Oran : Ville portuaire d'Algérie
Oran : Ville portuaire d'Algérie
Cet article concerne la ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie. Pour les autres
significations, voir Oran (homonymie).
Oran
(ar) وهران
Noms
Nom arabe
وهران
Nom berbère
ⵡⴰⵀⵔⴻⵏ
Administration
Pays
Algérie
Région
Oranie
Wilaya
Oran
Daïra
Oran
Président de l'APC
Boukhatem Noureddine
2012-2017
Code postal
31000
Code ONS
3101
Indicatif
041
Démographie
Gentilé
Oranais, Oranaise(s)
Population
609 940 hab. (2008 ) 1
Densité 9 530 hab./km2
Population de l'agglomération
1 343 899 hab.
Géographie
Coordonnées
35° 42′ 10″ nord, 0° 38′ 57″ ouest
Altitude
Min. 0 m
Max. 580 m
Superficie
64 km2
Divers
Budget
4,8 milliards de DA en 2008c 1
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oran.
Oran
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Sommaire
1Géographie
o 1.1Situation
o 1.2Climat
o 1.3Hydrographie
o 1.4Faune et flore
o 1.5Topographie
o 1.6Transports
1.6.1Local
1.6.2National et international
o 1.7Routes
o 1.8Géographie administrative
1.8.1Arrondissements et quartiers
1.8.2Arrondissements d'Oran
o 1.9Arrondissement historique
o 1.10Communes périphériques
o 1.11Agglomération oranaise
2Toponymie
3Histoire
o 3.1Oran avant Oran
3.1.1Période préhistorique
3.1.2Antiquité
3.1.3Disparition de la Unica Colonia
o 3.2Fondation d'Oran
o 3.3Dynasties arabo-berbères
o 3.4Période espagnole
o 3.5Période ottomane
o 3.6Colonisation française
3.6.1Occupation de la ville
3.6.2Développement et peuplement
3.6.3Tournant du siècle
3.6.4Seconde Guerre mondiale
3.6.5Après-guerre et prémices de la guerre d'Algérie
o 3.7Guerre d'Algérie
o 3.8Indépendance
4Démographie
o 4.1Évolution de la population
4.1.1Population totale
4.1.2Évolution des populations à Oran
o 4.2Population actuelle
5Administration
6Économie
o 6.1Tableau général
o 6.2Secteurs d'activité
o 6.3Tourisme
7Patrimoine architectural et urbanisme
o 7.1Paysage urbain
o 7.2Édifices religieux
o 7.3Les Saints patrons et mausolées
o 7.4Les vieux cimetières d'Oran
o 7.5Autres lieux notables
8Patrimoine culturel
o 8.1Paysages culturels
o 8.2Musées
o 8.3Musique
o 8.4Oran, capitale du raï
o 8.5Festivals et événements
o 8.6Enseignement
o 8.7Bibliothèques
9Vie quotidienne à Oran
o 9.1Oran, ville libérale
o 9.2Gastronomie oranaise
o 9.3Fêtes populaires
o 9.4Sport
10Oran dans les arts et la culture
o 10.1Oran dans la littérature
o 10.2Oran dans la peinture
o 10.3Oran au cinéma
11Jumelages
12Personnalités nées ou liées à Oran
13Notes et références
14Annexes
o 14.1Bibliographie
o 14.2Articles connexes
o 14.3Liens externes
Géographie[modifier | modifier le code]
Situation[modifier | modifier le code]
Oran se trouve au bord de la rive sud du bassin méditerranéen ; elle se situe
au nord-ouest de l'Algérie, à 432 km à l'ouest de la capitale Alger.
La ville s'élève au fond d'une baie ouverte au nord sur le golfe d'Oran ; elle
est dominée à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (429 m d'altitude) qui la
sépare de la commune de Mers-el-Kébir. Au sud, elle est bordée par les
communes d'Es Senia, par le plateau de Moulay Abd al Qadir al-Jilani (Moul
el Meida), et, au sud-ouest, par une grande sebkha. La ville de Bir El
Djir constitue sa banlieue est.
Mer Bir
Mers-el-
Méditerra El
Kébir
née Djir
Bir
Missergh
El
in
Djir
Sidi
Missergh
Es Senia Cha
in,
mi
Climat[modifier | modifier le code]
Article détaillé : climat méditerranéen.
Oran bénéficie d'un climat méditerranéen5 classique marqué par une
sécheresse estivale, des hivers doux, un ciel lumineux et dégagé6. Pendant
les mois d'été, les précipitations deviennent rares voire inexistantes.
L'anticyclone subtropical recouvre la région oranaise pendant près de quatre
mois. En revanche, la région est bien arrosée pendant l'hiver. Les faibles
précipitations (420 mm de pluie) et leur fréquence (72,9 jours par an) sont
aussi caractéristiques de ce climat.
jan fév mar avri ma jui jui aoû sep oct nov déc anné
Mois
. . s l i n . t . . . . e
Température
minimale
5 7 8 10 13 17 19 20 17 13 9 7 12
moyenne
(°C)
Température
moyenne 10 12 13 15 18 21 24 25 23 18 15 12 17
(°C)
Température
maximale
15 16 18 20 22 26 29 30 28 23 20 16 22
moyenne
(°C)
Précipitation
60 50 50 30 20 0 0 0 10 30 60 70 420
s (mm)
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
26 29 30
15 16 18 20 22 28 23 20 16
17 19 20
5 7 8 10 13 17 13 9 7
0 0 0
60 50 50 30 20 10 30 60 70
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C •
Précipitation mm
Hydrographie[modifier | modifier le code]
La sebkha d'Oran.
Latitude/longitude : 35° 42′ 10″ N, 0° 38′ 57″ O
Altitude moyenne : environ 60 m.
La ville originelle s'est installée de part et d'autre du ravin de l'oued Rhi,
maintenant couvert, au pied de l'Aïdour (autrement nommé Murdjajo), et sur
une surface d'environ 75 km218. En fait, cinq ravins sillonnent souterrainement
la ville du sud vers le nord. Ce sont, de l'ouest vers l'est19 :
Le ravin de Raz el-Aïn (ou oued er-Rhi déjà cité20), situé au pied de l'Aidour /
Murdjajo,
Le ravin de l'Oued Rouïna, situé immédiatement à l'ouest de l'actuel lycée
Pasteur (ex Lamoricière),
Le ravin de la Mina, dont l'embouchure se situe au croisement de la rue
Sahraoui Meknous et du Front de Mer,
Le ravin de la Cressonnière, dont le bas est au croisement de l'actuelle rue
Boussi Djilali (ex rue Monge) et du Front de Mer,
Le ravin Blanc, dont le bas, situé à l'extrémité est du port d'Oran, est enjambé
par le pont Zabana.
L'altitude de la ville augmente de manière importante une fois passée la zone
portuaire. Le front de mer est construit 40 m au-dessus des flots, les falaises
de Gambetta culminent à plus de 50 m. La ville monte en pente douce. Elle
atteint 70 m sur le plateau de Kargentah, puis 90 m dans la proche banlieue
de Es Senia21.
La ville est essentiellement construite sur un plateau calcaire situé au pied du
Murdjajo ; ce dernier ainsi que ses abords sont faits d'une couche marno-
diatomitique recouverte d'une complexe carboné22.
Variations d’altitude
Port 0 m21
Falaises 50 m21
Kargentah 70 m21
Es Senia 90 m23
Sebkha 110 m24
Aïdour 429,3 m21
Transports[modifier | modifier le code]
Local[modifier | modifier le code]
Les deux principaux moyens de transports pour rejoindre Oran sont l'avion et
le bateau.
L'aéroport international Ahmed Ben Bella est à 12 km du centre-ville.
Des ferries assurent des liaisons depuis le port d'Oran vers les villes
européennes de Marseille, Sète, Alicante et Almería via la compagnie
nationale Algérie Ferries.
Bien que reliée au réseau marocain, la gare ferroviaire ne dessert que des
villes algériennes notamment Alger et Tlemcen. La frontière terrestre algéro-
marocaine est actuellement fermée.
En 2010, a été inauguré la plus longue ligne ferroviaire d'Algérie, Oran-
Béchar, qui s'étend sur 700 km27. Le tronçon Tabia-Béchar a été construit et
raccordé au tronçon déjà existant, celui de Oran-Tabia. Avec une vitesse
de 160 km/h, ce train permettra un désenclavement des populations de
l'Ouest algérien et surtout du Sud-ouest algérien.
Routes[modifier | modifier le code]
La commune d'Oran est desservie par plusieurs routes nationales:
Les anciennes appellations sont les plus utilisées par les Oranais.
Arrondissement historique[modifier | modifier le code]
L'arrondissement de Sidi El Houari est le centre historique de la ville. Il se
situe au nord ouest de la ville, le long du Ras el Aïn, sur les flanc
du Murdjadjo et donne sur la Méditerranée. Il porte les traces du passage de
plusieurs civilisations : espagnole, ottomane et française. On y trouve des
fortifications espagnoles du XVI siècle, la mosquée du
e
Communes de la Wilaya 31
Toponymie[modifier | modifier le code]
Hôtel de ville, avec les deux lions, symboles de la ville depuis 1888 et œuvre du sculpteur
français Auguste Cain.
rapportés, tant par les Espagnols au XVI sièclea 1 que par les Français jusque
e
dans les années 1840a 2. Les derniers évènements liés à des lions près d'Oran
datent de 1939a 2.
Différentes légendes oranaises lient le nom de la ville avec des lions. Dans la
légende mystique, un lion fut aperçu sur la tombe du saint patron Sidi El
Houraria 3. Cependant, la tradition attribue le nom de la ville au songe du fils du
Vizir de Cordoue :
« On raconte qu'un jeune homme, Djaffar fils du vizir de Cordoue, avait fui par
la mer la tyrannie de son père opposé à son mariage avec la femme qu'il
aimait. S'ensuit une histoire de tempête, de vision de deux lionceaux, de
songes prémonitoires, enfin de naufrage sur une superbe plage déserte qui
ne pouvait pas s'appeler autrement, encore de nos jours, que la plage des
Andalous40. »
— Pierrette Letourmy Aurin
Le nom Oran apparaît pour la première fois dans
un portulan génois en 138441.
Un village séparé d'Oran et nommé Ifri est signalé sur les cartes
jusqu'au XVIII siècle42. Il est situé contre l'Aïdour au sud d'Oran, dans ce qui
e
Histoire[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Histoire d'Oran, Chronologie de la ville d'Oran et Histoire de
l'Algérie.
Oran
De très nombreux ouvrages ont été consacrés à Oran, une ville dont les
auteurs et chercheurs reconnaissent « le caractère insaisissable ». Beaucoup
d'écrivains et d'historiens concluent qu'il faudrait des centaines de livres, peut-
être, pour cerner toutes les subtilités d'Oran, ce qui explique la profusion
d'ouvrages sur la ville. Certains en racontent l'histoire à travers les siècles et
en soulignent l'historicité ; d'autres narrent la vie quotidienne d'Oran et des
Oranais43.
Oran est un lieu de rencontre des cultures, qui conduit à l'effacement des
origines. Il y a eu de la place dans cette ville pour toutes les professions de
foi, et sans doute l'esprit de tolérance oranais vient-il des épreuves que la ville
a endurées à travers les âges. Le dialogue des civilisations s'y est affirmé
malgré les drames d'une histoire mouvementée44.
Oran avant Oran[modifier | modifier le code]
Période préhistorique[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Histoire des Berbères.
Le site d'Oran fut un lieu d'activité humaine préhistorique comme l'ont révélé
les fouilles archéologiques entreprises aux XIX et XX siècles. Les vestiges de
e e
musée d'Orana 4. C'est elle également qui induit l'arrivée tardive des premiers
Juifs, qui n'est bien attestée qu'au Bas-Empire, d'abord dans les villes du
littoral47.
Disparition de la Unica Colonia[modifier | modifier le code]
À la chute de l'Empire romain, la ville s'éteint sous les coups de
l'occupation vandale en 445, de la reprise de la ville par les Byzantins en 533,
de la peste Justinenne à partir de 541, puis de la conquête arabe en 64549.
Fondation d'Oran[modifier | modifier le code]
Au début du X siècle, après plusieurs siècles d'abandon, il ne restait rien
e
du Portus Divini. La situation dans la région est confuse et laisse les criques
de cette côte sans aucune juridiction stable, ni aucun contrôle officiela 5.
Le royaume rostemide dominant la région est en proie aux combats contre
les Fatimides et aux difficultés internes. Il n'est pas en mesure de défendre
ses intérêts.
Pour les pouvoirs en place, la zone presque déserte d'Oran est d'un intérêt
secondaire et reste sans contrôle.
D'autre part, les côtes du Maghreb étaient utilisées périodiquement par les
marins de Pechina, alors sous domination d'Al-Andalus, pour commercer
avec le royaume Rostemides, sa proche capitale Taherta 6 et la ville
de Tlemcen. Peu à peu ces implantations devinrent permanentes.
Parallèlement, les émirs omeyyades de Cordoue souhaitaient s’installer sur
les côtes africaines. Aux premiers signes de dislocation de l’empire
abbasside, les Arabes d’Andalousie, au faîte de leur puissance, choisirent de
développer des comptoirs commerciaux sur la côte nord-africaine.
Ainsi Oran fut fondée en 90250 par les marins andalous Mohamed Ben Abou
Aoun et Mohamed Ben Abdoun et un groupe de marins, appuyés par les
émirs omeyyades de Cordoue41,51 et après avoir obtenu le consentement
des Nefzas et des Mosguen faisaient partie de la grande tribu berbère des
Azdadja qui occupait le Sahel d'Oran selon El Bekri. Ils fondèrent la ville pour
commercer avec Tlemcen en développant l'occupation de la baie abritée
de Mers el-Kébir.
Dynasties arabo-berbères[modifier | modifier le code]
Peu après sa fondation, Oran devient un objet de conflit entre Omeyyades de
Cordoue et Fatimides. La ville est prise et reprise au cours d'un conflit qui
durera de 910 à 108252. Dès l'an 1000, la communauté juive est présente et
structurée à Oranb 1. À cette époque, la valeur stratégique d'Oran dépasse
celle d'Alger et de Tlemcen5. En 1077, la ville tombe sous le contrôle du
fondateur de la dynastie des Almoravides, Youssef Ibn Tachfin, et subit cette
souveraineté pendant 68 ans. En 1145, Oran est prise par les
troupes Almohades de Abdl al Mumin Ibn Ali déjà victorieuses à Tlemcen,
lorsque l'émir almoravide Tachfin Ben Ali et sa favorite Aziza sont tués lors de
leur retraite en tombant avec leur cheval du haut d'une falaise de la montagne
Murdjajoa 7, alors qu'ils comptaient rejoindre le port de Mers el-Kébir où ils
devaient embarquer pour l’Andalousie53.
En arrière-plan, Bordj El-Mehel (tour des Cigognes), ou Rozalcazar puis Château-Neuf sous les
Espagnols et les Français
Ibn Khaldoun : « Oran est supérieure à toutes les autres villes par son
commerce. C'est le paradis des malheureux. Celui qui arrive pauvre dans ses
murs en repart riche »56.
Al Idrissi : « Wahran est près du bord de la mer, elle fait face à Almería sur la
côte d'Andalousie dont elle est séparée par deux journées de navigation. Mers El
Kébir est un port sans pareil sur tous les rivages de la Berbérie. Les navires
d'Andalousie y viennent souvent. On trouve à Wahran, des fruits à profusion. Ses
habitants sont des hommes d'action, puissants et fiers »57.
Ibn Khémis : « Les deux villes frontières qui m'ont plu dans le Maghreb sont
Oran de Khazer et Alger de Bologhine »57,58.
Léon l'Africain : « Oran est une grande cité bien fournie d'édifices et de toutes
sortes de choses qui sont séantes à une bonne cité, comme collèges, hôpitaux,
bains publics et hôtellerie, la ville étant ceinte par ailleurs de belles et hautes
murailles »57.
Lors de la première expulsion en 1391 de juifs d'Espagne,
les Séfarades prennent le chemin du Maghreb. En 1492, à la suite du décret
de l'Alhambra, Séfarades et Marranes embarquent dans 25 navires au port de
Santa Maria à Cadix à destination d'Oranb 1.
À cette époque, Oran est une République maritime, une cité-État se
comportant en principauté détachée du royaume zianide5. La ville est en
guerre contre les souverains de Tlemcen et les habitants refusent d'avoir un
gouverneur au sein de la cité. Ils choisissent chaque année un Juge
Souverain ainsi que des assesseurs pour le gouvernement de la ville. Les
pouvoirs de la cour de Tlemcen sont limités à la perception de l'impôt59.
Deux phases d'occupation portugaise de la ville au XVe siècle sont signalées
par quelques auteurs: de 1415 à 1437 et de 1471 à 147760.
À partir de 1493, Oran accueille un nombre important de
réfugiés grenadins chassés par la Reconquista. L'envie de vengeance, de
reconquête, et le grand nombre de réfugiés vont faire de la côte algérienne le
point de départ d'un grand nombre d'attaques contre l'Espagne chrétienne. Au
début du XVI siècle, les rois catholiques au sommet de leur puissance, vont
e
Espagnols font d’Oran une place forte et construisent une prison sur un
éperon rocheux près de la rade de Mers El Kebir, avant que le marquis de
Santa Cruz n'entreprenne en 1563 la construction d'un fort à son nom au
sommet de l'Aïdour, baptisé Murdjadjo par les nouveaux maîtres de la ville64.
Contrairement à la péninsule ibérique, les trois religions monothéistes
cohabitaient dans la ville, les musulmans vivaient en dehors des deux places,
tandis que les juifs habitaient à l'intérieur d'Oran, jusqu'à leur expulsion en
166965. Certains s'établissent dans la montagne de La Corniche Supérieure. À
partir de 1609, à la suite d'un décret d'expulsion d'Espagne, plusieurs vagues
de Morisques débarquent à Oran65 et beaucoup s'établissent dans les
environs66. Les Espagnols sont des soldats ou des « bagnards », qui
purgeaient leurs peines à Oran, parmi ces bagnards, beaucoup désertaient,
et pour échapper à l'esclavage et être libre, une partie importante se
convertissait à l'islam, ce qu'on appelle les « renégats »65. Oran, n'avait pas de
véritable commerce, son activité économique se limitait à la vente des
esclaves, ou des razzias65.
Carte de la baie d'Oran en 1725 d'après le cartographe hollandais Johannes van Keulen
Après une première annexion de la ville entre 1708 et 1730, le Dey d'Alger
négocie entre 1790 et 1792 la cession de la ville et en fait la capitale du beylik
de l'Ouest jusqu'en 1830 au détriment de Mascara.
Le 8 octobre 1792, il accorde diverses faveurs aux Juifs pour qu’ils se
réinstallent à Oran. En 1793 s'achève la construction de la Mosquée du bey
Mohamed el Kébir, qui servit de Médersa et de cimetière familial au bey. En
1793 toujours, le bey fait reconstruire le mausolée (koubba) du saint patron
de la ville Sidi El Houari. En 1794, des pèlerins venus de la Mecque apportent
une nouvelle épidémie de peste et l'ancienne ville (aujourd'hui Quartier Sidi-
El-Houari) redevient pratiquement déserte, la population préfère s'installer sur
le plateau Karguentha encouragée par la construction de la mosquée du bey
(actuellement au boulevard Tripoli). Un autre faubourg voit le jour sur
l'emplacement de l'actuel boulevard de l'industrie, toujours à partir de 1794,
ce deuxième faubourg s'étendait jusqu'à l'ancien cimetière de Sidi-bachir68.
En 1796, la mosquée du Pacha, nommée en l'honneur d'Hassan
Pacha, dey d'Alger, est construite par les ottomans avec l'argent provenant du
rachat des prisonniers espagnols, après le départ définitif de ces derniers.
Colonisation française[modifier | modifier le code]
Articles connexes : Prise d'Oran et Algérie française.
Place du 1er novembre (ex. Place d'armes) avec l'obélisque et la Gloire Ailée (Jules Dalou,
Thiébaut fondeur) datant de 1898 et commémorant Sidi-Brahim (1845).