Modelisation
Modelisation
Durée : 6 heures
Dans le cas où un(e) candidat(e) repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il (elle) le signale trèslisiblement sur
sa copie, propose la correction et poursuit l’épreuve en conséquence.
De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, il vous est demandé de la (ou les)mentionner
explicitement.
NB : La copie que vous rendrez ne devra, conformément au principe d’anonymat, comporter aucun signe distinctif, tel que nom,
signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé comporte notamment la
rédaction d’un projet ou d’une note, vous devrez impérativement vous abstenir de signer ou de l’identifier.
SESSION 2014
Épreuve de modélisation
Documents remis
Sujet pages 2 à 43
Document technique page 36
Documents réponses pages 38 à 43
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Prothèse de genou active 1P360
Contexte de l’étude
L’amputation est une intervention chirurgicale qui consiste en l’ablation d’un membre. Les
causes d’une amputation sont multiples :
- les maladies telles que l’insuffisance artérielle des membres, le diabète, le tabac,
certaines infections osseuses ou des tissus et certaines tumeurs ;
- les accidents domestiques (brûlures, gelures, …), de la route ou du travail ;
- …
La figure 2 propose, d’une part, la définition des différentes amputations réalisables sur un
membre inférieur et, d’autre part, la répartition de ce type d’intervention chirurgicale pour
les membres inférieurs.
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Bilatérale :
6%
Autres : 4 %
Trans-fémorale
38%
Trans-tibiale
52%
1. Désarticulation de la hanche
2. Amputation trans-fémorale
3. Désarticulation du genou
4. Amputation trans-tibiale
5. Amputation de Syme
Figure 2. Zones d’amputation des membres inférieurs et termes associés (à gauche) et répartition des
amputations des membres inférieurs (à droite)
Le genou prothétique doit donc pallier les pertes fonctionnelles occasionnées par
l’amputation.
Dans une première approche, l’appareillage (prothèse) a pour objectif principal de
permettre à l’amputé d’un membre inférieur de retrouver les fonctionnalités du membre
amputé, à savoir :
- retrouver une station debout stable ;
- pouvoir se déplacer sur un sol plat.
En dépit des progrès réalisés, le port d’une prothèse, par sa conception, occasionne
encore de nombreuses pathologies. En effet, les prothèses induisent des phénomènes de
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compensation au niveau des articulations du membre résiduel (fémur amputé) et du
membre controlatéral (membre sain restant).
Pour les sujets sains, la réaction du sol est compensée par les muscles du genou.
L’amputé, privé de ces muscles, doit compenser avec ses membres résiduel et
controlatéral. Ces compensations, qui prennent la forme d’efforts ou de couples, génèrent
une détérioration fonctionnelle précoce des articulations de la hanche et du genou du
membre controlatéral.
Les nouvelles prothèses doivent donc permettre au sujet amputé de retrouver sa mobilité
mais doivent également permettre de retrouver une marche proche de la marche
asymptomatique définie comme étant la marche pratiquée par les sujets sains, afin de
limiter les phénomènes de compensation.
Études proposées
Les études proposées dans les différentes parties du sujet sont donc structurées autour
de la problématique globale identifiée ci-dessus. Elles s’intéressent à la modélisation de la
marche asymptomatique identifiée comme l’objectif à atteindre, puis à l’analyse
comparative des marches asymptomatique et prothétique des amputés trans-fémoraux
ainsi qu’à l’identification des conséquences fonctionnelles d’une amputation. Ensuite, la
description du fonctionnement et l’élaboration d’un modèle de la prothèse de genou 1P360
permettent de valider par simulation la pertinence des solutions techniques
retenues. Enfin, le dimensionnement d’un des principaux organes de la prothèse, la tige
du vérin du module pneumatique, est étudié.
Une dernière partie clôt le sujet à travers l’élaboration d’une synthèse décrivant et justifiant
la démarche mise en œuvre pour répondre à la problématique globale.
Tous les développements de calculs seront réalisés sous forme littérale avant d’effectuer
l’application numérique le cas échéant. Les résultats seront encadrés sur la copie.
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1. Description et modélisation de la marche asymptomatique
Sens déplacement
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phase 2, dite phase d’appui sur la jambe droite. Elle débute lors du décollement
des orteils du pied gauche. Lors de cette phase, le haut du corps pivote de l’arrière
vers l’avant. Deux sous-phases sont différenciées, à savoir
sous-phase 2.1, pivotement du haut du corps. Elle se termine lorsque le
centre de gravité du haut du corps est situé à la verticale de l’avant du
pied droit ;
sous-phase 2.2, poursuite du pivotement du haut du corps jusqu’au contact
du talon du pied gauche avec le sol ;
phase 3, cette phase correspond au deuxième double appui. Son rôle est le
transfert du poids vers la nouvelle jambe (ici, jambe gauche) en phase d’appui et la
propulsion du corps vers l’avant ;
phase 4, phase pendulaire ou oscillante de la jambe droite. Elle débute lors du
décollement des orteils du pied droit et doit permettre au membre oscillant de
passer devant sans toucher le sol. Cette phase se décompose en trois sous-
phases, à savoir
sous-phase 4.1, cette sous-phase débute lors du décollement des orteils et
se poursuit jusqu’au passage du pied oscillant droit à côté du pied gauche en
contact avec le sol ;
sous-phase 4.2, cette sous-phase est la continuité de la précédente et se
termine lorsque le tibia de la jambe gauche est vertical ;
sous-phase 4.3, cette sous-phase correspond à la fin de la phase
d’oscillation de la jambe droite. Elle se termine par le contact du talon du pied
droit avec le sol.
La marche est donc constituée de mouvements périodiques des membres inférieurs. La
figure 4 définit les mouvements de flexion et d’extension associés à la hanche et au
genou.
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Ensemble des états dans lequel peut
État être le système étudié au cours de son État
fonctionnement.
État qui indique l’état de départ du
État initial
diagramme.
État qui indique l’état de fin du
État final
diagramme.
Évènement discret permettant le Évènement
Évènement
changement d’état.
Figure 5. Éléments utilisés dans la construction d’un diagramme états-transitions
État 1
Évènement 1 Évènement 2
État 2
Les organes intervenant dans la marche sont listés dans le tableau de la figure 8.
Il est responsable de la dégradation des aliments en
protéines, glucides, sels minéraux, oligo-éléments, …
Appareil digestif
Il assure également le passage de ces éléments dans le
sang.
Cortex frontal Il traite, décide et élabore les commandes.
Cortex pariétal Il capte les informations sensorielles.
postérieur
Moëlle épinière Elle transmet les messages du cerveau au reste du corps.
Muscles Ils actionnent les articulations.
7/43
Nerfs sensitifs moteur Ils transmettent les informations.
Ils permettent la transformation finale des protéines,
Processus biochimiques
glucides avant utilisation par les muscles.
Figure 8. Organes intervenant dans la marche humaine
Les fonctions remplies par ces organes peuvent être rapprochées de celles remplies par
les éléments constitutifs de tout système, à savoir :
actionneur ;
capteur ;
conditionneur de capteur ;
effecteur ;
interface de commande ;
interface de puissance ;
pré-actionneur ;
transmetteur ;
unité de traitement.
2
4
1 B
3
M M’
L
Le point A représente le centre de rotation des deux membres inférieurs par rapport aux
hanches qui sont considérées fixes. Les points M et M’ représentent les points de contact
entre chacun des deux membres inférieurs et le sol.
Les positions angulaires des deux membres sont décrites à l’aide des deux paramètres
angulaires 1 et 2 définis par les figures géométrales (figure 10). Ces angles
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correspondent à la rotation des deux membres inférieurs dans le cas où le genou est
bloqué et n’autorise aucune flexion.
y1 y y
y2
x1 x2
1 x 2 x
A A
Figure 10. Figures géométrales définissant la position respective des segments 1 et 2
Données géométriques
Jambe 1 Repère R1( A, x1, y1, z1 ) , orthonormé direct L1 1 m ,
(Segment 1) ( ) ( )
AM = -L1 y 1 , Angle 1 = x, x1 = y, y1 -15 <1< 0°
Question 3 : à partir du schéma proposé figure 9, représenter, sur un même schéma, les
trois positions remarquables permettant de définir un pas. Déterminer alors la longueur L
et en déduire la longueur d’un pas Lpas.
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Question 4 : pour chacune des trois vitesses de marche définies ci-dessus, déterminer la
cadence de marche en pas/min pour une longueur du membre inférieur de 1 m.
x G21
z
Segment 11
1 Genou 2
2
Genou 1 B Segment 22
G22
G1
Segment 12
3 C
M
Sol
Lors du franchissement d’un pas, le contact entre le talon de la jambe 1 et le sol est
modélisé par une liaison pivot parfaite d’axe (M, z ).
Le tableau de la figure 15 regroupe les données géométriques, massiques et inertielles
nécessaires à l’étude.
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Solide Paramètres géométriques Paramètres cinétiques
Hanche 0 Repère R 0 ( A, x , y , z )
Jambe 1
Fémur 1 Centre de gravité G1
(segment 11) Repère R1( A, x1, y1, z1 )
Masse : m1
et tibia péroné 1 AM = -L1 y1, AG 1 = -b1 y1, G1M = -a1 y1 Moment d’inertie en G1, en
(segment 12)
genou 1 verrouillé
( ) ( )
Angle 1 = x, x1 = y, y1 projection suivant z : I1
Jambe 2
Centre de gravité G21
Repère R 2 ( A, x 2 , y 2 , z 2 ) Masse : m21
Fémur uuur uur uuuur uur uuuur uur
AB -L2 y 2 , AG21 -b2 y 2 , G21B -a2 y 2 Moment d’inertie en G21,
(segment 21)
( ) (
Angle 2 = x, x 2 = y, y 2 ) en projection suivant z :
I21
Centre de gravité G22
Repère R 3 (B, x 3 , y 3 , z 3 ) Masse : m22
Tibia-péroné uuur uur uuuur uur uuuur uur
BC -L3 y 3 , BG22 -b3 y 3 , G22C -a3 y 3 Moment d’inertie en G22,
(segment 22)
Angle 3 x, x3 y, y 3 en projection suivant z :
I22
Figure 15. Tableau regroupant les données géométriques, massiques et inertielles de chaque segment
Question 6 : déterminer les puissances associées aux actions mécaniques s’exerçant sur
le modèle à trois segments. À l’aide du formalisme de Lagrange, écrire l’équation de
Lagrange associée à l’angle 3 sous la forme
J &
31
& J &
1
& J &
32 2
& N &2 N &2 N &2 K -C ,
33 3 31 1 32 2 33 3 3 3
où les termes J31, J32, J33, N31, N32, N33 et K3 seront exprimés en fonction des paramètres
géométriques et cinétiques regroupés dans le tableau de la figure 15.
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La résolution complète aboutit à l’écriture de trois équations différentielles décrivant les
comportements dynamiques des trois segments.
Les dynamiques de ces membres sont décrites à l’aide des mêmes équations
différentielles établies ci-dessus. En revanche, la structure et la composition de la
prothèse induit une modification des paramètres géométrique et cinétique. De plus,
l’amputation trans-fémorale induisant la suppression de l’articulation du genou et d’une
partie des os, des muscles et des tendons de la cuisse, il devient impossible pour le
patient amputé de générer le couple C 22 / 21 qui contrôle la flexion-extension de l’ensemble
tibia-péroné.
La partie suivante a pour objectif d’analyser les modifications de la marche induites par
une amputation trans-fémorale.
Ainsi lors de l’initiation de la phase pendulaire, le sujet amputé, privé de son genou et
d’une partie de ses muscles de cuisse, ne peut mobiliser sa prothèse qu’à partir des
muscles de sa hanche.
L’amorce de la phase de flexion est donc réalisée par l’application d’un couple à la
hanche. Ce couple à la hanche génère l’accélération nécessaire à la flexion du genou
prothétique du fait des effets inertiels. Le retour en extension du genou prothétique est
réalisé par la génération d’un couple à la hanche opposé.
Les différents patients amputés ayant participé à ces expérimentations sont équipés de
prothèses passives.
Figure 16. Comparaison des vitesses de marche naturelle et de consommation énergétique pour
différents types d’amputations
Question 7 : analyser les performances des différents groupes en termes de vitesse de
marche naturelle et de consommation d’oxygène. En déduire les conséquences d’une
amputation.
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(a)
(b)
Figure 17. Évolution du maximum de la composante longitudinale de l’effort appliqué sur le sol (a) et
du couple de flexion imposé à la hanche (b) en fonction de la vitesse de marche
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Genou asymptomatique Genou prothétique passif
Angle de flexion genou
Vitesse rapide
sain (°)
prothétique (°)
Vitesse lente Vitesse naturelle
Vitesse lente
Figure 18. Comparaison de la flexion d’un genou sain et d’un genou prothétique passif
Question 10 : proposer, sous forme d’un tableau, une synthèse mettant en évidence les
conséquences pour les sujets amputés d’un appareillage avec une prothèse passive du
genou après une amputation trans-fémorale.
De plus, ces prothèses ne permettent pas de flexion du genou lors de la phase d’appui ce
qui implique pour le sujet amputé l’introduction d’un mouvement de pivotement au niveau
du bassin.
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3. Étude de la prothèse active 1P360
3.1.1. Présentation
La prothèse active 1P360, support de l’étude, est un genou uni axial de la société
Prothéor.
La figure 19 présente le diagramme des cas d’utilisation (UC) de la prothèse active 1P360.
Ce diagramme comportemental permet de montrer la fonctionnalité offerte par la prothèse
1P360 en identifiant le service qu’elle rend.
Le diagramme des cas d’utilisation est complété par les diagrammes de définition de blocs
(BDD) (figure 20) et de blocs internes (IBD) (figure 21).
Ces deux diagrammes permettent respectivement de décrire la prothèse 1P360 via des
blocs représentant des éléments matériels et d’expliciter la structure interne de la prothèse
active 1P360.
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Figure 20. Diagramme de définition de blocs (BDD)
17/43
Figure 21. Diagramme de blocs internes (IBD)
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3.1.2. Problématiques inhérentes à la conception du genou prothétique 1P360
L’analyse de la marche prothétique réalisée dans la partie 2 a permis de mettre en
évidence les faiblesses des prothèses passives disponibles sur le marché. Plusieurs
acteurs industriels dans le développement de prothèses ou orthèses ont cherché à
développer de nouvelles prothèses permettant de répondre au mieux à l’objectif de toute
prothèse de genou, c'est-à-dire, reproduire le plus fidèlement la marche asymptomatique.
Les problématiques identifiées auxquelles doit répondre cette prothèse sont donc :
contrôler la flexion du genou lors de la phase pendulaire afin d’augmenter la plage
de vitesse de marche ;
autoriser une flexion contrôlée lors de la phase d’appui ;
autoriser la descente d’escalier en pas alterné ;
générer un couple de résistance à la flexion en adéquation avec la phase de
marche ;
assurer un amortissement lors du retour en extension pour éviter les chocs lors du
blocage du genou en extension ;
symétriser les efforts appliqués aux membres prothétique et controlatéral.
La figure 22 présente une vue d’ensemble et une coupe de la prothèse 1P360, support de
l’étude.
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Manchon 20
Point B
Point C
Vis pointeau 40
Corps de
prothèse 3
Piston 14
Corps de vérin
12
Vis pointeau 41
Point D
Axe de rotation entre
Corps de vérin 12 et
Corps de prothèse 3
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Clapet 60
Module pneumatique
dédié à la phase
pendulaire C
Axe rotation genou :
point B
Question 11 : justifier l’utilisation des deux types d’énergie dans les modules hydraulique
et pneumatique au vu de leur fonction remplie lors des phases d’appui et pendulaire.
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Manchon 20 Clapet 60 Clapet 60 P6
Support 24 Support 24
P1
Axe genou15 P1 P4 P5
Segment 50
Ressort 58 Segment 50
P2
Segment 52
Corps
Segment 52 prothèse 3
Corps P3
prothèse 3
Pied
prothétique 10
O
O
L’objectif de l’étude qui suit est de décrire l’impact de la zone de contact entre le pied et le
sol sur l’état du clapet 60 par la détermination des actions mécaniques en statique.
Question 12 : lors du cycle de marche, identifier la zone de contact entre le pied et le sol
permettant de caractériser le début de la phase d’appui et le début de la phase pendulaire.
Une réponse sous forme de croquis est attendue.
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Clapet 60
P6
y 52
P1
Segment 50
P5
P4
P2
Ressort 58
Segment 52
P3
Corps de prothèse 3
G3
x
y0
O
x0
P
Figure 25. Représentation schématique de la prothèse lors de la pose du talon sur le sol
Paramètres géométriques et
Solide Efforts extérieurs appliqués
massiques
Repère R( P , x , y , z0 ) Effort de contact
sol / talon :
Pied ( ) (
Angle θ10 = x 0 , x = y 0 , y ) Fsol / talon pied = -Fx x + Fy y
prothétique
(10) + PP3 = c 3 x + d 3 y , P3 P2 = c 2 x + d 2 y , où, pour une morphologie
corps de G3 P3 = h3 y , particulière,
prothèse Fx= 350 N et Fy= 700 N ;
où c3 = 0,1 m, d3 = 0,4 m, c2 = 0,05 m,
(3) Pesanteur P3 en G3
d2 = 0,06 m et h3 = 0,15 m
Masse corps de prothèse : m3 = 1 kg
Repère R(P1 , x, y , z0 ) Effort de contact clapet 60 /
segment 50 en P6 : F60/50 = F60/50 x ;
Segment
P1P6 e y , P1P5 f y , P1P2 b y Effort généré par le ressort 58 :
50
F58/50 = F58/50 x
Pesanteur négligée
ur uur uur uuur Pesanteur négligée
52 52 x 0 , x52 y 0 , y 52 15
Figure 26. Tableau regroupant les données géométriques et les efforts appliqués
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Question 14 : expliciter la stratégie d’isolements et de calculs à mettre en œuvre pour
traduire l’équilibre du segment 50 dans le cadre d’une étude statique.
Question 15 : déterminer l’effort exercé par le corps de la prothèse 3 sur le segment 50,
noté F3/50 , dans le cas d’un contact pied/sol sur le talon. Représenter, sur un même
schéma, la configuration géométrique initiale (figure 24) et la configuration géométrique
sous l’action du couple généré en P1 par l’effort F3/50 du système à 4 segments. En
déduire l’état du clapet 60 (ouvert/fermé).
Dans le cas où le contact entre le sol et le pied s’effectue sur les orteils, l’effort généré en
P2 s’écrit F3/50 = - X 3/50 x + Y3 / 50 y avec X3/50 et Y3/50 positifs.
Question 16 : isoler le segment 50 et établir l’équation liant X 3/50 , F60 / 50 , F58 / 50 et les
grandeurs géométriques définies figure 26. Préciser l’influence du couple généré en P1 par
uuuur
l’effort F3 / 50 sur l’état du clapet 60. Après avoir traduit la condition d’ouverture du clapet
60, proposer un protocole de réglage du seuil de changement d’état du clapet 60.
Question 17 : proposer, sous forme d’un organigramme, les différents états du genou
prothétique (verrouillé ou non) en fonction des deux zones de contact pied/sol identifiées à
la question 12.
Question 19 : dans le cas de l’appui de la jambe prothétique sur le talon, valider le choix
de fonctionnement proposé vis-à-vis de la problématique associée à la flexion du genou
prothétique lors de la phase d’appui.
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Aiguille valve pilotée
Le principe est de créer une perte de charge variable et contrôlée par la valve pilotée
permettant de freiner plus ou moins le déplacement du corps du vérin 12.
Afin de pouvoir positionner l’aiguille de la valve pilotée, la chaîne fonctionnelle constituée
d’un moteur pas à pas, d’un réducteur, d’un dispositif vis-écrou et de la valve pilotée
(figure 30) est implantée dans la prothèse active 1P360.
Afin de simplifier le modèle de simulation, les débits de fuite créés par les vis pointeau
sont négligés. L’étude du module pneumatique peut donc se ramener à l’étude d’un vérin
double effet.
Chambre 1 :
p1, V1, S1
Circuit
Chambre 2 : pneumatique
p2, V2, S2 fermé
Corps de
vérin 12
D
Figure 31. Description partielle sous forme d’un schéma du module pneumatique
La masse d’air contenue dans chacune des chambres du vérin varie au cours du temps ce
qui permet de considérer le vérin comme un système thermodynamiquement ouvert qui
peut être représenté par le schéma de la figure 32.
qm_E qm_S
Figure 32. Modèle d’une chambre à volume variable du vérin pneumatique
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les grandeurs thermodynamiques, la pression p, la température T, la masse
volumique ρ sont considérées uniformes, à chaque instant, à l’intérieur de la
chambre considérée ;
la transformation est isentropique de coefficient γ ;
l’air est considéré comme un gaz parfait répondant aux lois suivantes
p
loi d’état r .T , où r est la constante universelle des gaz parfaits ;
P
h c pT c v T , où h est l’enthalpie, c p et c v les chaleurs massiques
respectivement à pression et volume constant ;
cp r
loi de Mayer = γ et c v = ;
cv γ -1
l’écoulement s’effectue sans échange de travail, ni de chaleur avec
l’extérieur (adiabatique) ;
l’échange de travail avec le piston est réversible ;
l’énergie cinétique du fluide dans la chambre est négligeable ;
la différence de hauteur entre les conduites d’alimentation et refoulement est
négligée.
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Question 29 : simplifier l’équation obtenue à partir des hypothèses suivantes
la transformation est une transformation isentropique ;
l’échange de travail est réversible ;
l’air est considéré comme un gaz parfait ;
les hypothèses sur les écoulements permettent d’écrire les relations
v2 v2
à l’entrée, h cv Te e c p T ;
2 2
v 2
v2
à la sortie, h cv Ts s c p T .
2 2
Question 30 : à l’aide des deux équations établies aux questions 26 et 29, donner
l’équation différentielle décrivant l’évolution de la pression en fonction de γ, p, V, T, r, qm_E,
qm_S ainsi que v la vitesse de déplacement du corps de vérin 12 et S la section sur laquelle
s’applique la pression p.
Figure 33. Comportement du genou prothétique sans contrôle de la flexion pour 3 vitesses de marche
Question 31 : à partir des résultats de simulation fournis sur la figure 33, commenter les
évolutions de l’angle de flexion du genou pour les 3 vitesses de marche.
Figure 34. Comportement du genou prothétique avec contrôle de la flexion par la valve pilotée pour 3
sections de passage du fluide pneumatique à vitesse de marche constante
Question 32 : à partir des résultats de simulation fournis sur la figure 34, montrer que le
réglage de la section de passage de l’air via la valve pilotée permet un contrôle de la
flexion du genou lors de la phase de flexion pour les 3 sections de passage de fluide.
Quelle serait donc la suite à donner à cette étude afin de contrôler l’angle de flexion du
genou pendant la phase pendulaire ?
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Objectif 3 – le matériau choisi doit être en adéquation avec le procédé d’obtention
adapté à la forme de la pièce et à la production désirée (1 200 pièces /
an) ;
Objectif 4 – le choix du matériau doit minimiser l’impact environnemental dans une
démarche d’écoconception.
Afin d’optimiser le matériau du vérin, les critères de choix retenus sont deux indices de
performance Prix1 et Prix2 permettant de procéder au choix du matériau par l’utilisation de
cartes à bulles d’Ashby.
Le tableau de la figure 35 regroupe dans le cas du vérin les éléments de choix à prendre
en compte.
Pièce Vérin
Objectif Minimiser le prix du vérin
Résister en compression avec un coefficient de sécurité s de 2
Ne pas flamber
Contraintes Minimiser l’impact environnemental
Choisir une famille de matériaux du type métaux et alliages
ferreux
Variables fixées Effort F, longueur L et diamètre intérieur Dint
Diamètre Dext
Variables libres
Caractéristiques intrinsèques du matériau
Figure 35. Eléments à prendre en compte lors du choix du matériau du vérin
On considère une situation très simplifiée, dans laquelle le vérin peut être modélisée par
une poutre AB de section constante (où Dext et Dint sont respectivement les diamètres
extérieur et intérieur de la section du modèle) et soumise à un effort F (figure 36).
Dext
Dint
A B F
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et le comportement du matériau est considéré élastique, linéaire, de
caractéristiques mécaniques constantes.
Notations :
module d’Young E ;
limite élastique σe ;
diamètres du vérin Dext et Dint ;
longueur de sortie de la tige Ls ;
longueur de flambement Lf = 2Ls ;
charge axiale F.
A
B F
Lf
Question 36 : après avoir tracé sur les cartes à bulles des documents DR6 et DR7 les 2
indices de performance Prix1 et Prix2, proposer une exploitation de ces indices. En
déduire trois champs de matériaux possibles répondant aux objectifs 1 et 2.
Suite à cette étude, plusieurs matériaux répondant aux objectifs 1, 2 et 3 sont utilisables.
Afin de limiter la suite de l’étude, seuls deux matériaux seront étudiés.
32/43
et l’eutrophisation de l’eau.
Ces 4 critères sont déterminés sur quatre des cinq phases de vie de la pièce étudiée
(création du matériau, fabrication de la pièce, transport et fin de vie).
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Le rayon de giration i et l’élancement λ sont respectivement définis par les relations
I Lf
i= et λ =
S i
où I est le moment quadratique et S la section de la tige du vérin.
.
Question 39 : calculer la charge critique de compression Fcc pour la première demi-onde.
Conclure quant à la charge appliquée sur le vérin.
L’étude menée dans cette partie a permis de valider le choix du matériau du vérin fait par
la société Prothéor en tenant compte des contraintes économiques et environnementales.
Cependant, cette validation, basée sur les modèles proposés aux figures 36 et 37, est par
conséquent assujettie aux hypothèses adoptées. Par conséquent, l’utilisation d’un logiciel
d’analyse mécanique et de calculs par éléments finis permettra d’optimiser le choix du
matériau vis-à-vis de la forme réelle du vérin.
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DOCUMENT TECHNIQUE
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DT1 : comparaison des matériaux sur le critère de l’impact
environnemental
34CrMo4
X3CrNiMoN27-5-2
Création du matériau (Matériau) : ceci englobe toutes les étapes, de l’extraction du minerai
brut jusqu’à la fabrication de la matière en passant par l’énergie et toutes les ressources
consommées ainsi que le transport des matières premières.
Fabrication de la pièce (Fabrication) : le procédé de fabrication et l’emplacement ont une
influence significative sur l’environnement. Chaque procédé (fraisage, moulage, …) utilise un
type et une quantité de ressources d’énergie différents. Chaque région du monde utilise ses
propres méthodes pour générer de l’électricité. Ceci signifie que, pour produire un kWh
d’énergie, l‘impact environnemental varie d’une région à l’autre.
Fin de vie : se réfère au sort des composants une fois qu’ils arrivent en bout de course. Ils
peuvent être recyclés, mis à la décharge ou incinérés. Ceci est déterminé en fonction des
moyennes observées dans la région d’utilisation du produit.
Transport : ceci prend en compte l’impact sur l’environnement du transport des pièces du
lieu de production jusqu’au lieu d’utilisation. La distance entre régions et le mode de transport
(camion, train, avion, bateau) détermine le niveau d’impact.
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DOCUMENTS RÉPONSES
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DR1 : description des chaînes fonctionnelles dédiées à la marche humaine
Chaîne d’information
Capteur Conditionneur capteur Unité de traitement Interface traitement
Chaîne d’énergie
Interface puissance Pré-actionneur Actionneur Transmetteur Effecteur
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DR2 : fonctionnement du module hydraulique
60 60
92 92
94 94
État clapet 60 : État clapet anti retour État clapet 60 : État clapet anti retour 92 :
92 :
60 60
92 92
94 94
État clapet 60 : État clapet anti retour État clapet 60 : État clapet anti retour 92 :
92 :
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DR3 : structure globale du modèle de simulation multiphysique
Tronc y Blocs liaisons Représentation
Glissière
Rotule
A
Encastrement
Corps prothèse +
B pied prothétique
D
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DR4 : description de la circulation du fluide pneumatique lors de la phase pendulaire
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DR5 : description du modèle de simulation multiphysique du module pneumatique
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DR6 : carte à bulles d’Ashby
100000
Acier inoxydable
Masse Volumique*Prix massique
10000
Acier faiblement allié
1000
50000
Acier inoxydable
Masse Volumique*Prix massique
20000
10000
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