Guide Pédagogique pour Enseignants du Secondaire
Guide Pédagogique pour Enseignants du Secondaire
Français
MARS 2006
SOMMAIRE
Préambule
I. La démarche pédagogique du projet
I .1. Le déroulement du projet………………………………………………………3
I.1.1. La phase de conception (niveau pré-pédagogique) …………………..3
- L’évaluation diagnostique
I.1.2. La phase de réalisation (niveau pédagogique) ………………………..4
a. Les activités
b. Les exercices
c. L’évaluation formative
I.1.3. L’évaluation certificative ……………………………………………..6
a. Les défauts de l’évaluation classique et ses limites
b. La situation cible (ou situation d’évaluation)
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Document d’accompagnement
Préambule
Ce document est destiné aux professeurs du cycle secondaire. Il a pour visée de leur offrir
une lecture fonctionnelle du nouveau programme pour les aider à le mettre en œuvre. Le nouveau
programme poursuit des objectifs qui dépassent le cadre de la classification typologique des textes
et accorde une grande importance à la linguistique de l’énonciation qui pose comme préalable qu’il
faut distinguer ce qui est dit (contenu du texte) de la présence de l’énonciateur dans son propre
discours. Il s’inscrit dans une logique de projet pédagogique et vise l’installation de compétences
par des activités variées qui permettront aux apprenants de s’approprier les règles régissant les
différents discours et les enjeux qui les sous-tendent.
I. La démarche pédagogique :
Le projet considéré dans sa globalité, constitue l’organisateur didactique d’un ensemble
d’activités. Il est organisé en séquences, ayant une cohérence interne et des intentions
pédagogiques. Le projet permet d’installer une ou plusieurs compétences définies dans le
programme. Il permet aussi de passer d’une logique d’enseignement à une logique d’apprentissage.
L’apprentissage s’articule sur des objectifs cognitifs, socioculturels et socio affectifs. Pour
que l’apprenant s’implique dans son apprentissage, il faut qu’il y adhère. Il devient donc nécessaire
de négocier avec les apprenants l’intitulé du projet, sa thématique et la forme que ce projet doit
prendre.
Quand un apprenant aborde un nouvel apprentissage, il est déjà porteur de représentations*
et de capacités (ensemble de savoirs et de savoir-faire) que l’action pédagogique doit s’efforcer de
faire émerger par une évaluation diagnostique.
Evaluer c’est identifier, déterminer et définir les lacunes des apprenants pour y remédier.
C’est aussi déceler leurs capacités pour les développer et les améliorer. L’évaluation s’inscrira dans
un processus.
L’évaluation diagnostique :
Comme toute évaluation, l’évaluation diagnostique est un processus de mesure, de jugement
puis de décision. Les résultats obtenus doivent permettre au professeur d’opérer les régulations
adéquates relatives au plan de formation initialement prévu.
Au niveau de l’évaluation diagnostique, il faut pouvoir identifier par rapport à l’acquisition
d’une compétence les savoir-faire sur lesquels on peut s’appuyer et le niveau des apprenants.
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Le moyen le mieux indiqué pour récolter les informations est le pré-test. Ce dernier met
l’apprenant en face d’une situation problème dans laquelle il mobilisera ses acquis antérieurs mais
ces derniers ne lui permettront pas de la résoudre complètement. De ce fait, la situation provoquera
un conflit cognitif (condition nécessaire de l’apprentissage).
Ainsi, en se représentant la compétence visée (l’enjeu de la formation) l’apprenant est amené à
mieux mobiliser ses acquis.
Le pré-test devra être conservé par les apprenants pour être amélioré au fur et à mesure des
apprentissages.
Pour permettre la réalisation du projet, l’enseignant choisira les méthodes et les stratégies,
les supports, la progression, les activités et les exercices ainsi que les techniques d’expression
adéquates. Ce choix se fera en fonction des besoins exprimés par les apprenants pendant le
déroulement du projet ou inférés par le professeur à partir de leurs productions en classe.
Il organisera ainsi des situations d’apprentissage qui doivent répondre aux caractéristiques
suivantes : partir des ressources personnelles de l’apprenant et stimuler ses structures cognitives
pour lui permettre d’aller au plus loin de ses possibilités d’acquisition.
Pour ce faire, l’enseignement apprentissage s’organisera en séquences. Chaque séquence est
organisée autour d’un savoir faire à maîtriser (un niveau de compétence). Elle peut s’étendre sur
une dizaine d’heures. Elle intégrera :
- les activités relatives aux domaines de l’oral et de l’écrit pour analyser des aspects du
discours à étudier,
- des moments de manipulation des structures syntaxiques et lexicales,
- des moments d’évaluation formative.
a- Les activités :
Elles doivent permettre à l’ensemble des apprenants de s’impliquer dans un contexte
nouveau en s’appuyant sur leurs acquis et de travailler en groupe, quand c’est nécessaire. Elles
doivent aussi être synthétiques c'est-à-dire qu’elles doivent requérir l’ensemble des acquis et des
capacités et non la seule mise en œuvre d’automatismes.
b - Les exercices :
Des moments de la classe seront consacrés à la correction des exercices. Ces derniers
doivent installer des automatismes nécessaires à l’atteinte d’un certain degré de maîtrise du code.
L’exercice est alors axé sur une difficulté particulière (ex : lexique, syntaxe, ponctuation….)
mettant en œuvre une aptitude spécifique.
c- L’évaluation formative :
Elle intervient au fur et à mesure que le processus d’apprentissage se déroule. Elle permettra
de comparer les performances de l’apprenant aux objectifs assignés à l’apprentissage et d’apporter
des régulations si cela s’avère nécessaire.
L’évaluation formative prend une place centrale dans le processus d’enseignement. Elle
facilite la gestion du projet et l’adéquation entre les visées et les stratégies utilisées.
Lors de l’évaluation formative, on cherche avant tout à comprendre le fonctionnement
cognitif de l’apprenant en difficulté face à la tâche proposée. (cf. métacognition). Dans cette
optique, les erreurs commises ne doivent plus être considérées comme des productions déviantes
mais comme des indices de l’état d’apprentissage. Elles deviennent un objet d‘étude particulier
dans la mesure où elles sont révélatrices de la nature des représentations de l’apprenant et de ses
stratégies.
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Pour comprendre l’origine de l’erreur, on cherchera à formuler des hypothèses relatives aux
interactions entre les caractéristiques de l’apprenant et celles de la tâche pour expliquer les
difficultés de l’apprenant et l’aider à construire une stratégie plus adéquate. Cela se fera par :
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I.1.3. L’évaluation certificative
Exemple :
Votre ville ou votre quartier croule sous les ordures. Rédigez un texte s’adressant à
vos concitoyens pour les sensibiliser et développer leur esprit civique.
L’évaluation de la compétence de communication est encore plus difficile que celle des
connaissances linguistiques. On est en face de productions globales qui mêlent savoir-faire
fonctionnel et éléments pragmatiques constitutifs de la communication ; elle est d’autant plus
difficile si l’on a affaire à un travail oral (travaux de groupe, jeux de rôle etc.)
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II. La construction d’un questionnaire d’évaluation
Dans le but d’évaluer l’ensemble des apprentissages délimités au préalable, il faut choisir un
échantillon représentatif parmi un ensemble d’items.
Il est nécessaire de se limiter à un nombre réduit d’activités à travers lesquelles l’enseignant jugera
de l’ensemble des apprentissages décrits dans ses objectifs.
II.1. Les items à réponses choisies : les apprenants doivent choisir la ou les réponse(s)
juste(s), parmi un ensemble donné (ces items se corrigent d’une façon plus objective).
Exemples :
a) L’item à choix multiples ou QCM : le problème est présenté dans un « tronc » qui énonce aussi le
cadre de référence et qui suggère aux apprenants une série de leurres (fausses réponses) parmi
lesquels se dissimulent la ou les bonne(s) réponse(s)
NB : Dans le cadre du QCM, le choix du leurre pour l’apprenant permet de mieux diagnostiquer les
faiblesses et les erreurs individuelles. Cet item présente aussi des inconvénients : c’est le plus
difficile à rédiger car les leurres doivent êtres plausibles. Il est d’ailleurs conseillé d’utiliser comme
leurres, les erreurs détectées durant les phases d’apprentissage.
b) Les items d’appariement : c’est une variante du QCM : il s’agit de faire correspondre à une série
d’énoncés (constituant l’ensemble du stimuli) des éléments faisant partie d’un deuxième ensemble
(ensemble réponses). C’est donc un exercice d’association, et tous les éléments qui en font partie
doivent se référer à une même structure logique ou factuelle.
Cet exercice peut prendre les formes suivantes :
- l’association simple,
- l’association multiple,
- la classification.
II.2. Les items à réponses construites : ce sont ceux qui appellent généralement une
correction subjective.
Exemples :
a) L’item à réponse courte : Il s’agira d’exprimer une seule idée en une phrase, la question doit être
directe.
Exemples :
- Item à réponse unique (question fermée): la question appelle une seule réponse
- Item à réponses multiples (question ouverte) : pour une même question l’apprenant doit fournir
deux ou plusieurs renseignements / interprétations.
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b) l’item de complétion : il consiste à proposer des phrases ou des textes lacunaires.
c) l’item à réponse élaborée : il est plus efficace dans l’évaluation de processus mentaux complexes
comme l’analyse ou la synthèse.
Exemple : comparer…, justifier…, résumer…, généraliser…, inférer…, classer…, créer…,
appliquer… .
Remarque : Ces deux grandes catégories d’items, à correction objective ou subjective, peuvent
néanmoins mesurer les mêmes processus mentaux.
Une fois les items rédigés, il s’agira de les agencer pour constituer l’épreuve, et de les
accompagner de consignes claires. Le professeur veillera à mettre en adéquation le nombre d’items
et le volume horaire consacré à l’évaluation.
Il faudra regrouper les items de même type dans le but de réduire les consignes et éviter à
l’apprenant un changement trop fréquent de techniques de réponses.
II.3. La notation
La notation est un passage obligé, mais elle suscite souvent des réactions contradictoires des
évaluateurs ; il convient d’en objectiver les critères dans le but d’atteindre une harmonisation et une
adéquation des notes avec le niveau des apprenants.
De nombreux facteurs peuvent influer de façon négative sur les notes des apprenants en
voici quelques uns auxquels nous vous recommandons de prêter attention.
• Facteurs internes :
L’absence de concertation entre les professeurs sur l’importance accordée aux objectifs
poursuivis crée des dissonances quant au barème.
• Facteurs externes :
a. effet de stéréotypie : le professeur maintient un jugement immuable sur la performance
d’un apprenant,
b. effet de halo : le professeur se voit influencé par des caractéristiques de présentation des
apprenants (sous estime ou surestime la note),
c. effet de contamination : (mécaniste) les notes portées successivement pour différents
aspects d’un même travail s’influencent mutuellement,
d. effet de tendance centrale : de crainte de surévaluer ou de sous-évaluer l’apprenant, le
professeur regroupe ses appréciations vers le centre de l’échelle,
e. effet de trop grande indulgence et de trop grande sévérité : certains correcteurs sont soit
trop sévères soit trop indulgents,
f. effet de l’ordre de correction : un correcteur peut se laisser influencer par la qualité du
candidat précédent. Exemple un travail moyen peut paraître excellent après une très
mauvaise copie,
g. effet de relativisation : on juge le travail d’un apprenant en fonction de l’ensemble des
travaux dans lesquels il est inséré et non en fonction de sa valeur intrinsèque.
NB : le plus souvent, dans la réalité, ces différents effets se conjuguent
Pour pallier certains défauts qui entachent la correction il faut :
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- corriger anonymement,
- corriger toutes les réponses à une question avant d’aborder la suivante,
- varier l’ordre de correction des copies.
On ne saurait réduire l’évaluation à un contrôle de connaissances. Il faut y voir un outil de
régulation et d’optimisation de l’enseignement. Le changement doit donc s’opérer dans les
mentalités et dans les pratiques des enseignants comme dans celles des apprenants.
Elle requiert une grande rigueur dans l’élaboration des questionnaires, c’est à dire de
l’ensemble des items. Elle nécessite également l’établissement de critères d’évaluation précis avant
chaque production, présentés sous forme de grilles.
Les grilles suivantes sont proposées à titre indicatif et ne sont pas prescriptives. Cependant,
elles représentent des exigences minimales, et il appartient à l’enseignant d’apprécier le niveau de
chacune de ses classes et de construire ses items en fonction du niveau de ses apprenants. A titre
d’exemple, l’exigence minimale concernant le récit serait de « construire un récit en insérant des
passages descriptifs ». Pour des apprenants de niveau légèrement supérieur, il leur sera exigé pour
le même item, d’y ajouter des passages discursifs, à charge pour l’enseignant de l’expliciter dans
l’énoncé et de prévoir dans la grille les indicateurs correspondants.
le discours objectivé : produire le compte rendu d’une expérience pour un lecteur déterminé.
Critères Indicateurs
Volume de la production • 1/3 environ du texte source
Pertinence • Introduction présentant l’idée principale du texte, le nom
de l’auteur et sa qualité si le texte et ou le paratexte
permettent de les reconnaître.
• Le(s) but(s) de l’auteur
• Sélection des informations essentielles.
• Emploi de la troisième personne.
• Rédaction avec objectivité
Organisation • Hiérarchisation des idées (principales et secondaires)
• Adoption d’un plan logique, chronologique ou énumératif
pour organiser les idées.
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Le théâtre : produire une petite pièce ou une saynète en s’inspirant d’un texte en prose
(petit récit) pour les élèves du lycée.
Critères Indicateurs
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L’argumentation ( la plaidoyer et le réquisitoire) : En réponse à un écrit polémique, usant
d’arguments diversifiés, produire un texte qui réfuterait chacun des arguments avancés.
Critères Indicateurs
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Le reportage : Produire un récit de voyage avec investissement de passages descriptifs et
commentatifs, pour un destinataire précis.
Critères Indicateurs
NB : Quand cela est possible, les apprenants pourront avoir recours à l’usage de l’ordinateur et de
ses fonctionnalités pour la mise en page de leurs documents.
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La nouvelle : Rédiger une nouvelle dans laquelle les événements se situeront dans le futur.
Critères Indicateurs
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III. Les domaines d’apprentissage
III.1. L’écrit
a. Le paratexte :
Quand ces éléments périphériques sont pertinents, c'est-à-dire quand ils peuvent aider à
formuler des hypothèses de lecture, ils méritent d’être pris en considération.
L’approche proposée ci-dessous permet au professeur de s’approprier les textes qu’il fera
étudier aux apprenants.
Elle s’appuie sur un certain nombre d’opérations qui peuvent constituer une grille. Le texte
pose d’emblée un émetteur (locuteur- scripteur) et c’est cette présence qui déterminera la
production du sens ; il pose également un récepteur (lecteur actif). Etablir un contact auteur / lecteur
permettra à ce dernier de construire du sens graduellement.
Le texte étant une mise en représentation du réel, le référent est cette réalité extérieure au
texte que ce dernier se propose d’évoquer ou de représenter. Le référent peut être vrai quand on peut
vérifier l’authenticité (fait-divers, texte expositif), il peut être fictif et être présenté comme tel
(fable, conte…), ou accumuler des effets de réalité (nouvelle). Donc, il s’agira de mesurer les
degrés de véracité par l’étude des adverbes de temps et de lieu, des lexèmes qui dénotent le temps et
le lieu, des marques d’actualisation du verbe et du nom
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(Un personnage « être de papier » Emma Bovary / une personnalité historique l’Emir Abdelkader).
Le texte est une linéarité discursive. Les signes linguistiques s’ordonnent selon l’axe
syntagmatique (le sens d’un texte va se construire tout au long de la succession des éléments qui le
composent). Il s’agira donc de voir comment le texte progresse de phrase en phrase, comment les
informations s’organisent. Le travail s’articule sur :
Le texte est composé de lexèmes qui ont une signification (celle qu’ils ont dans le
dictionnaire) mais qui prennent un sens dans l’espace du texte. En pratique, pour construire du sens,
il est nécessaire de :
Le texte a pour visées d’informer, de distraire, de convaincre etc. Cependant, il ne faut pas
confondre la recherche de l’enjeu discursif, c'est-à-dire l’objectif de l’acte de communication au
niveau du discours, avec l’enjeu textuel. L’enjeu discursif peut être implicite (ex : « le dormeur du
val » d’Arthur Rimbaud a un enjeu textuel poétique, esthétique mais un enjeu discursif qui est la
dénonciation de la guerre).
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Evaluation de la compréhension de l’écrit par la production d’un compte rendu.
Critères Indicateurs Objets d’étude
• précision
• clarté
Présentation • lisibilité
• utilisation de tableaux, schémas…pour
faciliter la lecture.
• Introduction définissant l’idée principale
du texte
• Emploi de la troisième personne
Pertinence • Rédaction avec objectivité (sans • Récit : Retrouver les noyaux
commentaires ni jugements) informatifs.
• mise en évidence de la visée de l’auteur. • Argumentation : Retrouver
la thèse et mettre en
• Sélection des informations essentielles, évidence les arguments et
• Classement des idées secondaires, les exemples.
Organisation • mise en évidence des articulations • Discours objectivé :
(logiques ou chronologiques), Retrouver les étapes d’une
démarche scientifique.
• Au niveau lexical :
- emploi de termes génériques,
- suppression de la paraphrase.
• Au niveau syntaxique :
Reformulation - emploi de propositions indépendantes
autant que possible,
- emploi de tournures nominales,
- ponctuation adéquate (les deux points,
les guillemets, les tirets…)
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III.1.2. La production de l’écrit
Produire de l’écrit n’est pas une accumulation de phrases correctes car la cohérence d’un
texte dépend à la fois des plans pragmatique, syntaxique et sémantique. Les séances de
compréhension de l’écrit auront sensibilisé l’apprenant à un certain nombre de notions qu’il faudra
approfondir tout au long du projet.
Le professeur doit rechercher les activités qui permettront aux apprenants de travailler sur
les trois plans sus-cités. Il doit faire prendre conscience aux apprenants qu’un texte est un acte de
communication : il est écrit dans un but, à un lecteur particulier et doit avoir une présentation
particulière. C’est pourquoi, le professeur doit recourir à des situations de communication
authentiques en concevant des projets d’écriture véritables avec un enjeu et un destinataire précis.
Ainsi la formulation du sujet de l’expression écrite devra comporter :
- l’intentionnalité qui doit guider la réalisation de l’écrit ;
- les éléments de la situation de communication ;
- l’objet du discours
NB : Toutes les séances peuvent servir pour trouver des activités de facilitation procédurale. Ces
activités doivent permettre une évaluation formative puisque le professeur peut fréquemment faire
le point sur les acquis et les difficultés rencontrées par les apprenants.
III.2. L’oral
Le processus de compréhension des messages oraux étant le même que celui de l’écrit
(établissement d’hypothèses, vérification pour la prise d’indices, résultat de la vérification...) il
faudra surtout veiller à choisir des supports auxquels l’apprenant peut accéder plus facilement en
s’appuyant sur ses connaissances concernant le référent, le vocabulaire etc., qu’il possède déjà.
Au lycée, l’apprenant sera appelé à réagir oralement à des textes, participer à des débats. Si le
document à proposer semble difficile, on peut faire précéder la séance d’une phase d’acquisition
du lexique relatif au thème du support en proposant par exemple aux apprenants un terme et en leur
demandant de donner tous les mots auxquels le terme proposé fait penser ou des expressions dans
lesquelles l’ensemble des termes peut être rencontré. Ce moment facilitera ensuite l’écoute du texte.
a) L’écoute sélective : l’apprenant sait ce qu’il doit chercher dans le message, il doit repérer
les endroits où il doit puiser l’information.
Exemple de texte :
Les premiers pas de la parole chez l’enfant
« L’apparition du langage chez l’enfant est soumise à variation. Tous les enfants ne
prononcent pas leur premier mot au même âge. Toutefois, une succession d’étapes a pu être définie,
qui fournit quelques repères indicatifs.
Un enfant d’intelligence normale « gazouille » vers trois mois, imite des sons et des
intonations vers six mois, utilise des mots- phrases vers un an et possède un vocabulaire de 50 mots
vers 18 mois. A deux ans, il a commencé à associer des mots à des situations, comprend le sens des
phrases simples, et a appris à échanger verbalement avec les autres.
En général, un enfant de cet âge a compris qu’il peut obtenir ce qu’il désire en formulant sa
demande par oral : il utilise le langage comme moyen de communication. Vers trois ans, les
déformations des mots ont presque toutes disparu, et la structure syntaxique de base, sujet- verbe-
complément, est en place. Le vocabulaire compte à peu près 300 mots, l’usage du « je » est
maîtrisé.
Un enfant de trois ans est censé aimer entendre des histoires et poser des questions. Il commence
aussi à raconter ce qu’il a fait ou vu.
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Enfin, à quatre ans, le temps est maîtrisé (hier, aujourd’hui, demain…) ce qu’on appelle
« les petits mots », conjonctions de coordination et autres, sont utilisés à bon escient et plusieurs
idées s’enchaînent dans la même phrase. A quatre, la majeure partie des composantes du langage
oral est donc en place. C’est à cet âge que les troubles spécifiques du développement du langage
peuvent être dépistés de manière efficace. »
On peut poser à la première écoute cette question : « Relevez toutes les indications données
sur l’âge » ; à la deuxième écoute : « Pour chaque âge, qu’attend-on d’un enfant ?
Pour ce type d’écoute, choisir de petits messages.
b) L’écoute globale : L’apprenant ne cherche pas quelque chose de précis, il veut seulement
découvrir la signification générale du message. (Exemple : écouter un récit pour restituer en
quelques phrases l’histoire.)
c) L’écoute détaillée : L’apprenant doit reconstituer le texte mot pour mot (chanson, petit poème), il
écoute le texte plusieurs fois.
d) L’écoute de veille : Elle est pratiquée par l’apprenant lorsque, par exemple, pendant qu’il
travaille, son attention est attirée s’il y a intervention de l’enseignant.
L’usage du magnétophone (en privilégiant les voix des natifs) et, si possible, d’autres
technologies avancées (CD, films vidéo…) est indispensable pour comprendre/écouter, et pour
dire /parler.
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Méthodologie
Durant les séances d’étude, on orientera l’intérêt de l’apprenant sur l’énonciation : la visée
de l’auteur/scripteur (voir chapitre « les objets d’étude » dans le programme).
On abordera aussi le fonctionnement de certains types de textes à travers des notions
grammaticales récurrentes. On se penchera de même sur la diversité d’emplois de certaines
structures grammaticales et leurs différents effets et donc significations dans les discours. (voir
exemple 1)
Néanmoins, il ne faudra pas négliger le travail sur « la grammaire de la phrase »
(fonctionnement de la phrase). L’apprentissage doit porter sur l’étude de la langue et son
fonctionnement à l’intérieur des discours. (Voir exemple 2)
Exemple 1: Le même fait de langue pouvant être employé dans des discours différents qui ont des
visées différentes, on pourra proposer aux apprenants des textes descriptifs variés pour les amener à
distinguer les différents emplois de la description.
La description dans le reportage La description au service de la démonstration
La métaphore et la comparaison au service La comparaison et l’équivalence au service
de la description subjective et symbolique. de la description objective, comme étape
dans la démonstration dans l’observation.
Exemple 2 : On proposera aux apprenants d’étudier la syntaxe à travers des poésies ou des extraits
de BD.
a- Par exemple, étudier le participe passé et l’auxiliaire avoir dans le texte suivant :
Le message
La porte que quelqu’un a ouverte
La porte que quelqu’un a refermée
La chaise où quelqu’un s’est assis
Le chat que quelqu’un a caressé
Le fruit que quelqu’un a mordu
La lettre que quelqu’un a lue
La chaise que quelqu’un a renversée
La porte que quelqu’un a ouverte
La route où quelqu’un court encore
Le bois que quelqu’un traverse
La rivière où quelqu’un se jette
L’hôpital où quelqu’un est mort.
Jacques Prévert « Paroles », ED. Gallimard, 1946.
b - A travers des extraits de BD, exploiter la particularité des phrases hachées, coupées, et des
différents emplois des points de suspension puis amener les apprenants à réaliser que l’emploi de
ces derniers peut recouvrir différentes réalités et significations :
• pour laisser le lecteur imaginer une suite,
• pour marquer une hésitation,
• pour souligner un sous entendu,
• pour exprimer un sentiment (peur, étonnement…),
• pour introduire une ellipse.
On constituera des corpus à étudier (manipuler, sérier, classer) ; on tentera, à chaque fois,
d’expliciter les différents emplois des notions de grammaire. Le questionnement de type inductif
fondé sur les opérations de suppression, de déplacement, de permutation et de complétion,
permettra aux apprenants de comprendre les notions et de les retenir. Il conviendra donc de
privilégier une gradation (par ordre croissant de difficultés) dans le choix des activités et des
exercices.
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On exploitera les erreurs des apprenants auxquels on proposera des problèmes à résoudre et
non pas des séries d’exercices identiques et fastidieux. La classe constituera de ce fait un atelier
d’écriture, lieu d’échange, où les textes et supports divers circuleront, seront observés, comparés et
parfois complétés et améliorés.
Il appartiendra au professeur d’adapter sa démarche aux capacités de ses apprenants et ainsi
de ménager au cours de la séquence, des pauses pour l’étude de la langue qui aboutiront à des mises
au point écrites portant sur les notions abordées.
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IV. Les objets d’étude
• Le sophisme au sens courant, est un raisonnement spécieux qui se présente sous les
apparences de la vérité ; son auteur, le sophiste, n’a d’autre but que de tromper les esprits
simples ou peu avertis. Bref, un sophisme est une duperie habilement dissimulée.
Exemple : -Tous les animaux qui ont des ailes volent
-Or, la poule a des ailes
-Donc la poule vole.
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suffisent à elles-mêmes (sujet d’ordre scientifique), soit qu’on veuille donner au texte une allure
objective (indépendante de la personnalité de l’auteur et de ses convictions personnelles). Cela
implique que le texte doit :
- aller à l’essentiel, préférant les informations sûres aux impressions, analyse, et
suppositions ;
-comporter tous les éléments nécessaires pour la compréhension de l’information, par
exemple la définition de certains mots ;
- être écrit sans effets de style, de manière neutre, impersonnelle ; il ne doit généralement
pas trahir la présence de son auteur par l’emploi de la 1ère personne, ni s’adresser
directement au lecteur à la 2ème personne, même s’il est adapté au public auquel il s’adresse.
On peut aller au-delà de l’information pour expliquer. Le texte alors :
- précise les causes ou les conséquences des événements,
- indique quel raisonnement ou quelles sources ont permis d’établir l’information ou le point
de vue exposé,
- indique l’intérêt ou la portée de cette information,
- permet au lecteur de réellement s’approprier une information en lui donnant les moyens de
la comprendre, tout en fournissant des exemples permettant de la comprendre,
- indique une méthode pour appliquer une consigne.
Le texte explicatif fait donc souvent appel aux mots de liaison ; il présente les informations
dans un ordre logique, pédagogique ; il enseigne au lieu de se contenter de renseigner.
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IV.2. LE DISCOURS THEATRAL
(Cet objet d’étude ne sera abordé que dans les classes de lettres).
Le théâtre est un genre dont l’étude en classe se révèle intéressante à plus d’un titre. Il est
avant tout l’imitation d’une situation réelle que des comédiens se chargent de représenter devant
les yeux de spectateurs. L’action qu’il représente vise non seulement la vue du spectateur, mais
aussi son ouïe, car elle est soumise aussi bien aux codes gestuels (par le corps, le jeu), que verbaux
(le discours) et sonores.
1- Une histoire qui obéit aux lois générales du récit, avec une action et des personnages, une
intrigue qui s’achève par un dénouement heureux dans une comédie et triste dans une tragédie.
b) Spectateurs
Comme dans chaque situation réelle, le discours tenu dans le texte théâtral est celui de
plusieurs individus, personnages ou entités. Le discours de chaque personnage dépend de sa
position face à la personne à laquelle il s’adresse. Il est également défini par les personnes qui
assistent à l’échange et par la situation de communication. C’est pourquoi les registres de langue
varient. Les répliques sont perçues par les spectateurs : cela permet de jouer sur des quiproquos
entre les personnages et provoquer des effets d’humour.
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IV.3. L’argumentation (le plaidoyer et le réquisitoire)
Argumenter, c’est choisir des arguments ou des preuves pour convaincre ou persuader le
lecteur d’adopter la thèse que l’on soutient.
L’argumentation développe un thème (le sujet) pour lequel le locuteur émet un avis (la
thèse). Pour tenter de convaincre le lecteur de la pertinence de la thèse (défendue), le locuteur
adopte des arguments qu’il peut illustrer par des exemples pertinents.
Pour ce faire, le scripteur/locuteur aura recours à divers procédés : il tentera de faire adhérer
son lecteur/interlocuteur aux thèses qu’il propose, il intervient sur les idées, les croyances, les
valeurs et les représentations de l’autre.
Argumenter, c’est donc donner de bonnes raisons pour faire admettre à son interlocuteur la
validité d’une thèse, d’un comportement. Le professeur veillera à mener les séquences réservées à
l’étude du discours argumentatif dans un climat d’interaction, d’échange d’idées et d’opinions pour
susciter des réponses diversifiées à une question.
Démontrer
Lorsque le locuteur utilise une démarche de type scientifique, on dit qu’il démontre un
résultat : il ne laisse aucune place au débat ou à la discussion. Son point de vue est validé par des
preuves ou des faits. Le destinataire n’a qu’à admettre une vérité. Dans la démonstration, le locuteur
ne cherche donc pas à argumenter, il montre ou démontre. Le texte argumentatif, comme son nom
l’indique, s’oppose à cette démarche.
Persuader
Lorsque le locuteur cherche à manipuler ou à séduire son destinataire, on dit qu’il
vise à le persuader de son point de vue. Le locuteur n’utilise aucun argument pour atteindre son
objectif, mais des procédés rhétoriques ou stylistiques. Le texte argumentatif peut utiliser cette
démarche pour donner plus de force à son argumentation, mais ne saurait s’y limiter.
Convaincre
Entre ces deux pratiques existe le débat, la discussion où le locuteur use d’arguments
et de contre-arguments pour convaincre de son point de vue ou de sa thèse. Il s’adresse alors à la
raison de son destinataire et stimule sa capacité de réflexion. Il ne vise pas à atteindre une vérité,
mais à défendre le point de vue qui lui paraît le plus juste. Cette démarche est le propre du texte
argumentatif.
25
IV.3.2. La progression du texte argumentatif
Un texte argumentatif obéit toujours à une progression logique. Le locuteur organise ses
thèses, ses arguments et ses exemples pour les rendre le plus convaincant possible.
Chaque texte peut offrir une progression spécifique. Néanmoins, il existe une progression « idéale »
à laquelle on peut confronter les autres types d’organisation :
• La réfutation de la thèse adverse (1ère étape).
• La justification de la thèse défendue (2ème étape).
Ce schéma peut être modifié par le locuteur en fonction de ses objectifs. Un texte polémique, par
exemple, donnera plus d’importance à la réfutation de la thèse adverse.
a. Les arguments
Les arguments sont les idées générales qui servent à justifier la thèse du locuteur ou à
réfuter la thèse de son adversaire.
Exemple : la protection de notre environnement est nécessaire à la préservation de toute vie sur
terre (thèse défendue). En effet, en l’absence d’un environnement sain et stable tout ce qui y vit
s’éteindrait rapidement et l’humanité ne serait pas la dernière à subir ce sort
(Argument).
Exemple : Tout progrès social passe par l’éducation des masses, Ibn Badis l’a maintes fois
démontré (argument d’autorité).
b. Les exemples
Les exemples sont des faits ou des cas particuliers qui servent à illustrer les arguments. Ils
permettent de donner plus de force aux idées générales en montrant au destinataire à quoi elles
renvoient concrètement.
Parfois les exemples ne se contentent pas d’illustrer les arguments (exemple qui sert à illustrer), ils
peuvent remplacer un argument et prennent alors une valeur démonstrative.
Ce sont les liens qu'entretiennent les idées entre-elles dans un texte argumentatif ; ils
peuvent être explicites ou implicites. Ces relations (liens) logiques peuvent être de nature différente
afin d'exprimer les nuances de la pensée.
26
Le raisonnement suit une progression
Connecteurs logiques Relation logique Fonction
Dans ce cas, il n'y a pas de connecteur logique, il faut déduire la relation logique à l'aide du
contexte en regardant de près :
27
• La ponctuation
La virgule ajoute une idée à une autre ou donne un détail supplémentaire, le point-virgule
sépare 2 idées en gardant une suite logique entre-elles, les parenthèses ou les deux points
peuvent introduire un exemple, une cause ou une conséquence, le point d'interrogation
introduit une explication…
• La disposition du texte
Elle peut révéler, à l'aide des paragraphes par exemple, la manière dont le locuteur envisage
son argumentation. Les paragraphes forment toujours des unités de sens autour d'une idée,
d'un thème précis : denses, longs et peu nombreux, ils exposent une pensée structurée et
ramassée. Nombreux et de courte longueur, ils marquent le caractère décousu de la pensée,
etc.…
28
IV.4. La nouvelle d’anticipation
Quels sont les aspects de la nouvelle à voir en 2AS ? Cette année, on axera l’étude de la
nouvelle d’anticipation sur les noyaux / catalyses, sur les différents points de vue du narrateur ainsi
que sur le cadre spatio-temporel.
En plus de la macrostructure (les grandes articulations du récit), l’intérêt sera porté en 2AS
sur la microstructure à travers l’étude des noyaux et des catalyses qui constituent les « plus petites
unités narratives. Les noyaux renvoient à une action importante du récit si bien que leur suppression
peut altérer le sens ou la suite de l’histoire. Quant aux catalyses, elles remplissent l’espace narratif
qui sépare les noyaux et apportent les détails supplémentaires pour la cohérence du texte.
Identifier un mode de narration c’est non seulement se demander « qui raconte », mais aussi
« à partir de quel point de vue ».
Dans un récit, le narrateur peut relater une histoire selon trois points de vue :
Dans ce cas, on ne peut pas déterminer le point de vue à travers lequel la réalité est décrite ;
les informations données par le narrateur dépassent le savoir et les possibilités de perception des
personnages. Le narrateur voit tout à différents endroits, il sait tout des différents personnages, il
dévoile leurs pensées et leurs sentiments. Il donne au lecteur une information complète.
Ex :
« Mme Sarrasin fut un moment éblouie. Elle embrassa son fils et sa fille en pleurant de joie. Il lui
semblait que l’univers allait être à eux maintenant et que le malheur n’oserait jamais s’attaquer à
des jeunes gens qui possédaient quelques centaines de millions. (…) Mme Sarrasin relut la lettre de
son mari, se dit que c’était à lui, en somme, qu’il appartenait de décider de sa destinée et de celle de
ses enfants, et le calme rentra dans son cœur. Quant à Jeanne, elle était heureuse à la joie de sa mère
et de son frère. »
Exemple 1 :
« Les montagnes s’élevaient de plus en plus ; quand nous en avions franchi une, il s’en présentait
une autre plus élevée que nous n’avions pas vue d’abord ; les mules devinrent insuffisants, et il
fallut recourir aux bœufs, ce qui nous permit de descendre de voiture et de gravir à pied le reste de
la Sierra. J’étais tellement enivré de cet air vif et pur ; je me sentais si léger, si joyeux et si plein
d’enthousiasme, que je poussais des cris et faisais des cabrioles comme un jeune chevreau. »
Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1843.
Exemple 2 :
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« Quelque chose de vertigineux se dégageait pour elle de ces existences amassées, et son cœur s’en
gonflait abondamment, comme si les cent vingt mille âmes qui palpitaient là eussent envoyé toutes
à la fois la vapeur des passions qu’elle leur supposait. Son amour s’agrandissait devant l’espace, et
s’emplissait de tumulte aux bourdonnements vagues qui montaient. Elle le reversait au dehors, sur
les places, sur les promenades, sur les rues, et la vieille cité normande s’étalait à ses yeux comme
une capitale démesurée, comme une Babylone où elle entrait… »
Gustave Flaubert, Madame Bovary.
- La focalisation externe (le point de vue externe)
Le narrateur est un témoin. Il raconte et décrit d’un point de vue purement objectif, comme
si les faits étaient enregistrés par une caméra.
Exemple :
« Deux hommes parurent. L’un venait de la Bastille, l’autre du Jardin des plantes. Le plus grand,
vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus
petit (…), baissait la tête sous sa casquette à visière pointue.
Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils s’assirent, à la même minute, sur le banc. »
G. Flaubert, Bouvard et Pécuchet, 1881.
Remarques :
- Il est fréquent, au cours d’un récit, de passer d’un point de vue à l’autre.
- Il ne faut pas confondre changement de perspective (focalisation) et changement de
narrateur.
- Le narrateur extérieur (situé hors de l’histoire) peut choisir entre les trois types de points de
vue présentés ci-dessus.
c- Le cadre spatio-temporel :
- L’espace
Il s’agit de montrer que tous les éléments qui composent l’espace décrit dans une nouvelle
d’anticipation installent le lecteur dans un décor futuriste.
« Je pense que pour raconter, il faut avant tout se construire un monde, le plus meublé possible,
jusque dans les plus petits détails. […] Il faut construire le monde, les mots viennent ensuite,
presque tout seuls. »
(Umberto ECO, Apostille au Nom de la rose, Grasset, 1985, p. 26 et 28)
- Le temps
Les rapports entre l’ordre de la narration et l’ordre de l’histoire sont de trois types.
l’ordre chronologique : quand les faits sont racontés dans l’ordre dans lequel ils ont été effectués par
les personnages.
Le retour en arrière : il arrive que la narration ne reproduit pas l’ordre de l’histoire. Elle peut
abandonner la trame du récit pour effectuer des retours en arrière (analepses). Cela permet
d’introduire une explication, de relancer l’intérêt du lecteur.
L’anticipation : l’histoire relate des faits supposés de l’avenir (prolepses). Cela entretient le
suspense et le mène vers le dénouement.
On y retrouve toutes les caractéristiques du genre narratif, mais dans sa dimension fictionnelle. Une
multitude de contenus et de thèmes y sont abordés sous une grande variété de genres (réalistes,
humoristiques, fantastiques, policières, etc.)
La nouvelle est généralement dépouillée de tout détail superflu, les personnages sont limités, les
décors réduits aux détails nécessaires, l’action simple et brève, centrée autour d’un seul événement.
La résolution de l’histoire se fait souvent de manière surprenante ou brutale ; c’est ce qui s’appelle
la chute. Elle ne constitue pas une loi du genre mais contribue néanmoins à l’intérêt que l’on peut
porter à ce type de récit.
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IV. 5. Le reportage touristique / Le récit de voyages
Les récits de voyages se révèlent être un vaste champ de recherche, aisément exploitable
didactiquement. L’apprenant peut, grâce à ce support améliorer ses compétences linguistiques,
culturelles et interculturelles. Ces récits ont toujours existé, et les motivations de départ sont
diverses, dont principalement :
- les missions de découvertes pour les plus anciens (ou missions civilisatrices)
- le besoin personnel, le plaisir
- l’exotisme (par exemple, faire connaître l’Orient aux occidentaux, en utilisant des clichés, des
stéréotypes. Cf. Gérard de Nerval)
- le dépassement de l’homme, l’exploit (Cf. Paul Emile Victor)
- la volonté de témoigner
- les études ethnologiques.
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V. Les techniques d’expression écrites et orales
Savoir utiliser des techniques d’expression écrites et orales nécessite un entraînement sur toute
l’année et sur tout le cycle. Pour que l’apprenant puisse organiser sa parole en fonction des
nécessités de la communication, le programme propose la maîtrise des techniques suivantes : le
résumé, la prise de notes, l’exposé oral, la reconstitution de texte et la fiche de lecture.
Symboles
=> : implique ≈ : égal environ > : supérieur à
⇔ : implique réciproquement ↗ : se développe, progresse < : inférieur à
≥ : supérieur ou égal
<≠> : n’entraîne pas ↘ : décroît, décline ≤ : inférieur ou égal
≠ : différent ± : plus ou moins ∃ : il existe
>< : opposé à ∊ : appartient à
∄ : il n'existe pas
∀ : quel que soit
∉ : n’appartient pas à
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V.2. Le compte-rendu
Faire le compte rendu d’une expérience en biologie (le discours objectivé), d’une enquête,
ou d’une visite (le reportage) d’un récit (une fiche de lecture) ; c’est raconter des faits mais aussi
indiquer dans quelle optique on à agi et ce qu’on a retenu.
Le compte rendu est d’une part objectif quand il se veut le simple reports de faits , et critique
quand il intègre une dimension commentative prenant en charge l’effet produit par l‘événement ou
les faits rapportés. Le compte rendu d’une expérience par exemple sera forcément objectif et ne
comportera pas de partie commentative, par contre le compte rendu d’une enquête, d’une visite ou
d’un récit de voyage sera forcément « orienté » car ne retenant des faits à retranscrire que ceux qui
sembleront les plus importants et les plus significatifs et introduisant des commentaires pouvant
expliquer ou justifier ces choix.
1. observation du texte et du contexte (titre sous titres source documents annexes etc.
pour en déterminer la nature argumentative, explicative, informative, etc.
2. déterminer sa structuration et son organisation (logique, chronologique, énumérative)
3. se poser les questions suivantes :
• de que type de texte s’agit-il ?
• quel est e thème traité ?
• sur quoi ‘auteur insiste-il ?
4. noter es mots et idées suggérés par les champs lexicaux, ou es anaphoriques et leurs
enchaînements.
5. rédaction ( ces étapes peuvent aussi bien s’appliquer à la technique du résumé qu’a
celle du compte-rendu).
Voici un tableau comparatif qui vous aidera à mieux distinguer ces deux techniques.
Le compte-rendu Le résumé
• mettre en relief l‘idée générale. • Reformuler le texte (discours) initial
• Rendre compte à la troisième sans prendre position.
personne de la pensée de l‘auteur. • Garder le système d’énonciation du
• Admettre des formues du type : texte source.
« l’auteur pense que…affirme • Proscrire les formules du type :
que… » « l’auteur pense que… ; montre
• Ne pas suivre obligatoirement l‘ordre que… »
du texte. • Conserver ‘ordre du texte source.
• Ne pas recopier des phrases intégrales • Ne pas recopier de phrases intégrales
du texte. du texte.
• Réduire au tiers du texte source • Respecter le nombre de mots exigés,
environ. environ le quart du texte source.
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Qu’est ce qu’un compte rendu ?
• c’est a contraction d’un texte au tiers de sa longueur environ.
• Il met en relief l‘idée principale et toutes les idées qui s’y rapportent.
• Il reconstitue la structure logique de la pensée de ‘auteur sans suivre systématiquement
l’ordre du texte.
• Il rend compte à la troisième personne –quel que soit le type de discours – des pensées de
l‘auteur.
• Il peut être objectif (compte rendu d’une expérience) ou critique, introduisant des
commentaires ou jugements du scripteur par rapport au discours de l‘auteur et son texte
(compte rendu d’un récit de voyage ou d’un discours argumentatif)
• Une fiche de lecture est aussi un compte rendu qui contiendrait ,en plus de toutes les
informations relatives à l‘œuvre et son auteur, une partie rendant compte de l‘action à
proprement parler et une partie commentative contenant des impressions de lecture et/ou
des commentaires personnels.
L’attitude de l’auteur peut obéir à 4 modalités possibles qui s’inscrivent à leur tour dans l’un des 3
types de discours que nous reprenons dans la grille suivante :
Modalités Type de discours investi dans les textes
Déclarative : il dit quelque chose de façon
plus ou moins affirmative ou négative.
• Narratif : l’auteur observe, raconte,
Interrogative ; il pose ou se pose des décrit.
questions. • Didactique : l’auteur explique,
analyse des faits, leurs causes, leurs
Impérative ; il conseille, prie ordonne d’une conséquences, i démontre une thèse,
façon plus ou moins énergique. donne des conseils.
• Polémique : l’auteur approuve,
Exclamative ;il exprime un sentiment tel la critique, combat pour ses idées.
colère, la joie
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Tableau récapitulatif des verbes de déclaration
Elle peut résumer les principaux enseignements tirés d’une expérience (compte-rendu
objectif)
Elle peut aussi résumer les principales informations données par l’auteur et introduit un
ou des commentaires sur l’intérêt du texte et sa portée (compte- rendu critique)
Conseils de rédaction
• Le plan suivi se repère facilement au travers des paragraphes éventuellement
surmontés de titres et de sous titres.
• L’écriture doit être neutre et efficace.
• Le temps utilisé sera le passé composé puisque le compte-rendu rapporte des faits
vécus avant le moment de la rédaction(événements passés et achevés), mais aussi
le présent de vérité générale pour des constats d’ordre permanents.
Voici à titre d’exemple un texte qui sera suivi du résumé et du compte rendu qui
lui correspondent
Pour habiller un bambin récalcitrant, rien de tel, paraît-il, qu’un poste de télévision
allumé : ébloui par les images, captivé par les sons, le rebelle se laisse faire, ayant perdu
toute envie de bouger. Ce n’est pas la seule utilisation pédagogique du petit écran : bien
des parents ne lui confient-ils pas chaque jour leur progéniture « pour avoir la paix » ?
Pendant des années, Liliane Lurçat, docteur en psychologie, a enquêté sur l’enfance.
Il était intéressant de connaître ses conclusions à propos de la télévision. On regrettera
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seulement que son livre n’en soit pas tout fait un : en glissant, parmi les chapitres, des
textes de conférences ou d’articles déjà publiés, elle a pris le risque de se répéter et de
dérouter un peu le lecteur non spécialiste. C’est dommage parce que tous les ingrédients
étaient réunis pour faire un essai percutant.
L’enfant d’aujourd’hui, explique-t-elle, est téléspectateur avant d’être écolier. Le
petit écran grignote de plus en plus le temps scolaire. Certains élèves arrivent même en
retard le matin parce qu’ils ont voulu « voir la fin du dessin animé ». La télé, devenue le
nouvel imaginaire collectif, est l’un des principaux sujets d’échange en cour de
récréation. Si elle n’empêche pas d’apprendre à lire, elle vole du temps à la lecture et
affaiblit le désir de se plonger dans un livre. Autant dire qu’elle porte sa part de
responsabilité dans les carences dont on accable l’école. Nombre d’enfants se règlent au
rythme de la télévision, quitte à manquer de sommeil. Ils manquent surtout de silence et
de rêverie. Leur temps libre a été annexé par la télévision, écrit Liliane Lurçat. C’est à
« ces enfants sans enfance, dont les seuls souvenirs seront de séries télévisuelles »
qu’elle dédie son livre.
La télévision a fait de l’enfant un public, c’est-à-dire une catégorie bien précise de
consommateurs auxquels sont destinés des émissions, des bandes dessinées, des jouets,
des vêtements… Mais il est aussi un prescripteur d’achats dans sa famille et c’est
pourquoi les spots publicitaires sont souvent taillés à sa mesure. La télé brouille les
frontières entre les générations, opérant en quelque sorte une fusion des âges. L’enfant
regarde aussi des émissions pour adulte – sans compter les cassettes « interdites » qu’il
suffit d’introduire dans le magnétoscope. Certaines images de la sexualité ne peuvent
que troubler sa sensibilité et la représentation qu’il se fait du monde. Quant aux images
de violence, toutes les enquêtes conduites aux Etats-Unis montrent qu’elles ont une
influence sur les jeunes téléspectateurs. On ne s’en inquiète que dans les cas extrêmes,
lorsque sont commis des actes mimétiques décalquant une fiction présentée sur le petit
écran. Mais on ferait mieux de s’intéresser à tous les effets moins visibles des images
violentes : soumis à un bombardement émotionnel quotidien, associant peur et plaisir,
l’enfant ne fait pas la distinction entre le réel et l’imaginaire.
Grandir, c’est partir à la conquête du monde, rencontrer des gens, se heurter à eux.
Aujourd’hui, l’enfant connaît une socialisation par les médias, sans contacts directs. Il
n’apprend pas le monde avec son corps mais du bout des yeux. La télévision, qui n’est
pas le monde mais une illusion du monde, l’éloigne du réel bien plus qu’elle ne l’en
rapproche.
Liliane Lurçat met en garde les parents qui abandonnent leur enfant à la télévision. Si
personne n’est là pour l’accompagner, l’aider à interpréter, dédramatiser, il s’habitue à la
solitude, s’y adapte. Il devient peu à peu quelqu’un d’autre, gagnant « cette hasardeuse
liberté qu’avait autrefois l’enfant de la rue, affronté à de multiples dangers, et tôt sorti
de l’enfance ».
On aimerait lire des études aussi fines sur la télévision… les personnes âgées. Cette
télévision dont ils sont les plus gros consommateurs et qui les viole chaque jours de
mille manières en leur présentant une image du monde qui n’a plus rien à avoir avec
celle de leur enfance. (689 mots)
La télévision exerce un pouvoir sur l’enfant, elle le subjugue, le rend passif et assure
dans certains cas la « paix » des parents. Dans son livre, Liliane Lurçat explique et
analyse comment la télévision remplace l’école, l’image la lecture et les séries télévisées
la rêverie individuelle. L’enfant devient non seulement un spectateur mais
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malheureusement aussi un consommateur assujetti à la publicité, allant jusqu’à dicter son
choix à ses parents. Comme l’adulte, il est soumis aux images de sexualité et de violence
qui peuvent l’entraîner parfois sur les chemins de la délinquance. Cependant le danger le
plus grave concerne l’apprentissage social de l’enfant : la télévision l’incite à confondre
le monde réel et l’image qu’on lui donne. Le rôle des parents doit être de l’aider à les
distinguer.
Une étude comparable pourrait être faite sur les rapports entre la télévision et les
personnes âgées. (155 mots).
Compte rendu (du même texte) en 200 mots environ.
Dans cet article du Monde, l’auteur analyse un livre – écrit par la psychologue
Liliane Lurçat - qui traite des effets nocifs provoqués chez l’enfant par la télévision.
C’est d’abord l’écolier qui en est victime : en effet, il passe de plus en plus d’heures
devant l’écran, au détriment des activités scolaires. Certes la télé n’empêche pas
d’apprendre à lire mais elle accapare le temps autrefois consacré à la lecture. D’autre
part, l’enfant manque de sommeil et il arrive en classe fatigué.
La télé s’attaque aussi à l’enfant en tant que spectateur et consommateur : victime
des spots publicitaires attrayants, il exige l’achat de tel ou tel produit. Mais le plus est
peut-être le fait que, regardant de émissions réservées aux adultes, l’enfant voit des
images touchant à la sexualité qui jettent le trouble dans son esprit. Quant aux scènes de
violence, il en est inondé et ne fait plus la distinction entre le réel et l’imaginaire.
Liliane Lurçat lance un appel aux parents pour qu’ils ne laissent pas leurs enfants
seuls face au petit écran, mais qu’ils les aident à faire la part de la fiction. Le journaliste
souhaiterait qu’en s’intéresse aussi aux personnes âgées face à la télévision. (218 mots)
Le résumé (rappel)
Le résumé de texte, appelé aussi contraction de texte, est souvent l’épreuve essentielle de
nombreux examens.
Par rapport à d’autres types d’exercices, il présente l’avantage :
1. de permettre une évaluation complète des qualités de l’élève :
sa compréhension des textes, ses aptitudes à la réflexion et à l’analyse , sa logique, sa maîtrise de la
langue…
2. de développer la capacité de discerner rapidement l’essentiel d’un texte,
3. d’attirer l’attention sur les structures logiques d’un exposé et d’habituer l’esprit à l’objectivité.
Le volume du résumé d’un texte sera proportionnel à la densité informative de ce dernier.
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Il transmet sans la fausser le contenu initial. Il met en lumière les articulations de la pensée.
Sous une forme réduite, il restitue dans sa force le sens du texte.
Comment réussir son résumé ?
A. Tout d'abord, respecter certaines contraintes :
• Le résumé doit suivre l'ordre du texte d'une façon précise et fidèle.
• Le résumé n'ajoute pas d'idée au texte et n'apporte aucun jugement à ce qui est dit : il est objectif.
• Le résumé ne cite jamais le texte ; c'est pourquoi il est impératif d'employer les mêmes mots
que ceux du texte.
B. Ensuite, prendre en compte les critères de l'exercice :
• Respect des limites imposées
- prise en considération de la logique du texte à résumer
- respect des liens entre les différentes idées
- reprise des idées principales du texte à résumer
- respect de la limite du nombre de mots
- indication du nombre de mots à la fin du résumé
• Effort de reformulation et objectivité du résumé
- utilisation d'une expression appropriée
- emploi d'un système d'énonciation neutre (ex : "il"...)
- utilisation d'un vocabulaire personnel
- non ajout d'idée personnelle
- non citation d'exemples du texte à résumer
- emploi de mots différents de ceux utilisés dans le texte
- souci de fidélité aux idées développées dans le texte
Grille d’autoévaluation du résumé
Il va sans dire qu’on entend par « exposé oral » une prise de parole à durée très limitée (5 à
10 minutes), dont le thème est simplifié et ne portera que sur les objets d’étude du programme.
La préparation de l’exposé :
Deux excès sont à éviter : s’attarder sur des faits connus des auditeurs ; passer rapidement sur ce
qu’ils ignorent c’est à dire se contenter d’une allusion là où il conviendrait d’être explicite.
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3- Préparation de l’exposé :
a) chercher la documentation,
b) utiliser un plan très clair et assez détaillé. Numéroter et annoncer ces divisions
(premièrement…deuxièmement…),
c) rédiger entièrement l’exposé
d) le mémoriser et s’entraîner à le dire, dans le but de n’utiliser que ses notes comme
point de repères lors de la présentation de l’exposé.
e) utiliser le tableau de façon fonctionnelle :
- écrire le plan de son exposé pour faciliter le repérage aux auditeurs.
- prévoir des espaces pour les supports iconiques.
Intéresser et informer
41
V.4. Le dossier documentaire
1/ L’investigation
Tout d’abord, il faut donner à la recherche une orientation en posant un problème précis puis
préciser les données exactes du problème et les pistes de réflexion afin d’éviter un dossier trop
vaste. Par exemple, pour le sujet sur la conquête spatiale, on peut limiter le champ de recherche à
son historique, proposer un travail de recherche portant sur les débuts de la conquête spatiale, ou
choisir un de ses événements marquant et le développer.
Après avoir cerné le sujet, on commence l’investigation qui consiste à réunir la
documentation nécessaire au traitement du sujet. L’information est dispersée et le savoir existe sous
des formes multiples ; il faut savoir les rassembler. Plusieurs pistes peuvent être proposées
(bibliothèques, Internet, journaux, revues, associations, etc.).
3/ l’organisation du dossier
Elle consiste à décortiquer les sources, à relire attentivement les documents retenus et à
souligner les informations essentielles qui concernent le sujet. Puis vient l’élaboration du plan : on
regroupe les informations en plusieurs parties en s’efforçant d’instaurer une progression d’une
partie à une autre.
4/ la rédaction
C’est mettre par écrit les idées développées dans le plan du dossier documentaire. C’est
aussi mettre en forme la réflexion personnelle sur la question.
42
Glossaire
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-Temps ancrés dans la situation d’énonciation : désigne les temps verbaux en relation avec le
moment de l’énonciation (présent, passé composé, futur simple, futur antérieur, imparfait, plus-que-
parfait.
-Temps coupés de la situation d’énonciation : désigne les temps verbaux coupés du moment de
l’énonciation (passé simple, passé antérieur, imparfait, plus que parfait).
-Visée : effet recherché chez le destinataire, ce que le discours cherche à lui faire accomplir ou
ressentir. On l’identifie en répondant à la question : « pour quoi faire ? » ; la visée fait partie
intégrante de l’énonciation.
-Contexte : ensemble d’un texte qui entoure un passage, une phrase, un mot et qui sélectionne son
sens, sa valeur.
-Consigne : toute instruction donnée à l’apprenant pour l’exécution d’une tâche scolaire.
- Acte de parole : Un énoncé a une dimension informative mais aussi une dimension pragmatique,
il veut agir sur le destinataire. Cette intention n’est souvent pas explicite et est à découvrir, c’est
l’acte de parole (exemples : louer, conseiller, interdire, blâmer….)
- L’acte de parole peut se retrouver au niveau du texte dans sa globalité c’est alors un macro-
acte de parole.
- Plusieurs actes de paroles peuvent être disséminés au sein d’un même texte.
- Approche par projet : approche pédagogique dans laquelle les objectifs d’apprentissage
s’insèrent dans un plan en vue d’accomplir une réalisation.
- Champ sémantique : l’ensemble des sens que peut prendre un mot donné (polysémie du mot). Se
reporter au dictionnaire par entrée.
- Champ lexical : un champ lexical se trouve à l’intérieur d’un énoncé. Il est constitué des mots qui
renvoient à un même thème.
- Cohésion textuelle : c’est la propriété d’un ensemble dont toutes les parties sont intimement
unies. Un texte respectera les conditions de la cohésion si toutes les phrases qui le composent sont
chaque fois acceptées comme des suites possibles du contexte précédent.
- Cohérence textuelle : la cohésion textuelle peut être complétée au niveau de l’analyse
pragmatique par la notion de cohérence.
Ici, ce ne sont pas les éléments linguistiques du contexte qui sont envisagés mais la situation
extralinguistique ainsi que la proportion des connaissances du monde qui interviennent dans les
enchaînements textuels.
- Démarche d’apprentissage : processus de croissance et de changement vécu par l’apprenant,
impliquant l’utilisation de ses ressources internes en interaction avec l’environnement.
- Démarche pédagogique : ensemble des interventions de l’enseignement dans le but de favoriser
la relation d’apprentissage entre l’apprenant et l’objet d’étude.
- Discours (voir texte, énoncé) :
-Le discours est une suite non arbitraire d’énoncés. Il comprend aussi bien ce qui est énoncé que
la façon dont ceci est énoncé. C’est dans ce sens que le mot sera le plus souvent utilisé.
-Dans le tableau synoptique, « discours » a été utilisé pour les objectifs d’étude qui ont une
référence situationnelle par opposition au discours qui a une référence cotextuelle. Nous préférons,
pour éviter la polysémie du mot « discours » parler de style direct, indirect au lieu de discours direct
/ indirect.
- Enoncé (voir discours, texte) : l’énoncé est le produit de l’acte d’énonciation. Nous l’employons
dans un sens restreint : partie de texte sous-tendue par une intention communicative.
- Implicite d’un discours :
L’implicite est tout ce qui n’est pas dit ou écrit explicitement mais que le destinataire perçoit
quand il partage les mêmes référents que le destinateur.
Les deux grandes formes de l’implicite sont : le sous-entendu et le présupposé.
• Le sous-entendu est un énoncé implicite destiné à être reconnu par le destinataire. Il crée une sorte
de connivence entre lui et le destinateur. Il ne prend sens que par rapport au contexte.
• Le présupposé est contenu dans tous les énoncés de façon explicite (même les énoncés les plus
simples comme la phrase). Il est choisi par le locuteur parmi les possibilités qu’offre la langue et
utilisé de manière à passer inaperçu (son étude est importante pour l’étude du texte argumentatif en
particulier).
44
- Objet d’étude : l’objet d’étude est ce sur quoi se focalisent en propre les activités et études d’un
domaine du savoir, ce qui distingue ce dernier du reste du programme.
- Onomasiologie (voir sémasiologie) : étude qui part du concept pour aboutir aux signes
linguistiques qui lui correspondent.
- Référence situationnelle : un discours a une référence situationnelle quand il est ancré dans la
situation de communication : je / tu / ici / maintenant.
- Référence cotextuelle : un discours a une référence cotextuelle quand il n’est pas ancré dans la
situation de communication : il / passé simple / imparfait
- Sémasiologie (voir onomasiologie) : par opposition à l’onomasiologie, la sémasiologie part du
signe pour aller vers la détermination du concept.
- Situation d’apprentissage (ou d’exploration) : déroulement opérationnel de la situation
pédagogique pendant laquelle l’apprenant se situe dans un cheminement conduisant à l’atteinte
d’objectifs.
- Situation cible (ou d’évaluation) : situation d’évaluation qui permet de juger de l’intégration des
savoirs, savoir être acquis pendant l’apprentissage. Elle se présente comme une situation problème
que l’élève doit résoudre.
- Situation de communication : elle se définit par la présence d’un destinateur qui transmet un
message à un destinataire dans un contexte en utilisant un code et un canal (ou contact).
- Situation d’énonciation : ensemble de facteurs qui déterminent la production d’un énoncé :
nombre et personnalité des participants, cadre spatiotemporel, l’attitude de l’énonciateur par rapport
au contenu de son énoncé.
- Situation d’enseignement : situation pédagogique planifiée par l’enseignant et qui implique une
transmission de savoirs.
- Situation pédagogique : ensemble des composantes inter reliées (apprenant –savoirs -
enseignant) dans un milieu donné :
• Relation d’apprentissage (objet - apprenant)
• Relation d’enseignement (enseignant - apprenant)
• Relation didactique (enseignant - objet)
- Stratégie d’apprentissage : ensemble d’opérations et de ressources planifié par l’apprenant dans
le but de favoriser au mieux l’atteinte d’objectifs dans une situation d’apprentissage.
- Stratégie d’enseignement : ensemble d’opérations et de ressources planifié par l’enseignant pour
l’apprenant. Elle doit respecter trois critères pour être efficace.
• Pertinence des activités par rapport à l’objectif visé.
• Prise en compte des types d’apprenants qui font l’apprentissage.
• Prise en compte des processus commandés par les méthodes, les approches pédagogiques ou
l’utilisation des diverses techniques éducatives.
- Texte (voir discours, énoncé) : on appelle ici « texte » tout énoncé compris entre deux arrêts de la
communication, que cette dernière soit écrite ou orale.
C’est la forme concrète sous laquelle se présente un discours. Il a un auteur et une structure
l’organise comme un « tout de signification ».
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Bibliographie
• L’énonciation,
Catherine KERBRAT- ORECCHIONI. Ed. Armand- Collin, Paris 1999.
• Pragmatique du discours,
Anne REBOUL, Jacques MOESCHLER. Ed. Armand- Collin, Paris 1998.
• Pour enseigner la grammaire,
Roberte TOMASSONE. Ed. Delagrave, Paris 2002.
• Pour enseigner la grammaire II : Textes et Pratiques,
Roberte TOMASSONE, Geneviève PETIOT, Ed. Delagrave, Paris 2002.
• Linguistique textuelle et enseignement du français,
LAL, Credif, Ed Hatier.
• Initiation aux méthodes de l’analyse du discours,
D. MAINGUENEAU. Hachette université
• L’école et l’évaluation,
Xavier ROEGIERS. PED, Ed de Boeck.
• Sémiotique narrative et textuelle,
Larousse Université.
• Savoir rédiger. Livre de bord, Yann LE LAX.
Ed Larousse, Paris 1997
• D’hier et d’aujourd’hui, la linguistique générale des langues étrangères,
R. GALISSON, Coll. Didactique des langues étrangères, CLE International
• Dictionnaire de didactique.
D. COSTE et R. GALISSON.
• Situation d’écrit. Compréhension, production en langue étrangère, Sophie
MOIRAND. Ed, CLE International 1979
• Expression communication, H. LEFEVRE 2ème guide pratique Vuibert.
• Techniques d’expression écrite, Tome 1, Denis BARIL et Jean GUILLET.
Ed Sirey 1988.
• Rédiger un compte-rendu, une synthèse, Claire Charnet, Jacqueline Robin-
Nipi, ed Hachette.
• Le résumé, le compte-rendu, la synthèse, Ghislaine Cotentin-Rey, CLE
international.
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