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L2PS Exam

Ce document contient 4 exercices de mathématiques portant sur le calcul différentiel et intégral. Les exercices abordent des sujets tels que la dérivation et l'intégration de fonctions, la recherche d'extrema locaux, et les équations aux dérivées partielles.

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Université Toulouse 3 Département de Mathématiques

Année 2013-2014 L2 Parcours Spécial

Calcul Différentiel et Intégral

Examen final - lundi 13 janvier 2014

Durée : 2h

Aucun document (ni calculatrice, ni téléphone, etc.) n’est autorisé. On accordera un soin
particulier à la rédaction. Il n’est pas nécessaire de traiter le sujet dans l’ordre, mais veillez
à toujours bien préciser le numéro de la question à laquelle vous répondez.

Exercice 1. On considère l’application


R3 R2


f: z

(x, y, z) 7→ xye , cos(yz)

1. Justifier que f est de classe C ∞ sur R3 .


2. Donner la différentielle de f au point (1,2,3).

Exercice 2. On considère sur R2 la forme différentielle ω = xy dx + y dy. On considère


les points A = (−1, 0), B = (1, 0), C = (0, 1), et Γ le triangle ABC orienté dans le sens
trigonométrique. R
1. Calculer l’intégrale Γ ω
a. directement,
b. puis en utilisant la formule de Green-Riemann.
2. La forme ω est-elle exacte ? Si oui, en donner une primitive.

Exercice 3. Déterminer les extréma locaux des fonctions suivantes :


1. f : (x, y) 7→ 2x + y − x4 − y 4 ,
3 
2. g : (x, y) 7→ exp 2x + y − x4 − y 4 ,
p
2
3. h : (x, y) 7→ 1 − x + y . 2

Exercice 4. On considère dans R3 l’ensemble E d’équation


2 1
(x2 − 1)2 + y 2 + z2 = .
4
1. L’ensemble E est-il une sous-variété de R3 ? Si oui, le démontrer et préciser la dimension.
Si non, on ne demande pas de justification.
2. Même question pour E ∩ P , où P est le plan d’équation z = 0.

Exercice 5. Soient a et f deux fonctions de classe C 1 de R dans R. On s’intéresse à l’équation


aux dérivées partielles (équation de Burgers)
∂u ∂u
a(u) + =0 (B)
∂x ∂t
avec condition initiale
u(x, 0) = f (x). (C.I.)
L’inconnue est la fonction u : (x, t) 7→ u(x, t).
1. Montrer que l’équation
u = f (x − ta(u))
définit localement (autour de (x0 , 0) pour tout x0 ∈ R) une fonction u des variables (x, t) qui
est solution du problème (B)-(C.I.).
2. Donner une solution (sur un domaine à préciser) du problème
(
u ∂u ∂u
∂x + ∂t = 0,
u(x, 0) = 1 − x.
Corrigé

Exercice 1. 1. L’application (x, y, z) 7→ xyez est de classe C ∞ comme produit de fonctions


usuelles C ∞ . De même (x, y, z) 7→ yz est C ∞ et donc (x, y, z) 7→ cos(yz) est C ∞ comme
composée de fonctions C ∞ . Cela prouve que f est de classe C ∞ sur R3 .
2. Pour tout (x, y, z) ∈ R3 on a

∂f ∂f ∂f
(x, y, z) = (yez , 0), (x, y, z) = (xez , −z sin(yz)), (x, y, z) = (xyez , −y sin(yz)).
∂x ∂y ∂z

En particulier, la differentielle de f au point (1,2,3) est l’application linéaire

(u, v, w) ∈ R3 7→ 2e3 u + e3 v + 2e3 w, 3 sin(6)v, 2 sin(6)w ∈ R2 .




Exercice 2. 1. a. On utilise les paramétrages suivants :

γ1 : t ∈ [−1, 1] 7→ (t, 0),


γ2 : t ∈ [0, 1] 7→ (1 − t, t),
γ3 : t ∈ [0, 1] 7→ (−t, 1 − t).

On a alors
Z Z Z Z
ω= ω+ ω+ ω
Γ γ1 γ2 γ3
Z 1 
Z 1 
=0+ − t(1 − t) + t dt + t(1 − t) − (1 − t) dt
0 0
= 0.

b. On a dω = −x dx ∧ dy Si on note T le triangle ABC on a d’après la formule de


Green-Riemann
Z Z ZZ Z 1 Z 1−y 
ω= ω=− x dx dy = − x dx dy = 0.
Γ ∂T T y=0 x=−1+y

2. On a vu à la question précédente que dω 6= 0, ce qui signifie que la forme ω n’est pas


fermée. Elle ne peut donc pas être exacte car une forme exacte (de classe C 1 ) est toujours
fermée.

Exercice 3. 1. La fonction f est polynômiale donc de classe C ∞ sur R2 . Pour tout (x, y) ∈ R2
on a ( ( 1
2 − 4x3 = 0 x = 2− 3
∇f (x, y) = (0, 0) ⇐⇒ ⇐⇒ 1
1 − 4y 3 = 0 y = 4− 3
1 1
Ainsi f admet un unique point critique, au point 2− 3 , 4− 3 . Pour tout (x, y) ∈ R2 on a
d’autre part
−12x2 0
det Hess f (x, y) = = 144x2 y 2 .
0 −12y 2
En particulier
1 1
det Hess f 2− 3 , 4− 3 > 0.
1 1
Cela prouve que f admet un extremum local en 2− 3 , 4− 3 . Puisque
1 1
Tr Hess f 2− 3 , 4− 3 < 0,
f admet un maximum local en ce point (et c’est le seul extremum local de f ).
2. On a g = ϕ ◦ f où 
R → R
f:
t 7→ exp(t3 )
La fonction ϕ est strictement croissante (comme composée de deux fonctions strictement
croissantes), donc g admet des extrema locaux aux mêmes points que f , et ils sont de même
1 1
nature. Ainsi g admet un unique extremum local, il s’agit d’un maximum au point 2− 3 , 4− 3 .
3. La fonction h est de classe C ∞ sur R2 \{(0, 0)} comme composée de la fonction polynômiale

R∗+
 2
R \ {(0, 0)} →
(x, y) 7→ x + y 2
2

et la fonction racine qui est de classe C ∞ sur R∗+ . En outre pour tout (x, y) ∈ R2 \ {(0, 0)}
on a !
x y
∇h(x, y) = − p , −p 6= (0, 0).
x2 + y 2 x2 + y 2
Cela prouve que h n’admet pas de point critique et donc pas d’extremum local sur R2 \{(0, 0)}.
D’autre part, pour tout (x, y) ∈ R2 \ {(0, 0)} on a

h(x, y) < 1 = h(0, 0).

Cela prouve que h admet un maximum global strict (en particulier c’est un maximum local)
en (0,0).

Exercice 4. 1. Pour (x, y, z) ∈ R3 on note


2 1
F (x, y, z) = (x2 − 1)2 + y 2 + z2 − ∈ R.
4
F est polynômiale donc de classe C ∞ sur R3 et pour tout (x, y, z) ∈ R3 on a

(x, y, z) ∈ E ⇐⇒ F (x, y, z) = 0.

Pour tout (x, y, z) ∈ R3 on a

∇F (x, y, z) = 8x(x2 − 1) (x2 − 1)2 + y 2 , 4y (x2 − 1)2 + y 2 , 2z


  

Ce gradient ne s’annule qu’aux points (0,0,0), (1,0,0) et (-1,0,0), qui ne sont pas des points
de E car F (1, 0, 0) = F (−1, 0, 0) = −1/4 et F (0, 0, 0) = 3/4. Ainsi, en tout point de E
la différentielle de F est de rang maximal 1, ce qui prouve que E est une sous-variété de
dimension 3-1 = 2 dans R3 .
2. Pour (x, y, z) ∈ R3 on note
 2 
x2 − 1)2 + y 2 + z 2 − 41
G(x, y, z) = ∈ R2 .
z

G est polynômiale donc de classe C ∞ sur R3 et pour tout (x, y, z) ∈ R3 on a

(x, y, z) ∈ E ∩ P ⇐⇒ G(x, y, z) = 0.

Pour tout (x, y, z) ∈ R3 on a


 
8x(x2 − 1) (x2 − 1)2 + y 2 4y (x2 − 1)2 + y 2
 
2z
Jac G(x, y, z) =
0 0 1

Ce jacobien est de rang 2 partout sauf aux points de la forme (0, 0, z), (1, 0, z) et (−1, 0, z)
pour z ∈ R. Aucun de ces points n’appartient à E ∩ P (c’est clair si z 6= 0, et si z = 0
on retrouve les trois points de la question précédente), donc E ∩ P est une sous-variété de
dimension 3-2 = 1 dans R3 .

Exercice 5. 1. Pour (x, t, v) ∈ R3 on note

F (x, t, v) = f (x − ta(v)) − v.

F ainsi définie est de classe C 1 et pour tout (x, t, v) ∈ R3 on a

∇F (x, t, v) = f 0 (x − ta(v)), −a(v)f 0 (x − ta(v)), −ta0 (v)f 0 (x − ta(v)) − 1 .




Soit x0 ∈ R. On a en particulier F (x0 , 0, f (x0 )) = 0 et

∇F (x0 , 0, f (x0 )) = f 0 (x), −a(f (x0 ))f 0 (x), −1 6= 0.




D’après le théorème des fonctions implicites, il existe des voisinages Ωx de x0 , Ωt de 0 et V


de f (x0 ) dans R, ainsi qu’une fonction u de classe C 1 de Ωx × Ωt dans V tels que pour tous
(x, t, v) ∈ Ωx × Ωt × V on a

F (x, t, v) = 0 ⇐⇒ v = u(x, t).

Montrons que la fonction u ainsi définie est solution sur Ωx × Ωt du problème (B)-(C.I.).
Pour tout (x, t) ∈ Ωx × Ωt on a
F (x, t, u(x, t)) = 0
donc en dérivant par rapport à x et t on obtient

∂x F (x, t, u(x, t)) + ∂v F (x, t, u(x, t))∂x u(x, t) = 0

et
∂t F (x, t, u(x, t)) + ∂v F (x, t, u(x, t))∂t u(x, t) = 0.
On sait que ∂z F (x0 , 0, u(x0 , 0)) 6= 0 donc par continuité, quitte à réduire Ωx et Ωt , on peut
supposer que c’est encore le cas pour tout (x, t) ∈ Ωx × Ωt . Pour tout (x, t) ∈ Ωx × Ωt on a
alors

a(u(x, t))∂x u(x, t) + ∂t u(x, t)


1 
=− a(u(x, t))∂x F (x, t, u(x, t)) + ∂t F (x, t, u(x, t))
∂v F (x, t, u(x, t))
1
a(u(x, t))f 0 (x − ta(u(x, t)) − a(u(x, t))f 0 (x − ta(u(x, t))

=−
∂v F (x, t, u(x, t))
= 0.

Cela prouve que u vérifie (B) sur Ωx × Ωt . En outre il est clair que pour tout x ∈ Ωx on a
bien
u(x, 0) = f (x − 0 × a(u(x, 0))) = f (x),
donc (C.I.) est également vérifiée.
2. Dans ce cas particulier, l’équation F (x, t, u) = 0, s’écrit

1 − (1 − tu) − u = 0,

dont on tire
1−x
u= .
1−t
1−x
Il est facile de vérifier que la fonction (x, t) 7→ u(x, t) = 1−t est bien solution du problème
(B)-(C.I.) sur R × (R \ {1}).

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