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LES Des Plateaux de Djambala Et Koukouya Et de Lai Zone Avoisinante Des Collines

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OFFICE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNiQUE OUTRE-MER

INSTITUT DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES AU CONGO

SERVICE PEDOLOGIQUE

LES ·SOLS DES PLATEAUX DE DJAMBALA ET KOUKOUYA


ET DE LAI ZONE AVOISINANTE DES H~U'ES COLLINES

par P. de BOISSEZON

MC 126 Brazzaville mars 1963


OffICE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
ET TECHNIQUE OUTRE-MER
-------
Institut de Recherches Scientifiques
au Congo
---.--.-..
SERVICE PEDOLOGIQUE
••••••a • •ce. . .a . . . .

LES SOLS DES PLATEAUX


DE DJAMBALA ET KOUKOUY A
ET DE LA ZONE AVOISINANTE DES HAUTES COLLINES
.............---....-
par
P. de BOISSEZON

Cote OR5TOM :
Cote IRSC 1 MC 126 BRAZZAVIllE. Mers 1963
- 2 -

-_._..
-SOMMAIRE.
_.~-_ .....
Pages

INTr~UùUCTION 5
I::-:;:';~-'=J'I:;;:"'===='_

I~ LES fACTEURS DE LA PEDOGENESE


~==~=:===~-===-=~=--===-- ....
1.1 fli..mJ3.! B

1 ~ 2 lL~mu!'.!.r..ê. U
1.3 B~~;'~f et topograehie 19
1.4 ~!qé~ation et actions humaine. 24

II. LES SOLS DES PLATEAUX


=====-=:.:.;a,,:::. . .e:-:z:--=:e-.

II.,l .b~..§R!-S DE SAV.~NE DES PLATEAUX


II.1.1 Morphologie 27
II.l~2 Propriét6s chimiques 30

II.l03 Sols de SaVane des pentes 35

II.2 !l,LSgL5 FORESTIERS DES PLATEAUX


II.2~1 Les sols de forêt secondaire des p18te~

- Morphologie 40

- Propriétés chimiques 42
II.2.,2 Les sols de bosquets anthropiques.
- Morphologie 46
- Propriét6s chimiques 47

11 ",j '~§..29_l;§~ORPHES DES PLATEAUX


;I~3el ~ls~aS2F.gement temporaire 50

!I.3.2 2019 à engorgement auasi permanent 51


iI.3.3 .?Els de dépression fermée à engargement temparair, du profil 53
tI.3~4 So~~__à engorgement de profondeur 55

II,4 .Ç~I~S.~~.FERRUGINEUSESDE LA BORDURE DES PLATEAUX 5B

III- tES SOLS DE LA ZONE DES HAtJTES COU-INES


-=:O;:l,;:C~a:-~=.::~==~=t:"I ...

IIL.L h~.~.2.QhS DE SAVANE 63


III. L.l Les sols de saVane typique 64
.f. : l ,1 ~ 2 Les sole de savane à accumulation hUlti f~8 de profondeur 6B
iil :"3 Les sole de steppe à Loudetia (non hydromorph88) 70
.. 3 -

Pages
111.2 LES SOLS DE FORET (NON HYDRQHORPHES) 72

111.3 LES SOLS HYDROMORPHES DES VALLEES 76


111.3.1 Sola à accumulation humique de profondeur
111.3.2 Sols hydromorphes organiques 78

-----
CON C LUS ION 82

---
ANNEXES : .. Méthodes analytiques
- Index des profils prélevés et analyeée
88
90
- Bibliographie 92
- 4 -

PLANCHES HORS. TEXTE


...... L ..

Pages

1.- Carte de localisation (l/S.ooo.oooe) 6


2.- Climatologie de la station de Djambala 9
3.- Courbes cumulatives des sables 13
4.- Analyses physiques des sala 17
5.- Carte du réseau hydrographique 21
6.- Morphologie de la zone étudiée (bloc diagramme) 23
7.- Indice d'entrainement de l'argile (Sols de savane) 32
B.- Sols de savane faiblement arbustive des plateaux (R6aultats analytiques) 33
9.- Sols de savane arbustive des plateaux (R6sultete analytiques) 34

10.- Sols de pentes de la bordure supérieure des plateaux 39


(Résultats analytiques)
11.- Edifices termitiques hypogés (Résultats analytiques) 43
12.- Sols forestiers des plateaux (Résultats analytiques) 49
13.- Sols hydromorphes des plateaux (Résultats analytiques) 57
14.- Cuirasses ferrugineuses de la bordure des platea~ 62
(Résultats analytiques)
15.- Sols de savane de la ~one des hautes collines 69
(Résultats analytiques)
16.- Sols de'~ousseke'non hydromorphes (Résultats analytiques) 71
17.- Sols forestiers de la zone des hautes collines (R6sultats analytiques) 75
18.- Sols hydromorphes des vallées à.cours d'eau (Résultsts analytiques) 81
19.- Carte de localisation des profils pr61ev6s et enalys6e (1/200.0001 ) h. texte
20.- Esquisses pédologiques (1/50.000 2 ) h. texte
- 5 -

1 N T RaD U C T ION
-------..-..... ----

Dans le cadre des travaux de cartographie pédologique au 1/SOO.0002 de la cou-
pure "Sibiti-Est" (+) Cv. pl. l p. 6 ), la présente note a pour but de définir les prin-
cipales catégories de sols que l'on peut observer dans la partie Nord-Est de la zone à
cartographier.

La dition correspond "grosso modo" aux territoires des sous-préfectures de Lé-


kana et Djambala, et peut ~tre partagée géographiquement en deux parties :
- les plateaux de Djambala et Koukouve
- et la zone dos hautes collines avoisinantes
Ces deux parties s'opposent non seulement du point de vue géomorphologique mais surtout
du point de vue des poasibilités agricoles et du peuplement humain.

Les deux plateaux pratiquement plats sens cours d'eau, et qui dominent l'ensem-
ble de la région,Cbntrastent en effet avec la zone das hautes collinss auX reliefs ar-
rondis mais puissants avec de profondes vallées s~hes, et seulement quelques cours
,, d'eau impoertante (M'Parne; Lékoti, Léfini). Lee sole sablo-argileux des plateaux sont
nettement plus fertiles que les sols sableux, et à capacité de rétention três faible,
de la zone des hautes collines.

Les conséquences de cette dissemblance des deux zones sont diverses. Les popula-
tions sont presque uniquement rassemblées Bur les plateaux (++~ tandis que la zone des
hautes collines est pratiquement inhabitée à l'exception da quelques villages dans les
vallies de Léfini et de la Léketi. Le réseau routier eet spécialement développé sur les
plateaux (en particulier sur le plateau Koukouya) et pratiquement inexistant dans la zo-
ne des heutes collinos dapuis l'abandon de la routa Brazzaville-Djambala via Pangala.

(+) Limité par les parallèles 2 et 42 5 et les ~éridiena 13,5 et 158 de longitude Est.
(++) Sur 13.798 habitants (recensement fin 196U) de la sous-préfecture da Lékana, 12.775
habitants habitent sur le plateau Koukouya Boit une densité de 28,4 h/km2 tandis que dans
la reste de la sous-préfecture de Lékana la densité est 0,2 h/km2.
Dane la Bous-préfecture de Djambala (15.009 h.) la densité de population sur la partie
du plateau de Djambala, située à l'Ouest du 15 2 de longitude n'est que de 11 ordro de 7
h/km2 (Documents inédits P. VENNETIER IR5C).
Planche 1

REPUBlÎQUE DU CONGO

CARTE DE LOCALisATioN

Capitale e~ frontière •
CheF· lieu e~ limite de Prérecture •
15° CheF.lieu et limite de Sou6·Préret~ure •
1 limite de la Caupure"Sibi~i-Esrt -+-
Zone étudiée
Echelle: 1/5.000000
I.H.S.C. - PÉOOL06IE- N~ 575
- 7-

Les reconnaissances p6dologiquee dos sols de cette r6g1on (5, 6, 10, 13) avaient
d'ailleurs essentiellement porté sur la zone des plateaux, d'un int6rlt agricole certain
et qui bén6ficient de plus, pour leur misa en valeur, de la présence d'une mein d'oeuvre,
sp6clalement abondante sur le plateBu Koukauya, dont les aptitudes agricoles sont indé-
• niables. Au contraire, la zone des hautes collines n'evait jusqu'à cette annéa, pas été
reconnue du point de vuo de l'étude des Bols.

Bien que lee conditions climatiques soient analogues dans ces deux zones, il
existe, du tait de la différence fondamentale entre les matériaux originels, une diffé-
rence de pédaclimat très nette, et les sols qui en r6St.11tent ont des proprUtés nettement
dissemblables. Nous conserverone donc dane cet exposé cette dichotomie fondamentale •

.
- B-

1
1LES fACTEURS DE LA PEDOGENESE !
: • _ _.._ ......._ _• a .. :
, !

. CLIMAT
1.1 LE . (v. planche n2 2 p. 9)

Le climat de la dition, de type congolais-méridional (14) est un climat inter-


médiaire entre le climat 9uinéen~forestier et soudano-guinéen (ici Rbas-eongolais").

Il se caractérise par une saison sèche (+) relativement courte, généralement de


trois mois (juin, juillet et aoOt), mais parfois de deux seulement, qui de plus, n'est
pas absolue puisque l'on assiste, durant ces trois mois, à quelques chutee de pluie, le
plus souvent sous forme d'orages.

La saison des pluies qui occupe les 9 autres mois de l'année, ee caractérise par
l'importance des précipitations et la répartition relativement constante des pluies. En
effot en raison de l'orographie, les précipitations atteignent et souvent dépassent 2.000
mm. lékana avec 2.130 mm de pluviosité moyenne est considérée comme la station météore-
109ique la plus arrosée du Congo.
La répartition des précipitations au cours de la saison des pluies est également remar-
quable, et la petite saison sèche boréale est à peine marquée par un très faible raien-
• tissement des pluies.
L'amplitude dos variations de la pluviosité annuelle est relativement élevée puisque par
exemple en 1959, 2.776 et 2.530 mm ont été mesurée respectivement à Djambele et Lékana,
tandis que l'année précédente la hauteur d'eau était de 1.6Bl et 1.727 mm.

Du fait de l'altitude élevée, les températures moyennes sont relativement basses


C~ pour la température moyenne annuelle à Djambala) et du fait de la proximité de la
zone équatoriale (cuvette congolaise) les écarts thermiques sont relativement faibles :
221.

En corrolaire de la température relativement basse, l'humidité relative reste


élevée (7B %) bien que la tension moyenna annuelle de vapeur d'eau soit la moins élevée
parmi cellesmesuréesau Congo.

. (+) A la suite de Gaussen (3) pour une température moyenne comprise entre 20 et 30 2 un
mois est considéré comme sec lorsque la pluviométrie mensuelle eat inférieure à 50 mm.
Dans le diagramme climatologique/une pluviométrie de 50 mm et une température de 25 2 C
sont représentées par la m~me ordonnée.
Planche 2

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NOVEAfBRE 1962
IRSC-PEDDLOG/E -Nf 577
- 10 -

l'action des facteurs climatiques sur les processus de pédogénèse peut 8tre scbé-
matisée de la manière suivante :

_ l'influence de la forte pluviosité, associée à des sols perméables ~ très perméables


(v. p. 16 ) peut !tre synthétisée par un indice de drainage calculé (Henin - Aubert) éle-
vé : 1.:370 mm pour <~~ .. 2 à Djambala. lorsque la végétation eet peu dense, comme par
exemple dans le cas de la plupart des savanes à tapis graminéen très lIche de la zone des
hautes collines,l'évapotranspiration ne peut équilibrer l'infiltration des eaux de pluies,
d'o~ une percolation d'eau très importante qui explique le lessivage marqué de ces sols.
Dans le cas des sols des plateaux, le tapis graminéen nettement plus dense et plus élevé
laisse penser que l'évapotranspiration plus forte, limite quelque peu le lessivage des
sols (+).

- L'action de la température, relativement basse pour le Congo, est comme nous l'avons vu
plus complexe. En effet, si l'énergie pédogénétiguB (P x T) en est diminuée, l'humidité
relative reste élevée et BU total l'indice de Mever (quotient de la pluviosité par le dé-
ficit de saturation) ~pour Djambala, se classe parmi les plus élevés de ceux da la Ré-
publique du Congo.

- Le pédoclimat de la zone des hautes collines diffêre nettement de celui des plateaux en
raison de la différence texturale des matériaux édaphiques.
Tandis que les sols des collines restent très peu humides en dehors des moments où il
pleut en raison de leur forte perméabilité et de leur capacité de rétention en eau très
feible, aU contraire les sols de plateaux restent toujours humides en profondeur m@me pen-
dent la saison sèche.
la porosité et l'aération des sols des hautes collines est également bien supérieure à
cella des sols des plateaux. Enfin la protection du sol par la végétation des Savanes dif-
fère également en raison de la nature et de la densité de la strate herbacée pour les sa-
vanes des hautes collines et les savanes des plateaux (v. p. 25).

---------------------------------,,-
(+) Le ruissellement peut en effet !tre considéré comme faible dans la zone des hautes
eollines à cause de la grande perméabilité des sols, sur les plateaux à cause des très
faibles pentes, et de la perméabilité moins grande mais tout do m!me élevée.
-11-

_.._. _-
1.2. ROCHE MERE
La stratigraphie de la zone étudiée est d'~ le~ diffé~ent8 géalgguas (2, 15,
lB, 19) relativement simple.
Ils distinguent deux séries :
_ la sêrie des plateaux Batékée d'Sgo tertiaire
_ et la série du Stanley-Pool d'âge secondaire
Ces deux séries, faisant partie des formations continentales de la Cuvette congolaise,
sont essentiellement gréseuses.

La série des plateaux Batékés comporte deux ensembles r


La couche supérieure dite des "limons sableux" constituée par des "limons", sabla-
argileux, de couleur généralement ocre est seulement représentée en place sur les plateaux
do Djambala et Koukouya et sur quelques sommets de collines avoisinantes. Ailleurs ces
couches supérieures auraient été généralement érodées et remaniées. Les auteurs attribuent
à cette couche une puissance de 35 m (20) pour les uns et une centaine de mètres pour los
autres. (15, 19). Les mesures baromêtriques réalisées sur le pourtour des deux plateaux,
nous ont permis d'évaluer la puissance de cotte couche supérieure à une quarantaine de
m~trcs on moyenne.

Cotte couche des limons sableux reposerait en concordance (15) sur l'ensemble in-
férieur dit des grès pOlymorphes. Cependant la limite entre les limons sableux et les grès
polymorphes est parfois soulignée par la présence d'un grès ferrugineux fortement induré
(20) (v. p. SB).

La couche inférieure de la série des plateaux Batékés di te des "grès polymorph.e.s",


d'une puissance de l'ordre de 300 m est constituée par des grès ~ facièè variables (grès
blancs assez tendres, grès silicifiés durs et grès roses saumon) la position dans la série
de ces différents faciès ne paraIt pas constante, cependant il semble que les grès silici-
fiés se trouvent le plus souvent dans la partie supérieure do la série alors que la base
ost constituée par des grès blancs à caractères éoliens (19). Cos grès polymorphes affleu-
rent sur les falaises qui forment le pourtour des plateaux Dt dans la zone des "hautes
collines" qui entoure ces deux plateaux.

La partie inférieure des grès polymorphes n'a jamais pu Otre observée car aIle est
masquée par des éboulis, olle reposerait sur les grès de la sério du Stanley-Pool d'âge
secondaire. Seul le nivoau supérieur (grès kaoliniques tendres à stratification entrocroi-
sée) et niveau moyen (grès compact blanc) apparaissent dans les fonds de vallées (M'Pama,
lékéti ct Léfini) (19).
- 12 -

En résumé, les roches qui cOl'lsUtuent ces f~tim. sont donc toujours gréseuses
oU sableuses, le plus souvent, faiblement indurées et d'une mani~~-O~.la perméables.

Cos grès sont enfin très pauvres en minéraux altérables.

Las matériaux originels.


-=_:_==================
Issus de l'altération de grès, ces matériaux sont évidemment de texture sableuse,
(pour ceux issus des grès polymorphes) ou sablo-argileusa (pour ceux issus des "limons ll
sableux).
Les sables sont généralement bien triés (héteramétrie), et de taille toujours inférieure
à l mm (v. pl. 3 p. 13). Tandis que les sables issus des "limons sableux" présentent une
dominance de sables fins, les sables issus des gr~s polymorpnes ont une médiane légère-
ment supérieure à 0,2 mm.

Hétaranétrie Médiane
ORIGINE
moy. min. max. m~. min. "'ax.
Sables
issus des O,5S 0,52 0,59 O.. l't 0,16 0,19
"limons sableux"

Sables
issus des 0,47 0,32 0,59 0,26 0,22 0,59
"grès polymorphcs ll

Du point de vue morphologio, lBS sables issus des limons sableux se caractérisent par une
dominance de grains luisants, c'est-A-dire qu'ils auraient subi une certaine usure en mi-
lIeu aqueux. Ce sont soit des émoussés luisante (EL) soit des ronds luisante picotés
(probablement d'anciens ronds mats repris par l'eau).
Au contraire pour les sables issus des grès polymorphes la forme d'usure la plus courante
serait due à un transport par le vent, car on observe une dominance de ronds mats (R.M.).
Enfin dans les 601s issus de grês-quertzitos,les sables sont gén6ralement non u8és(N~U.).
NotOll3 que dans 10 cas des sables issus des "limons sableux" on observe fréquenment des
pseudo-sablcs, petites concrétions brunes, limonitlques, arrondies, à patine superfi-
cielle ou concrétions rougos, non usées.
Planche. 3
COURBES CUMULATivES DES FRACTioNSISABLEU~ES DE .SOLS ISSUS 'DES
.-<,."

" • '. Il l.... .

LIMONS SABLEUX (Baz) ET DES GRE,S POLYMORPHES (Ba1)


U5 0.11 0.2' 0.30 0.50 8.75' 1.0 2.8 '5.0 5.0 m.1I\
. ..,.....-r"""'_---r--..,....-......,.......,.....---r-~....,....~.....,.._:::=_-...,........,...,...,.--...'_'t'__,._::::I 1!I. .,.....,.-""!T'~"'T......,.."""T',...".....,...,...,.,.--r-TT:r~~II"':'_~,,~
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28 1 - - - -+-_+-_+-_-1--+#-4- -4 ~~~......-+-.+-+-t -++--+---r"--+----+ _~+-_~~ _

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__ - ....•... ......
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1.S0
·: _ _. _..·

4·11
0.015 ""0.10 0.12 0.20 us 0.31 0.4 l.sa UO 0.15 U lOD 1. %li 2.00 3.00
0.87.

Pour chacune de ces catE!9ories de sols, seules ont été representées


les courbes cumulatives extrêmes J présentant les valeurs minima
et maxima de la média Ile .

lR.S.C.-PÉDOLOGIE- N' 585 FÉVRiER 1963


- 14 -

La! limons.
Le taux de limone (ou de pseudo-limone) dans les horizons profonds des 801s est
généralement faible. Pour los matériaux issus des "limons sableux" il est en moyenne de
2,4 ~ et pour ceux issus des 9rèS polymorphes, il est en moyenne nettement inférieur à
l ~. Au total, s'il n'est pas possible de calculer le rapport limon/argile pour les ma-
tériaux issus des grès polymorphes, étant donné l'imprécision des mesures pour d'ausei
faibles teneurs en limon et en argile, par contre pour les matériaux issus de limons sa-
bleux on peut considérer qu'il est inférieur ê 0,1.
La fraction argileuse est comme nous l'avons dit plus haut d'uno importance relative va-
riable suivant que le matériau est issu des grès polymorphes ou des limons sableux.

Pourcentages d'argile

limone SAbleux Gràs polymorphes


Origine
Plat. Djarnbala Plat. Koukouya Htes collines

moy. ~ 36,4 la.[

min. 25,5 26,0 0,1

maX. 45,0 48,5 16,0 (+)

Nous possédons pou de renseignements sur la nature des particules constitutives


da cette fraction. Une analyse thermique différentielle réaliséo sur un échantillon da
prefondeur de sol du plateau Koukouya (KY 33) (issu des limone sableux) rev~le que cette
f~ection argileuse ost essentiellemont constituée de kaolinite mais indique également la
p~üsenco do gibbsito (hydroxyde d'alumini~). A ces minéraux sont associés des quantités
importantes d'oxydee et h~roxydos de for (5).

L'étudo de la capacité d'échange des horizons non organiques de ces sols nous
40nne un complément d'information sur les propriétés des minéraux argileux.
Pour les sols issus des limona sableux la capacité d'échange rapportée BU ,aide d'argile
g~8nulométrique est de l'ordre de 6 meq/100 g. d'argile. Ce qui laisse à penser qu'une
partie importanto de la fraction granulcmétrique inférieure à 2 ~ est constituée par des
Minéraux non argileux (au sens minéralogique du terme).

C+) Sol issus de grès quartziteux.


- 15 -

Le fer est présent dans les matériaux originels de ces sols sous des quantités
re1ativement importantes, et il confère aux horizons profonds des sols une couleur à do-
• minante OCre s'étageant suivant les cas du jaune ocre au brun ocre (lOYR sie. 7,5YR 5/6

1 à 5/8, 5YR 4/8). Il n'est cependant pas possible de donner des valeurs, m~me approxima-
tives, sur la teneur en fer des matériaux originels, en raison du dynamisme du fer dans
~es 801s qui intéresse, comme nous le verrons, non seulement les horizons plus ou moins
humifères de la partie supérieure des sols, mais encore plusieurs m~tres et peut-@tre
plusieurs dizaines de mètres des profils (v. p. 58).

Dans le cas des sols non hydromorphes Nb. d'éch. prof. (Ba2)
issus des "limons sableux", les quantités de .- ....
fer libre (+) présontes dans les horizons pro-
fonds de ces sols sont de l'ordre de 2,1 à 4,6 10

%, et l'on peut admettre que la capacité de


fixation du fer sur les argiles est générale-
;
5
ment à peu près saturée (++).
.
\,

Les taux de fer total étant deux à trois foie


•....
plus forts, une importante partie du fer pré- : ~.
"

sent dans ces sols, existe sous forme d'hydro-


7 8 9 10 11 12
xydes de recouvrement des sablee et parfo~
Fe20S Libre/Argilo
AQU& foœMe de petites concrétions de taille inférieure aU millimi3tre.

Pour les sols issus des grès polymorphes, le calcul du rapport fer libre/Argile
ne peut etre fait avec précision étant donné l'importance de l'erreur relative sur les
taux d'argile. Néanmoins, les taux de fer libre sont très élevés par rapport auX valeurs
obtenues pour l'argile. L'importance des hydroxydes de recouvrement des matériaux origi-
nels est ici particulièrement mise en valeur en raison du phénomène de lessivage du fer
et décapage des sables ~ui intéresse les horizons supérieurs des $ols et parfois la to-
talité des profils ("loussél<h" v. p.7O ).

(+) V. tableaux analytiques relatifs à l'état du fer dans chacune des catégories de sols
étudiées.
(++) J.L. d'Hoore, JJ. Fripiat et MC. Gastuche : les argiles tropicales et leurs oxydes
de fer de recouvrement - 2è Conf. Interafri. Sols, Vol.I, doc. 13 p. 257-260
- 16 -

Proeriétés physique,

les matériaux originels issue de l'altération des "limons sableux" pos~t une
capacité de rétention pour l'eau relativement élevée (v. pl. 4 p.17) et une bonne per-
méabilité.

les horizons profonds des sols issus de grès polymorphes ont par contre une capa-
cité de rétention tràe faible. Les résultats relatifs à leur perméabilité (test de per-
colation d'Henin) paraissent assez inattendus et rendent mal compte de la pe~éabilité

élevée des sols en place. Il est probable que ceci est dO à un tassement excessif des sa-
bles (de taille inférieure à 0,5 mm) lors du remplissage eous l'eau des tubes de percole-
tion.

La richesse en bases des matériaux issus de l'altération de ces roches mères eet
très faible.

MATERIAUX (+) BASES TOTALES (meq/lOO g.)


ISSUS DES Ca Mg 1< Na Semme

mov. 0,64 !!&.U. 0.30 1.28 2.32


Limons Sableux min. 0,40 traces 0,15 0,61 1,75
max. 1,10 0,57 0,61 2,26 3,62

moy. .Q."li 0.02 0,22 l,eS 2,85


~rès pol,ymorphes min. D,50 traces 0,15 1,30 2,11
maX. 1,50 0,10 0,46 2,61 4,17

On constate de plue que la somme (Ca + Mg + 1<) totaux n'est en moyenne que de l meq/100g.
que ce soit pour les matériaux issus des limons sableux comme ceux issus des grès poly~

morphee. Mis ~ part le sodium (extraction dans des matras de pyrex 1), on peut donc con-
sidérer que la réserve minérale de ces matériaux est très faible.

Degré d'évolution
. . n_
des matériaux oriainels
==--.........=.ce. . . . . . .a . . . . . . =

L'ensemble des caractères:


- fraction argilouse composée de Kaolinite et d'oxydes et hydroxydes de fer et
d'alumine présentant une capacit6 d'échange de l'ordre de 6 meq/lOO g. d'argile.

C+) Ces résultats correspondent à l'analyse d'échantillons prélevés ~ une profondeur


supérieure à un mètre.
.. 17 -

Planche 4

Analysee physiques des sols

Humidité
Type de sol Ech. n 2 Prof. cm Arg. " M.O. " log 10 K
équival. (+)

- N Sol de savane DJK 121 0-10 2B 7,5 27 2,6

-=
lU
P:l
du plateau 123 110 3B - 23 2,2

~
x
:J
Q)
de Djamba1a 124 140 35 - 21 2,2
.0
lU
ID
Sol de savane 1121 0-10 30 6,3 29 2,4
GJ
du plateau 1122 50 43 1,6 25 2,4
6
~
=
Koukouya. 1125 420 45 - 24 1,6
CIl
Q) Sol forestier 111 0-11 34 11,9 31 4,0
"tl
du plateau
CIl
:1 de Djambala 112 45 37 2,3 23 2,2
' .
CIl
Il!

Il! 1131 0-10 lB 6,3 22 2,3


~
0
Sol hydromorphe
lJ'l -1132 40 4 3,6 24 2,5
à alios
-1133 90 26 7,1 25 (2,2)
humique
-1134 180 (3,5) 2,4 27 2,0

- ~ "Lousséké" non DJK Bl 0-15 1 1,8 6 2,7


-
P:l

• ~...
hydro.
- 62 120 1 - 3 2,2
~
ac- Sol do savane 91 0-10 1,5 1,B 6 2,3
m
I\ll 92 60 2,5 0,6 5 1,7
J.I
c:J)

III
aJ Sol de savane 921 0-10 1,5 1,9 6 4,0
'tl
Dl
:J
924 320 1,5 - 5 1,8
... Ul
III
Sol do Savane 1041 0-10 1 2 8 2,6
... 1)

1043 210 1 - 3 2,4


~

(+) K coefficient de perméabilité de la formule de DARCY.


- lB -

- le rapport limon/argile inférieur à 0,1


- le taux de bases totales relativement.f..aibh,~~ de-~~}'......9.U!,_~6ma-
-~.--
têriaux on subi une altération très avancée.

Noue ignorons tout ou à peu près (+) quant à la nature des minéraux argileux con-
tenus dans la roche mère et par conséquent on ne peut dire si les minéreux argileux (Kac-
linite et gibbsi~e en particulier) sont dus à un processus pédogénétique actuel ou sub.
actuel ou au con~rairo étaient déjà présents dans la roche m~re non altérée.

La solution de ce problème n'est pas négligeable car si l'époque, pendant laquelle est
intervenu le phénomène d'individualisation des hydroxydes (avant ou après le dépet de ces
roches détritiques) ne change paa les propriétés actuelles des sols, elle permet de pré-
ciser le sens de leur évolution actuelle et secondairement do les classer.

(+) Certains grès de la sêrie des grès polymorphes sont dits "Keoliniques". (2,20)
Mais nous ignozons les méthodes utilisées par les auteurs pour arriver à cette
conclusion.
- 19 -

1.3 LE RELIEf ET LA TOPOGRAPHIE


• •

Ici, encore, les deux zones, plateaux et hautes CQllinesl se différencient par
des caractères géomorphologiques très dissemblables.

~::aelateaux remarquablement peu accidentés constituent un exemple typique de surface


==-=
structurale. Faiblement inclinée vers le N-NE, cette pente générale (2 à 3 ~o) est liée
au faible pendage général des couches vers la Cuvette Congolaise.
Cette surface structurale presque horizontale est d'autant plus typique que, par suite
de la perméabilité des limons sableux, il n'existe aUCun cours d'eau permanent sur les
plateaux (+) et les accidents de terrain correspondant ~oit à des vallées sèches soit
à des dépressions fermées, ne dépassant généralement pas plus de quelques mètres.

Les vallées sèches sont ici beaucoup moins caract6ristiquea que celles que
l'on peut observer sur des matériaux moins argileux dans la partie sud-ouest du plateau
de M'Bé (1). Leurs versants ont en effet une pente extr@mement faible, et leurs Parties
basses eont occupées par des marais temporaires. Lorsqu'elles débouchent sur les falai-
ses bordant 10 plateau il existe un seuil très marqué, au pied duquel sourd parfois un
peu d'eau en saison des pluies.

Les dépressions ferméos ont généralement la forme d'un entonnoir extrBmemant


évasé et profond de quolquBs mètres seulement avec souvent en leurs centres, une nappe
d'eau libre semi-permanente. L'imperméabilisation du fond de ces cuvettes est due à la
présence d'alios (grès humiques). L'origine de ces dépressions fermées qui ont fait com-
parer la morphologie des plateaux Batékés à un Karst (11), nia jamais été clairement ex-
pliquée. Nous remarquerons cependant que ces dépressions fermées se trouvent générBlell1~:."

en bordure des plateaux, par conséquent dans des zones où 10 soutirage peut expliquer un
certain départ de matières (minéraux argileux, et peut-!tre silice).

La ·=====aaa==========a====_
zone des hautes collines ae caractérise au contraire par un relief très acci-
denté avec des croupes puissantes doucement arrondies et des vallées sèches au fond lar-
ge et plat.

----------------------------------------_.-~_
(+) Près de Lékana, l'imperméabilisation locale du sol par un Alios (v.p. ) donne nais-,
sance à une dépression fermée dont le déversoir constitue le seul cours d'eau d'ailleurs
temporaire du plateau Koukouya.
- 2D -

LB réseau hydrographique très peu dense (v. carte de localisation h. texte) est seulement
constitué par de grosses rivières conséquentes, d'aspect senile, qui coulent dans de lar-
ges vallées marécageuses.
L'orientation N-NE des vallées principales : Lékéti, H'Pema, N'Kéni et cours supérieur
de la L~fini, est remarquable d'une part à caUse du parallèlisme d'une partie du cours
de cee rivières mais surtout à cause de l'alignement des rivi~ree avec celles d'autres
bassins versante : Lali - Bouenza aVec la M'Pama, et de la haute Lé1ini, la Lêno et de la
N'Kêni (v. planche 5 p. 21).

Les trois principales rivières de la zone étudi'e (Lékéti, M'Pama et Léfini) ont
donné naissance à des plaines alluviales de 2 à 3 km de large. Lee rivières forment de
nombreux méandres qui n'ont aucune difficulté à se déplacer au milieu des alluvions sa-
bleuses très peu résistantes. Les bras et marécages ainei créés de part et d'autre des
bourrelets de berges sont rapidement colonisés par une forêt basse, tandis que le reste
des vallées est occupé par des prairies planes à sables blancs ("loussêkêl").

Les affluents sont généralement tr~8 brefs mais ont un débit important et régu-
lier dès leurs sources. Celles-ci 8e trouvent eoit aux piede des plateaux (Ex; M'fourka)
soit dans la partie inférieure de vallées sêches.

Cos vallées sèches se développent dans un matériau très sableux (v. ci-dessus
P. 12).Leur partie supérieure est très évasée, par la suite elles s'encaissent dans des
versants plus ou moins abrupts mais le fond reste toujours plat et l'on ne voit aucune
trace de lit m~m8 temporaire (+).
Il est fréquent en dessous des intersections (++) de vallées sèches de voir les deux val-
lés8 se prolonger parallèlement auX pieds des versants, de part et d'autre d'un replat
central en relief de quelques mètres seulement. Enfin le profil en long de ces vallues
sèches est parfois divisé par des seuils donnant l'impression de profils embottés mais
qui correspondent probablement, dans le CaS général, à des variations de la nature des
grès. Il doit cependant exister une circulation d'eau souterraine préférentielle le long
de cos vallées sèches comme l'indiquent les "mouillères" temporaires qui affleurent loca-
lement eu fond de ce!les-ci, et le débit relativement important des cours d'eau qui nais-
eent dans le partie infûrieure de ces vallées.

(+) La représentation schématique de ces vallées .èches sur la carte au 1/2DO.OOOè en


pointillés bleus peut en effet induire en erreur.
(++) On ne peut parler de cours ou de confluents puisqu'il n'existe pas de ruisseau (m~e
temporaire.
\

,
RESEAU
HYDROGRAPHiQu E

{ Echelle = 1 / l.ooo 000

Zone étudiée

IRSC-PÉDOlO~fUE-N'S82 FEVRiER 196"3


- 22 -

Mis ~ part le fond des vallées sèches et le sommet des collines presque plate, la
plue grande partie de la surface de la zone des hautes collinee est occup6e par des pen-
tes généralement de l'ordre de 10 à 15 ~. On observe cependant parfois des pentes supé-
rieures : soit de véritables falaises (affleurement de roches localement plus résistantes
à l'altération (silicification), en particulier en bordure des plateaux), soit en raison
d'une reprise d'érosion, due dans certains cas à l'affouillement de sources et dans d'au-
tres aux divagations des rivières qui en sapant les bas des versants provoquent une ruptu-
re brutale de leurs profils d'équilibre et une érosion remontante locale. Rapidement, in-
terviennent des éboulem~nts ct glissements de terrein, facilités par la faible structure
des horizons supérieurs des sole (lessivée en fer) (v.p. 66). Si les matériaux éboulés
sont éliminés par transport hydriqu~on observe la formation de cirque d'érosion (22). Le
phénomène peut se poursuivre jusqu'à ce que le processue de déblaiement au fond des cir-
ques se ralentisse et agisse comme facteur limitant. Un nouveau profil d'équilibre est
alors rapidement atteint •


Planch<i 6

PLATEAU

Cro~uis PcrsP-œctir
des Plat eaux dœ

DJAMe,ALA et KOUKOUYA

l.R.S.C.-PÉOOLOGiE- N~579 JANVIER 19ô3


- 24 -

1.4 LA VEGETATION ETa ACTIONS HUMAINES


• ......-.ca •• ~

Ici encore le facteur édaphique étant prépondérant nous serons amenés à distin-
quer trois paysages botaniques principaux correspondante aUX plateaux, à la zone des
hautes collines et aux vallées alluviales plus ou moins marécageuses.

l'action de l'homme sur la végétation Bst cependant très importante car par les
défrichements et les feux de brousse, la for~t fait place à la savane, et un "fire-climax"
remplace le climax forestier (1).
Du point de vue des phénomènes de pédogénèse nous aurons l'occasion de montrer que cette
substitution a une action fondamentale non seulement en ce qui concerne la matière orga-
nique des sols (9), mais encore sur le type m~me d'évolution de ces acls.
Cette action destructrice de la for~t est partiellement compensée par le création de bos-
quets anthropiques (emplacement d'anciens villages) particulièrement nombreux sur le pla-
teau Koukouya.

Les principales formations végétales gue l'on observe sur les plateaux sont donc les
suivantes :
Les Savanes sont plus ou moins arbustives suivant d'une part l'alimentation en eau,

d'autre part la position topographique, ainsi que la fréquence des feu~ de brousse et des
cultures. C'est ainsi que la bordure des plateaux, et les zones voisines des massifs fo-
restiers sont nettement plus arbustives. Les arbustes dominants sont l'Hymenocardia acida
et Annona arenarie mais il est fréquemment accompagné de Psorospermum febrifugum, Bride-
lia ferruginea ••• La strate herbacée est essentiellement composée d'Hyparrhenia diplandra,
Trachypogon thollonii, Andropogon schirensis, Digitaria uniglumis, Hyparrhenia familiaris,
Brachiaria kotschyana, Elyonurus hene!i, Setaria restioidee, Ctenium newtoni.
Les ~~~~~~_!~::~~~:~~ des plateaux sont relativement rares sur le plateau de Djambala,
beaucoup plus nombreux mais de taille réduite sur le plateau Koukouya. Les for~ts ancien-
nes (de type mosophile) (+) sont peu nombreuses et le plus souvent secondaires. Parmi les
nombreuses essences on notora Parinarium glabrum, Blighia wildemaniana, Caelocaryon kla-
nei, Piptadenia africane, Canarium achweinfurthii, PachylObus buettneri, Hesteria parvi-
flora ••• et dans le sous bois Microdesmie zenckeri, Sarcophrynium, des Palisota •••

(+) Les formations forestières sont parfois qualifiées de "sèche" pqr apposition auX fo-
rOts humides eempervirentes et semi-caducifoliées.
- 2S -

Les bosquets anthropiques, perticulièrement nombreux sur le plateau Koukouya, ont une
~-----------------~
composition très caractéristique de lour origine :
Milletia laurentii, Ficus thonningii, Ceiba pentsndrs, Elaeis guineensis, Lannea welwi-
tschii, Milletia veraicolor, PachylObus sp. Vitex congensis, Murianthus arboreus et un
BOUS bois de Zingiberacéee, de Marantacées, Dioecoréacés, Sarcophrynium, et souvent Ana-
na sstiva.

La végétation de la %one des hautes collines se caractérise surtout par la pré-


sence de saVanes faiblement ou non arbustivee, au tapis graminéen très 18che où dominent
Loudetia demeasii et Ctenium newtonii.
Cependant localement la savane devient arbustive soit ch6tivomont : Hymenocardia acida
d'aspect rachitique soit au contraire, sur le sommet de certaines collines, les arbustes:
Dialium englerianum, Albizzia adiantifolia, Strychnos pungens, Maprounee africane, Hyme-
nocardia acide, 5yzygium guineense ••• présentent alors une taille de l'ordre de quatre
mètres ou plus, mais le tapis herbacé reste discontinu et peu élevê 1 Eragrostis brizoi-
des, Ctenium newtonii, Loudetia demeaeii ••• ~t sauvant Anisophylsa poggei.
Dans les fonds des vallées sèches on note la présence de rimbriétylis sp. Mesanthemum
radicans, Setaria splendide, Oldenlandia sp., Sporobolus dinklagei qui paraissent indi-
quer un milieu un peu plus humide.
Les fotmations fermées forestières de la zone des hautes collines sont relativement peu
étendues. Elles occupent principalement las versants les plus abrupts dont les pentes
sont souvent voisines ou sup~rieures à JO ~. Ailleurs on trouve quelques tlots forestiers
aux fonds des vallées sèches, mais les surfaces boisées las plus importantes correspon-
dent à des for~ts galeries qui marquent le trajet des cours d'eau permanents.
Ces galeries forestières prennent une grande exteneion dans les princiqales vallées où
elles englobent des bandes de for~t marécageuse qui occupent les anses abandonnées des
anciens méandr~s. De part et d'autre de ces galeries, les vallées sont occupées par des
savanes à Loudctia simplex (Illousséké") et sur les premières pentes apparaît la savane
faiblement arbustive (Hymenocardia) avec Andropogon africanus et Eulbostylis laniceps •• o

La répartition de ces différents types de végGtation est donc liée aux conditions
~daphiques puisque les types de savanes et de for~ts que l'on observe sont différents
suivant le type de roche mère. Mais de la fréquence et de l'intensité des feux de brousse,
dépendent les aspects des formations herbacée, tandis que la forBt ne résiste que lors-
que les formations forestières sont bien fermées ou lorsque l'intensité des feux de
- 26 -

brousse est limités conne dens le cas des for!te établiss sur les f0rte8 pBn'tea.st .les
falaises. Il eat cependant fréquent d'observer une dissymétrie dans l'aspect de la vé-
gétation qui occupent les f1ance des vallées sêches. Il ne semble pas que la cause soit
due à une orientation privilégiée des versants mais plut8t,soit à une dissymétrie morpho-
logique (pentes diff~rentes des versants),.oit à une action plue ou moins efficace des
faux de brousse due à l'intensité et à la direction des vents dominants particulièrement
en Saison sèche.

En résumé, la nnture'de la roche mère contitue le principal facteur de la pédogénèse Car


il conditionne en grande partie les autres facteurs 1 pédoclimat. végétation et topogra-
phio. Nous sarons donc amen6s à étudier successivement les sols des pleteaux issus des
"limons sableux" et ceux de la zone des hautes collines issus des grès polymorphes (che-
pitres II et III).
Dans chacune de ces familles de sols, les facteurs de différenciation sont d'une part le
type de végétation: 8avanas nues, saVane arbustive"for8t et d'autre pert l'hydromorphie
qui joue un rele limité sur les plateaux mais prépondérant dans le cas des sols des prin-
cipales vallées.
- 27-

II
LES SOLS DES PLATEAUX.
••..-.==-••e

formés sur un matériau originel relativement homogène (v.p.i12) avec une topo-
graphie remarquablement peu accident6e, les sols se différencient essentiellement en fonc-
tion du type de végétation qui les recouvre.
Nous distinguerons donc fondamentalement : les sol, de savane et les sols de f9f!t qui
diffèrent essentiellement par leurs matières organiques, ce qui détermine une évolution
pédogénétique nettement différente.

II.1 LES SOLS DE SAVANE DES PLATEAUX


==a.=-=rs. rac

II.1.1 MORPHOLOGIE
.er

Ils se caractérisent m~ologiquement par la présence de 1

- un horizon humifère homogène noirâtre à structure grumeleuse fine dans sa par-


tie sup6rieure, brune grisâtre à structure nuciforme à polyédrique peu cohérente
en dessous.
- un hori~on de plSnétration humifère "par taches et trainées" d'espect bigarré,
à structure polyédrique moyen et l cohésion moyenne.
- un horizon jaune ocre, sablo-argileux à structure d'ensemble polyédrique à co-
hésion faible se résolvant en agrégats micropolyédriques.

Profil type : DJK 62

Localisation : 5,5 km W-NW du village de Nkoue (pla~. de Djembala)


Position topographique : plane
V69éta~ion : Savane moyennement arbustive à Hyparrhenia diplandra et Anona araneria.

Description (cm)

0-12 horizon humifère homc9~ne, noir (10 YR 2/1) sablo-argileux, è structure


d'ensemble due aU chevelu racinaire graminéen très dense.
La structure élémentaire étant 'à tendance grumeleuse fine, cohésion faible,
porosité élevée d'ensBMble.

12-50 humifère homogène, brun grisâtre (10 YR 2/2) sablo-argileux, structure nu-
ciforme à polyédrique peu cohérente, densité racinaire moyenne, bonne pa-
rosité.
- 28 -

50-70 (environ) horizon de pénétration humifère "bigarré", par taches et trainées brunes
dans la masse jaune ocre. Structure polyêdrique moyen, à cohésion moyenne,
un pou plus argileux que l'horizon précédent, horizon de compacité maxi-
mum, densité racinaire faible (essentiellement racines arbustives).

Plus de 10 brun-ocre (1,5 YR 4/4) à ocre, de texture analogue à l'horizon précédent,


à structure polyédrique peu cohérente se résolvent en micropolyédrique.
Porosité tubulaire et d'ensemble, densité racinaire très faible - quelques
taches faiblement humifères brunes (ancien passage de racine ou galerie
de termites) entre 10 et 100.
En dessous de 100, le matériau sablo-argileux ocre, (7,5 YR 5/6) légère-
ment humide m!me en saison sèche, reste identique à lui-m~me.

Variations des propriétés morphologiques :

Elles portent essentiellement sur des caractères secondaires (dimension des hori-
zons, et couleur) mais sont très limitées.

L'horizon humifère homogène à structure grumeleuse qui débute en surface a une


épaisseur moyenne de l'ordre de 17 cm. Bien que la majorité des profils de savane possè-
dent un horizon d'une épaisseur analogue, certains profils présentent un horizon sup~

rieur de quelques cm seulement, tandis que d'autres ont une structure grumeleuse jusqu!à
40 cm. Et il ne semble pas que l'épaisseur de cet horizon soit liée ni aûx types de sava-
ne, ni à la position topographique, ni au passé cultural.
Le couleur varie peu d'un profil à l'autre : noire (2/0 à 2/1 du code munsel) à brun rou-
geatre très sombre (2/2).
On constate quelquefois la présence de sables nus sur la surface du sol, et dans la par-
tie supérieure de l'horizon. On est alors le plus souvent en pr6sence d'un 601 ancienne-
ment cultivé ou è savane peu dense.
Cet horizon est toujours très riche en racines graminéennes ce qui lui confère sa struc-
ture d'ensemble.

La deuxième partie de l'horizon humifère homogène qui se différencie du premier


essentiellement par sa structure plus grossière, généralement nuciforme, a également une
épaisseur variable.
Il descend en moyenne, jusqu'à 45 cm de profondeur mais peut arriver jusqu'à 10 cm (sava-
ne fortement arbustive).
• 29 -

Se couleur varie du brun sombre au brun três sombre (4/4 à 3/2 et 2/2).
En .aieon sèche le desséchement de cet horizon est gén~ralement sensible, et la structure
devient plus grossi~re (à tendence polyédrique),
Bien que la densité racinaire dans cet horizon soit nettement plue faible que dans l'ho-
rizon supérieur, elle est encore importante.

l'horizon de pénétration humifère Rar taches et trainées. d'aspect bariole est


par contre variable: parfois très peu épais ou presque inexistant, c'est-à-dire que lIon
passe Bans intermédiaire de l'horizon humifère homogène brun à l'horizon jaune ocre, pra-
tiquement pas humifère, alors que dans d'autres cas, il présente une épaisseur de plu-
sieurs dizaines de centimètres.
En fait, si la limite supérieure de l'horizon est très nette et peut etre mesurée aU cen-
timêtre près, la limite inférieure est beaucoup plus arbitraire : la densité des taches
humifères brunes devient très faible, tandis que la compacité diminue légèrement.

L'opposition est marquée, avec des limites nettes, entre d'une part les taches humifères
• brunes dont la teinte ct la structure sont tout à fait comparablos à celles de l'horizon
précédent, et d'autre part le fond jaune ocre de la m@me couleur que Ilhorizon sous-ja-
cent.
Les taches sont de forme et de taille variable certaines proviennent surement de la dé-
composition in situ de racines arbustives, d'autres sont probablement des galeries com-
blées par la terre humifère de l'horizon supérieur, d'autres enfin se présentent sous la
forme de trainées verticales qui généralement se retrécissent et s'estompent vers le bas
(migration d'humus 7).
La compacité légèrement plus forte de cet horizon bariolé est une autre caractéristique
remarquable. Il ne semble pas qu'elle soit due à une variation do texture importante, car
si cet horizon est légèrement plus argileux que les horizon supérieurs, il n'est pas plus
ergileux que l'horizon sous-jacent (v.p, 32).

l'observation des profils en saison sèche permet de se rendre compte que nous som-
mes ici à la limite de la couche qui se desséc~e en cette saison (front d'humiditt) et
l'horizon sous-jacent reste"frais" mame pendant la saison sèche. Ces alternances de dessi-
cation et d'humectation sont probablement responsables de la compacité plus grande de cet
horizon ainsi que de l'individualité des parties humifères et non humifères. Nous sommes
en effet dans le cas où les constituants du sol, de par leur texture et la nature d~s
- 30

minéraux argileux, possèdent des forces de cohésion relativement faibles qui ne permet-
tent pas lors du desséchement la formation de fentes de retrait importantes. Cependant,
les masses humifères et non humifères, possèdant des propriétés d'humectetion et de des-
eicetion légèrement différentes, il s'en suit que les processus d'humectetion et de dsa-
eication ont lieu suivent dee modalités et une vitesss différente, ce qui e pour résul-
tat une individualisation relativement tranchée des masses humifàres et non humifêrea. Ce
phénomène, nous ne le retrouverons d'ailleurs pas à propos des quelques taches de péné-
tration humifère eitué dans l'horizon sous-jacent, les limites de ces taches sont alors
beaucoup plus diffuses car l'horizon na se desséche que faiblement eU cours de la saison
sèche.
La p6n6tration racinaire dans cet horizon (B) devient faible. La majorité des racines de
la strate herbacée ne pénètrent pas dans cet horizon et l'on observe surtout des racines
do taille supérieure, essentiellement arbustives.

L'horizon inférieur ocre à rouge jaun~tre ~ structure polyédrique, légèremont


~cins compact que l'horizon précédent, contient le plue souvent quelques tachas de péné-
tration humifère dans sa partie supérieure mais comme noue l'avons dit ces taches sont
peu nombreuses et beaucoup moins bien individualisées que dans l'horizon supérieur.
Lorsque l'on procède à un sondage on constate que la texture et le couleur de cet hori-
zpn restent pratiquement constantes (Profils DJK 68 MPini ot DJK 112 Alege Pire).

II.1.2 PROPRIETES CHIMIQUES


••=.......a==••• =-..
La matière organique de ces sols de savane constitue une des caractéristiquee les
plus typiques autant du point de vue morphologique que du point de vue chimique.

L'horizon supériour, noirGtre ~ tendance grumeleuse J

Il contient une matière organique RluB ou moine abondante suivent le type de savane, 10
passé cultural ~t la position topographique. La teneur moyenne est de l'ordre de 8 % pour
la couche (0-10), mais l'on constate qu'elle est le plus souvent inférieure à ce chiffre
pour un grand nombre de sols de Savano peu OU pas arbustives, savanss qui la plus souvent
eont des jachères récentes ou ayant subi une rotation culturo-jachàre, trop rapide. Inver-
sement les sols de savane arbustive et particulièrement ceux prochee des for~ts ou des
bosquets anthropiquos, ont généralement une teneur en matière organique supérieure, qui
peut aller jusqu'à 12 ot mOrne dans un cas lB %.
- 31 -

La matièra organique de cet horizon est relativement peu évoluée (C/N de 19,5 en moy.)_
avec un taux d'humification de l'ordre de 17 ~ et des rapports C. humiquee/C. fulviques
assez variables.
Cette matière organique joue un rBle prépondérant en ce qui concerne la capacité dféchan-
g8 de le terre de cet horizon. Elle est' de l'ordre de 120 meq. pour 100 g. de mati~resor­

ganiques.

En dessous do cet horizon supérieur, l'horizon de pénétration humifère homogène,


à structure nuciforme, a une teneur moyenne en mati~e organique de l'ordre de 3 ~.
Bien que le rapport C!N dos matières organiques de cet horizon soit peu différent de ce-
lui de l'horizon supérieur, le taux d'humification s·abaisse légèrement (moyenne 1 14 ~)

mais surtout le taux d'acides humiques devient très faible par rapport aU taux d'acidea
fulviques.

La teneur en matières organiques a'abaiese au taux moyan da 1,5 ~ dans l'horizon


(B) d'aspect bariolé; c'est une matière organique relativement peu évoluée pour un hori-
zon profond (C/N de 12), très pauvre en acides humiques, mais avsc un taux d'acides ful-
viquee encore assez élevé (C. fulvique de l'ordre de 1,5 ~o).

La teneur en matièrs organique diminue ensuite lentement et à un mètre de profon-


deur il n'est pas rare de trouver des teneurs à peine inférieurss • 1 ~.

Eléments échangeables

La semma des bases échangeables eontrnue dans la couche aupérieure du sol est
tràs variable d'un sol à l'autra (de 0,2 à 10 meq/lDO g. de terre pour la couche 0-10 cm)
mais l'on doit remarquer qua dans 75 ~ des cas la somme des bases échangeables inférieure
à 1,5 meq/100 g. et la moitié des sols ont moins de 1 meq/100 g. des bases échangeables
dans cet horizon d~ surface. Le caleium prédomine généralement mais les taux de magnésium
étant rolativement faibles, il existe un déséquilibre fréquent, avec des rapports Ca/Mg
trop élevés.
Au total les taux de saturation pour cet horizon sant faibles et le pH est voisin de 5.

Dans les horizon profonds, la teneur en bases échangeables devient très faiblse
Par exemple dans l'horizon CB) bariolé elle est généralement inférieure à 0,1 meq/1DO g.
de terre et dans l'horizon sous-jacent alle est encore plus faible.
, '- ... ...;;:- ~-...----- - - - --..-~.--

Planche .,
Indice d'entraÎnemen~ de l'ar9~
Fréquence
40 70
Sols
30 de savane

2D

10

0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.& 0.9 1


l
I/!ISe._pÉOOLOciE _ NP SIO JANV;ER 1963

..
- 32 -

la cepecité d'échange diminuant êgalament -avec__ la__ ~D'F1:3nCLeu~.J.t~Mi..d.u...JU:aJ...-\UI~IiLI:w.LL.J.'l:BJ;


rapport à celui de la couche supérieure du sol.

Réserve minorale

Nous aVons déjà vu (p.l6) que les horizons profonds des sols avaient une teneur

en bases totales de l'ordre de 2,3 meq/100 g.
les horizons humifères ont une teneur en bases totales snviron deux feis plus forte (cou-
che 0-10). Cependant les sole de savane sur emplacement d'anciens villages ont une ré-
serve minérale supérieure.

le processus de lessivage

le lessivage de l'argile dans ces sols intêresse essentiallèment les vingt ~

vingt cinq premiers cm des profile, mais l'on n'observe pas d'horizon d'accumulation de
l'argile en profondeur.
Les indices d'entrainement da l'argile (+) sont tràs variables d'un profil à l'autre
(0,3 à 0,9), mais l'an peut faire ê ce sujet les remarques suivantes (v. planche 9)
83 % des sols de saVane ont un indice d'entrainement supérieur à 0,6, ca qui correspond
è un lesBiv~ge faible. Si l'on classe les profils sn fonction da l'indice d'entrainement
...
de l'argile,, on constate que les sols dont l'indice est le plus faible correspondent à
d'anciennes jachères très dégradées avec une végétation de savane peu élevée et peu ou
pas arbustive. Pour les indicas moyens <0,7 à 0,8), la végétation qui recouvre ces sols
correspond à une eavane arbustive typique.
Enfin les sols les moins lessivés s'observent essentiellement sous une savane fortement
arbustive à végétation herbacée dense et haute. Il semble donc qua le phénomène de lessi-
vage de ces sels de savane soit, au moins en partie, lié à la mise en culture plus ou
moins repétée des sols.

(+) L'indice d'entrainement de l'argile est égal aU quotient de la teneur en argile de


l'horizon le plus lossivé, ~ la teneur en argile de l'horizon le plus riche.
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Planchfl
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8
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SOLS A SAVANE FAIBLEMEN T ARBUSTIVE DES PLATEAUX DE DJAMBAlA ET KOUKOUYA ,

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pH 5~ 5':_ ~D ".f:> 5.1 tt.1i 1t.1 ~.l ~.,

I.RJ:C.':' PEOOLOGiE -N° 591 .


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__A-=--=-·=-E-=-T-=-~-~--'-~K~O_~U~,K_-~=O_==U=_Y=A---·- PI_an--C_h~_9_.----_-\,-'
Manianga NKoua
N'Tchoumou Nkoua Plat.K. Mball Mbali Mbali Kebala Kébala 6élé Emonp'bi AnQama Inga Inqa NKoua (Plat. DJ.) NKaua NdDla Kaon Masala Ptat.K. Kaon
~~_J9_E_c_ha_n_t_ill_o_n~KY_4_(~4_2~~_I"~11_1~r~~~~1_2_1~IZ_S~I~~_~_~m._~2~
m_~_m ~Ut ~r~t~ ~ ~~ m mm~m~~m m 'U'l~'U W~ ~f'n m~n 12It~~~~~B~2_2~~~'
ProPondeur 0-'0 SO 0-'0 50 0-10110-&0100-\10 '''0 0"10 I~+o 0-10 0-10 SS" 80 0-'0 30 io 110 0-'0 100 0-\0 ~O '40 0-\0 55 .90 160 O-lO 30 60 110 100 0';"0 26·30 &0 loo.lkl &00 100 0·10 100 too 0-'0 100 '00 0-\0 100
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~ Humidité" 1 3.4 4.1 2.CJ ~.5 6~ 2..' '1.S 2.t t,... 3.~ "' ,*.4 3.6 as
1.4 1.5' a.8 .. I.CJ La 2.'1 1.6 2.9 3
~ Argile ~5.5 2' a'f.~ 28 - 35 38 as 29 36 1;' 8' 3'1 . 29 35 SCJ5 395 3' St, ·25 .a'fIS 29 95.5 31.5.39 25 2' 28 al· t~.S 21 !o 3" 35.S 31,.$ . 3~· 18 !5 40 31.S 't13l 26.5 3".5
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1,1 40~ I,i 1,1.5 26 295· 21.& 2J.5 2lt 16 24
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~ Sable grQssj~r li 15.6 15 ' '.S' 3" al, 30 al ait 31,S Sti 18 2~.5!1.S 21 30 ~o.5' al 21, 10 40 as 3' J3 35.5 35.5 32.5 31, 3'·81 36.5 SSS 3'35 ~4 9~3S.5' 3' 37 31· a,,· St if 29 35.5 3~
~ ~'·I +-_--+_-+----,.-+---+_-+-_i+-:..---li-'-0_.l..;;..O+----+~-+-~+O-=-._60_l_-I_:__+-_!_-+____I_-_+_-+____+--_J_-. +-O-.9-o+--1I----+---t----~
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- 35 -

Lessivage du fer 1 On constate (tableau ci-contre) que les taux de fer librB augmentent
avec la profondeu~. Cat-
te augmentation est 960-
Ech. ne Prof. cm Fa203 libl'o ~ Fe203 total % Fe203 libre 'fg
A%aUe n6ralement du m8me ordre
DJK 561 la 2,0 B de grsndeur que celle de
562 30 2,6 10 l'argile.
563 60 3,0 11 Certains profils sont ce-
564 110 2,6 8 pendant un peu plus les-
sivés en fel" qu'en ex-
DJK 671 0-10 2,9 10
;ils (DJI< 6B).
612 100 4,0 11
Las quelques valeurs de
DJK 681 0-10 2,6 5,1 13 ter total que noue pas-
682 30-35 3,9 13 sêdons, indiquent égale-
683 50-60 4,2 12 ment un nst appsuvr~sse­
684 200 3,8 10,0 10 ment sn fer de la partie
665 350 4,4 lS,BS 11 supél"iBU~ des profils.
686 SOO 4,3 9,95 11
681 650 1 4.4 11

DJK 1121 0-10 3,2 B,O 11


1122 50 3,li 9,7 B
1123 140 3,7 9,55 9
1124 25C 4,3 10
1125 420 3,9 9
1126 480 4,6 11,1 10

II.1.3 SOLS DE SAVANE DES PENTES


c======~a=====a===-==aaaa

Si la plupDrt dos Savanes des pleteaux sont en position plenes, il existe tout
de mame des 601s de saVane sur pentes faibles particuli&rement en bordure des d'pressions
fermées et sur pentes fortes Dn bordure des plateaux.
Ces sols qui bénéficiant de conditions ds drainage un peu superieures ne pOBsêdent pas
des caractéristiques morphologiques et ph~eicD-ehimique8 très différentes ni plus inté-
ressantes que celles des autres sole de saVane et pourtant ils sont fréquemment utilis6s
pour les cultures vivrières (manioc).
- 36 -

Le vieille pista Oyonfoula - Manianga (Plateau de Djambala) qui suit le bordure


sud du plateau, contourne, à pau près an aon milieu, une vall6e 8~ha très encaissée
dont les versants peuvant etteindra des pentes de l'ordre de JO à 40 ~.
On peut observer la toposéquence suivante 1

En haut de pente Profil 1 DJK 2, sous savane faiblement arbustive, pente~faible de l'or-
dre de 5 %.
0-27 cm humifère, noir3tre (10 VR 2/1) eablo-faiblement argileux, à structura gru-
meleuse riche en racinas herbacées.
27-50 cm horizon de pénétration humifère brun foncée (l0 YR 3/2) sabla-argileux à
structure nueiforma.
50-110 panétration humifère par taches et trainées brunes dans matériaux jaune-
ocre, sablo-argileux, structura polyédrique.
Plus da UO ocre-jaune (10 YR 5/6) sabla-argilaux ~ structure polyédrique peu cohé-
rente.

Ce profil de haut de penta se différencie fort peu du sol da savane en'position plane
(comparer avec le profil DJK l planche B p. 33). Le lessivage de l'horizDn supérieur est
un peu plus marqué mais ceci est probeblement à mettre en relation avec la mise en cu~

ture de cas Bols.

A mi-pente (de l'ordre de 25 ~) Profil 1 DJK 3, soue savane faiblement arbustive, le


profil présente un horizon humifère reduit, plus pauvre an matières organiques et un peu
moins foncé que dans le cas des sols de plateaux (2/2 à 3/1). En effet malgré la bonne
perméabilité du sol, le ruissellement est assez marqué en raison de la pente. On observe
d'une part des plages de sol nu et lisse, d'autre part en amont des touffes d'herbes des
petites zones d'accumulation sableuse.

0-10 cm humifère noir (10 YR 2/2), sablo-argileux à structure grumeleuse fine.


10-30 brun grisâtrs, sable-argllsux, structure nueiforme à polylSdrique.
30-110 jaune-ocre (10 YR 5/8) sablo-argileux à structura polyédrique.
Plus de 110 ocre-jaune un peu plus argileux'à structure polyédrique, cohésion moyenne~

On remarque le faible lessivage en argile da ces sols de pente.

Au fond du Talweg : DJK 4


Les sols présentent deux horizon fortement humifères. L'un en surface dO à l'e~­

port de débris organiques par le ruissellement (bandes horizontales alternantes, brun


- 37 -

noi.rgtre). L'autre en profondeur (humo-ferruginBwc)-''SOUB_ f01'lIIe....d.!J'Ior; zona-~ _


faiblement indur6s.

0-160 cm humif~e, finement sablo-argileux, foxmé de lita successifs noirltres


(7,5 YR 2/0) fortement humifères et de lits horizontaux brun-sombre conta-
nant des sables nus.
En profondeur les lits successifs deviennent progressivement moins humi-
fàres et de couleur brun-sombre (10 VR 2/2)
160-180 brun-rougeatre sombre (5 YR 212) accumulation humifère marquée, sabla-ar-
gileux légèrement humide,
• nDn induré. do.
_ '
1IMl~"'\

100-350 brun (7,5 YR 4/4) sablo-argileux, progressivement de momns/humifère, plus


sec et paseant è l'ocre.
Plus de 350 ocre (7,5 VR 5/8) avec des nodulee faiblement indurés, bruns lêgèrement
rougeltres.

En dehors de la répartition complexe des matières organiques dans ce profil, on


notera des variations qualitatives importantes (v. pl. 10 p. 39). Dans l'horizon humifère
de surface, le rapport t/N est relativement élevé, mais à coté das débris organiques noi-
rStres peu décomposés apportés par ruissellement on notera la présence d'une quantité im-
portante d'acides humiques.
Dans l'hDrizon d'accumulation de profondeur, brun rougeltre scmbr~le rapport t/N est en-
core plus élevé bien qu'on n'observe plus de débris organiques gr08sier& Il est donc pro-
bable que les composés humifiés qui migrent sont relativement pauvres en azote.

L'examen du tableau ci-dessoue, relatif ~ l'état du fer dans les différents hori-
zons de ce profil montre que la teneur en fe~ libre augmente vars la prDfondeur ainsi que
le rapport fer libre/argile, mais il existe entre un et deux mètres de profondeur une
forte accumulation de fer sous forme essentiellement "non libre" (Ech. DJK 42, 43, 44).
- 38 -

1 Fer libre Fer totel Fe203 libre Fe203 libre


Ech. n9lProf. cm M.O. " Argile"
(Fe~3 ~) ( fe 203 %) Argile fa203 total

DJK 41 0-10 14,5 27 3,6 4,7 3,6 77


42 120 3,3 3S 4,0 22,7 4,0 18
43 170 9,6 30 5,3 18,4 5,3 29
44 190 2,1 29 5,6 15,3 5,6 37
45 270 0,8 - 6,4 8,8 6,4 73
46 370 0,4 28 5,6 9,3 5,6 56
47 450 - 30 ~,O 10,2 6,0 59

Deux processus cl' accumulation absolue du fer et de matiêree ar9anique~ dans' ~B

sala do.baœ de penta paraissent plausibles 1

_ le) Entratnament par ruissellement, de débris organiques plus ou moins humifi6e de


l'horizon supérieur des sols des versants et accumulation dans la partie supérieure des
sole de baa-fond (anUts superposés).
A cette première phese da transport le long de la pente, suivie d'une transformation
(minéralisation et humification) des pnduits organiques, suceêclBZ'ait une phaee de mi-
gration dans le profil parallèlement et probablement Ulie ~ celle du fer.
On remarquera cependant que les horizons fortement enrichis en fer contiennent des matièw
res organiques auX caractéristiques fort différentes suivant les différents horizons.

- 29) Le deuxième processus, plus hypothétique, serait un phénomène de lessivage oblique


du fer et peut-gtre de certaines matières organiques dans les sols de vsrsant et les sols
de plateaux avoisients et accumulation dans le sol de bas de pente. la circulation d'eau
souterraine qui ici est simplement marquéa par une plus grande humidité de l'horizon
(160-180 cm~ peut gtre beaucoup plus nette comme noue le verrons dans le chapitre rela-
tif aux sola hydromorphes (p. 55 et suivantes)ainsi que dans celui relatif aux cuirasses
de bordure des plateaux. (p. 59 et suivantes)

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5 1,.8 1 5.'1 5.0 S.l 5.0
-- .. _----"- - "
.. 40 -

II.2 LES
MU Il
SOLS fORESTIERS
.==_..... = DES''te.
PLATEAUX
=-==

Nous avons déjà vu (p. 24) qua les formations végétalee forestilres dee plateaux
de Djambela et Koukouya étaient const!tuées par des for!te plus ou moins anciennes cu. dé-
gradées et des petits bosquets enthropiques. Les sols qui se développent sous ces deux
types de formations végétales diffàrent sensiblement non seulement par las caractéristi-
ques morphologiques de leurs profils, maie encora et surtout par laurs propriétés physi-
co-chimiquese Nous sarons donc amenés à les étudier successivement.

II.2.1 LES
"a.
SOLS DE
Tl:
FORET SECONDAIRE
.=- l'
DESminPLATEAUX
CI •

Morehologie
Ils se caractérisent morphologiquement par la présence de 1

- unà liti~e grossière da quelques centimêtres d'épaisseur cQnstituée à la foie de dé-


bris organiques partiellement décomposés et d'un chevelu racinairè en partie fonction-
nel.
- un horizon humifère ~ structure grumeleuse è perticuleire, riche en sablee nus et dé-
liés et contenant des agrégats construits (te~itiques) dane ea partie supérieure.
- un horizon da pénêtration humifère brun foncé à brun, finement sable-argileux, è struc-
ture è tendance polyédrique moyenne, peu cohézente.
- p~foie un horizon de pénétration humifère par taches et trainées (faeultatif)
- enfin un horizon ocre-jaune polyédrique peu cohérent, toujoure finement eable-ergileux.

Profil tvpe 1 DJI< 115.


Localisation , 1 km Nord de Mangélé (Plateau I<cukouya)
Position topographique , plane.
Végétation 1 forOt secondaire ancienne
Description (cm) :

Le sol est recouvert d'une litière, épaisse d'environ 6 cm, fermé ~ sa partie
supérieure de débris de feuilles et de branches partiellement décomposées de couleur
brun-rouge8tre ~ambre, et à se partie inférieure d'un chevelu très dense et fin de raci-
nes tellement enchevètrées entre alles, que l'ensemble forme un véritable tapis bien in-
dividualisé du sol sous-jacen~.
Ce feutrage racinaire paraIt d'ailleurs Otre constitué à la fois de racines vivantes at
de racines mortes. Il enserre des débris organiques peu décomposés et quelques sables
nus et déliés.
- 41 -

Cette litière repose sur un horizon contenant des sables nu. et spéciale-
ment déliés dans sa partie supérieure. Cet horizon bzun-noir8~'{lO YR
2/1) contient des petits agrégats bruns très sombree légèrement rougeGtres
(5 VR 2/1) construits, d'origine termitique. Ces agrégats particulièremant
nombraux juste en dessous de la litière sent fréquemment fixés sur des ra-
dicelles, et lorsque ces édifices termitiques hypogés sont encore fonction-
nels on peut distinguer d'une part des canalisations plus ou moins rami-
fiées et dee petites cellules rarement volumineuses (inférieures à 10 cm).
Ces constructions termitiques donnent naissance par fragmentation, lors-
qu'elles sont abandonnées, à de petits agrégats d'un à deux mm de diamè-
tre, nuciformes qui restent souvent accrochés au systàme racinaire et dont
la texture argilo-finement sableuse est nettement diffé~nte de cella de
l'horizon qui lee contient (v.pl. 11 p. 43 DvK 115 et 123).
Ces agrégats ne jouent aucun rele dans la structure d'ensemble de cet ho-
rizon qui est particulaire à sa partie supérisure, devenant particulairs
à finement grenue à la base. Cet horizon est particuliêrsment riche en ra-
cines da toutes tailles.
20-45 brun foncé (10 VA 3/2) toujours finement sablo-argileux marqué per une im-
prégnetion humifère homogène - la structure devient à tendance poly~driqua

de cohêsion mo~enne à faible. On n'observe plue de sables nus, racines


abondantes.
brun. La pénétration humifère diminue progressivement. La structure et la
texture restent analogues à celles da l'horizon précédent.
8S Ct 110 ocre avec des taches de pGnétration humifères brunes correspondant le plue
souvent à des paesages d'anciennes racines. La structure d'ensemble est
polyédrique à cohésion mo~enne, mais tandis que la microstructure dee par-
ties non humifères ast micropolyédrique les parties humifères ont une struc-
ture grenue.
Plus de 110 ocre (7,5 VR 5/6) finement sablo-argileux à structure polyédrique à cohé-
sion moyenne à faible.
Cet horizon para~t donc plus meuble que l'horizon précédent. On ObsBrve
seulement quelques rares racines, da diamètre sup6rieur au centimètre.

.
Variation des caractères morphologiques •
La litière existe toujours, mais possède une épaisseur va~eble (3 à 12 cm), en
- 42 -

lIIOyenne 1 5 cm. Il semble d'ailleurs que son importance soit surtout liéa -au-déve1oppe-.
ment du BOUS bois (Amarantacés, Zingiberacée, Ananas.~.)

L'horizon humifère à structure particulaire d'une épaisseur moyenne de 22 cm (15 à 40 cm)


contient suivant les cas plus ou moine de sables nus et déliés. Dans certains cas on
n'observe seulement en dessous de la litière qu'une fine couche de sables nus et la struc-
ture de l'horizon devient particulaire à grumeleuse fine.

L'horizon de pénétration humifère hopogêne peut 8tre généralement comme nous l'avons fait
dans la description ci-dessus divisé en deux. Mais en réalité le changement de couleur
brun foncé au brun (3/2 à 414 du code muneell) est généralement progressif, et la compa-
cité augmente faiblement avec la profondeur.

L'horizon de pénétration humifère par taches eat par cantre beaucoup moins constant. Dans
certains profils on pasee directement de l'horizon de pénétration humifère homogène brun
à l'horizon C ocre. Son existance parait donc liée essentiellement au développement du
système racinaire en profondeur.

PROPRIETES CHIMIQUES
--------~--------
La matière organique de ces sola de foret constitue un type de matière organique
que l'on ne peut pas assimiler ~ un humus doux (9) d'une part à cause de la litière gros-
sière qui recouvre les 901s mais également à cause de la mauvaise liaison qui exista en-
tre les matières organiques et les matières minérales dans la partie supérieure du pro-
fil.

Cet horizon supérieur l structure particulaire a une teneur élev6e en matières


organiquas (10,4 %en moyenne pour la couche 0-10 cm) et pour les sols les moins riches
la teneur est encore de B ~. C'est une matière organique moyennement évoluée (C/N de 15,6
en moyenne) avec un taux d'humification dl! l'ordre de 30 %.:,Lee teneurs en Carbone humi-
que sont le p~S-souvent supérieures ou égales à celles des "acides fulviques.

Le rele joué par les matières organiques en ce qui concerne la capacité d'échange de cet
horizon est prépondérant. Elle est de l'ordre de,145 meq/lOO g. de matières organiques.

Dans cet horizon les agrégats construits d'origine termitique sant à peu près
deux fois plus riches en matières 0~ganique8 que le reste de l'horizon (v.pl. 11 p. 43)
et les taux d'humification deviennent supérieurs ~ 40 ~ J cependant la proportion 1/3,
2/3 pour les acides humiques et fulviques reste conservée.
Planche 11
EDIFICES TERMITIQUES
.. ,
HYPOGES
--
(sous LiTiÈRE DE fORÊT SÉCH~
MangCllé Edzouaseke. Rte Plat. K.
Aqr. ~erm. ~qr.term. AQr. term.
N9 Echantillon OJ"IIS2 liS' "'kll\1 '2~2 DJk lUi Il'2
~
ProPondeup
.-
0 O/CO
5' ylt :lo YR
0
r 'lit iova
0
d,oVR ~oVR
0/10 0/" --1
,1
1

Cou~eur'
1

lit lI'! 211- ~/IJ. 3/1. ,


2'1.
• 'Terr-.e tlne % 100 100 "
\00 100
:
\00 \00 i
~ Humidité 3.6 5'.& 0.1- ,
1

.$t
~
~QJ
Argile ~~, 29,'5 3S 31f
- -=1 1., .'i ------<
1

.~ ~ 8.5 2
-
Limon S 2.~ 0.5 0.5 1

il: ~ Sable Pin 8.5 '20 2a 21, . 8 18.5'


--<
1
1

~. ~ .Sable 9f'ossier
,~
ct: ~ Calcium
.9 St
O.lo 0.60
I~
2'
O.so
• ?& ~2.

~
,
1
~'
tG ..
~
" ~
15
Magf1:ésium
Patassfum
. 0.50 O:~o 0."1
1

oI-J ,
.~- ~ 2-'"

~ lJ)
lb Sodium L?O ~.o 1.30

- !g Somme de'sB:r. 1.50 2.90 2.21,
.
~
total niq··
'
- 1

~
P20S

.~ 'Calcium
- ' 0.15', O.U O'Ji " 0.18
-
1
1

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. t Magn€sium E ~' 0.10 é
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'
1

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1
,~
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Potassium O.a~ O.lI >

0.\0 o.ot, 1

~
0.06 O.o~ O.oS
"

.~ Sodium O.O!
~ Somme des fiE o~5+ 0.25' 0."0 O.2~
't3
.~ ~ IJ81cium ' ,.~
li a:
~ MBQtlésium
P20S Assimil. rnq.
,
~ li)

~
Carbone % 18.~ 8.~ lI.6 C., 5.~ 2.1-
.~
, . ~ fB
~
Azote total m.9
~ c:::s C/N
10'Il2,' ' .438
IS.g
781, 41'1
.,lit.' IS.t
35' 1&9
I&.S'
"

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;5 % 3'.5' Ilt.~ 20.1 \l.S 'O.t 4.=1


" ~ Mat. 01'9,
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----- ------'"--r . --- :
1:... -
- r< :~ C.
-I..J
Hum. lI/oG 2=1 2~.1
-
28 '12 --
3.5 ,'i.8· -
!

~
~ C. Fulv. %0 25 '.2- ~"
,:/,1, .a.0 2.3 !
1

!1
Capacité d'échanye
Degré de saturation i

• pH S:1 3.5' 3.~ as 4.0, ~.o


1
1

LR& C. - PÉDOL OGiE - N° 593 i


- 44 -

l'horizon de pénétration humifère homogène, brun sombra à brun qui fait suite est
nettement moins riche en matières organiques (de l'ordra de 4 ~).
Le rapport C/N est légèrement inférieur (de l'ordre de 15) et las taux d'humification
baissent sensiblement (20 ~) dtailleurs las acides humiques deviennent très peu abondants.

Enfin dans l'horizon de pénétration humifère par taches, le taux de matières or-
ganiques est de l'ordre de 1,3 ~ avec un rapport C/N légèrement supérieur ~ 10. Si l'on
considère que cet horizon se trouve è une profondeur de l'ordre du mètre, on s'eperçoit
que non seulement ces sols forestiers sont riches en matières organiques, mais encore la
pénétration humifère en profondeur est importante (9).

Eléments échangeables
Si ces sols sont riches en matières organiques, leurs teneurs en bases échangea-
bles sont faibles 1 0,4 meq/100 g. pour la couche supérieure du eol - 0,1 msq/lOO g. pour
l'horizon de pénétration humifère homogène et de l'ordre de 1/20à de meq/lOO g. pour l'ho-
rizon humifère tacheté.

Cette pauvreté en élémente échangeables, explique d'une part les degr6s de satu-
ration très faibles et la réaction très acide de ces sols.
Pour la couche supérieure du sol, le pH compris entre 3,3 et 4,2 est en moyenne de l'or-
dre de 3,7. En profondeur, i l augmente lêgèrement auX alentours de 4,3.

Un autre fait caractéristique concerne la réserve minérale des sols. Alors que
dans lee sols de savane, la samme des bases totales pour les horizons humifères est net-
tement supérieure à celle des horizon profonds (remontée biolo~ique), ici elle n'est que
légèrement supérieure. (En moyenne 2,6 meq/lOO g. pour le couche 0-10 cm, alors qu'en pro-
fondeur elle est de 2,1). Dans le Cas du profil KY 5 (5), la réserva minérale des horizons
humifèree est nettement inférieure à celle des horizons profonds.

Malgré cette pauvreté en basee, ces eols forestiers sont utilisés par les agricul-
teurs locaux pour los cultures les plus exigeantes (p. ex tabac). Au marnent du défriche-
ment pour l'implantation de ces cultures, la minéralisation rapide qui résulte du bruli
plus ou moine complet de la végétation aboutit à la fourniture dtune quantitê d'éléments
• minéraux relativement importante. Cee éléments sont rapidement fixés par le complexe absor-
bent du sol et le pH du sol remonte d'environ au moins une unité (v. planchs 12 DJK l201)~
- 4S -

La fertilité de ces sols forestiers est donc liée essentiellement d'une part à l'impor-
tance de la masse de matières végétales qui constituent la forBt et la litière, et d'au-
tre part à la capacité d'absorbt!on du sol pour les éléments minéraux qui seront fournis
au sol au moment du d6frichement •

• Le phénomène de lessivage.

Le lessivage de l'argile dans ces sols forestiers est très variable avec des in-
dices d'entrainement allant de 0,35 à 0,96.

L'horizon le plus pauvre en argile est généralement l'horizon supérieur du sol à structu-
re particulaire. Cependant Bccquier (5) a pu observer des profils de sols sous for3t an-
cienne dans lesquels il existe un horizon A2 nettement appauvri en argils (Echantillon
KY 52 Dt KY 102). Ce cas resta cependant aSsez rare et nous ne l'avons pas observé per-
sonnelloment. Comme dans le CaS des sols de savane, on n'observa pas d'horizon illuvial,
c'est-à-dire que le taux d'argile augmente légèrement jueque vers une profondeur de l'or-
dre du mètre puis il raste pratiquement constant.

Le lessivage du feE

Ech. n!! Prof. cm f'e20J libre % Fe20] total % f'e203 libreJArgile fe203 libre/fe203 total

DJK 111 4-15 2,a 2,9 a % 69 ~


112 4S 3,2 4,4 9 73
113 140 3,4 4,55 9 7S

DJK 351 0-10 1,9 4,55 9 42


352 7D 2,2 6,3 6 3S
353 130 2,1 7,05 6 3D

Le tableau ci-dessus indique que dans la partie supérieure des profils le lessivage inté-
resse essentiellement l'horizon particulaire situé juste en dessous de la litière grossiè-
ra.
- 46 -

II.2.2. LES SOLS DES BOSQUETS ANTHROPIQUES


2=""'IIJScs==--==========_a:ac ==-=-===
Ces sols se différencient des autres sols forestiers en raison d'une part, du ty-
pe de végétation nettement différent de celle des forets secondaires (v.p. 25) meie aussi
en raison de l'enrichissement et de la fertilisation de ces sols par les anciens habi-
tants (cendres des foyers domestiques, et résidus végétaux et animaux).

Morphologie •
Les profils de sols de bosquets anthropiques se caractérisent morphologiquemont
par la présence d' :
-une litière très peu épaisse constituée de quelques débris végéteux et racines jaunStres.
- un horizon humifère homogène, brun foncé, à structure grumeleuse fine en surface deve-
nant brun-jaunâtre tandis que la structura devient progressivement plus grossière, mais
~ cohésion faible.
- un horizon ocre à structure polyédrique.

Profil tvpe DJK 122


Localisation : 1 km 5 au Nord-Ouest d'Ed~ssékD (Plateau Kaukauye)
Position topographique 1 plane
Végétation : Bosquet anthropique avec de gros arbres et un sous bais peu abondant.
Description (cm) :

Le sol cst recouvert d'une litière très peu épaisse (moins d'un cantim~tre) constituée de
quelquos feuilles ot.do fines racines jaunâtres.
0-25 horizon humifère brun foncé (10 YR 2/2) 9rumeleu~, finement sabla-argileux
riche en racines de toutes tailles. Cet horizon est meuble et poreux.
25-50 horizon de pénétration humifère brun (10 YR 3/3) toujours finement sabla-
argileux, structure polyédrique peu cohérente, densité ~acinaire moyenne.
Plus de 50 ocre (5 YR 4/8) un peu plus argileux, polyédrique grossier à cohésion lé~

gèremsnt plus forte que dans l'horizon précédent, présence de quelques ra-
cines de toutes tailles.

Veriation des propriétés morphologiques


La litière est toujours peu épaisse et beaucoup moins gr08siêre que dans le Cas
des autres sols forestiers.

L'horizon humifère, grumeleux a une épaisseur moyenne do l'ordre de 20 cm maie


qui peut aller de quelques cm è 30 centimètres. Si l'on n'observe généralement pas de sa~

blcs nus dans cet horizon, il existe tout de mOrne pe~fois à la partie supérieure de cet
- 41 -

horizon quelques sables nus mais liés (Profile : KY 1, DJK 23) 1 on constata alars, qua
ces Bols ont subi un défrichamont récont. Las gros arb~s ont été raspect6s, mais un
sous bois relativement dense s'est réinstallé après les cycles oulturaux.

L'horizon do pénétration humi1è~e è structure plus grossière qui fait suita è


cet horizon grumeleux atteint rarement une profondeur de plus do 60 cm.
Il n'est pas toujours très homogène ot an particulier il eet fréquent d'observer des mas-
ses de terre grumeleuse brun foncé, donc identique è celles de l'horizon précédent, qui
descendent dans cet horizon à la faveur d'emplacements d'anciennes racines, de piqueta
de case ou de galeries d'insectes •••

Il est rare d'observer ensuite une pénétration humifère par taches. Il semble p1utet que
le pénétration humifère, d'ailleurs peu visible et relativement fqible, se fasse d'uns
manière diffuse.

...._----------------
PROPRIETES CHIMIQUES

La matière organique des sols de bosquets anthropiques diffère de calle des au-
tres sole forestiers du fait qu'ella est moins abondante et moins grossiêrs.

L'horizon supérieur de ces sols contient environ B,5 ~ d'une matière organique
dont le rapport C/N est en moyanne de 14,4. Le taux d'humification est de l'ordre da 21
" avec des teneurs en carbone hundqua dei 4 pour 4,5 de carbone fulvique. La capacité
d'échange da cette matière organique est de l'ardre de 120 me~100 g. de matière organi-
que.

LI horizon de pénétration humifère Il structure polyédrique que l'on observe en


dessous contient enViron 4 % d'une matière organique parfais moins 'voluée que dans l'ho-
rizon précédent. Les taux d'humification, diminuent sensiblament et le taUM d'acides hu-
miques devient très faiblo.

Vers un mètre de profondeur, la teneur en matiêres organiques est Il peine sup~

rieure à 1 %avec un rapport C/N légèrement inférieur à 10.

Elémente échangeables et totaux


Bien que les horizène supérieuzs des sols de bosquets anthropiques soient généra-
lement nettement plus riches en éléments êehangeables que lee au~ee Bols foreatiers, les
· ,

- 48 -

teneurs sont três variables (de 0,26 à 14,9 meq/lOO g. pour la couche 0-10 cm). De mBme
en profondeur la somme des bases êchangeablee est g~néra1ement plus élevée que dans les
horizons correspondants des profils de forêts secondaires, mais elle reste très varia-
ble d'un sol à l'autre •

.. La teneur en bases échangeables étant généralement plus forte et la capacité


d'échange plus faible que pour les autres sols forestiers, la réaction du sol est moins
acide. La pH de, la coucha supérieure du sol varie de 4,2 à 5.4 avec une valeur moyenne
de 4.7.

La détermination de la teneur en bases totales de l'êchantillon DJK 5, corres-


pondant à un prélèvement agronomique de surface, indique qua la réserve minérale da cet-
te couche supérieure du sol est nettement plus forte que celle des horizons profonds
aussi bien pour les bases que pour le phosphore total •

.
~----~--c--~------------~-~~----=--=~ .. -~.- ----~~~~---~--==--~---------.---- ------------------------.--~~-PI~~!~~~~~~~~1
SOLS FORESTiERS DES PLATEAUX DE DjAMP>ALA ET KOUKOUYA '

Sols da For-i~s se.C"ondairtls (plus ou mOins ancicznnas ou dcigradc'œs) Sols da bOg'quflts an~hropiqufls
Abili Mossiki Ankou Hissa M'bali _ I~_ngouon _ fn~oulou ~ Emonpibi An~ama Mangélé .Jzabi N~ani Obala _ Ed_z.2~~~~ _ tfFoa Kébara M'bali Edzeo llakDul_~_a J~~~~y'a EdzouasékD ~
,N9 Echantillon KYIII~~~!a K!~_I_~-S~ 53n_~~S' 92.~~__ KYI~_'JO~ I~~ 1~~_~~_4 ~1~ù J!l '_I~ ii, lI't' J~~ iil~_~2t_;22! ~i la~~_ ~53 j~.i 381 ~5K. ",. 1161 "'/(, U82. uaa fi~ Inii~l2~ll!~~_ !~.!! ~l KY il '1 'a__ ~~s iêi l't_~I_~ l9i_ t'2 ~_r232 ftï tI2?~- ii~;_ W~tt!l~t~,
-
Pr'of'ondeur' O-IOI,QoSO 120 0-10 30-5GIOO c>.-IÔ
-- . --e- - -
"0'5'C1I~~3:8r
--,
20-80 ~o. 12~. ~.9ti 4·1~+,4r_Il,~ O~~~t'_40 _It~ ~:!~tl ~_O ~j_~20 O~L_~ _~_o
~.-r--- IOYA. lOYR ïOVftl.;yit-IOVA. tOYtt -IaltA. IOVR. IO\'R ~o"A ~o\'R.
'30 0·10 1_'0 _
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~=-,_~ 0·\0
~oY~ ~oYR ioVR GY"
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~ S'ablè Pin ~i 1,9 '" 43 1,9 4S '*5.; 40 39.5" 39 41S ~~ *2.5' '-~_ 19 2l ~; 1\_ 21.S 22 __ ~~_ L~8 22 2~ 2S 21 2'" 20 20.5 21 22 2~ 2' I~ __2'_f-t?5 ~~.~ c-___ "'.r~' 48 ~o 31.5" il 2'
~Sable grossier Il.5" 14 Il l" 15 15 13 l'.~ I~ 12. 18 f 5 ·I?».r 2'f 39 28 S& 1SJ 4t IS 2' 29.5 31 J, 5i1 2' al5' 32 S, 3! al 3' S5 a~ 2~ 29 28 '4..$ 12 23 22 21.S 31 3' 35 51, ~t.S' 31 ,33 28· 8l 2l 2~ ~,
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~·r Azote tot.al mg 3't 99 13 29S 203 ':/0 1.,00 175 ,1,
313 11+ 122. '8 _.!!! ~ GI8 roS' 4'-1 ,&. al. '15 . .29'1 "0 318 J,S8 lt90 S08 30t 4&+ lit "'\ 10 a"~ 2o~ '1'1- 3lt 818 liS 2!'t+---+_~t_~__ ~I~~ ~~~_+-; _+-2_1_0+_!_S--+
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C/ N 10 l'.S Il.S Il \4."1 18.1 10.8 1&.;1 15.9 &5 g.; ''''~1~ I~.'t It.1- I~." IIf.9 11.8 I~." ' 16.1 12.' ".1 ll.~ 'If" rit.' '''.\
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Oegré de saturation 9.2. 6.t '.t 0.& 5
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j---+----+------
5.1 2.5' l,t 3 -:l.' 2.'1 l,<:t
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2.1 \.~
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3~ 19 Il' al 2tCl 6.1 IS.t 6'.1--- -------- i 2.;
f---- - --- '------ -- ---;----
pH 3.? 4.1 4\2S 3.5 ".0 4.l, S., 1,.9 1,.6 3.~ 3~ S.C! 't.o 4.t 4,1 J,., tt.a as 3.6 3.1 8.9 3.5 S.C) 3.i ~.CJ 3.«1 5.'1 5.1 s.o 5.t /t.S' 5.' 5.0 5.0 I,.It lt.~ 1,.6 1,.2
/NSC - PEDOLOGiE-N°594 Jachère
- 50 -

II.3 L.ES SOLS HYDRDMDRPHES DES PLATEAUX


a=t== == -JI :

Bien qua IDS d6clivités soient três faibles, sauf sur la bordure des plateaux,
et la perméabilité du maté~!au originel g6néralement élevée, !l ex!ata cependant des sole
pour lesquels l'hydraDorphie joue un rele important et parfois pripondêrBnt.
Pour que les sols puissent etre gorgés d'eau partiellement ou totalement et pendant une
périoda suffisamment longue, pour que les phénomènes d'hydromorphie soient nettement mer-
quês, il est nécessaire que l'apport d'eau soit supérisur OU égal à son évacuetion pen-
dant au moine une partie de l'annéo.

II.3.1 SOLS A ENGORGEMENT


1111:=_ b
TEMPORAIRE
=......._ ..
Cse sols que l'on observa le plus souvent au fond des faibles déclivités (dépres-
sions formées ou vallées sèches) bénéficient d'apports latéraux par ruissellement (et
peut-8tra drainage des versants) et restent gorgés d'eau dans leur partie supérieurs a-
près chaque forte pluie.
Ils ae différancient fort peu des sols de savane déj~ étudiés 1

l'hotizon supérieur riche en matières organiques, a une couleur nettement plue noire que
~ pour les autres sols de savane.
Pu~s l'on passe par l'intermédiaire d'un horizon de pénétration humi"re hétérogène d'as-
pect bariolé et compact à un matériau Jaune-ocre c'est-à-dire généralement un peu plus
pftla que pour les autres sels de plateaux.

Profils typa DJK 60


Localisation r terre Ilakouya (Plateau Kouhouye)
Position topographique t fond d'une dépression fermés d'un diamètre d'une centaine da mè-
tres - la différence d'altitude entre la bordure, à pente très faible, et le fond da la
cuvette est de l'ordre de 2 à 3 mètres.
Végétation 1 SaVBne non arbustive.
Description t (cm)

0-40 horizcn humifÈlzB noir, brOl6 (l0 YR 2/1). finemont sablo-argileux, riche
en racines graminêennea qui confèrent à cet horizon sa structure d'ensem-
ble , la microstructure est finement grumeleuse.
40-60 on passe brusquement à un horizon de pénétration humifère par taches (pas-
sage d'anciennes racinas à structure polyédrique, prdsentant un maximum da
- 51 -

compacité pour le profil. La dens.iU dee-·tai:bl's de p6Mtrat1.lm...~~ __ ._


diminue progressivement jusque vere 60 cm oD ellee disperaissent.
Plus de 60 hori~on jaune ocre (10 YR 5/8) ~ structure polyédrique ~ cohésion moyenne

Propriétés chimiques

La matière organique de l'horizon supérieur de ce sol qui sur le terrain para!t


très abondante en raison de la couleur noir8tre de cet horizon, n'est pae analytiquement
plus abondante ni plus grossière que celle des autres 801s de savane, c'est-à-dire : 7
à 12 ~ de metières organiquos totales pour la couche 0-10, avec un rapport C/N compris
entre 17 et 19.
la taux d'humification est, pour cette couche supérieure du sol, de l'ordre de 19 % avec
uns faible prédominance des acides humiques sur les acides fulviques'

Du point de vua des bases échangeables neus trouvons également des valeurs ana-
logues à celles des sols de saVane.
L'attrait que portent à ces sols les agriculteurs des plateaux.samble donc Stze besé non
pas tellement sur la fertilité chimique de Ces sols qui n's apparemment rien d'exception-
neJl~meis plutBt en raison de leur bonne alimentation en eau, la cultura an billon ou en
buttes écobuées empêchent les plantes de souffrir d'un excàs d'eau temporaire, pendant
les périodeslss plus pluvieuses.

Il.3.2 SOL A ENGORGEMENT QUASI


~-
PERMANENT
==__ a:ea:

En ce qui concerne le bilan an eau de cetta catégorie de sol, eux apports laté-
taux par ruissellement et par drainage des versants, s'ajoute une impeEméabilisation pro-
fonde des sols due à la présence d'alios. Suivant la perméabilité, la continuité et llé~

paisseur du, ou des niveau~ d'alios, cette imperméabilisation peut 9tre partielle ou to-
tale. Dans co dernier cas, on observe des mares quasi-permanentes (mare d'Ingangouon po
ex.), analogue à celle de "Gatsou" au Nœd de Brazzaville (2,7) ou des marais temporai-
res qui s'assèchent complètement en saison sèche, (dépression fermée de Kengouono).

Sols des dépressions fermées à napee d'eau libre. guasi oc;manente


A l'Ouest de Djambala, près du village d'lngangouon se trouve une dépression fer-
mée de forme arrondie d'un diamètre de l'ordre de trois à quatre cent rnàtree,dont le cen-
tre est occupé par un bosquet entouré d'une frange d'eau libre envahie par une preirie
marécageuse. Ensuite las versants à pente faible (5 ~) sont couverts d'une savane non
arbustive.
- 52 -

Sur le versant de la dépression ffmlléa.... àJl1i~!!.~~_~ro~l peu,ji:B--' -


férent du sol de savane classique 1

Profil 1 DJK 20 (Résultat analytique pl. 13 p. 51)


Description (cm)

0-5 humifère noir3tre, (10 VR 2/1), riche en racines graminéennes, sablo-fai-


blement argileux à structure grenue.
5-40 également noir~tre. toujours sabla-faiblement argileux ~ structure polyé-
drique de cohésion moyenne à faible.
A partir de 40 pénétration humifère par taches et trainées de couleur noire dans un ma-
tériau brun ocre (10 VR 5/B), sabla-argileux, pénétration racinaire fai-
ble, porosité tubulaire, structura polyédrique à cohêsion faible. Cet ho-
rizon dcvient plus argileux en profondeur.

En bas de pente, et à quelques mètres du marais, toujours sous savane non arbustive :
0-55 très hûmifàre, noir (7,5 YR 2/0) à structure nuciforme à polyédrique, sa-
blo-faiblement argileux.
55-6S gris foncé (1,5 YR 3/0), sableux (lessivé), faiblement humifère, légère-
ment humide
horizon bariolé, taches et trainées humifères brunes, et gris beige, se-
bleux humide.
Plus da 90 horizon d'accumulation humifère 1 b~-légèrement vioJ.acé (7,5 YR 4/2),
psr taches sub·horizontales.
Cet horizon est "gras lt lorsqu· i l est gorgé d'eau, mais durci fortement
lorsqu'il ss desséche. Lorsque l'on perce lGS premières couches d'alios
on retrouve un matériau gris beige sablo-feiblement argileux, faiblement
humifère, puis encore des couches eub-horizontales d'alios humique et ain-
si de suite.

Dons la prairie marécageuse inondée en saison des pluiBB (végétation en touradons;


sous un horizon humifère dans lequel voisinent des particules organiques ncires et des
sables fréquemment nus ct non li~s, on trouve les premières couches d'elios à une pro-
fondeur de l'ordre de 40 cm par rapport à la surface du sol.

Les résultats snalytiques (pl. 13 p. 57) précisent d'une part le phénomène de


lessivage de l'argile;
- 53 -

- lessivage des horizons humifères des sols de versants ~_9.ui est -accéJ6:é..,pBr_
------~~ -------.
la mise en culture fréquente de ceux-ci.
- lessivage de l'horizon gris (55 à 90 cm) du sol de bas de pente et du sol de la prai-
rie marécageuse, ce phénomène étant partiellement compensé pour l'horizon supérieur du
profil da bas de pente (DJK 211) par l'apport d'élémen~s fins provenant des versants.
- en ce qui concerne l'horizon d'alios (DJK 213) son faible taux d'argile n'est dQ qu'à
la présence de pseudo-sables (sables fins et limons agglomérés par de l'argile).

On remarque d'autre part que la matiêre organique est d'autant ~oine évoluée que
l'hydromoxphie joue un rale plus important.
La teneur en matière organique de l'alios n'est pas très élevée. C'est une matière or-
gsnique très pauvre en azote mais relativement très riche en acides fulviques liés euX
acides humiques (taux d'humification 38 %) et en acides fulviques libres (extraits par
S04H2 N/2).

Fer libre ~
..ocalisation Ech. n! Prof.cm M.O.~ Arg.~ Fe203 libre ~ Fe203 total "
Fer total

Sol de DJK 201 0-10 7 22 2,3 3,3 70

• versant 202 100 29 2,8 9,9 28

bordure DJK 2U 0-10 10,5 19 1,5 2,2 68


de la 212 70 2,9 10,5 0,5 1,24 40
mare 213 100 5,1 (11) 0,7 1,40 50

Du point de vue de l'évolution du fer, on remarquera (tableau ci-dessus) le


lessivage important du fer dans les sola bordant la dépression fermée. Par contre le
profil à alios, en bordure da la mare d'Ingangouon, est pauvre en fer que ce soit sous
forme de fer libre ou fer total. L'imperméabilisation du fond de cette dépression est
due à un alios SBulement humique et le fer doit avoir migr6 plus en profondeur (v.p~ 59)

II.3.3 SOLS
==;.--
DE DEPRESSION
= FERMEE A ENGORGEMENT
m
TEMPORAIRE DUA PROFIL
e=lIHI:Ic

Au nord de Kébara près du village de Kengauono, i l existe une vaste dépression


fermée de forme allongée. En saieon des pluies les sols sont gorgés d'sau mais il n'exis-
te pas de mare au fond de cette cuvette.
Les versants sont à ponte très faible et subissent une rotation culturale accélérée.
- S4 - -------
Sur les versants. --P1oof.U-llJ.K~bD'i'r&fJ'd., 'QJ~. aCC'Imll1&1.tien ~
de profondeur par taches et nodules 1

0-43 humifère, brun-noir (5 VR 2/1) sabla.feiblement argileux , structure à ten-


dance grumeleues
43-110 brun-jauns (10 VR 4/4) faiblement humifère, toujours sabla-faiblement ar-
gileux à structure polyédrique
110-150 accumulation humifère sous forme de taches et concrétions feiblement indu-
rées, cere rouille dans un horizon brun-jaune. sablo-argileux (+)
Plus de 150 horizon gris légèrement brun6tre (10 YR 4/2) sablo-argileux (+)

En bas de versant. Profil DJK 113 : on observe an profondeur un niveau continu d'accumu-
lation humifère faiblement induré, surmonté d'un horizon leesivé.
~. -
0-32 humifÊtre gris ~O YR 211) sablo-feiblement argileux grumsleux fin li par-
ticulaire.
32-70 jaune clair légèrement verd6tre (2,5 Y 4/2) sableux, (lessivé) porosité
tubulaire.
70-155 accumulation humifère, sablo-argileux (+) moyennement induré en saison
sèche. Ces niveaux d'accumulation sub-horizontaux brun rouge3tre sambre
(5 VR 3/1) sont séparés par des bsndes gris-bleuté.
Plus de 155 sablo-argileux gris (10 VR 5/2), polyédrique très compact quand l' horizon
est sec.

Enfin dans les parties les plus basses, l'horizon lessivé disparait et l'alios
ici fortement induré quand il est sec, et un peu plus humique, n'sst qu'~ environ 40 cm
de profondeur.

L'examen des résultats analytiques permet de vérifier les constatations déjà


faites pour les profils d'Ingangouon 1

- horizon (A2) très lessivé en argile (DJK 1132) en bas de versant.


- L'accumulation humifère d~ns l'alios est ici un peu plus marquée.
- Cette accumulation humifère n'eet pas accompagnée d'une accumulation ferrugineuse. Au
contrairB (v. table ci-dessous) les différents horizon de ces sols sont pauvres en fer
(v.p. 55) et d'autant plus appauv~is que l'on se rapproche du fond de la dêpression.
Ici encore nous devons admettre un entrainement du fer plus en profondeur (v.p. 59)
_ _...... ......-0>.""........ ::>~4.- ••

(+) Les résultats de granulométrie entre paranthèse correspondent à un fort pourcentage


de pseudo-sables à ciment argileux et dont la dispersion par la méthode classique
(v.p. 8e) se fait très mal.
- 55 -

Laealisation Ech. ne Prof.cm M.O.% Arg.~ Fa203 libra % Fa203 total Fer libre .tt.
Fer total ...... -
DJKl14l 0-10 1,5 11,5 1,3 2,3 51
Sol da
1142 10 1,5 23 1,9 3,3 SB
1143 120 3.1 (4) 0,9 3,2 2B
Versant
1144 170 1,3 (4) 0,9 3,6 25

DJK1l31 0-10 6,3 lB 0,5 0,9 56


Sol de
1132 40 3,6 4 0,5 1,2 42
bas de
1133 90 1.1 (26) 0,1 O,B BB
Versant
1134 180 2,4 (3,5) 0,4 0,8 50

~ond dépres. DJKl135 50 1.9 (S,51 0,2 0,6 33

II.3.4 SOLS A ENGORGEMENT DE PROFONDEUR


= -===11= 'C ====== ...
Ces sola situés dans le fond des vallées sèches en bordure des plateaux, mais
toujours sur matériaux issus des "limons sableux", diffèrent sensiblement des sols de
fond de vallée sèche décrite dans la toposêquence relative auX Bols de savane des pen-
tes (p. 35 et suivantes). En effet si dans les deux cas lee phénomènes de lessivage
Oblique des sols de versant peut jouer un l'Ble dans la formation d'horizons d'accumula-
tion humo-ferrugineuse profonde dans les sols des fonds da vallée sèche, ici l' hydromor-
phie devient la facteur principal d'évolution et l'induration et l'imperméabilisation
des horizons profonds du sol pel' un alios a pour'effet de créer une nappe perchée avec
horizon de gla)'.

Profil type & DJK 28 (pl. 13 p. 51)


Entre Halé et Lékana la piste traverse une vallée sèche dont les versants ont. I1n9 !,eiT~6

faible.
Végétation & savane arbustive à H)'pparhenia diplandra, Anona arenaria et Sarcocephalus.

fortement humifère, noir (10 YR 2/1) eablo-argileux à structure gronuo à


particulaire.
40-15 horizon de pénétration humifère, gris (10 YA 4/1) sablo-argileux, struc-
ture à tendance polyédrique peu cohérente, légèrement humide.
15-200 gris-beige (10 VR 6/3), humide - horizon de gley (fer réduit) sablo-argi-
leux (+).
- 56 -

A partir de 200 apparition de taches, ClCre-rouille~ faiblement 1nduriss.


230 Premier niveau d'alios, brun ocre à ocre-rouille.
En dessous de cette coucha d'alios, horizon grisStre très humide, tou-
jours sablo-argileux qui redevient gris légèrement bleuté.
330 On retrouve encore un niveau d'alios, acre-rouille.

fer libre"
Localisation Ech. n! Prof.cm M.O. " Arg.~ fe203 libre" f"s2D3 tat:e1 ~
fer total

Versant de
DJK 292 100 34 1,3 2,2 S9
Vallée sèche

DJK 281 0-10 15,6 30 0,9 1,4 &4


fond de
Vellée
282 S5 3,1 33 o,e 1,4 57

sèche
283 100 1,5 (16) o,e 5,1 16
284 230 0,9 29 1,2 4,1 29

La teneur élevée en matière organique de l'horizon de surface s'explique d'une


part par l'apport de matières organiques provenant des versants, d'autre part par l'en-
gorgement temporaire de cet horizon. Par contra en profondeur et en particulier dans
l'horizon aliotique (DJK 284) l'accumulation de matiêres organiques (richesen acides
fulviques) ast assez limitée.

En ce qui conc~rno le fer, en remarquera en comparant avec les sols issus dee
'limons sableux" , Ba2 (p. 15) que l'horizon profond du sol de versant (DJK 292) et sur-
tout les horizone supérieurs du sol de bas-fond sont fortement lessivés en fer. Dans
l'horizon de gley et dans l'horizon aliotique, le fer existe principalement sous une for-
me non libre.

D'une feçon générale nous constatons à propos de cas différents types de Bole
hydromorphes que la ~rocessus de lessivage du fe~ prédomine. Les alias qui se forment
fréquemment sont faiblement ou très faiblement ferrugineux et il est donc probable que lp
fer lessivé a migré plus profondément. Cette hypothèse peratt justifiée par la préeence
de cerapaces et de cuirasses ferrugineuses en bordure des plateaux.
Planche 1~

r J- SOLS ttYDROMORPHES . '-O-ESPL,,'TEAÜX" DE DJAWLA--= ET KOUKOUYA' ~=-=== .~.--=-~~~~=- ~~=~_'"'tt ""''''~ == __

'Sols à in!or9«mfnt Eemporaira Sol â en.9orgement quasI permanen~ e~ .ccumula~ion humiFère ae proFonde.ur
'fakouyaMbali . Akou ! Edzouaséko InQanqouon IOQanqouon Bélé lékana KenQouono' Kanqouono·

. .N9 Ech ant ilion -DJ1\ 1 .f~r_r~~~ 601 ';;L \2"2. 12~3 ~~~ 202. __ ï" ~~_~_ ~~! _ Isi 282 ~83 2i~ 'I~~ 132. 133 13ft J85 J~ _~oI3~l !!~2 ~~~~"'il_I.I_~". ll~~_ "~_H~_!_~ J~~_ l '~3 U~'t
"-
ProPondeur- Ô~f'5' 0.. &0 0 ...10 too 0-10 100 ItO O"\Ç) \00 0"'0 1'0 100 0·10 55" 100 230 0-\0 25·35 50 60·70 l'aO "0 0-10' ~o go, ,go 50 0-10 1-0 t2() &10
~1OV4 to'lR Y" 10"~ io~- !OYif"jOVl "--"- ~oY7f7oYlt {oy~1ov~ '10YR 'lOVA ~oVCl ~.,{l. 40 '1& ---~ G 'IR -!:tOY~ t.~VR- 'io V~ 040 \'R. ~OYR. :loViC"f-'
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~C~ Fùlv.%o 2.8 '.l '.i ~., ~.o - . -
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_ _ _ _ _ _ _ _ .., . __. _ ._... _ . ~~.~.~~~~"_~~~" .. _"""~~.~&.L....,c.....,.:~~~~~'D"'-,.O~L_O~GI.~~-N::-_9_5~.~~__ .,~~m~~i.......-......cpe~nt~e-----"--~b~as~de,-",-. ~pe_n......
..-.--"-',,"""'--'..........:.....\
' :<-.:,,' te----.L~_~~n~._ ~~!e_·e_~$ .~c;-,-h_e--L-~_
.... ~ .b~,..d~., ~e dâprassJ'o~ rond dCl ,dapresslOn ~erm6e bordure ~e .Aépr,~,ssion fermée ""--__ .....J
- SB -

Lorsque l'on examina les roches cohérentes qui fo~ent les 1elaisaa dB~lateaux~

de Djambala et Koukouya, on observe parfois, spécialement sur le pourtour des tStes de


ravin, des blocs de dimensions variables allant jusqu'à plusieurs m~tras cubes de cou-
leur noirAtre. Ce sont dessablDscimentés par des oxydes et hydroxydes de fer dont la
teinte varie de l'ocra rouille au noir en passant par le rouge violee'.
L'induration liée à cette imprégnation plus ou moins importante, est très variable de-
puis la carapce ocre rouille jusqu'à la cuirasse noire extx6m~ durs.
Si ces blocs de cuirasse ont souvent subi des déplacements en ripant le long de la pente
parfois en basculant, dans d~autres Cas ils sont restés pratiquement en place à environ
une quarantaine de mètres en dessous de le surface du plateau.

La face supérieure des cuirasses est gênéralsment pau accident6e, par contre la
face inférieuro présente une forme soit mamelonnée, soit en draperies au parfois en' sta-
lactites. Ces stalactites ferrugineuses peuvent mesurer plusieurs dizaines de centimê-
tres. Elles comportent un canalicule central de l à 2 millimètres de diamêtre, et ces
csnalicules ne se réunissent pae lorsque plusieurs stalactites sont coelsscentss.
Ces stalactites et draperies correspondent probablement à una ferrugination des sablas
autour de zones de passage préférentiel des eaux. Elles ss sont foxmées non pas à l'air
libre mais dans le sol sableux lui-mSme (+), et si parfois elles apparaissent à l'air li-
bre (carrière de Djambala) c'est que les sables faiblement ferruginisés qui les entou-
raient (DJK 175) ont été emportés par érosion hydrique. Un suintement d'eau en dessous
des blocs de cuirasse en place est en effet souvent observable. Ces cuirasses présentent
parfois plusieurs niveaux superposés plus cu moins snastomosés antre sux.

L'examen des sables, après déferruginisstion, permat de localiser le matériau


qui a ainsi subi une importante ferruginis~tion. On constate le plus souvent que l'on a
à faire des sables rond-mats typiques, issus de la partie supérieure das grès polymorphese
Cependant dans certains cas le niveau cuiraSSé pout s'8tre formé dens les limons sableux
(carrière de Lékana et la cuirasse contient alors nettement plus d'argile et les sables
essentiellement émoussés-luisants à luisants-limpidas sont de taille plue faible(v.p~ 12).

(+) L'hypothèse présentéo (np. 4) à propos de ferruginisations de sables de forme tubu-


laire, observées près d'Inoni (plateau Batéké) 1 IIfossilisation d'anciens passages da ra-
cines Q paratt improbable en raison de l'absence ds bifurcation des canelicules situés
aux centres des stalactites.
- 59 -

Il est donc possible qua certaines cuirasses situées ~ la partie supérieure des grès po- _
lymorphee puissent Atre considér6os par certains comme foss!les(20)et psrallèlisées avec
une surface d'érosion enfouie d'8ge mi-tertiaire(+), toutefois la présence de cuirasse ou
de carapaces dans les limons sableux démontre qu'une f~rruginisation postérieure a pu se
produire.

Nous avons vu à propos des sols hydromorphee des plateaux, que le praeessus de
lessivage du fer dans ces sols était très marqué et que inversement les alios qui se for-
ment dans ces sola sont le plue souvent essentiellement humiques et généralement très
faiblement ferrugineux.
Sur les versants, en bordure des pleteaux, nous observons au contraire des profils où le
proceseus diaccumulation du fer est très marqué et accompagné d'une circulation d'eau
parfois très importante 1

Profil DJK 86 A coté d~ le Source de Kabara au fond d'une tate do vallon boisé.
Position 1 bas de forte pente.

0~5 horizon humifère, gris brunSt:e (10 YR 5/1) Ech. DJK 861, sablo-argileux
avec des amas bl~nchâtree plus argileux (10 y 6/1) (éch. DJK 862)
45-110 gris légèremont bleuté très faiblement humifère, sable-argileux avec éga-
lement dee emas blanchAtras_plus arg~ et des nodules de matériaux
ferruginisés brun-ocre (7,5 YR 4/4) Ech. DJK 863, faiblement indurée.
110-160 gris (10 YR 5/1) Ech. DJK 865, légèrement humide, sablo-argileux contenant
encore des amas blanch8tres plus argileux, des nodulas et concrétions fer-
rugineuses dont la cohésion, très variable peut aller d'amae de sables
ferruginisés ocre qui s'écrasent entre les doigta à des blocs qui Be cas-
sent difficilement ~ la main, lorsqu'ils sont socs et dont la taille varie
du cm au dm, enfin dos taches plus humifèros gris-brunâtre (Ech. DJK 864)
(7,5 YR 5/1).
160-190 niveau de grès ferruginisé, légèrement humique, intermédiaire entre la ca-
rapace ct la cuirasse dont la couleur Varie localement du brun à l'ocre-
rouille (Ech. DJK 866) (10 YR 4/4).
Plus de 190 sableux jaune-cere (10 YR 6/8) Ech. DJK 867, gorgé d'eau: niveau de la
aource permanente de Kebara.
(+) Au Kwango (Congo Léopoldville) les "sables ocres", équivalent des limons sable~x, ro~
posent parfois sur un horizon conglomératique, composé de petits galets de quartz, de
grenaille limonitique et de blocs de cuirasse limenitique ; ces éléments étant associés
OU non (11, 12, 21).
D'après le compte rendu du sondave profond réalisé à Ntchoumou (25), au centre du plateau
Koukouya, il De sŒmble pas que 1 on ait ~encontré le niveau cuirassé prévu (20). Ceci met
en doute l'hypothèse d'un cuirassement général d'âge mi-tertiaire.
- 60 -

Les résultats analytiques (planche 14 p. 62) montrant que dans ce profil de bas de P~

11 Y a une accumulation ferrugineuse pa~ tacbe-a.. ~ U ~ 8 S0U8--:~a- de Cara- ---


pace.
L'accumulation humique para!t se faira d'une part sous la forma de taches Don indurées
fDJK 864) accompagnées d'une faible accumulation ferrugineuse, d'autre part dans los
éléments ferrugineux durcis mais elle est alors très limitée (DJK 863 et 866).

A la carrière de Kébara dans un vallon non boisé, situé plus au sud, la profil
est le suivant 1 DJK 33
rorte pente de l'ordre de 30 ~ à une quarantaine de mètres eh dessous de la surface du
plateau.

0-18 humifère brun noir8tre (10 YR 4/3) grumeleux sablo-faiblsment argileux


18-35 horizon de pénétration humifère bariolé, brun avec des taches de quelques
millimètres de diamètre,ocre-jaune,ferruginisées et faiblement indurées,
et également des amas blancs sablo-argileux
35-100 jaune ocre,sableux avec quelques taches de pénétration humifère et deux
niveaux da carapace humo-ferrugineuse, brun ocre ê bzun noirStre, dont
l'épaisseur varie de l à 10 cm (DJK 333).
Plus de 100 horizon d'accumulation ferrugineuse de couleur et de dureté très variable
suivant l'importance et la nature de l'imprégnation ferrugineuse : on pas-
SD latéralement et verticalemont à des :
zones da sables non indurés blanc (10 YR 7/6) (éch.DJK 334B) très pauvre
en fer.
zonas de sables non indurés .ocre (10 YR 5/S) (éch. DJK 334A).
zones do sablas non indurés rouge violacé (10 R 3/4) (éch. DJK 334C)
et une cuirasse rouge violacé ~ noir (éch. DJK 335).
Cette cuirasse présenta souvent une partie inférieure mamelonnée ou à sta-
lactite ferrugineuse.
Ella repose sur un horizon sableux ocre-jaune localement humide.

En dehors des profils ~ carapace ou cuirasse, certains profils des versants bor-
dent les plateaux présentent simplement une imprégnation ferrugineuse de plus en plus
marquée vers la base mais sans induration notable. La couleur du matériau passe alors
du jaune cere au rouge.
- 61 -

Des phênDIII~es d' érosion par glissement de terrain, avec niches de décalement, sant fré-
quente et s'a~p1iquDnt par l'affleurement d'une nappe d'eau donnant lieu gên6ralement à
un simple suintement temporaire.

Cette ferruginisation que l'on peut observer sur la bordure des plateaux paratt
donc s'expliquer par un apport latéral d'eauM chargées de fer (+).
Il est certain que les blocs de cuirasse demantelée qui s'échelonnent sur les pentes de
certains ravins sont anciens, mais dans de nombreuM cas noue ne p08s~dons aUcun argument
probant qui permette d'assurer que l'imprignation ferrugineuse des matbiaWt seblewc et
la f0ëmatign de caraQQce ou de cuirpise
C
de ve;s,nt ou de bal de i-Denta, ne serait pes un
phénomàne actuel.


(+) Il Y a probablement également migration de silice. En effet dans un échantillon de
carapace ferrugineuse (DJK 171), nous avone pu observer des quartz entanorphee, non usés
présentant la forme pyramidée typique.

CUiRASSES DE LA BD.RDURE DES PLATEAUX DE DJAMBALA ET KOUKOUYA
Carrière de Kébara Source de . Kébara
P"1 f ,j en dessus
tifS niveaux : Carapace Cuirasse'
;ndurés " . Contritions Cuirasse

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l.t.J Capacité d'echan9f _.~---+-------+-- --4---+--'"'"+----- ~.
Q:
=.9r'ê de saturation. ~. 9 ! ; __ ... . 1
1... + __ .
1. ,

... pH . 4·1 5.2


..... ~............. """L .... ~~. . '""-- ~.- '-'- ._':":'-::--... ~ __ ....-..........~ ~ __ .~_~- ......... ..-..........-_~---.....~~-..IOul~.------'-'
1.R.s.c. - PÉoOLOGiE NP 596
'''--{~._~._.~~- ~ _ ~ ~ _.:....-......::t. _.........s.-_~....... .L..!.-...:_:>-L_~:..~._..-~,..:.loI.~~ ........ ~. ...:......L-:- .... ~~.. ~~ 0 __ ~~_~- .......... ".,;:,.~_~~__.~ _ ~_~____k....~....:t......::o~..: .... ~ __ ... ~~_ ... ~ ~!
- 63 -

III
LES SOLS DE LA ZONE DES HAUTES COLLINES
. , 1' _ _ =

Nous avons d~jà vu (p.ll à 26) que les facteurs qui cond~1cnnant la pédogénêse
dane la zone des hautes collines diffé~aient 6ssant1ellenten't de ceUle de la zone des pla-

teaux •
- par la texture sableuse du matériau originel,
- par le relief puissamment accidenté,
- et par la présence de grandes vallées marécageuses.

Dans cette zone les deUK éléments principaux de différenciation des 80la sont d'une part
la vég6tation d'autre part la position topographique qui conditionne le drainage et la
ces échéant l'hydromc~hie.

Li~9 aux ~pes de végétation, nous distinguerons los catégories de sols suiuantes 1

- Sola de saVane
- Sole de steppe à Loudetie (PLOU8SBké" non hydramorphes)
- Sols de for~t (non hydromorphes).

• liée à l'hydramorphie, nous distinguerons 1

- Les sols à accumulation humifère de profondeur (pseudo-podzoll de nappe)


- Les sols hydromorphes organique••

111.1 •LES
• •"a ilO. . . . . . . . =.~ ...=._ ....,...
SOLS DE SAVANE DE LA ZONE DES HAUTESMIQM;I_
COLLINES
= ft

Bien que ces .~V8nes soient plue ou moins arbustives (v.p. 25) 811ee ont pour
point commun de posséder un tapis herbacé discontinu et peu élevlS.

Il ni exista pratiquBlllent que deu" catéfJories de sol 1

- Lea 8als de savane typiques


- Lee sole de savane ê accumulation humif~e de profondeur.
- 64 -

-==-==-=
111.1.1 LES SOLS DE SAVANE TYPIQUE.
== --
Ile sa caractérisent morphologiquement pa~ la présence de trois horizons eux li-
mites assez flouea 1
_ un horizon gris, faiblement humifère sableux, riche en sables nus et déliés à structu-
re pa~ticulaire.
_ un horizon beige très faiblement humi fère avec ca-existence de seblse nus et de sables
brun-jaun§tre (humus, et légèra ferruginissticn).
_ un horizon jaune-ocre toujours sableux dont la couleur est due ~ la ferruginisation des
sables.

Prgfil (cm) DJK 73


Localisation 1 Sommet de colline au SW du Lac nair.
Végétation 1 Savane arbustive li Hymenocerdia acida, Dialium englar1anum, E~8grOl!ttis bri-
zoIdes, Ctenium newtonii, •••
Penta 1 inférieure à l %
0-40 beige sombre (10 YR 4/2) très faiblement humifêre avec localement des ta-
ches plus brunes, sableux avec surtout des sablee nus et déliés, structu-
re particulaire, dansit6 racinaire moyenne à faible.
40-190 beige (10 YR 6/4) sableux, toujours perticulsire eVec co-existence de Sa-
bles nus et de eables'brun-jaun!tras, densité racine1re tr~s faibla
190 à plus da jaune-ocre (10 YR 6/6) sableux, les sablas nus deviennent de moins en
SOO 1

moins nombreux et cèdent la place ~ des sables ferruginisês. La structu-


re quand le profil est sec est toujours particulaire, et devient ê tan-
danc~ polyédrique très peu cohêrente lorsque le profil est humide.

Variations des caractéristiques morphologiques.

L'influence de la position topographique (sommet presque plat, ou position sur


les pontes plus ou moins fortes) n'influence pas fondamentalement les caractéristiques
morphologiques de ces sols. Toutefois l'épaisseu~ de l'horizon lessivé en hydroxydss de
recouvremant (horizon gris et horizon beige) varie de 90 à 210 cm (moyenne 155 cm).
Cet horizon est moins épais dans les sols de forte pente, (Ex DJK 9) et par contre at-
teint deux mètres dans le cas de sols de savane non arbustiva situ6s dane la partie in-
férieuro de versants à faibles pentes (DJK 77, DJK 78) (+).

(+) On passe ensuite de cette catégorie de 801s à des sols colluviaux auX sablee blanc
de neige eous végétation de loudetia (v.p. 10).
- 6S -

Propriétés chimigues. Cv. planche lS p. 69)

Les résultats analytiques mettent en valeur les caractéristiques essentielles de


cee sols ;
- mode d'évolution de la matière organique
- lessivage du fer.

Les matières organigues contenues dans l'horizon supérieur gris, sont peu ahan-
~antes (inférieur à 2 ~, moyenne 1,6 %) mais relativement évoluée pour des sols de saVa-
n~, puisque le rapport C/N est de l'ordre de 14,5 ~. C'est une mati~re organique tr~e

faiblement humifiée, (taux d'humification moyen est de l'ordre de 7 ~) avscdes taux de


carbone fulviqua supérieurs à ceux des·· acides hUmiques

L'horizon de pénétration humifère beige est très pauvra en matiêres organiques


(0,3 à 0,6 %). Le rapport C/N diminue légèrement par rapport à l'horizon supérieur, tout
en restant généralement supérieur à 10. C'est une matière organique relativement plus ri-
che en acides fulviques (migration d'acides fulviques).

[l'mente échangeables.

La somme des bases échangeables est très faible (infé~our • 0,3 neq!1OO.g.1aMBC
seulement des traces de MagnésLum. Comma la capacité d'échange cationique est limitée
du fait de la texture sableuse et de la pauvreté en une matière organique à faible caps-
cité d'échange, les pH sont de l'ordre de 5,5.

Réserve minérale.

Contrairement aux sols de savane des plateaux, la somme des bases totales n'est
généralement pas plus élevée dans les horizons humifères qua dans las horizon profonds
des profils"
Dana certains cas (Ex : profil 73) la réserve minérale est nettement plus faible en sur-
face qu'en profondeur.

Le phén~çne de lessiVage.

Les résultats analytiques montrent que les taux d'argile sant toujours faibles
et les variations relatives des teneurs en 61éments fins des diff6rents horizons de pro-
fils sont du m8me ordre de grandeur que l'erreur relativo de la mesure.
- 66 -

En ce qui concerna le lessivage des hydro~ydee de recouvremont, le phénomène qui


appara!t au simple examen morphologique des profils Bst également très net lorsqu'on exa-
mine le tableau analytique ci-dessous.
On constata qU'il y a augmentation du taux de fer libre et du rapport de fer libre/ar-
gile avec la profondeur.
Et alors que dans les sols de savane des plateaux, le lessivage du fer intéresse essen-
tiellement les premiers décimètres du profil, ici il porte sur plus d'un mètre.

Localisation Ech. nl! Prof. cm Fer libre"


M.O." Arg." Fer libre " Argile

Sommet colline DJK 131 0-10 0,6 3 0,7 23


132 70 0,3 2,5 0,8 32
733 170 , 2,5 0,1 28
734 250 1,5 1,1 13
SW. Lac. Noir
735 4BO 1,5 1,2 BD

Vorsant de DJK 841 0-10 1,3 2 0,5 25


colline 842 50 0,5 2,5 0,5 20
NE du Lec Noir B43 IBO 2,5 0,9 36
Topo-séquence
NIN d'Akou
DJK 1041 O-~O 1,1 l 0,6 60
1042 110 0,2 l 0,3 30
Sommet
1043 210 l 0,9 90

mi-pento D..IK 1062 110-120 l 0,7 70

DJK 1011 0-10 1,7 2,5 O,B 32


Bas de pente 1012 90 0,8 3 1,1 37
1013 160 1,5 1,1 73

Prgpriétés physigue~.

Ces sols manquent totalement de corps, et ont une structure et une capacité de
rétention pour Ir eau très faible (v. pl. 4 p. 17).
Ils sont tr~s perméables spécialement dans leurs horizons supérieurs.
- 67 -

Ces sols de savane arbustive se différencient des sols de savane des versants
par les caractéristiques suivantes 1

- pénétration humifère plus marquée en profondeur.


_ ferruginisation des sables généralement plus impartente (v. ci-dessus p. 66) dans
les horizon profonds que pour les sols de pente (lessivage oblique).

Profil tvpe 1 DJK 107


Localisation 1 au NW d'Akou
En bas de pente en bordure d'une vallée sêche

0-70 cm beige-sombre (10 YR 4/2), sableux humif~re etructure particulaire, pré-


sence de sables nus et de sables colorés en brun par la mati~re organi-
que.
70-110 beige-jaunGtre (10 YR 5/6) faiblement humifère par taches, toujours sa-
bleux, mais les sables nus disparaissent presque totalement.
Plus de 110 ocre (10 YR S/S) sables fortement ferruginisés, structure à tendance polyé-
drique très peu cohérente.

Propriété chimique.

Les teneurs en matières organiques des horizons supérieurs de cas sols colluviaux
sont le plus souvent du mame ordre do grandeur que pour les horizon supérieurs des sols
de pente. Elles sont cependant parfois nettement plus importantes (DJK BBl).
En profondeur, par contre, la pénétration humifère est généralement plus marquée.
Le degré d'évolution des matières organiques de ces sols colluviaux est analogue à celui
des sols do pente. Les taux d'humification restent toujours très faibles avec cependant
des quantités d'acides humiques un peu moins faibles.

Ces sols bénéficient d'un taux de bases échangeables plus élevé que celui des sols de
penta et de sommet, et ont une alimentation en eau plus favorable. Ils sont donc un peu
moins pauvres.

-.
- 6B -

III.l.Z ~S
. SOLS
- DE SAVANE
= A ACCUMULATION HUMIFERE ra==-
DE PROFONDEUR
. IBII

Ces sols qui se forment sous savane faiblement arbustive se caractérisent par
la présence d'un horizon d'accumulation humifère à une profondeur supêrieure à un mètre
se prêsentant en minces lignes superposées, parallèles à la surface du 801.
A
P%'ofil DJK 93.
A une dizaine de km au sud de Kébara, sur le versant d'une vallée sèche

O.BO gris (10 YR 5/1) faiblement humifère avec de nombreux sables nus, struc-
ture particulaire.
60-120 brun grisatre (10 YR 5/2) faiblement humifère toujours sableux.
Plus de 120 horizon passant progressivement au blane-neige(lO YR 7/2) avec des lignes
parallèles, humifères brun-noir&tre (10 YR 5/2), épaisse da 1 à 3 mm (éch.
DJK 934).
En profondeur les lignes d'accumulation humifère sont de moins en moins
nettes. On observe localement des taches jaun8tros dans lesquelles les
sables au lieu d'Ptre nus sont légèrement ferruginisée •

Catte catégorie de sols s'observa su%' les versants mais aussi en position plane
da sommet, en des lieux bien drainés.
Le profil observé dans le vallon d'Esami (DJK 102) semble indiquer que le phénomène d'ac-
eumulation humifère se produit également dans des profils formés sur des sables un peu
plus ferruginisés (0,3 10 de fer libre - 10 YR 6/3).

L'accumulation humifère très nette morphologiquement est difficile à apprécier


quantitativement en raison dos difficultés de prêlêvement aU couteau de lignes aussi min-
ces, et les résultats relatifs à la matière organique tels que ceux du DJK 934 sont en-
tachés d'une erreur par défaut. On note%'8 que les quantités d'acides fUlviques sont re-
lativemont importantes, par contre, l'accumulation de fer est assez faible.

Ec:h. NB Prof.cm M.O. f'e203 libre % F'e203 total

DJK 933 IBO 0,1 0,03 D,OB


DJK 934 130 0,3 0,06 0,12
.~
- - ~-
1
- ---
o.,. O. J(
E,
E:
G.OS (JI oS "
O.of· O. oZ .:..
---- -l
D.2. '
1

- -
1
j 1. "
1
__ - . - . p r ~ _. .._.r "- ..... __ ""
..=~

'-------~- ----._~_._--~_.~ -~ - -- --------


-- ----- - --- --------
- 70 -

Ces sols se ceractérisent par la présence exclueive, dans l'ensemble dU-~Qf~

de sables nus et déliés, couleur t blanc de neige, qui ne possèdent pas d'hydroxydes de
recouvrement (par exemple l'échantillon DJK 82 contient seulement 0,2 %de fer total) •
• Ces "lousseké ll non hydromorphes, s'observent essentiellement sur les bords de fond de
vallée, aU débouché de vallées sèches ou dlun cirque d'érosion ou au fond de ceux-ci.
Il est donc probable que la déferruginisation de ces sables ne siest pas toujours faite
localement mais a pu se faire en plusieurs temps : érosion dlhorizon lessivé en fer des
sols de versant (v.p. 66), lessivage au cours du transport et enfin lessivage dans la
zone d l accumu1ation c'est-à-dire le lousseké proprement dit.

Morphologiquement les profils sont relativement simples t


---------------,.
Ex. DJK 99. En bordure de la vallée da la Lékéti position plana.Steppe à Loudetis simplex.
0-70 faiblement humifère, gris (10 YR 5/1), sableux avec d'une part des parti-
cules carbonées noirStres et d'autre part des sables nus et déliés. Le ma-
tière organique ne joue pratiquement aucun rele agrégeant et la structure
est particulaire (candreuse) densité racinaire faible.
70 à plus de sables blancs (10 YR 7/1), structure particulaire evec encore quelque ra-
250
cines graminécnnes jusqu'à 100.

Propriétés chimiques.

La matière organique présente dans ces sols est peu abondante. Son rapport C/N
est de l'orère de 16 mais les taux dlhumification encore plus faibles (moins de 3 %) que
dans le CaS des sols de savane arbustive de la. zone des hautes collines.
La somme des bases échangeables nlest pas aussi faible qu'on pourrait le penser à priori
et malgré tout, de tela sola ne sont 'pas complètement stériles et peuvent, faute da mieux
porter de très médiocres cultures de manioc (vallée de la Lékéti)

(+) Le terme de "Lousseké" est le nom vernaculaire correspondant au genre Loudetia. Il


désigne par extension les différents types de vég6tation à Loudetia, ainsi que los sols
à sables blanc de neige qui los portant.(2)
Planche 16
-------.--------~
SOLS d. 'lOUSSÉKÊ NON HYDROHORPHES
, M'rourka Yill Lé kéti Akou
,N9 Echantillon
Pr-oPondeur

Terre f?ine % 9Cl.6 100 99.' aoo 99 100 99.t


. .~ Humidité 0.\ 0.1- O."
~
t
~
Argile r 1 2
I--~---+---+---~--I---___ll--""""-+~-~-~-~-
, 2 .2 ,
.~ ~ Limon 0.1 1 0 O,S O.~ '0 O.t
~ ~ Sable Pin .1'2. 1) 20 21.~ ,~
28.5' , .
•, ~ I-----+---+--~f___-+______lf.____+-____I-__+-~-

..... f~ 'Sable grossier 86 8? 11 11.5 85' 11.5 9 1


~ !'~ Calcium O.Go
~.,~,8gneslum
..... ~ M .'. OOL
. v
fi .I----I~--I----I----I----I-------j.

~ Potassium 0.15
""" I - - - - - - + - - - + _ _ ---1----. -t----I--+--.f---+---+__~
~ \1)
le Sodium I.!O'
.. .. - _.--+-----I---I----I---+---~ ..

~ S~Jmme des8.T. 2..11


100-' .......--_~-+---+---I--_+__-+__-I____II____II_____I

~ P2 Os total mg.
4
~ 1-", .• ...;....-----=:::....1-.....- ......- - 4 - - - - 1 - - - - 4 - - - 1 - - - 1 - - - - -
...... '~i::elcium 0.\5 O.ol O.ltl 0.2.6 O.~g
e:: . A ,. - ---+-- ;--.,
S ~~ -'.'8'~'neSlum·· E é 0.08
E 0.\0
n,. C1 1
-~-~--+-~---I---I-- ~
: ~ l ~ [?CaSsium 0·9' O.~~~~o_!_I__-_+_O-.~~,!----I--o-.O-~__I_-~-.-
.: i:'6 Sodium O~o3 0.0' o.~ 0.02 0.03 !
. ~;1 ~
Som,me des &E 0.1<) ~~.O._9-1-~O_.4~1:==::O=.!=9:-===:-O-.=5-5-+-1-------_+Î __'.
, .~ ~ ~ ! CalCIum . ' 3ll
\ ". ~ ï CQ Il Hsonéslurn ~ 3.t.'1
~ ~ ~ Pzos Assimil. m~. i
~ ~i ~ Carbone Dito 1.1 0..1 O.ll 1. 4 1 -~
;) b.
... '
--....._---j...,...._ _-+--_;J.:...-..+---'--_+-_. -1---
~ .~ Az ote total m.q . 61
t--.:: ' Cti I - - - - - - - " ' . J - - - - I - - - - ....-----+--
I,g 56
4---+--I----=--
11 1

~ ~ C/ N IS.~ 163 tG" 15.' 1


~ t: r~ at. ol"g. % r.8 "-f--.-J,--+---+---·-I.,,-4-- - - ~,'"
I .- -1"
,.'~ ~ S. Hu·rn. %0. 1
O.oS O:i (J.~S O:tS ------r -.
. i: ~ C. Fu/v. 0/00 0.25' 0.& O.~S 0.0' _. -:- .-
:".J"----~"""""""~ ....................-;.......,.-_+-_f.a~~=----==f_.~-..,. ...,. .-~~"""
. r._~ -;:~ Cft ed' échange 0·1' e. -I-~ • 1-- ~_.t-.-
- -

l ~"8~:_e_p:. ~e_H_s=a~tu~.r_a~t_i-on~:S_9-._~ ~5:._CJ. . .~. _5_-.~t. :.~_·- _ . .~._5=.':1_~·.l._-


I.RS.C. - pél)t)/ .JGiE va 598
... .-....J-=~;1-.
. . ,- . ., . . .
'!.~-
- 72 -

111.2 LES SOLS DE FORET NON HYDROMORPHES


= = •

Les sols forestiers non hydromorphee de la zone des hautes collines, bien que
très sableux, présentent une morphologie analogue auX sols forestiers de. plateaux, avec
on surface, une litière grossière et juste en dessous un horizon riche en eebles nus et
d'liés. Cependant la structure du fait de la différence texturale est beaucoup moins af-
fi:rm6e.

Les caractéristiques morphologiques sont lee suivantes 1

- présence d'une litière grossière d'une épaisseur de l'ordre do 5 cm


- horizon particulaire riche en sables nus et d6liés avec quelques agrégats d'origine
termitique à sa partie supérieure.
- un horizon de pénétration humifère homogène brun
- enfin la matériau original jaune-acre peu structuré.

Profil (cm) 1 DJK 126, près de la route qui conduit au plateau Koukouya
Sous for!t sèche peu élevée avec sous bois abondant riche en lianes
Position plane.
Soue une litière de 3 à 5 cm composée à sa partie supérieure de débris organiques p~u

décompos6s (fauill~ brindilles ••• ).et à sa partie inférieure d'un chevelu racinaire
partiellement fonctionnel de couleur brun rouge~tre.

0-18 gris (10 YR 2/2) humifère, sableux & structure particulaire, riche en sa-
bles nus et déliés. La partie aupérieure de l'horizon contiant des agré-
gats noirStres peu indurés d'origine termitique souvent accrochés aux ra-
cinas, densité racinaire forte.
16-130 horizon de pénétration humifère homog~ne passant du brun foncé au brun .
jaune (10 YR 3/2 ~ 3/3) tandis que la structure de grumeleuse fine devient
à tendanco nuciforme.
Plus de 130 ocre (10 YR 5/6), toujours sableux micropolyédrique.

Prgpri6tés Chimiques.

Le taux de matière organique des sola foreetiers est de l'ordre de 5 % pour la


----------~------
couche 0-10, avec un rapport C/N voisin de 15, mais le taux d'humification est-peu élavé
10 à 15 %, de~t;u~ d'acide~~ulviques parfois supérieurs aux acidesIhUmique~.:
- 73 -

L'horizon de pénétration humifère e une teneur en metiàres organiques de l'ordre de ~1

avec un rapport tiN du mame ordre de grandeur que dans l'horizon supérieur. mais le taux
d'acides humiques devient très faible.

La richesse an bases échangeables de cae sols est très faible puisqu'elle ne dé-
-----------------
passe pas 1/4 do moq/lOO g. ppur la coucha (0-10). Ces sols sont très acides et malgré
la texture sableuse, le pH de la couche supérieure est de l'ordre de 4. Il augmente lé-
gèrement en profondeur.

---......_-----..--
Comme pour les sols forestiers de plateaux, la réserve minérale est du m8ma ordre de
grandeur (DJK 1083) en profonde~ et en surface.

Le lossivage de l'argile dans ces sols forestiers quoique faible para!t d'une
--------------------- .
manière générale un peu plus marqué que dans le cas des sols de savane de la zone des
hautes collines. Il intéresse essentiellement l'horizon particulaire situé sous la li-
tière.

fer libre ~
Ech. nl! Prof.cm M.O. Argile Argile + limon fe203 libre ~ ArgIie a

DJK 1001 0-5 9,2 5,5 6 D,a 15


1002 25 1,8 7,5 B 0,9 12
1003 110 6 B 1,0 12

Les taux de for libru augmentent progressivement avec la profondeur.

Variation 1 Les sols forestiers da forte pente.


------------------~-------~~---
Les profils de ces sols se diffêrencient des sols forestiers en position plane
ou en faible ponte, par la migration des complexes humiques et leur accumulation en pro-
fondeur. On los observe sur les pentes fortes en des positions bien drain6es. Les hori-
zons no sont J'ailleurs plus horizontaux mais parallèles à la pente •

Profil typJt 1 DJK 85. Sur les pentes bardant le lac noir sous une for§t claire, avec une
pente de l'ordre de 30 2 •

Sous une litière constituée de quslques feuilles mortes et surtout de nombreuses racines
plus ou moins vivantes da couleur rougeâtre, et cantenant des sablea nue et déliés r
- 74 -

0.50 gris (10 YR 3/2) sablaux, perticu1eire (cendreux) uvec da nombreuses ~a~

cines de toutes tailles.


50-150 beige (10 YR 5/4) devenant brun-be!gs à la partie inférieura, présence da
racines.
150-190 horizon d'accumulation humique brun noidtre (10 YR 4/2) avec quelques ta-
ches ocre-jeune • présence de racines.
190-210 brun plus clair, sableux, particulaire.
Plue de 210 sableux ocra-jaune (10 YR 5/6) présentant une structura à tendance polyé-
drique très peu cohérente.

Les résultats analytiques (planche 11 p. 75) montrent que nous avons à faire à une matiè-
re organique pou abondante et relativement évoluée puisque le rapport tiN de l'ordre de
13 ou do 14 ne s'élève qu'à le dans l'horizon d'accumulation humif~e.

Du point de vue des complexas humiques, d'aille~s peu abondants, mBme dans l'horizon
d'accumulation de profondeur, on observe une migration marquée des acides fulviques dont
le taux augmente progressivement en profondeur, tendis que l'accumulation d'acides humi-
ques SD limite à l'horizon brun foncé (DJK 853).

. Ecll. nl! Prof.cm M.O. % Arg. % fe20a libre % f a203 total '%

DJK eSl 0-10 '4,6 J 0,5 0,55


e52 sa o,e J 0,6 0,65
eSJ 160 .!al 2,5 0,4 0,50
854 230 0..1 2 0,9 0,95

Il ne semble pas qu'il y ait d'accumulation ferrugineuse ma~quée et le lessivage


du fer dans la partie supérieure du profil est du m!me ordre qua celui que l'on observe
sous savene un peu plus haut su~ la pente (Profil DJK 64 p. 66).
'. ~~,.' .-
Planche 17

SOLS FORESTiERS (non hydromorJ!~ DE LA ZONE DES Ht-' COLLiNES'


, Fa iblfl panfœ Florte ptlnttl 1

R~epJaL KOUk., Esam; Esami Akou Akou Route Plateau Koukouya 'Lac Noir

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~ Hür:nidit~':: 'O.l'·" l.lt o..Cl O~6 •
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'~ ........'- O. . .,.,.,.~.>. . :l/E' ' ' ' '-~N~~.>LLLS.......,9c.:....9
O...... ' ~~~~':;;""'I:..~"",-,,,.---"-----"""---"~~..........o....'_~~'_"'___;:L..~. •• .:..u..!;
. i . !• . . : . . . ' • . . .:. . . . .:~ ~~.~"""'' ' ' ' '~
••. d . o u , . . . ... ,~--...................-~~...::......<.:.,
, . . .' . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . • ...<....;;.J'
- 16 -

a.
111.3 LES SOLS HYDROMORPHES DES VALLEES
'l't==:=ae= Ne . . . . . .. " E

III.3.1 SOLS A ACCUMULf..TION HUMIQUE DE PROFONDEUR (Paeude-Pcdzal humique de nappe)


we=c = CCI Cl e ft a=e~ v •

• Cette accumulation humique liéa ~ la p~éBence d'une nappe d'eau permanente (ou
quasi permanente) an p~ofondaur intéresse aussi bien des sols forestiers que des sols
soue savane steppique à Loudetia simplex.

Sous savane ~ Loudetia simplex et Ctenium newtoni! près du petit village de YiIi en po-
~ . -----------------------~
sition plane au milieu d'une large vallée.

Prpfil 1 DJK Bl

0.50 gris (10 YR 3/1) sableux, (sables nus et déliés), particulaire avec de
nombrauses racines graminéennes.
50-140 gris très clair (10 YR 5/1) à blanc (10 YR 6/1) sableux part1culeira très
faiblement humifère, humide à la base
150 nappe phréatique (en saison sèche)
Plus de 160 horizon d'accumulation humique, b~un légèrement rougB!t~e (10 YR 3/3) gor-
gé d'eau. Cet alios humique p~ésente un aspect gras au touchar et n'~st

que faiblement indu~é localement. Il durcit fortement en séchent.


Las bandes sub-horizontales d'accumulation humiqua se ra~êtent en profon-
deur, séparées par des bandes gris brunStra moine humifères.

Sous for3t, à quelques deux cent mètres du profil précédent et an position topographique
analogue. Profil DJK ao.
Sous une litière grossière de 5 cm d'épaisseur et contenant quelques sables nus et déliés

0-8 brun-noirGtre (10 YR 2/2) sablauK, particulaize avec da nombreux sables


nus.
8-40 gris (10 YR 3/1) eableux
40-100 gris boige légèrement violacé, sableux, avec lccaloment des taches un peu
plus humifères, humide.
100 niveau de la nappe aU moment de l'observation (saison Bêche) l'eau est
• brun-rougeetre couleur de thé •
A partir de 120 accumulation humique brun rouge8tra sombre (10 YR 3/3) en bandes super-
posées •.
.. 77-

L'horizon d'accumulation hum~fère profond, un peu plus argileux contient una ma-
_tière organique relativement très pauvrQ en azote (C/N do l'ordre de 40) mais lestaux
d'humification sont ~levés.

Ech. nI! Prof.cm M.O. % Arg.% Fe203 total % Comme les sols de
lousseké non hydre-
DJK 801 0-10 2,3 2 0,02
Sous morphes, ces sols
B02 25 0,6 2 0,02
For8t sont très pauvres
B03 130 2.2 0,03
en fer et l'accumu-
DJK BU 0-10 2,0 1 0,04 lation humifère de
Sous steppe 812 45-50 0,5 2 0,03 profondeur n'est
à Loudétia B13 100 0,1 2,5 0,04 pratiquement pes
814 160 l.a.2. 6 0,03 accompagnée d'accu-
mulation ferrugi-
DJK 1271 0-10 1,3 0,7 0,12
"Lausseké"
110 0,2 0,16 aeuse.
1272 1
hydrOlnorphe
-1273 170 7.3 5 0,25

Taus les sols à hydromorphie de profondeur situés dans ces vallées ne présentent
pas foxcément une accumulation humifère an profondeur. Il semble en effat nécessaire que
le renouvellement de la nappe ae fasse mal. Le mauvais drainage entraine d'une part les
mouvemon.ts verticaux de la nappe, Dt leefluctuafrtoDs-seiecan.t_a favorisent la lessi-
vage des .on06 de déplacement de la nappe. De plüs le mauvais renouvellement des eaux de
la nappe permet l'accumulation des mati~res organiques qui ont migré (lessivage vertical
et oblique), une partie des eaux infiltrées étant éliminées par évapotranepiration.

Au contraire, dans le cas d'engorgement profond permanent, mais avec une bonne
cixculation des eaux de la nappe, cette accumulation en profondeur ne se produit plus c
Près de la rivière M'Fourka, dans la galerie forestiàre, à une vingtaine de mètres de la
rivière.

Prpfil 1 DJK 6
Sous une litière d'une épaisseur de 5 cm snviron, formé surtout de feuillas mortes et de
racines rougeatrcs.
- 7B -

0...15 gris foncé (10 YR 2/2) humi fère~ aablelDC. ri:aJ.e-tu;ca parU.cu1e;Lre aVec de
ncmbreu~ eables nus et déliés.
horizon de pénétration humifère brun (10 YR 3/2) à structure. tendance
polyédrique peu cohérente.
présence de qualques tachas acre-rouille, spécialement autour d'anciennes
racines dans un horizon sableu~ faiblement humifère brun.
Plus da 95 En dessous de la nappe phréatique, on observe un horizon ~ engorgement
pexmanent, sableux gris légèrement jaunatre.

Il existe de m9m~ des profils sous végétation à Loudetia simplex qui malgré la
présonce d'un engorgement permanant des hori~ons profonds du sol na 'possèdent pas d'ac-
cumulation humifère en profondeur (DJK$).

Ces sols que l'on peut dénommer "tourbi~res forestièras" s'observent dens les
grandes vallées (M'Pama, Ldk6ti, Lwfini), dans les zonas en dépression qui bordant les
cours d'eau, une fois franchi le bourrelat ds berge.
Dans Ces anciens méandres abandonnés, s'accumulent dans l'eau stagnants, des débris or-
ganiques de toutes sortes. En période da crue, les rivièrss franchissent parfois les
bourrelets de berge et vont déposer sur ces sols de faibles quantités d'alluvions fine-
ment-sableuses. Cette accumulation organique sn milieu hydrique arrive à combler ces dé-
pressions et une for8t basse marécageuse, a racines superficielles, arrive ~ s'installer.
Il s'établit alors un équilibre entre l'accumulation et la décomposition des matières
organiques dans les parties aériennes du profil.

Profil 1 DJK 98. Vallée de la Lékéti à une centaine de mètres du bourrelet da barge.

Soue une litière peu épaisse brun rougeâtre riche an racines et en débrh
mal décomposés on observe un horizon humide, 'b~n rouge (5 YR 2/1) onc-
tueux, presque uniquement organique et contenant peu de débris végétaux
grossiers.
Au contraire on dessous de le nappe située à une trentaine de cm de la
surface, l'accumulation organique, rouge sambre (2,5 YR 2/2), devient
beaucoup plus grossière avec da nombre~ débris de bois, moignons da ra-
cinas souvent durcis par la conservation prolongée cJei'li1'eau.
Cet horizon reste identique à lui-m9me jusqu'à plue de 150.
- 79 -

Lorsque l'on peut observer las horizons eitu6s en dessous de cee horizons organiques
(ce qui n'a pas été le ·cas pour le profil DJK 98), on ea trauve en présence dtun---hotizon
sebleux blanc avec parfois des niveaux légèrement oc~a-~ouille.

L'analyse de cee horizons organiques (sèch6s à l'air) montre qus css sols con~

tiennent plus de 40 %de matières organiques. C'est pou~ la partie supérieure du profil
gorgée d'eau, maie située en dessus de la nappe, une met!èza organique rslativement évo-
luée, et contenant des quantités importantes de corps humiques et fulviquss.
Plus en profondeur au contraire la matière organique est très grossiàre et faiblement
humifiéo.
Le pH do ces sola est très bas (inférieur à 4).

Il oxiste d'autres cet6gories de sols à hydromorphiB, mais qui présentent une


extension beaucoup plus réduite 1

Les sols da bourrelet de berge.

Cas sols très finement sableux (voir pl.3 p. 13) pxésentent une hydromorphie
permanente de profondeur et un ongorgement de surfece pendant une faible période de l'an-
née (par inondation).

Profil : DJK 97 au bord de la Lékéti. Sous 1'or6t anciennfh


Sous litière grossière do 8 cm d'épaisseur:

8-15 cm. finement sableux gris-sombre (10 VR 212). cend~eux, faiblement humifère.
15..30 jaune verdStre, finement sableux à etrueiuœe nuciforme peu çohérente.
30-120 horizon de pseudo-glay présentant locslement des tachas d'accumulation
humifère et des taches ocre-rouille, devient humide à pertir·de BO.
Plus de 120 blanchâtre (10 YR 6/3) ll§gèrement bleutd touJours f'inemont sableux forte.
ment humide.

Ech. ne Prof.cm Argile + limon Fe20:! libre 'f, F'e2Da total

DJK 971 8-15 10,5 0,1


972 25 a 0,2 0,40
973 55 S,5 0,2 0,25
974 110 2 0,03

L'horizon de gley situé à la partie inf6rieure du profil est très pauvre en ergile et
en fer.
- BO -

LB; sols de prairie marécageuse.

Certaines prairies marécageuses proches des cours d'eau et mares permanentes,


présentent une hydromorphie permanente de profondeLœ et temporaire (par inondation) de
surface.

Profil 1 DJK 62 près du déversoir du lac Noir.

0-20 Noir (10 YR 2/1), humifère, seble-faiblemont argileux, riche en racines


qui confèrent à cet horizon sa structure d'ensemble, présence de vers de
terre.
20-40 gris foncé légèrement bleuté, avec des taches ocre-rouille
Plus de 40 beige bleuté, sableux avec lOCalement des taches humifêrss noir!tras,
nappa phréatique à 50 cm de profondeur (en saison sêche).

Los sols hydromorphes situés dans la zone des hautes collines et surtout dans
les grandes vallées marécageuses aB caractérisent donc essentiellement par 1

- la pauvreté sn fer des différants horizon


• - l'accumulation de matières organiques 1

soit dans l'ensemble du profil (tourbière fQrBsti~).

soit en profondeur (pseude-podzol humique de nappe) lorsque. l'hydromorphie


permaRente de profondsu:t est associ.6 un mauvais ranouvellement des esux de la nappe.
Planchë - 1&


... 82 ...

Parmi les facteurs qui conditionnent la pédogén~se sur les plateaux Koukouya, de
Djambala et dans la zone das hautes collinee avoisinantes, la rocha-m~re paratt ~tre le
plus importante, car non seuloment les caractéristiques des matériaux originel~(eableux

DU sablo-argileux, pauvres en bases) an dépendent, mais encora la nature de la roche-mè-


re interfère'sur les autres facteurs pêdogénêtiques comme le pédoclimet, la topographie
et le géomorphologie, la vGgétation. Les diverses catégories do sols formés sur chacune
des deux couches de la séria des plateaux Batékés, héritent en è~~et d'un ensemble de
caractères, liés soit directement soit indirectement à la nature de la roche-mère. Nous
avons donc été amenés à faire une distinction fondamentale pour les sols zonaux, su ni-
veau de la famille (+) entre les sols issus dos grès polymorphes (Bal) et ceux issus des
limons sableux (Ba2).

Lorsquo l'on s'élève dans la classification au niveau des caractères fandamen-


tauK d'évolution des sols (Classe et Sous-classe) (+) deux problèmes principaux se pe-
sent.

Le premier est relatif au processus d'altération. Pour la moment, nous possédons


à co sujet trop peu de résultats relatifs à l'étude des minéraux argileux contenus dans
ces sols ct dans les roches-mère~ pour conclure quant à l'intensité et aU mode d'altéra-
tion. La pauvreté en minéraux altérables des roches-mères laisse en effet la possibilité
d'une forte évolution des matériaux détritiques constitutifs des roches-mères avant leur
d6pot.
Si nous nous basons sur le' pauvreté minérale de ces sols, conséquence de cette fOrts al-
tération, avec ~ormation de kaolinite et individualisation d'hydroxydes de fer et proba-
blement d'alumine (v.p. 14) et en tenant compta des conditions climatiques actuelles,
nous avons le choix entra los deux classes de sols riches en sesquioxydes individualisés.
Ce choix d6pend du type de matières organiques des sols at du re1s qu'elles jouent dans
le ph6ncmène d'individualisstion et le CaS éch6ant de migration des hydro~ydes. C'est le
deuxième problème posé.

(+) Le classification dos sols utilisée est celle dé~inie par AUBERT (G.) et DUCHAUFOUR
Ph. Gè Congrès Sci. du Sol, Paris 1956. V 97, p. 597-604
.. 83 -

u.a abscn:wtJa formation de


aux types de végétation qui recouvre
trais types d'humus principaux 1
~~ sol~
-- -..... -------
- humus des sols forestiers (non-anthropiques)
- humus des sols de savane des plateaux
- et humus des sols de saVane de la zone des hautes collines.
Nous ne reviendrons pas ici sur los caractéristiques de ces différents types d'h~us.

Nous noterons cependant que l'humus des sols de savane des plateaux peut être considéré
comme un humus doux en raison de la décomposition rapide des matières organiques et de
la bonne liaison existant entre las matières organiques et les matières minérales.
L'humus acide des sols forestiers, par contrs, comporte un horizon de surface (eitué jus-
te en dessous de la litière grossière) dans lequel i l existe une mauvaise liaison entre
les matières organiques et les matières minérales 1 présence de sables nus et déliés,
structure à tendance particulaire).
Enfin la matière organique des sols de savane de la zone des hautes collines, présento
également uno mauvaise liaison avec les matières minérales du sol, et malgré un degré
• d'évolution relativement élevé pour un sol sous savana (9), a un taux d'humification
extr3mement faible.

Ces différents types de matières organiques jouent-elles un rBle primordial rln~~

les processus de dégradation du complexe minéral et d'individualisation des hydro~des?

Ce n'Dst probablement pas le cas pour les sols de savene des plateaux dane lesquels la
teneur on bases totales est deux fcia plus forte dans l'horizon de surface que dans ceux
de profondeur (remontée biologique'). Dans le cas des sola sous forSt par contre et pout-
8tre sous saVane de la zone des hautes collines, la morphologie évoque la podzolisationo
(5). Cependant i l n'y à gén6ralement pas d'horizon A2 bien individualisé et si l'on ob-
serve parfois une eccumulation humifàre en profondeur, celle-ci n'est pas accompagnée
d'une accumulation import~te de eesquioxydes. De plus dans ces deux catégories do sol
la somme des bases totales des horizons humifères de surface est souvent inférieure ou
tout au plus 6gale à celle des horizon profonds.

Le lessivage des hydroxydee de fer dans ces sols, qui est peut 6tre favor'; ~~ ',,_
certains composés organiques, intéresse en effet essentiellement les horizo:; i'i.Mi fères,
nettement appauvris par rapport sux matériaux originels sous-jacents.
Dans la majorité des cas, l'abeence d'horizon d'accumuletion, dans les profils, nous a
conduit à l'hypothèse d'un entraînement très profond des hydroxydes de fer et de l'argi1c~
- 84 -

Le prisonce de cuirassa ou de carepace. ~ c.~ bordure de~~

l'e!t indiquer ~e migration profonde du fer, mais à priori, il ~ogique" de penser que
ca fer provient en premier lieu, dee sols hydromorphes des plateau~, -~r~s fortement
lessivés en fer.

Cette distinction entre les trois types fondamentaux d'humus pour les sols non-
hydromorphes, nous amênera donc à distinguer les trois catégories de sol correspondantes
pDut-fttre au nivDau de la cl~sse, au moins au niveau de la série. C'est ce nous avons
fait dans les deux esquisses pédologigues au l/SO.OOOè qua nous donnons l titre d'exom-
ple de répartition des sols dans la zone étudiée.
A ces trois catégories de sols, noue avons ajouté 1 les sols hydrcmorphel, qui occupent
des surfaces réduites sur les plateaux (essentiellement sols à alios humique des dépres-
sions fermées), mais dont l'e"teneion est grande dans les principales vallées comme cel-
le de le Lékéti (sols forestiers hydromorphes à alios ou non, tourbières forestières).
Les sols colluviaux ou alluviaux. sables blancs (lfLousséké" hydrœcrphes ou non) ont
• été cartographiés sous le m!me symbole pour des nécessités de représentation graphique
à l'échelle utiliaée.
• Enfin. spécialement en bordure des plateaux, nous avons rBp~ésentê schématiquement les
affleurements de grès et les rankersilithosoliquesiDans
, !
les zones d'érosion active, les
éboulements continuels de la partie supérieurè des sols donnent naissance à des sols
bruts d'érosion, aussi longtemps que les versants ne SB sent pas stabilisés. Lorsque a-
près Itabilisation, la végétation réussit à se réinstaller il se ~orme à nouveau des
sols de savane, dont leshœ:Lzcnssupérieure sont fortement lessivés en hydroxydes de re-
couvrement.

Du point de vue fertilité, la distinction ent~e les sols de plateau et les sols
de la zone des hautes COllines, repose essentiellement sur une di~fêrence des qualités
physiques. Comme nous l'avons vu en détail, ce n'est pas telloment pour des raisons de
richesse minérale, mais plutSt à cause de leur meilleure structure et capacité de réten-
sion en eau, que les sols des plateaux sant nettement plue fertiles. Cette di~férence

de ~ertilitê liée fondamentalement à la texture des sols ee traduit également par une
richesse plus grande en matières organiques. Si nous sortons de la zone étudiée dans la
• 85 -

présente note, et comparons les sols des plateaux de Djsmba.La.~.e:~E! eux ~~-:..­

autres plateaux Batékés (Plateau da Mbé~plateau de Nsah) on constats que les sols
des autres plateaux moins argileux, et moins dcha8_~ II1atièras orgarU.qutils -(9) sont éga-
lement moins fertiles.

. A ces qualités physiques des sols des plateaux de Djambala et Koukouya, s'ajou-
te l'absence de forte pente et d'accident da terrain sauf an bordure des plateaux qui
rend aisé le travail mécanisé des sols. Malheureusement les expériences de culture méca-
nilée réalisées à Inoni sur le plateau da M'bé, sur les parcelles labou~êes par les trac-
teurs sdministra~fs, et enfin au SEITA de Lagé, ont abouti à une dégradation très ra-
pide de la structura des sols (5).En effet si la structure des sols sous savane n'est
généralement pas mauvaise, elle est très fragile, et la ~estruction de la végétation na-
turelle, au moment du défrichement, B pour effet d'exposer le sol nu eux intempéries. La
minéralisation rapide des matières organiques, le lessivage accéléré de l'argile et des
hydroxydes de recouvrement aboutissent rapidement è l'apparition de sables nus et déliés,
tandiè que la structura devient particulaire. Il n'est pas impassible qua dans l'avenir,
. une expérimentation appropriée, puisse aboutir à des méthodes de culture mécanisée, qui
CDnserve ou tout aU moins ne dégrade pas trop la structure de ces sels, mais ce problème
de la conservation de la structure des sols cultivés mécaniquemont, problème.général dans
les pays inter-tropicaux, parait ici plus délicat è résoudre qu'en beaucoup d'autres en-
droits, ca~ la dégradation de la structure est déjà nette sprès une seula année de cultu.
l's.
(
Per contre, les méthodes de culture manuelle en buttes écobuées, mises eu point
et utilisées par les populations locales et en particulier par les Koukouyas, paraissent
mieux adaptées à la conservation des sels, car les parties travaillées du sol sont enri-
chies en matières organiquas, et l'écobuage contribue également à stabiliser la structu-
re.
Le système da culture traditionnel repose également sur la périodicité de la rotation
culturo-jachère (herbacée au arbustive), le temps de jachère, essentiel pour la reconsti-
tution de la fertilité minérale et de la structure des sols, étant d~tezminé pel' lcs
chefs de terre.
l'accroissement constant de la population spécialement sur le plateau Koukouye, la déve-
loppement des principales agglomérationS (Djambala, Lékana, Kébara) dont les populations
... 86 -

restent pour une grande part paysannes, enfin l'extension priee par les cultures non-
vivrièree -principalement le tabac- ont çonduit les populations à effectuer des défri-

• chements importants dans certaines zones des plateaux •


Pour compenser ce racourcissement inéluctable du temps de jachêre, il semble qu'une
fumul"a au moins organique et peut-fttre minérale soit nécessaire ei l'on veut conser-

var aux sols leur fertilité initiale.

Du point de vue fartilité chimique, les sole des plateaux et ê plus forte raison
ceux de la zone des hautes collines sont assez mal pourvus. Le tableau ci-dessous nous
donne les valeurs moyannes pour chacune des principales catégories de sols.

Valetas moy. PLATEAUX HAUTES COLLINES


couche 0-10 cm Sols de savane Sola forestiers Sole de savane Sols forastiers

Mat. Orga. (%) 8 10,5 1,6 5

• 5.baees Bch• Généralament


0,4 moins de 0,3 moins de 0,25
meq./100 g. inf. li 1,5

• pH 5 3,7 5,5 4

La pauvreté en éléments facilement assimilables par lea plantes, est d'autant


plus greve que la réserve minérale du sol est peu importante. Lea faibles teneurs en ma-
gnésium créent de plus un certain déséquilibre cationique.

Une contradiction apparente existe entre les valeurs analytiques, et l'intér8t


que portent les agriculteurs au~ sols forestiers. En fait, le brQlis de la litière et de
la forêt, apporte en début de culture une fumure minérale importente. Le complexe absor-
bant du sol, qui initialement est presque totalement désaturé, peut fixer une partie de
ces éléments minéraux qui pourront etre utilisés par la plante au cours de la culture •
.
On peut donc dire que le fertilité de ces sols forestiers est donc liée plus étroitement
à l'.i.mportance de la couverture végétale du Bol qu'au sol lui-m8me.
L'intér~t porté à Ces sols forestiers ne se limite pas à la culture de plantes cnrluRIIR~

(tabac, arachide, mais, légumes ••• ) puisque l'expêrience montre que las cultures peren-
nes telles que le caféier ou le palmier à huile réussissent mieux sur défriche de foret
~ 87 -

que de savane. Ceci est probablement dO au meilleu~~~~~~~~~~caJl~l-­

fertilisation minérale par les cendres, à la non-eoncurenca de la végétation herbacée.


et dans certain Cas au léger ombrage (les grande arbras étant souvent respectés) •

Parmi les sols forestiers, les bosquets anthropiques sont les plus intéressants et les
plus recherchés en raison de leur richesse chimique nettement supérieure. Ils occupent
• malheureusement des surfaces réduites et très dispersées J de plus l'évolution actuelle
de l'habitat, marquée par la stabilisation des villages (constructions "en dur") ne per-
mettra plus la reconstitution de ces emplacements d'anciens villagas.

La réputation de fertilité des Bols des plateaux Koukouye et de Djambala résulte


également du contraste qu'offrent les tarres des plateaux et celles de la zone des hau-
tes COllinee avoisinantes. Ces dernières constituent en effet un des terroirs le plus
pauvre du Congo 1 absence totale de "corpe", pauvreté en matières organiques et spécia-
lement en humus, réserve minérale faible, taux de bases échangeables très faibla ; i l
est difficila de posséder plus de défauts. La savane très lache, qui se développe sur
ces sols sableux est de plus considérée par les agrostologues comme trop médiocre pour
• justifier une utilisation de ces terres par de l'élevage (+) •
Certains sols forestiers à hydromorphie temporaire, dans les grandes vallées peuvent por-
ter des cultures de paddy, mais les populations de cette zone sont obligées pour leurs

cultures vivrières (manioc) de cultiver des surfaces considérables de Savane en raison
du faible rendement, ou de défrieher les petits lambeaux de "brousse secondaire" accro-
chés aUX fIance des collines.

Les eossibilités de développement agricole de cette zone des hautes collines


sont donc modestes et essentiellement limitées aux valléss alluviales. Par contre les
plateaux de Djambala et Koukouya présentent un certain nombre de facteurs édaphiquee
favorables au développement de l'agriculture. Les populations ,sont douées d'
aptitudes agricoles ind6niables ; mais l'isolement dans lequel sa trouve cette région,
en dehors des principales voies de communication fluvieles et terrestres, à plus de 400
km du centre de consommation de Brazzaville constitue un lourd handicap •

(+) Comme sur les plateaux, le développement de l'élevage se heurte au manque de pointE
d'eau (17, 20, 23, 24, 25).
- BB -

MET
n==1
H
ma
0 DE S• D'A
a
N ALYS
:! =
E

1. DETERMINATIONS PHYSIQUES
--------------------
Terre fine fraction du sol, sèché à l'air, qui traverse la passoire à trous ronds de 2
mm après broyage léger (les résultats sont rapportés au poids de terre
fine).
Couleur 1 Selon le "Hunsell Soil color charts" sur la terre fine sèchêe à ltair (les.cou-
leurs données dans les descriptions de profil correspondent à la terre hu-
mide) •
Analvse mécaniaue • granulométrie. Le dispersant utilisé est le pyrcphDlphata de soude.
La séparation des particules fines est effectuée à l'aide de la pipette
Robinson. Les fractions sableuses sont séparées par tamisage. Résultats
en ~ de terre fine.
Humidité 1 de l'échantillon de terre fine (dessicetion ê l'étuve ê lOS!)
Analvse des agrégats. Méthode Henin pal' tamisage dans l'eau après prétl'aitement (alcool,
benzène et sans prétraitement).
Test de percolation 1 Mesure de K (vitesse de filtration) par la méthode Henin (6è Con-
grès Inter. Sc. Sol 1 p. 49).
Humidité équivalente • Méthode Bouyoucos, par ressuyage de la terre préalablement satu-
rée d'eau sur fil ua de Goceh evec un vide d'un tiars d'atmosphère. (% Ex-
primé en fonction du poids de terre eèchée à lOS!)
Morphologie des sables • Etude à la loupe binoculaire des sables aprês dispersion et ta-
misage (Résultats en %).

2. DETERMINATIONS CHIMIQUES
-------~... -
- Caxbone 1 Méthode Walkley et Black r oxydation par le mélange sulfo-chromique à froids
. et dosago de l'excès de bichromate par le Bel de mohr (exprimé en %du
poids de terre sèchée à l'air).
- Azote total 1 Méthode Kjeldahl modifiée 1 attaque sulfUrique en présence d'un cataly-
seur, déplacement, entratnement et dosage de l'ammoniaque formée (exprimé
en mg d'azote pour 100 g. de terre sêchée à l'sir).
- 89 -

- Matière organique des sols 1 évaluée d'apr~s le taux de carbone en multipliant par
1,727 (exprimé en ~ du poids de terre sêchée ê l'air).
- Humua :
Les résultats (acides humiques et acides fu1viquas) correspondant ê une
extraction aU fluorure de sodium (1 %) et dosage par le bichromate de po-
tassium en milieu sulfurique à froid. Les résultats correspondent à la
teneur en carbone des acides humiques ou fulviques en ~o. (in 9 p. 51)
- Bases échangeables 1 Extraction par l'acétate d'ammonium neutra, Dosage de Na, K et Ca
par photomètrie de flamme, et de Mg par colorimètre au jaune thiazol (Rê-
sultats en meq/1OO g. de terre).
- Bases totale~ 1 Extraction par N03H concentré, à l'ébullition pendant 5 heures
Après séparation des hydroxydes et phoaphates, les éléments sont dosés
comme précédemment.
- Phosphore assimilable 1 Méthode Truog (Résultats exprimés en mg de P20s!lOO g.)
- Eb~sphore totsl : Effectué sur la mftme extraction que les bases totales. Précipitation
sous forme de phospho-molybdste et dosage alcalimètrique (Résultats ex-
primée en mg de P20S/100 g. de terre).
- Capacité d'échange: Méthode Parker modifiée/percolation à l'acétate d'ammonium. Dé-
placement par le C1K - Distillation et dosage de l'ammoniaque (Résultats
exprimés en meq/100 g. de terre sèchée à l'air).
- ter libre Méthode Deb. (Résultats exprimés en te203 pour cent)
- ter total ; Extraction chlo~hydrique à chaud (lh.!) Réduction par C12Sn - Dosage aU

bi~hromate de potassium en milieu sulfurique (Résultats exprimés en Fe203


pour cent).
• 90 ...
INDEX DES PROFILS PRELEVES ET ANALYSES

Chaque profil est caractérisé par un certain nambre de le~, ici : KY (~rélè­
vements Bocquier (5) ou DJK (prélèvements de Bolssezon) suivi s'un ou plusieu~~~res­
Les différents échantillons analysés correspondant à chacun des profils portent l'imma-
triculation du profil suivi d'un chiffra de 1 à 9 en allant de haut en bas dane le profil.
Ex : DJK 685 et l~ cinquième échantillon du profil DJK 6e, (Pl.S p.33), situé en H.6 (car-
te de localisation, hore texte), les profile soulignée sont décrits dans ce rapport •
.
Résultats Catégorie de Résult. Catégorie de
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analyt. sol êtudiêe
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p. p. et'suiv. p. p•
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KY 0 f-S 33 21 DJK 15 1-6 34 21
KY 1 f-S 49 46 DJK 16 1.6 49 46
Kr 2 f"-S 33 21 DJK 11 G-B 62 58
KY 3 [-4 49 40 DJK 18 G.B 49 40
KY 4 E-6 34 27 DJK 19 G.B 49 46
KY 5 E.6 49 40 DJK 20 G-B 53, 51 52
KY 6 E-1 33 21 DJK 21 G.8 53, 57 52
KY 1 C-1 49 46 DJK 22 F'.5 49 40
KY 8 E-4 33 21 DJK 23 E-5 49 46
KY 9 D.S 49 40 DJK 24 E-5 34 27
KY 10 D-S 49 40 DJK 26 E.5 34 27
KY 11 D.6 34 21 DJ\( 21 E-5 49 46
• KY 1,3 f-S 51 51 DJK 28 '-5 56, 51 55
KY 14 H-8 33 21 DJK 29 '.5 34, 56 21
KY 15 J-7 33 27 DJK 30 E-S 39 35
.. KY 16 K-4 33 21 DJK 31 E-S 39 35
DJK 32 E-S 39 35
DJK Dl 1-8 39 35 DJK 33 C-1 62 60
DJK 02 1-8 39 35 DJK 35 P-6 45, 49 40
DJK 03 1-8 39 35 DJK 36 D-6 '34 21
DJK 04 1-6 49 40 DJK 31 D-6 34 21
DJK OS 1-6 49 46 DJK 38 D-6 49 40
DJK 06 E-S 33 21 DJK 50 1-1 33 27
DJK 07 E-S 51 50 DJK 51 H.1 33 21
DJK 1 1-8 33 21 DJK 52 H-1 33 21
DJK 2 I.8 39 36 DJK 53 G-6 33 21
DJK l- 1-6 39 36 DJK 54 G-6 33 21
DJK 4 1 1-6 38, 39 36 DJK 56 J-4 34, 35 21
DJK 5 H-9 81 1B DJK 51 K-4 34 27
DJK 6 1 H-9 81 77 D...IK 58 K-4 33 27
DJK 7 H-9 69 67 DJK 59 J-5 33 21
DJK 8 H-8 11. 11, 10 DJK 60 H-8 57 50
• DJK 9 H-8 17, 69 63 DJK 61 J-6 33 27
DJK la H-8 69 63 DJK 62 1-6 34 27
1 DJK 11 1-6 17, 45. 49 40 DJK 63 H-5 34 27
. DJK 12
DJK 13
1-6
1-6
17, 34
51
27
, sa
DJK 64 H-6 37 27
DJK 14 1-6 34 27
- 91 ..

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Profil nI! Locali- analytiques sol êtudiée Profil n9 Locali analyt. sol étudil!e
sation sation
p. p. p. p.

. DJK 65 H-6 33 27 DJK 104 , , .


E.2 17 '66 69 63
66 I-7 33 27 105 . F.Z 69 63
67 ' J-7 34, 3S 27 106 F_Z 66, 69 63
68 H-8 33, 35 27 107 F-Z 66, 69 67
69 H-7 33 27 lOB f-2 7S 72
70 I-7 34 27 109 f-J 69 61
71 K-7 33 27 110 F..3 11 70
72 K-6 33 27 111 F..3 75 72
73 H-9 66, 69 64 112 D-5 17.33,.35 27
74 H-9 69 63 113 D-6 17,55,57 54
75 H-IO 69 63 . 114 D-6 55, 57 54
76 H-IO 69 63 115 D.6 43 40
77 H-IO 69 63 116 D-6 49 40
78 H-IO 69 63 117 D.6 33 27
79 H-9 71 70 11B 0-6 49 40
Jill H-9 77, 81 76 119 D-5 33 27
l!! H-9 77, 81 76 120 0-5 49 40
g H-9 81 BD 121 D-5 34 27
83 H-9 81 BD 122 D-5 49 46
64 H-9 66, 69 63 123 D-5 43, 49 40
-
85
"
.. H-9 73, 75 13 124 D-5 57 50
86 C-7 62 59 125 f-7 69 67
8B f-7 69 61 126 , f-7 43, 7S 72
90 f-7 7S 72 127 f-7 77, 81 76
91 C-7 39 35 128 F-7 Bl 77
92 C-7 17, 6' 68 129 D-5 34 27
93 C-7 68, 69 66 132 J-7 34 27
94 C-B 69 63 134 C.B 69 67
95 C-B 69 63
1
96 f-3' 69 67
li. t-3 79, B1 79
.2§. F-3 61 78
99 F-3 71 70
100 F-3 73, 75 72
101 F..3 75 72
102 6-4 69 68
103 6-4 69 67 \
- 92 -

B 1 B LlO G R A PHI E
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ronêo IEe - géo. D 35, 17 p.
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reau d'études SASIF. 17/2/61) Râp. du Congo Sarvice du Génie Rural. MO-109 rap~ ro-
néo 10 P" l carte, 3 pl. hors texte.
Planche 19

O~FICE DE LA PEC~ERCHE. SCÏEN rlFIQUE ~T TECHNIQUE OUTRE MER


iNSTiTUT DE RECHERCHES SCÎENTÎFÎQU~S
AU CONGO

• • •
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CARTE DE LOCALISATION DES PROFILS PRELEVES ET ANALYSES
Echelle =1 1/200.000

Pr oPil de sol sous forêt A


Pro fil de sol sous Savane 0
Topos~~uence , /
Zones carto3raphiées ( 1/50.000e)

P. de BOiSSEZON

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Planche 20

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OFFICE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE OUTRE- MER

INSTITUT DE RECHERCHES SCÎENTiFÎQUES


AU CONGO

, .
ESQUÎSSE PEDOLOGIQUE

par P. de BOÎSSEZON

Vers tlkol<o

/
/
/

---

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Sols sableux (Ba1)


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Sols /'orest/ers Sols colluvia11x tll/ Jl/11v1aux


à sa/;/es Jl,;ncs (fqusséké)
Sols iles savaoes /;yclïomor17/Jes tJ{f /JO/l.
Sols Sfi1g/etti1ues s11r yrès ,
Sols f'oreséieF.s l?yr/romorfhes
ef Jïès fll8r!z1f t?llX. I
,, ,, "'
et lourJières fores f Jères
Sol sablo - ar9ileux ( Ba2) \ ~ , Il .
- - · 1 .. ··---···------------ ··-~-- ...... f! . . ···--·----..--..--..-
S'ols f'ores!/ers
Sols tle s3v.1ne ,7 <1:. ZoJJe t!ëros1'tJ17 üct/ve
~ Sols t!e Si'lvane
f!yg'rpmo7nie yvJsl-;ermanen!e

E c/Je/le a117roximetive 1/so. ooo


IRSC - PÉOOLOCIÉ- NP 58"1 NARS 19&3

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