0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
421 vues49 pages

272157857-Cour T o P o - Watermark

Le document décrit le système Lambert utilisé pour établir un réseau géodésique de points de repère sur tout le territoire français, permettant d'effectuer des mesures topographiques avec précision. Ce réseau couvre la France de manière homogène avec environ 100 000 points espacés d'un kilomètre.

Transféré par

Sarah Amio
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
421 vues49 pages

272157857-Cour T o P o - Watermark

Le document décrit le système Lambert utilisé pour établir un réseau géodésique de points de repère sur tout le territoire français, permettant d'effectuer des mesures topographiques avec précision. Ce réseau couvre la France de manière homogène avec environ 100 000 points espacés d'un kilomètre.

Transféré par

Sarah Amio
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

www.4geniecivil.

com
SOMMAIRE

Planimétrie
Généralités :………………………………………………………………………………………. 2
- Définition
- Représentation
- Echelle, précision
- Plans

Les Canevas :………………………………………………………………….…………………. 4


- Système LAMBERT
- Réseau I.G.N. 69

Le Théodolite :……………………………………………………………………………………. 7
- Description
- Mise en station
- Mesure des angles
- Contrôle

La Planimétrie :…………………………………………………………………………………… 13
- Mesures linéaires
- Alignements
- Méthodes de levé planimétrique
- Cas particuliers

Méthodologie de relevé :………………………………………………………………………… 20


- Reconnaissance
- Levé

Coordonnées polaires – Coordonnées rectangulaires :……………………………………… 21


- Gisements
- Transmission de gisement
- Le VO
- Transformation de coordonnées polaires en rectangulaires
- Transformation de coordonnées rectangulaires en polaires

Report de points :…………………………………………………………………………………. 27


- Semis de points
- Interprétation
- Habillage

L’implantation planimétrique :…………………………………………………………………… 31


- Implantation d’alignements droits
- Implantation d’alignements perpendiculaires
- Tracé d’une parallèle
- Implantation d’un angle donné
- Implantation de points
- Cas particulier : implantation de courbes

Altimétrie
Nivellement indirect :………………………………………………………….………………….. 37
- Principe
- Cas particulier

Nivellement direct :……………………………………………………………………………….. 39


- Le matériel
- Principe
- Méthodes
- Compensation
- Cas particulier
- Emploi des nivelettes

Courbes de niveau :……………………………………………………………………………… 46


- Représentation du relief
- Lignes caractéristiques du terrain
- Méthodes de levé de l’altimétrie
- Construction des courbes

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 1/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
GENERALITES

1) Définition.
Le mot topographie vient du grec topos (le lieu) et graphein (décrire).
La topographie est l’ensemble des opérations qui permettent la représentation graphique de la
configuration du terrain avec tous les détails qui s’y trouvent, l’étude d’un projet, l’implantation.

Plan ETUDE Projet

LEVE IMPLANTATION

Terrain Réalisation

2) Caractéristiques de cette représentation.


La projection orthogonale :

Cette représentation se fait à l’aide d’une projection orthogonale cotée sur une surface de référence.
Le plan de projection étant horizontal, il est donc nécessaire d’utiliser à la fois des mesures de longueurs
et d’angles horizontaux. Il en sera de même pour les surfaces.

En ce qui concerne les distances, elles doivent être, soit mesurées directement à l’horizontale (cas le plus
courant), soit suivant la pente et réduites ensuite (calcul trigonométrique).

En ce qui concerne les mesures angulaires, elles sont directement effectuées sur le terrain à l’aide d’un
instrument déterminant les angles horizontaux : le cercle d’alignement.

En général, pour les travaux courants, le peu d’étendue de la zone à représenter permet de négliger les
corrections dues à la sphéricité de la terre . Ainsi dans le cas de faible étendue, on prendra comme surface de
référence un plan perpendiculaire à toutes les verticales.

3) Notions d’échelle et de précision.


L’échelle d’un plan est le rapport constant existant entre la longueur graphique sur le plan et la même
longueur horizontale sur le terrain, dans la même unité.

dimension plan
Echelle =
dimension terrain

Par convention, plus l’échelle est grande, plus le dénominateur est petit et inversement. Suivant l’étendue
de la zone de terrain, on parlera de carte (échelle petite ou moyenne) ou de plan (grande échelle).

{ Cartes géographiques

1/10 000 et en-dessous

{ Cartes topographiques

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 2/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Plans topographiques d’études
1/5 000 :
Plans d'urbanisme
Plans d’occupation des sols (POS.)
1,/2 000 :
Plans descriptifs parcellaires
1/1 000 : Plans parcellaires
1/500 : Plans cadastraux urbains
1/200 : Plans de voirie, documents d’implantations
1/100 : Plans de propriétés
1/50 : Plans d’architecture

Un plan topographique n’est qu’un instrument permettant d’avoir au bureau une image exacte du terrain
afin de pouvoir en utiliser toutes les possibilités C’est aux besoins de l’utilisateur que doit se conformer le
topographe dans le choix de l’échelle et de la précision à obtenir, donc des procédés à utiliser.

On admet que pour un dessinateur confirmé, dans de bonnes conditions de travail, sa précision
graphique est de +/- 0,2 mm . Ceci entraîne quelques contraintes au niveau des mesures sur le terrain.

Echelle plan Précision graphique Précision terrain

au 1/200 +/- 0.2 mm 4 cm terrain


au 1/1000 +/- 0.2 mm 20 cm terrain

Dans tous les cas il faudra adapter sa méthode de travail et son matériel aux exigences.

4) Exécution des plans.


L’ensemble des mesures qu’il faut prendre sur le terrain pour obtenir les éléments de sa représentation
graphique constitue ce que l’on appel un « levé en plan ».

Pour représenter le terrain qui est un volume en trois dimensions sur un plan, surface plane en deux
dimensions, on conçoit aisément que l’on est amené à faire deux représentations distinctes.

Aussi, parmi les mesures prises sur le terrain il faudra donc distinguer :

- celles qui fournissent les projections horizontales des détails du sol et qui constituent la planimétrie.

- celles qui permettent de définir les cotes et courbes de niveaux et qui font l’objet de l’altimétrie.

Ainsi on considérera deux types de plan : le plan planimétrique - position des points du terrain
uniquement - (ex plan cadastral ) et le plan topographique - indication de la position et de l’altitude des points
- (ex projet de voirie).

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 3/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
LES CANEVAS

1) Système LAMBERT.
Afin d’établir des plans avec une précision satisfaisante, quelle que soit l’échelle, il fallait absolument
déterminer sur tout le territoire un certain nombre de points, bien visibles les uns des autres (donc placés
relativement en hauteur), qui serviraient d’appui pour toutes les mesures topographiques courantes . C’est ainsi
qu’a été créé, puis développé, grâce à une technique appelée la triangulation, le réseau géodésique en France
(ou canevas géodésique).

Le réseau géodésique

On compte près de 100 000 points géodésiques qui couvrent le pays d’un réseau
homogène dont la densité est de 1 point tous les km. Les points sont matérialisés
de façon durable - le plus généralement par une borne - et choisis de telle sorte
que d’un point, il soit possible d’observer les points voisins. Chaque point étant le
sommet d’une chaîne de triangle, sa position est déterminée par des mesures
d’angles et de distances effectuées à l’aide d’appareils de haute précision
(théodolite et distancemètres) ; d’où le nom de triangulation donné à cette
méthode. Quelques distances entre points du réseau sont mesurées avec une
extrême précision. Ce sont les bases géodésiques. A partir de ces bases bien
réparties, il est possible d’assurer une bonne mise à l’échelle du réseau. Une
compensation générale des erreurs assure l’homogénéité de l’ensemble.

Pour la représentation d’une portion d’éllipsoïde sur un plan, l’l.G.N. a opté pour le système Lambert
(projection conique) créant ainsi un quadrillage Lambert. Ce quadrillage permet de désigner tous ces points par
leurs coordonnées rectangulaires (X,Y).
Pour éviter des déformations trop importantes (courbure de la terre), on partage la France en 4 zones :

Quadrillage kilométrique Lambert.


x = 600, y = 200
Dans chaque zone le méridien de Paris et
le parallèle moyen sont représentés, sur la
carte, par deux droites perpendiculaires; on peut
alors réaliser, à partir de ces droites un
quadrillage kilométrique qui permet le report des
coordonnées cartésiennes de tous les points de
la zone représentée. On ne donne pas à
l’intersection du méridien de Paris et du parallèle
moyen les coordonnées x = 0, y = 0, mais des
valeurs telles qu’aucun point de la zone n ‘ait
des coordonnées négatives; ainsi pour les
zones I, II et III ces valeurs sont x = 600 km et
y = 200 km.
Le quadrillage Lambert n’est pas tracé
sur la carte mais des amorces dans la marge et
des croisillons à l’intérieur de la carte permettent
éventuellement de le reconstituer.

Tous ces points sont parfaitement repérés sur des « carnets de repérage de points géodésiques » et
leurs coordonnées sont répertoriées sur des fiches signalétiques. Ces fiches sont mises à la disposition des
géomètres à l’I.G.N. (Institut Géographique National).

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 4/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Depuis quelques années, est apparu un nouveau moyen de déterminer les coordonnées d’un point au
sol, par l’intermédiaire des satellites C’est le système G.P.S. ( Global Positionning System ) qui s’avère d’une
bonne fiabilité et d’une bonne précision (inférieur au cm).

Ce schéma donne de manière simplifiée (dans le plan et non


dans l’espace), le principe du fonctionnement d’un récepteur
GPS utilisé pour positionner un mobile qui le porte (dans
l’espace à trois dimensions, il faut quatre satellites au lieu de
trois).
Les satellites disposent chacun d’une horloge atomique très
précise, ces horloges sont synchronisées (“elles indiquent la
même heure”). Au temps « zéro », chacun émet une impulsion
qui se propage dans l’espace en ondes concentriques aux
satellites. Le mobile reçoit ces impulsions à tour de rôle en des
temps t1, t2, t3..., ce qui doit en principe permettre de mesurer
la distance du mobile à chaque satellite, puisque les ondes se
propagent à la vitesse de la lumière, notée c. En effet, si le
mobile dispose d’une horloge qui ”est à l’heure” par rapport à
celle des satellites, il connaîtra exactement les temps t1, t2,
t3... d’arrivée des impulsions et en déduira les distances aux
satellites ct1, ct2, ct3. Connaissant la position de ces derniers
au moment de l’émission, grâce aux messages envoyés par le
satellite lui-même, le récepteur trouvera que les trois cercles
centrés sur les satellites se coupent en un seul et même point
sa position.

2) Réseau IGN 69.


Après plusieurs étapes historiques, on a créé sur le territoire français un autre canevas très important : le
canevas altimétrique. Il existe environ 400 000 repères de nivellement en France, tous ces points ayant été
mesurés par rapport à une origine commune (surface de niveau 0 = niveau moyen de la mer) déterminée par le
marégraphe de Marseille. Tout ce travail de détermination d’altitude constitue le N.G.F. (Nivellement Général de
la France).

Repère mural de nivellement

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 5/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Pendant plusieurs années, les altitudes métropolitaines appartiendront à deux systèmes différents :

- le système ancien « LALLEMAND »,


- le système nouveau « I.G.N. 69 » (tient compte des pressions).

Trois cas peuvent se présenter sur les répertoires de nivellement :

- lorsqu’il s’agit de cotes IGN 69, la mention « altitudes normales » figure en marge de
chaque page.
- en cas de publication de cotes doubles, les cotes anciennes ont été barrées.
- si aucune mention ne figure, il s’agit uniquement de cotes anciennes.

Remarque : dans la région lyonnaise, pour obtenir les altitudes normales IGN 69, ajouter + 24 cm aux cotes du
système ancien LALLEMAND.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 6/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
LE THEODOLITE

Le théodolite est l’un des instruments de topographie le plus complexe techniquement, mais son principe
est relativement simple, tout comme son utilisation.
Il sert essentiellement à mesurer des angles horizontaux, verticaux et à obtenir des alignements précis.

1) Description.
Un théodolite comporte plusieurs parties pouvant pivoter autour de certains axes
Axe principal

Axe secondaire ou
axe des tourillons
(axe de rotation e la
lunette)

Axe optique
c

b
a

a) L’embase : liaison entre les organes de mesure et le trépied.


Elle comporte 3 vis calantes (calage des nivelles).

b) Le limbe : Cercle gradué (cercle horizontal ) avec divisions en grades (en principe fixe lors des
mesures) et dont le centre se situe sur l’axe principal. Il comporte aussi une nivelle sphérique.

c) L’alidade : Partie mobile qui comporte - la lunette


- une nivelle torique
- un cercle gradué (cercle vertical)

La nivelle sphérique sert à donner la verticale ou l’horizontale d’un élément du théodolite mais de
manière approximative.

Bon Acceptable Mauvais

La nivelle torique ou tubulaire a la même utilité mais de manière beaucoup plus précise.

2) Mise en station.
Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 7/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Ordre des Manipulation Parties
opérations actionnées

Tout en gardant le Ensemble trépied


plateau à peu près + théodolite.
horizontal, placer
l’axe principal très
proche de la
Centrage approché : station.

Amener l’axe Les vis calantes.


principal
parfaitement sur la
station.

Centrage fin :

Caler la bulle de la Les pieds


nivelle sphérique. coulissants.

Calage approché :

Dans une position, 2 vis calantes,


ème
caler la bulle de la puis la 3 .
nivelle torique avec
2 vis, puis à 100 gr,
Calage fin : caler à nouveau
ème
avec la 3 vis.

Vis de fixation du
Contrôle: Vérifier que l’on est toujours centré sur la station, sinon déplacer le théodolite sur
théodolite au
le plateau, puis recommencer le calage fin.
trépied.

3) La mesure des angles.


Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 8/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Une fois la mise en station effectuée, l’opération de mesure des angles peut commencer. Un principe
important, celui de la référence. C’est une première lecture effectuée sur un point éloigné et précis. Elle sera
reprise en fin de station pour constater que, ni l’instrument, ni le trépied n’ont bougé pendant les mesures.

Les angles horizontaux.

Lorsqu’on a visé le point A avec la croisée des fils du


réticule, l’index s’est arrêté sur une lecture du limbe.

Ensuite, en visant C, l’index et l’alidade ont été


déplacés et sont positionnés face à une nouvelle
lecture.

L’angle horizontal ainsi mesuré est obtenu par


l’opération :

α = Lecture extrémité - Lecture origine


= Lc - LA

Remarque : un écart angulaire de 1 cgr (centigrade) correspond à un décalage de 1,57 cm à 100 m.

Cela permet d’apprécier la fermeture angulaire et la précision à apporter sur la mesure des angles.

Les angles verticaux.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 9/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Contrairement aux angles horizontaux, la mesure des angles verticaux se lit directement, l’origine de ces
angles est généralement placée au zénith.

4) Contrôle.

Un contrôle, le « double retournement », permet d’une part d’éviter une faute et d’autre part d’apporter
une meilleure précision en atténuant les erreurs dans la mesure des angles.

Il consiste à effectuer 2 rotations : - de la lunette autour de l’axe secondaire


- de l’alidade autour de l’axe principal

On obtient des lectures faites entre la position CG (cercle à gauche) et CD (cercle à droite) :

- pour les angles horizontaux, différentes de 200 gr +I- ε


- pour les angles verticaux, complémentaires à 400 gr +/- ε

Appareil Particularité Lecture


Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 10/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
T1

- Nivelle de collimation verticale ?


- Avec la molette du micromètre,
encadrer la valeur V (blanc) ou HZ
(jaune) et effectuer la lecture.

NB : Plus précis que le T 16

T16
- Nivelle de collimation verticale ?
- Effectuer directement la lecture V
(blanc) ou HZ (jaune).

Pince du cercle :
elle permet
d’orienter le
cercle horizontal
pour obtenir
n’importe quelle
lecture de départ.

T2
- Sélectionner le type d’angle à
mesurer :

Vertical

Horizontal

- Avec la molette du micromètre,


superposer les 2 échelles et
effectuer la lecture.

Appareil Particularité Lecture

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 11/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
RDS

Tachéomètre auto-réducteur

- Nivelle de collimation verticale ?


1) En basculant la lunette, amener le
trait stadimétrique inférieur (courbe
origine) sur une cote ronde (L1).
2) La lecture au trait stadimétrique
supérieur (L2) donne :
D = 100 (L2- L1)
3) La lecture au trait stadimétrique
médian (L3) donne :
∆H = 100 x C x (L3 –L1)

NB : Dépassé aujourd’hui avec l’arrivée des


appareils électroniques.

Appareil électronique
« Initialisation » des
cercles par
basculement de la
« 0 » du cercle vertical au
lunette.
zénith ou au nadir.

« H » : angle horizontal
« 0 set » : mise
à zéro (HZ)

« V » : angle vertical

« HOLD » : mise en
mémoire de la lecture
horizontale.
« R/L» : sens de
graduation du limbe

LA PLANIMETRIE
Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 12/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com

1) Mesures linéaires.
a - Mesures directes de distances.

 Le plus courant des instruments de mesure de longueur en topographie est le mètre (20, 30, 50 m). Son
utilisation est simple, à condition de respecter certaines règles particulières :

- bon placement du « zéro » sur l’axe de la station, l’angle du mur…


- ruban bien déroulé ( non vrillé)
- tension correcte du ruban
- ruban bien à l’horizontale (surtout en mode suspendu)
- bonne lecture sur le ruban (éviter les inversions).

Lorsque la distance à mesurer sera plus grande qu’une longueur de ruban, on aura intérêt à
matérialiser un ou des points intermédiaires. Il sera impératif que ces points se trouvent sur l’alignement
formé par les points extrêmes (cette opération se fait généralement à l’œil ).

Lorsque le terrain sera accidenté (forte pente > à 5 % ), on aura recours, en plus du ruban, à un plomb
d’axe (fil à plomb). Le principe de mesure, appelé cultélation est celui de mesures en « escaliers ».
Les difficultés que l’on rencontrera seront :

- mise à l’horizontale du ruban


- conservation d’un bon alignement
- bonne matérialisation du point grâce au fil à plomb.

En règle générale, on aura intérêt pour ce genre de mesure, à procéder du point le plus haut vers le
point le plus bas.

 Les progrès réalisés en électronique et en informatique depuis plus de 10 ans ont révolutionnés le
domaine de la topométrie. L’opérateur géomètre dispose désormais, pour mesurer les distances,
d’instruments équipés d’un émetteur - récepteur fonctionnant sur le principe d’une émission d’onde,
onde qui est réfléchie après avoir atteint un ensemble de prismes. Le résultat est obtenu en quelques
secondes et est affiché sur un écran interne à l’instrument.

Toutes les mesures effectuées peuvent être directement enregistrées sur un carnet électronique qui
sera connecté à un ordinateur dès l’arrivée au bureau.

b - Mesures indirectes de distances.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 13/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
 Les instruments (tachéomètres) possédant, en plus du réticule, des fils « stadimétriques », permettent
d’obtenir des distances horizontales par une manipulation simple.

Viser sur la mire, puis noter alors les deux lectures sur mire L1 et L2 ainsi que l’angle vertical Z.

fil stadimétrique haut

g
fil stadimétrique bas

g = L1 - L2

L1

L2

Dh = 100 . G . sin² Z

Remarque :

Une astuce peut faciliter les calculs : viser sur la mire avec une visée horizontale (cas du niveau), on
obtient ainsi directement la distance horizontale Dh = 100 . G

c - Précision des méthodes.

Chaînages au ruban à plat = +/- 2 à 3 cm pour 100 m

Chaînages au ruban en terrain accidenté = +/- 5 à 10 cm pour 100 m

Grâce aux fils du réticule = +/-10 cm à 60 m

Au distancemètre = +/- quelques mm pour 100 m

d - Cas particulier : Mesure de la longueur d’un bâtiment inaccessible.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 14/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com

Terrain :
- implanter une base S1 S2
- mesurer la distance horizontale S1 S2
- noter les lectures d’angles depuis S1 sur A, B, S2
S2 sur A, B, S1

Calculs :
- résolution de triangles par analogie des sinus : a / sin A = b / sin B = c / sin C
par la formule : c² = a² + b² - 2.a.b.cos C

2) Alignements.

 Pour résoudre les problèmes d’alignement , il existe un instrument très simple, appelé l’équerre optique
qui est couplé soit à un fil à plomb, soit à une canne plombée. Son principe est basé sur l’utilisation de
miroirs, l’un donnant une image venant de la gauche suivant un angle à l00,00 gr, l’autre une image
venant de la droite (cas de l’équerre à double prismes). Souvent, une petite” « fenêtre » permet
d’observer droit devant soi (visée directe) ; c’est par le jeu de superposition des images que l’on obtient
les points désirés.

Trois utilisations sont alors possibles:

1. Matérialiser un point sur un


alignement donné :

En stationnant approximativement sur


l’alignement entre deux points connus, on
avance ou on recule jusqu’à ce que les
images des 2 jalons vus dans le prisme se
trouvent superposées.

2. Elever, en un point d’un alignement


Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 15/49

www.4geniecivil.com
une perpendiculaire
www.4geniecivil.com
à cet
alignement :

En stationnant le point connu, on observe


dans le prisme le jalon placé sur l’autre point
de l’alignement. En visant à travers la
fenêtre, on fait déplacer le jalon au point
cherché jusqu’à ce qu’il soit dans le
prolongement de l’image du jalon vu dans le
prisme.

3. Abaisser, sur un alignement, la


perpendiculaire d’un point extérieur :

Ce cas est une combinaison des deux


précédentes. On s’aligne d’abord sur le point
connu pour obtenir la superposition des
images. On se déplace ensuite sur cet
ème
alignement jusqu’à ce que le 3 point
connu se trouve dans le prolongement des 2
autres images.

 Alignement avec petit obstacle (arbre, voiture...) :

Se décaler de 1 à 1,50 m perpendiculairement à l’alignement.

 Alignement avec gros obstacle (bâtiment...) :

Créer un alignement quelconque, abaisser la perpendiculaire de J1 sur ce nouvel alignement


mesurer J1H et d. En H1, élever une perpendiculaire d1 calculée avec THALES...

d / J1H = d / J1H1

 Relief sur alignement avec :

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 16/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com

Avec deux opérateurs, on procédera par « ajustements » successifs pour arriver à l’alignement définitif.

3) Méthodes de levé planimétrique.

 Levé au ruban uniquement :


- intéressant pour les parties inaccessibles avec du gros matériel (par exemple levé
d’intérieur, de complément)
- on peut se servir des prolongements (Pgt) des bâtiments, murs, trottoirs, …

 Levé par abscisses et ordonnées :


- s’opère à l’aide d’une équerre optique
- est utilisé pour des compléments de levé
- demande l’implantation d’une ligne d’opération.

 Levé par rayonnement :

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 17/49

www.4geniecivil.com
-
www.4geniecivil.com
s’opère à partir d’une station « centrale » bien choisie à l’aide du théodolite pour les angles
et du ruban ou du distancemètre pour les distances
- certains points importants pourront être « rayonnés » à partir de deux stations différentes,
ils seront ainsi contrôlés (= points doubles).

 Levé par cheminement polygonal : cela consiste à


- implanter un ensemble de stations au sol reliées les par rapport aux autres de façon à
pouvoir effectuer, à partir de ces stations, le levé de la zone.
- effectuer les mesures de cette « polygonale » qui peut être de deux types :

4) Cas particuliers.
Il peut arriver lors d’un levé que certains points soient invisibles (masqués par un arbre, …).

Lever deux points sur un alignement


droit et mesurer au ruban d1 et d2.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 18/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com

Lever 1 ou 2 points sur le prolongement


(pgt) et faire un levé complémentaire
au ruban.
L’angle « invisible » sera positionné lors
du report par coordonnées bi-polaires.

Conclusion : des cotes de contrôles devront être prises, notamment entre les points importants (façades,
points doubles, …).

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 19/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
METHODOLOGIE DE RELEVE

1) Reconnaissance :
Choisir le nombre et l’emplacement des stations qui pourront être soit des piquets + clou (au ras du sol),
soit des spits. Croquis de repérage indispensable.

Etablir le croquis de terrain qui est le document graphique primordial qui doit être établi sur le terrain,
dès la reconnaissance de la zone effectuée.
C’est un dessin sans échelle, proportionné, pour donner une image assez fidèle du terrain. On y inscrit
tous les n° des stations, des points, ainsi que les renseignements nécessaires à la réalisation du plan. Il doit
être clair, complet, facile à interpréter.

2) Levé :
Pour les mesures de cheminement, double retournement en angle, et aller-retour en distance (contrôle
immédiat sur le terrain).

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées, priorité cependant au rayonnement (sur chaque point de détail,
prise de la lecture d’angles horizontaux et de distances horizontales).

Noter ces éléments sur le carnet de terrain qui est le document manuscrit complémentaire au croquis de
terrain. Il contient tous les éléments mesurés à partir des bases ou stations, éléments que l’on note dans les
colonnes appropriées :

Prise de cotes de contrôles. Cette opération n’est pas à négliger car elle permet souvent de retrouver et
d’anéantir des fautes dans les mesures, elle permet aussi de diminuer les erreurs.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 20/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
COORDONNEES POLAIRES
COORDONNEES RECTANGULAIRES

Il existe différents modes de repérage du point dans le plan :

- repérage de tous les points par rapport aux autres (trop de cotes...)
- repérage par rapport à deux points particuliers = bipolaires (mauvaise précision...)
- repérage par un système de coordonnées :

a - système de coordonnées rectangulaires (repérage du point par abscisse X et


ordonnée Y).
b - système de coordonnées polaires (repérage du point par rapport à un autre en
distance et direction).

Lorsque l’on s’appuie, lors des mesures topographiques, sur les points géodésiques déterminés en (X,Y)
Lambert, on parlera de « système général » ou système Lambert ; sinon on parlera de « système
particulier » ou système indépendant.

1) Gisements.
Si la direction origine est parallèle à l’axe des Y du système de coordonnées rectangulaires de la
projection, les directions sont appelées « gisement » (notation G ou Gis).
Le gisement est l’angle compris entre l’axe des Y et une droite.

2) Transmission de gisement.

- Lors d’un rayonnement :

Gis S1B = Gis S1S2 + αB

Gis S1A = Gis S1S2 + αA - 400

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 21/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
- Lors d’un cheminement :

avec angle topographique de droite


Gis S2S3 = Gis S1S2 + (200 - αS2)

avec angle topographique de gauche


αS3 - 200)
Gis S3S4 = Gis S2S3 + (α

3) Le Vo.
Le VO ou GO est le « gisement du zéro » du limbe de l’appareil.

VO = Gis S1S 2 – Lect S2

On aura ensuite pour chaque point de détail :

Gis S1P1 = VO + Lect P1

Pour une plus grande précision, on calculera un VO


moyen à partir de plusieurs stations (et plusieurs
gisements) :

Gis S1P1 = VOmoy + Lect P1

Remarque : pour simplifier les calculs, lors d’un levé, à partir de stations connues en (X,Y), « afficher » une
lecture :

- égale à 0,000 gr. On obtiendra alors directement le VO.

- égale au gisement. On obtiendra alors, sur les points de détails, une lecture correspondant à leur
gisement.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 22/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
4) Transformation de coordonnées polaires en rectangulaires.
éléments connus éléments recherchés

A(X,Y) B(X,Y)
GAB
DHAB

Formules :

XB = XA + ( AB sin G )
(∆X)

YB = YA + ( AB cos G )
(∆Y)

Exemple : un opérateur a effectué le levé d’une zone de terrain. D’après ces documents on vous demande de
calculer les coordonnées Lambert des différents points.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 23/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Calcul du VO

Calcul des gisements

Calculs des coordonnées (X, Y)

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 24/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
5) Transformation de coordonnées rectangulaires en polaires.

éléments connus éléments recherchés

A(X,Y) DHAB
B(X,Y) GAB

Formules :
G’
( DHAB )² = ∆X² + ∆Y²

tg G = ∆ X
'

∆Y

avec ∆X = XB - XA
∆Y = YB - YA

Exemple : lors d’un projet d’un passage supérieur, les positions des pieux et de la station sont indiquées par
leurs coordonnées rectangulaires. On vous demande de calculer les éléments d’implantation (gisements,
distances) depuis la station.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 25/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Calcul des gisements - distances

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 26/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
REPORT DE POINTS

Après les opérations de terrain et les calculs, l’ultime phase est le report graphique. Le dessin s’effectue
en principe sur papier (la minute), ensuite on effectue un calque (polyester de préférence ) afin d’en faire des
tirages.

1) Semis de point.

Pour un report manuel ce sont les méthodes de lever qui déterminent les méthodes de report.

Lever par intersections :

La base étant « piquée » sur le support, on détermine l’emplacement des points par les arcs de cercles.
Pratique pour les plans de recollements où il existe déjà un fond de plan.

Lever par abscisses et ordonnées :

- marquer toutes les abscisses sur la ligne d’opération (en cumulées)


- tracer à l’aide d’une équerre toutes les perpendiculaires et reporter les ordonnées.

Lever par coordonnées polaires : report à l’aide d’un rapporteur et d’un kutch.

Une fois la station « piquée » sur le support, reporter Sur les directions, reporter les distances à l’échelle.
les directions.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 27/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Il est préférable (plus précis) de calculer les coordonnées rectangulaires des points et d’effectuer un
report en abscisses et ordonnées sur le support préalablement quadrillé (par convention quadrillage 10 x 10
cm).

2) Interprétation.
Effectuer des contrôles graphiques à partir soit de distances calculées entre points connus en (X, Y), soit
avec les cotes mesurées sur le terrain (longueurs de façades...).

Chaque point de détail ayant été reporté, avec l’aide du croquis de terrain, relier les points entre eux. Pour
la représentation de certain détail caractéristiques du terrain (calvaire, lignes électriques... ), on utilise des
signes conventionnels (voir annexe de Report de points).

3) Habillage.
Tout plan comporte certaines normes au niveau de la présentation :

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 28/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Exemple : à l’aide des coordonnées des stations et du carnet de levé, établir à l’échelle 1/500, le report du
croquis de terrain ci-joint.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 29/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
ANNEXE : Signes conventionnels

(2 étages pierres solides)

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 30/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
L’IMPLANTATION PLANIMETRIQUE

C’est l’opération qui consistera, à partir d’un plan coté et d’éléments d’implantation, à déterminer sur le
terrain la position correcte de points, d’alignements, de bâtiments, d’ouvrages…

Dans tous les cas on aura à utiliser des bases qui pourront être une station, un alignement, un canevas
de stations…

C’est finalement l’opération inverse de celle du levé.

1) Implantation d’alignements droits.

 à l’œil : on évitera de se placer trop près d’un jalon, car celui ci peut cacher un champ visuel
important. (précision +/- 5 cm).

 à l’équerre optique : il suffit de rechercher la bonne superposition des images des jalons dans les
miroirs, avançant ou reculant perpendiculairement à l’alignement. (précision +/- 3 cm).

 au théodolite : on stationnera l’une des extrémités de l’alignement, on visera l’autre en bloquant


bien le mouvement Hz et on alignera les points intermédiaires avec le mouvement V de l’instrument.
(précision < 1 cm).

 au rayon « L.A.S.E.R. » : c’est en réalité un faisceau lumineux dont l’impact est visible ou sonore,
ce qui permet de bien matérialiser un alignement, un plan horizontal, vertical ou oblique, ou bien
encore une pente donnée (précision < 5 mm).

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 31/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
2) Implantation d’alignements perpendiculaires.

 au ruban : méthode 3/4/5.

méthode de la médiatrice

 à l’équerre optique : il s’agit dans ce cas, à partir du point déterminé sur l’alignement, d’obtenir la
superposition des 3 images dans les 2 miroirs et la lucarne.

 au théodolite : on prendra référence sur le point origine de l’alignement, on contrôlera la lecture


(+ 200 gr) sur l’autre point extrémité par le basculement de la lunette, puis on « ouvrira » un angle de
Lorigine + 100 gr.

3) Tracé d’une parallèle.

 à l’équerre optique : abaisser le point P sur l’alignement en H et mesurer d, puis élever une
perpendiculaire en H’ et reporter d.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 32/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
 au ruban : positionner le milieu de AP (O), puis d’un point de l’alignement porter une droite de
telle sorte que BO = OP’.

 avec obstacle : créer un nouvel alignement AC, puis, sur AC abaisser les perpendiculaires de
points de l’alignement AB, enfin reconstruire cette figure ABC symétriquement.

4) Implantation d’un angle donné.

 méthode de la tangente : avec un ruban, une équerre optique. On mesure une cote ronde sur
l’alignement, on construit la perpendiculaire à l’alignement en P, on calcule la distance d et on la
reporte sur la perpendiculaire et on obtient M.

 au théodolite : prise de référence sur l’alignement, puis affichage de la lecture correspondant à


l’angle demandé α (attention 400 - α si à gauche de l’alignement).

5) Implantation de points.

 par abscisses et ordonnées : chaque point à implanter est connu par rapport à une base sous et
forme de coordonnées.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 33/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
 par rayonnement : c’est la méthode la plus classique. Chaque point est connu par 2 éléments :
- angulaire (par rapport à une référence)
- linéaire ( dist. St-pt).

 par distances : par rapport à deux stations connues, 2 cotes suffisent à positionner un point. Le
ruban suffit pour cette méthode.

 par angles : toujours par rapport à deux stations, à l’aide de 2 théodolites, on procède par
intersection de deux droites.

6) Cas particulier : implantation de courbes.

 au ruban : c’est le cas des petits rayons de courbure (trottoirs, espaces verts....). Il suffit de
rechercher le centre du cercle qui se situe à l’intersection des deux perpendiculaires aux points de
tangence ou à l’intersection des deux parallèles aux alignements.

 avec l’équerre de raccordement : ce procédé provient d’une règle mathématique disant que de
tout point de la courbe, on voit les points T et T’ sous le même angle. On se place en T et on incline
les miroirs de façon à voir A et T’. Cet angle est conservé pendant toute l’opération.

Equerre de raccordement

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 34/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
 par coordonnées rectangulaires sur la corde :

Hypothèse :

Raisonnement :

Ensuite, résolution de triangles rectangles pour obtenir l’angle et la distance depuis P.

 par coordonnées polaires sur la corde :

Mettre en place le point P au milieu de


TT’ et adopter différentes valeurs pour
α (10, 20, 30 gr) puis calculer les
coordonnées des points de la courbe :

X = R . sin α
Y = R . ( cos β – sin α)

avec β =100 − θ
2

Implanter les points de la courbe sur PT’


à partir de P et symétriquement sur PT à
partir de P.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 35/49

www.4geniecivil.com
 méthode des quarts :
www.4geniecivil.com

Après avoir tracé la corde principale, on calcule


la flèche principale f1, avec f1 = R (1 – cos α).

Ensuite, on peut tracer avec ce point du cercle


2 nouvelles cordes. Chaque nouvelle flèche f2
est obtenue en faisant le ¼ de la précédente, et
ainsi de suite… (précision +/- 3 à 4 cm).

Conclusion : quelle que soit la méthode employée, on terminera toujours par des cotes de contrôle. On pourra
contrôler soit :

- par des cotes connues (calculées au préalable)


- par une implantation d’une autre station
- par l’application d’une autre méthode
- par un relevé.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 36/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
NIVELLEMENT INDIRECT

La détermination des altitudes des points de détails pourra se faire de deux manières :
- soit avec un niveau (nivellement direct)
- soit avec un théodolite, on parle alors de nivellement indirect.

Ce type de nivellement s’opère avec un tachéomètre, instrument possédant à l’intérieur de sa lunette, en


plus des 2 fils du réticule, d’autre fils dit « fils stadimétriques » permettant d’effectuer des lectures sur mire.

1) Principe.
Pour connaître l’altitude du point visé il sera nécessaire :

- de mesurer la hauteur entre l’axe des tourillons et la station au sol (ht).


- de noter les lectures correspondant aux fils ( l1, L, l2).
- de noter l’angle vertical de la visée (z).

Alt M = Alt S + ht + ( 100 . g . sin z . cos z ) - L


( ∆h
∆ )

Contrôle :

Sur le terrain, après avoir effectué les lectures sur mire, contrôler
que :

L = l1+ l 2
2

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 37/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Remarque : des astuces peuvent faciliter les calculs :

- viser sur la mire un angle vertical égal à 100 gr  AIt M = AIt S + ht – L


- viser sur la mire de telle sorte que L vaut ht  AIt M = Alt S + ( 100 . g . sin Z . cos Z )

Précision : +/-3 à 5 cm pour 60.00 m.

Exemples :

ht = 1,635 ht = 1,635
l1 = 3,657 l1 = 1.876
L = 3,454 ∆h = L = 1.635 ∆h =
l2 = 3,251 Alt M = l2 = 1.394 Alt M =
z = 85,892 gr z = 126.357 gr
Alt S = 230,050 Alt S = 230,050

2) Cas particulier.
Mesure de la hauteur d’un bâtiment dont le point haut est inaccessible.

Station S

Terrain : - noter l’angle vertical Z1

- noter l’angle vertical Z2

- mesurer la distance horizontale entre S et le bâtiment

Calculs : - soit résoudre les triangles rectangles IHA et IHB en déterminant α et β sachant que l’angle vertical
d’une horizontale = 100,00 gr.

- soit calculer directement : HA = Dh . cotg Z1


HB = Dh . cotg Z2

- connaissant l’altitude de St : AIt A = AIt St + ht + ( Dh . cotg Z1)


AIt B = AIt St + ht + ( Dh . cotg Z2)

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 38/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
NIVELLEMENT DIRECT

On a créé, sur le territoire français, le canevas altimétrique qui constitue le N.G.F. (Nivellement Général
de la France). Il existe environ 400 000 repères ; tous ces points ayant été mesurés en altitude par rapport à
une origine commune (déterminées par le marégraphe de Marseille ). C’est à partir de ces points qu’un
rattachement est possible, et cela permet d’obtenir l’altitude de n’importe quel point de détail.
Le nivellement est donc l’ensemble des opérations qui permettent de déterminer les dénivelées et les
altitudes.

1) Le matériel.

On utilise pour ce travail un niveau qui, placé sur son trépied, pourra donner à travers sa lunette une
visée horizontale après une manipulation rapide et simple :

 Niveau « manuel » : calage de la bulle d’une nivelle sphérique puis calage de la bulle de nivelle
torique.
 Niveau « automatique » : uniquement calage de la bulle d’une nivelle sphérique.

La mire est généralement en bois ou aluminium et à une longueur de 4 m, pliable ou télescopique.


Les chiffres inscrits sont les mètres et les décimètres, on doit compter les centimètres et estimer les
millimètres.

Sur le terrain : on peut effectuer un contrôle rapide de la lecture du fil niveleur (L).

L = l1+ l2 (écart ± 2 mm)


2

I1 =
lectures L = contrôle =
l2 =

Nivelle sphérique
(verticalité de la mire)

Depuis plusieurs années sont apparus des niveaux dits « L.A.S.E.R. » (Light Amplified Stimulated
Emission of Radiation). Le rayon produit par l’instrument est soit lumineux (portée ± 50 m) soit invisible mais
réceptionné par un capteur (portée ±200 m).

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 39/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Niveau automatique : description

LASER « tournant » et capteur

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 40/49

www.4geniecivil.com
2) Principe.
www.4geniecivil.com
La dénivelée se calcule par convention avec la formule : dn = LAR - LAV

Si l’altitude de R est connue, on obtiendra celle de M par : Alt M = Alt R + dn

!!! Si le niveau s’avère déréglé (visées non horizontales), il est impératif de respecter l’égalité des
portées. L’erreur produite sur les lectures sur la mire s’annulera.

3) Méthodes.
a - La plus simple est celle du rayonnement.

L’instrument est placé dans une zone centrale par


rapport aux points dont l’altitude est cherchée.

La première lecture est faite sur la mire placée sur le


point connu en altitude. Ensuite, sans changer le
niveau de place, il suffit de lire la cote sur chaque
point.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 41/49

www.4geniecivil.com
Les calculs sont simples :
www.4geniecivil.com
- calcul de l’altitude du plan de visée (cote bleue) : Alt PV = Alt R + Lect R

- calcul des altitudes des points : Alt 1 = Alt PV – Lect 1 …

Exemple :

b - L’autre méthode est celle du cheminement.

Elle consiste à procéder par étapes pour relier les points entre eux.

Il existe trois types de cheminement :

 cheminement encadré : fermeture et contrôle sur


un autre point connu en
altitude.

 cheminement fermé : fermeture et contrôle sur Crapaud


le point de départ.
(point
intermédiaire
lors d’un
 cheminement en antenne : pas de contrôle possible ! cheminement)

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 42/49

www.4geniecivil.com
Les calculs sont « enchaînés » :
www.4geniecivil.com
- calcul des dn entre chaque points : dn = LAR – LAV

- calcul des altitudes des points : AIt a = Alt R + dn [R-a]


Alt b = Alt a + dn [a-b]

Σ LAR - Σ LAV = ( Σ dn + Σ dn )
+ -
On contrôlera toujours que :

Exemple :

4) Compensation.
Que ce soit en cheminement fermé ou en cheminement encadré, un contrôle de fermeture est
indispensable. Il consiste à comparer la dn totale mesurée à la dn totale réelle (valeur donnée ,aIt NGF...).

 Effectuer les opérations suivantes :


1) Calcul de l’écart de fermeture : ef = dn mesurée - dn réelle

2) Comparaison avec la tolérance : Τ= 4 ,6 n


4,6 comprend tous les écarts de lecture que l’on peut faire sur la mire, et n = nombre de station soit 2 lectures.

NB : si ef > T : refaire le nivellement


si ef < T : compensation possible

3) Calcul de la compensation totale : Ct = - ef

4) L'Ecart Type permet de définir la méthode de compensation ΕΤ =1 ,7 n (soit proportionnellement


aux distances(>ET) soit de manière repartie sur chaque point(<ET))

5) Répartition, avec leurs signes, des compensations partielles sur les dn

6) Calcul des altitudes définitives compensées.


Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 43/49

www.4geniecivil.com
Exemple :
www.4geniecivil.com

5) Cas particulier.

 Point en hauteur :
(mire à l’envers)

dn = Lar - Lav

 Implanter un point à une


cote donnée :

On cherche à placer un trait


de niveau à la cote 87.500 m.

- Alt PV =

- on porte au dessus du PV
l’appoint nécessaire :
app =

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 44/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
On cherche à placer un piquet à la cote 87.500 m.

- Alt PV =

- appoint (app) =

6) Emploi des nivelettes.


Le piquetage altimétrique peut être assuré avec un instrument (niveau, laser), cependant si la précision
demandée n’est pas rigoureuse, l’emploi de nivelettes est courant (réglage de la couche de forme dans les
travaux routiers par exemple).

Les nivelettes sont des instruments élémentaires qui servent à tracer des lignes de pentes entre deux
points donnés. Elles comprennent une mire et deux nivelettes, peintes en rouge et en blanc.

Pour placer le point C sur la ligne de pente des points A et B, on règle le piquet C à la hauteur voulue
pour que le rayon visuel passe sur la partie supérieure des 2 nivelettes et par le trait médian de la mire. Lorsque
C est à la bonne hauteur, l’opérateur ne voit plus que des parties rouges, le blanc de la partie inférieure de la
mire étant occulté, on dit alors que les points A, B et C se trouvent « à plein jalon ».

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 45/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
COURBES DE NIVEAU

1) Représentation du relief.
Pour figurer le relief d’un terrain sur un plan, il existe plusieurs procédés.
On peut tout simplement placer sur le plan des points avec leurs côtes de niveaux (altitudes).
Sur les anciennes cartes (ex : cartes d’état-major), on utilisait les hachures ou les ombres grâce à des
teintes grisées (technique de l’estompage).

Mais le procédé le plus répandu maintenant est celui des courbes de niveaux.

Une courbe de niveau est la ligne imaginaire reliant tous les points consécutifs de même altitude sur un
plan horizontal.

Principe :
Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 46/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com

Remarque :

 C’est souvent une cote ronde qui est choisie.

 On constate que plus la pente est forte (raide), plus les courbes sont serrées et inversement.

 L’équidistance (Eq) est la dénivelée (dn) entre 2 courbes.

 Le choix de l’équidistance est fonction de l’échelle du plan (10 m 20 m ... ).

 L’équidistance est constante.

 L’écartement ( Ec) est la distance horizontale (dh) entre 2 courbes.

 L’écartement est variable.

 La pente du terrain est le rapport entre l’équidistance et l’écartement :


Eq dn
Ρ= =
Ec dh
 On représente parfois des courbes intercalaires (en pointillés) pour faire ressortir tout accident local anormal
ou pour mieux montrer les détails d’un mamelon ou d’une cuvette.

 On représente parfois avec un trait plus épais certaines courbes, ce sont les courbes maîtresses (tous les
10, 20, 30 m,...).

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 47/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
Courbe maîtresse

Courbe intercalaire

3) Lignes caractéristiques du terrain.

Ligne de talweg (ligne de réunion des eaux


formée par 2 versants).

Ligne de crête ou ligne de faîte (ligne de


séparation des eaux formée par 2 versants).

Mamelon ou sommet (partie élevée d’une ligne


de crête).

Col (point bas d’une ligne de crête).

3 ) Méthodes de levé de l’altimétrie.


a - Quadrillage : ce procédé est employé surtout dans les terrains plats. On dispose les points régulièrement
en carroyage rectangulaire de 10, 20, 30 m de côté. Si les points sont parfaitement
déterminés en position par rapport aux limites du terrain, il suffit de les niveler.

b - Filage de courbe : Bien que ce soit une méthode longue, c’est celle qui permet la plus grande fidélité dans
la traduction sur le plan des courbes de niveau. En effet, les points de même altitude sont levés directement
sur le terrain en fixant un repère sur la mire.

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 48/49

www.4geniecivil.com
www.4geniecivil.com
c - Semis de point : depuis l’apparition des tachéomètres électroniques permettant d’obtenir directement le ∆h,
c’est la méthode la plus employée. Par rayonnement il faut lever tout les points caractéristiques du terrain
(variation de pente, talweg, crête...). En résumé, le terrain doit être assimilé à un polyèdre dont on cote tous les
sommets ainsi que quelques points sur les arêtes et sur les faces.

4 ) Construction des courbes.


La première chose à déterminer est le sens de plus grande pente du terrain, pour une interpolation
correcte des points appartenant aux courbes. Interpoler signifie rechercher entre 2 points d’altitude quelconque,
le ou les points qui ont une altitude ronde. Toutes les méthodes font intervenir le principe des proportions d’une
façon ou d’une autre.
Une des méthodes simples consiste à utiliser le théorème de THALES dans un triangle que l’on se crée
(la pente doit être régulière entre 2 points choisis).

Parfois on peut avoir à déterminer l’altitude d’un point situé entre 2 courbes de niveau.

d et d’ sont kutchées.

THALES

d = ∆h
d + d' Eq
∆ h = d × Eq
d + d'
Alt A = 100 + ∆h

Topographie - DUT Génie Civil - Belfort 49/49

www.4geniecivil.com

Vous aimerez peut-être aussi