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Séance 8: Les Paroles Rapportées Directement

Ce document traite de l'insertion de paroles rapportées directement dans un texte narratif. Il présente les notions clés comme la ponctuation utilisée pour marquer le début et la fin d'un dialogue ainsi que le changement d'interlocuteur. Deux exercices proposent d'identifier et de corriger la mise en forme de paroles rapportées directement dans des extraits littéraires.

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Séance 8: Les Paroles Rapportées Directement

Ce document traite de l'insertion de paroles rapportées directement dans un texte narratif. Il présente les notions clés comme la ponctuation utilisée pour marquer le début et la fin d'un dialogue ainsi que le changement d'interlocuteur. Deux exercices proposent d'identifier et de corriger la mise en forme de paroles rapportées directement dans des extraits littéraires.

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Séance 8

Les paroles rapportées directement

OBJECTIFS DE LA SÉANCE

Ÿ Connaitre les différences entre l’oral et l’écrit


Ÿ 
Construire les notions permettant l’analyse et la production des
textes et des discours
Ÿ Insérer des paroles rapportées directement dans un texte

Tu vas apprendre comment insérer des paroles rapportées directement dans un récit.

JE DÉCOUVRE

Tu peux retrouver sur ton espace inscrit, la version interactive de cette rubrique.

Avant de commencer, prends ton cahier et écris le numéro et le titre de la séance.

Lis attentivement et observe ci-dessous l’extrait du « Journal d’un clone » de Gudule.

Yannick n’en revenait pas.


« Y a des idiots qui réparent ces vieux trucs tout pourris ?
— Oui, des « amis des clones » dans le genre de celui que tu as vu la semaine dernière à l’émission…
Des illuminés qui voudraient nous faire croire que les clones ont une âme !
— Tu n’as jamais entendu parler de leurs hôpitaux clandestins ? est intervenu monsieur Delmotte.
On y pratique même des opérations chirurgicales !
— Moi, quand je serai grande, je ferai infirmière de clones ! », a affirmé gravement Julia.
Son frère l’a fusillée des yeux.

1- Surligne les signes de ponctuation qui marquent le début et la fin des paroles rapportées directement,
c’est-à-dire le début et la fin du dialogue.
2- Dans ce même extrait, encadre les signes de ponctuation qui marquent le changement d’interlocuteur
(c’est-à-dire lorsqu’on passe d’une personne qui parle à une autre).

CNED  FRANÇAIS – UNITÉ 7 – 5e  81


JE RETIENS

Insérer des paroles rapportées directement dans un récit


I- Qu’est-ce qu’un dialogue ?
Le mot dialogue vient du grec dia, « à travers » et logos « parole ». C'est donc un échange de paroles
entre plusieurs personnes.
Il existe plusieurs façons de rapporter les paroles des personnages :
- Le narrateur prend en charge les paroles pour les insérer dans le récit sans l’interrompre : c’est le
discours indirect ou indirect libre.
- Le narrateur laisse la parole aux personnages : c’est le discours direct, que nous appelons dans cette
leçon le dialogue.
En coupant un récit par un dialogue, on rend ce dernier plus vivant. Le lecteur a en effet l’impression
d’entendre les personnages, et de mieux les comprendre.

II- Écrire un dialogue


- Les particularités grammaticales du dialogue sont celles du discours direct. Par exemple, on
utilise le système de temps du présent (présent, futur, imparfait et passé composé de l’indicatif)
pour donner une impression de réalité.
- On est attentif au niveau de langue des personnages. Ainsi, un enfant parlerait-il avec un niveau
de langue soutenu au quotidien ? Cela parait peu probable. Là encore, il s’agit de donner une
impression de réalité. Cependant, on évite d’utiliser dans son écrit un langage trop familier.
- La ponctuation joue un rôle majeur.
• P our bien insérer le dialogue dans le récit, il faut aller à la ligne à la première réplique et ouvrir
les ­guillemets. Cette première réplique peut être précédée d’un verbe de parole (demander, dire,
etc.) suivi de deux points.
• Puis, à chaque nouvelle réplique, on retourne à la ligne et on met un tiret.
• Quand le dialogue s’achève, on ferme les guillemets pour indiquer clairement un retour au
récit. ­Cependant, on peut se passer de l’utilisation des guillemets, comme le font désormais de
nombreux auteurs.
Enfin, il faut être original ! Il ne faut pas oublier que c’est un exercice littéraire il faut donc proposer un
contenu intéressant, original, et qui fait progresser l’action. Il est donc nécessaire d'éviter les répliques
banales (« Bonjour », « Comment ça va ? », « Bien, et toi ?, « Je vais bien, merci », etc.) qui n’amènent
rien à votre texte.

JE M’EXERCE

Exercice 1
Tu peux retrouver sur ton espace inscrit, la version interactive de cet exercice.

Voici un extrait du « Dragon » de Ray Bradbury.

Immobiles, effrayés, ils écoutaient leur respiration contenue, mutuellement fascinés par le battement nerveux
de leurs paupières. À la fin, l’un d’eux attisa le feu avec son épée.
« Arrête ! Idiot, tu vas révéler notre présence !
— Qu’est-ce que ça peut faire ? Le dragon la sentira de toute façon à des kilomètres à la ronde. Grands Dieux !
Quel froid ! Si seulement j’étais resté au château !
— Ce n’est pas le sommeil : c’est le froid de la mort. N’oublie pas que nous sommes là pour...
— Mais pourquoi, nous ? Le dragon n’a jamais mis le pied dans notre ville !
— Tu sais bien qu’il dévore les voyageurs solitaires se rendant de la ville à la ville voisine...
— Qu’il les dévore en paix ! Et nous, retournons d’où nous venons !
— Tais-toi ! Écoute... »
Les deux hommes frissonnèrent.
1- Surligne les signes de ponctuation qui marquent le début et la fin des paroles rapportées directement.
2- Dans le même extrait, encadre les signes de ponctuation qui marquent le changement d’interlocuteur.

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Exercice 2
Voici un extrait de « La Parure » (1884) de Guy de Maupassant (1850-
1893) dans lequel la ponctuation des paroles rapportées directement a été
entièrement supprimée.

Tu vas réécrire ce passage sur ton cahier en remettant correctement en forme


ces paroles rapportées directement. Attention à ne pas les confondre avec le
récit !

Astuce : Pour t’aider, commence par identifier et surligner les paroles


prononcées par les personnages.

Elle ôta les vêtements dont elle s’était enveloppé les épaules, devant la glace,
afin de se voir encore une fois dans sa gloire. Mais soudain elle poussa un cri.
Elle n’avait plus sa rivière1 autour du cou !
Son mari, à moitié dévêtu déjà, demanda qu’est-ce que tu as ? Elle se tourna vers lui, affolée. J’ai... j’ai... je n’ai
plus la rivière de même Forestier. Il se dressa, éperdu Quoi !... comment !... ce n’est pas possible !
Et ils cherchèrent dans les plis de la robe, dans les plis du manteau, dans les poches, partout.
Ils ne la trouvèrent point.
Il demandait Tu es sûre que tu l’avais encore en quittant le bal ? Oui, je l’ai touchée dans le vestibule2 du ministère.
Mais si tu l’avais perdue dans la rue, nous l’aurions entendue tomber.
Elle doit être dans le fiacre3. Oui c’est probable. As-tu pris le numéro ? Non. Et toi, tu ne l’as pas regardé ? Non.
Ils se contemplaient atterrés4.

Notes :
1. rivière : collier de diamants.
2. vestibule : pièce ou couloir d'entrée.
3. fiacre : voiture hippomobile (à cheval) à quatre roues et quatre places.
4. atterrés : consternés, accablés.

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