Conception, Construction Et Analyse D'Un Système de Réfrigération À Éjecteur
Conception, Construction Et Analyse D'Un Système de Réfrigération À Éjecteur
Faculté de génie
Département de génie mécanique
Mémoire de maîtrise
Spécialité : génie mécanique
J. Christopher Reddick
"v-aJN
Library and Archives Bibliothèque et
Canada Archives Canada
Published Héritage Direction du
Branch Patrimoine de l'édition
NOTICE: AVIS:
The author has granted a non- L'auteur a accordé une licence non exclusive
exclusive license allowing Library and permettant à la Bibliothèque et Archives
Archives Canada to reproduce, Canada de reproduire, publier, archiver,
publish, archive, preserve, conserve, sauvegarder, conserver, transmettre au public
communicate to the public by par télécommunication ou par l'Internet, prêter,
télécommunication or on the Internet, distribuer et vendre des thèses partout dans le
loan, distrbute and sell theses monde, à des fins commerciales ou autres, sur
worldwide, for commercial or non- support microforme, papier, électronique et/ou
commercial purposes, in microform, autres formats.
paper, electronic and/or any other
formats.
While these forms may be included Bien que ces formulaires aient inclus dans
in the document page count, their la pagination, il n'y aura aucun contenu
removal does not represent any loss manquant.
of content from the thesis.
Canada
To my mother andfather,
Barbara and Jim Reddick.
À ma femme Helene,
A nos quatre enfants :
Kathleen, Michael, Joanne et Barbara
RÉSUMÉ
Dans le contexte d'un intérêt grandissant pour le domaine d'efficacité énergétique, les
systèmes de réfrigération à compression très répandus offrent des bonnes possibilités
d'améliorations. Le présent travail porte sur une étude expérimentale de la possibilité
d'augmenter l'efficacité énergétique dans un système de réfrigération où un éjecteur sert de
valve de détente.
Un banc d'essai a été conçu et fabriqué qui permet le fonctionnement soit en mode
conventionnel soit en mode avec éjecteur. Le réfrigérant utilisé est le RI 34a, avec une
puissance frigorifique nominale de 5 kW et une consigne de 5°C à l'évaporateur et de 40°C au
condenseur. L'éjecteur diphasique est muni d'un double col dans la tuyère, dont le premier
col est à section variable selon la position d'un pointeau.
Les mesures prises ont montré une amélioration de jusqu'à 11 % dans le coefficient de
performance, ou COP, en mode éjecteur par rapport à celui en mode conventionnel. En mode
éjecteur, le rapport de pression fourni par l'éjecteur était de 1.070 pour un ensemble d'essais
complété. En mode éjecteur, la puissance frigorifique totale était la somme de la puissance
thermique de l'évaporateur, dont le titre à l'entrée était très faible, et de la puissance thermique
des éléments électriques, qui servaient de surchauffeur. Il a été constaté que la puissance
frigorifique à l'évaporateur était au maximum lorsque les deux cols de la tuyère étaient d'aire
égale. Un bilan d'énergie et une analyse d'erreur ont confirmé la validité des résultats.
Finalement, des suggestions ont été apportées afin de palier aux difficultés vécues avec
l'efficacité du séparateur dans le montage. Le besoin important de contrôler le niveau de
surchauffe du réfrigérant retournant au compresseur doit faire partie du travail futur. Une
avenue prometteuse serait de rajouter un deuxième évaporateur après le séparateur, ou de
combiner la fonctionnalité d'un séparateur avec le deuxième évaporateur dans une seule unité.
Cette voie fournirait une solution au problème du manque de surchauffe à la sortie du
séparateur et laissera plus de marge de manœuvre dans le système de contrôle.
Mots-clés : Réfrigération, éjecteur diphasique, COP, efficacité énergétique.
i
REMERCIEMENTS
J'aimerais remercier mon directeur de recherche, monsieur Yves Mercadier, pour ses
conseils, son support et son encouragement tout au long du projet. J'ai bien apprécié sa
volonté à rentrer dans les détails et d'aider avec n'importe quel problème touchant le projet ou
mes cours.
Je tiens à remercier professeur Hachimi Fellouah qui m'a aidé avec ses suggestions
constructives. Merci, avant tout, d'avoir accepté de nous aider à surmonter certaines
difficultés à la conclusion du projet.
Je voudrais ici remercier monsieur Lauris Nolier pour son assistance avec
l'instrumentation et calibration très tôt dans le montage du banc d'essai.
Mes remerciements s'adressent ensuite à mes amis et collègues avec qui j'ai pu
discuter et échanger lors de mes études graduées. Au risque d'offenser ceux qui je ne nomme
pas, je voudrais souligner les noms de ceux avec qui j'ai eu le plaisir de côtoyer et de partager
le travail lors des cours : messieurs Wahid (Abdelouhid) Dahmani, Mohammed Khennich,
Jean-Sébastien Savard et madame Ayesha Khatun.
ii
TABLE DES MATIÈRES
RÉSUMÉ i
REMERCIEMENTS ii
LISTE DES FIGURES 1
LISTE DES TABLEAUX 3
LISTE DES SYMBOLES ET ABRÉVIATIONS 4
CHAPITRE 1 INTRODUCTION 9
1.1 PROBLÉMATIQUE 9
1.2 ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE 10
1.3 OBJECTIFS 21
1.4 MÉTHODOLOGIE 22
1.4.1 Commentaire sur les symboles et abréviations 23
CHAPITRE 2 MONTAGE EXPÉRIMENTAL 25
2.1 CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES 25
2.1.1 Cahier de charges 31
2.1.2 Étude préliminaire des dimensions 31
2.2 COMPOSANTES 36
2.2.1 L'éjecteur 36
2.2.2 Le compresseur 40
2.2.3 La source 41
2.2.4 Le puits 43
2.2.5 Les échangeurs de chaleurs 43
2.2.6 Le séparateur 46
2.2.7 Le système de surchauffe après le séparateur 48
2.2.8 La valve de détente 49
2.2.9 L'accumulateur et le receveur 50
2.2.10 Tuyauterie divers 52
2.3 INSTRUMENTATION 53
2.3.1 Mesure des températures 54
2.3.2 Mesure des pressions 55
2.3.3 Mesure des débits 55
iii
2.3.4 Mesure du voltage et calcul de la puissance 56
2.4 SYSTÈME D'ACQUISITION : 56
2.5 CALIBRATION DES DÉBITMÈTRES 58
CHAPITRE 3 EXPÉRIMENTATION 60
3.1 FONCTIONNEMENT DU BANC D'ESSAI 60
3.1.1 Démarrage à froid : mode conventionnel 61
3.1.2 Démarrage à chaud : mode conventionnel 62
3.1.3 Démarrage à chaud : mode éjecteur 63
3.2 PROBLÈMES ET INCIDENTS : 64
3.2.1 Débitmètres « Pelton » et chute de pression 64
3.2.2 Bilan d'énergie en mode conventionnel 65
3.2.3 Évaporateur : croisement des variations de températures 66
3.2.4 Oscillation de température : mode conventionnel 67
3.2.5 Séparateur : inefficacité en mode éjecteur 67
3.2.6 Évaporateur : Débit massique faible en mode éjecteur 69
3.2.7 Banc d'essai : Varia 70
3.3 RECALIBRATION ET CORRECTIONS DES CAPTEURS 70
3.4 MODE ÉJECTEUR VERSUS MODE CONVENTIONNEL 76
CHAPITRE 4 DISCUSSION ET ANALYSE 79
4.1 PARAMÈTRES D'INTÉRÊT 79
4.1.1 COP : mode éjecteur versus mode conventionnel 79
4.1.2 Graphique de Pression versus Enthalpie, mode éjecteur 84
4.1.3 Ouverture du pointeau et double col 92
4.1.4 Rapport de pression de l'éjecteur 97
4.1.5 Rapport d'entraînement de l'éjecteur 100
4.2 COMPARAISON ENTRE CONCEPTION ET MESURES 101
4.3 ANALYSE DES ERREURS 104
4.3.1 Incertitude dans les mesures et les valeurs calculées 104
4.3.2 Qualité du bilan d'énergie ; 107
4.3.3 Évaporateur : croisement des lignes de températures 110
4.4 AVENUES D'AMÉLIORATION 112
iv
4.4.1 Augmenter le rapport de pression 112
4.4.2 Bénéficier de la qualité du réfrigérant à l'évaporateur 113
4.4.3 Préciser les besoins en contrôle et stabilité 114
CHAPITRE 5 CONCLUSION 116
ANNEXE A - COURBES DE CALIBRATION 119
ANNEXE B - BORDEREAU DES MATÉRIAUX 121
ANNEXE C - ESSAIS EC7 ET E10 DU 29 MAI, 2011 127
ANNEXE D - TOUS LES ESSAIS DU 29 MAI, 2011 131
ANNEXE E - CARTE D'ACQUISITION DE DONNÉES 139
ANNEXE F - AIRE DE PASSAGE DANS LA TUYÈRE 141
ANNEXE G projet rl 34a_v9a.EES 144
ANNEXE H 29_mai_201 l_MODE_CONVENTIONNEL_CORRIGE_rNCERTITUDE_R4.EES 150
ANNEXE I 29_mai_201 l_MODE_EJECTEUR_CORRIGE_INCERTITUDE_R4.EES...157
LISTE DES RÉFÉRENCES 168
v
LISTE DES FIGURES
Figure 1 Composantes d'un système de réfrigération à éjecteur [36] 11
Figure 2 Schéma d'un éjecteur [40] 12
Figure 3 Exemple d'une onde de choc dans un éjecteur [35] 15
Figure 4 Éjecteur expérimental conçu pour étudier le profil de la pression centrale [6] 15
Figure 5 Visualisation de l'ensemble d'ondes de choc dans un éjecteur [6] 16
Figure 6 Système proposé avec deux éjecteurs [51] 17
Figure 7 Schéma d'un système de réfrigération à éjecteur détendeur 18
Figure 8 Système de réfrigération à éjecteur détendeur et échangeur interne [48] 19
Figure 9 Montage expérimental avec circuits externes : source et puits [10] 20
Figure 10 Schéma simplifié du mode conventionnel avec états thermodynamiques 25
Figure 11 Pression (log) versus Enthalpie en mode conventionnel 26
Figure 12 Schéma simplifié du mode éjecteur avec états thermodynamiques 27
Figure 13 Pression (log) versus Enthalpie en mode éjecteur 27
Figure 14 Vue globale du banc d'essai (IMG_3018.JPG) 28
Figure 15 Schéma global du banc d'essai 30
Figure 16 Schéma simplifié : compresseur 32
Figure 17 Schéma simplifié : condenseur 32
Figure 18 Schéma simplifié : évaporateur 33
Figure 19 Schéma simplifié : éjecteur et séparateur 33
Figure 20 Dessin explicatif de l'éjecteur 39
Figure 21 Échangeur de chaleur : évaporateur 44
Figure 22 Échangeur de chaleur : condenseur 44
Figure 23 Échangeur de chaleur : circuit d'isolement 45
Figure 24 Intérieur du séparateur 46
Figure 25 Entrée du séparateur pour le mélange sortant de l'éjecteur (IMG_2687.JPG) 47
Figure 26 Schéma de la valve de détente dans le banc d'essai 50
Figure 27 Schéma simplifié d'un accumulateur 51
Figure 28 Conditionnement des signaux pour le système d'acquisition de données 57
Figure 29 Étude de températures, courant coupé au banc d'essai 72
Figure 30 Mesures de sondes les plus fiables 73
1
Figure 31 Étude de températures, après correction, courant coupé au banc d'essai 75
Figure 32 COP_EG_CM en fonction du temps en opération, mode conventionnel 79
Figure 33 COPEGCM en fonction de T_CM_R_EN, modes conventionnel et éjecteur 83
Figure 34 Schéma simplifié du banc d'essai avec états thermodynamiques, mode éjecteur...85
Figure 35 Schéma simplifié, états 1 et 2, compresseur 86
Figure 36 Schéma simplifié, état 2, condenseur 86
Figure 37 Schéma simplifié, états 6 et 7, séparateur 87
Figure 38 Schéma simplifié, états 7 et 8, détendeur manuel 88
Figure 39 Schéma simplifié, états 8 et 9, évaporateur 88
Figure 40 Schéma simplifié, états 3a, 3b, 9a, 9b, 4 et 5, éjecteur 90
Figure 41 Pression (log) versus Enthalpie pour l'essai ElO, mode éjecteur 92
Figure 42 Puissances frigorifiques, mode éjecteur 93
Figure 43 Puissance frigorifique à l'évaporateur 94
Figure 44 Débit massique de réfrigérant dans le secondaire de l'éjecteur 95
Figure 45 Débit massique de réfrigérant dans le primaire de l'éjecteur 96
Figure 46 Titre du réfrigérant vapeur sortant du séparateur 97
Figure 47 Rapport de pression en fonction de l'ouverture du pointeau 98
Figure 48 Rapport de pression en fonction du débit massique au primaire 98
Figure 49 Pressions entourant l'éjecteur, mode éjecteur 99
Figure 50 Rapport d'entraînement de l'éjecteur 100
Figure 51 Rapport d'entraînement en fonction du rapport de pression 101
Figure 52 Bilan d'énergie, EC7 et ElO 110
Figure 53 Croisement de lignes de températures à l'évaporateur en mode éjecteur, ElO 111
Figure 54 Schéma d'un montage proposé à éjecteur avec deux évaporateurs 115
Figure 55 Branchement de RTD de 3 et 4 fils 139
Figure 56 Branchement de la carte Keithley 7708 140
Figure 57 Aire du col variable 141
2
LISTE DES TABLEAUX
3
LISTE DES SYMBOLES ET ABRÉVIATIONS
NOTATIONS LATINES
4
hEJPREN enthalpie, éjecteur, primaire, entrée
h_EV_R_SO enthalpie, évaporateur, réfrigérant, sortie
h_SE_SO_G enthalpie, séparateur, sortie, gaz
h_SE_SO_L enthalpie, séparateur, sortie, liquide
L liquide
Ltdiv longueur du divergent de la tuyère
Lmel longueur de la section de mélange
oméga rapport des débits massique, m_dot_SC/m_dot_PR
om_dif demi-angle du diffuseur
om_sec demi-angle de l'entrée au secondaire
MC mode conventionnel, 1_MC, 2_MC, 3_MC et 8_MC
mdotPR, m_PR, mp débit massique du réfrigérant au primaire
m_dot_SC, m_SC, ms débit massique du réfrigérant au secondaire
mdotCD débit massique du réfrigérant au condenseur
mdotCM débit massique du réfrigérant au compresseur
m_dot_C25 débit massique du réf. au primaire, Micro Motion C25
m_EJ débit massique, éjecteur, m_PR + m_SC
mdotEV débit massique du réfrigérant à l'évaporateur
n nombre de données
P pression
PEJPREN pression, éjecteur, primaire, entrée
P_EJ_SC_EN pression, éjecteur, secondaire, entrée
PEJPREN pression, éjecteur, primaire, entrée
PEVRSO pressure, évaporateur, RI 34a, sortie
P_SE pression, séparateur
P_CD_R_EN pression, condenseur, réfrigérant, entrée
PJEJPREN pression, éjecteur, primaire, entrée
P_EJ_SC_EN pression, éjecteur, secondaire, entrée
PJEVRSO pression, évaporateur, réfrigérant, sortie
P_CD_sat pression de saturation, condenseur
PEVsat pression de saturation, évaporateur
5
P_SE_sat : pression de saturation, séparateur
P_SE_psia : pression mesurée en psia, séparateur
P CD R ENjpsia : pression mesurée en psia, condenseur, entrée
P_EJ_PR_EN_psia : pression mesurée en psia, éjecteur, primaire, entrée
P_EJ_SC_EN_psia : pression mesurée en psia, éjecteur, secondaire, entrée
P_EV_R_SO__psia : pression mesurée en psia, évaporateur, sortie
PR : primaire
q_CM : travail spécifique, compresseur
q_EV : énergie frigorifique totale spécifique
Q_bilan_EG_EAU : puissance thermique, Q_EV_EG + Q_re + Q_CM - Q_CD_EAU
Q_bilan_R : puissance thermique, Q_EV_R + Q r e + Q_CM - Q_CD_R
Q_CD_EAU : puissance thermique, condenseur, eau
Q_CD_R : puissance thermique, condenseur, RI 34a
Q_CM : puissance thermique, compresseur, RI34a
Q_dot_CD : puissance thermique, condenseur
QdotCM : puissance thermique, compresseur, R I34a
Q_dot_EV : puissance thermique, évaporateur
Q_EV : puissance thermique, évaporateur, Q re + Q_EV_R
Q_EV_EG : puissance thermique, évaporateur, eau glycolée
Q_EV_R : puissance thermique, évaporateur, RI 34a
Q_re : puissance thermique des éléments de chauffages
r : rapport de pression, PSE/PJEJSCEN
R : réfrigérant
R2 : coefficient de détermination
r_CM : rapport des pressions du compresseur, P_CD_EN/P_SE
rel, re2, re3 : résistance de l'élément 1, élément 2, élément 3
RTD : capteur de température à résistance
s : entropie
s_CD_R_SO : entropie, condenseur, réfrigérant, sortie
s_EV_R_SO : entropie, évaporateur, réfrigérant, sortie
sat : saturation, se référant à l'état saturé
6
se secondaire
SE séparateur
SE erreur type de l'estimation
SO sortie
TAU_CM rapport de compression du compresseur
T_CD température, condenseur
T_EV température, évaporateur
TSE température, séparateur
T_SE_G température, séparateur, gaz
T_SE_L température, séparateur, liquide
T_CD_EAU_EN température, condenseur, eau, entrée
TCDEAUSO température, condenseur, eau, sortie
T_CD_R température, condenseur, réfrigérant
TCDREN température, condenseur, réfrigérant
TCDRSO température, condenseur, réfrigérant
TEJPREN température, éjecteur, primaire, entrée
TEJSCEN température, éjecteur, secondaire, entrée
TEVEGEN température, évaporateur, eau glycolée, entrée
TEVEGSO température, évaporateur, eau glycolée, sortie
T_EV_R température, évaporateur, réfrigérant
T_EV_R_EN température, évaporateur, réfrigérant, entrée
T_EV_R_SO température, évaporateur, réfrigérant, sortie
TCMRJEN température, compresseur, réfrigérant, entrée
TXV valve de détente thermique
Uy incertitude de la variable calculé Y
incertitude de la variable mesurée,
V vitesse
v_CD_EAU_USGPM débit volumétrique mesuré, condenseur, eau, USGPM
v_EV_EG_USGPM débit volumétrique mesuré, évap., eau glycol., USGPM
vl voltage
vl_El, vl_E2 voltage de l'élément de chauffage 1,... chauffage 2
7
vlCDEAU : voltage du débitmètre, condenseur, eau
vlEVEG : voltage du débitmètre, évaporateur, eau glycolée
vl_C25_R : voltage du débitmètre massique, RI 34a
x : titre
x_EV_EN : titre, évaporateur, entrée
x_SE_SO_G : titre, séparateur, sortie du gaz
x : ouverture du pointeau
NOTATIONS GRECQUES
INDICES
1. Entrée du compresseur
2. Sortie du compresseur
3. Sortie du condenseur et entrée primaire de l'éjecteur.
3b. Sortie de la tuyère motrice dans l'éjecteur.
4. Sortie de la zone de mélange dans l'éjecteur.
5. Sortie du diffuseur dans l'éjecteur
6. Sortie de gaz du séparateur.
7. Sortie liquide du séparateur et entrée au détendeur manuel.
8. Sortie du détendeur manuel et entrée à l'évaporateur.
9. Sortie de l'évaporateur et entrée du secondaire à l'éjecteur.
9b. Sortie du secondaire dans l'éjecteur.
8
CHAPITRE 1 INTRODUCTION
1.1 PROBLÉMATIQUE
Le domaine de la production du froid offre un bon potentiel pour réaliser des gains au
niveau de l'efficacité énergétique. En moyenne, au Canada, une amélioration de 1 % dans
l'efficacité des systèmes de réfrigération économiserait 270 mégawatts d'électricité. Une
réduction de cet ordre équivaut à 1,3 million de barils de pétrole par an et une réduction
correspondante dans l'émission des gaz à effet de serre.
Les systèmes de réfrigération à éjecteur offrent des avantages par rapport aux systèmes
de compression à vapeur qui sont très répandus. Un éjecteur peut être incorporé dans un
système de réfrigération de plusieurs façons. Certains systèmes proposés remplacent le
compresseur par un éjecteur tandis que d'autres se servent de l'éjecteur pour diminuer la
charge du compresseur. D'autres utilisent l'éjecteur pour remplacer partiellement ou
complètement la valve de détente.
Un éjecteur est un appareil de forme très simple qui n'a pas de pièces mobiles. Cette
simplicité de construction réduit les besoins de maintenance dans les procédés de réfrigération.
Un éjecteur, au contraire des compresseurs, peut être conçu afin de fonctionner avec des
liquides, des gaz, ou une combinaison des deux. Dans tous ces cas, le coefficient de
performance, ou le COP, est utilisé pour comparer les systèmes de réfrigération. En général,
le faible COP des systèmes à éjecteur est leur plus grand désavantage.
9
Un système de réfrigération à éjecteur très prometteur est celui où la valve de détente
est remplacée par l'éjecteur. Selon une étude théorique par Kornhauser [23] une amélioration
de 21 % sur le COP par rapport au système de compression conventionnel est possible. Alors,
dans le cadre d'un mémoire de maîtrise on propose à valider expérimentalement s'il est
possible d'obtenir une meilleure efficacité énergétique dans un système de réfrigération dont
un éjecteur sert de valve de détente.
L'éjecteur a été inventé par Charles Parson autour de 1901 et utilisé dans une
application de réfrigération par Maurice Leblanc en 1910 [11]. Le cycle de réfrigération à
éjecteur, ou CRE, tel que réalisé par Leblanc, utilisait la vapeur d'eau comme fluide moteur
pour produire du froid. Cette possibilité d'utiliser une source de chaleur pour faire du froid
était l'atout principal dans les premières applications d'éjecteurs dans les systèmes de
réfrigération.
Le CRE offre encore un intérêt en tant que procédé capable de valoriser les rejets
thermiques. Un éjecteur est d'une grande simplicité, surtout par rapport aux cycles de
réfrigération à compression. La Figure 1 montre les composantes principales d'un système
CRE. Contrairement au système de réfrigération à compression de vapeur très répandu
actuellement, le procédé montré ici n'utilise pas de compresseur. Dans les années 1930, le
CRE a connu un certain succès dans la climatisation de grands bâtiments [11]. Pourtant, la
théorie moderne expliquant son fonctionnement ne s'est pas développée que plus tard.
10
Addcd low grade knt
Boilcr
Circulitioa puaip
EJector
• *1
Condenser
— .J
Rejected beat 7/ te- ?
Evaporator
Refrigeration ioad
L'éjecteur dans sa forme la plus simple est un tube ayant deux entrées à une extrémité
et une seule sortie à l'autre. L'écoulement primaire, à haute pression, entre dans l'éjecteur via
une petite tuyère sur l'axe centrale. L'écoulement secondaire, à une pression très faible par
rapport au primaire, entre dans la zone annulaire entourant la tuyère de l'écoulement primaire.
La sortie de l'écoulement primaire à grande vitesse de la tuyère crée une basse pression,
incitant l'écoulement secondaire à entrer et à accélérer dans la partie centrale de l'éjecteur.
Lorsque les deux écoulements arrivent à la sortie de l'éjecteur, ils sont devenus presqu'un
mélange homogène. C'est le fait d'encourager cet écoulement secondaire à être aspiré vers
l'éjecteur qui sert à engendrer le processus de réfrigération. La Figure 2 présente un schéma
d'un éjecteur.
11
Suction Mixing
Diffuser
chamber chamber
L'écoulement
primaire
La tuyère
L'écoulement
secondaire
Pour tout projet concernant les systèmes de réfrigération, le choix du réfrigérant est une
décision importante. Le TABLEAU 1 dresse une liste partielle des réfrigérants très étudiés.
Depuis l'entrée en force du protocole de Montréal en 1989, les fluides frigorigènes
traditionnels, tel le R-11 et R-12, ont été reconnus comme substances qui appauvrissent la
couche d'ozone. Ce potentiel à nuire à la couche d'ozone est identifié dans le TABLEAU 1
comme le «Ozone depletion potential». Plus récemment, le potentiel de réchauffement global,
ou «Global warming potential» est devenu un critère à considérer dans le choix du réfrigérant.
Idéalement ces deux facteurs devraient être le plus bas possible.
12
TABLEAU 1 RÉFRIGÉRANTS : LA COUCHE D'OZONE ET LE
RÉCHAUFFEMENT GLOBAL [11]
* GWP scale range from 0 to 1 (for CO* GWO -- 1). ODP scale range from 0 to 1 9 (for RU,
ODP = 1).
Une caractéristique très importante des éjecteurs est le fait que leur débit massique est
presque constant. Munday et Bagster [29] ont expliqué ce fait par le phénomène
d'étranglement et ils ont introduit l'idée de l'aire effective. Lorsque la vitesse de l'écoulement
secondaire se rapproche de celle de l'écoulement primaire, une onde de choc se crée à une
place précise dans l'éjecteur.
13
La recherche visant à mieux comprendre les caractéristiques des éjecteurs ne se limite
pas à la réfrigération. Le travail sur les pompes à chaleur étudie aussi le comportement des
éjecteurs [17, 21, 32]. Nguyen [32] a comparé une modélisation basée sur une hypothèse de
gaz idéals avec une modélisation basée sur une hypothèse de gaz réels. Hamidi [21] a utilisé
une démarche expérimentale où l'éjecteur était muni de neuf prises de pression sur sa
longueur. Duchesne [17] a repris le projet Hamidi, étudiant le rôle du titre du fluide moteur
sur le comportement du cycle. Ces trois études démontrent la difficulté à bien comprendre le
comportement exacte des fluides dans l'éjecteur, surtout lorsque le fluide moteur est un
mélange de liquide et de gaz, connu comme un écoulement diphasique.
14
<i i A i ' ' i' * ' ïo " ' 1*2 ' ' 14 " ' 16 ' * *18 " ' 20 ' ' ' bï ' iô ' " V« " ' 30 ' ' "ji" '' 3i ' ' Vô ' ' JA ' " 40 ' ' W ' ' W
z(mm)
2.4
2.0
os
0.4
10 20 22
z(mm)
TypicaJ Mach number distribution a long the cjector.
Pi
Capiliary tube
Capillary probe to measure the centerline pressure.
Figure 4 Éjecteur expérimental conçu pour étudier le profil de la pression centrale [6]
15
Séparation région Constant-area duct
^
Edge of -
boundary
layer
Pseudo-shock région
Pressure rise
Pressure rise by pseudo-shock
by shock train
Distance x
16
Ejector
Condenser
X}
Expansion Device %
A new ejector réfrigération system.
Le travail sur les montages expérimentaux étudie le comportement global des CRE,
mettant l'accent sur les paramètres contrôlant l'optimisation du COP [39, 47] et le choix du
réfrigérant. Sankarlal et Mani [39] ont étudié un cycle à ammoniaque, Selvaraju et Mani [40]
utilisent le R134a, et Yapici et Yetisen [47] traitent du RI 1. Le choix du réfrigérant à étudier
est parfois basé sur des études antérieures, tel que le Rll, parfois basé sur des réfrigérants
courants, tel que le RI 34a, et parfois basé sur des liquides frigorigènes inofFensifs pour la
couche d'ozone, tel que la vapeur d'eau ou le C02 [14,19].
La recherche sur les applications globales continue. Oliveira et al. [34] présentent les
résultats d'un montage utilisant le n-pentane comme réfrigérant. Ce système produit de
l'électricité ainsi que de la réfrigération. Srisasta et al. [41] présentent un CRE avec
recirculation par force gravitationnelle où il n'y a même pas de pompe de recirculation.
L'utilisation de l'énergie solaire comme source d'énergie pour la réfrigération et la
climatisation est aussi un champ de recherche très actif [1,13].
17
L'utilisation d'un éjecteur comme détendeur dans un système à compression avec R12
a été étudié par Kornhauser [23]. Son travail théorique a montré une amélioration pouvant
aller jusqu'à 21 % par rapport au système à valve de détente thermostatique. Un travail
expérimental, avec du R134a, a montré une amélioration du COP entre 3.9 % et 7.6 % [22] .
La Figure 7 présente un schéma d'un système de réfrigération à éjecteur détendeur.
CONDENSEUR
'MPRESSEUR1
ÉJECTEUR SÉPARATEUR
I DtTtNDeÛfi
ÉVAPORATEUR
18
Yari et al. [48] proposent dans leur étude théorique, comme montré à la Figure 8, des
variations sur le système de réfrigération à éjecteur détendeur. Utilisant le RI 25, ils trouvent
une amélioration de 21 % par rapport au cycle à compression de vapeur conventionnelle. Yari
[49] a fait une étude exergétique du même système.
rJU
—c
1
Chiangwongsa et Wongwises [9, 10] , et Wongwises et Disawas [15, 45] ont publié
plusieurs articles étudiant un système de réfrigération à éjecteur détendeur où l'éjecteur
remplace complètement la valve de détente. Ces études utilisent le RI 34. La particularité de
ces études expérimentales est que l'absence de la valve de détente mène à l'inondation
complète de l'évaporateur, laissant passer du réfrigérant liquide dans le secondaire de
l'éjecteur. La Figure 9 montre l'installation expérimentale. Leurs études n'ont pas trouvé une
amélioration significative dans le COP.
19
Filter-Drter
a—cm Receiver
mf+m,
Uqwi-
Accumolator
fcxparoion
M» m
Evaporator
Meler
Stirrer
3 2'
-<—H Condenser -+-
Liquid-Vapor
Separator
y tu se me 4 m • • 2
/ \
Ejector m p +m,
w Compresser
i' m.
Evaporator
20
Alors, malgré le potentiel théorique pour le système de réfrigération à éjecteur
détendeur, il n'y a pas d'étude expérimentale publiée dans la littérature scientifique qui montre
cette pleine amélioration potentielle. Il y a des raisons de croire que des faiblesses dans les
connaissances des paramètres régissant le comportement des écoulements dans l'éjecteur n'ont
pas, jusqu'à aujourd'hui, permis une bonne conception de l'éjecteur. En passant par une
méthodologie expérimentale, on propose de concevoir un éjecteur diphasique et ensuite de
trouver les paramètres optimaux pour son utilisation dans le système de réfrigération. En
tenant compte de l'effet du réfrigérant sur la couche d'ozone et le potentiel de réchauffement
global, tel que montré dans le TABLEAU 1, ainsi que la disponibilité des composants
standards en Amérique du nord, on propose le RI 34a comme candidat de réfrigérant.
1.3 OBJECTIFS
21
1.4 MÉTHODOLOGIE
La première étape est consacrée à la conception du banc d'essai. Le banc d'essai
devrait permettre une comparaison directe entre un système de réfrigération conventionnel et
un système dont l'éjecteur sert à remplacer la valve de détente. Afin de faciliter la
comparaison entre le banc d'essai et le travail fait par d'autres chercheurs, la puissance
frigorifique nominale à l'évaporateur ainsi que la température du réfrigérant à l'évaporateur et
celle du condenseur seront fixées. Le réfrigérant sera le RI 34a. Un compresseur à vitesse
variable sera choisi afin de fournir plus de marge de manœuvre pour le contrôle en mode
éjecteur. La vitesse variable donne aussi plus de possibilité pour trouver des ensembles de
paramètres qui fonctionnent bien dans les deux modes de fonctionnement.
Lorsque le banc d'essai sera conçu et fabriqué, la prochaine étape sera de valider la
fiabilité du banc d'essai et son système d'instrumentation via un bilan d'énergie en mode
conventionnel. À cette étape il sera nécessaire à valider les systèmes qui assurent que le
compresseur soit lubrifié de façon adéquate et que le banc d'essai opère entre des limites
acceptables de basse et de haute pression. Une attention particulière sera apportée aux
possibilités de fuites dans le montage.
Finalement, des calculs seront complétés afin de comparer directement les coefficients
de performances. Des études seront aussi complétées sur le rapport de pression, le rapport
d'entraînement et la puissance frigorifique. Ces paramètres seront étudiés en fonction de la
position du pointeau de l'éjecteur, la seule composante de géométrie variable de l'éjecteur.
22
1.4.1 Commentaire sur les symboles et abréviations
Dans la démarche expérimentale et plus tard dans la rédaction du mémoire il a fallu se
fixer des critères pour l'identification des paramètres. Dans une présentation théorique
touchant un cycle de réfrigération ou toute autre cycle thermodynamique, il est convenable
d'associer chaque point du cycle étudié à un état thermodynamique. Dans le travail
expérimental de ce mémoire, pourtant, le besoin s'est fait sentir très tôt de relier chaque
paramètre ou variable à une sonde physique sur le banc d'essai. D'abord, lorsqu'on travaille
sur le banc d'essai, les premières informations nécessaires quand on considère une donnée est
de savoir sur quel équipement la sonde est installée, s'il s'agit d'une entrée ou une sortie, et
sur quel fluide la mesure s'applique. Dans un deuxième temps, surtout pour les variables
calculées à partir des mesures, telle la puissance thermique ou le coefficient de performance, il
est important de savoir de quelle manière la valeur a été calculée lorsqu'il y a plus d'une
méthode possible. Par exemple, nous allons voir plus loin que la puissance thermique au
condenseur peut se calculer à partir du côté de l'eau ou du côté du réfrigérant. Finalement,
afin d'uniformiser la lecture du mémoire, autant pour les chapitres que pour la compréhension
des Annexes, il a été décidé d'établir un système flexible de nomenclature pour les variables
reliées aux sondes. Lorsque le contexte est plus théorique ou général, les symboles sont
simplifiés, comme par exemple Q_dot_CD, la puissance thermique au condenseur sans
préciser le fluide.
PROPRIÉTÉ_ÉQUIPEMENT_ENTRÉE/SORTIE_FLUIDE_MÉTHODE
PROPRIÉTÉ :
COP : coefficient de performance
h : enthalpie
m dot ( aussi m) : débit massique
P : pression
Qdot ( aussi Q) : puissance thermique
s : entropie
T : température
v : débit volumétrique mesuré
X : titre
23
ÉQUIPEMENT :
CD condenseur
CM compresseur
C25 débitmètre massique Micro Motion C25
EJ éjecteur
EV évaporateur
E l , E2 élément de chauffage 1,2
PR primaire
SC secondaire
SE séparateur
ENTRÉE/SORTIE :
EN entrée
SO sortie
FLUIDE :
EAU eau
EG eau glycolée
R RI 34a
24
CHAPITRE 2 MONTAGE EXPÉRIMENTAL
2.1 CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES
Afin de permettre une bonne évaluation d'un système de réfrigération avec éjecteur, le
banc d'essai est conçu en vue de fonctionner selon les deux modes distincts : mode
conventionnel et mode éjecteur. La Figure 10 montre un schéma simplifié du mode
conventionnel. Chaque état thermodynamique qui sera intéressant lors de cette étude est
identifié dans la même figure. La Figure 11 localise chaque état en mode conventionnel sur
un graphique pression (log) - enthalpie.
3_MC
COMPRESSEUR
1 MC
RECEVEUR
MC « MODE
CONVENTIONNEL
9 MC
8 MC
VALVE DE
DÉTENTE
25
Pression (log)
3 MC 2 MC
1 MC
8 MC
MC = MODE CONVENTIONNEL
Enthalpie
Figure 11 Pression (log) versus Enthalpie en mode conventionnel
26
CONDENSEUR
COMPRESSEUR
RECEVEUR
SÉPARATEUR
1 ' 3a
DÉTENDEUR
MANUEL
ÉVAPORATEUR
Pression (log)
Enthaipie
Figure 13 Pression (log) versus Enthaipie en mode éjecteur
27
Le banc d'essai a été conçu en vue de favoriser sa mobilité et à permettre une grande
flexibilité dans le placement des composants, surtout dans la phase initiale du projet. Malgré
sa mobilité possible, le cadre qui supporte les équipements est assez robuste pour amortir les
vibrations provenant du compresseur. La Figure 14 fournit une vue globale du montage. Son
emplacement est dans le laboratoire de mécanique des fluides de la faculté de Génie de
l'Université de Sherbrooke. Cet endroit bénéficiait déjà de l'eau de refroidissement de
l'université. Les services électriques nécessaires pour le compresseur et son panneau de
contrôle ont été installés par le service des immeubles de l'université.
28
Outre le circuit principal qui gère le réfrigérant du système, deux circuits auxiliaires se
rajoutent au banc d'essai. Ces circuits, «SOURCE» et «PUITS», sont montrés à la Figure 15 .
À l'évaporateur, «la source» fournit la puissance thermique en circulant un mélange d'eau et
d'éthylène glycol à un débit fixe et une température contrôlée. Au condenseur, le circuit
identifié comme «le puits» enlève de l'énergie du système en faisant circuler de l'eau à un
débit fixe et une température contrôlée.
29
CHRISTOPHER
PROJET ÉJECTEUR REDDICK
LE 30 AOUT, 2011
SCHÉMA GLOBAL
PUITS
Soupape de surpression
Echangeur
D'isolement. Condenseur
Séparateur
Valve de contrôle A d'huile
circulateur ... vl/
Mkromotion
Comoresseur
solénoide «
élément chauffant
rel
1 oe/Fc
Indicateur
d'humidité ©
SOURCE Accumulateur
i>
Valves de détente
manuelles
Ballon
expansion
INSTRUMENTATION
Valve de détente
Évaporateur
thermostatique T = Température
P=Pression
FT=Débit
Réservoir
30
2.1.1 Cahier de charges
Les caractéristiques principales utilisées lors de la conception de l'éjecteur et les
composantes du banc d'essai sont les suivantes :
Température du réfrigérant à l'évaporateur : -15°C, plage de -15°C à 10°C
Température du réfrigérant au condenseur : 40°C, plage de 30°C à 50°C
Puissance frigorifique à l'évaporateur : 5 kW
Réfrigérant : RI 34a
D'autres sous-choix ont été faits pour chaque composante. Ces informations seront
présentées dans les sections suivantes.
Pour le RI 34a:
EES utilise une base de référence h = 0.000 kJ/kg, sf = 0.0000 kJ/(kg*K) à -40°C
ASHRAE utilise h = 200.0 kJ/kg, sf = 1.00 kJ/(kg*K) à 0°C.
31
Paramètres fixes et équations utilisées dans la simulation du mode éjecteur :
T _ C D = 40 [°C] (température au condenseur)
T_EV = -15 [°C] (température à l'évaporateur)
T_SE =-5 [°C] (température au séparateur)
Q_EV = 5 [kW] (puissance thermique à l'évaporateur)
Hypothèses globales :
Hypothèse d'écoulement isenthalpique entre les différentes parties (Ah = 0)
Hypothèse de pertes thermiques nulles vers l'environnement
Q_dot_CM
COMPRESSEUR
Condenseur :
P2 = P3 (perte de charge)
QdotCD m d o t C D * ( h2 - h3 ) (puissance condenseur)
CONDENSEUR
Q_dot_CD
32
Évaporateur :
P8 = P9 (perte de charge)
Q d o t E V = m d o t E V * ( h9 - h8 ) (puissance évaporateur)
x9 = 1
h8 = h7 (isenthalpique avant évap.)
Hypothèse de vapeur saturée à la sortie
Q_dot_EV
ÉVAPORATEUR 8
Éiecteur :
m_dot_5 = m dot EV + m_dot_CD (bilan de masse)
m_dot_EV * h9a + m_dot_CD * h3a = m_dot_5 * h5 (bilan d'énergie)
Hypothèse d'énergies cinétiques négligeables.
Séparateur :
h6 = Enthalpy( RI 34a, T = T_SE, x = 1)
Hypothèse de séparation 100 % efficace, avec la syntaxe d'EES
SÉPARATEUR
ÉJECTEUR
Coefficient de performance :
COP = Q_dot_EV/Q_dot_CM
Il est intéressant de noter que dans ces calculs préliminaires il n'était pas nécessaire de
poser des hypothèses par rapport au comportement à l'intérieur de l'éjecteur afin de
déterminer le comportement global du circuit.
34
Dimensionnement des tuyaux :
Le choix de cotes des tuyaux était basé sur un compromis entre les vitesses suggérées
par ASHRAE et le désir de minimiser le nombre de grandeurs de tuyaux et valves à gérer dans
le montage. Voici le choix retenu :
a) Pour les lignes de gaz de basse pression : 7/8 po. diamètre extérieur, classe ACR
b) Pour le décharge du compresseur : 3/8 po. diamètre extérieur, classe ACR
c) Pour la ligne entre le condenseur et le receveur : lA po. diamètre extérieur, classe ACR
d) Pour les lignes liquides : 3/8 po. diamètre extérieur, classe ACR
e) Noter ici que suites aux problèmes vécus lors des essais, la ligne reliant le séparateur à
l'évaporateur a été augmenté de 3/8 po. à 5/8 po. diamètre extérieur, classe ACR.
Résultats de l'étude préliminaire touchant les bilans et flux :
35
2.2 COMPOSANTES
L'Annexe B montre le bordereau des matériaux pour le banc d'essai.
2.2.1 L'éjecteur
Le but principal de l'éjecteur est de transférer du fluide primaire, lors de sa détente, le
maximum possible de la quantité de mouvement vers le fluide secondaire. En principe ce
transfert de la quantité de mouvement devrait permettre une augmentation de pression dans le
diffuseur à la sortie de l'éjecteur, réduisant ainsi le travail nécessaire au compresseur. Le
deuxième but de l'éjecteur est d'entraîner au maximum le débit massique de l'évaporateur.
Toutefois, n'ayant aucune référence pour la conception de l'éjecteur, celle-ci a été faite par
comparaison avec des éjecteurs existants.
Le TABLEAU 2 présente certaines données disponibles dans la littérature ouverte
touchant des éjecteurs conçus pour le RI 34a dans des systèmes à éjecteur - détendeur [10, 30].
Des brevets dont Denso Corporation est le propriétaire suggèrent aussi certaines plages de
valeurs [43]. De façon qualificative, plusieurs articles indiquent l'importance de la longueur
pour la tuyère, la section de mélange et le diffuseur afin de laisser assez de temps à l'équilibre
thermodynamique de s'établir [10, 26]. Le TABLEAU 2 montre également les paramètres
fixés lors de la conception de l'éjecteur pour le montage expérimental. Les débits massiques
sont tirés de la simulation présentée dans la section 2.1.2. Notons que dans les trois cas
montrés au TABLEAU 2, le paramètre du flux est très semblable, étant entre 23.3 et 23.6
•s
g/s/mm,
La Figure 20 montre les caractéristiques principales de l'éjecteur tel que conçu et
fabriqué. Notons d'abord l'utilisation d'un pointeau ainsi que la présence d'un double col. Ce
pointeau s'inspire du travail de plusieurs brevets [33, 38, 42] ainsi que de la littérature
scientifique [17, 19, 21]. Kornhauser et Menegay ont souligné l'importance d'introduire des
sources de nucléation pour les bulles en amont du primaire [25, 26]. Ils indiquent des
avantages d'un écoulement primaire mousseaux, ou « bubbly flow » avant la tuyère. Le
concept d'une détente à deux stages dans la tuyère devrait encourager la formation de points
de nucléation dans le premier stage tandis que la détente recherchée arrive dans le deuxième
stage [44].
36
En tenant compte de la géométrie du pointeau et de la forme de la cavité avoisinante
de l'extrémité du pointeau, nous pouvons développer une relation entre l'aire de passage
annulaire de ce premier col et la position du pointeau. Les détails de cette dérivation sont dans
l'Annexe F. L'ouverture du pointeau, x [mm], indique la distance de déplacement du pointeau
par rapport à sa position quand il est complètement fermé, où x = 0.
Après avoir établi la géométrie touchant l'écoulement des fluides, d'autres détails ont
dû être spécifiés afin de compléter la conception de l'éjecteur. Voici les points saillants :
• fabrication en laiton : compatible avec RI34a et facilité de fabrication
• méthode d'usinage : surfaces intérieures par électroérosion, aussi connu « coupage par
fils» : bon fini de surface assuré avec coupes multiples, tolérances serrées
• joints toriques en néoprène ou buna-n : possibilité de modifier ultérieurement chaque
section de l'éjecteur. Étanchéité. Trois joints toriques autour du pointeau mobil.
• sécurité : Agencement spécial entourant le pointeau afin d'éviter que le pointeau ne
sorte subitement lorsque le banc d'essai est pressurisé.
37
TABLEAU 2 COMPARAISON DES PARAMÈTRES DE L'ÉJECTEUR
TUYÈRE
longueur du divergent Ltdiv mm 108 20 110
diamètre au col Dcol mm 1.9 0.9 1.4
aire au col Acol mm2 2.84 0.64 1.54
diamètre à la sortie Dtso mm 3.6 3 2.6
aire à la sortie Atso mm2 10.18 7.07 5.31
rapport Atso/Acol Atso/Acol 3.59 11.11 3.45 B
flux au col mp/Acol g/s/mm2 23.6 23.6 23.3
SECONDAIRE
angle om sec degrés 0 19.5 30
SECTION DE MÉLANGE
longueur Lmel mm 190 110 190
diamètre Dmel mm 9.5 10 7
aire Amel mm2 70.88 78.54 38.48
rapport Dmel/Dtso Dmel/Dtso 2.64 3.33 2.69 C
DIFFUSEUR
angle om_dif degrés 7.9 3.8 4
38
VQ
e
3
K)
19000
© FN'B-F PRIMA IRF
»
te
7.00
os
«
H «bhb 32.10
T2L
M*
«
» wmm
a«» SECTION DE MÉLANGE DIFFUSEUR
a
« 6585?
«• tN KitSfcCONDAlKfc—' TUYÈRE""^
&
»
«
»
A
s
•I
'O.OO 5.6 TY3 3
120 00°
u> 020.02
v© 20 60°
£6.0* -
SUPPORT DETAIL K 01070 -J e __ r
ARRAIGNÉE P« « I R I F , I SECTION DU
O^ALE I.O . I SUPPORT
L'ARRAIGNÉE
A A
2.2.2 Le compresseur
Le rôle du compresseur est d'amener l'énergie au système en augmentant la pression
(et la température) de la vapeur du réfrigérant. Le type de compresseur retenu, qui a déjà fait
ses preuves dans un montage semblable à celui du projet actuel, est un compresseur
frigorifique semi-hermétique à piston et à vitesse variable [9, 10, 15, 45]. La possibilité de
faire varier la vitesse du compresseur comme mécanisme pour contrôler le débit du réfrigérant
était aussi notée dans d'autres montages très semblables [30].
Après avoir sélectionné le modèle de compresseur il faut mettre en place des systèmes
de protection du compresseur. Il s'agit de protection contre une pression trop faible ou trop
forte ainsi qu'une protection contre un manque de lubrification adéquate. Dans ces trois cas
le compresseur s'arrête lorsqu'un problème survient. Le contrôleur pour la haute pression est
un P70DA-1C de Johnson Controls Inc. tandis que le contrôleur pour la basse pression est un
P70AB-12C, aussi de Johnson Controls Inc.
40
Le module de protection qui assure une lubrification adéquate est un 060B2164 de
Carlyle. Un deuxième dispositif de protection touchant la lubrification est un séparateur
d'huile. Cette unité, un Réfrigération Research 8409, installée à la sortie du compresseur,
utilise le principe d'un cyclone afin de séparer l'huile du réfrigérant gazeux. Lorsqu'une
quantité d'huile suffisante est accumulée, une valve munie d'un flotteur ouvre le retour d'huile
au carter du compresseur. L'huile utilisée est du E68, compatible avec le RI 34a. Un élément
chauffant posé à l'extérieur du carter, un 06DA660091, s'active lorsque le compresseur est en
arrêt afin d'enlever le réfrigérant de l'huile dans le carter. L'accumulateur, qui sera décrit
dans la section 2.2.9, facilite aussi le retour de l'huile vers le compresseur.
2.2.3 La source
La source fournit l'énergie nécessaire à l'effet frigorifique recherché à l'évaporateur.
Étant donnée que la température du réfrigérant à l'évaporateur est inférieur à 0°C, un mélange
de 40 % par volume d'eau glycolée est utilisé dans ce circuit fermé externe. Ce mélange offre
une protection contre le gel jusqu'à -33°C (Table 10-1, page 337, [37]). Une comparaison des
propriétés de l'eau pure à 20°C avec celles de l'éthylène glycol est présentée dans le
TABLEAU 3. Le même tableau présente également les propriétés d'un mélange de 40 % par
volume d'éthylène glycol à 20°C ainsi qu'à 0°C. En tenant compte du cahier de charges décrit
au paragraphe 2.1.1., la source devrait permettre une consigne réglable jusqu'à -15°C.
Finalement, une unité de chauffage contrôlable, un SK-1035-VE de «Advantage Engineering
Inc.» a été choisie. Ce module permet une consigne minimale jusqu'à -6.7°C [20°F], circule
au besoin jusqu'à 132 L/min [35 usgpm], et contient un élément chauffant de 10 kW à 575 V.
Le contrôleur ouvre complètement ou ferme complètement l'alimentation électrique à
l'élément chauffant afin de maintenir la consigne.
41
En se référant à la Figure 15, on peut constater la présence d'un ballon d'expansion
Amtrol XTROL-15 en vue de gérer la dilatation et la contraction de l'eau glycolée entre la
température de la pièce et la température lorsque le banc d'essai est en fonction. Un réservoir
de 100 Litres, ici un chauffe-eau de marque Giant modèle 130E-1R7N, a été rajouté
ultérieurement afin d'atténuer les fluctuations dans la température d'eau glycolée entrant dans
l'évaporateur. Une valve de contournement manuelle permet la circulation vers l'évaporateur
d'un débit inférieur à la valeur maximale. Il s'avère, après des essais et la calibration du
circuit, qu'un débit volumétrique de 18.9 L/min [5.00 usgpm] fournit des résultats stables et
permet une différence assez importante entre la température entrante et sortante de l'eau
glycolée de l'évaporateur.
2 0 °C o°c
Propriété Unités Eau Ethylène glycol Eau glycolée 40% vol. Eau glycolée 40% vol.
Notes : A) Eau à 20°C : Table HT-5, p. 520 et Table T2, p. 522 [28]
42
2.2.4 Le puits
Le puits joue un rôle analogue à celui de la source, à la différence que le puits enlève
de l'énergie thermique du circuit de réfrigérant. En supposant que le montage soit bien isolé
et que l'échange d'énergie avec l'environnement est donc négligeable, le bilan d'énergie
globale est le suivant :
QCD — QEV + QCM
Le circuit du puits est conçu en vue de fournir de l'eau à une température voulue au
condenseur tout en maintenant un débit constant. Le circuit du puits met au profit le système
d'eau de refroidissement central de l'Université à proximité au banc d'essai. Le service des
immeubles de l'Université de Sherbrooke avait indiqué que le réseau pourrait fournir 19 L/min
à 10°C [5.0 usgpm à 50F].
Le circuit du puits comporte en effet deux sous circuits. Dans le premier, de l'eau
circule en circuit fermé entre le condenseur et l'échangeur d'isolement, tel que montré à la
Figure 15. Cette eau se réchauffe en passant dans le condenseur et elle passe ensuite dans
l'échangeur de chaleur d'isolement où elle se refroidit. Le circulateur maintient un débit
constant dans cette boucle fermée. Dans le deuxième sous circuit, où l'eau de refroidissement
centrale passe, se trouve une valve de contrôle Oméga PV38-B. Cette valve de contrôle
s'ajuste en vue de fournir la température demandée à l'entrée du condenseur dans le premier
circuit d'eau en boucle fermée. Un contrôleur de température Panasonic KT4 gère la valve de
contrôle.
43
EVAPORATEUR
modèle : CH2-1/2AG
129 mm x 338 mm x 64 mm [5.1 po x 13.3 po x 2.5 po]
Nombre de plaques : 22
Taux de refroidissement : 5 kW [17060 Btu/h]
T_EV_R = -15°C [5F]
eau glycolée 23 L/min [6 usgpm]
T E V E G E N = -3.9°C [25F]
T E V E G S O = -7.7°C [18F]
T EV EG EN
eau glycolée de
T EV R
la source
T EV EG SO
CONDENSEUR
modèle : C3/4AG
129 mm x 338 mm x 33 mm [5.1 po x 13.3 po x 1.3 po]
Nombre de plaques : 8
Taux d'échange d'énergie : 6.4 kW [21800 Btu/h]
T_CD_R = 25°C [77F]
eau dans le circuit d'isolement 34 L/min [9 usgpm]
TCDEAUJEN = 17.3 °C [63.2F]
TCDEAUSO = 20 °C [68F]
T CD EAU SO
T CD EAU EN
44
ÉCHANGEUR D'ISOLEMENT
• modèle : FG5X12-10(3/4")
• 129 mm x 338 mm x 33 mm [5.1 po x 13.3 po x 1.3 po]
• Nombre de plaques : 8
• Taux d'échange d'énergie : 6.4 kW [21800 Btu/h]
o côté : eau de refroidissement centrale
o eau de refroidissement centrale 19 L/min [5 usgpm]
• T_EAU_CENTRALEJEN = 10°C [50F]
• T_EAU_CENTRALE_SO = 14.8°C [58.6F]
o côté : eau dans le circuit d'isolement eau 34 L/min [9 usgpm]
• T_EAU_ISOLEMENT_EN = 20°C [68F]
• T_EAU_ISOLEMENT_SO = 17.3°C [63.2F]
T EAU CENTRALE SO T_EAU_ISOLEMENT_EN
45
2.2.6 Le séparateur
L'objectif du séparateur est de séparer la phase vapeur de la phase liquide de
l'écoulement diphasique sortant de l'éjecteur. Bien qu'une grande efficacité de séparation soit
souhaitée, il ne fallait pas introduire des restrictions qui auraient comme résultat la diminution
de l'augmentation de pression espérée dans le diffuseur de l'éjecteur. La conception du
séparateur aurait pu être très poussée avec une modélisation numérique avancée, tel que faite
par d'autres chercheurs [44]. En revanche, le séparateur est la partie du système la plus
importante et celle qui a induit le plus de problèmes dans le cycle expérimenté.
SECTIONB-B
NOTES:
1. ASSEMBLAGE PAR
POINTS DE
SOUDURE, TIG.
46
Le récipient comporte deux ouvertures autres que la couverture. Il s'agit de deux
orifices de 35 mm de diamètre [1 3/8"], un sur le côté proche à la tête et l'autre à l'extrémité
centrale inférieure. L'ouverture latérale se mariait directement avec la sortie de l'éjecteur. Le
déflecteur, tel que visible aux Figure 24 et Figure 25, s'alignait avec l'axe central de l'éjecteur.
Son but était de favoriser la circulation du mélange de gaz et de gouttelettes autour de l'axe
central du séparateur, créant ainsi un effet de cyclone. La hauteur du récipient P-14411 était
de 526 mm [20.7 po], normalement laissant assez de place pour l'assemblage intérieur de
218 mm [8.3po] de hauteur dans la partie supérieure et pour le liquide accumulé dans la partie
inférieure.
47
En mode éjecteur, le réfrigérant liquide s'accumulant dans le fond du séparateur sort
par l'orifice central inférieur de 35 mm [1 3/8po] et s'achemine vers l'évaporateur. Afin de
surveiller le niveau de liquide dans le séparateur, un tube en verre de 254 mm [lOpo] prévu à
cette fin ainsi que ses valves étaient installés dans la partie inférieure du séparateur. Cet
indicateur n'était pas installé directement dans les parois du séparateur, mais plutôt dans une
ligne de 1/2" ACR reliant les deux ports de 35 mm [1 3/8po]. La Figure 15 montre cet
agencement.
48
2.2.8 La valve de détente
En mode conventionnel la valve de détente thermostatique, communément appelé la
valve TXV «Thermal expansion valve», joue un rôle important. Son agencement dans le banc
d'essai est montré dans la Figure 26. Dans un premier temps le détendeur est responsable
pour la chute de pression lorsque le réfrigèrent passe entre le condenseur et l'évaporateur.
Deuxièmement, la valve de détente s'ajuste afin de fournir la quantité de surchauffe voulue à
la sortie de l'évaporateur. Une vis d'ajustement permet de modifier la surchauffe contrôlée
par la valve.
49
LIGNE
D'ÉQUILIBRAGE
SORTIE
RI34a
ENTRÉE
BULBE
CÈL EAU
GLYCOLÉE
ÉVAPORATEUR
VALVE DE
DÉTENTE
4 i
VIS
D'AJUSTEMENT
SORTIE
CES EAU
GLYCOLÉE
ENTRÉE
RI34a
Figure 26 Schéma de la valve de détente dans le banc d'essai
50
DE
VERS
COMPRESSEUR t I L'ÉVAPORATEUR
OU
SÉPARATEUR
ORIFICE DE DOSAGE
51
Le receveur du banc d'essai est localisé à la sortie du condenseur. Un peu comme
l'accumulateur stabilise le débit de gaz arrivant au compresseur, le receveur stabilise le débit
de réfrigérant liquide entrant à la valve de détente. En mode conventionnel, il est essentiel de
s'assurer que le fluide entrant dans la valve de détente soit liquide. Lors du démarrage du
système il est normal qu'une certaine quantité de gaz sorte du condenseur avant d'atteindre le
régime permanent. La capacité excédante du receveur permet au banc d'essai de fonctionner
malgré les fuites inévitables dans un montage expérimental. Le receveur choisi est le modèle
3413 de Réfrigération Research muni de valves Rotalock, très utilisées dans l'industrie de
réfrigération. Il a une capacité de 7.3 kg [16 lbs] de RI 34a.
52
2.3 INSTRUMENTATION
La Figure 15 montre la position de chaque sonde de température, de pression et de
débit dans le banc, d'essai. Le but global de l'instrumentation est de quantifier l'état
thermodynamique du réfrigérant ainsi que de déterminer les flux de chaleur et de masse dans
tous les fluides. Cette information est essentielle à la comparaison du mode conventionnel
avec le mode éjecteur. Le TABLEAU 4 présente l'instrumentation utilisée ainsi que certaines
informations associées.
53
2.3.1 Mesure des températures
Toutes les sondes de température reliées à l'instrumentation sont de type RTD,
« Résistance Temperature Detectors». Chaque sonde contient une résistance de précision dont
la valeur augmente avec la température. Dans le montage expérimental tous les RTD sont de
platine et la résistance à 0°C est de 100 ohms. Ces sondes sont fabriquées selon la norme
européenne où le coefficient de résistance est de 0.00385 ohm/ohm/°C. C'est-à-dire qu'à
100°C la résistance serait de 138.50 ohms.
Notons ici que l'incertitude des sondes n'est pas identique dans les deux types de RTD
utilisées. Les sondes de surface sont de Class A avec une incertitude de +/-(0.15 + 0.002 * t)
°C. Par exemple à 0°C l'incertitude et de+/-0.15°C et à 100°C elle est de +/- 0.35°C. Les
sondes insérées dans les circuits auxiliaires via un filet NPT conforment à la norme 1/10 DIN.
Dans ce cas la précision est +/- 1/10 * (0.3 + 0.005 * t)°C. Par exemple à 0°C l'incertitude est
de +/- 0.03°C tandis qu'à 100°C elle serait de +/- 0.08°C.
54
2.3.2 Mesure des pressions
Les prises de pression s'effectuent par des transducteurs qui génèrent un courant de 4 à
20 milliampères proportionnel à la pression absolue. Du côté haute pression, c'est-à-dire entre
la sortie du compresseur et l'entrée de la valve de détente ou l'entrée du primaire, il y a deux
sondes Oméga PX419-250AI, mesurant de 0 à 1.72 MPa [0 à 250 psia]. Du côté basse
pression, après la valve de détente ou l'éjecteur jusqu'à l'entrée du compresseur, il y a trois
transducteurs Oméga PX419-100AI, calibrés de 0 à 0.690 MPa [0 à 100 psia]. L'incertitude
indiquée par le manufacturier est de 0.5 % pleine échelle.
Dans les deux circuits auxiliaires nous avons pu utiliser un type de débitmètre qui
comporte une roue à aube, ou «Paddle wheel». Son calibre est de 3.0 à 30 L/min [0.8 à 8
usgpm] et la sortie de signal est de 4-20 mA. Ce débitmètre, le 0023OOD de Cole-Parmer, est
en effet fabriqué par Blue-White Industries et identifié comme un F-2000. Cole-Parmer
rapporte une incertitude de 1 % pleine échelle.
Notons ici que dans la première phase de l'étude nous avons utilisé deux débitmètres
additionnels dans le circuit de réfrigérant, un après le receveur et un autre à la sortie liquide du
séparateur. Ces débitmètres de style Pelton, étaient commandés de Cole-Parmer, item
00230BW avec des joints toriques EPDM, un calibre de 0.4 à 5 L/min, chacun muni d'une
sortie de 4-20 mA. Généralement ils fonctionnaient très bien, mais leur perte de charge était
trop importante, surtout pour l'unité installée à la sortie liquide du séparateur. Ils ont été
retirés dans la deuxième phase.
55
2.3.4 Mesure du voltage et calcul de la puissance
La tension appliquée sur chacun des trois éléments de chauffage est mesuré
directement dans le système d'acquisition des données. En se référant à la Figure 15, notons
que les deux premiers éléments, identifiés rel et re2, sont branchés en parallèle et contrôlés
par un seul rhéostat. L'élément re3 est contrôlé par un deuxième rhéostat. Les résistances
mesurées à la température ambiante sont les suivantes :
/ 1 1\ 1
Puissance Électrique = (vl_l) 2 • (—- + —-) + (yl_2) 2 • (—-)
56
CONDITIONNEMENT DE SIGNAUX
noir gris 20 L
Source ( 40% vol. eth. Glycol )
Débitmètre, F-2000
rouge gris 20 H
noir bleu 19 L
Puits {Circuit d'isolation, eau )
Débitmètre, F-2000
rouge bleu 19 H
250 Ohms
noir vert 40 H
Condenseur, entrée
Pression 0-250 psia
rouge vert 40 L
noir brun 39 H
Éjecteur, primaire, entrée
Pression 0-250 psia
rouge brun 39 L
noir jaune 38 H
Éjecteur, secondaire, entrée
Pression 0-250 psia
rouge jaune 38 L
noir blanc 37 H
Séparatèur, sortie gaz
Pression 0-100 psia
rouge blanc 37 L
noir orange 36 H
Évaporateur, sortie gaz
Pression 0-100 psia
rouge orange 36 L
12VDC KEITHLEY
2701
57
2.5 CALIBRATION DES DÉBITMÈTRES
Les trois débitmètres ont été sélectionnés en vue de préparer des courbes de calibration.
Le but de cette démarche était d'évaluer la linéarité des débitmètres en tenant compte de
l'effet du conditionnement de signal et ainsi de vérifier le bon fonctionnement du système
d'acquisition. Du travail préliminaire sur les sondes de températures avec de l'eau glacée et
de l'eau bouillante suggérait que les RTD se comportaient selon les tolérances du fournisseur.
Une régression linéaire sur ces données nous a permis le calcul d'une nouvelle
approximation de débit yest = mx + b pour chaque voltage xt. La moyenne de tous les
débits y a aussi été calculée. À partir des valeurs de yt , y et yest, nous avons calculé le
coefficient de détermination, R 2 , et l'erreur type de l'estimation, souvent identifié SE. Plus R 2
approche à 1, plus la régression est linéaire. Pour l'erreur type de l'estimation SE, les degrés
de liberté égalent le nombre d'observations dans la courbe de calibration moins le nombre de
paramètres dans l'équation du modèle de régression, selon Statistics For Experiments (page
459) [7]. Ces calculs sont montrés à l'Annexe A. Les équations suivantes ont été utilisées
pour le coefficient de détermination, R 2 et l'erreur de l'estimation, SE.
2-Z(y
n2_ï.(yi-y) est-yy
ï,(yi - y)2
SE = EOest-yi)2
71-2
Le TABLEAU 5 présente un résumé des courbes de calibration ainsi que du coefficient
de détermination et de l'erreur type de l'estimation. Notons que dans les trois cas les valeurs
de R2 sont très proche de 1. Dans ce mémoire nous allons supposer que l'incertitude des
mesures des débitmètres est de ±2*SE pour chaque cas. Pour les débitmètres d'eau et d'eau
glycolée les valeurs de ±2*SE sont en effet plus importantes que l'incertitude fournie par le
fabriquant, soit 1 % de pleine échelle de 8 USGPM.
59
CHAPITRE 3 EXPERIMENTATION
INTRODUCTION
60
Le paramètre de la température du réfrigérant à l'entrée du compresseur, T_CM_R_EN,
s'est avéré très important pour les comparaisons entre les deux modes avec le montage actuel.
Des explications seront présentées à la section 4.1.1. La valeur absolue du paramètre a
beaucoup moins d'importance que le fait que sa valeur devrait être identique pour les deux
modes.
• Température Compresseur RI 34a Entrée : TCMREN = 5°C
Lors du remplissage des circuits de la source et du puits, il faut s'assurer que tout l'air
est sorti. De plus, en vue d'éviter la cavitation, chaque système auxiliaire comporte un
dispositif en amont de la pompe qui assure une pression suffisante. Dans le circuit source il
s'agit d'un ballon d'expansion. Dans le circuit puits le dispositif est un tube vertical de deux
mètres de longueur, remplis d'eau, ouvert à l'atmosphère. Ces items sont montrés à la Figure
15.
Le débit d'eau glycolée de la source et le débit d'eau dans le puits sont normalement
ajustés aux débits de consigne et ne sont plus variés par la suite. Dans chaque cas un
indicateur affiche le débit volumétrique approximatif en unités d'USGPM (Gallon US par
minute). C'est pour cette raison que les courbes de calibration sont préparées en USGPM.
Pour les calculs ces mesures seront converties en débit massique, kg/s.
61
• Ouvrir l'alimentation électrique des trois débitmètres.
• Ouvrir l'alimentation du transformateur 12V nécessaire au conditionnement des
signaux (Figure 28).
• Mettre en fonction le circuit d'eau de refroidissement centrale.
Celui-ci utilise la pompe d'un montage voisin (presse hydraulique) qui doit être mis en
fonction afin d'actionner la pompe. Ouvrir les valves dans le circuit d'eau de
refroidissement centrale.
• Ouvrir l'alimentation pour la valve de contrôle du circuit puits.
• Allumer le contrôleur de température, le Panasonic KT4, et entrer la consigne en °C.
• Démarrer le circulateur et le contrôleur de température dans le circuit puits.
• Vérifier le débit d'eau dans le condenseur et modifier au besoin.
• Positionner les valves de réfrigération selon le mode conventionnel. Voir Figure 15 en
notant les codes OE/FC et FE/OC dans la légende.
• Démarrer l'unité de la source, le Sentra, et entrer la consigne en degrés Fahrenheit.
• Vérifier le débit d'eau glycolée dans l'évaporateur et modifier au besoin.
• Entrer la consigne du compresseur dans l'interface du contrôleur Lenze.
• Démarrer le compresseur.
• Commencer la collecte de données via le logiciel ExeLINX, lancé à parti d'Excel.
Si jamais le compresseur s'arrête, soit par une unité de protection soit par choix, il est
important de fermer l'unité de la source. La puissance de la pompe est assez grande pour
échauffer le mélange d'eau glycolée au point de faire ouvrir la valve de surpression dans le
circuit source calibré à 517kPa [75psig]. L'ouverture de cette valve de surpression pourrait
provoquer des brulures d'un passant et mettrait de l'eau glycolée par terre.
63
3.2 PROBLÈMES ET INCIDENTS
3.2.1 Débitmètres « Pelton » et chute de pression
Lors de la première phase de l'étude le banc d'essai était doté de deux débitmètres du
type « Pelton », énumérés dans l'Annexe B, qui semblaient bien fonctionner au début et
étaient compatibles avec le réfrigérant RI 34a. L'un était installé entre le receveur et la valve
de détente TXV, alors que le deuxième se trouvait entre la sortie liquide du séparateur et
l'entrée de l'évaporateur. Le premier, après le receveur, allait fournir le débit volumétrique
passant dans le condenseur dans les deux modes de fonctionnement. En mode éjecteur, il
s'agit du débit primaire. Le deuxième débitmètre, après le séparateur, allait mesurer le débit
secondaire en mode éjecteur. Avec le temps il est devenu clair que des bulles des gaz de
RI 34a dans ces débitmètres produisaient des signaux erratiques. En mode conventionnel, le
débitmètre « Pelton » après le receveur contribuait de façon intermittente à la formation de
bulles, nuisant au bon fonctionnement de la valve de détente TXV. Le débitmètre « Pelton »
dans la ligne liquide du séparateur, utilisé en mode éjecteur, avait comme effet une réduction
importante du débit de RI 34a passant dans l'évaporateur, réduisant ainsi la puissance
frigorifique de l'évaporateur et le COP. La perte de charge de ces débitmètres était trop
importante pour l'application.
L'expérience avec les débitmètres soulignait la grande importance d'avoir des voyants,
dans notre cas des indicateurs d'humidité, à des places stratégiques afin de vérifier s'il y a des
bulles ou pas. La présence de bulles de réfrigérant est une signe très importante de problèmes
potentiels. Des bulles pourraient indiquer qu'il manque de réfrigérant dans le système,
possiblement dû aux fuites, ou que une chute de pression est trop importante. Généralement
l'apparition des bulles indique que le titre n'est pas connu à cet endroit et que les fonctions
thermodynamiques extensives ne peuvent pas être déterminées.
3.2.2 Bilan d'énergie en mode conventionnel
La façon la plus simple de comprendre le comportement d'un système de réfrigération
est de tracer les états thermodynamiques à chaque point d'intérêt sur un graphique pression -
enthalpie. Le niveau de confiance dans le positionnement de chaque état, cependant, n'est pas
égal. En mode conventionnel le point le moins certain est à l'entrée de l'évaporateur, tel que
montré par le point 8_MC à la Figure 13. À cet endroit nous avons une mesure de la
température du réfrigérant, mais rien nous indique directement la qualité jc. La seule façon de
procéder est de commencer par l'enthalpie au point 1_MC, à l'entrée du compresseur, et d'en
soustraire le changement d'enthalpie entre 8_MC et 1_MC. Cette différence d'enthalpie est
calculée en tenant compte de la puissance frigorifique à l'évaporateur et du débit massique du
réfrigérant. Les premiers essais donnaient comme résultat un écoulement loin d'être
isenthalpique dans le détendeur TXY, entre 3_MC et 8_MC à la Figure 13. Cette observation
mettait en doute la fiabilité des sondes de débit et de température, ainsi que la qualité du bilan
d'énergie.
La première contre-mesure mise en place était le remplacement des RTD classe A par
des RTD 1/10 DIN dans les circuits d'eau et d'eau glycolée. Les RTD 1/10 DIN sont plus
précis et dans les circuits de source et de puits il est relativement simple à mettre les sondes
directement en contact avec les fluides caloporteurs. Le nouveau style de RTD choisi était
monté dans une tige de 152 mm [6po.] et muni d'un filet VA NPT, nous permettant une
installation concentrique à l'axe des tuyaux.
65
Finalement, il y avait une inquiétude que le montage des trois échangeurs de chaleurs
sur la même plaque d'acier pourrait possiblement nuire au bilan d'énergie. Des cales en
carton de 3mm étaient posées derrière chaque échangeur et le support en acier afin de couper
tout effet de pont thermique.
66
3.2.4 Oscillation de température : mode conventionnel
La stabilité des températures mesurées a un impacte direct sur la qualité du bilan
d'énergie et la confiance dans les conclusions touchant le calcul du COP. Lorsque le banc
d'essai fonctionnait en mode conventionnel des oscillations de température étaient observées
dans tous les RTD. La température du réfrigérant à la sortie de l'évaporateur, ou
TEVRSO, avait la plus grande amplitude, variant de ± 3°C. Il a été aussi constaté que
lorsque le débit d'eau glycolée à l'évaporateur était moins que 11 L/min [3 USGPM], les
oscillations de température augmentaient. Ces oscillations de températures provenaient
principalement du système de contrôle « on/off », ou marche/arrêt, de chauffage qui fait partie
du module de la source.
67
Deux chemins de correction se présentaient comme solution. Dans un premier temps,
la possibilité de modifier ou de remplacer le séparateur offrait la possibilité d'augmenter le
titre du réfrigérant retournant au compresseur. Comme déjà noté à la section 3.2.4., en mode
conventionnel, avec lequel la comparaison les COP serrait faite, une surchauffe de 5°C à 8°C
était préférable. Aucune modification au séparateur sans l'ajout d'énergie, ou refroidissement
supplémentaire d'un circuit auxiliaire, ne permet une surchauffe en mode éjecteur.
La deuxième voie de correction, celle qui a été choisie, était d'introduire un deuxième
évaporateur ayant un effet de surchauffe, ou au moins une forme simplifiée d'évaporateur. Le
but de cette modification était de fournir le réfrigérant à l'aspiration du compresseur avec un
niveau de surchauffe semblable au mode conventionnel. Il ne fallait pas, cependant,
augmenter la perte de charge. La contre-mesure retenue fut d'installer des éléments de
chauffage entre le séparateur et le compresseur. En appliquant une bonne isolation il était
possible de bien quantifier cette puissance afin de l'ajouter à la puissance frigorifique au
numérateur dans le calcul du COP en mode éjecteur. La facilité et la rapidité d'installation de
la solution entraient aussi en ligne de compte. Selon les calculs les éléments de chauffage
installés permettraient l'ajout de jusqu'au 1.7 kW de puissance thermique à l'écoulement
diphasique sortant du séparateur.
Nous allons voir à la section 3.4. que la contre-mesure retenue permettra une
comparaison entre les deux modes. La limitation de la puissance thermique à 1.7 kW s'avère
trop restreinte pour une comparaison robuste. Une vitesse de compresseur supérieure à 35 Hz
avec le pointeau complètement ouvert laisse passer une quantité trop importante de réfrigérant
liquide pour que ce deuxième évaporateur puisse surchauffer le réfrigérant à une valeur
nécessaire.
68
f
3.2.6 Evaporateur : Débit massique faible en mode éjecteur
La première difficulté constatée en mode éjecteur était que la température du
réfrigérant à l'entrée de l'évaporateur, TEVREN, était bien inférieur à -5°C. De façon
générale T_EV_R_EN descendait rapidement et si aucune mesure n'était prise le compresseur
s'arrêtait due à la protection de basse pression. Des tentatives de modifier l'ouverture du
pointeau, de modifier l'ouverture du détendeur manuel entre le séparateur et l'évaporateur, ou
encore de changer la consigne de la source n'ont eu aucun succès. Un deuxième effet négatif
qu'arrivait en même temps était que le séparateur se remplissait du RI 34a liquide,
augmentant le risque que le compresseur s'endommage en aspirant du liquide.
La difficulté constatée était reliée à deux causes principales. Dans un premier temps,
l'augmentation de pression dans l'éjecteur, tel que mesurée entre l'entrée du secondaire et la
pression dans la séparateur, était très faible. Cette augmentation était de l'ordre de 16 kPa
[2.3psi]. Dans un deuxième temps, la résistance au débit entre la sortie de liquide du
séparateur et l'entrée à l'évaporateur était beaucoup trop importante.
69
3.2.7 Banc d'essai : Varia
• Arrêt répété : Panneau de contrôle et lubrification
Erreurs dans le branchement électrique dans les contrôles de protection.
• Séparateur d'huile défectueux : Difficile à discerner
Le séparateur d'huile installé originalement avait un défaut qui lui faisait maintenir la
ligne de retour de l'huile vers le carter ouverte en tout temps. Cette unité a été
remplacée au complet après plusieurs semaines de recherche.
• Effet du signe de séparation décimale dans ExeLINX (point ou virgule) :
Malgré les indications dans le logiciel, la configuration du système d'exploitation et le
logiciel doivent être configurés pour l'utilisation obligatoire d'un point comme signe
de séparation décimal. Ce problème, avant sa découverte, faussait légèrement les
courbes de calibration entrées dans ExeLINX, tronquant les chiffres après la virgule
décimale. Solution : Changer le signe de séparation décimal dans Windows.
• Calibration : RTD en eau glacée
Lors de la calibration initiale des RTD il a été supposé qu'un mélange d'eau et de glace
fournirait une température de référence très proche à 0°C. Comme il sera détaillé à la
section 3.3 suivante, une bonne calibration des RTD nécessite beaucoup de soin.
Lorsqu'un mélange d'eau et de glace sert de référence, ça prend obligatoirement un
grand réservoir avec un surplus important de glace afin de s'assurer que la température
de référence approche 0.00°C.
Le premier constat est que lors d'une même collecte de données, les mesures sont très
stables, avec un écart type le plus grand 0.01°C pour les sondes de température et 0.1kPa
[0.02 psi] pour les sondes de pression. Deuxièmement, les écarts de températures diminuaient
après quelques jours et il y a une tendance pour les températures d'être plus froides le matin et
plus chaudes le soir. La Figure 30 montre une sous partie des mesures, regroupant les mesures
qui devraient être les plus fiables, les sondes 1/10 DIN RTD et une sonde de pression. La
température ambiante est indiquée par un trait gras. Cette figure mettait en doute la fiabilité
du thermomètre de précision, ou encore la possibilité que le banc d'essai soit 0.5°C à 0.7°C
plus froid que la température ambiante. Afin de démêler ces possibilités une nouvelle activité
de calibration était complétée sur les deux sondes 1/10 DIN du circuit du puits à l'eau, celles-
ci étant le plus faciles à retirer du banc d'essai.
71
Température Ambiante
TEMPERATURES:
ÉLÉMENT CHAUFFANT ARRÊTÉ Évapor. Entrée R134a
20 • Évaporateur Sortie
R134aT_sat
i 1 Éjecteur Primaire R134a
T_sat
Condens. Entrée R134a
T sat
19
0.0 24.0 48.0 72.0 96.0 120.0 144.0
Heures
72
TEMPÉRATURES:
ÉLÉMENT CHAUFFANT ARRÊTÉ :
LES SONDES 1/10 DIN «••••Température
Ambiante
•Condens. Entrée
R134aT_sat
Lors de la calibration, une grande attention était portée à l'objectif de bien entourer
les deux sondes 1/10 DIN et le thermomètre de précision dans de la glace, avec très peu d'eau.
Un deuxième thermomètre de précision confirmait que le mélange d'eau glacée était entre 0°C
et -1°C. Le TABLEAU 6 montre très bien que la sonde RTD 1/10 DIN identifiée comme
« DIN 4 » mesurait la température attendue de 0.0°C. Cette sonde, celle à l'entrée d'eau au
condenseur, sera considérée comme véridique et prise comme référence. Le thermomètre de
précision en verre est évidement erronée. En vérifiant, à l'air libre ambiant, le thermomètre
lisait 0.5°C plus que « DIN 4 » avec les deux unités l'une à côté de l'autre.
Thermomètre
de précision
Heure en verre DIN 3 DIN 4
°C °C °C
73
Comme démarche pour calculer des bons termes de correction nous avons sélectionné
cinq collectes de données, toutes après 63 heures de l'interruption du courant fermé, les matins
ou le vendredi soir où il avait moins de différence entre les températures maximales et
minimales. Pour ces cinq collectes, la moyenne pour la sonde « DIN 4 », la température de
l'eau à la sortie du condenseur, ou T_CD_EAU_SO, était 20.70°C. Les termes de correction
sont présentés au TABLEAU 7 avec résultats à la Figure 31.
T = Température P = Pression
D s Débit
R : Réfrigérant
EG : Ethylène Glycol
74
TEMPERATURES CORRIGEES: •Température Ambiante
23.0
•Condens. Entrée R134a
•Condens.Entrée eau
22.0
Condens. Sortie eau
Heures
75
3.4 MODE ÉJECTEUR VERSUS MODE CONVENTIONNEL
Suite au travail détaillé à la section 3.3, un ensemble d'essais était complété le 29, 30 et
31 mai, 2011 permettant une comparaison directe entre les deux modes de fonctionnement en
fonction de l'ouverture du pointeau. Ces essais, qui seront identifiés simplement comme les
essais du 29 mai, tenaient compte des observations des essais faits le 24, 25 et 27 mai qui
suggéraient que certaines variables avaient un impact important sur le COP. En plus, les
essais entre le 24 au 27 mai indiquaient une plage de paramètres à l'intérieure de laquelle le
banc d'essai pourraient fonctionner de façon adéquate. Voici les consignes visées et les
directifs suivis pour les essais du 29 mai :
76
En tout, les résultats comptent quinze essais en mode conventionnel, identifiés EC1 à
EC15, et douze essais en mode éjecteur, de El à El2. Les essais ont commencé en mode
conventionnel le dimanche 29 mai, continuant en mode conventionnel et ensuite en mode
éjecteur le 30 mai, finissant en mode conventionnel le 31 mai par EC12 à EC15. L'Annexe C
montre les données telles qu'enregistrées pour l'essai EC7 et l'essai E10. En dessous de
l'entête de chaque colonne nous trouvons la moyenne et l'écart type de chaque sonde.
Les valeurs moyennes pour chaque essai sont modifiées par les termes de correction et
ensuite tabulées dans l'Annexe D. Voici un exemple :
L'Annexe D résume les valeurs moyennes de tous les essais. En plus, l'annexe
présente les variables d'intérêt qui seront discutés dans la section suivante. Le TABLEAU 8
définit ces variables qui sont calculées à partir des mesures à l'Annexe D. Afin de calculer la
puissance thermique à l'évaporateur ou au condenseur, nous pouvons le faire selon deux
façons différentes. D'abord, nous pouvons faire des calculs avec l'information du côté du
R I 34a, calculant respectivement l a puissance thermique à l'évaporateur, Q J E V R , e t l a
puissance thermique au condenseur, Q_CD_R. Deuxièmement, nous pouvons déterminer les
puissances thermiques avec l'information du côté des circuits externes, avec le mélange d'eau
glycolée à l'évaporateur, Q E V J E G , e t avec l ' e a u dans l e c a s d u condenseur, Q C D E A U .
Q_CM représente la puissance au compresseur calculé avec de l'information du circuit du
réfrigérant. Lors du calcul du coefficient de performance, COP, nous pouvons encore le faire
du côté du réfrigérant, COP R CM, ou du côté des circuits externes, COP_EG_CM.
77
Encore au TABLEAU 8, la variable Q_re est la puissance thermique fournie par les
éléments de chauffage installés entre le séparateur et le compresseur et mis en fonction
lorsqu'en mode éjecteur. La valeur de Q_re est nulle lorsqu'en mode conventionnel. La
variable Q_EV représente la puissance frigorifique totale du banc d'essai, additionnant la
puissance thermique à l'évaporateur du côté de l'eau glycolé, QJEVJEG, et la puissance des
éléments de chauffage, Qjre. À la section 4.1.1. nous allons discuter pourquoi la puissance
thermique Q_EV_EG sera choisie au lieu de Q_EV_R dans la discussion et le calcul du
coefficient de performance des deux modes de contrôle.
Minutes en fonction min. Minutes après démarrage, vers 11h22 le 29 mai, 2011
COP_EG_CM (Q_EV_EG + Q_re) / Q_CM
COP_R_CM (Q_EV_R + Q_re ) / Q_CM
Q_re kW Puissance thermique via les éléments de chauffage ; nul en mode conventionnel
Q_EV kW Q_EV_EG + Q_re
Q_EV_R kW Puissance thermique à l'évaporateur, côté réfrigérant
Q_EV_EG kW Puissance thermique à l'évaporateur, côté eau glycolée
Q_CM kW Puissance au compresseur calculé avec le réfrigérant
Q_CD_EAU kW Puissance thermique au condenseur, côté eau.
Q_CD_R kW Puissance thermique au condenseur, côté réfrigérant
r ( Pression au séparateur )/( Pression au secondaire ) ; Rapport de compression
OJ m_SC / m_PR ; Rapport d'entraînement
m_PR g/s Débit massique au primaire de réjecteur
m_SC g/s Débit massique au secondaire de réjecteur
m_EJ g/s m_PR + m_SC ; Débit massique dans la section de mélange de réjecteur
78
CHAPITRE 4 DISCUSSION ET ANALYSE
Le but de ce chapitre est d'analyser et discuter les résultats des essais décrits à la
section 3.4.
3.40
3.30
3.20
O 3.10
u
3.00
2.90
2.80
0.0
ffl
24.0
M48.0
TEMPS DE FONCTIONNEMENT, heures
79
Dans cette comparaison des COP nous avons choisi d'utiliser le coefficient de
performance calculé du côté de l'eau glycolée, COPEGCM, au lieu du coefficient calculé
du côté du RI34a, COPRCM. D'abord, en mode éjecteur, étant donné qu'il n'y a pas de
débitmètre entre la sortie de liquide du séparateur et l'entrée à l'évaporateur, nous utilisons la
puissance thermique à l'évaporateur calculée du côté de l'eau glycolée, QEVEG, afin de
calculer le COP. En mode conventionnel, avec un débitmètre pour le réfrigérant et un
débitmètre pour l'eau glycolée, nous pouvons calculer respectivement les puissances
thermiques Q_EV_R et QEVEG. La puissance thermique du côté du RI 34a, Q_EV_R, est
de ~2 à 2.5 % plus grande que celle du côté de l'eau glycolée, QEVEG. Alors, au lieu
d'augmenter les valeurs de Q_EV_R lorsqu'on est en mode éjecteur afin de comparer les
COP, nous avons décidé de comparer les valeurs de COPEGCM pour les deux modes.
COP_EG_CM_êjecteur — COP_EG_CM_conventionnel
amélioration = * 100
COP_EG_CM conventionnel
amélioraton : 11 % =
80
TABLEAU 9 ESSAIS EC7 À EC9 VERSUS E10 À E12
mm °C °C °C
EC7 conventionnel n.a. 4.4 -5.9 39.7 2.87
EC8 conventionnel n.a. 4.4 -6.0 39.7 2.88
EC9 conventionnel n.a. 4.4 -5.9 39.7 2.88
moyenne 2.88
ài i
o
E12 éjecteur 0.38 4.3 39.7 3.13
moyenne 3.19
Dans le TABLEAU 10 nous considérons plus en détail les termes qui contribuent au
calcul du coefficient de performance. D'abord, nous constatons que la puissance frigorifique
totale, la somme des termes Q_EV_EG et Q_re, est plus importante en mode éjecteur qu'en
mode conventionnel, contribuant ainsi à l'augmentation dans le COP en mode éjecteur. C'est
l'augmentation de la pression à l'entrée du compresseur, produite par le diffuseur, qui
augmente le débit massique primaire et donc la puissance frigorifique totale.
81
COPEGCM = (Q_EV_EG + Q_re ) / Q_CM
_ QJCM*1000
Q- cm m dot PR
Au TABLEAU 10, nous constatons que le travail spécifique du compresseur est moins
important en mode éjecteur qu'en mode conventionnel. Nous allons voir à la section 4.1.4 que
l'augmentation du débit massique dans le compresseur, m_dot_PR, est reliée à l'augmentation
de la pression à l'entrée du compresseur en mode éjecteur.
De la même façon que nous avons considéré le travail spécifique du compresseur, nous
pouvons également considérer l'énergie frigorifique totale spécifique.
( Q EV EG + Q r e ) * 1000
Q-EV —
m dot PR
Au TABLEAU 10, nous pouvons voir que l'énergie frigorifique totale spécifique, q_EV, est
plus importante en mode éjecteur qu'en mode conventionnel. Dans le même tableau nous
avons calculé le COP EG CM en utilisant le rapport des valeurs spécifiques, q_EV et q_CM.
82
Pour l'ensemble des essais, tel que montré à la Figure 33, la température à l'entrée du
compresseur, T C M R E N , était entre 3.5°C et 5.0°C. En mode conventionnel T C M R E N
n'avait pas d'effet sur le COP. En mode éjecteur, au contraire, le COP est fonction de
T_CM_R_EN pour une ouverture de pointeau donnée. Cette observation confirme la
nécessité de viser la même valeur de T_CM_R_EN lorsque le but est de comparer les COP des
deux modes de fonctionnement.
3.40
• Ouverture 0.30mm
3.30
• A A m m.
O 3.10 • • Ouverture 0.38mm
o 1 •
•
3.00
à Ouverture 0.41mm
2.90 M/
XI#**
* MODE CONVENTIONNEL, après
2.80 5 heures
3.5 4.0 4.5 5.0
T entrée compresseur (T_CM_R_EN) #C
Tel que montré à la section 2.1.2., la première valeur théorique du COP en mode
éjecteur était de 3.812. Expérimentalement, pour l'essai ElO un COP de 3.23 était calculé. En
reprenant le même fichier, le « projet_rl34a_v9.EES », mais en remplaçant les valeurs de
T_CD, T_EV et T SE par des valeurs observées dans ElO, on recalcule un COP de 3.95. Le
taux d'entraînement théorique de 0.70, cependant, est loin de la valeur expérimentale de 0.401,
ce qui explique la différence dans les COP. Il n'est pas surprenant de constater qu'un modèle
théorétique très simplifié surestime la valeur du coefficient de performance.
83
4.1.2 Graphique de Pression versus Enthalpie, mode éjecteur
Toutes les variables listées au TABLEAU 8 sont calculées dans deux fichiers
programmées avec le logiciel EES. Ils sont présentés aux Annexes H et I. Les fichiers sont
ANNEXE H : 29_mai_2011_MODE_CONVENTIONNEL_CORRIGE_INCERTITUDE_R4
ANNEXE 1: 29_mai_201 l_MODE_EJECTEUR_CORRIGE_INCERTITUDE_R4
En vue de créer un graphique de Pression en fonction d'Enthalpie, prenons en détail l'essai
E10 en mode éjecteur. Nous allons en même temps expliciter les hypothèses utilisées dans les
fichiers EES et dans la préparation du graphique. Dans cette exemple nous allons montrer
quelques appels de fonctions telles qu'utilisées dans EES.
mesurée à la sortie, T CD R SO. Cette hypothèse implique qu'il n'y a pas de sous-
4. Il n'y a pas d'échange d'énergie avec l'environnement. Autrement dit, tous les tuyaux,
84
En se référant à la Figure 34 et à la Figure 41, nous commençons par les états
thermodynamiques les plus faciles à déterminer. Les états thermodynamique 1, 2, 3, 7 et 8
seront calculés directement à partir des mesures expérimentales. L'état thermodynamique 6
n'est pas comme originalement montré à la Figure 13 et nécessitera un bilan d'énergie. Les
états thermodynamiques 3b, 4, 5 et 9b n'ont pas de mesures expérimentales et seront traités
plus loin. L'incertitude sur les valeurs d'enthalpie, d'entropie ainsi que les autres variables est
discutée à la section 4.3.
RECEVEUR MA
SÉPARATEUR
ÉLÉMENTS
CHAUFFANTS
DÉTENDEUR
SOURCE ÉVAPORATEUR MANUEL
Figure 34 Schéma simplifié du banc d'essai avec états thermodynamiques, mode éjecteur
État 1 : Entrée du compresseur
T C M R E N = 4.4°C ( t e m p é r a t u r e , c o m p r e s s e u r , R I3 4 a , e n t r é e )
P_SE_R_SO = 254.5 kPa (pression, séparateur, RI 34a, sortie)
h_CM_R_EN = 403.6 kJ/kg (enthalpie, compresseur, RI34a, entrée)
85
2 : Sortie du compresseur
T_CD_RJEN = 67.8°C (température, condenseur, RI 34a, entrée)
P_CD_R_EN =1118 kPa (pression, condenseur, RI 34a, entrée)
h_CD_R_EN = 447.8 kJ/kg (enthalpie, condenseur, RI 34a, entrée)
m_dot_C25 = 28.23 g/s (débit massique, RI 34a, primaire, débitmètre C25)
2, CM_R_SO
COMPRESSEUR
1, CM_R_EN
m PR = m dot C25
3 : Sortie du condenseur
T_CD_R_SO = 39.6°C (température, condenseur, RI 34a, sortie)
P CD R SO =1118 kPa (pression, condenseur, RI34a, sortie)
h_CD_R_SO = 255.8 kJ/kg (enthalpie, condenseur, RI 34a, sortie)
s_CD_R_SO = 1.189 kJ/(kg*K) (entropie, condenseur, RI 34a, sortie)
2, CD_R_EN
CONDENSEUR
3, CD_R_SO
Q_dot_CD
m_PR = m_dot_C25
86
h E J P R E N = 255.8 kJ/kg (enthalpie, éjecteur, primaire, entrée)
m_dot_C25 = 28,23 g/s (débit massique, RI 34a, primaire, débitmètre C25)
Q_EV_EG = 2.342 kW (puissance thermique, évaporateur, eau glycolée)
h_SE_SO_G = 338.8 kJ/kg (enthalpie, séparateur, sortie, gaz)
m PR = m dot C25
SÉPARATEUR
6, SE_G
m PR + m SC
7, SE_l
m SC
87
7, SE L
mdot SC "
DÉTENDEUR
MANUEL
8, EV_R_EN
9, EV.R.EN ^ ^0XJSI
•
Figure 39 Schéma simplifié, états 8 et 9, évaporateur
Comme il est déjà indiqué, il n'y a pas de mesures directes pour les états 4, 3b, 9b et 5
dans l'éjecteur. Pour des fins de la visualisation du comportement du banc d'essai en mode
éjecteur, nous allons poser comme hypothèse que la pression dans la section de mélange de
88
l'éjecteur est la pression de saturation de RI 34a à -8°C. Dans un premier temps nous
supposons que les pressions 3b, 9b et 4 sont égales. Dans un deuxième temps, cette pression
est légèrement inférieure à la pression dans l'évaporateur, qui correspond à -5°C. Si la
pression dans l'éjecteur n'était pas inférieure à celle à l'évaporateur, il n'y aurait pas de débit
massique au secondaire de l'éjecteur.
89
h4 = 298.3 kJ/kg (enthalpie, éjecteur, fin de la section de mélange)
m PR
90
État 9b : Sortie du secondaire
s9b = 1.754 kJ/(kg*K) = s_EV_R_SO
Les résultats de ces calculs sont présentés à la Figure 41, L'espacement des états est
exagéré par rapport à l'échelle de pression dans la partie inférieure de la figure afin de mieux
comprendre le comportement global en mode éjecteur. La forme de la courbe s'inspire
pourtant des graphiques ASHRAE. En comparaison avec la Figure 13, tel que discuté lors de
l'introduction, le point 6 se démarque par sa position bien à l'intérieur de la courbe de
saturation. L'importance de la surchauffe aux états 1, 9 et 9b est aussi en évidence à la Figure
41.
91
Pression, MPa
0.8 -
0.6 -
0.4 -
Enthalpie, kl/kg
Figure 41 Pression (log) versus Enthalpie pour l'essai £10, mode éjecteur
92
Q_re : puissance aux éléments de chauffage
Q_EV_R : puissance frigorifique à l'évaporateur
Q_EV : puissance frigorifique totale, Q_EV = QJEVR + Q_re
Q_CM : puissance au compresseur
4.50
4.00
3.50 • Q_re
3.00 AQJEV.R
2.50 A
1 2.00 • CLEV
1.50 XCLCM
'V
A v _y
1.00
0.50
0.00
0.25 0.30 0.35 0.40 0.45
OUVERTURE DU POINTEAU, mm
93
À la Figure 44 nous voyons que le débit massique dans le secondaire, et donc aussi
dans l'évaporateur, est à sa valeur maximale pour un déplacement du pointeau de 0.35 mm.
Ces constats suggèrent que l'idée d'un double col dans le primaire de l'éjecteur pourrait
encore être une caractéristique valable dans la conception d'éjecteurs diphasique.
2.50
2.45
2.40
2.35
2.30
2.25
2.20
0.25 0.30 0.35 0.40 0.45
OUVERTURE DU POINTEAU, mm
Avant de terminer la discussion sur le rôle du pointeau sur le banc d'essai, il faut noter
que la puissance frigorifique totale Q_EV augmente en fonction de l'ouverture, tel qu'indiqué
à la Figure 42. Si le séparateur pouvait fournir un titre de 100 % pour le gaz retournant au
compresseur, Q_EV présenterait une évolution de la même forme que celle de Q_EV_R de la
Figure 43.
94
12.50
12.30
12.10
11.90
* 11.70
11.50
o 11.30
g 11.10
10.90
10.70
10.50
0.25 0.30 0.35 0.40 0.45
OUVERTURE DU POINTEAU, mm
Étant donné que le titre du gaz sortant du séparateur est moins que 100 %, il s'avère
que la puissance électrique des éléments de chauffage n'était pas suffisante à atteindre la cible
de surchauffe de T_CM_R_EN de 5°C nominale, surtout pour les essais de E7, E8, et E9, pour
lesquels le déplacement du pointeau était de 0.41 mm [0.016"]. Ce fait est visible à la Figure
33.
95
28.50
28.10
27.70
27.50
27.10
26.90
26.50
OUVERTURE DU POINTEAU, mm
Le comportement du débit massique au primaire, tel que montré à la Figure 45, suggère
que le débit augmente très peu quand le déplacement du pointeau est plus important que la
valeur maximale choisie lors des essais de 0.41 mm [0.016"]. Ce plafonnement du débit
massique au primaire, indiqué par la ligne noire à la Figure 45, commence un peu après avoir
dépassé le déplacement de 0.35 mm [0.014"], et il montre bien que le col fixe limite alors le
débit maximal. Le débit massique maximal s'explique par le comportement diphasique relié
au double col. Tant que le déplacement du pointeau est inférieur à 0.35 mm [0.014"], le titre
du gaz sortant du séparateur reste relativement élevé, supérieur à 0.75 selon la Figure 46.
Lorsque le déplacement du pointeau est supérieur à 0.35 mm [0.014"], l'effet du double col
diminue, engendrant une diminution dans le titre du gaz dans le séparateur et donc une
augmentation dans la densité du réfrigérant sortant de la tuyère. C'est cette augmentation dans
la densité qui explique pourquoi le plafonnement du débit massique au primaire est à 0.41 mm
[0.016"] et non à 0.35 mm [0.014"]. Parce que le plafonnement du débit s'explique par la
géométrie des deux cols et que les essais sont faits avec un débit inférieur au débit critique,
nous pouvons affirmer qu'il n'y a pas d'onde de choc ni dans la tuyère ni dans l'éjecteur.
96
0.7800
0.7700
0.7600
0.7500
o1
</) 0.7400
tu'
«/> 0.7300
x1 0.7200
0.7100
0.7000
0.6900
0.25 0.30 0.35 0.40 0.45
OUVERTURE DU POINTEAU, mm
r CM = 4.393
97
1.080
1.070
1.060
1.050
1.030
1.020
1.000
OUVERTURE DU POINTEAU, mm
1.080
1.070
•1
Ui 1.060 ••
u'
3
1.050 ••
Û.1 1.040
«/» 1.030 •
D."
Il 1.020 11
1.010
1.000
26.00 26.50 27.00 27.50 28.00 28.50 29.00
m_dot_PR, g/s
98
258
256
• Évaporateur
254 Sortie R134aGaz
252
250
fO _
£ 248 • Sépar. Sortie
246 R134a Gaz
244 Éh
242
240
I
Êr
m » A Éjecteur Second.
R134aGaz
r à
238
0.25 0.30 0.35 0.40 0.45
OUVERTURE DU POINTEAU, mm
99
0.480
£ 0.460
"§ 0.440
^ 0.420
u
J 0.400
O
*1 0.380
il
3 w0.360
-
0.340
0.25 0.30 0.35 0.40 0.45
OUVERTURE DU POINTEAU, mm
100
0.480
CL 0.460
•g
•o 0.440
0.340
1.000 1.020 1.040 1.060 1.080
r = P_SE/P_EJ_SC_EN
101
Le choix de la température dans le séparateur menait directement au calcul du débit
massique au primaire, de 35.9 g/s, et au taux d'entraînement de 0.71. Lors des essais en mode
éjecteur, où la cible de T_EV était de -5°C, la différence de pression mesurée entre le
séparateur et l'évaporateur variait de 2 à 15kPa pour l'ensemble des essais, beaucoup moins
que la différence fixée de 79.5 kPa lors de la conception. Ces faits combinés nous aident à
comprendre le débit massique primaire et le rapport d'entraînement expérimentaux de 28.2 g/s
et 0.4 respectivement. Un plus faible débit massique induit un plus faible flux au col :
0 *)
18.3 g/s/mm , au lieu du 23.3 g/s/mm prévue.
Là où les résultats expérimentaux se comparent très bien avec des résultats publiés
c'est avec le rapport d'entraînement, dont la valeur est de 0.4 telle que indiquée par
« TAKEUCHI » [30] du TABLEAU 11. Il est encore plus intéressant à noter que dans la
même référence le résultat expérimental montre une amélioration de 10 % par rapport au
cycle de réfrigération conventionnel [30]. L'amélioration du COP de 11 % montrée à la
section 4.1.1 se compare favorablement avec le résultat de 10 % de « TAKEUCHI » [30].
102
TABLEAU 11 PARAMÈTRES MESURÉS DE L'ÉJECTEUR
mesuré
PARAMÈTRE Symbole Unités Takeuchi Chaiwongsa Reddick
E10
TUYÈRE
longueur du divergent Ltdiv mm 108 20 110
diamètre au col Dcol mm 1.9 0.9 1.4
aire au col Acol mm2 2.84 0.64 1.54
diamètre à la sortie Dtso mm 3.6 3 2.6
aire à la sortie Atso mm2 10.18 7.07 5.31
rapport Atso/Acol [B] Atso/Acol 3.59 11.11 3.45
flux au col mp/Acol g/s/mm2 23.6 23.6 23.3 18.3
SECONDAIRE
angle om sec degrés 0 19.5 30
SECTION DE MÉLANGE
longueur Lmel mm 190 110 190
diamètre Dmel mm 9.5 10 7
aire Amel mm2 70.88 78.54 38.48
rapport Dmel/Dtso [C] Dmel/Dtso 2.64 3.33 2.69
DIFFUSEUR
angle om_dif degrés 7.9 3.8 4
103
4.3 ANALYSE DES ERREURS
Dans l'analyse des données les variables se divisent en deux types. D'abord, il y a des
variables mesurées directement. Pour certaines de ces variables mesurées le fabricant fournit
l'incertitude que la sonde devrait respecter, comme par exemple les RTD et les sondes de
pression. Il y a aussi des capteurs où il n'y a pas d'information du fabricant, mais où nous
avons de l'information sur l'appareil de mesure utilisé, telles les résistances des éléments de
chauffage et le voltage fourni à ceux-ci. Dans le projet du banc d'essai, il y a trois variables
dont les mesures sont prises en passant par des courbes de calibration. Tel que discuté à la
section 2.5 pour les trois débitmètres, l'incertitude sera ±2*SE, où SE est l'erreur type de
l'estimation.
Le deuxième type de variable dont il faut évaluer l'incertitude est celui calculé à partir
des variables mesurées directement. Dans le fichier d'aide fourni avec EES nous trouvons une
équation très répandue qui indique une façon acceptée de quantifier ce type d'incertitude, U.
L'indice Y indique la variable calculée à partir de variables mesurées, X 1 ,X 2 ,--Xi... X n .
L'incertitude de chaque mesure X t est U X r
Les fonctionnalités disponibles dans EES pour déterminer l'incertitude des variables calculées
ont été utilisées.
104
TABLEAU 12 INCERTITUDE DES VARIABLES MESURÉES
105
TABLEAU 13 INCERTITUDE DES VARIABLES CALCULÉES, ESSAI E10
MODE ÉJECTEUR
Représentation Valeur Incertitude
État informatique Unité calculée absolue ± Notes
1 h CM R EN kJ/kg 403.6 0.3
2 h CD R EN kJ/kg 447.8 0.4
3 h CD R SO kJ/kg 255.8 0.4
3 s CD R SO kJ/(kg*K) 1.189 0.005
3a h EJ PR EN kJ/kg 255.8 0.4
3b h3b kJ/kg 249.8 0.4 A
3 s3b kJ/(kg*K) 1.189 0.005
3 x3b 0.2957 0.0022
4 h4 kJ/kg 298.3 1.4 B
4 s4 kJ/(kg*K) 1.371 0.005 B
4 x4 0.5326 0.0071 • B
5 h5 kJ/kg 300 1.5
5 s5 kJ/(kg*K) 1.371 0.005
5 x5 0.5216 0.0073
6 h SE SO bilan SE EV kJ/kg 338.8 3.8
6 x SE SO G 0.7142 0.0190
7 h SE SO L kJ/kg 194.9 0.5
8 h EV R EN kJ/kg 195.3 0.4
8 x EV EN 0.0143 0.0031
9 h EV R SO kJ/kg 402 0.3
9 s EV R SO kJ/(kg*K) 1.754 0.017
9a h EJ SC EN kJ/kg 404.0 0.3
9b h9b kJ/kg 399.8 0.5 A
9b s9b kJ/(kg*K) 1.754 0.017
n.a. COP EG CM 3.23 0.10
n.a. CLre kW 1.69 0.01
n.a. CLEV kW 4.03 0.10
n.a. Q_EV_EG kW 2.34 0.10
n.a. Q_CM kW 1.25 0.03
n.a. CLCD_EAU kW 5.44 0.21
n.a. CLCD_R kW 5.42 0.10
n.a. r = P_SE/P_EJ_SC_EN 1.063 0.021
n.a. io= m_dot_SC/m_dot_PR 0.401 0.018
n.a. m dot PR g/s 28.23 0.53 C
n.a. m dot SC g/s 11.33 0.47
n.a. m dot EJ g/s 39.56 0.71
Notes :
A. Hypothèse que la pression correspond à T_sat = -8°C
B. Hypothèse que h4 » h4_totale.
C. Dans l'interface les fichiers EES m_dot_PR est noté comme m_dot_C25, C25étant le modèle du débitmètre
Micromotion.
106
TABLEAU 14 INCERTITUDE DES VARIABLES CALCULÉES, EC7
MODE CONVENTIONNEL
108
TABLEAU 15 QUALITÉ DU BILAN D'ÉNERGIE, EC7 À EC9, ElO À E12
CÔTÉ EG et EAU
QJEVJEG + CLb!lan_EG_EAU =
kW kW kW kW kW kW
EC7 convent. 3.49 ±0.11 0 1.22 ±0.03 4.71 ±0.12 4.94 ±0.20 -0.24 ±0.23
EC8 convent. 3.50 ±0.11 0 1.21 ±0.03 4.72 ±0.12 4.93 ±0.20 -0.21 ±0.23
EC9 convent. 3.50 ±0.11 0 1.21 ±0.03 4.72 ±0.12 4.94 ±0.20 -0.23 ±0.23
ElO éjecteur 2.34 ±0.10 1.69 ±0.01 1.25 ±0.03 5.28 ±0.10 5.44 ±0.21 -0.16 ±0.24
Eli éjecteur 2.30 ±0.10 1.75 ±0.01 1.26 ±0.03 5.31 ±0.10 5.49 ±0.21 -0.18 ±0.24
E12 éjecteur 2.30 ±0.10 1.73 ±0.01 1.29 ±0.03 5.31 ±0.10 5.48 ±0.21 -0.17 ±0.24
CÔTÉ R134a
CLEV_R + QJ>ilan_R =
CLEV_R Q_re Q_CM Q_re + Q_EV_R+
Essai Mode Unité calculée Q_CM Q_CD_R Qjre +
CLCM -
Q_CD_R
kW kW kW kW kW kW
EC7 convent. 3.58 ±0.08 0 1.22 ±0.03 4.80 ±0.10 4.88 ±0.11 -0.09 ±0.01
EC8 convent. 3.59 ±0.08 0 1.21 ±0.03 4.81 ±0.10 4.88 ±0.11 -0.08 ±0.01
EC9 convent. 3.58 ±0.08 0 1.21 ±0.03 4.79 ±0.10 4.88 ±0.11 -0.09 ±0.01
ElO éjecteur 2.34 ±0.10 1.69 ±0.01 1.25 ±0.03 5.28 ±0.10 5.42 ±0.10 -0.14 ±0.13
Eli éjecteur 2.30 ±0.10 1.75 ±0.01 1.26 ±0.03 5.31 ±0.10 5.41 ±0.10 -0.10 ±0.13
E12 éjecteur 2.30 ±0.10 1.73 ±0.01 1.29 ±0.03 5.31 ±0.10 5.45 ±0.10 -0.14 ±0.13
109
BILAN D'ÉNERGIE MODE BILAN D'ÉNERGIE MODE
CONVENTIONNEL (EC7) ÉJECTEUR(EIO)
•min
r
4.3.3 Evaporateur : croisement des lignes de températures
La mise en place des contre-mesures discutées à la section 3.2.3, telle que l'amélioration
de l'isolation autour de l'évaporateur et la relocalisation du bulbe TXV, ainsi que l'activité de
calibration décrite à la section 3.3 n'ont pas permis l'élimination complète des lignes de
croisement des températures. Pourtant, tel que montré à la Figure 53, ces activités ont réduit
le croisement des températures de 2°C à un niveau de 0.26°C. Sachant que l'évaporateur dans
le montage a été choisi afin d'avoir une certaine capacité excédentaire, il est donc normal que
la température du réfrigérant vapeur sortant de l'évaporateur est presque identique à la
température du mélange de l'eau glycolée qui entre : T EV R SO « T_EV_EG_EN.
110
Suite à l'activité de calibration il y a déjà un terme de correction appliqué à
T_EV_EG_EN de -0.32°C. Une erreur de l'ordre de ± 0.2°C dans le choix de ce terme de
correction pourrait éliminer le croisement de températures. Étant donné les résultats trouvés
pour le bilan d'énergie à la section 4.3.2., nous pouvons déduire que le problème de
croisement des lignes de température à l'évaporateur est effectivement négligeable.
Finalement le léger croisement des lignes de température ne peut provenir que de l'incertitude
sur les mesures de température.
T_EV_R_SQ =
ÉVAPORATEUR 2.2 ±0.2 *C
T_EV_EG_EN =
T_EV_EG_SO =
-0.10 ± 0.05 *C 1.94 ± 0.05 #C
111
4.4 AVENUES D'AMÉLIORATION
112
4.4.2 Bénéficier de la qualité du réfrigérant à l'évaporateur
Le résultat rapporté à la section 4.1.1., d'une augmentation de 11 % dans le COP pour
le mode éjecteur par rapport au mode conventionnel, vient en partie du fait que le réfrigérant
entrant à l'évaporateur est presque complètement liquide, avec un titre autour de 1 %. Par
contraste avec le mode conventionnel, nous trouvons dans le TABLEAU 14 que pour l'essai
EC7 le titre à l'entrée de l'évaporateur, x8, est de 0.3146, ou de 31 %. Plus l'entraînement de
l'éjecteur augmente, plus la partie de l'évaporation complétée à l'évaporateur ne devient
importante. La deuxième partie de l'évaporation totale était réalisée par les éléments de
chauffage. Alors, un caractéristique important de la combinaison d'un éjecteur de d'un
séparateur est de permettre au réfrigérant d'arriver à l'évaporateur quasiment comme liquide
saturé.
D'un point de vue expérimental, le contrôle du débit en mode éjecteur entre la sortie
liquide du séparateur et l'entrée à l'évaporateur était très problématique. La difficulté découle
de la très faible différence de pression entre les deux appareils. Le contrôle se faisait
manuellement avec une combinaison de trois valves en parallèle. Il y a certainement intérêt à
avoir une valve thermostatique conçue pour ce besoin très particulier. Il ne faut pas confondre
cette valve avec une valve de détente traditionnelle car les niveaux de pressions sont
totalement différents. Dans le banc d'essai la valve thermostatique classique fonctionne dans
les conditions suivantes : pression de saturation à 40°C est de 1017 kPa, à -5°C, elle est de
243 kPa, donc la différence est de 774 Pa. Cette différence de pression est de deux ordres de
grandeur supérieure à 17 kPa, qui représente la différence de pression entre le séparateur et
l'évaporateur (cas d'E9). Le besoin d'une valve de contrôle thermostatique à faible différence
de pression à cet endroit n'enlève en rien de l'intérêt d'avoir un éjecteur comme remplacement
de la valve de détente traditionnelle.
Pour le travail futur éventuel sur les éjecteurs, il serait avantageux d'évaluer le besoin
de mesurer directement la qualité du réfrigérant à l'entrée de l'évaporateur. Avec l'indicateur
d'humidité à l'entrée de l'évaporateur, comme indiqué à la Figure 15, il a été constaté
visuellement un ruissèlement du réfrigérant dans un tube plein de gaz, malgré le fait que la
pression à l'entrée de l'évaporateur est presque identique à celle de l'évaporateur.
113
4.4.3 Préciser les besoins en contrôle et stabilité
Dans le montage expérimental actuel le besoin d'amélioration du contrôle se faisait
sentir lors de chaque essai en mode éjecteur. En mode éjecteur, il fallait contrôler
manuellement les valves entre le séparateur et l'évaporateur, ainsi qu'ajuster les rhéostats qui
contrôlent les éléments de chauffage entre la sortie du séparateur et l'entrée du compresseur.
La préoccupation à éviter le débordement ou le vidange du séparateur faisait aussi partie des
défis de contrôle lors des essais en mode éjecteur. Tout travail futur sur le banc d'essai actuel,
ou encore sur d'autres bancs d'essais, devrait débuter par une conception améliorée du
système de contrôle.
La Figure 54 montre un agencement possible d'un montage futur qui pourrait palier
aux défis mentionnés. Dans ce schéma le deuxième évaporateur est montré après le
séparateur. Afin de minimiser les charges de pression, il serait préférable à combiner le
séparateur et le deuxième évaporateur dans une seule unité.
114
CHRISTOPHE!»
SCHÉMA D'UN
,
SYTÈME
.
DE RÉFRIGÉRATION *LEEDD,CK
16 SEPT., 2011
PROPOSÉ À ÉJECTEUR AVEC DEUX
ÉVAPORATEURS
RETOUR DU
RÉFRIGÉRNANT VAPEUR
AU COMPRESSEUR
ARRIVÉE DU
RÉFRIGÉRANT LIQUIDE SÉPARATEUR
DU CONDENSEUR
ÉJEŒUR
ÉVAPORATEUR
SECONDAIRE
ÉVAPORATEUR
PRINCIPAL
EJ
ARRIVÉE D'EAU
GLYCOLÉE DE
LA SOURCE
RETOUR D'EAU
GLYCOLÉE VERS ir-
LA SOURCE
115
CHAPITRE 5 CONCLUSION
Dans le cadre d'un projet de maîtrise en génie mécanique, un banc d'essai d'un
système de réfrigération à éjecteur a été conçu et fabriqué. Le banc d'essai utilise le RI 34a
comme réfrigérant et peut fonctionner en mode conventionnel ou en mode éjecteur. En mode
conventionnel le système de réfrigération opère avec un compresseur, un condenseur, une
valve de détente traditionnelle et un évaporateur. En mode éjecteur, un éjecteur diphasique
relié à un séparateur sert à remplacer la valve de détente traditionnelle. Après un long travail
de mise au point et en utilisant une démarche expérimentale nous avons montré une
amélioration de jusqu'à 11 % dans le COP en mode éjecteur par rapport au COP en mode
conventionnel. La puissance frigorifique nominale à l'évaporateur était de 5 kW, avec une
consigne de -5°C pour le réfrigérant à l'évaporateur et de 40°C au condenseur.
La tuyère de l'éjecteur comporte un double col. Le premier col de la tuyère a une aire
variable selon la position d'un pointeau. Le deuxième col, dont le diamètre est de 1.4 mm, a
une aire fixe. Les expériences montrent que la puissance frigorifique échangée à l'évaporateur
et le débit massique secondaire sont au maximum lorsque les deux cols ont la même aire.
Cette observation appuie l'idée de l'importance de la nucléation dans la tuyère afin
d'augmenter le débit entrainé au secondaire. Le rapport d'entraînement, pourtant, diminue à
mesure que l'ouverture du pointeau grandit.
Le rapport de pression fourni par l'éjecteur est faible, augmentant de façon linéaire
avec le déplacement du pointeau et ayant une valeur maximale de 1.070 pour un ensemble
d'essais complétés. Ce rapport de pression correspond à une augmentation de 17 kPa [2.5 psi]
entre le secondaire et le séparateur. Pour cette même donnée, la pression au séparateur était de
255 kPa et celle au condenseur était de 1118 kPa. L'augmentation de pression à l'entrée du
compresseur, produit par le diffuseur de l'éjecteur, augmente le débit massique primaire et la
puissance frigorifique totale et donc contribue à l'amélioration du COP. Lors des essais la
vitesse du compresseur était limitée à 35 Hz, ou 58 % de la vitesse maximale. Il serait
intéressant, après avoir ajouté plus de capacité en surchauffe, d'évaluer le rapport de pression
maximal de l'éjecteur si le compresseur pouvait fonctionner à son plein régime de 60 Hz.
116
La combinaison de l'éjecteur et du séparateur permet d'avoir un faible titre du
réfrigérant à l'entrée de l'évaporateur. Plus l'entraînement augmente, plus la puissance
frigorifique à l'évaporateur augmente et contribue à l'amélioration dans le COP. Dans le banc
d'essai la puissance totale frigorifique se compose de la somme de la puissance thermique de
l'évaporateur et de la puissance thermique des éléments électriques qui servaient de
surchauffeur. En mode éjecteur, la puissance frigorifique totale était plus importante que la
puissance thermique en mode conventionnel. Ce fait contribuait aussi à l'amélioration
mesurée dans le COP en mode éjecteur. En comparant le mode éjecteur avec le mode
conventionnel, il a été constaté qu'en mode éjecteur l'énergie frigorifique totale spécifique
était plus importante et que le travail spécifique au compresseur était moins important que les
valeurs correspondantes en mode conventionnel.
Des travaux futurs sur les éjecteurs diphasiques doivent résoudre en priorité le
problème du contrôle de la quantité de surchauffe à la sortie du séparateur. Une solution
partielle serait d'améliorer la capacité de cette unité à séparer la phase liquide de la phase
gazeuse. Une autre piste d'amélioration serait de rajouter un deuxième évaporateur après le
séparateur, ou de combiner la fonctionnalité d'un séparateur et de ce deuxième évaporateur
dans un seul appareil. Ensuite, il faut trouver une façon de contrôler la répartition de la
puissance frigorifique dans les deux évaporateurs. Finalement, le deuxième volet de la
recherche future sur les éjecteurs diphasiques doit augmenter le rapport de pression,
commençant par une meilleure modélisation et ensuite vérifiant par expérimentation.
117
débit massique [g/s]
o enb o o u>
o
débit volumétrique (USGPM) o
o o o b b
o o oo b o
o
O O Q
>
O m»
o iiiiiiiiiiiiiiiii ES C O
O iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Rllllllllllllllll
35 •iiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiii |||iimmi||||| i es
o llllllllllllllilllMIIIII III KIIIIII •-* a- m
*<
c llllllltlllll llllll Ul 3 O
>0 o =i liMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII O m m
m% Itlli'lllllllllllilllilli
m» n
c
II N> =i o
09
O HlIllUllllllIllIltllII
p S >-
N» n r
O Sz Iro
llllllllli.MllIlIlllllll o 73 S
O 30
§ (O (O nv o
rn IIIIIIIIIIIICMIIIIIIIII LP
NJ iiiiiiiiiiiiiiit:uiiiiii n» S 5
Si Z
H» i/> iiiiiiiiiimiiiiir'iui 5
VI S z
s • 1 i; m IIIIIIIIIIIIIIIIllllll'H >
* C IIIIIIIIIIIIIIIIIIMIIII Ni 5 X)
s llllllllilllllllllllllill Rllllllllllllllll z O
m n
> lllllllllllllllllllllllll IIK'Illllllllllll N) C
C llllllllilllllllllllllill llllllfMlllllllll U1 70 r-
lllllllllllllllllltllllll IIIIIIIII;«IIIIIII m
llllllllilllllllllllllill iiiiiniiiiuiiii
b lllllllllllllllllllllllll iiiitiiiiiiiiiiiii
o
:*<
; a> !n
: is> ro m u : 0
OJ OJ W U» U> ro N» N> H» »-» »-» ^ sr 2:8! : . 8
.• c§—1 : cr 3 3x
io b* ôo ç> ôo ôo go o (p o po to o 8 cX 1
0 -+
25 Sfi » S y 8 S g 11 » S )ï 2
lA) 8 2S
s| :(0 M 00i i
ÔO S'
^ « 5* : n n 1er
a3 3' fi 3 "i
• O; Ol M (O
-* WIs3 « I-o
<0 0 'û O® Q
O» O S o> £
:
$ tn *s|U> ; vjK> S K é S g $
:*< '
:
«g S "aà ' II œ
' «'tn w
fi)
s-53 -sa « es a g 9 :*< •' D
il $ m S S fil m K) ; C#> pji
8 2 à S S 5Î 5? S to 8> «O ^l N) "T
3 "*J P
O) w i;
OT
InlOun çn Invi enU SA ^ «k (o û) lo
£k £i ^ ^ M M M N N NJ
en 8~ i W M Q IS) !!
ui enVO ut en o
KO KO
2 °2 «
'cr
m m m m enm enm enm enm $ m mN> rnNJ rt I itiIfTiPrn rrii ml S
<£>
• g's * è sg
S S!
O§SS u* fi)
6K> ÔK> è ôNJ <bN> à è w Nï
y = mx + b
COURBE DE CALIBRATION m= 1.8321 y_bar= 3.429
b= -1.012
CIRCUIT ÉVAPORATEUR EAU GLYCOLÉE
DÉBITMÈTRE F2 L'erreur type de l'estimation (SE) =SQRT( 0.00321 / (21-2 ) )
SE= 0.0580
S
a. c
Le coefficient de détermination RA2 = 0.9982
s
3
T
3
XX
4
y= 1.8321x-1.012
R2 = 0.9982 il!! y
USGPM
5.105
X
volts
3.29
yjest (y - y_est)A2 (y-y_bar)A2
USGPM
5.01561 0.00794 Z80865
'S 3 4.903 3.28 4.99729 0.00898 2.17179
5.040 3.27 4.97897 0.00367 2.59443
3 2 5.103 3.27 4.97897 0.01544 2.80369
O> 4.931 3.27 4.97897 0.00233 2.25554
S 1 1.123 1.17 1.13156 0.00007 5.31455
•Cl
•o 1.121 1.16 1.11324 0.00007 5.32423
1.124 1.16 1.11324 0.00012 5.31057
0.5 1.5 2 2.5 3.5 2.177 1.73 2.15753 0.00036 1.56805
2.174 1.72 2.13921 0.00118 1.57548
voltage 2.175 1.73 2.15753 0.00031 1.57176
3.219 2.31 3.22015 0.00000 0.04410
3.246 2.31 3.22015 0.00067 0.03338
3.188 2.3 3.20183 0.00019 0.05790
3.167 2.3 3.20183 0.00123 0.06866
3.144 2.3 3.20183 0.00337 0.08126
4.299 2.86 4.22781 0.00512 0.75785
4.136 2.86 4.22781 0.00835 0.50070
4.243 2.86 4.22781 • 0.00023 0.66301
4.197 2.88 4.26445 ; 0.00460 0.58958
4.191 2.87 4.24613 0.00307 0.58051
3.429 | 0.06731 36.67568
120
ANNEXE B - BORDEREAU DES MATÉRIAUX
FABRICANT ITEM DESCRIPTION QTÉ. FOURNISSEUR
SPORLAN C-163(-S) filtre sécheur, 1 WOLSELEY
(PARKER) ligne 3/8"
121
FABRICANT ITEM DESCRIPTION QTÉ. FOURNISSEUR
HENRY 5021 «Gauge Set Valve, Lower» 2 WOLSELEY
TECHNOLOGIES Valve inférieure pour indicateur
de niveau, 1/2" FPT
HENRY 5022 «Gauge Set Valve, Upper» 2 WOLSELEY
TECHNOLOGIES Valve inférieure pour indicateur
de niveau, 1/2" FPT
HENRY PS95-10 «Gauge Glass», tube en verre 10" 2 WOLSELEY
TECHNOLOGIES pour indicateur de niveau.
Joints d'étanchéité néoprène compris.
HENRY 5230-300psig-R134a Soupape de surpression pour R134a, 1 WOLSELEY
TECHNOLOGIES 300psig.
ARMAFLEX Armaflex 520, colle Isolant pour lignes de réfrigérant, paroi WOLSELEY
1/2", longueurs de 6', selon diamètre
ext. La colle est Armaflex 520.
CARRIER 06DR013CC3150 Compresseur CARLYLE 1 CARRIER CANADA
3 HP, 13.1CFM@1750 RPM, 4 cylindres,
230 Ibs., 575 V, 3 phases
122
FABRICANT ITEM DESCRIPTION QTÉ. FOURNISSEUR
CARRIER CAEXCH06DR0136 remise 1 CARRIER CANADA
123
FABRICANT ITEM DESCRIPTION QTÉ. FOURNISSEUR
COLE-PARMER 002300D Débitmètre "Paddle wheel", 0.8-8 GPM 2 COLE-PARMER
Comme R-32555-81,4-20 mA, 3/4" MPT CANADA
BLUE-WHITE INDUSTRIES, F-2000
MICRO MOTION C25-A Débitmètre à effet de Coriolis. 1
(EMERSON) Numéro de série : 10989,4-20 mA
Ce débitmètre n'est plus fabriqué.
OMEGA P-M-l/10 Sonde de température RTD, 4 OMEGA, CANADA
-1/4-6- 1/4-T-7FT tolérance 1/10 DIN, tige 1/4" dia. x 6",
1/4" MPT, câble PFA de 7 pieds.
OMEGA RTD-NPT-72-E «RTD 1/4" MPT, 1/2" NOSE, CLASS A 3 WIRE» 1 OMEGA, CANADA
RTD classe A, monté dans un puits de
longueur 1/2", filet 1/4" MPT.
OMEGA SA1-RTD-120 «SURFACE RTD, CLASS A 3 WIRE» 9 OMEGA, CANADA
RTD de surface, classe A, trois fils de 120"
124
FABRICANT ITEM DESCRIPTION QTÉ. FOURNISSEUR
ADVANTAGE SK-1035-VE SENTRA modèle SK-1035-VE 1 CHILLERS INC.,
ENGINEERING INC. 575 volts, 3 phases CANADA
20*F est la consigne inférieure
PANASONIC PAF AKT4111100 CONTRÔLEUR DE TEMPÉRATURE 1 FUTECH,
Panasonic KT4 LONGUEUIL
Entrée RTD 3 fils, Sortie 4-20 mA
MOTEURS Soumission 91411 Panneau de contrôle pour compresseur 1 MOTEURS
ÉLECTRIQUES de vitesse variable conçu et fabriqué ÉLECTRIQUES
GOSSELIN par MOTEURS ÉLECTRIQUES GOSSELIN GOSSELIN, SHER.
Lenze ESV222N06TXB Variateur de vitesse ( pour compresseur ) 1 MOTEURS
AC Technology Corporation ÉLECTRIQUES
GOSSELIN, SHER.
McMasterCarr 62805K46 Patte ajustable 4 KINECOR,
(Distributeur) 1/2" -13, longueur 7" SHERBROOKE
AMTROL XTROL-15 Ballon d'expansion, 2 USG, 8" dia. X12 5/8" 1 GROUPE MABURCO,
Utilisé dans le système d'eau glycolée. SHERBROOKE
Noter : Sous dimensionné pour le montage.
GIANT 130E-1R7N Chauffe-eau 22 gallons imp. (100 L) 1 GROUPE MABURCO,
120 v, 1500W SHERBROOKE
Utilisé comme réservoir d'eau glycolée.
WATTS M3174A Valve de surpression, 75 Ibs., 1 GROUPE MABURCO,
3/4" FPT SHERBROOKE
Utilisé pour circuit d'eau glycolée.
OWENS CORNING Fiberglas Isolant de fibre de verre pour tuyaux GROUPE MABURCO,
garni d'une chemise, paroi 25 mm [ 1 po]. SHERBROOKE
(lignes avec chauffage électrique)
125
FABRICANT ITEM DESCRIPTION QTÉ. FOURNISSEUR
CUNO AP101T AQUA PURE «WHOLE HOUSE WATER FILTER» 2 GROUPE MABURCO,
ENGINEERING Système de filtration d'eau résidentiel. SHERBROOKE
CORP.
CUNO AP124 AQUA PURE, cartouche filtre 2 GROUPE MABURCO,
ENGINEERING Filtration nominale 50 microns SHERBROOKE
CORP. Débit nominal 30.3 L {8 USGPM)
SWAGELOK SS-6BG «BELLOWSEALED VALVE» 2 VANNES ET
Vanne à soufflet, compression 3/8" RACCORDS
LAURENTIAN LTÉE.
SWAGELOK SS-600-SET Ensemble de ferrules Swagelok, 3/8" 10 VANNES ET
Paquet de 10 RACCORDS
LAURENTIAN LTÉE.
AC&R S-5885, Séparateur d'huile, flotte remplaceable 1 BEAUDINLEPROHON
(HENRY ou
TECHNOLOGIES) WOLSELEY
PHILIPS PM 2521 «Automatic multimeter» 4 Département
Multimètre Génie mécanique
Unités : 4107,4156,4157,4156 U. de Sherbrooke
STACO INC. TYPE 3 PN 1510 Rhéostat, STACO INC., DAYTON, OHIO 1 Département
Entrée : 120 V, 50/60 Hz, max kva 2.2 Génie mécanique
Sortie :0-140V, UdeS5 8347 U. de Sherbrooke
VARIAC TYPE W20 M Rhéostat., GENERAL RADIO CO., CONCORD 1 Département
Entrée : 120 V, 50/60 Hz, max 20amp Génie mécanique
Sortie :0-140V U. de Sherbrooke
BARNANT 600-1040 «Thermocouple thermometer» 1 Département
COMPANY Thermomètre à thermocouple, modèle Génie mécanique
600-1040, dual J-T-E-K U. de Sherbrooke
126
ANNEXE C - ESSAIS EC7 ET ElO DU 29 MAI, 2011
ESSAI Comp. Condens. Condens. Evapor. Evapor. Sépar. Electeur
Entrée Entrée Sortie Entrée Sortie Sortie gaz. Primaire
EC7 R134a R134a R134a R134a R134a R134a R134a
RTDS RTDS RTDS RTDS RTDS RTDS RTDS
1 2 3 4 5a 6 7
tenps Chn 101 Chn 102 Chn 103 Chn 104 Chn 105 Chn 106 Chn 107
T CM R EN T CD R EN T CD R SO T EV R EN T B/ R SO T SE G
minutes •c •c •c •c °C °C °C
moyenne 5.0 73.3 40.0 -5.1 0.7 22.4 22.6
Ecart. Type 0.07 0.02 0.04 0.03 0.69 0.00 0.01
0.00 5.1 73.3 40.1 -5.1 1.6 22.4 22.6
0.50 5.1 73.3 40.1 -5.1 0.9 22.4 22.6
1.00 5.1 73.3 40.0 -5.1 0.0 22.4 22.6
1.50 5.1 73.3 40.0 -5.1 1.5 22.4 22.6
2.00 5.1 73.2 40.1 -5.1 1.5 22.4 22.6
2.50 5.1 73.3 40.0 -5.1 1.1 22.4 22.6
3.00 5.1 73.3 40.0 -5.1 1.3 22.4 22.6
3.50 5.1 73.3 40.0 -5.2 0.5 22.4 22.6
4.00 5.1 73.3 40.0 -5.2 0.4 22.4 22.6
4.50 5.0 73.3 40.0 -5.1 1.0 22.4 22.6
5.00 5.0 73.3 40.1 -5.1 1.0 22.4 22.6
5.50 5.0 73.3 40.1 -5.1 0.2 22.4 22.6
6.00 5.0 73.3 40.1 -5.1 0.7 22.4 22.6
6.50 5.0 73.3 40.0 -5.1 0.8 22.4 22.6
7.00 5.0 73.3 40.1 -5.1 0.1 22.4 22.6
7.50 4.9 73.2 40.0 -5.1 1.1 22.4 22.6
8.00 4.9 73.2 40.0 -5.1 -1.3 22.4 22.6
8.50 4.9 73.2 40.1 -5.1 0.5 22.4 22.6
9.00 4.9 73.2 40.0 -5.1 -0.5 22.4 22.6
9.50 4.9 73.3 40.0 -5.2 1.1 22.4 22.6
10.00 4.9 73.3 40.1 -5.1 0.6 22.4 22.6
ESSAI Evapor. Evapor. Condens. Condens. Electeur Sépar. Evapor.
Sortie Entrée Entrée Sortie Second. Sortie liq. Sortie
BC7 eau-glycol eau-glycol eau eau R134a R134a R134a
RTDS RTDS RTDS
DM 1 DM2 DIN3 DM4 8 9 5b
temps Chn 108 Chn 109 Chn110 Chn 111 Chn 112 Chn113 Chn 114
T SE L
minutes °C 'C •c •c •C •c •c
moyenne -1.33 1.89 28.66 33.11 22.6 22.5 1.8
Ecart. Type 0.07 0.07 0.04 0.03 0.01 0.00 0.46
0.00 -1.23 1.99 28.73 33.16 22.6 22.5 2.2
0.50 -1.24 1.99 28.65 33.10 22.6 22.5 2.0
1.00 -1.23 1.99 28.63 33.10 22.6 22.5 1.6
1.50 -1.18 2.07 28.62 33.08 22.6 22.5 2.3
2.00 -1.19 2.01 28.65 33.14 22.6 22.5 2.3
2.50 -1.26 1.94 28.73 33.17 22.6 22.5 2.1
3.00 -1.31 1.90 28.64 33.10 22.6 22.5 2.2
3.50 -1.33 1.88 28.71 33.11 22.6 22.5 1.8
4.00 -1.36 1.86 28.64 33.08 22.6 22.5 1.5
4.50 -1.38 1.85 28.58 33.06 22.6 22.5 1.9
5.00 -1.38 1.84 28.63 33.12 22.6 22.5 1.9
5.50 -1.38 1.84 28.68 33.15 22.6 22.5 1.5
6.00 -1.40 1.83 28.65 33.14 22.6 22.5 1.7
6.50 -1.40 1.83 28.63 33.09 22.6 22.5 1.8
7.00 -1.39 1.84 28.57 33.06 22.6 22.5 1.5
7.50 -1.39 1.84 28.67 33.08 22.6 22.5 2.0
8.00 -1.37 1.85 28.66 33.10 22.6 22.5 0.3
8.50 -1.37 1.85 28.71 33.15 22.6 22.5 1.6
9.00 -1.36 1.85 28.72 33.13 22.6 22.5 1.1
9.50 -1.36 1.86 28.67 33.10 22.6 22.5 2.0
10.00 -1.36 1.88 28.63 33.14 22.6 22.5 1.8
127
ESSAI MCRO-M RE1 ET RE3 condenseur Evaporateur
Receveur RE2 Rjits Source
EC7 Sortie (éléments (éléments eau eau-glycol
R134a chauffants) chauffants)
volt volt volt
temps Chn116 Chn 117 Chn118 Chn 119 Chn 120
128
ESSAI Comp. Condens. Condens. Evapor. Evapor. Sépar. Recteur
Entrée Entrée Sortie Bitrée Sortie Sortie gaz. Ftimaire
E10 R134a R134a R134a R134a R134a R134a R134a
KTDS RTDS RTDS RTDS RTDS RTDS RTDS
1 2 3 4 5a 6 7
temps Chn 101 Chn 102 Chn 103 Chn 104 Chn 105 Chn 106 Chn 107
T CM R EN TCORBJ T CD R SO T EV R Bsl TB/ RSO T SE G
minutes •c 'C •c •c •c •c •C
moyenne 5.0 68.4 40.0 -5.2 2.5 -3.1 41.6
Ecart. Type 1.00 0.22 0.09 0.27 0.02 0.14 0.01
0.00 4.9 68.0 39.9 -5.3 2.5 -3.1 41.6
0.50 4.8 68.1 39.8 -5.2 2.5 -3.1 41.6
1.00 4.8 68.1 40.0 -5.0 2.5 -3.0 41.6
1.50 4.8 68.1 40.0 -5.2 2.5 -3.1 41.6
2.00 4.9 68.2 39.9 -5.4 2.5 -3.2 41.6
2.50 4.6 68.3 39.9 -5.2 2.5 -3.1 41.6
3.00 4.2 68.3 40.0 -5.0 2.5 -3.0 41.6
3.50 4.0 68.3 40.0 -5.2 2.5 -3.1 41.6
4.00 3.9 68.3 39.9 -5.4 2.5 -3.2 41.6
4.50 3.7 68.3 39.9 -5.1 2.5 -3.0 41.6
5.00 3.5 68.3 40.1 -4.9 2.5 -2.9 41.6
5.50 3.9 68.3 40.1 -4.8 2.5 -2.9 41.6
6.00 4.9 68.4 40.0 -5.5 2.5 -3.2 41.6
6.50 5.6 68.4 39.8 -5.5 2.5 -3.2 41.6
7.00 5.8 68.5 40.0 -4.9 2.5 -2.9 41.6
7.50 6.0 68.5 40.1 -4.7 2.5 -2.8 41.6
8.00 6.5 68.5 40.1 -4.8 2.5 -2.9 41.6
8.50 7.0 68.6 39.9 -5.5 2.5 -3.2 41.6
9.00 6.8 68.7 39.8 -5.7 2.6 -3.3 41.6
9.50 5.7 68.8 40.0 -5.2 2.6 -3.0 41.6
10.00 5.0 68.8 40.1 -4.9 2.5 -2.9 41.6
129
ESSAI MCRO-M RE1 ET RE3 condenseur Evaporateur
Receveur RE2 ftiits Source
E10 Sortie (éléments (éléments eau eau-glycol
R134a chauffants) chauffants)
volt volt volt
temps Chn116 Chn117 Chn118 Chn 119 Chn 120
130
ANNEXE D - TOUS LES ESSAIS DU 29 MAI, 2011
VALEURS CORRIGÉES
EC1 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 29
EC2 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 29
EC3 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 29
EC4 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 29
EC5 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 29
EC6 CONV. n.a. n.a. 34 29
EC7 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 30
EC8 CONV. n.a. n.a. 34 30
EC9 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 30
EC10 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 30
EC11 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 30
EC12 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 31
EC13 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 31
EC14 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 31
EC15 CONV. n.a. n.a. 34 1.1 31
131
Comp. Condens. Condens. Évapor. Évapor. Sépar. Éjecteur
Entrée Entrée Sortie Entrée Sortie Sortie gaz. Primaire
R134a R134a R134a R134a R134a R134a R134a
RTDS RTDS RTDS RTDS RTDS RTDS RTDS
1 2 3 4 5a 6 7
Chn 101 Chn 102 Chn 103 Chn 104 Chn 105 Chn 106 Chn 107
T_CM_R_EN T_CD_R_EN T_CD_R_SO T_B/__R_EN T_EV_R_SO T_SE_G
ESSAI °C °C °C °
C °C °C °C
VALEURS CORRIGÉES
EC1 3.5 66.1 39.4 -6.1 0.4 20.7 21.0
EC2 3.9 68.3 39.5 -5.6 0.5 20.8 21.1
ËC3 4.4 71.1 39.5 -5.7 1.1 20.9 21.3
EC4 4.3 72.2 39.6 -5.7 0.5 21.0 21.5
EC5 4.2 72.4 39.5 -5.9 0.5 21.2 21.7
EC6 4.3 72.5 39.5 -6.0 0.8 21.1 21.7
EC7 4.4 72.7 39.7 -5.9 0.3 21.2 21.8
EC8 4.4 72.7 39.7 -6.0 0.9 21.3 21.8
EC9 4.4 72.7 39.7 -5.9 0.1 21.3 21.9
EC10 4.5 72.8 39.7 -6.0 0.9 21.3 21.9
EC11 4.4 72.8 39.7 -6.0 1.0 21.4 21.9
EC12 4.7 73.2 39.6 -6.2 1.3 21.3 21.8
EC13 4.9 73.3 39.6 -6.2 1.5 21.4 21.9
EC14 4.8 73.4 39.6 -6.2 1.5 21.5 22.1
EC15 4.9 73.5 39.6 -6.2 1.5 21.7 22.2
132
É\epor. Évapor. Condens. Condens. Éjecteur Sépar. Évapor.
Sortie Entrée Entrée Sortie Second. Sortie liq. Sortie
eau-glycol eau-glycol eau eau R134a R134a R134a
RTD S RTD S RTD S
DIN 1 DIN 2 DIN 3 DIN 4 8 9 5b
Chn 108 Chn 109 Chn 110 Chn 111 Chn 112 Chn 113 Chn 114
T_SE_L
ESSAI °C °C °C °C °C °C °C
VALEURS CORRIGÉES
EC1 -1.71 1.46 28.56 32.90 20.7 18.9 0.7
EC2 -1.22 1.94 28.52 32.96 20.9 19.5 1.0
EC3 -1.19 1.91 28.52 32.96 21.1 20.3 1.3
EC4 -1.28 1.80 28.56 32.99 21.3 20.8 0.9
EC5 -1.23 1.82 28.55 32.97 21.5 21.3 0.9
EC6 -1.17 1.89 28.55 32.93 21.5 21.3 1.0
EC7 -1.14 1.90 28.77 33.11 21.4 21.5 0.8
EC8 -1.10 1.95 28.77 33.10 21.5 21.5 1.1
EC9 -1.15 1.90 28.79 33.13 21.5 21.5 0.7
EC10 -1.05 1.99 28.78 33.11 21.5 21.6 1.2
EC11 -1.09 1.95 28.78 33.11 21.5 21.6 1.2
EC12 -1.16 1.87 28.77 33.04 21.6 21.6 1.4
EC13 -1.06 1.96 28.78 33.07 21.7 21.7 1.6
EC14 -1.10 1.93 28.75 32.99 21.8 21.8 1.5
EC15 -1.05 1.97 28.75 33.00 21.9 22.0 1.6
133
MICRO-M
Receveur RE1 ET RE3 condenseur Eveporateur
Sortie RE2 Puits Source
R134a (éléments (éléments eau eau-glycol
chauffants) chauffants)
volt volt volt
Chn 116 Chn 117 Chn 118 Chn 119 Chn 120
VALEURS CORRIGÉES
EC1 2.74 0.41 0.40 3.02 3.29
EC2 2.77 0.35 0.35 3.01 3.30
EC3 2.70 0.25 0.28 3.01 3.29
EC4 2.69 0.26 0.26 3.01 3.30
EC5 2.68 0.28 0.28 3.02 3.29
EC6 2.68 0.28 0.27 3.02 3.30
EC7 2.68 0.26 0.30 3.05 3.29
EC8 2.68 0.31 0.33 3.05 3.29
EC9 2.68 0.30 0.30 3.05 3.29
EC10 2.68 0.28 0.30 3.05 3.29
EC11 2.68 0.32 0.33 3.05 3.29
EC12 2.65 0.75 0.75 3.11 3.28
EC13 2.65 0.43 0.43 311 3.29
EC14 2.65 0.37 0.38 3.21 329
EC15 2.65 0.31 0.33 3.10 3.29
134
Évaporateur Sépar. Éjecteur Éjecteur Condens.
Sortie Sortie Second. Primaire Entrée
R134a R134a R134a R134a R134a
Gaz Gaz Gaz Liquide Gaz
psia psia psia psia psia
Chn 136 Chn 137 Chn 138 Chn 139 Chn 140
ESSAI
VALEURS CORRIGÉES
EC1 34.1 79.7 79.8 157.5 160.9
EC2 34.7 81.2 81.4 158.3 161.7
EC3 34.6 83.4 83.6 158.1 161.5
EC4 34.6 85.2 85.3 158.2 161.6
EC5 34.5 86.7 86.8 158.1 161.4
EC6 34.4 87.0 87.2 157.8 161.2
EC7 34.5 87.6 87.7 158.6 162.0
EC8 34.4 87.7 87.8 158.6 161.9
EC9 34.4 87.7 87.9 158.7 162.1
EC10 34.4 87.8 87.9 158.7 162.0
EC11 34.4 87.9 88.0 158.6 161.9
EC12 34.2 63.8 63.9 158.3 162.0
EC13 34.2 63.9 64.0 158.4 162.1
EC14 34.2 63.9 64.0 158.1 161.8
EC15 34.2 .63.9 64.0 158.2 161.8
135
temps COP COP Q Q Q Q
en EG_CM R_CM re EV EV_R EV_EG
fonction
kW kW kW kW
heures
ESSAI
VALEURS CORRIGÉES
EC1 0.67 3.32 3.39 0.00 3.72 3.72 3.64
EC2 1.00 3.12 3.23 0.00 3.78 3.78 3.64
EC3 1.63 3.00 3.07 0.00 3.65 3.65 3.56
EC4 2.63 2.93 2.98 0.00 3.61 3.61 3.55
EC5 5.63 2.89 2.96 0.00 3.59 3.59 3.50
EC6 10.63 2.91 2.97 0.00 3.60 3.60 3.53
EC7 21.63 2.87 2.95 0.00 3.58 3.58 3.49
EC8 22.63 2.88 2.96 0.00 3.59 3.59 3.50
EC9 23.63 2.88 2.95 0.00 3.58 3.58 3.50
EC10 24.63 2.87 2.96 0.00 3.59 3.59 3.49
EC11 25.63 2.87 2.95 0.00 3.60 3.60 3.49
EC12 46.63 2.89 2.96 0.00 3.54 3.54 3.47
EC13 47.63 2.90 2.96 0.00 3.55 3.55 3.47
EC14 49.63 2.89 2.95 0.00 3.55 3.55 3.48
EC15 50.63 2.88 2.95 0.00 3.55 3.55 3.47
136
Q Q Q
CM CD_EAU CD_R
kW kW kW
ESSAI
VALEURS CORRIGÉES
EC1 1.10 4.88 4.89
EC2 1.17 4.98 5.02
EC3 1.19 4.98 4.91
EC4 1.21 4.96 4.90
EC5 1.21 4.97 4.88
EC6 1.21 4.93 4.89
EC7 1.22 4.94 4.88
EC8 1.22 4.93 4.88
EC9 1.21 4.94 4.88
EC10 1.22 4.93 4.89
EC11 1.22 4.93 4.89
EC12 1.20 4.98 4.81
EC13 1.20 5.00 4.82
EC14 1.20 5.14 4.82
EC15 1.20 4.94 4.82
137
m_dot_PR se m_dot_EJ x_SE_SO_G
E
r
o
h)
P_SE/ m_dot_SC /
P_EJ_SCJEN m_dot_PR
g/s g/s g/s
ESSAI
VALEURS CORRIGÉES
EC1 25.64
EC2 26.07
EC3 25.07
EC4 24.93
EC5 24.78
EC6 24.78
EC7 24.78
EC8 24.78
EC9 24.78 -
EC10 24.78
EC11 24.78
EC12 24.35
EC13 24.35
EC14 24.35
EC15 24.35
138
ANNEXE E - CARTE D'ACQUISITION DE
DONNÉES
Le but de cette annexe est de présenter des détails supplémentaires qui seraient
pratiques si jamais il y aurait des modifications sur le banc d'essai. La Figure 55 montre
comment lés RTD à trois fils utilisés dans le banc d'essai sont branchés dans la carte
d'acquisition Keithley 7708. La carte 7708 comporte 40 canaux, où chaque canal est doté
d'une borne « H », ou haut potentiel, et d'une borne identifié « L » pour le bas potentiel. En
général, les sondes RTD nécessitent deux canaux chaque. Une particularité de la carte 7708
est que les 40 canaux sont en effet organisés en 20 paires, où le canal 1 et jumelé avec le canal
21, le canal 2 avec le canal 22, et ainsi de suite. Alors, les sondes RTD de 3 ou 4 fils doivent
forcement être branches dans des canaux jumelés. Les sondes à deux fils, tel que les
débitmètres et les transducteurs de pression, sont branchées dans les canaux qui restent après
l'installation des RTDs. Figure 56 montre le branchement complet de la carte.
BRANCHEMENT DE RTD
Cavalier, ou
RTD RTD
« jumper »
3 FILS 4 FILS
Schéma de branchement pour RTD 3 fils Schéma de branchement pour RTD 4 fils
RTO..S 8
RTD_S 8 12 L rouge
RTD_S 9
RTD_S 9 13 L rouge
RTD_S 5b
RTD S 5b 14 L rouge
. Notes:
L Les RTD utilisent deux cannaux chaque. Sur la carte 7706de KEITHEIY, les sondes qui utilisent deux cannaux sont Jumetlées de la façon suivante;
Cannai 1est avec Cannai 21,2 avec 22,3 avec 23 etc.
2. Le RTD_NPT 4 ne parait pasici parc* que cette sonde est branchée sur le contrôleur Panasonic KT4 qui contrôle lavalve proportionnelle.
3. C:\AAAKR\PROJETI-JECTEUR\KEITHLEY
D = 2*r2
Écoulement
141
Le but de cette section est de créer une fonction de l'aire de passage pour le réfrigérant
entre la surface du pointeau et la tuyère. Cette fonction doit avoir comme paramètre
indépendant « l'ouverture » du pointeau « x », où x = 0 est la position du pointeau
complètement fermé. L'aire de passage correspond à la surface d'un fhistum, une tranche
parallèle d'un cône. Voici les définitions nécessaires à cette démonstration :
A = 2itrs (D.l)
rl+r2
r= (D.2)
2
s = x • sinfi (D.3)
rl = ^ - s - cosp (D.4)
(D.5)
Alors, dans le banc d'essai avec D=4.2102 mm et p=20°, nous avons ...
142
Maintenant, sachant que le col fixe a une aire de 1.54 mm2, nous pourrions placer cette valeur
dans l'équation D.8 afin de trouver la position du pointeau où les deux cols auraient la même
aire.
1.54 = 4.52381 x — 0.34533 x 2
0.34533 x2 - 4.52381 x + 1.54 = 0
Ceci est de la forme suivante,
ax 2 + bx + c = 0
où
2
x = —b ± Vô — 4ac
2a
_ -(-4.52381) ± V(-4.52381)2 - 4(0.34533)(1.54)
2(0.34533)
x = 0.3498 et x = 12.75 mm
Lorsque le pointeau est ouvert au delà d'une certaine valeur de x, la valeur de s est au
maximum. Cette valeur de x est la suivante :
D/2
x= r^r
tan (a)
4.2101/2
* " tan (90° - 20°)
x = 0.766 mm
Alors, nous pouvons en conclure que x = 0.35 mm correspond à l'ouverture du pointeau où
les deux cols ont la même aire. Une ouverture du pointeau plus que 0.35 mm laisse le col fixe
limiter l'aire de passage à 1.54 mm2.
143
ANNEXE G projet_r134a_v9a.EES
"Christopher Reddick"
"CONCEPTION ET CONSTRUCTION D'UN SYSTÈME DE RÉFRIGÉRATION À ÉJECTEUR"
"Le 06 juillet, 2011."
"projet_r134a_v9a.EES"
"Le but principal de ce programme est de dimensionner la tuyauterie du circuit R134a pour le banc d'essai."
"Le but secondaire est d'approximer les débits de masse et de chaleur ainsi que le COP du banc d'essai."
"Hypothèses
"1. Régime permanent."
"2. Nous supposons que la valeur posée pour la température au séparateur sera proche à la valeur mesurée."
"3. Nous supposons que le séparateur est 100% efficace dans la séparation du liquide et du gaz."
"4. Détente isenthalpique dans la valve de détente traditionnelle."
"5. L'enthalpie et la l'enthalpie totale sont presque égale au point 5. Cette hypothèse n'affecte pas le choix de
tuyaux."
"Christopher Reddick"
"Première calculation du cycle avec R134a"
"Les valeurs retournées par la fonction EnthalpyO sont très proches aux valeurs de Cengel et Boles"
{
Définition des points, où chaque point correspond à l'état thermodynamique de R134a.
1. Entrée du compresseur
2. Sortie du compresseur
3. Sortie du condenseur et entrée primaire de l'éjecteur.
3b. Sortie de la tuyère motrice dans l'éjecteur.
4. Sortie de la zone de mélange dans l'éjecteur (Ce point n'est pas utilisé directement de ces calculs)
5. Sortie du diffuseur dans l'éjecteur
6. Sortie de gaz du séparateur.
7. Sortie liquide du séparateur et entrée au détendeur manuel.
8. Sortie du détendeur manuel et entrée à l'évaporateur.
9. Sortie de l'évaporateur et entrée du secondaire à l'éjecteur.
9b. Sortie du secondaire dans l'éjecteur.
}
"Dans la section suivante le but est de comparer les enthalpies calculées par EES avec les valeurs dans la
graphique ASHRAE"
"Noter la différence entre la base de référence en EES par rapport à ASHRAE."
"Pour l'enthalpie ASHRAE = hf_EES + 148.14, en KJ/kg"
"Pour l'entropie: sf_ASHRAE = sf_EES + 0.7956, en KJ/kg*K"
144
{ Nomenclature
L = liquide G = gaz
T = Température P = Pression
vl = Voltage Q = Puissance thermique
m_dot = débit massique v_dot = débit volumétrique
rho = densité ( liquide )
}
d3_od = 3/8 "Diamètre d3 en pouces: 1/4 nomimal, 3/8 od. cuivre classe L"
d3 =0.315/39.37
145
d9 = d1
"Un tuyau de d1 .nom = 1 1/2 inch donne une vitesse v1=2.6 m/s" "Ligne d'aspiration au compresseur"
"Un tuyau de d1 .nom = 1 1/4 inch donne une vitesse v1=3.7 m/s"
"Un tuyau de d1 .nom = 1 inch donne une vitesse v1=5.6 m/s'
"Un tuyau de d1 .nom = 3/4 inchi donne une vitesse v1=9.5 m/s"
"Un tuyau de d1 .nom ss 5/8 inch donne une vitesse v1=13.22 m/s"
"Un tuyau de d1_.nom — 1/2 inch donne une vitesse v1=19.72 m/s"
=
"Un tuyau de d2 .nom 3/4 inch donne une vitesse v2=2.4 m/s"
"Un tuyau de d2 .nom = 5/8 inch donne une vitesse v2=3.3 m/s"
"Un tuyau de d2 .nom = 1/2 inch donne une vitesse v2=4.9 m/s"
"Un tuyau de d2 .nom = 3/8 inch donne une vitesse v2=7.9 m/s"
"Un tuyau de d2_.nom = 1/4 inch donne une vitesse v2=15.38 m/s"
=
"Un tuyau de d3 .nom 5/8 inch donne une vitesse v3=0.14 m/s"
"Un tuyau de d3 .nom = 1/2 inch donne une vitesse v3=0.21 m/s"
"Un tuyau de d3 .nom = 3/8 inch donne une vitesse v3=0.33 m/s"
"Un tuyau de d3 .nom = 1/4 inch donne une vitesse v3=0.62 m/s"
146
h8 = h7 "Détendeur isenthalpique"
x8 = Quality( R134a, T=T_EV, h=h8 )
s8 = Entropy( R134a, T=T_EV, h=h8)
rho_8_f = Density( R134a, T=T_EV, X=0 )
rho_8_g = Density( R134a, T=T_EV, X=1 )
rho_8 = rho_8_f * (1-x8) + rho_8_g *x8
v8 = m_dot_EV * 4 / (rho_8 * PI * d8**2)
147
m dot EV * h9 + m dot CD * h3 = m dot 5 * h5 Bilan d'énergie autour de l'éjecteur"
"Ici nous supposons que h5 est presque
égale à h5_total.'
"Cette section vise à permettre une vérification avec la graphique ASHRAE de Pression versus Enthalpy"
h1 ASHRAE = h1 + 148.14
h2_ASHRAE = h2 + 148.14
h3 ASHRAE =h3+148.14
h3b ASHRAE = h3b + 148.14
s5_ASHRAE = s5 + 0.7956
s6_ASHRAE = s6 + 0.7956
s7_ASHRAE = s7 + 0.7956
s8_ASHRAE = s8 + 0.7956
s9 ASHRAE = S9 + 0.7956
148
File:C:\AAA JCR\EES_XR\projet_r134a_v9a.EES 23/09/2011 9:30:48 AM Page 1
EES Ver. 8.904: #82: Educational version distritxrted by McGraw-Hïl
SOLUTION
Unit SetUngs: Si C kPa fcJ ma*s 4*0
COP » 1812 d1 « 0.01994 [m] d1od « 0.875 pnch]
02 «0.01384 [m] d2«j «0.625 pnch] d3 « 0.008001 [m]
d3co « 0.01092 pnch] d3coj>d » 0.5 pnch] d3od «0.375 pnch]
d5 « 0.03213 (m] d6 «0.1143 [m] d7 « 0.008001 [m]
d7od «0.375 pnch] dS «0.008001 [m] «Boa « 0.375 pnch]
d9 «0.01904 (m) d9c<xi « 0.875 pnch] ddod « 0.875 pnch]
ffcM « 0.8146 h1 » 247.6 [KJAja hlASHME « 395.7 [kJ/kg]
h2 « 284.1 [kJ/kg] h2s = 277.3 [kJ/kg] h2*SHRAE « 432.2 [kJ/kg]
h3 « 108.3 [kJ/kg] h3b« 100.4 [kJ/kfl] h3b*SHRAt « 248,5 [kJ/kg]
h3*SHRAE • 256.4 [kJ/kg] h5 « 163.6 [kJ/kg] hSASHwe* 3117 [kJ/kg]
h6 » 247.6 [kJ/kg] h6*SHR« « 395.7 (kJ/kg) h7 -45.15 [kJ/kg]
h7ASMft*£ « 193.3 [kJ/kg] h8 * 45.15 [kJ/kg] hSASHRAE « 193.3 [kJ/kg]
h9 «241.5 [kJ/kg] h9*SHRA6 = 389.7 [kJ/kg] * «0.00001267 [kg/(m*a)]
ms - 0.06136 [kg/*] mco «0.0359 [kg/s] mev « 0.02546 [kg/s]
P1 » 243.5 [kPa] P2 » 1017 [kPa] P3 « 1017 [kPa]
P3b «164 [kPa] P5 « 243.5 [kPa] P7 « 243.5 [kPa]
P9 « 164 [kPa] Ôco« 6.312 [KW] ÔOA « 1.312 [kW]
6ev«5 [kW] « * 12.07 [kg/m9] * 46.43 [kg/m3]
•a» « 48.28 [kg/m3] !» « 1147 [kg/m3] 9 » 551.2 [kg/m*]
•ii « 1311 [kg/m*} « 12.07 [kg/m*] (9 «1311 [kg/m3]
a « 1259 [kg/m5] (jU « 1343 [kg/m3] >*s « 8.288 [kg/m3]
•U> » 8.288 [kg/m3] 81 «0.9345 [kJ/k»-K] SIASMRAE « 1.73 [kJAg-K]
<2 * 0.9345 [kJ/kg-K] »2ASMW£ « 1.73 [kJ/kg-K] s3 «0.3949 [kJ/kg-K]
s3b = 0.3949 [kJ/kg-K] »3bASHR*£ « 1.191 [kJ/kg-K] $3ASHR*£ « 1.191 [kJ/kg-K]
s5 «0.6213 [kJ/kg-K] S5MHMC « 1.417 [kJ/kg-K] «6 « 0.9345 [kJ/kg-K]
S6ASHRAE « 1.73 [kJ/kg-KJ •7 « 0.1798 [kJ/kg-K] *7/WWRW « 0.9754 [kJ/kg-K]
$8 « 0.1809 [kJ/kg-K] s8mhr*e « 0.9765 [kJ/kg-K] •9 «0.9345 [kJ/kg-K]
89*SHRAE • 1.73 [kJ/kg-K] T2 «51.56 Î*C] T2s » 46.36 pC]
T3b4 « -15 rC} T5 «-5 TC] « 4.177
Tco « 40 PC] Tev »-15 [*C] Tse «-5 rci
v1 « 9.523 [m/s] v2 «5.138 {m/a] v2s « 4.941 [m/a]
v3 » 0.6227 [rn/s] v3co * 0.3342 [m/a] v5 «0.1373 [m/8]
v7 « 0.3862 [m/s] v8 « 0.4022 [m/a] v9 « 9.84 [m/s]
x3b «0.3265 x5 «0.585 x8 « 0.06289
149
ANNEXE H 29_mai_2011_M0DE_C0NVENTI0NNEL_C0RRIGE_INCERTITUDE_R4.EES
"Christopher Reddick"
"CONCEPTION, CONSTRUCTION ET ANALYSE D'UN SYSTÈME DE RÉFRIGÉRATION A ÉJECTEUR"
"Le 25 août, 2011."
"29_mai_2011_MODE_CONVENTIONNEL_CORRIGE_INCERTITUDE_R4.EES"
"Le but principal de ce programme est de faire un bilan d'énergie et de masse et de calculer le COP en mode
conventionnel."
"Dans la section suivante le but est de comparer les enthalpies calculées par EES avec les valeurs dans la
graphique ASHRAE"
"Pour l'enthalpie ASHRAE = hf_EES + 148.14, en KJ/kg "
"Pour l'entropie: sf ASHRAE = sf_EES + 0.7956, en KJ/kg*K "
{
Pendant le mois de mai 2011 trois éléments chauffants ont été installé entre la sortie du séparateur
et l'entrée du compresseur.
Voici les résistances, mesurées à 21°C le 02 mai. RE1 = 23.85 ohms, RE2 = 36.46 ohms, RE3 = 24.95 ohms.
RE1 et RE2 sont installées en paralèlle et connectées à un rhéostat. RE3 est connectée à une deuxième
rhéostat.
CONSIGNES:
SENTRA : 34 pour EC1 à EC11
Compresseur CARLYLE : 35 hz
PANASONIC KT4 : 27.8°C pour EC1 à EC6 28.0°C pour EC7 à EC15
Cibles : -5°C R134a à l'entrée de l'évaporateur, 40°C R134a à la sortie du condenseur.
Eau 4 USGPM, Eau glycolée 5 USGPM
EC1 : 1h 20 min en marche... EC15: 5Ôh38 min en marche
Les données de l'essai EC1 à EC15 sont RUN1 à RUN15 dans la table.
{
Noter : Le jeudi 03 février et le vendredi 04 février 2011 nous avons engagé un frigoriste
( Michel Auger ) de BeaudinLeProhon afin d'effectuer des modifications sur le
banc d'essai.
150
b) À la sortie du séparateur, installation d'une nouvelle valve (SWAGELOK 6BG) en parallèle avec
la valve à aiguille (PARKER 6A-NLL-NE-SS-V), en vue de minimiser la différence de pression entre
la sortie du séparateur et l'entrée de l'évaporateur.
c) Changement de la tuyauterie pour le circuit à R134a afin de placer l'accumulateur en amont du
compresseur. C'est à dire, protéger le compresseur du liquide dans n'importe quel mode
d'opération.
d) Sur le séparateur, relier le point supérieur de l'indicateur de niveau au couvercle du sépartateur. Ici
on vise à éliminer les bulles dans le tube en verre lors l'éjecteur est utilisé.
e) Remplacement du séparateur d'huile défectueux REFRIGERATION RESEARCH 8409 avec une
unité de HENRY, un AC&R S-5885
{
Hypothèses:
1) Régime permanent.
2) Évolution à pression constante dans l'évaporateur, P_EV_R_SO.
3) La pression à la sortie du condenseur est la pression de saturation de la température mesurée à la sortie.
Noter que cette hypothèse implique qu'il n'y a pas de sous-refroidissement au condenseur
4) Tuyaux et équipements bien isolés ( adiabatique )
5) Détente isenthalpique entre la sortie du condenseur jusqu'à l'entrée de de la valve de détente traditionnelle.
5) Détente isenthalpique dans la valve de détente traditionnelle.
6) Chute de pression négligeable entre la sortie de l'évaporateur et l'entrée du compresseur.
Notes:
1) Les enthalpies calculées par EES seront modifiées afin d'avoir la même base que celle de ASHRAE.
}
{ Nomenclature
151
"La section de code suivante est nécessaire àfin de convertir les mesures en psia en kPa."
"CONDENSEUR ET ÉVAPORATEUR"
{
Courbe de calibration faite avec R134a le 15 décembre 2010.
Pour le débit massique de R134a passant dans le condenseur, nous utilisons le MICROMOTION C25.
Afin d'analyser la propagation d'erreur, introduire m dot C25 directement comme une donnée
et entrer l'incertitude dans la table UNCERTAINTY PROPAGATION TABLE.
m_dot_C25 =14.374 * vl_C25_R - 13.741 [g/s]
}
"CONDENSEUR"
"Afin d'analyser la propagation d'erreur, introduire v_dot_CD_EAU_USGPM directement comme une donnée"
"et entrer l'incertitude dans la table UNCERTAINTY PROPAGATION TABLE"
"EVAPORATEUR"
m_dot_EV_R = m_dot_C25
h_EV_R_EN = h_CD_R_SO
152
x_EV_EN = Quality( R134a, T = T_EV_R_EN , h = h_EV_R_EN -148.14 )
"Afin d'analyser la propagation d'erreur, introduire v_dot_EV_EG_USGPM directement comme une donnée"
"et entrer l'incertitude dans la table UNCERTAINTY PROPAGATION TABLE"
"ÉJECTEUR"
"L'éjecteur n'est pas utilisé en mode conventionnel."
"COMPRESSEUR"
P CM_R_EN = P_EV_R_SO "Supposition que la chute de pression est négligeable ici."
h_CM_R_EN = Enthalpy( R134a, T = T_CM_R_EN , P = P_CM_R_EN ) + 148.14
[kJ/kg]
"Les lignes suivantes sont des vérifications du choix de comment on calcule l'enthalpie h_CM_R_EN"
h_CM_R_EN_T_SAT = Enthalpy( R134a, x = 1,T = T CM R EN ) +148.14
[kJ/kg]
h_CM_R_EN P SAT = Enthalpy( R134a, x = 1, P = P_CM_R_EN ) +148.14
[kJ/kg]
h_CM_R_SO = h_CD_R_EN
Q_CM = m_dot_C25 /1000 * ( h_CM_R_SO - h_CM_R_EN )
"Les lignes suivantes nous donnent une façon de quantifier la qualité de notre bilan d'énergie."
"En mode CONVENTIONNEL il n'y a pas de Q re, mais nous allons l'utiliser ici afin de rester très"
"compatible avec le fichier 29_mai_2011_MODE_EJECTEUR_INCERTITUDE_CORRIGE_R4.EES"
Q_EV_EG_re_CM = Q_EV_EG + Q_CM "côté source, puissance rajoutée"
153
File:2e_mai_2011_MODE_CONVENT)ONNEL_CORRIGEJNCERT1TUDE_R4.EES 23/09/2011 10:07:54 AM Pafle 1
EES Ver. 6.904: #82: Educatkmal version distributed by McGraw-HiR
rcj I*oBJ (volt] (volt) [ptia] (p*ia) [p*i«] [kP«] fkPa) [kPaj
Run 1 18.9 2.74 3.02 3.29 34.1 79.7 160.9 235.2 «9.7 1001
Run 2 19.5 2.77 3.01 3.3 34.7 81.2 161.7 239.3 560.1 1004
Run 3 20.3 2.7 3.01 3.29 34.6 83.4 161.5 238.7 575.3 1004
Run 4 20.8 2.69 3.01 3.3 34.6 85.2 161.6 238.7 587.7 1006
Run 5 21.3 2.68 3.02 3.29 34.5 86.7 161.4 238 598 1004
Run 6 21.3 2.68 3.02 A3 34.4 87 161.2 237.3 6001 1004
Run 7 21.5 2.68 3.05 329 34.5 87.6 162 238 604.2 1009
Run 8 21.5 268 305 3.29 34.4 87 7 161.9 237.3 604.9 1009
Run 9 21.5 2.68 3.05 3,29 34.4 87.7 162.1 237.3 6049 1009
Run 10 21.6 2.68 3.05 329 34.4 87.8 162 237.3 605.6 1009
Run 11 21.6 2.68 3.05 329 34.4 87 9 161.9 2373 600.3 1009
Run 12 21.6 2.65 3.11 3.28 34.2 63.8 ' 162 235 9 440.1 1006
Run 13 21.7 2.65 3.11 3.29 34.2 63.9 162.1 235.9 440.8 1006
Run 14 21.8 2.65 3.21 329 34.2 63.9 161.8 235.9 440.8 1006
Run 15 22 2.65 3.1 3.29 34.2 63.9 161.8 235.9 440.8 1006
154
File:29_mai_2011_MODE_CONVENTtONNEL_CORRIGEJNCERTITUDE_R4.E£S 23/09/201110:07:55 AM Page 2
EES V«r. 8.904: #92: Education al version distributod by McGraw-HiH
PiomtoisJâfihL TiU»4(s»fl.
VCOXAU.USOPM Vfev,es,uaofM CP«IW me» hcv.KÊN hçDMMO "•VJWSN
[tmopm] [usgpm] fliJ/fltg-C)! (kg/m^) ^•1 IkMkg} fkJ/kO] pu*9j
PircmKrts ilsvsnâ
h«v.*.«o hCIUUM.T«AT fccMUUO *CMt*0 sev,R.» *iv,w Qtvn
Run 1 3.64 4 886 4.882 1.098 4.737 4.817 •0.1445 -0.06881 3.316
Run 2 3.641 5.023 4 975 1.169 4.81 4.946 •0.1648 -0.0769 3.116
Run 3 3559 4.906 4 975 1.188 4747 4.834 -0.2273 -0.07174 2.996
Run 4 3.549 4.904 4.963 1.212 4.761 4.822 •0.2019 -0,08215 2.927
Run 5 3.502 4.884 4.972 1.213 4.715 4.804 •0.2573 •0.07948 2888
Run 6 3.526 4.887 4927 1.213 4 739 4.812 •0.1877 -0.07516 2.906
Run 7 349 4.883 4.941 1.215 4 705 4 795 •0.2358 •0.08808 2874
Run 8 3.502 4.883 4.93 1.214 4.716 4.808 •0.2131 -0.07516 2.884
Run 9 3.502 4882 4.941 1.214 4.716 4.79 •0.225 •0.09235 2 885
Run 10 3.49 4.885 4 93 1.215 4.705 4.808 •0.2244 •0.0773 2.874
Run 11 3.49 4.886 4.93 1.217 4.708 4.813 •0.222 •0.07301 2868
Run 12 3.466 4.814 4.978 1.199 4.665 4.743 •0.3133 -0.07169 2.891
Run 13 3.467 4.817 5.001 1.197 4.664 4.745 •0.3368 -0.07169 2.897
Run 14 3.479 482 5135 1.202 4.681 4.751 -0.4533 -0.06958 2.893
Run 15 3.467 4.823 4.935 1.203 4.67 4.751 •0.2641 •0.07169 2883
155
File:28_maiJ2011_MODE_CONVENTlONNEL._CORRIGEJNCERT1TUDE_R4.EES 23/08/2011 10:07:55 AM Page 3
EES Ver. 8.904: «82: Educational version diêtributed by McGraw-Hifl
156
ANNEXE I 29_mai_2011 _M0DE_EJECTEUR_C0RRIGE_INCERTITUDE_R4 .EES
r
"Christopher Reddick"
"CONCEPTION, CONSTRUCTION ET ANALYSE D'UN SYSTÈME DE RÉFRIGÉRATION A ÉJECTEUR"
"Le 26 août, 2011."
"29_mai_2011_MODE_EJECTEUR_CORRIGEJNCERTITUDE_R4.EES"
"Le but principal de ce programme est de faire un bilan d'énergie et de masse et de calculer le COP en mode
éjecteur."
"Dans la section suivante le but est de comparer les enthalpies calculées par EES avec les valeurs dans la
graphique ASHRAE"
"Pour l'enthalpie ASHRAE = hf EES + 148.14, en KJ/kg"
"Pour l'entropie: sf_ASHRAE = sf_EES + 0.7956, en KJ/kg*K"
{
Pendant le mois de mai 2011 trois éléments chauffants ont été installés entre la sortie du séparateur
et l'entrée du compresseur.
Voici les résistances, mesurées à 21°C le 02 mai. RE1 = 23.85 ohms, RE2 = 36.46 ohms, RE3 = 24.95 ohms.
RE1 et RE2 sont installée en paralèlle et connectées à un rhéostat. RE3 est connectée à une deuxième rhéostat.
CONSIGNES:
Essais E1, E2, E3, E4, E5, E6, E7, E8, E9, E10, E11, E12
SENTRA (F) 34
Compresseur CARLYLE : 35 hz
PANASONIC KT4 (°C) : Variait de 26.9 à 27.4 °C en vue de maintenir T_CD_R_SO à 40°C
Ouverture du pointeau
en millième de pouce 12, 12, 12, 14, 14, 14, 16, 16, 16, 15, 15, 15
Noter : Avec l'ouverture du pointeau à zéro, la lecture sur le mircomètre était de 0.080 inch.
Alors, une ouverture de 0.014" serait avec le vernier à (0.075" + 0.019").
157
{
Noter : Le mardi 08 mars, le figoriste ( Michel Auger ) de BeaudinLeProhon a terminé des modifications
sur le banc d'essai.
Les modifications :
a) Agrandir la ligne de 3/8 à 5/8 ACR de diamètre extérieur entre la sortie de liquide
du séparateur et l'entrée à l'évaporateur.
b) Agrandir les valves dans la même ligne en a). Maintenant il y a 2 valves
SWAGELOK 6BG et une valve la bille. Ces valves sont en parallèles.
c) Relocaliser la sonde de température RTD à la sortie de l'évaporateur afin
d'avoir une meilleure lecture et d'éviter le croisement de températures.
d) Ajouter une petite quantité d'huile ( 1/2 Litre ) au compresseur.
c) Réparer la petite fuite dans le côté eau glycolée de l'évaporateur.
{
Hypothèses:
1) Régime permanent
2) Évolution à pression constante dans l'évaporateur, P_EV_R_SO.
3) La pression à la sortie du condenseur est la pression de saturation de la température mesurée à la sortie.
Noter que cette hypothèse implique qu'il n'y a pas de sous-refroidissement au condenseur
4) Tuyaux et équipements bien isolés ( adiabatique )
5) Détente isenthalpique dans le détendeur manuel entre le séparateur et l'entrée de l'évaporateur.
6) Chute de pression négligeable entre la sortie de l'évaporateur et l'entrée du compresseur.
7) Supposons que pour les essais que les états 4, 3b, 9b et 5 correspond à la pression
de saturation de -8°C
8) Supposons que dans la section de mélange de l'éjecteur que l'enthalpie est presque égale à l'enthalpie totale.
Notes:
1) Les enthalpies calculées par EES seront modifiées afin d'avoir la même base que celle de ASHRAE.
}
{
Définition des points, où chaque point correspond à l'état thermodynamique du R134a.
1. Entrée du compresseur
2. Sortie du compresseur
3. Sortie du condenseur et entrée primaire de l'éjecteur.
3b. Sortie de la tuyère motrice dans l'éjecteur.
158
4. Sortie de la zone de mélange dans l'éjecteur (Ce point n'est pas utilisé directement de ces calculs)
5. Sortie du diffuseur dans l'éjecteur
6. Sortie de gaz du séparateur.
7. Sortie liquide du séparateur et entrée au détendeur manuel.
8. Sortie du détendeur manuel et entrée à l'évaporateur.
9. Sortie de l'évaporateur et entrée du secondaire à l'éjecteur.
9b. Sortie du secondaire dans l'éjecteur.
}
"La section de code suivante est nécessaire àfin de convertir les mesures en psia en kPa."
"CONDENSEUR ET ÉVAPORATEUR"
{
Courbe de calibration faite avec R134a le 15 décembre 2010.
Pour le débit massique de R134a passant dans le condenseur, nous utilisons le MICROMOTION C25.
Afin d'analyser la propagation d'erreur, introduire m_dot_C25 directement comme une donnée
et entrer l'incertitude dans la table UNCERTAINTY PROPAGATION TABLE.
m dot_C25 = 14.374 * vl_C25_R - 13.741 [g/s]
}
"CONDENSEUR"
m_dot_CD_R = m_dot_C25
h_CD_R_EN = Enthalpy( R134a, T = T_CD_R_EN , P = P_CD_R_EN ) +148.14 [kJ/kg]
h_CD_R_SO = Enthalpy( R134a, T = T CD R SO , x=0 ) + 148.14 [kJ/kg]
P_CD_SO = Pressure( R134a, T = T_CD_R_SO , x=0 )
"Afin d'analyser la propagation d'erreur, introduire v_dot_CD EAU_USGPM directement comme une donnée"
"et entrer l'incertitude dans la table UNCERTAINTY PROPAGATION TABLE"
Q_CD EAU = v_dot_CD_EAU_USGPM * 3.7854 * (rho EAU/1000) * Cp_EAU /60 *(T CD_EAU_SO -
T_CD_EAU_EN)
159
"EVAPORATEUR"
"Faire une approximation du titre à l'entrée de l'évaporateur, si jamais il n'est pas 0,"
"Supposons que l'enthalpie est égale à h_SE_SO_l, mais à la température T_EV R EN."
x_EV_EN = Quality( R134a, h = h SE_SO_L-148.14, T = T_EV_R_EN )
"En MODE_EJECTEUR il n'y a pas de débitmètre pour le réfrigérant qui passe dans l'évaporateur."
"Alors, nous supposons qu'il n'y a pas de perte de chaleur vers l'environnement dans l'évaporateur"
Q_EV_R=Q_EV_EG
"Afin d'analyser la propagation d'erreur, introduire v_dot_EV_EG_USGPM directement comme une donnée"
"et entrer l'incertitude dans la table UNCERTAINTY PROPAGATION TABLE"
"ÉJECTEUR"
oméga = m_dot_EV_R / m_dot_CD_R
r = P_SE / P_EJ_SC_EN
h_EJ_PR_EN = h_CD_R_SO
160
"Pour l'enthalpie ASHRAE = hf_EES + 148.14, en KJ/kg"
"Pour l'entropie: sf_ASHRAE = sfJSES + 0.7956, en KJ/kg*K"
"Faisons un bilan d'énergie très simpliste ici afin de calculer l'enthalpie au point 4."
"SÉPARATEUR"
"Noter : Dans l'analyse préliminaire il a été supposé avec tort que le titre du gaz sortant"
"du séparateur était 1, ou 100% gaz. Alors le code x1 à la fin de h_SE_SO_G_x1"
"montre la valeur originale. Un peu plus loin la valeur de h_SE_SO_G_bilan_SE_EV"
"va montrer une valeur de h_SE_SO_G beaucoup plus réaliste."
h_SE_SO_G = h_SE_SO_G_bilan_SE_EV
"Calculer les enthalpies au séparateur d'une autre façon afin de vérifier l'information basée sur la pression."
h_SE_SO_L_T_SAT = Enthalpy( R134a, X = 0, T = T_SE_L ) +148.14 [kJ/kg]
h_SE_SO_G_T_SAT = Enthalpy( R134a, X = 1, T= T_SE_G ) +148.14 [kJ/kg]
161
"ÉLÉMENTS DE CHAUFFAGE"
re1 = 23.85 "ohms"
re2 = 36.46 "ohms"
re3 = 24.95 "ohms"
"Afin de bien cerner une valeur de x_6 réaliste, faisons un bilan d'énergie autour de "
"l'éjecteur, le séparateur et l'évaporateur."
"Supposons vitesses négligeable à l'entrée de l'éjecteur et la sortie du séparateur."
"Avoir une idée de la puissance frigorifique potentielle qui sort non utilisée du séparateur."
"Cette valeur était utiliée dans les essais précidents afin d'approximer la quantité de chauffage"
"additionnel qu'il faudra ajouter après le séparateur et avant le compresseur."
Q_SE_pot = (m_dot_C25/1000) • ( h_SE_SO_G_x1 - h_SE_SO_G_bilan_SE_EV )
"Maintenant^ suite à une demande à comprendre le bilan d'énergie au point où l'éjecteur entre"
"dans le séparateur."
"Bilan avec les sorties du séparateur, mais prenant h_SE_SO_G_bilan SE EV comme meilleure valeur."
( m dot_C25 + m_dot_EV_R ) * h_tot_SE_EN SE_bilan_SE_£V = m_dot_C25 * h_SE_SO_G_bilan_SE_EV +
m_dot_EV_R * h_SE_SO_L
"COMPRESSEUR"
P_CM_R_EN = P_SE
T CM_R_SO = T_CD_R_EN
P_CM_R_SO = P_CD_R_EN
"Sur la graphique de Pression versus Enthalpie le placement des point est plus facil avec des densités."
162
rho_CM_SO = Density( R134a, T = T_CM_R_SO , P = P_CM_R_SO )
"Les lignes suivantes sont des vérifications du choix de comment on calcule l'enthalpie h_CM_R EN"
h_CM_R_EN_T_SAT = Enthalpy( R134a, x = 1, T = T_CM_R_EN ) +148.14 [kJ/kg]
h_CM_R_EN_P_SAT = Enthalpy( R134a, x = 1, P = P_CM_R_EN ) +148.14 [kJ/kg]
h_CM_R_SO = h_CD_R_EN
Q_CM = m_dot_C25 /1000 * ( h_CM_R_SO - h_CM_R_EN )
"Les lignes suivantes font partie de l'analyse d'incertitude avec le UNCERTIAINTY PROGAGATION TABLE."
m_dot_EJ = m_dot_C25 + m_dot_EV_R "Débit massique dans la section de mélange."
Q_EV = Q_EV_R + Q_re "Puissance frigorifique qui entre dans le COP."
"Les lignes suivantes nous donnent une façon de quantifier la qualité de notre bilan d'énergie."
Q_EV_EG_re_CM = Q_EV_EG + Q_re + Q_CM "côté source, puissance rajoutée"
163
F«8:29_mai_2011_MODE_EJECTEUR_CORRIGEJNCERTITUDE_R4.EeS 22/09/2011 4:04:03 PM Page 1
EES Ver. 8.804: #82: Educational version distributed by McGraw-HHI
Run 1 28.13 32.7 4.6 -4.9 2.8 116.3 94.93 3.04 3.29 35.1
Run 2 2822 32.84 4.6 -4.7 28 116.4 97.66 3.04 3.29 35 3
Run 3 28.17 32.8 4.7 -4.7 Z81 116 97.68 3.04 3.29 35.1
Run 4 28.04 32.78 5 -4.1 2.86 125.8 92.2 3.04 3.29 35.1
Run 5 27.94 32.7 5.1 -4.1 2.85 125.6 89.85 3.04 3.29 35
Run 6 27.92 32.68 5 -4.1 2.86 125.2 89.69 3.04 3.29 35
Run 7 27.59 32.45 4.5 -3.2 2.93 127.1 129.2 3.04 3.29 35.1
Run 8 27.54 324 4.5 -3.3 292 127.3 129.8 3.04 3.29 35
Run 9 2757 32.44 4.5 -32 292 126.7 1292 3.04 3.29 35.1
Run 10 27.68 32.49 4.5 -3.5 292 127.8 117.6 3.03 3.29 35
Run 11 27.67 32.51 4.5 -34 2.91 126.4 126 5 3.04 329 35
Run 12 27.69 32.52 4.5 -3.4 2.92 127 123 3.04 3.29 35
Run 1 35.4 34.8 158 161.7 242.1 244.2 240 1090 1115
Run 2 35,7 35 158.8 182.4 2435 246.2 241.4 1095 1120
Run 3 35.7 34.7 158.6 162.3 2421 2462 239.3 1094 1119
Run 4 36.4 34.8 159.1 162.8 242.1 2511 240 1097 1123
Run 5 36 4 34.7 158.7 162.5 2414 2511 239.3 1095 1121
Run 6 36.4 34.7 188,6 162,4 241.4 251.1 239.3 1094 1120
Run 7 36.9 34.7 158.5 162,5 242.1 254.5 239.3 1093 1121
Run 8 37.2 34.7 157.8 162 241.4 256 6 2393 1088 1117
Run 9 37.2 34.7 157.9 162.2 2421 256 6 239.3 1089 1119
Run 10 36.9 34.7 157.8 162.1 2414 254.5 239.3 1088 1118
Run 11 37 34.7 158.1 162.4 241.4 2552 2393 1091 1120
Run 12 37 34.7 158.1 162.4 2414 2552 239 3 1091 1120
164
Rle:29_mai_2011_MODE_EJECTEUR_CORRIGEJNCERTlTUDE_R4.EES 22/09/2011 4:04:04 PM Page 2
EES Ver. 8.804: i»2. EducatJonal version dtetributed by McGraw-HM
Run 2 217.1 217.1 217.1 4.314 & 016 4.183 996.1 26.51
Run 3 217.1 217.1 217.1 4.314 5.016 4.183 9962 26.6S
Run 4 217.1 217.1 217.1 4.314 5.016 4183 996.2 27.37
Run 5 217.1 217.1 217.1 4.314 5.016 4.183 996.2 27.22
Run 6 217.1 217.1 217.1 4.314 5.016 4.183 998.2 27.37
Run 7 217.1 217.1 217.1 4.314 5.016 4.183 9963 28.37
Run 8 217.1 217.1 217.1 4.314 5016 4 183 996.3 28.23
Run 9 217.1 217.1 217.1 4.314 5016 4.183 996.3 28.23
Run 10 217,1 217.1 217.1 4.297 5.016 4.183 9963 28.23
Run 11 217.1 217.1 217.1 4.314 5.016 4.183 996.3 2809
Run 12 217.1 217.1 217.1 4.314 5.016 4.183 996.3 28 23
Run 1 11.79 383 0.4446 1017 22.89 11.58 47.09 249.7 3014
Run 2 11.86 38.37 0.4473 1.02 22.78 11.68 4714 249.9 301.7
Run 3 11.8 38.45 0.4428 1.029 22.68 11.7 46 96 2498 301.4
Run 4 11.96 39.33 0.4369 1.046 23.54 11.91 47.33 249.9 301.1
Run 5 11.95 39.17 0.4391 1.049 23.28 11.92 47.15 2499 301.3
Run 6 1201 39.38 0.4389 1.049 22 93 11.94 47.09 249.9 30» 3
Run 7 10.96 39.33 0.3865 1.063 24.81 12.13 47.54 249 8 2971
Run 8 10.84 39.07 0.384 1.072 24.59 12.25 47.34 249 8 2969
Run 9 10.91 39.14 0.3864 1.072 24.42 12.26 4741 2498 297.1
Run 10 11.33 39.56 04014 1.063 24.51 12.11 47.6 249.8 2983
Run 11 11.12 39.21 0.3957 1066 24.8 1214 47.53 249.9 298
Run 12 11.12 39.35 03938 1.066 24.68 12.15 47.41 249.9 2978
Run 1 302.7 0.2951 0.5477 054 1.188 1.383 1.753 399.6 4494 255 7
Run 2 303.1 0.2963 0.5496 0.5414 1.189 1.385 1.753 399.5 450.2 256
Run 3 3028 0.2957 0.6477 0.5395 1.189 1.383 1.753 399.6 450.8 2558
Run 4 302.7 0.2963 0.5465 0.5369 1189 1.382 1.753 3996 449.9 256
Run 5 302.9 02963 0.5474 0.5378 1.189 1.383 1754 399.8 450.3 256
Run 6 302.9 0.2963 0.5472 0.5376 1.189 1.383 1.754 399.7 450.4 256
Run 7 298.8 0.2957 05271 0.5159 1.189 1.367 1.754 399.7 448.6 2558
Run 8 298.7 0.2957 05261 0.5143 1.189 1.366 1.754 399.9 448 7 2558
Run 9 298 9 0.2957 0.527 0.5153 1189 1.367 1.754 399 7 448.7 255.8
Run 10 300 0.2957 0.5326 0.5216 1.189 1.371 1.754 399.8 447.8 255.8
Run 11 299.7 0,2963 0.5311 0.5198 1.189 1.37 1.754 399.8 448.5 256
Run 12 299.5 0.2963 0.5303 0.519 1.189 1.37 1.754 399.8 449 256
165
File:29_mai_2011_M0DE_EJECTEUR_C0RRIGE_INCERT1TUDE_R4.EES 22/09/20114:04:04 PM Page 3
EES Ver. 8.904: #92: EducaBonal vereion distrfbuted by McGraw-Hil
166
File:29_mai_2011_MODE_EJECTEUR_CORRIGEJNCERTfTUDE_R4.EES 22/09/2011 4:04:04 PM Pag» 4
EES Ver. 8.904: «82: EducaUonal version dstributed by McGraw-HM
QlwaiifO.IAU COP^c-
[kWJ (kWj
Run 1 •0.2189 •0.1719 3.108
Run 2 -0.2193 •0.1284 3.08
Run 3 •0.2168 •0.1627 2.992
Run 4 •0.2 •0.1326 3.117
Run 5 •0.2365 •0.1268 3082
Run 6 •0.2144 •01371 3036
Run 7 •0.1772 •01328 3154
Run 8 •0.1821 -0.1152 3.127
Run 9 -0.1978 -0.119 3.117
Run 10 -0.1568 •0.1409 3.229
Run 11 •0.1838 •0.1014 3.212
Run 12 •0.1713 •0.1422 3.128
167
LISTE DES RÉFÉRENCES
[1] Abdulateef, J. M., Sopian, K., Alghoul, M. A. et Sulaiman, M. Y. (2008). Review on solar-
driven ejector réfrigération technologies. Renewable and Sustainable Energy Reviews.
[2] Alexis, G. K. (2005). Exergy analysis of ejector-refrigeration cycle using water as working
fluid. International Journal of Energy Research, volume 29, numéro 2, p. 95-105.
[6] Bartosiewicz, Y., Aidoun, Z., Desevaux, P. et Mercadier, Y. (2005). Numerical and
experimental investigations on supersonic ejectors. International Journal of Heat and
Fluid Flow, volume 26, numéro 1, p. 56-70.
[8] Brunin, O., Feidt, M. et Hivet, B. (1997). Comparison of the working domains of some
compression heat pumps and a compression-absorption heat pump. International Journal
of Réfrigération, volume 20, numéro 5, p. 308-18.
[9] Chaiwongsa, P. et Wongwises, S. (2007). Effect of throat diameters of the ejector on the
performance of the réfrigération cycle using a two-phase ejector as an expansion device.
International Journal of Réfrigération, volume 30, numéro 4, p. 601-608.
[12] Da-Wen Sun (1996). Variable geometry ejectors and their applications in ejector
réfrigération systems. Energy, volume 21, numéro 10, p. 919-29.
168
[13] Da-Wen Sun (1997). Solar powered combined ejector-vapour compression cycle for air
conditioning and réfrigération. Energy Conversion and Management, volume 38, numéro
5, p. 479-91.
[14] Deng, J., Jiang, P., Lu, T. et Lu, W. (2007). Particular characteristics of transcritical C02
réfrigération cycle with an ejector. Applied Thermal Engineering, volume 27, numéro 2-
3, p. 381-388.
[16] Dostie, M. (juillet 1988). Contribution à l'étude des débits critiques multiphases et à la
modélistion des éjecteurs. Thèse de doctorat, Université de Sherbrooke, 328 p.
[17] Duchesne, E. (mars 1994). Étude expérimentale des thermopompes à éjecteur avec
écoulements diphasiques. Mémoire de maîtrise, Université de Sherbrooke, 176 p.
[18] Eames, I. W., Aphornratana, S. et Haider, H. (1995). Theoretical and experimental study
of a small-scale steam jet refrigerator. International Journal of Réfrigération, volume 18,
numéro 6, p. 378-386.
[20] Fisher, R. C. et Ziebur, A. D. (1975). Calculus and analytic geometry, 3 édition. Prentice-
Hall, New Jersey, U.S.A, 817 p.
[21] Hamidi, Z. (décembre 1989). Développement d'un banc d'essai d'une thermopompe à
éjecteur. Etude expérimentale et modélisation. Mémoire de maîtrise, Université de
Sherbrooke, 158 p.
[22] Harrell, G. S. et Kornhauser, A. A. (1995). Performance tests of a two phase ejector. Dans
Proceedings of 30th Intersociety Energy Conversion Engineering Conférence, volume 3.
ASME, New York, NY, USA, p. 49-53.
[24] Lear, W. E., Sherif, S. A. et Steadham, J. M. (2000). Design considérations of jet pumps
with supersonic two-phase flow and shocks for réfrigération and thermal management
applications. International Journal of Energy Research, volume 24, numéro 15, p. 1373-
1389.
169
[25] Menegay, P. et Kornhauser, A. A. (1994). Ejector expansion réfrigération cycle with
underexpanded motive nozzle. Dans Proceedings of 29th Intersociety Energy Conversion
Engineering Conférence - IECEC'94, volume 2. AIAA, Washington, DC, USA, p. 915-
20.
[27] Meyer, A. J., Harms, T. M. et Dobson, R. T. (2009). Steam jet ejector cooling powered by
waste or solar heat. Renewable Energy, volume 34, numéro 1, p. 297-306.
[29] Munday, J. T. et Bagster, D. F. (1977). New Ejector Theory Applied to Steam Jet
Réfrigération. Dans, volume 16, p. 429-436.
[31] Nehdi, E., Kairouani, L. et Bouzaina, M. (2007). Performance analysis of the vapour
compression cycle using ejector as an expander. International Journal of Energy
Research, volume 31, numéro 4, p. 364-375.
[32] Nguyen, M. (avril 1977). Pompe à chaleur actionnée par éjecteur. Mémoire de maîtrise,
Université de Sherbrooke, 125 p.
[33] Ogata, G., Takeuchi, H. et Yamamoto, Y. (2005). Ejector décompression device 1-14 p.
[34] Oliveira, A. C., Afonso, C., Matos, J., Riffat, S., Nguyen, M. et Doherty, P. (2002). A
combined heat and power system for buildings driven by solar energy and gas. Applied
Thermal Engineering, volume 22, numéro 6, p. 587-593.
[35] Ouzzane, M. et Aidoun, Z. (2003). Model development and numerical procédure for
detailed ejector analysis and design. Applied Thermal Engineering, volume 23, numéro
18, p. 2337-2351.
[36] Pianthong, K., Seehanam, W., Behnia, M., Sriveerakul, T. et Aphornratana, S. (2007).
Investigation and improvement of ejector réfrigération system using computational fluid
dynamics technique. Energy Conversion and Management, volume 48, numéro 9, p.
2556-2564.
170
[38] Sakai, T., Nomura, S. et Takeuchi, H. (2004). Ejector décompression device with throttle
controllable nozzle, 1-12 p.
[42] Takeuchi, H. (2005). Ejector with throttle controllable nozzle and ejector cycle using the
same, 1-10 p.
[43] Takeuchi, H., Kume, Y., Oshitani, H. et Ogata, G. (2004). Ejector cycle system, 1-33 p.
[44] Takeuchi, H., Nishijima, H. et Ikemoto, T. (2004). World's first high efïiciency
réfrigération cycle with two-phase ejector: "Ejector cycle". Dans Developments in
Automotive Climate Control Technology, p. 39-42.
[49] Yari, M. (2008). Exergetic analysis of the vapour compression réfrigération cycle using
ejector as an expander. International Journal of Exergy, volume 5, numéro 3, p. 326-340.
[50] Yu, J. et Li, Y. (2007). A theoretical study of a novel regenerative ejector réfrigération
cycle. International Journal of Réfrigération, volume 30, numéro 3, p. 464-470.
171
[51] Yu, J., Ren, Y., Chen, H. et Li, Y. (2007). Applying mechanical subcooling to ejector
réfrigération cycle for improving the coefficient of performance. Energy Conversion and
Management, volume 48, numéro 4, p. 1193-1199.
[52] Zhu, Y., Cai, W. et Wen, C. (2007). Development of control model for critical opération
ejector. Dans ICIEA 2007: 2007 Second IEEE Conférence on Industrial Electronics and
Applications; ICIEA 2007. Institute of Electrical and Electronics Engineers Computer
Society, Piscataway, NJ 08855-1331, United States, p. 905-909.
172