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Capnographe

Le document décrit un capnographe, un appareil médical qui mesure la concentration de dioxyde de carbone expiré par un patient. Il explique ses principales utilisations médicales, son fonctionnement technique et ses options de modèles. Le document contient de nombreux détails sur cet appareil.

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Le document décrit un capnographe, un appareil médical qui mesure la concentration de dioxyde de carbone expiré par un patient. Il explique ses principales utilisations médicales, son fonctionnement technique et ses options de modèles. Le document contient de nombreux détails sur cet appareil.

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CAPNOGRAPHE

Autres désignations
Capnigraphe

Anglais
Capnograph

Applications médicales
Utilisation principale
Monitorage de l’état ventilatoire, circulatoire et métabolique du patient par la mesure de concentrations d’EtCO2
(quantité de dioxyde de carbone en fin d’expiration), de FiCO2 (au cours de l’inspiration) dans son air expiré ainsi
que la fréquence respiratoire. EtCO2 permet de détecter les concentrations en dioxyde de carbone en fin
d’expiration et donc une baisse du travail du cœur. Le capnographe permet d’effectuer les actions suivantes :
 Surveillance des patients pendant la respiration artificielle
 Contrôle du bon positionnement de l’intubation endotrachéale
 Evaluation hémodynamique
 Surveillance lors du déplacement du patient
 Aide lors du massage cardiaque pour évaluer la reprise d’activité cardiovasculaire et les échanges
alvéolaires
Le capnographe peut s’utiliser en complément d’un ventilateur d’anesthésie.
Domaines d’application
 Médecine d’urgence (urgences, SAMU/SMUR)
 Anesthésie
 Chirurgies du système respiratoire
 Soins intensifs
 Réanimation
 Chirurgies cœlioscopiques
 Explorations fonctionnelles
Principe de fonctionnement
Le capnographe est un appareil de monitorage du CO2 expiré.

Il existe 3 types de procédé de prélèvement des gaz :


- Méthode « sidestream » ou à flux dérivé (latéral) :
Le gaz est aspiré en continu (grâce à une pompe) par un tuyau de prélèvement connecté sur le système
de ventilation (après la sonde trachéale ou le masque d’anesthésie). Si le patient n’est pas intubé,
l’utilisation d’une canule nasale permet aussi d’utiliser le capnographe.
Le tuyau de prélèvement « emmène » le gaz vers l’appareil dans lequel se trouve une cellule CO2 qui se
trouve donc à distance du patient. La cellule CO2 va permettre de lire la concentration en EtCO2.
- Méthode « microstream » ou à microflux :
Elle utilise le même procédé que la méthode « sidestream » mais le tube de prélèvement est plus fin.
Cette méthode est donc plus adaptée pour les enfants ou les nouveau-nés.
- Méthode « mainstream » ou à flux principal :
La cellule CO2 se trouve directement dans le circuit patient : entre le tube endotrachéal ou la canule
nasale du patient et le circuit anesthésique ou de ventilation.

En plus des différents procédés de prélèvement des gaz, plusieurs techniques de détection et de mesure du CO2
dans le mélange expiré existent. Elles reposent sur des principes physiques ou chimiques :
- Spectrométrie de masse :
Les gaz expirés sont séparés ou choisis selon leur poids moléculaire dans une chambre à vide.
- Spectrophotométrie/spectrophotographie infrarouge :
Une source infrarouge émet des ondes de 4.3µm.
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Ces ondes vont être absorbées par le CO2 dans une chambre de mesure (car le dioxyde de carbone
absorbe seulement les longueurs d’onde proches de 4.3µm).
Un détecteur mesure la concentration des molécules absorbant la lumière infrarouge, il s’agit d’une
mesure optique.
Le signal provenant du détecteur est ensuite numérisé pour visualiser la concentration de CO2.
- Spectrométrie de Raman :
Cette technique utilise le principe de dispersion de Raman. La lumière est absorbée par des molécules
puis est parfois réémise à une longueur d’onde supérieure à celle des molécules absorbées. Pour
mesurer la concentration du CO2, il suffit d’observer et d’étudier le spectre des lignes de dispersion de
Raman.
- Spectrométrie photo-acoustique :
Cette technique suit le même protocole que la technique par spectrophotométrie/
spectrophotographie infrarouge. Mais la méthode de mesure diffère : ici, ce n’est pas la concentration
qui va être évaluée mais la pression. En effet, quand une lumière infrarouge est appliquée à n’importe
quel gaz, celui-ci se dilate, ce qui provoque une augmentation de pression dans la chambre de mesure.
- Méthode colorimétrique :
Cette méthode utilise des papiers filtres imprégnés chimiquement. En effet, quand le papier filtre est
exposé au gaz, il change de couleur en fonction de la concentration en CO2. Il varie de la couleur
pourpre (correspondant à l’air de la pièce) à la couleur jaune (concentration d’EtCO2 supérieure à 4%
du volume d’air expiré) en passant par la couleur marron.

Puis, grâce à cette mesure en CO2, le capnogramme va apparaître à l’écran et/ou donner lieu à un tracé imprimé
selon la version de l’appareil. Le médecin pourra ensuite poser son diagnostic grâce à ce tracé.

Les techniques les plus couramment utilisées par les capnographes sont la spectrométrie de masse et la
spectrophotométrie/spectrophotographie infrarouge.

Le problème du choix entre les procédés de prélèvement ne se pose que pour la technique de
spectrophotométrie/ spectrophotographie infrarouge car la spectrométrie de masse est toujours de type
« sidestream » ou « microstream ».
Options et versions disponibles sur le marché
 Capnographe à flux principal (mainstream)
 Capnographe à flux latéral (sidestream)
 Capnographe à microflux (microstream)
 Capnographe par spectrométrie de masse
 Capnographe par spectrophotométrie/spectrophotographie infrarouge
 Capnographe par spectrométrie de Raman
 Capnographe par spectrométrie photo-acoustique
 Capnographe par méthode colorimétrique
 Capnographe portable ou non
 Capnographe avec imprimante ou non
Structures adaptées
 Pas de structure particulière, peut aussi bien être utilisé dans une structure de santé possédant un bloc
opératoire et des spécialités (service de pédiatrie, de réanimation, d’urgence…), en ambulance
(SAMU/SMUR) ou en hospitalisation à domicile.
Accessoires et consommables principaux
Désignation Fourchette de prix
Capnographe sidestream ou microstream:
 Ligne de prélèvement (usage unique) 9 à 30€
 Cellule CO2 600€

Capnographe mainstream :
 Cellule CO2 mainstream 600€
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Entretien
 Nettoyer les surfaces du capnographe à l’aide d’un chiffon humidifié avec un produit nettoyant non
abrasif.
Maintenance
Niveau de formation requis
Le personnel intervenant dans la réparation et le suivi de ce type d’appareil doit avoir suivi une formation sur
son fonctionnement et sa maintenance. Cette formation doit être dispensée par le constructeur, un organisme
habilité ou une personne compétente.
Maintenance
 Niveau :
Le capnographe appartient à la classe de criticité IIb. Cette maintenance est considérée comme critique car
il s’agit d’un dispositif médical invasif à moyen terme.

 Maintenance préventive :
 La maintenance préventive doit être effectuée une fois par an.
 Vérification de la calibration de la cellule CO2 grâce à un kit de calibrage du CO2 (coût environ de
200€).

 Maintenance corrective :
Toute anomalie doit donner lieu à une intervention technique.
Les pannes possibles sont les suivantes:
 Remplacer la pompe quand le nombre d’heures de fonctionnement (indiqué par le constructeur)
est atteint,
 Alarmes défectueuses : corriger le problème ou remplacer l’appareil,
 Cellule CO2 défectueuse : à re-calibrer ou à remplacer.
Précautions d’utilisation
Niveau de formation requis
Seuls les médecins anesthésistes, les réanimateurs, les infirmiers anesthésistes, les urgentistes, les infirmières sont
habilités à utiliser le capnographe.
Précautions d’utilisation
Ne pas verser ou vaporiser de liquide sur le capnographe ou ses circuits.
Ne pas couder les tuyaux.
S’il s’agit d’un capnographe portable, vérifiez le niveau de charge de la batterie avant chaque utilisation.
L’absence de CO2 chez un patient intubé ne signifie pas forcément un arrêt cardiaque. Il se peut que l’intubation
soit incorrecte ou que le branchement de la tubulure de prélèvement soit incorrecte.
Contraintes d’installation
 Réseau électrique avec mise à la terre indispensable : alimentation 110/240 V et 50/60 Hz. (sauf pour les
modèles portables)
Acheminement
Volume Environ 11x6x20cm (1320cm3)
Poids Environ 800 g
Précautions particulières Prévoir une sacoche de protection pour les modèles
portables
Personnes ressources /Sites internet intéressants
Jean-Louis SERGENT – Cadre infirmier anesthésiste - APHP - masheurope@[Link]

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REMARQUES

Cette fiche n'est mise à disposition qu'à titre informatif et ne constitue en aucun cas un mode d'emploi. Pour obtenir
des renseignements supplémentaires sur un modèle précis de matériel, adressez-vous directement au fabricant
concerné. Vous pouvez également contacter les personnes ressources dont les coordonnées sont indiquées en fin de
fiche.

La présente fiche a été élaborée avec l’aide de l’Union européenne. Son contenu relève de la seule responsabilité
d’Humatem et ne peut aucunement être considéré comme reflétant le point de vue de l’Union européenne.

Ce document fait partie d’une série de fiches-infos matériel développée et validée par le groupe de travail « le
matériel médical dans les actions de coopération internationale » coordonné par l’association Humatem. Cette série
est en accès libre sur le site [Link].

Fiche réalisée dans le cadre du programme d’action « Renforcement des outils de coopération et structuration du dialogue entre les acteurs du don de matériel médical :
pour une amélioration des pratiques dans les projets d’appui à l’équipement des structures de santé des pays en développement » - DCI-NSA/2009/205-811. Ce
programme est cofinancé par:

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