pour
caractériser l'argilosité des sols.
Cet essai est une mesure indirecte de la surface spécifique des grains solides par adsorption
d’une solution de bleu de méthylène jusqu’à saturation. En d’autres termes, il exprime la
quantité de bleu de méthylène pouvant être absorbée par les surfaces des particules de sols.
On considère que cet essai exprime globalement la quantité et la qualité de l’argile contenue
dans un sol.
20
Cours de mécanique des sols I
Il est effectué sur la fraction 0/2 mm du sol et on distingue les valeurs suivantes :
Exercice .2.3.
1. Le creusement d’une tranchée de drainage a permis de mettre à jour deux couches d’argile
dont les caractéristiques sont les suivantes:
Couche 1 : L = 72 p = 35, teneur en eau = 65%
Couche 2 : L = 72 p = 37, teneur en eau = 30%
a) Montrer que les deux argiles ont les mêmes limites d'Atterberg ;
b) Calculer les indices de consistance pour les deux sols, qu’en concluez –vous quant à
leurs propriétés ?
2. Le remblaiement a nécessité la mise en place d’un poids sec de 49,5kN de ce sol, ayant en
place un volume de 3 m3. On donne s =27 kN/m3et w = 10 kN/m3
Déterminer:
a) La quantité d’eau qui serait nécessaire pour saturer les 3 m3 de remblai;
b) L’indice des vides, la porosité et la teneur en eau de ce sol à saturation;
c) La valeur du poids volumique sat du sol à saturation.
Réponses :
1 Ic1 = 0,2 ; Ic2 = 1,2 ; Etats plastique et solide
2 a) Vw = 1,17m3 ;
b) e = 0,64 ; =24% ;
c) sat 20,40 kN/m3 ;
3 a) ID = 52% ;
La classification des sols est basée sur l'analyse granulométrique et les limites d'Atterberg.
Elle permet de fournir une définition rapide d'un terrain, mais ne donne qu'une idée globale de
son comportement mécanique.
21
Cours de mécanique des sols I
La classification la plus utilisée dans les pays Afrique francophone c’est la classification
LCPC . Elle a été mise au point en France en 1965 par le Laboratoire Central des Ponts et
Chaussées. Cette classification est une adaptation de la classification U.S.C.S ( The Unified
Soil Classification System ) mis au point par le « Bureau of reclamation » et le « Corps of
Engineers » aux Etats Unis.
Lorsque les dimensions des grains sont peu différentes, on adopte la classification déjà
donnée :
Sols pulvérulent dmoy 20µ ( cailloux , graves, gros sable, sable fin)
Sols cohérents dmoy 20µ ( limon, argile)
Les sols grenus : plus de 50 % des éléments en poids ont un diamètre > 80 µ,
Les sols fins : plus de 50% des éléments en poids ont un diamètre 80 µ ;
Les sols organiques dont la teneur en matière organique est élevée.
La classification des sols grenus se fait par la granulométrie et les limites d'Atterberg.
Elle est précisée dans le tableau ci-après
22
Cours de mécanique des sols I
La classification des sols fins utilise les critères de plasticité liés aux limites
d'Atterberg. Elle est précisée dans le diagramme de plasticité ci-après (figure 2.10).
23
Cours de mécanique des sols I
Exercice .2.4.
Quelle est la classification géotechnique des sols (1), (2) et (3) dont les courbes
granulométriques sont indiquées ci-dessous ?
Réponses
Sol (1) = AP
Sol (2) =SL
Sol (3) =SM
24
Cours de mécanique des sols I
Exercice 2
1. Compléter le tableau.
2. Tracer la courbe granulométrique du sol en question.
3. Calculer le coefficient d'uniformité e
le coefficient de courbure.
4. Classer le sol sous étude.
Réponses.
d10 = 0,4 mm
d30 = 0,61 mm
d60 = 1,1 mm
Ce qui donne
Cu = 2,75 et Cc = 0,85
25
hapitre 3
C
Le compactage des sols
Chapitre 3
Cours de mécanique des sols I
3.1.Généralités.
Le compactage consiste à la réduction du volume des vides remplis d'air sous une action
mécanique (pression, damage, charge vibrante…). Cette réduction du volume des vides
entraîne une augmentation de densité apparente sèche du sol traité.
Modification de la granulométrie.
Modification de la teneur en eau.
Réduction ou élimination des risques de tassement.
Réduire la perméabilité des terrains.
Augmentation de la résistance du sol et la stabilité du talus.
Amélioration de la capacité portante.
Limitation des variations de volume causées par gel, gonflement et retrait.
Pour les sols fins, une réserve s’impose, une augmentation de compacité pouvant à des
teneurs en eau élevées, entraîner une diminution brusque de la portance et du module de
déformation.
Tout sol ( humide ou sec) est caractérisé par un poids volumique naturel (total) et par une
teneur en eau , donc, par un poids volumique sec d. calculé au moyen de la formule:
γ
=
1+ω
Le compactage s'effectue sous une action mécanique : damage, roulage, vibration. La capacité
du sol à être compacté est fonction de :
25
Cours de mécanique des sols I
C’est en 1933 que l'ingénieur américain Proctor mit en évidence l’influence de la teneur en
eau et de l’énergie de compactage sur le poids spécifique sec d’un sol grâce à compactage qui
porte son nom Essai Proctor.
En effet pour une énergie de compactage donnée, si l’on fait varier la teneur en eau de
l’échantillon et que l’on représente graphiquement la variation de d en fonction on
obtient une courbe a l'allure d'une cloche, elle passe par un d maximum que l'on appelle
optimum Proctor. Cet optimum correspond à une teneur en eau optimale.
Ce phénomène s’explique aisément ; Lorsque la teneur en eau est élevée (partie droite de la
courbe), l’eau absorbe une partie importante de l’énergie de compactage sans aucun profit de
plus elle occupe la place des grains solides (aucun tassement possible). Par contre pour des
teneurs en eau raisonnable, l’eau joue un rôle lubrifiant non négligeable et la densité sèche
augmente avec la teneur en eau (partie gauche de la courbe).
Sur le versant (branche) gauche de la courbe, appelé versant sec(le volume des vides
est occupé par de l’eau et de l’air, dans ce cas la teneur en eau est raisonnable, l’eau
joue un rôle lubrifiant.)
Sur le versant droit, appelé versant mouillé * humide* (l’eau occupe pratiquement tout
les vides, la teneur en eau est élevée parce que l’eau absorbe une partie importante de
l’énergie de compactage * aucun tassement possible*).
Un sol dont le compactage sera fortement influencé par la teneur en eau présentera une courbe
de compactage avec un maximum très marqué. A l'inverse, un sol dont la teneur en eau
influence peu le compactage sera caractérisé par une courbe de compactage très plate. Les
sols de ce type font généralement les meilleurs remblais. La figure suivante donne quelques
exemples des allures que peuvent présenter les courbes de compactage des sols courants
26
Cours de mécanique des sols I
(Clay=argile, sand= sable, silty sand = sable limoneux). On voit que les sables sont très peu
sensibles à l'eau en ce qui concerne le compactage, tandis que s'ils contiennent une fraction
argileuse, leur courbe s'infléchit de manière importante.
Les courbes de compactage admettent pour enveloppe une courbe appelée courbe de
saturation (iso-saturation ) qui est une hyperbole équilatère d’équation :
=
+
27
Cours de mécanique des sols I
On remarque que la partie "humide" des courbes de compactage est asymptote aux courbes
isosaturation.
Donc : = ∗ ∗ = − ∗
L’essai Proctor a pur but de déterminer la teneur en eau optimale pour un sol de remblai
donne et des conditions de compactage fixées, qui conduit au meilleur compactage possible.
L’essai consiste à compacter dans un moule aux dimensions normalisées, par l'action de la
chute d'une dame. Le poids et la hauteur de chute de cette dernière sont également normalisés.
La teneur en eau du sol testé est maîtrisée en étuvant l'échantillon, puis par adjonctions de
28
Cours de mécanique des sols I
quantités précises d'eau. Une série d'essais est réalisée pour différentes teneurs en eau, le
résultat de chacun produisant un couple de valeurs (,d) , donc un point de la courbe de .
Les essais peuvent être réalisés dans deux types de moules :
29
Cours de mécanique des sols I
Le matériel de compactage sera choisi, suivant les disponibilités, en fonction du type de sol à
traiter et en fonction du but recherché. L'intensité du compactage doit bien sur être adaptée
aux sollicitations que le sol compacté devra subir en service. Le tableau ci-après met en
relation les techniques les plus courantes et les sols auxquels elles sont le plus et le moins
adaptées, ainsi que leurs applications.
Dans le but de définir les conditions de compactage d’un sol pour un chantier de remblai
routier, Des essais Proctor modifiés réalisés sur un échantillon de ce sol ont fourni les
résultats ci-après :
30
Cours de mécanique des sols I
1. Montrer que la courbe de saturation (pour un degré de saturation Sr quelconque) est donnée
par la relation :
=
1+
2. Porter sur un graphique (γd, w) la courbe de compactage du sol ;
3. Déterminer les caractéristiques optimum Proctor (γdopt, wopt ) pour ce sol ;
4. Calculer le degré de saturation à l’optimum Proctor ;
5. Tracer la ligne de saturation à 100% ;
6. Le matériau a un poids volumique = 18kN/m3 et un poids volumique sec d=17kN/m3.
Déterminer le volume d’eau à ajouter par mètre cube de matériau pour être à l'optimum
Proctor Normal.
Réponses.
2.
La courbe Proctor.
4. Sr=71 %.
31
hapitre 4
C
Hydraulique des sols
Chapitre 4
Cours de mécanique des sols I
4.1. Introduction
L'eau joue un rôle fondamental en géotechnique. Beaucoup des accidents surviennent parce
que l'eau n'a pas été ou a été mal prise en compte (tassements importants comme dans la ville
de Mexico, glissement de terrains suite à des pluies importantes, gonflement, gel ….).
4.2 Généralités
4.2.1 Capillarité
C’est un phénomène qui découle de la tension superficielle des fluides. Cette tension se
développe à l’interface de matériaux différents (Figure 4.1). Elle est la cause des phénomènes
de retrait des sols fins. Dans les sols, les ménisques capillaires retiennent les particules liées
entre elles, le phénomène est appelé cohésion apparente. La capillarité contribue ainsi à
augmenter les forces de contact et améliore la résistance par frottement entre les particules.
En géotechnique, on suppose que le diamètre effectif des pores est à près égal à 20 % du
diamètre effectif (D10) des grains. La capillarité permet aussi de pratiquer des fouilles et
33
Cours de mécanique des sols I
excavations dans les sables fins et les sols très fins humides (par capillarité), mais l’équilibre
qui y règne est très instable.
Retrait et gonflement ont une grande importance sur les caractéristiques des sols à grains fins.
Lorsque les tensions capillaires sont plus fortes que la cohésion ou la résistance à la traction
du sol, les fissures dues au retrait apparaissent.
Les endroits fissurés représentent des zones faibles susceptibles de réduire de façon
importante la résistance, la stabilité et la capacité portante. Le gonflement est un phénomène
complexe. Son importance dépend des minéraux argileux présents, de la texture et de la
structure du sol. Dans la pratique, les trois facteurs responsables des dommages dus au
gonflement sont : la présence de Montmorillonite, une teneur en eau voisine de la limite de
plasticité Wp et la présence d’une source d’eau à proximité.
La formation du gel dans le sol peut avoir des conséquences importantes. Le volume du sol
peut augmenter de 10 %. Les lentilles et plaquettes de glaces peut provoquer un soulèvement
du sol et endommager ainsi les structures superficielles légères, activation des tassements
différentiels, enfin elle peut augmenter la teneur en eau du sol. Les actions antigel peuvent se
résumer dans : l’utilisation des membranes imperméables, assainissement et drainage de l’eau,
l’ajout d’additifs chimiques, et l’utilisation d’isolants thermiques telles que mousse.
L'étude de l'écoulement de l'eau dans les sols repose sur les trois hypothèses suivantes:
a) L’eau interstitielle est incompressible ; il en est de même pour les grains solides,
b) La masse d’eau interstitielle se conserve,
Soit un volume quelconque de sol saturé(V), limité par une surface (S) et traversé par un
écoulement (fig.1). Dans un intervalle de temps donné dt, un volume d'eau dV1 pénètre à
l'intérieur de (S) et un volume d'eau dV2 en sort. Si on suppose que les grains n'ont
pas bougé, c'est à dire si (V) est un domaine fixe de l'espace, et en vertu de
l'hypothèse 2, le volume d'eau Vw contenu dans (S) reste le même.
Mme Boutahir Bencheikh M
34
Cours de mécanique des sols I
Par suite, dv1 = dv2. Le débit est conservé. C'est la condition de continuité.
Soit V(Vx, Vy,Vz) la vitesse de l'eau au centre M de cet élément de volume (figure
4.3. ).
L'eau pénètre par la facette ABCD avec une vitesse − et sort par la facette
A'B'C'D' avec une vitesse + .
35
Cours de mécanique des sols I
+ + =0 soit =0
c) Les contraintes totales et effectives ’ ainsi que la pression de l’eau (U) restent liées par
la relation de TERZAGHI : ’Uet ’
L'eau qui s'écoule dans un sol circule dans les interstices entre les grains qui forment des
canaux de tailles variables. Les trajectoires réelles des filets liquides sont assez tortueuses et il
n'est pas possible de définir les vitesses réelles de l'eau (figure 4.6-a). Comme on s'intéresse
sur tout au mouvement global du fluide on définit des trajectoires fictives et des vitesses
moyennes.
36
Cours de mécanique des sols I
Soit q le débit de l'eau s'écoulant dans un tube de sol au travers d'une surface d'aire totale S
(grains+vides).
Par définition, la vitesse de décharge de l'eau dans le sol, notée v, est égale au rapport:
=
En pratique, c'est la vitesse de décharge v (appelée aussi vitesse de percolation) qui est utilisée
dans les calculs de débits. C'est une vitesse fictive, apparente.
En considérant que l'eau ne circule que dans les vides, on peut définir la vitesse moyenne
réelle, notée v', définie par :
′=
Soit η la porosité du milieu :
=
Pour un cylindre de section S et de hauteur H, ona : Vv= Sv.H= η.S.H
Donc : Sv =.η.S.
Une molécule suit un trajet appelé « ligne de courant », son vecteur vitesse est tangent à cette
ligne. Les lignes de courant s’appuyant sur le contour fermé d’une surface « S » forment un
tube de courant. Le débit « Q »en m3/s, pour une vitesse constante est :
= ∗
37
Cours de mécanique des sols I
Considérons un point situé dans un massif saturé siège d’un écoulement permanent. Soit u
la pression de l'eau en ce point et z sa cote par rapport à un repère quelconque. La charge
hydraulique (h) en un point, est par définition pour les sols: donnée par l’équation de
Bernoulli:
ℎ = + +
2
A noter :
UM : Pression de l’eau ( pression interstitielle) ; w poids volumique de l’eau ;
ZM: Cote du point considéré par rapport à une surface de référence (altitude), peut être
négatif ou positif ;
La charge ℎ s’exprime en m.
Dans les sols les vitesses d’écoulement sont si faibles (10 cm/s grand maxi) que l’on peut
négliger la quantité . La charge hydraulique s’écrit alors :
ℎ = +
La variation de charge dh subie par l'eau dans son mouvement de M à N (dans le sens
de l'écoulement) est égale à (hN-hM). Cette variation est négative.
La pression interstitielle u est mesurée par la hauteur d'eau dans un tube piézométrique
(appelé aussi piézomètre) pénétrant dans le sol jusqu'au point considéré.
38
Cours de mécanique des sols I
La surface libre de l'écoulement est constituée de lignes de courant confondues avec la ligne
piézométrique qui leur est associée (UM = 0, quel que soit le point M considéré appartenant à
la surface de l'écoulement).
39
Cours de mécanique des sols I
Pour un sol donné, la vitesse de décharge « v » dite aussi vitesse fictive reste proportionnelle
au gradient hydraulique « i » selon la loi de DARCY :
= .
Cette relation est la base de tous les calculs de l’hydraulique souterraine. La vitesse de
décharge v est par définition le débit par unité d’aire, c.à.d c’est le rapport du débit observé Q
à la surface totale s.
40
Cours de mécanique des sols I
Exercice 4.2.
On considère une pente infinie inclinée d'un angle b par rapp
rapport
ort à l'horizontale. Le sol, de
poids volumique est le siège d'un écoulement parallèle à la pente et dont la surface libre est
à la profondeur Zo. On considère que le poids volumique est le mêm
même au-dessous
dessous et au-dessus
au
de la nappe.
Réponse
a) = , =
( )
b) ( )=( − ) , = ( − )+
c) =
Exercice 4.3.
La quantité moyenne d'eau recueillie est de 1 cm3 toutes les 10 secondes. Le tube est incliné
comme indiqué sur la Figure E6.2.
Déterminer :
a) Lee gradient hydraulique ;
b) Le débit ;
c) La vitesse moyenne ;
d) Vitesse d'écoulement si e =0.6 ;
e) Le coefficient de perméabilité hydraulique.
Réponses :
a) i=1.2 ;
b) Q=0.1 cm3/s ;
c) V=0.0013 cm/s ;
d) VS=0.0034 cm/s ;
e) K=10.8*10-4 cm/s .
41
Cours de mécanique des sols I
La perméabilité du sol à l’eau est affectée par la forme des grains, leur grosseur, la structure
du sol, sa constitution pétrographique, la porosité ou l’indice des vides, le degré de saturation,
le gradient hydraulique, le diamètre effectif des pores qui influence la hauteur d’ascension
capillaire, le cheminement des vides à travers le sol, la température et les caractéristiques
propres au fluide telles que densité et viscosité.
Dans le cas de massif homogène et isotrope, la perméabilité est la même dans toute
les directions. On définit alors un seul paramètre dit coefficient de perméabilité
mesurable par différents essais.
En A: h = +Z = H−L =h
En B: h = +Z =0
42
Cours de mécanique des sols I
Dans le cas des faibles perméabilités, l'essai à charge constante serait trop long, les
débits étant très faibles. On procède alors à charge variable : l'eau provient d'un tube
de faible diamètre (section S) relié à l'échantillon. Au fur et à mesure que l'écoulement
se produit, le niveau de l'eau dans le tube baisse (charge variable). On mesure le temps
t nécessaire que l'eau descende du niveau h1 au niveau h2 (figure 4.10).
En A: h = +Z = H+0
En B: h = +Z = 0+L
D’où : =
[Link]éamètre à charge variable
43
Cours de mécanique des sols I
En exprimant que :
La perte de charge est la même pour toutes les couches (le gradient hydraulique
i est donc aussi le même)
Ou encore
Exercice 4.4.
Un tube est placé dans un sol stratifié illustrée dans la figure ci-après. En supposant que
l'écoulement se fasse latéralement et verticalement à travers les couches et verticalement au-
dessous.
44
Cours de mécanique des sols I
Déterminer :
c) Les coefficients de perméabilité hydraulique équivalente dans les directions
horizontales et verticales.
Réponses :
a) Kh(eq)=3*10-6cm/s ;
Kv(eq)=0.61*10-6cm/s ;
( )
b) = 4.9.
( )
Les différentes phases qui forment un sol saturé ou non ne sont pas régies par les mêmes lois.
L’étude des phases gazeuse ou liquide relève de la mécanique des fluides ou de l’hydraulique.
Pour l’étude de résistance et de déformation de la phase solide, nous utilisons la pression
effective c.à.d la pression réellement appliquée sur le squelette solide. On considère ainsi que
le comportement mécanique du sol ne dépend que des contraintes effectives.
Cette notion fut introduite par Terzaghi et est connue sous le nom de postulat de Terzaghi ou
principe des contraintes effectives qui est un principe très important en géotechnique.
45
Cours de mécanique des sols I
P = P' + (A – Ac) u
σ = σ' + (1 – a) u , a = Ac / A Figure. 4.13. Eléments de Skempton
On remarque de cette formule que la loi de Terzaghi est le cas limite de la loi de Skempton.
Dans le cas de sol à trois phases solide, liquide et gaz, la formule de Bishop est la plus
valable:
σ = σ' + ua – x (ua – uw)
x est nul pour les sols secs et est égal à l’unité pour les sols saturés.
Entre ces deux extrémités x est déterminé par expérimentation.
′ ′
= =
Avec :
−
′=
1+
ρs étant la masse volumique des grains solides, il vient :
1
= ( − 1)
1+
46
Table des figures
Chapitre 1 Page
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
47
Table des Tableau
Chapitre 1 Page
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
48
Notations Principales
Alphabet minuscule
c Compacité, cohésion
d' densité déjaugée
dd densité sèche
dh densité humide
ds densité de la phase solide
e Indice des vides, vecteur unitaire
emax Indice des vides dans l'état le plus lâche
emin Indice des vides dans l'état le plus dense
v Force de volume
g Accélération terrestre, fonction
h Hauteur, charge hydraulique, épaisseur
c Ascension capillaire
i Gradient hydraulique
k Coefficient de perméabilité, vecteur unitaire
x, ky Coefficients de perméabilité suivant x et y
Ms Masse de la phase solide
mt Masse totale
v Coefficient de changement de volume
n Porosité, paramètre, nombre de carreaux, vecteur unitaire normal
ni Composante de vecteur unitaire normal
ps Poids de la phase solide
pt Poids totale
pw Poids de l'eau
q Débit, charge répartie
m contrainte moyenne
t Temps, vecteur contrainte
ti Composante de vecteur contrainte
u Pression interstitielle, vecteur ou composante déplacement
ua Pression de l'air
uc Pression capillaire
v Vitesse, vitesse de décharge, composante de déplacement
vs Volume de la phase solide
vt Volume total
vv Volume des vides
vw Volume de l'eau
w Masse, composante de déplacement
z Altitude, profondeur
Alphabet majuscule
A Activité, aire d'une section, paramètre de la pression interstitielle
F Force de volume
Fi Composante de force de volume
H Hauteur, épaisseur
Hdr Longueur de drainage
Ic I ndice de consistance
Id Indice de densité
IL Indice de liquidité
Ip Indice de plasticité
L Dimension
M Masse
Mt Masse totale
P pression, force totale de contacte, force concentrée
Mme Boutahir Bencheikh M
49
Q Débit
Sr Degré de saturation
V Vitesse moyenne, volume
V0 Volume initial
Vs Volume de la phase solide
Vt Volume total
W Teneur en eau, poids propre
WL Limite de liquidité
WP Limite de plasticité
WR Limite de retrait
Wop Teneur en eau optimale
Z Profondeur
Symbole minuscule
γ' Poids volumique déjaugé
γd Poids volumique sec
γh Poids volumique humide
γs Poids volumique des grains solides
γsat Poids volumique du sol saturé
γw Poids volumique de l'eau
ρ Masse volumique, distance radiale
ρ' Masse volumique déjaugée
ρd Masse volumique sèche
ρh Masse volumique humide
ρs Masse volumique des grains solides
ρw Masse volumique de l'eau
σ Contrainte normale, contrainte normale totale, tenseur de contrainte
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Références Bibliographiques
N etographique
[Link]
[Link]-gé[Link].
[Link] à la géotechnique_fichiers /[Link]
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