Chapitre 2
Chapitre 2
Le bilan fonctionnel représente à un moment donné les emplois et les ressources, liés aux
principaux cycles de fonctionnement de l'entreprise.
Ce découpage permet de calculer facilement des agrégats très significatifs sur le plan de la
gestion et qui permettent de caractériser l'équilibre financier de l'entreprise, à savoir :
La trésorerie nette.
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1. Le fonds de roulement (FDR)
C'est la part des ressources stables disponibles après le financement des actifs immobilisés, et
des actifs sans valeurs pour contribuer à couvrir les besoins de financement liés à
l'exploitation.
En principe le FRF doit être positif ; sauf dans certains secteurs d’activité où les stocks sont
nuls ou tournent vite, le volume des achats est important par rapport au chiffre d'affaires et
les fournisseurs accordent des délais de paiement relativement longs, (exemple : grande
distribution).
Remarque : le FDR peut également être calculé par le bas du bilan suivant la formule :
FDR = (Actif circulant + trésorerie actif ) – ( Passif circulant + Trésorerie Passif)
Application :
Soit le bilan simplifié suivant arrêté le 31 / 12 / N
Actif Montant Passif Montant
Actif immobilisé 2.000.000 Financement permanent 4.000.000
Actif circulant 2.400.000 Passif circulant 600.000
Trésorerie actif 600.000 Trésorerie passif 400.000
Total actif 2.500.000 Total passif 2.500.000
Travail à faire :
Calculer le FDR par les deux formules : haut du bilan & bas du bilan.
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2. Le besoin de financement global ou besoin en fonds de roulement (BFR):
C'est la part des besoins d’exploitation (provenant surtout ses stocks et créances clients) non
couverte par les ressources provenant de cette même exploitation (provenant surtout des
dettes fournisseurs).
Le BFR est obtenu par application de la formule suivante
Actifs
Circulants
HT Passif circulant HT
Si la différence est positive, cela signifie que les ressources cycliques n’arrivent pas à
couvrir les emplois circulants, d’où un besoin de financement qui doit être couvert.
Si la différence est négative, cela signifie que les ressources cycliques dépassent les
emplois circulants d’où l’existence d’une ressource de financement supplémentaire
(absence de besoin).
3. La Trésorerie Nette
C'est l'excédent des liquidités placées ou non (trésorerie actif) sur les financements bancaires
- Chèque et
valeur à - Crédit d'escompte
T.N - Crédit de trésorerie
encaisser Trésorerie
- Banque, Passif - Banque solde créditeur
Trésorerie
Trésorerie
Actif
générale et
chèques
postaux (trésorerie passif)
courants TN = FDR – BFR
- Caisse
TN = Trésorerie Actif – Tréésorerie Passif
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Le BGF est financé pour partie par des ressources stables (FRF) et pour solde par des
ressources plus volatiles (T.P).
Le bilan du PCM est élaboré sur la base de l’approche fonctionnelle qui part de l’hypothèse
de la continuité d’exploitation, et considère l’entreprise comme un portefeuille d’emplois &
de ressources. Elle classe alors les différents éléments du patrimoine en fonction de leur
appartenance aux trois cycles : investissement, financement & exploitation. Cependant,
certains analystes, et pour des considérations économiques, estiment nécessaire de procéder à
quelques retraitements dont surtout :
Les actifs sont pris en considération à leurs valeurs brutes (valeur d’origine)
Les primes de remboursement des obligations doivent être déduites des immobilisations
en non valeur et doivent être éliminées du montant des emprunts obligataires pour leurs
valeurs brutes.
Certaines charges à repartir sur plusieurs exercices, ne concernant pas le cycle
d’investissement, doivent être déduites des immobilisations en non valeurs, et retrancher
leur montant des capitaux propres.
Les écarts de conversion actif & passif : pour respecter le principe de la valeur d’origine,
il faut corriger les créances et les dettes de manière à les ramener à leur situation initiale.
Dans l’actif & le passif circulants, il faut distinguer la partie liée à l’exploitation de celle
non liée à l’exploitation : une créance est dite d’exploitation lorsque sa contrepartie
comptable est un produit d’exploitation, et une dette est dite d’exploitation lorsque sa
contrepartie comptable est une charge d’exploitation.
Les immobilisations acquises en crédit bail sont prises en considération de la manière
suivante : on inscrit à l’actif immobilisé la valeur d’origine de l’immobilisation, et au
passif, on ajoute le cumul d’amortissements aux capitaux propres, et la VNA aux dettes
de financement.
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La présentation générale du bilan fonctionnel est la suivante :
Actif Passif
Actif immobilisé Financement permanent
(emplois stables) (ressources stables)
Pour passer du bilan comptable au bilan financier, il y a lieu de procéder à des retraitements
plus ou moins importants, qui relèvent beaucoup plus du bon sens que d’une application de
règles bien établies. Le principe est le suivant :
L’actif immobilisé ; regroupe tous les actifs à plus d’un an.
L’actif circulant ; contient les actifs à moins d’un an.
Le financement permanent ; englobe toutes les ressources à plus d’un an.
Le passif circulant comprend toutes les ressources financières à moins d’un an.
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Pour appliquer ce principe, il faut donc reclasser et corriger certains postes de l’actif & de
passif du bilan comptable.
a- Retraitements de l’actif.
Reclassement des actifs selon leur degré de liquidité : les actifs dont l’échéance réelle
est inférieure à un an doivent être retranchés de l’actif immobilisé et ajoutés à l’actif
circulant ; de même, les actifs circulants à plus d’un an doivent être éliminés de l’actif
circulant et intégrés à l’actif immobilisé.
Les immobilisations en non valeurs : les frais préliminaires, charges à repartir sur
plusieurs exercices & les primes de remboursement des obligations sont des en réalité
des actifs fictifs qui n’ont aucune valeur de vente ; elles doivent donc être supprimées
de l’actif immobilisé, et éliminées des capitaux propres.
Le stock outil : c’est le stock minimum que l’entreprise garde dans son magasin pour
éviter le risque de rupture de stock. Il devient alors moins liquide et doit de ce fait être
ajouté à l’actif immobilisé et retranché de l’actif circulant.
Les titres & valeurs de placement : si les valeurs de placement détenues dans le
portefeuille de l’entreprises sont facilement négociables, et donc très liquides, il
convient de les ajouter à la trésorerie actif, au même titre que les effets bancables ou
escomptables.
Les plus ou moins values latentes sur les éléments de l’actif ; les différents éléments de
l’actif doivent apparaître sur le bilan financier pour leurs valeurs réelles, leur
réévaluation peut donc générer des plus ou moins values latentes provenant de la
différence entre la valeur réelle et la valeur comptable. Les plus values viendront en
augmentation de l’actif et des capitaux propres, et les moins value en diminution.
Les écarts de conversion actif : ils correspondent en réalité à des pertes latentes dues à
une diminution des créances ou augmentation de dettes suite à une évolution
défavorable de taux de change. Leurs retraitement se fait alors comme suit :
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Si la perte de change a été déjà couverte par une provision, aucun retraitement n’est
recommandé du fait que la dotation aux provisions a déjà diminué le résultat de
l’entreprise.
Si aucune provision n’a été constatée, l’écart de conversion actif devra être retranché de
l’actif et déduire un montant équivalent des capitaux propres.
Les dividendes à distribuer : d’abord il a lieu de signaler que le bilan financier est
toujours établi après répartition de résultat ; la part du bénéfice à distribuer doit donc
être retranchée des capitaux propres et ajoutée aux dettes de passif circulant.
Les subventions d’investissement & les provisions réglementées doivent être retenues
nettes d’impôt (fiscalité différée), quand à l’impôt correspondant, il doit, en fonction de
son échéance, être ajouté soit aux dettes de financement soit au dettes du passif
circulant.
Les provisions pour risques & charges sans objet doivent être retraitées ainsi : la partie
nette d’impôt doit être ajoutée aux capitaux propres, et la partie correspondant à l’impôt
latent doit être virée vers les dettes du passif circulant.
Reclassement des dettes : les dettes doivent être reclassées en fonction de leurs
échéances réelles en dettes à plus d’un an (financement permanent) et dettes à moins
d’un an (dettes du passif circulant)
Les écarts de conversion passif : il s’agit de gains de change latents dus à une évolution
favorable des taux de change ; il convent alors de les annuler en diminuant les créances
ou en augmentant les dettes correspondantes, et d’ajouter leurs montant aux capitaux
propres.
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c- Les engagements hors bilan ; le cas du crédit –bail.
Les biens utilisés par l’entreprise dans le cadre d’un contrat leasing ne figurent normalement
pas dans son bilan, puisqu’elle n’en est pas la propriétaire. Dans une optique financière, ces
biens figurent à l’actif de l’entreprise de la manière suivante :
Augmentation de l’actif immobilisé de la valeur nette comptable des immobilisations
acquises par crédit bail (VNA = Valeur d’origine – cumul d’amortissements)
Constatation en dettes de financement d’un emprunt équivalent (comme si l’acquisition
du bien a été financée par emprunt)
Remarque : il est recommandé avant de dresser le bilan financier d’établir un tableau dit
« tableau de passage du bilan comptable au bilan financier ».
La situation de trésorerie résulte du décalage entre les FDR & le BFR. Elle informe sur
l’équilibre financier de l’entreprise et sa solvabilité immédiate (liquidité).
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Analyse par les ratios ENCG Casablanca Pr Nafii IBENRISSOUL
Si l’analyse des valeurs absolues relevées des états de synthèse de l’entreprise (bilan, CPC)
est, certes, intéressante ; il faut reconnaître qu’elle n’est pas suffisante, car elle doit
s’accompagner d’une analyse des valeurs relatives.
Il s’agit, en effet, de rapprocher des données comptables cohérentes pour en dégager des
rapports significatifs, connus sous le vocable de ratios financiers.
Le ratio peut être défini comme un rapport entre deux grandeurs comptables cohérentes qui
peuvent être des stocks ou des flux ou les deux à la fois.
Dans la mesure où il existe une quantité abondante d’informations comptables, on peut créer
un nombre illimité de ratios, néanmoins pour qu’un ratio soit utile, il doit être significatif :
Répondre à un objectif bien déterminé (solvabilité, rentabilité, équilibre financier…).
Rapprocher deux grandeurs cohérentes (exprimées en données brutes, nettes, HT,
TTC…).
Doit permettre la comparaison dans le temps (évolution dans le temps des ratios pour la
même entreprise) et dans l’espace (par rapports à ses concurrents).
Il existe une multitude de ratios que l’analyste financier peut utiliser, c’est à lui de choisir
ceux qui répondent à ses objectifs. Nous allons nous limiter uniquement aux ratios les plus
utilisés et les plus significatifs.
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Analyse par les ratios ENCG Casablanca Pr Nafii IBENRISSOUL
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Analyse par les ratios ENCG Casablanca Pr Nafii IBENRISSOUL
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Analyse par les ratios ENCG Casablanca Pr Nafii IBENRISSOUL
a- La rentabilité d’exploitation :
La rentabilité d’exploitation peut être analysée à travers plusieurs ratios qu’on peut établir en
utilisant les différents soldes de formation de résultat.
Exemple :
Marge commerciale; EBE ; Résultat d’exploitation.
CAHT CAHT CAHT
b- La rentabilité économique.
L’analyse de la rentabilité économique a pour but d’apprécier l’efficacité des moyens de
production utilisés par l’entreprise pour assurer son activité d’exploitation courante, et ce
indépendamment des modes de financement retenus par l’entreprise. Le ratio le plus utilisé est
le suivant :
EBE . avec, Actif économique = Actif immobilisé + BFR.
Actif économique
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Analyse par les ratios ENCG Casablanca Pr Nafii IBENRISSOUL
c- La rentabilité financière.
Il s’agit de mesurer la rentabilité des capitaux investis par les associés dans l’entreprise
(capitaux propres); elle tient donc compte des modes de financement,
Résultat net
Capitaux propres.
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Pr Nafii IBENRISSOUL Diagnostic financier
L’analyse financière repose en 1er lieu sur l’étude des documents comptables.
De ce fait, l’étude du CPC est une tâche indispensable, il contient les informations sur les
différentes charges engagées et les produits réalisés au cours de l’exercice et permet de
déterminer les différents niveaux de rentabilité (exploitation, financier, courant et non
courant) traduisant ainsi les conséquences des opérations d’exploitation, sa politique de
financement et ses opérations non courantes sur la performance globale de l’entreprise.
Si le CPC présente, et met en évidence les divers niveaux de résultat, il y a lieu d’analyser la
formation de ce résultat en le décomposant en des soldes successifs, d’où le rôle d’un autre
document comptable : l’Etat des Soldes de Gestion.
2. Présentation
La présentation de l’ESG est normalisée par le plan comptable marocain ; il s’agit d’un état
qui reprend les données de CPC et les reclasse pour mettre en évidence sept soldes
intermédiaires significatifs.
Cet état comporte deux tableaux :
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Pr Nafii IBENRISSOUL Diagnostic financier
Le tableau de formation des résultats dégage sept soldes qui aboutissent à la détermination du
résultat net; il est présenté de la manière suivante :
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Pr Nafii IBENRISSOUL Diagnostic financier
Chacun des soldes dégagés par le TFR a une signification très utile à l’appréciation de la
rentabilité et l’activité de l’entreprise
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Pr Nafii IBENRISSOUL Diagnostic financier
Résultats non courant Résultat ayant un caractère non répétitif et donc exceptionnel.
Résultat net de l'exercice C’est le dernier résultat que l’on trouve au CPC et au passif du
(après impôt) bilan, c’est le dernier solde permettant d’apprécier le degré
d’appauvrissement (cas de perte) ou d’enrichissement (cas de
bénéfice) de l’entreprise.
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Pr Nafii IBENRISSOUL Diagnostic financier
Elle est égale à la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables liés à
l’activité de l’entreprise, sont ainsi exclus de la CAF les charges & les produits « calculés »
qui ne se traduiront pas par un encaissement ou un décaissement (dotations et reprises aux
amortissements et aux provisions), sont également exclus les charges & les produits liés au
cycle d’investissement (plus ou moins value sur cession d’immobilisation)
Le montant de la CAF peut être déterminé par l’application de deux méthodes de calcul :
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Pr Nafii IBENRISSOUL Diagnostic financier
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Pr Nafii IBENRISSOUL Diagnostic financier
L’autofinancement n’a pas que des avantages, il présente certains inconvénients dont surtout :
Chercher à augmenter l’autofinancement peut se faire au détriment des associés qui
verrons le montant des dividendes diminuer.
Il peut conduire à mener des investissements peu utiles ou peu rentables.
Il peut conduire à négliger le recours à l’endettement qui peut dans certains cas être plus
avantageux (effet de levier favorable).
Dans le but d’une analyse financière pertinente, facilitant les comparaisons interentreprises, il
est recommandé de procéder à des retraitements de certains postes du CPC; ces retraitements
concernent surtout :
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Pr Nafii IBENRISSOUL Diagnostic financier
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Diagnostic Financier
• Le Bilan patrimonial
• Le Bilan fonctionnel
Les objectifs du diagnostic financier
B- LE DIAGNOSTIC DE LA STRUCTURE
FINANCIERE ET DE SON EQUILIBRE
A- MESURE DES RESULTATS ET DES
PERFORMANCES
L ’entreprise est une entité économique qui exerce
des activités (de production, de distribution ou de
service) grâce à des moyens (matériels, humains et
financiers) et qui doit dégager un résultat positif pour
se développer. Pour le savoir, il faut mesurer le
niveau :
– d’activité
– de productivité
– et de la rentabilité
B- DIAGNOSTIC DE LA STRUCTURE
FINANCIERE ET DE SON EQUILIBRE
• LE DIAGNOSTIC DE L ’EQUILIBRE DU
BILAN
• LE DIAGNOSTIC DE L’ACTIVITE
B- DIAGNOSTIC DE LA RELATION
D’EQUILIBRE FONCTIONNEL
C- DIAGNOSTIC DE LA RELATION
D ’EQUILIBRE FINANCIER
II-2 DIAGNOSTIC DE L ’ACTIVITE
A- DEFINITION ET DESCRIPTION DU
TABLEAU DE RESULTAT
B- LE DIAGNOSTIC DE L ’ACTIVITE :
– DIAGNOSTIC DES SIG
– DETERMINATION DE LA CAF :
• APPROCHE ADDITIVE
• APPROCHE SOUSTRACTIVE
III- EXPLOITATION DU DIAGNOSTIC FINANCIER
• L ’ancienneté de l ’entreprise
– les concurrents
– les banquiers
– les actionnaires
– les fournisseurs
– les cabinets de conseil, d'expertise et d'audit
– les sociétés d'assurance
– le fisc etc...
III-3 EXPLOITATION DU DIAGNOSTIC FINANCIER PAR
L'ENTREPRISE
• Améliorer la rentabilité :
– d'exploitation (action sur le chiffre d'affaires et/ou
les charges)
– économique (action de la rentabilité d'exploitation)
– financière (action sur la rentabilité économique et
sur l'effet de levier de l'endettement)
• Améliorer la trésorerie :
– action sur le fonds de roulement
– action sur le besoin en fonds de roulement
IV- CONCLUSION
OBJECTIFS
STRATEGIES
PLANIFICATION
EXECUTION
CONTROLE
Analyse et diagnostic financiers Pr Nafii IBENRISSOUL
Le bilan constitue une photographie, ou une image synthétique et figée, à un moment donné
du patrimoine de l’entreprise, il informe sur le déroulement des différents cycles, et permet
d’apprécier le degré d’équilibre (ou déséquilibre) de financement de l’entreprise. Néanmoins,
l’analyse statique que permet le bilan reste insuffisante pour expliquer l’évolution de
l’équilibre financier de l’entreprise, elle doit être complétée par une analyse dite dynamique
des flux financiers de l’entreprise au cours de l’exercice, et ce à travers l’élaboration d’un
autre document comptable appelé : le tableau de financement.
Le tableau de financement est un état de synthèse qui informe sur l’évolution du patrimoine
de l’entreprise au cours de l’exercice, en mettant en évidence les ressources dont elle a
disposé et les emplois qu’elle en a faite.
Il s’intéresse surtout aux nouveautés affectant le patrimoine en termes de variations des
ressources et des emplois :
Sont considérées comme emplois, les augmentations affectant l’actif de l’entreprise, et
les diminutions affectant le passif.
Sont considérées comme ressources, les augmentations affectant le passif et les
diminutions affectant l’Actif.
Emplois Ressources
Augmentation d’éléments d’actif Augmentation d’éléments du passif
Diminution d’éléments du passif Diminution d’éléments de l’actif.
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Analyse et diagnostic financiers Pr Nafii IBENRISSOUL
Les écarts de conversion actif & passif : dans la mesure où ils sont dus à des variations des
taux de change sans se traduire par de vrais flux financiers, leur retraitement consiste à les
neutraliser en ramenant les dettes ou les créances concernées à leurs valeurs d’origine.
Les écarts de réévaluation: par dérogation au principe des coûts historiques, les entreprises
ont la possibilité de revaloriser certains éléments de l’actif en leur affectant leurs valeurs
réelles ; cette opération, purement comptable, se traduit par l’inscription aux capitaux propres
d’un montant équivalent à l’écart de revalorisation., dans la mesure où cette opération ne
génère aucun flux, il y a lieu de la neutraliser en diminuant à la fois les capitaux propres de
l’entreprise et la valeur nette des immobilisations.
Les primes de remboursement des obligations : le montant des emprunts obligataires au passif
doit être diminué à raison de la valeur nette des primes de remboursement des obligations
inscrites à l’actif dans les immobilisations en non valeurs.
Les virements comptables : les virements comptables de compte à compte ou de poste à poste,
sont de simples opérations comptables n’entraînant pas de flux de fonds, il ne faut pas alors
les prendre en considération dans le tableau de financement (exemple : augmentation de
capital par incorporation de réserves).
Le tableau de financement, tel qu’il est préconisé par le PCM, comporte deux sous tableaux :
la synthèse des masses du bilan et le tableau des emplois & ressources.
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Analyse et diagnostic financiers Pr Nafii IBENRISSOUL
Cette synthèse est directement établie à partir des montants nets des bilans de début et fin
d'exercice
La synthèse des masses du bilan met en évidence les notions financières de l’équilibre
financier : FDR, BFR & TN.
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Analyse et diagnostic financiers Pr Nafii IBENRISSOUL
Biens Financements
Le FRF est le reflet de
décisions stratégiques de
l'entreprise :
Politique d'investissements
FDR de distribution
Actif circulant de financement
hors trésorerie
Le BFG est le reflet du niveau
BFG Passif de gestion et des décisions
circulant d'exploitation courante de
Hors trésorerie l'entreprise :
Politique d'achat
de production
de vente
Trésorerie Actif Trésorerie passif
TN La TN est l'ajustement et
la souplesse de l'ensemble
de ces politiques
Si le FDR augmente, cela signifie que les ressources stables ont augmenté plus que les
emplois stables au cours de la période et dans le cas inverse, il s’agira d’une diminution
du FDR. (Le FDR augmente en ressources et diminue en emplois).
Si le BFR augmente, cela signifie que les emplois circulants augmentent plus que les
ressources circulantes au cours de la même période. Dans le cas inverse, on parlera
d’une diminution du BFG (le BFG augmente en emplois et diminue en ressources).
La variation de la trésorerie nette est la résultante de la différence soit des variations
trésorerie actif et trésorerie passif, ou bien de la différence entre les variations du FDR
et BFR. (La TN augmente en emplois et diminue en ressources).
La simple comparaison de deux bilans successifs ne fait pas ressortir tous les flux financiers
qu’a connus l’entreprise durant l’exercice surtout que certains flux financiers résultent
souvent d’opérations entraînant des flux opposés. Une analyse détaillée des variations des
emplois et ressources est seule à même de donner une information claire et utile. Le tableau
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Analyse et diagnostic financiers Pr Nafii IBENRISSOUL
des emplois et ressources répond bien à ce besoin dans la mesure où il présente pour deux
exercices quatre masses successives :
Deux masses sous forme de flux de l'exercice à savoir : ressources stables de l'exercice,
& emplois stables de l'exercice
Deux autres masses sous forme de variation nette globale à savoir : variation du BFG, &
variation de la T.N
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Analyse et diagnostic financiers Pr Nafii IBENRISSOUL
Cession & réduction des immobilisations : dans le tableau de financement, c’est le flux de
prix de cession qui est retenu, puisqu’il s’agit d’une ressource définitive pour l’entreprise.
Augmentation des capitaux propres & assimilés : il s’agit des augmentations faites par des
apports nouveaux, en nature ou en numéraires, primes d’émission, de fusion & d’apport
comprises. Les subventions d’investissement sont, elles aussi prises en considération, pour le
montant perçu ou à percevoir.
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Analyse et diagnostic financiers Pr Nafii IBENRISSOUL
Emplois en non valeurs : les non valeurs doivent également figurer dans le tableau de
financement dans la mesure où ils correspondent à des sorties monétaires.
Par ses deux sous tableaux : synthèse des masses de bilan & le tableau des emplois
&ressources, le tableau de financement reste un élément essentiel dans l’analyse financière
dans la mesure où il permet d’apprécier d’une part, la politique d’investissement & de
financement de l’entreprise, et d’autre part,