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EPIGRAPHE
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MarcelKatulumba
Marcel KatulumbaMbiya
Mbiya
Ngandu
Ngandu
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DEDICACE
À Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre,
source d’intelligence et de la sagesse, pour le souffle de vie qu’il nous
accorde tous les jours ainsi que la protection que nous avons bénéficié tout
au long de nos études ;
À mon père Jean Alphonse Ngandu et ma mère Pauline Bilonda, pour
leur affection et pour avoir fait de mes études leur préoccupation
quotidienne ;
À mes frères et sœurs : Elysée, Henry, Mamie, Patrick, Jean Serge, Joseph,
vous faites la fierté de notre famille ; et vous qui m'avez toujours soutenu au
mérite des renoncements qui ne peuvent être oubliés.
Je dédie ce travail.
Marcel KATULUMBA MBIYA NGANDU
3
REMERCIEMENTS
Ce travail dépose sa pierre de faîte sur l’une des étapes, la fin du
premier cycle à la faculté des sciences appliquées, au département
d’informatique. Néanmoins il est loin d’être une œuvre personnelle, mais le
fruit des efforts fournis de plusieurs sacrifices. Ainsi les nôtres ou de loin,
ont apporté leur pierre minime soit elle à l’édification de cet ouvrage, nous
disons merci.
Que le corps académique de l’université de Mbujimayi en général, et
de la faculté des sciences appliquées en particulier, le potier dont nous
sommes l’un des vases d’honneur en pleine formation, trouve ici l’expression
de nos sincères remerciements.
En particulier, nous remercions beaucoup tout le corps enseignant,
qui a accepté de se donner corps et âme en usant toutes ses connaissances
pour diriger ce travail.
Notre profonde gratitude s’exprime de façon particulière au
professeur Pierre KAFUNDA qui, par son expertise, a bien voulu accepter la
direction scientifique de ce travail malgré ses nombreuses occupations.
En second lieu nous témoignons notre profonde reconnaissance à
l’assistant Glodi NSILULU MAKABA pour avoir accepté la codirection de ce
travail.
Aucune personne ne peut évaluer la gratitude qui est due aux
membres de la famille d’un auteur. Je suis particulièrement redevable à
l’endroit de mon père Jean Alphonse Ngandu et de ma mère Pauline Bilonda,
de mes frères et sœurs pour leur amour qu’ils n’ont pas cessé de me
témoigner.
A nos collègues de lutte, nous citons : Boniface, Meda, Christian,
Patrick, Alidor, Claudine, Joël, Barthelemy, Kelvin, Papa Etienne, Temy,
Clauvis, Deborah, Isabel, Georges, Erick, Tania, Jean Jacques, Elisé, Michel,
Pierro, Riphine, Elienne,… pour votre attachement, votre assistance
permanente, et pour votre franche collaboration, nous vous témoignons
notre reconnaissance.
3
INTRODUCTION
1. Problématique
Pour le cas d’espèce, il est élégant qu’au sein de la
BRASIMBA/Mbujimayi, service commercial, les travailleurs assument leurs
fonctions au moyen d’informations gravitant autour d’eux et traitées et
enregistrées au moyen des ordinateurs. Par là nous voulons mettre en place
une application client-serveur pour la gestion des ventes de produits
brassicoles.
La problématique de ce modeste travail se laisse constatée à travers les
questions suivantes :
o La BRASIMBA attendra de l’application quelle contribution ?
o Comment se concrétisera la mise en place de cette application ?
2. Hypothèses
Partant des différentes questions énoncées ci haut, nous pensons que la
mise en place d’une application client-serveur pour la gestion des ventes des
produits brassicoles, permettra un accès facile aux données de différentes
ventes en temps réel pour la prise de décision.
3. Choix et intérêt du sujet
Voilà pourquoi le choix du sujet de notre travail « Mise en place d’une
application client-serveur pour la gestion des ventes des produits brassicoles ;
cas de la Brasimba/Mbujimayi » qui peut à bon droit être déclaré comme un
produit d’une motivation bien précédente.
o Pour nos éventuels lecteurs, ce travail a de quoi tirer profit. Non
seulement il va être utile pour certaines généralités comme celles de
réseaux informatiques, des bases de données ainsi que les systèmes
d’information, mais il va aussi aider à être utilisé comme tous les autres
travaux scientifiques servant d’orientation pour les générations qui
viennent après nous.
o Pour l’entreprise cible de nos recherches et investigations, à savoir la
Brasimba/Mbujimayi, le produit fini de ce travail informatique ne
manquera pas à procurer un bon service, si jamais elle l’intégrait dans
son processus de gestion des ventes produits brassicoles, en allégeant
des tâches et en réduisant les peines endurées depuis des années..
o Pour nous même, le fait de mettre en œuvre une solution informatique
nous aidera à notre tour d’avoir la maitrise des méthodes et pratiques
techniques apprises au cours de notre formation.
3
4. Délimitation du travail
Spatialement, nous précisons que nos recherches ont été concentrées
sur le service commercial où les ventes sont gérées. Un service à taille
réduite dans lequel il était facile de récolter si rapidement et aussi
certainement toutes les informations nécessaires sur la façon dont les
produits brassicoles sont vendus dans cette entreprise.
Dans le temps, la réalisation de ce travail s’est entendu du mois de
décembre 2013 au mois de juillet 2014.
5. Méthodes et techniques
5.1. Méthodes
Dans ce travail nous avons utilisé les méthodes suivantes :
o la méthode MERISE pour tout le processus de conception et de
réalisation.
o la méthode systémique pour étudier le système existant et en dégager
les grands ensembles.
o la méthode structuro-fonctionnelle qui nous a permis d’étudier et
d’analyser le système existant (la structure et le fonctionnement de
l’entreprise).
5.2. Techniques
Les diverses techniques de recherche utilisées sont les suivantes :
o La technique d’interview : en procédant par questions-réponses dans
nos récoltes de données ;
o La technique documentaire : pour voir différents documents, leurs
rôles, compositions, informations s’y trouvant, source et destination ;
o La technique d’observation : pour découvrir personnellement des
réalités relevant du système existant.
6. Difficultés Rencontrées
La grande difficulté rencontrée est celle de n’avoir pas facilement accès
aux données.
7. Subdivision
Ce travail est subdivisé en grandes parties suivantes :
o Généralités sur les systèmes d’informations et les bases de données :
Dans lequel on détaillera certains concepts relatifs au système
d’information et d’autres touchant aux bases de données ;
o L’architecture client-serveur :
3
Une vue d'ensemble de l'architecture client-serveur, et définit les
notions de base indispensables à la compréhension de ce modèle.
o Analyse préalable :
C’est ici où l’on fera usage de différentes techniques pour la récolte des
informations, en respectant le processus et les principes de mise en
œuvre d’une solution informatique.
o Application :
3
25
CHAPITREI.I.GENERALITES
CHAPITRE GENERALITESSUR
SURLES
LESSYSTEMES
SYSTEMESD’INFORMATIONS
D’INFORMATIONSET
ET
LESBASES
LES BASESDE
DEDONNEES
DONNEES
SECTION 1. GENERALITES SUR LES SYSTEMES INFORMATIONS
L’utilisation combinée de moyens informatiques, électroniques et de
procédés de télécommunication, permet aujourd’hui selon les besoins et les
intentions exprimées, d’accompagner, d’automatiser et d’améliorer
quasiment toutes les opérations incluses dans les activités ou procédures de
l’entreprise. Cet ensemble organisé de ressources qui permet de collecter,
regrouper et diffuser l’information sur un environnement donné constitue un
système d’information.
Ce chapitre se donne alors comme objectif de définir de manière
synthétique les deux grands concepts qui sont indispensables à la
compréhension de cet objet d’étude, notamment le concept système
d’information et le concept base de donnée.
1.1. Réalités sur les Systèmes d’informations
Le terme système d’information est composé de deux termes,
notamment système et information. Ainsi, il est indispensable de définir ces
deux termes pour mieux appréhender les différentes notions sur ce concept.
1.1.1. Concepts clés
Système
o Selon Joël de Rosnay, « Un système est un ensemble d’éléments en
interaction poursuivant un but commun. »
o Selon J-L Lemoine, « Un système est quelque chose (n’importe quoi
identifiable) ; qui fait quelque chose (activité ou fonction) ; qui est doté
d’une structure ; qui évolue dans le temps, dans quelque chose, pour
quelque chose. »
Nous pouvons dire aussi qu’un système est un ensemble des procédés
pour produire un résultat. (1)
Quelques types de système
Nous allons voir quelques types du système selon leurs définitions.
1
BATUBENGA, J. D., Cours d’Analyse Informatique I, G2 Informatique, U.M., 2012-2013.
25
1. Le système naturel : celui qui n’est pas créé par l’homme.
Exemple : Le système solaire.
2. Le système artificiel : Celui qui est créé par l’être humain.
Exemple : l’ordinateur, la voiture.
3. Le système ouvert : C’est celui qui se communique avec l’environnement
extérieur.
Exemple : L’entreprise.
4. Le système fermé : Celui qui ne se communique pas avec l’extérieur.
Exemple : Les sectes.
Structure organisationnelle d’un système
Dans la pratique, le système est organisé en différents systèmes appelés
sous systèmes (2).
Système
Sous-système de
Flux externe
Pilotage
Flux interne
Sous-système d
´Information
Sous-système d
´Opérant
Figure1. 1 : Composition d´un Système
Le système de pilotage (S.P) a comme rôle, la prise de décision et la
définition du plan stratégique (c’est-à-dire la politique de l’entreprise). Il
est constitué des membres décisionnels, il transmet les ordres au sous
système opérant.
Le système opérant (S.OP) exécute les ordres provenant du système de
pilotage, produit les biens et exécute des tâches.
Le système d’information est le trait d’union entre le sous système de
pilotage et le sous système opérant.
Le système d’information peut être défini comme l’ensemble d’informations
circulant dans l’entreprise ou dans l’organisation.
Information
2
KAFUNDA, P., Cours de Base de Données, G3 Informatique, U.M., 2013-2014.
25
L'information est un élément de connaissance susceptible d’être codé
pour être conservé, traité ou communiqué.
Nous pouvons aussi dire que l’information est une donnée qui a un sens et
un impact sur le récepteur.
Elle peut se présenter sous diverses formes, mais les principales formes
rencontrées dans une entreprise sont les suivantes :
o La forme écrite (papier, document écrits, etc.…)
o La forme orale (de bouche à l’oreille)
o La forme picturale (Image)
o La forme sonore (La musique, les alertes)
Une information doit réunir les qualités suivantes :
o La pertinence
o La précision
o La sécurité
o L’intégrité
o La confidentialité
o La non redondance
o La non répudiation
Flux
Nous considérons le flux comme étant un ensemble des informations
véhiculées entre deux fonctions.
Le système d’information d’une entreprise peut alors être considéré
comme étant constitué d’un ensemble de flux d’informations qui
transitent entre diverses stations (3).
Réception du client Service Directions
Administratif
Flux entrant Station Flux sortant
Figure 1.2 : Description d’un S.I
Les stations sont les endroits où l’information est traitée. Parfois, on
peut subdiviser cette station en sous stations.
Le flux peut se traduire par des documents écrits ou par des
informations orales échangées entre deux stations.
Le flux d’information dans une entreprise est alors l’ensemble
d’informations circulant dans cette entreprise ou organisation
notamment entre différents services.
3
J.ROSNAY: Ingénierie du système d’information. Tome2. Ed. DUNOD, Paris 2000, P.74
25
1.2. Système d’information (S.I)
Un système d’information est un ensemble organisé des moyens :
matériels, logiciels, humains et des méthodes se rapportant au traitement de
l’information d’une organisation.
Il peut être aussi défini comme l’ensemble d’informations circulant
dans l’entreprise ou l’organisation (informations internes et externes).
Cette première définition nous pousse à comprendre une autre notion
importante, Données.
Une donnée : Elle peut être définie comme une suite des caractères
alphanumériques, numériques, alphabétiques représentant une
information codée, compréhensible par la machine, pouvant être
enregistrée, traitée, conservée et communiquée.
Nous pouvons aussi dire que la donnée est une information élémentaire.
On peut classifier les données de la manière suivante :
o Les données internes et externes ;
o Les données permanentes et temporaires ;
o Les données quantitatives et qualitatives.
1.2.1 Rôles d’un système d’information
Les rôles d’un système d’information sont les suivants:
L’analyse des informations internes et externes ;
Le traitement des informations ;
La diffusion des résultats des informations traitées ;
Le stockage des informations et
De tenir compte des valeurs ajoutées.
25
Informations
Informations Internes
Internes Informations
Informations
Ecrites
Ecrites Externes
Externes
Orales
Orales Ecrites
Ecrites
Picturales
Picturales Orales
Orales
Picturales
Picturales
Traitement
Traitement brut
brut
Traitement
Traitement propre
propre
ment
ment dit
dit
Diffusion
Diffusion
Utilisateurs
Figure 1.3 : Description d’un Système d’information et ses Rôles
1.2.2. Qualités d’un bon système d’information
Dans la pratique, un bon système d’information doit avoir les qualités ci-
après :
La fiabilité : le système d’information doit fournir les informations
fiables, sans erreurs, autrement un bon système d’information doit
contenir moins d’erreurs possibles.
La rapidité : un bon système d’information doit mettre à temps dans
un délai court les informations ou résultats à la disposition des
utilisateurs.
La sécurité : un bon système d’information ne peut être accédé que par
des utilisateurs prédéfinis (authentification).
Pertinente : un système d’information doit être à mesure de prendre en
compte toutes les informations qui lui proviennent et analyser les
informations parasites et les informations utiles pour, enfin diffuser
une information (résultat) bien traité avec une bonne précision,
information claire, d’où information pertinente.
1.2.3. Les caractéristiques de Système d'Information
De par son but, on attend de tout système une interaction avec son
environnement. Ainsi, celui qui communique avec son environnement, qui
reçoit des entrées et qui produit des sorties, est un système ouvert.
Cependant, le système qui ne communique pas avec l’environnement
extérieur est qualifié de fermer. Or, tout système actif est ouvert, donc, le
système fermé en soit n'existe pas.
25
SECTION 2. GENERALITES SUR LES BASES DE DONNEES
(4)
2.1. Généralités sur les Bases de données
Les informations sont regroupées en ensemble cohérent (entités ou
associations) grâce au modèle conceptuel des données.
Il faudra passer de l’aspect conceptuel à l’aspect physique, de manière à
obtenir les ensembles concrets de données nécessaires aux traitements. Ces
données seront organisées :
Soit en fichiers
Soit en base de données
2.1.1. Approche Fichier
2.1.1.1. Définition du Fichier
Un Fichier est un ensemble d’informations de même nature (homogène) plus
au moins structurées, stockées sur un support informatique.
Du point de vue gestion, on distingue :
Le fichier permanent : contient des informations qui ne changent pas d’un
traitement à l’autre c’est-à-dire la valeur de ces informations est stable
pendant une longue période.
Le fichier mouvement : contient les informations qui changent d’un
traitement à un autre, c’est-à-dire la valeur de ces informations n’est pas
stable d’une période à une autre.
Du point de vue informatique, on distingue :
Le fichier logique : on parle d’un fichier logique lorsque celui-ci utilise
comme support d’information des papiers, des fiches,…
Le fichier informatique : on parle d’un fichier informatique ou physique
lorsque le fichier utilise comme support d’information des supports
informatiques, par exemple disques optiques, disques magnétiques,…
2.1.1.2. Mode d’organisation de Fichier informatique
Organiser un fichier c’est passer de l’article logique à l’enregistrement, c’est-
à-dire faire le passage du fichier logique au fichier informatique.
Lors de ce passage, les travaux à réaliser sont :
4
NSILULU MAKABA G., Mise en place d’un système informatisé de gestion des abonnés d’une bibliothèque, TFC, UNIKIN,
2007-2008.
25
La définition de type d’enregistrement,
La définition du mode d’implantation (Organisation) des enregistrements,
La définition du mode d’accès.
2.1.1.3. Les Opérations sur les Fichiers
Les fichiers permettent une série d’opérations suivantes:
Création : c’est l’opération qui élabore le fichier
C’est-à-dire collecter et saisir les informations.
Il faut penser à la longueur des rubriques, la saisie obligatoire ou non
d’une rubrique, le format des données d’une rubrique, la validité d’une clé
de contrôle,…
Mise à jour : elle regroupe les opérations suivantes : modification du
contenu de rubriques, ajout de nouveaux enregistrements, suppression
d’enregistrements.
Tri : il s’agit de ranger méthodiquement les enregistrements en vue d’une
recherche ultérieure.
Fusion : il s’agit de réunir plusieurs fichiers en un seul.
Eclatement : il s’agit d’une opération inverse à la fusion, c'est-à-dire, à
partir d’un fichier, on constitue plusieurs autres.
2.1.2. Approche base de données
2.1.2.1. Introduction
Actuellement avec l’évolution de la technique de l’information, dont la
tendance est la répartition des données et des traitements, l’organisation des
informations se fait par base de données.
Pour stocker, extraire, manipuler les données stockées dans des bases
de données, on utilise un logiciel spécialisé notamment le système de gestion
des bases de données (SGBD). Les limites de l’approche fichier seront
précisées aux points qui suivent.
2.1.2.2. Principe d’organisation des informations en base de données
Pgms
D1 D2 BD
Saisie de
D3
données SGBD Pgms
BD
Di
BD Pgms
Données Système de gestion des BD
Figure 1.4 : Description de l’approche base de données
25
Les données relatives aux différents domaines de l’entreprise (organisation)
sont saisies. Ces données sont contrôlées (élimination des données
redondantes). Ces données contrôlées vont servir à créer les bases de
données des différents domaines, ces bases de données sont liées les unes
aux autres par les liens logiques.
L’exploitation des données stockées dans les bases de données, leurs
descriptions, leurs extractions ainsi que la manière de les stocker s’effectue
à travers un SGBD, c’est le SGBD qui sert d’interface entre les applications
informatiques à réaliser et les bases de données.
2.1.2.3. Avantage de l’approche base des données sur l’approche Fichier
La différence entre l’organisation des informations en fichier et en base
de données est que : Pour chaque application donnée, il faut autant de
fichier; les fichiers peuvent se rejeter dans certaines applications d’où le
problème de redondance.
Par contre, l’organisation des informations en base de données a l’avantage
de stocker les données de différentes applications dans un grand fichier, ces
données excluent les principes de redondance et les applications peuvent
recourir à ces différentes données en fonction de leur besoin en traitement.
L’avantage majeur de l’utilisation de base de données est la possibilité de
pouvoir être accédée par plusieurs utilisateurs simultanément.
2.1.2.4. Définition de la base de données
Il est difficile de donner une définition exacte de la notion de base de
données. Prenez garde, car ce mot est souvent utilisé pour désigner
n’importe quel ensemble de données ; il s’agit là d’un abus de langage qu’il
faut éviter.
Nous appelons Base de données abrégé (BD), est un ensemble structuré
et organisé permettant le stockage de grandes quantités d’informations afin
d’en faciliter l’exploitation (mise à jour, recherche des données).
Une base de données est un gros ensemble d’informations structurées
mémorisées sur un support permanent (5).
Une base de données peut aussi être définie comme, un ensemble
structuré de données enregistrées sur des supports accessibles par
5
Philippe Rigaux ([email protected]), Cours de bases de données, 2003, P.9
25
l’ordinateur, représentant des informations du monde réel et pouvant être
mises à jour par une communauté d’utilisateurs.
Les données d’une base de données peuvent être manipulées à l’aide des
langages d’interrogation comme : SQL, SQL3, Datalog, OQL, etc. (6)
(7)
2.1.2.5. Différents types des bases de données
Les bases de données hiérarchiques : ce sont les bases de données qui
sont élaborées sous forme d’un arbre.
Les bases de données déductives : ce sont les bases de données dans
lesquelles les données sont représentées sous forme des tables mais
exploitées à l’aide d’un langage logique.
Les bases de données relationnelles : Ici les données sont regroupées dans
des tables.
Les bases de données objets : ce sont les bases de données dans lesquelles
les données sont représentées en tant qu’instances des classes
hiérarchisées.
Les bases de données réseaux : Ce sont aussi des bases navigationelles,
qui gèrent des pointeurs entre les enregistrements. Sans doute les bases
les plus rapides, elles ont très vite supplanté les bases hiérarchique dans
les années 70 (notamment avec IDS II d'IBM).
2.1.3. Le système de gestion de bases de données (SGBD)
2.1.3.1. Principe de fonctionnement
La gestion et l'accès à une base de données sont assurés par un
ensemble de programmes qui constituent le système de gestion de base de
données (SGBD). Un Système de gestion de base de données doit permettre
l'ajout, la modification et la recherche de données.
Un système de gestion de bases de données héberge généralement plusieurs
bases de données, qui sont destinées à des logiciels ou des thématiques
différentes.
Dans un système de gestion de base de données, quelque soit son modèle,
l’un de problème fondamental à prendre en compte est la cohérence des
données.
(8)
2.1.3.2. Objectifs de systèmes de gestion de bases de données (SGBD)
6
Philippe Rigaux ([email protected]), Cours de bases de données, 2003, P.10
7
Philippe M., Bases de Données (De Merise à JDBC), Version 1.3, le 04/05/1999, P.13
8
Philippe M., Bases de Données (De Merise à JDBC), Version 1.3, le 04/05/1999, P.11-13
25
Les objectifs principaux ont été fixés aux systèmes de gestion de base de
données dès l'origine de ceux-ci, afin de résoudre les problèmes causés par
la démarche classique (approche fichier).
Ces objectifs sont les suivants :
Indépendance physique : La façon dont les données sont définies doit être
indépendante des structures de stockage utilisées.
Indépendance logique : Un même ensemble de données peut être vu
différemment par des utilisateurs différents. Toutes ces visions
personnelles des données doivent être intégrées dans une vision globale.
Accès aux données : L'accès aux données se fait par l'intermédiaire d'un
langage de manipulation de données (LMD).
Il est crucial que ce langage permette d'obtenir des réponses aux requêtes
en un temps « raisonnable ». Le LMD doit donc être optimisé, minimiser le
nombre d'accès disques, et tout cela de façon totalement transparente
pour l'utilisateur.
Administration centralisée des données (Intégration) : Toutes les données
doivent être centralisées dans un réservoir unique commun à toutes les
applications. En effet, des visions différentes des données (entre autres) se
résolvent plus facilement si les données sont administrées de façon
centralisée.
Non redondance des données : Afin d'éviter les problèmes lors des mises à
jour, chaque donnée ne doit être présente qu'une seule fois dans la base.
Cohérence des données : Les données sont soumises à un certain nombre
de contraintes d'intégrité qui définissent un état cohérent de la base. Elles
doivent pouvoir être exprimées simplement et vérifiées automatiquement à
chaque insertion, modification ou suppression des données. Les
contraintes d'intégrité sont décrites dans le langage de description de
données (LDD).
Partage des données : Il s'agit de permettre à plusieurs utilisateurs
d'accéder aux mêmes données au même moment de manière
transparente. Si ce problème est simple à résoudre quand il s'agit
uniquement d'interrogations, cela ne l'est plus quand il s'agit de
modifications dans un contexte Multiutilisateurs car il faut : permettre à
deux (ou plus) utilisateurs de modifier la même donnée « en même temps »
et assurer un résultat d'interrogation cohérent pour un utilisateur
consultant une table pendant qu'un autre la modifie.
Sécurité des données : Les données doivent pouvoir être protégées contre
les accès non autorisés. Pour cela, il faut pouvoir associer à chaque
utilisateur des droits d'accès aux données.
Résistance aux pannes : Que se passe-t-il si une panne survient au milieu
d'une modification, si certains fichiers contenant les données deviennent
illisibles ? Il faut pouvoir récupérer une base dans un état « sain ». Ainsi,
25
après une panne intervenant au milieu d'une modification deux solutions
sont possibles : soit récupérer les données dans l'état dans lequel elles
étaient avant la modification, soit terminé l'opération interrompue.
2.1.3.3. Quelques Systèmes de gestion de base de données
Il existe de nombreux systèmes de gestion de base de données, en voici une
liste non exhaustive : PostgreSQL, MySQL, Oracle, IBM DB2, Sybase,
Microsoft SQL Serveur, Informix, Borland Paradox, Filemaker, Ingres,
Interbase, Microsoft Access, Microsoft FoxPro, ...
2.1.4. La méthode MERISE
Pour concevoir un système d’information, nous avons plusieurs approches,
en voici quelques unes : Merise, UML, IMS, Racines,…
(9)
2.1.4.1. Présentation de la méthode MERISE
La méthode MERISE date de 1978-1979, et fait suite à une consultation
nationale lancée en 1977 par le ministère de l'Industrie dans le but de
choisir des sociétés de conseil en informatique afin de définir une méthode
de conception de systèmes d'information.
Les deux principales sociétés ayant mis au point cette méthode sont le CTI
(Centre Technique d'Informatique) chargé de gérer le projet, et le CETE
(Centre d'Etudes Techniques de l'Equipement) implanté à Aix-en-Provence.
Merise est une méthode de conception, de développement et de réalisation de
projets informatiques. Le but de cette méthode est d'arriver à concevoir un
système d'information.
Elle est basée sur la séparation des données et des traitements à effectuer,
en plusieurs modèles conceptuels et physiques.
En effet, Les données représentent la statique du système d'information et
les traitements sa dynamique, c'est-à-dire l'agencement des données n'a pas
à être souvent remanié, tandis que les traitements le sont plus fréquemment.
NIVEAU DONNEES TRAITEMENT
conceptuel MCD (modèle conceptuelle de données) MCT (modèle conceptuelle de traitement)
9
CommentCaMarche
25
Organisationnel MOP (modèle opérationnel de traitement)
ou Logique MLD (modèle logique de données)
physique MPD (modèle physique de données) MOPT (modèle opérationnel des traitements)
(10)
2.1.3. Les cycles de la méthode MERISE
La conception d’un système d’information s’oriente sur trois cycles :
Le cycle d’abstraction, avec les formalismes aux trois niveaux (conceptuel,
organisationnel ou logique, opérationnel ou physique) pour modéliser un
système d’information.
Ci après la présentation et la description du cycle d’abstraction de la
méthode de modélisation MERISE :
NIVEAUX QUESTIONS CONTENUS
Conceptuel Que faire ? Données manipulées
Règles de gestion
Enchainement du traitement
Organisationnel Qui fait quoi ? Partage des tâches
ou Logique
Quand ? Mode de traitement
Où ? Répartition graphique de traitement
Organisation des données
Choix de SGBD
physique Comment ? Programme
Logiciels
Matériels
Le cycle de vie, comporte trois grandes périodes dont la conception qui va
de la période de l’étude de l’existant jusqu’au système même à mettre en
place ; ensuite la réalisation qui concerne la période de mise en œuvre et
d’exploitation; et enfin la maintenance qui permet au système d’évoluer et
de s’adapter aux modifications de l’environnement et aux nouveaux
objectifs.
Le cycle de décision, tout au long de l’étude et de la maintenance, de
décisions sont à prendre, très générales d’abord, puis de plus en plus
ponctuelles.
10
KAFUNDA, P., Cours de Base de Données, G3 Informatique, U.M., 2013-2014.
25
CHAPITRE
CHAPITRE II.
II. L’ARCHITECTURE
L’ARCHITECTURE CLIENT
CLIENT- -SERVEUR
SERVEUR
Plusieurs applications aujourd’hui fonctionnent dans un environnement
appelé client-serveur; C'est avant tout un mode de dialogue entre deux
processus, le premier appelé client, demande l'exécution de services au
second appelé serveur, le serveur accomplit les services et envoi en retour
des réponses.
Ce chapitre propose une vue d'ensemble de l'architecture client-serveur,
et définit les notions de base indispensables à la compréhension de ce
modèle.
2.1. Environnement Client-serveur
Dans un monde où la course à la productivité conduit les technologies à
évoluer de plus en plus vite, le client-serveur s’est taillé une part de choix
depuis les années 1990. En effet, il faut pouvoir disposer de systèmes
d’informations évolutifs permettant une coopération fructueuse entre les
différentes entités de l’entreprise. Les systèmes des années 70 et 80 ne
répondaient pas à ces exigences.
Figure 2.1 : L’environnement client-serveur.
2.1.1. Notion de base
Le modèle de communication client-serveur est orienté vers la
fourniture de services par un processus serveur à un processus client. Un
échange consiste donc en la transmission d'une requête par un client à un
25
serveur, qui exécute l'opération demandée et envoi en retour la réponse.
Nous définissons ci-dessous plus précisément ces concepts de base.
Notion 1: Client (Client)
Est un processus demandant l’exécution d’une opération à un autre
processus par envoi d’un message contenant le descriptif de l’opération à
exécuter, et attendant la réponse à cette opération par un message en
retour.
Notion 2: Serveur (Serveur)
Est un processus accomplissant une opération sur demande d’un client, en
lui transmettant le résultat.
Il est la partie de l’application qui offre un service, il reste à l’écoute des
requêtes du client et répond au service demandé par lui.
Notion 3: Requête (Request)
Message transmis par un client à un serveur décrivant l’opération à
exécuter.
Notion 4 : Réponse (Reply)
Message transmis par un serveur à un client suite à l’exécution d’une
opération contenant les paramètres de retour de l’opération.
(11)
2.1.2.Fonctionnement d'un système client-serveur
Un système client-serveur fonctionne selon le schéma suivant :
Client1
Requête
Réponse
Architecture client-serveur
Requête
Client2 Serveur de
base de
données
Réponse
Requête
Réponse
Client3
11
KABENGELE Y., Cours de Télématique, G3 Informatique, U.M., 2013-2014.
25
Figure 2.2 : Le fonctionnement d’un système client-serveur.
C'est-à-dire :
o Le client émet une requête vers le serveur grâce à son adresse IP et le port,
qui désigne un service particulier du serveur.
o Le serveur reçoit la demande et répond à l'aide de l'adresse de la machine
cliente et son port.
(12)
2.1.3.Les couches du modèle client‐serveur
Dans le modèle client‐serveur on distingue trois couches :
l’interface (couche présentation) est chargée d’organiser le dialogue entre
la machine et l’utilisateur,
les traitements (couche applicative) réalisent les tâches pour produire les
résultats escomptés,
la gestion des données.
Caractéristiques d'un processus serveur :
Il attend une connexion entrante sur un ou plusieurs ports réseaux ;
A la connexion d'un client sur le port en écoute, il ouvre un socket local
au système d'exploitation;
Suite à la connexion, le processus serveur communique avec le client
suivant le protocole prévu par la couche application du modèle OSI (Open
System InterConnect).
Caractéristiques d'un processus client :
Il établit la connexion au serveur à destination d'un ou plusieurs ports
réseaux ;
Lorsque la connexion est acceptée par le serveur, il communique comme le
prévoit la couche applicative du modèle OSI (Open System Interconnect).
Le client et le serveur doivent bien sûr utiliser le même protocole de
communication au niveau de la couche de transport du modèle OSI. Un
serveur est généralement capable de servir plusieurs clients simultanément.
On parle souvent d'un service pour désigner la fonctionnalité offerte par un
processus serveur.
On définit aussi le serveur comme, un ordinateur spécialisé ou une machine
virtuelle ayant pour unique tâche l'exécution d'un ou plusieurs processus
serveur.
12
KABENGELE Y., Cours de Télématique, G3 Informatique, U.M., 2013-2014.
25
(13)
2.2. Les différents types de Client – Serveur
Selon la nature des services accomplis par le serveur pour un client,
différents types de client-serveur ont été distingués.
Client – Serveur de présentation (Presentation Client-Server)
Type de client-serveur dans lequel le processus client exécute
seulement les fonctions de dialogue avec l’utilisateur (l’affichage et la saisie
des informations), et le processus serveur gérant les données et exécutant le
code applicatif. (On parle alors d’un client léger)
Rhabillage (Revamping)
Type de client-serveur dans lequel le processus client exécute les
fonctions de dialogue sophistiqué avec l’utilisateur, le processus serveur
gérant les données, exécutant le code applicatif et assurant des dialogues
simplifiés avec le client.
Les client-serveur « présentation et rhabillage » sont voisins.
Cependant, le rhabillage permet de reprendre des applications existantes
effectuant par exemple des dialogues mode caractères, et de les connecter à
une autre machine, transformant les dialogues mode caractères en dialogues
graphiques, avec fenêtres, boutons, menus déroulants, souris, etc.
Client – Serveur de données (Data Client-Server)
Type de client-serveur dans lequel un programme applicatif, contrôlé
par une interface de présentation sur une machine cliente, accède à des
données sur une machine serveur, par des requêtes de recherche et de mise
à jour, souvent exprimées avec le langage SQL (Structured Query Language).
Le serveur de données gère une ou plusieurs bases de données.
Avantages
Interface conviviale,
Partage des données, réutilisabilité des données stockées sur des gros
systèmes.
Inconvénient :
Trafic réseau encore assez important.
Client – Serveur de procédure (Procedure Client-Server)
13
Frédéric D.G., Intégration des systèmes client-serveur, dispensé par CNAM Aix-en-Provence 2001-2002, P.24-27
25
Type de client-serveur dans lequel, un programme applicatif est
contrôlé par une interface de présentation sur une machine cliente, sous-
traite l’exécution de procédure (traitement) applicative à une machine
serveur. Ces procédures encapsulant souvent une base de données. (On a
dans ce cas un lourd).
Avantages
Les données et les traitements sont idéalement répartis pour équilibrer la
charge des serveurs et des clients,
Les données sont proches des utilisateurs,
Le système global reste cohérent malgré l’hétérogénéité des ressources.
Inconvénient
Mise en œuvre plus complexe.
Le Client – Serveur de Données et Procédures
Type de client-serveur qui permet de mettre en commun des procédures
communes, autour de la base de données au niveau du serveur, et donc de
répartir les traitements entre client et serveur.
Plus précisément, les composants d'une telle architecture sont les suivants :
1. Les clients : Ils implémentent les dialogues interactifs avec les utilisateurs,
les traitements spécialisés des messages, l'affichage des résultats.
2. Le serveur : Il assure le stockage, la distribution, la gestion de la
disponibilité et de la sécurité des données. Il permet l'accès transactionnel
et décisionnel aux informations.
3. Le réseau : Avec les protocoles de réseau, de transport et d'échange de
requêtes, il permet le transfert des demandes et des résultats.
Les intérêts techniques d'une architecture client-serveur de données et
procédures sont multiples. Parmi ceux-ci nous citerons les suivants :
1. La diminution du codage des applications : L'application ne gère pas la
sécurité et la cohérence de l'information.
2. La mise en commun des procédures réutilisables : Les règles de gestion
déclenchées automatiquement lors des mises à jour, peuvent être
programmées au niveau du serveur.
3. La diminution du trafic réseau : Celui-ci ne véhicule plus que les données
utiles (requêtes, résultats).
4. La gestion transactionnelle fiable des données : Le serveur fournit à tous les
clients la gestion de transactions atomiques, cohérentes, à mises à jour
isolées, et à effets durables.
25
5. La sécurité des accès aux données : Le serveur permet d'authentifier les
utilisateurs, et de contrôler les droits d'accès selon les autorisations
allouées aux utilisateurs ou aux groupes d'utilisateurs.
L'organisation d'un environnement client-serveur diffère aussi selon
l'architecture du réseau et le client, ici nous citons :
Les architectures peer-to-peer
Le réseau est dit pair à pair (Peer-to-Peer en anglais, ou P2P), lorsque
chaque ordinateur connecté au réseau est susceptible de jouer tour à tour le
rôle de client et celui de serveur.
Les architectures à 2 niveaux
Ce type d'architecture (2-tiers en anglais) caractérise les
environnements client-serveur où le poste client demande une ressource au
serveur qui la fournit à partir de ses propres ressources.
Client Serveur de données
Ils ont comme avantages :
La possibilité d’utilisation d’une interface utilisateur riche ;
L’appropriation des applications par l’utilisateur.
Les ont comme insuffisances :
On en arrive à un serveur lourd.
Les mises à jour régulières pour répondre au besoin des utilisateurs.
Il est difficile de modifier l’architecture initiale.
La relation étroite qui existe entre le programme client et l’organisation de
la partie serveur, complique les évolutions de cette dernière.
Il est grandement rigidifié par les coûts et la complexité de sa
maintenance.
Les architectures client-serveur à 3 niveaux
Dans cette architecture (3-tiers en anglais), un niveau supplémentaire
est ajouté :
Un client (l'ordinateur demandeur des ressources) équipé d'une interface
utilisateur (généralement un navigateur web) chargée de la présentation.
25
Un serveur d'application (appelé middleware) qui fournit la ressource au
client, mais en faisant appel à un serveur de données qui fournit au serveur
d'application les données requises pour répondre au client.
Client Serveur d’application Serveur de données
L'architecture à 3 niveaux permet de spécialiser les serveurs dans une tache
précise.
Ils ont comme avantages :
Flexibilité
Sécurité
Performance
Les architectures à N niveaux
L'architecture peut être étendue sur un nombre de niveaux plus
important : on parle dans ce cas d'architecture à N niveaux (ou multi-tiers).
2.3. Avantages et inconvénients de l’approche client-serveur
Les avantages de l’approche client-serveur sont nombreux. Mais, nous citons
quelques uns qui sont :
o Ressources centralisées : bases de données centralisées sans redondance
ni contradiction ;
o Administration au niveau du serveur ;
o Meilleure sécurité (point d’entrée moins important) ;
o Réseau évolutif (passivité d’ajout et suppression des clients).
Les inconvénients des architectures client-serveur sont les suivant :
o La saturation : Plus des clients veulent communiquer au même moment
avec le serveur, plus il y a risque qu’il devienne incapable de supporter la
charge. Alors que dans un environnement poste à poste de nouveaux
participants n’affectent en rien le fonctionnement global du réseau.
o Le coût élevé : A la différence de la simple architecture, les coûts de mise
en place d’une architecture client-serveur mieux élaborée et même ceux de
sa maintenance sont très élevés et demandent par là même assez de
moyens financiers.
o L’arrêt d’activités en cas d’indisponibilité du serveur : Dans un
environnement client-serveur, comme c’est le serveur qui chapeaute tout
25
ce qui se fait, le fait qu’il devienne indisponible, qu’il tombe en panne
entraîne d’un coup le disfonctionnement de tout le système.
o L’asymétrie de l’information au profit des serveurs : quand on travaille
dans un environnement client-serveur, l’échange n’est pas limité qu’aux
clients et serveurs.
2.4. Les Middleware (Intergiciel)
2.4.1. Définition
Le Middleware appelé Médiateur, est un ensemble des services logiciels
construits au dessus d’un protocole de transport, afin de permettre l’échange
de requêtes et des réponses associées entre client et serveur d’une
application, de manière transparente. (14)
2.4.2. Rôles du middleware
La double mission du middleware est :
la gestion du renvoi des résultats
La mise en forme des données en vue de leur prise en charge par la
couche transport.
Les deux missions sont assurées par deux composants distincts à savoir :
Le protocole d’accès formaté (Format And Protocol) FAP, qui met en forme
les différentes données au niveau du réseau.
L’interface de programmation (Application Programming Interface) API, qui
lui se charge de connexion et déconnexion avec le serveur, de la définition
de l’environnement de la connexion (variables de contexte, zones tampon),
du transfert des requêtes et de la réception des résultats (n-uplet par n-
uplet ou de façon globale).
2.4.3. Les fonctions du Middleware
Il indique la procédure d’établissement de connexion ;
Il exécute des requêtes ;
Il récupère des résultats ;
Il initie des processus sur différents sites ;
Il organise les services des répertoires (nommage) ;
Il permet l’accès aux données à distance ;
Il gère des accès concurrent ;
Il garantit la sécurité et l’intégrité ;
Il assure la terminaison des processus ;
Il assure la mise en cache des résultats ;
14
Frédéric D.G., Intégration des systèmes client-serveur, dispensé par CNAM Aix-en-Provence 2001-2002, P.51
25
Il assure la mise en cache des requêtes.
(15)
2.4.4. Objectifs du middleware
Les objectifs d’un médiateur sont les suivants:
Transport de requêtes et réponses depuis le client vers le serveur (c’est la
fonction de base à assurer).
Il vise la simplification de la vision utilisateur :
Transport de requêtes et réponses
Simplification de la vision utilisateur
développement d'API transparente
intégration uniforme aux langages
Harmonisation des types de données
Performance
gestion de caches clients et serveurs
parcours des résultats complexes (ensembles,
objets longs)
Fiabilité
gestion de transactions intégrée
2.4.5. Quelques Médiateurs
o ODBC de Microsoft
o DAL/DAM de Apple
o SQL.NET de l’oracle
15
Frédéric D.G., Intégration des systèmes client-serveur, dispensé par CNAM Aix-en-Provence 2001-2002, P.52
25
o CHAPITRE
CHAPITRE III.
III. L’ANALYSE
L’ANALYSEPREALABLE
PREALABLE
Dans le présent chapitre nous allons recenser les différents postes se
trouvant dans le système existant, les différents documents circulant dans
ses postes de travail, le schéma de circulation des informations, décrire les
matériels de traitement utilisés dans cette entreprise, afin d’en arriver à la
modélisation du nouveau système d’information.
3.1. Présentation du cadre de l’étude
3.1.1 Historique de la BRASIMBA
L’histoire de la BRASIMBA remonte à la première guerre mondiale qui a
été suivie par une forte crise économique qui n’avait épargné aucun pays du
monde (Statuts de la BRASIMBA).
Les belges installés cette fois à Kananga rencontraient des multiples
difficultés d’approvisionnement en bière car celle-ci constituait pour eux un
produit importé.
Mais à la longue, cette dépendance vis-à-vis de l’étranger causa
plusieurs problèmes notamment ceux de l’irrégularité en matière de
rationnement, les irrégularités étaient causées par l’insuffisance de voies de
transport te de moyens de communication qui rendaient aussi aléatoire pour
l’approvisionnement en bière venant de l’Europe.
C’est ainsi qu’un groupe d’Européens voulait remédier à cette situation
en produisant la bière localement à Elisabethville l’actuel Lubumbashi où
était concentré un grand nombre de Belges ; en avril 1902, il y a eu une
séance de dégustation de la bière, résultat d’une longue période de
recherches.
C’est ainsi que naquit la Brasserie SIMBA en sigle BRASIMBA, dont
l’implantation au Katanga remonte des années 1923. On proposera la
création du syndicat des brasseries à Elisabethville à l’accord de l’union
minière du haut Katanga (UMHK) ; Monsieur CHAIDRON, Ingénieur chimiste
des industries de fermentation désigné pour se rendre en Belgique et d’y
constituer la nouvelle Société Brassicole.
La mission de Monsieur CHAIDRON échoua le 04 juin 1923, ainsi que
celles des autres européens qui lui succédèrent.
25
Ainsi le responsable du conseil en Afrique et administrateur de la
compagnie de fer du Katanga, Monsieur BRAUW, entreprirent plus tard des
démarches pour la création d’une Brasserie à Katanga.
La compagnie du Congo pour le commerce et l’industrie décida alors
avec les compagnies du Katanga de patronner en profil, curieusement les
Brasseries du Katanga furent constituées en société dont le capital était de
3.500.000 Francs Belges, le 08 décembre 1923 la première bière fut lancée
sur le marché et avec immense succès.
Nous pouvons noter par ailleurs que la capacité maximale de la
production des bouteilles était de 40.000 bouteilles par mois dès les
premières années devant une forte croissance de la demande.
La demande croissante entraina un élargissement des installations des
groupes d’emballages automatiques ainsi que des appareils frigoristes de la
Brasserie. Ceci permettant d’atteindre un chiffre de production qui était de
l’ordre de 350.000 Francs Belges en 1927. Cette augmentation du capital a
eu comme conséquence l’implantation de la Brasserie de Likasi, c’est pour
cette raison que le capital passa à 1.400.000 Francs Belges.
A partir de 1938, l’entreprise avait atteint une période de prospérité à
tel enseigne que la production mensuelle des bouteilles fut de 1.000.000.
Cette situation était de courte période car, en 1940, éclata la deuxième
guerre mondiale avec ses cortèges en place poussant l’augmentation du
capital à 18.000.000 Francs Belges immédiatement après l’accession du
pays à l’indépendance.
L’accroissement de la demande due à l’augmentation de la production
des bières SIMBA fabriquées à Kolwezi, fut lancé sur le marché de
consommation le 07 juillet 1960.
Enfin, en 1972, après sa politique de recours l’authenticité prônée par
le président MOBUTU, les brasseries du Katanga changèrent de nomination
et devinrent BRASIMBA SPRL. Le recors absolu de ventes sera atteint en
1974 avec plus de 1.100.000 hectolitres de bière vendues les années qui
suivirent bien que moins glorieuses, vers les années 1980, alors que
l’implantation de la BRASIMBA était déjà Likasi, Kamina, Mbujimayi.
Une récession économique dramatique survient et les ventes des bières
s’effondrèrent pour revenir en 1974 à 7500 bouteilles en centilitre obligeant
la fermeture des sièges de Kamina, Kolwezi et transformés en simple dépôts.
25
3.1.2. Mission et objectifs de la BRASIMBA
La BRASIMBA a pour mission d’assurer une disponibilité et la qualité
des produits aux meilleurs prix dans le cadre d’une distribution rapide,
efficace et permanente. Cette mission vise à obtenir une amélioration
technique de la production, qui porte sur la quantité produite (produire
d’avantage), le temps (produire plus vite), la qualité (produire une meilleure
qualité, l’harmonie des matières, de l’énergie, etc.).
La BRASIMBA a pour objectif principal la préparation, la fabrication et
la commercialisation des bières et boissons gazeuses (Statuts de la
BRASIMBA Pg4).
3.1.3. Vision de la BRASIMBA
La vision de la BRASIMBA est celle de rester leader dans l’industrie et la
fabrication des boissons alimentaires en Mbujimayi dans le cadre d’une
production moderne, efficace et permanente.
3.1.4. Objectifs social de la BRASIMBA
La BRASIMBA a pour objectifs depuis sa création de s’occuper de la
fabrication, la préparation, et de la commercialisation de la bière et des
boissons gazeuses. Les marques des bières fabriquées par la BRASIMBA
sont :
- La SKOL ;
- La DOPEL Munich ;
- Le FRESCO ;
3.1.4. Organigramme de la BRASIMBA
3.1.5. Structure Organisationnelle
La BRASIMBA Mbujimayi contient en son sein trois grands départements qui
sont :
Le siège à LUKELENGE
Dépôt de BAKWADIANGA
Dépôt de MUENE-DITU
Le siège à LUKELENGE
25
Situé au Nord-est de la ville de Mbujimayi dans le district de
TSHILENGE, territoire de KATANDA, cité de TSHILENGE à plus ou moins 12
Kilomètres du centre ville de Mbujimayi.
Ce siège comprend :
Le Directeur du Siège (DS)
Le siège de LUKELENGE est dirigé par le directeur de siège qui
coordonne toutes les activités de l’entreprise et c’est par son approbation ou
signature que le processus de mandé ou supposé entre en exécution par son
demandeur.
Le Département du Personnel
Il est chargé de la gestion des ressources humaines au sein de
l’entreprise. Il gère en quelque sorte les conduites du personnel, congé,
détentes causées par les deuils ou autres circonstances.
Le Service de Trésorerie
La trésorerie est constituée de tous les mouvements des recettes et des
dépenses de flux de nivellement, de financement et classement. C’est lui qui
tient la caisse, les fonds provenant des différents bureaux implantés à
travers la province du Kasaï oriental.
Le Département Technique
Il contrôle tout ce qui intervient dans les processus de production, les
états des véhicules et le transport du personnel, l’approvisionnement en
essence et gasoil pour le groupe électrogène et son entretien etc.
Le Service de Comptabilité
La comptabilité permet l’enregistrement des informations et des
mouvements des valeurs de l’entreprise en vue de contrôler toutes les
opérations effectuées et de redresser des situations dans le but de
promouvoir ou de remplir le rôle d’organe de prévision et de contrôle de
l’entreprise.
Les documents utilisés par la BRASIMBA Mbujimayi sont nombreux, mais
nous pouvons citer quelques uns :
25
o Mécanographies (mC) : sont des documents qui fournissent les
informations comptables aux sources d’informations ;
o Bon de réception ;
o Bon de commande ;
o Bon de livraison ;
o Bon de caisse etc.
La mécanographie est subdivisée en Mec 3, Mec 4, Mec 8, Mec 12, Mec 15,
Mec17, Mec18, Mec 27.
Le Dépôt de BAKWADIANGA
Il est le centre qui réalise le plus grand volume en ce qui concerne la
vente de la bière et il est constitué en trois services :
Le Service Commercial
Le but principal de tout service commercial est l’écoulement croissant,
quantitatif et double des marchandises ou produits finis de l’entreprise.
C’est aussi le service commercial de la BRASIMBA Mbujimayi qui fait de son
mieux pour l’accomplissement de cette finalité qui est la vente de la bière
SKOL, DOPPEL, ainsi que la Boisson sucrée Fresco.
Le Service Dépôt
Il est composé de trois agents :
o Un chef de dépôt ou gestionnaire de dépôt stocks ;
o Un magasinier des vides ;
o Un magasinier des pleins ;
Le Service de la Caisse
La caisse dépend directement de la trésorerie. Le service se trouvant au
dépôt BAKWADIANGA n’est qu’une ordinaire parce qu’elle ne peut
qu’enregistrer les entrées des fonds et non effectuer les dépenses sans l’aval
de la sous traitante (VIGIL et GECOMAK).
3.2. ANALYSE DE L’EXISTANT
3.2.1. Analyse des postes de travail
3.2.2. Analyse des moyens de traitement
Moyens matériels
25
Moyen logiciel
3.2.3. Analyse de moyens humains
3.2.4. Narration de la circulation des informations
3.2.5. Analyse de flux d’information
3.3. Diagnostique du système existant
3.4. Proposition des solutions