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Introduction aux Fonctions Complexes

Ce chapitre traite des fonctions à variables complexes. Il définit les fonctions complexes, leurs formes algébriques et trigonométriques, et étudie leurs limites, exponentielles, logarithmes et fonctions usuelles.

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Amir Mehdi
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Ce chapitre traite des fonctions à variables complexes. Il définit les fonctions complexes, leurs formes algébriques et trigonométriques, et étudie leurs limites, exponentielles, logarithmes et fonctions usuelles.

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Chapitre 1 : Fonctions Complexes

1 Fonctions à variables complexes


Définition 1. •Soit D ⊂ C, on appelle fonction d’une variable complexe l’application

f :D → C
z → f (z),

c’est à dire pour chaque variable complexe on lui associe une ou plusieurs valeurs dans C.
•Toute fonction à variable complexe peut s’écrire sous la forme

f (z) = f (x + iy) = u(x, y) + iv(x, y),

dite forme algébrique, ou sous la forme trigonométrique donnée par

f (z) = f (reiθ ) = u(r, θ) + iv(r, θ)

telles que u et v sont des fonctions réelles à deux variables.


•La partie réelle u et la partie imaginaire v de f sont respectivement notées par u = Re(f ) et
v = Im(f ).

Exemple 1
Ecrire sous formes algébrique et trigonométrique les fonctions f (z) = z 2 − (2 + i)z et g(z) =
z + 2Re(z).
• On pose z = x + iy, on a

f (z) = f (x + iy) = (x + iy)2 − (2 + i)(x + iy) = x2 − y 2 − 2x + y + i(2xy − 2y − x).

On aura donc f (x + iy) = u(x, y) + iv(x, y) telles que u(x, y) = x2 − y 2 − 2x + y et v(x, y) =


2xy − 2y − x. On fait de même pour la fonction g, on trouve

g(z) = g(x + iy) = x + iy + 2x = 3x + iy,

d’où Re(g) = 3x et Im(z) = y. Si on veut écrire la fonction f sous la forme trigonométrique


on pose z = reiθ = r(cos θ + i sin θ), on aura

f (z) = f (r, θ) = r2 e2iθ −2reiθ −ireiθ = r2 (cos(2θ)+i sin(2θ))−2r(cos(θ)+i sin(θ))−ir(cos(θ)+i sin(θ))

= r(r cos(2θ − 2 cos θ + sin(θ)) + i((r sin(2θ) + 2 sin θ − cos θ).


De même pour la fonction g, on a

g(z) = g(reiθ ) = 3r cos θ + i sin θ.

2 Limite d’une fonction complexe


Théorème 2.1. Soit z ∈ C, on suppose que f (z) = u(x, y)+iv(x, y), z0 = x0 +iy0 et l = u0 +iv0 .
Alors, 
 lim(x,y)→(x0 ,y0 ) u(x, y) = u0
lim f (z) = l ⇐⇒ et
z→z0
lim(x,y)→(x0 ,y0 ) v(x, y) = v0

1
Exemple 2 Calculer la limite limz→(1+i) (z 2 + i). On peut calculer cette limite de deux manières
différentes.
Première manière : Calcul direct

lim (z 2 + i) = (1 + i)2 + i = 3i.


z→(1+i)

Deuxième manière : On utilise le théorème précédent, on a

f (z) = (x + iy)2 + i = x2 − y 2 + i(2xy + 1).

Comme lim(x,y)→(1,1) (x2 − y 2 ) = 0 et lim(x,y)→(1,1) (2xy + 1) = 3 d’où limz→1+i (z 2 + i) = 3i.


On peut également utiliser ce théorème pour montrer qu’une limite n’existe pas, comme dans
l’exemple suivant
Re(z)
Exemple 3. Montrer que la limite lim z → 0 Im(z) n’existe pas !
On a
Re(z) x
lim = lim .
z→0 Im(z) (x,y)→(0,0) y

Remarque La limite d’une fonction à deux variables existe si on trouve la même limite dans
toutes les directions.
Dans notre cas, on va choisir deux directions différentes qui ont deux limites différentes.
• Première direction : Direction suivant la première bissectrice c’est à dire x = y et puis on
fait tendre yvers 0, on aura
x y
lim = lim = lim 1 = 1. (2.1) 1
(x,y)→(0,0) y y→0 y y→0

• Deuxième direction : direction vertical suivant l’axe des y c’est à dire x = 0 puis on fait
tendre y vers 0, on aura
x 0
lim = lim = 0. (2.2) 2
(x,y)→(0,0) y y→0 y

Re(z)
Les limites (2.1) et (2.2) sont différentes donc la limite limz→0 Im(z)
n’existe pas.

3 Fonctions usuelles
• Fonction exponentielle : On définit l’exponentielle d’un nombre complexe z = x + iy
par
ez = ex+iy = ex eiy = ex (cos y + i sin y),
qui a les propriétés suivantes

∗|ez | = |ex eiy | = |ex | = ex , car |eiy | = 1.


∗Arg(ez ) = y + 2kπ, k ∈ Z.
∗ez = ez .
∗ez1 +z2 = ez1 ez2 , e0 = 1.
∗az = ez ln a, a ∈ R, a > 0.

Exemple 4 : ? L’équation ez = −1 admet-elle des solutions dans C, si oui donner ces


solutions !
On a

ez = −1 ⇔ ex eiy = 1ei(π+2kπ) ⇔ ex = 1 et y = π + 2kπ ⇔ x = 0 et y = π + 2kπ,

2
d’où z = (2k + 1)πi.
2+iπ
? Calculer ez+iπ et e 4 .
On a
ez+iπ = ez eiπ = ez (cos π + i sin π) = −ez .
√ √ r
2+iπ 1
+ π
i 1 π
i 1 2 2 e
e 4 = e2 4 = e2 e 4 = e2 ( +i )= (1 + i).
2 2 2
• Fonctions trigonométriques et hyperboliques
Les fonctions trigonométriques et hyperboliques complexes sont définies par des combi-
naisons de la fonction exponentielle. Elles sont définies comme suit
eiz − e−iz ez − e−z
sin z = , sinh z =
2i 2
eiz + e−iz ez + e−z
cos z = , cosh z = .
2 2
Remarque La plupart des formules trigonométriques dans R restent valable dans C,
comme (cos2 z + sin2 z = 1, sin(−z) = − sin z, cos(−z) = cos(z)...).
Vérifions les identités cosh(iz) = cos z, sin(iz) = i sinh(z).
On a
eiz + e−iz
cosh(iz) = = cos(z),
2
et
ei(iz) − e−i(iz) e−z − ez ez − e−z
sin(iz) = = =i = i sinh z.
2i 2i 2
Exemple : Ecrire sous forme algébrique la fonction f (z) = sin z.
On a
eiz − e−iz 1  ix−y  1  −y 
sin z = = e − e−ix+y = e (cos x + i sin x) − ey (cos x − i sin x
2i 2i 2i
1 
= cos x(e−y − ey + i sin x(e−y + ey
2i
 ey − e−y   ey + e−y 
= i cos x + sin x
2 2
= sin x cosh y + i cos x sinh y,

d’où Re(sin z) = sin x cosh y et Im(sin z) = cos x sinh y.


On fera de même pour écrire les fonction cos z, cosh z et sinh z sous leurs formes trigo-
nométriques.
• Fonction Logarithme : Soit z ∈ C? . Si z = eω , on écrit donc ω = Log(z) qui est
appelé le logarithme népérien, qui peut-être défini comme

ω = Log(z) = ln |z| + iarg(z) + 2kπ, k ∈ Z.

De plus
Log(z) = ln |z| + iArg(z), −π ≤ Arg(z) < π
est appelé le logarithme principal de z.
Exemple 5 : Calculer Log(−ei), Log(−2).
On a
π
| − ei| = e, cos(Arg(−ei)) = 0, sin Arg(−ei)) = −1 donc Arg(−ei) = − ,
2
3
d’où Log(−ei) = ln e − π2 i = 1 − π2 i.

| − 2| = 2, cos(Arg(−2)) = −1, sin(Arg(−2)) = 0 donc Arg(−2) = π,

d’où Log(−2) = ln 2 − iπ.



Calculer Log(e1+ 2 i ).
On a
3π 3π 3π
 3π 3π 
Log(e1+ 2 i ) = Log(ee 2 i ) = Log(e) + Log(e 2 i ) = 1 + Log cos( ) + i sin( )
2 2
π 3π
= 1 + Log(−i) = 1 + ln | − i| + Arg(−i) = 1 − i 6= 1 + i
2 2
Remarque Pour z ∈ C? , on a
eLog(z) = z,
mais on perd l’identité
Log(ez ) = z.
Exemple 6 : Déterminer Re(Log(z − 1)).
On a
Log(z − 1) = ln |z − 1| + iArg(z − 1),
d’où
p 1
Re(Log(z − 1)) = ln |z − 1| = ln |(x − 1) + iy| = ln (x − 1)2 + y 2 = ln((x − 1)2 + y 2 ).
2

4 Transformations complexes
Soient z = x + iy et

f :D⊂C → C
z → f (z) = u(x, y) + iv(x, y)

On note u = u(x, y) et v = v(x, y). Pour chaque point P (x, y) du plan de la variable complexe
z on lui correspond un point P 0 (u, v) du plan de la variable complexe f (z). On dit que P 0 est
la transformation du point P par la fonction f . La région R0 est l’image de la région R par la
fonction f .
Exemple 7 : Soit f (z) = z 2 , trouver la transformation de la droite x = 1 par la fonction f .
La droite x = 1 s’écrit dans le plan complexe comme z = 1 + iy tel que −∞ < y < +∞. On
détermine maintenant les fonctions u et v parties réelle et imaginaire et f .
On a f (z) = f (x + iy) = x2 − y 2 + 2ixy, donc u(x, y) = x2 − y 2 et v(x, y) = 2xy. Pour le point
z = 1 + iy, on a u(1, y) = 1 − y 2 et v(1, y) = 2y. Le but là est de chercher une relation entre u
et v. On remarque que
v2 v
u = 1 − , car y = ,
4 2
v2
La droite x = 1 s’est transformée en parabole d’équation u = 1 − 4
par la fonction f .

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