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MAG Sges BELLAHA Hadjer

Ce document traite du contrôle interne au sein du système bancaire et de son impact sur la maîtrise du risque. Il présente le contexte et l'importance du contrôle interne pour les banques suite aux crises financières. Le plan détaille l'étude du système bancaire, des risques, et du contrôle interne pour les banques.

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MAG Sges BELLAHA Hadjer

Ce document traite du contrôle interne au sein du système bancaire et de son impact sur la maîtrise du risque. Il présente le contexte et l'importance du contrôle interne pour les banques suite aux crises financières. Le plan détaille l'étude du système bancaire, des risques, et du contrôle interne pour les banques.

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UNIVERSITE DJILALI LIABES DE SIDI BEL-ABBES

FACULTE SCIENCES ECONOMIQUES, COMMERCIALES

ET DES SCIENCES DE GESTION

Mémoire de Magister en sciences commerciales


Option : Finance et contrôle

Thème

Le dispositif de Contrôle Interne au sein du système bancaire


Et
son impact sur la Maitrise du risque : Etude comparative

Présenté par : BELLAHA Hadjer Sous la direction de : Pr SALAH Elyas

Devant le jury composé de :


Dr. M BENSAID Maitre de conférences -A- UDL Sidi Bel Abbes Président
Dr. E. SALAH Professeur UDL Sidi Bel Abbes Encadreur
Dr. R. BACHOUNDA Maitre de conférences -A- UDL Sidi Bel Abbes Examinateur
Dr. N. RADI Maitre de conférences -A- UDL Sidi Bel Abbes Examinateur

Année Universitaire 2014-2015


A
Mon petit ange
Mohammed Ayoub
Remerciement

C’est avec un grand plaisir que je réserve ces lignes en signe de gratitude
et de reconnaissance à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à
l’élaboration de ce travail.

Mes remerciements s’adressent en premier lieu à mon encadreur


Professeur SALAH Elyas qui n’a cessé de me prodiguer ses conseils.

Je remercie vivement Docteur BENSAID Mohamed d’avoir accepté de


présider le jury de ma soutenance.

Mes remerciements s’adressent aussi aux Docteurs : BACHOUNDA Rafik


et RADI Noureddine d’avoir accepté d’examiner ce modeste travail.

J’exprime toute ma reconnaissance à monsieur ZINE pour sa précieuse


collaboration dans la réalisation de mon étude.

Un grand merci à mes très chers parents, mes chers frère et sœur qui ont
toujours été là pour moi, je remercie aussi mon mari qui m’a encouragé et
soutenu pendant la préparation de ce mémoire.

Enfin, j’adresse mes sincères remerciements à tous mes proches, amis et


tous ceux qui m’ont soutenu et aidé tout au long de mon cursus
universitaire.
Plan de travail
Introduction

Chapitre 1 : le système bancaire et le risque


Section 1 : le système bancaire
- Définition
- L’activité bancaire
- Aperçu sur le système bancaire algérien

Section 2 : la notion du risque


- définition
- La typologie des risques
- L’identification et l’évaluation des risques
- La maitrise du risque

Chapitre 2 : le contrôle interne


Section 1 : les concepts essentiels du contrôle interne
- Historique et définitions
- Objectifs du contrôle interne
- Différents types de contrôle interne

Section 2 : caractéristiques du contrôle interne


- Les acteurs et les moyens du contrôle interne
- Le champ d’application du contrôle interne
- Les limites du contrôle interne

Section 3 : référentiels et règlementations

Chapitre 3 : cas pratique

Conclusion
INTRODUCTION GENERALE
Introduction

La crise financière de 2008 a révélé la défaillance de l'ensemble


des modes de régulation à l'œuvre dans la sphère bancaire et financière.
Cette crise a suscité, par son ampleur et ses conséquences économiques et
sociales de multiples réactions, questions et inquiétudes sur l'organisation et
la solidité des systèmes financiers et banquiers nationaux et mondiaux. Face
à cette crise, il est devenu nécessaire, voire indispensable d'adopter de
nouvelles normes de contrôle afin d'accroître la stabilité du système financier.

Le contrôle interne, concept très ancien a connu au regard de ces


événements un regain d'actualité au début des années 2000 notamment avec
les scandales financiers.

Le système de contrôle interne est en effet un outil de gestion extrêmement


important pour toute entreprise moderne. C’est également un outil de gestion
qui est en pleine mutation eu égard aux nombreux scandales financiers aussi
bien à l’étranger qu’au niveau national, de gestion hasardeuse, de réseaux
de trafic d'influences, de corruption et de détournements de fonds impliquant
de grands dirigeants de groupe financiers, pétroliers...( délit d’initiés à
Pechiney (1988), 130 milliards d’euros de pertes au Crédit lyonnais (1993).
Surfacturation et emplois fictifs chez Elf (1994), 850 millions de livres de
pertes chez Barings à cause du système de contrôle interne défaillant (1995).
Corruption, falsification de comptes… chez Enron (2001). Pertes
faramineuses et publications financières frauduleuses chez Vivendi (2001).
Comptes falsifiés chez Worldcom (2002) : En 2000, Worldcom, l'un des plus
gros opérateurs de télécommunication américain s'effondre.

1
Les rapports financiers sont falsifiés, gonflant les comptes de 11 milliards de
dollars. En 2002, la dette de ce groupe atteint 41 milliards. Délit d'initiés,
stock-options et parachutes dorés chez EADS (2006). Affaire Madoff qui
proposait des produits financiers à très forte rentabilité, une escroquerie à
50 milliards de dollars (2008). Les affaires SONATRACH 1 et SONATRACH
12 ….

4,9 milliards de pertes chez la Société générale avec l’affaire du très


médiatique trader Kerviel (2008). La Société générale annonce le 24 janvier
2008 une fraude dont le montant frôle les 5 milliards d'euros. Depuis, la
justice enquête sur la responsabilité de ce fiasco financier. La banque accuse
un de ses salariés d'avoir entrepris des opérations frauduleuses en
contradiction avec ses prérogatives et d'avoir dissimulé ces opérations. Ce
dernier réplique que la banque ne pouvait pas ignorer ses opérations. Ce
n'était pas un coup d'essai pour le trader breton puisque depuis des mois, il
prenait des positions importantes, sans que les procédures de contrôle
internes ne soupçonnent les fraudes.

L'affaire de la banque Khalifa a aussi dans ce même registre défrayé la


chronique avec le plus grand scandale financier algérien dont la faillite a lésé
des milliers de petits épargnants

A l’étranger comme en Algérie, nombreuses sont les sociétés à disposer


depuis longtemps déjà de systèmes de contrôle interne, mais force est de
constater que ces systèmes ont très souvent failli ; c’est pour cela que les
entreprises, même celles qui n’ont pas été touchées par des scandales, sont
de plus en plus nombreuses à considérer l’examen des processus et des
contrôles internes comme une opportunité d’améliorer l’efficience de
l’organisation interne

2
On peut constater aussi que les exigences des différents groupes d’intérêt en
matière de contrôle interne et de révision ont fortement augmenté ces
dernières années car, outre les groupes d’intérêt externes qui considèrent de
plus en plus un système de contrôle interne efficace comme l’un des piliers
d’un bon gouvernement d’entreprise, les conseil d’administration ainsi que les
directions ont besoin, eux aussi, d’informations transparentes et sûres sur la
fiabilité et l’efficacité de leur système de contrôle interne

En fonction de sa palette de produits et de services, de ses marchés, de sa


forme de financement, de l’emploi de ses ressources et d’autres facteurs,
toute institution bancaire est théoriquement exposée à des risques
spécifiques. Pour avoir l’utilité souhaitée, un système de contrôle interne doit
être adapté à l’activité de l’institution et à son profil de risque. Les coûts des
contrôles doivent alors être comparés à leur utilité. Celle-ci découle
finalement du juste équilibre entre les risques et les coûts, l’objectif étant de
réduire les risques à un niveau acceptable.
Un système de contrôle interne qui a évolué au fil des années sans avoir
été développé de manière ciblée ne peut, bien souvent, plus remplir ses
exigences. Pour jouer pleinement son rôle et devenir efficace et efficient, il
doit se baser sur une procédure systématique qui inclut aussi une remise en
question régulière.

Les défaillances de contrôle interne nous conduisent assez


logiquement à mettre en avant ce thème trop souvent en retrait au sein des
organisations. A cet effet, un constat s'impose: le contrôle interne ne peut
plus se limiter à quelques bonnes paroles et engagements de principes
relayés dans un rapport trop souvent perçu comme une obligation de
communication; l'obligation par contre est de mettre en place un véritable
dispositif permanent de contrôle interne.

3
«Le contrôle interne est un dispositif de la société, défini et mis en œuvre
sous sa responsabilité. Il comprend un ensemble de moyens, de
comportements, de procédures et d'actions adaptés aux caractéristiques
propres de chaque société qui :

 contribue à la maîtrise de ses activités, à l'efficacité de ses opérations


et à l'utilisation efficiente de ses ressources ;

 doit lui permettre de prendre en compte de manière appropriée les


risques significatifs, qu'ils soient opérationnels, financiers ou de
conformité. »

Dans le cadre d'une banque, l'efficacité opérationnelle recouvre


un champ très vaste. Elle ne concerne pas seulement l'optimisation de la
gestion interne, mais aussi la maîtrise des risques qui devient un impératif
pour toute organisation.

L'intérêt général nécessite que tout soit mis en œuvre pour


maintenir la confiance dans les systèmes de contrôle afin que les bases sur
lesquelles reposent les économies ne soient pas ébranlées par de nouveaux
scandales financiers. Le secteur bancaire qui est l'un des plus exposés aux
risques est le domaine où la lutte contre ses excès doit être menée en priorité.

Les normes et les règlements relatifs au contrôle interne définissent


un certain nombre de principes ayant pour but la maîtrise des risques liés à
l'exercice de l'activité bancaire.

4
Problématique
Au regard de ce bref rappel des quelques situations représentatives
des scandales qui ont défrayés la chronique bancaire notamment en Algérie,
l’énoncé de la question principale de notre problématique peut être présenté
de la manière suivante :

«Le contrôle interne mis en place au sein du système bancaire algérien


répond-il aux attentes en terme de maîtrise des risques ?

Afin de répondre à cette question, il nous parait utile, voire nécessaire de se


poser les questions subsidiaires suivantes qui vont constituer le cheminement
de notre travail de recherche :

 Quels sont les acteurs du contrôle interne, et comment procède une


banque à la mise en place d'un dispositif de contrôle interne lié à ses
activités ?

 existe-t-il une différence substantielle dans le dispositif de contrôle


interne des banques publiques par rapport aux banques privées en
Algérie ?
Nous pouvons également énoncer de la manière suivante les hypothèses
sous-jacentes à la mise en œuvre de cette recherche.

 Il existe une relation significative entre la mise en place d’un dispositif


de contrôle interne et le degré de maitrise des risques.

 Le contrôle interne des banques privées est plus efficace que celui des
banques publiques.

5
Objectif de la recherche :
Le dispositif de contrôle interne augmente l'assurance contre les
risques, contribue à l'efficacité et à l'efficience des utilisations des ressources
de la banque ; mais ne garantit pas l'assurance totale contre les dérapages
de certains opérationnels et dirigeant.

Le choix de ce sujet est motivé par un souci majeur d'apporter des


éclairages sur un certain nombre de volets de cet outil moderne de
management pour permettre aux opérationnels dans le secteur bancaire
d'avoir une idée sur la manière dont ils devront apprécier leurs dispositifs du
contrôle interne, afin de prévenir les risques éventuels.

Le but de cette étude est donc d'évaluer les mesures de contrôle


interne que les banques peuvent adopter pour assurer la conformité avec les
règlements applicables, prévenir les erreurs afin d'atteindre les objectifs et
maîtriser les risques.

6
Méthodologie :

Pour tester nos hypothèses de recherche, nous avons choisi


d’utiliser une méthode descriptive quantitative sous forme d’enquête afin de
montrer l’importance du système de contrôle interne au sein des institutions
bancaires. Nous nous proposons également de mener une étude
exploratoire auprès des banques publiques et privées implantées dans la ville
de Sidi Be Abbes afin de connaître, d’étudier et d'évaluer les mesures de
contrôle interne que les banques adoptent pour assurer la conformité de leurs
activités avec la règlementation bancaire en vigueur, et des dispositifs de
contrôle interne mis en place pour justement maîtriser les risques et prévenir
les disfonctionnement inhérents à toute erreur ou tentative de malversation.

A partir des hypothèses et des questionnements que nous avons


adoptés, nous avons procédé à ce travail de recherche en suivant un
raisonnement et une argumentation que nous avons déployé, développé et
structuré autour de trois (03) chapitres.

Dans la première partie du premier chapitre, nous allons présenter


le système bancaire en général, la spécificité de ses activités et de son
fonctionnement puis, nous mettrons l’accent sur le système bancaire algérien
qui a connu depuis le début des années 90 une série de métamorphoses,
caractérisant différentes étapes d'une réforme et une mise en conformité
avec les standards internationaux. Nous présenterons son évolution au
regard des différentes réformes qu’il a connu.

7
La seconde partie sera consacrée à la notion du risque, et en particulier
celui du domaine bancaire. On présentera puis on analysera ces différents
types de risque ainsi que les moyens de leur identification et de leur
évaluation. Enfin on exposera le rôle que joue cette étape dans la maîtrise
des risques et l’implication de la règlementation bancaire afin de le renforcer.

Dans le deuxième chapitre intitulé le contrôle interne, nous nous


attacherons à expliquer ce qu’est et ce que recouvre le concept de contrôle
interne. Ensuite nous chercherons à identifier à partir de grands principes
conceptuels et réglementaires les acteurs et les moyens fondamentaux
indispensables pour structurer un dispositif de contrôle interne. Enfin, et
comme le contrôle interne ne peut être considéré comme une assurance
absolue, nous exposons ses limites.

Quant au troisième chapitre, il sera consacré à la présentation de


étude comparative que nous avons mener dans plusieurs agences bancaires
dans le but justement d'évaluer et de vérifier le degré d’information du
personnel en matière de contrôle interne et ce, à l’aide d’un sondage par
questionnaire. Cette approche est fondée sur une analyse comparative entre
les dispositifs de contrôles au sein des banques privées et celles publiques,
ce qui nous a permis de faire ressortir les forces et faiblesses du dispositif de
contrôle au sein de ces deux catégories de banque en vue d'apporter des
recommandations.

8
CHAPITRE I : LE SYSTÈME BANCAIRE ET
LE RISQUE
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Introduction :

La stabilité et la solvabilité du système bancaire sont une condition


primordiale pour le bon fonctionnement du système financier. Le système
bancaire s'appuie sur des réseaux et des effectifs toujours en croissance.
C'est un secteur économique dynamique qui a su dans une grande mesure,
préserver son indépendance. Les établissements de crédits, s'ils ont disposé
d'une grande liberté d'action ont été confrontés à des risques plus variés
qu'ils ont dû apprendre à mesurer et à contrôler.

En se plaçant sur une rétrospective historique, l’activité bancaire s’est


développée dès le départ sur l’acceptation de prêter de l’argent contre une
forme de rémunération, les intérêts. Ce qui constituait déjà en soit une
acceptation d’un risque, celui du non remboursement du prêt et des intérêts.

De fait, il est clair que l’activité bancaire a toujours été intrinsèquement


porteuse de risques.

Les banques sont souvent citées en référence en Europe et dans le monde,


parce qu'elles ont su faire progresser leurs résultats en réduisant fortement
leurs prix de revient.

Afin de mieux comprendre le problème, l'objet de ce chapitre sera donc de


mettre l'accent sur l’activité du système bancaire en présentant tout d'abord
sa définition et on parlera aussi sur le système bancaire algérien, puis nous
détaillerons la notion du risque auquel est confrontées les banques dans leur
gestion quotidienne et comment l’identifié et l’évalué pour pouvoir le maitriser
par la suite.

10
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

1. Le système bancaire :

L’ensemble des banques (secondaires, commerciales) d’une même zone


monétaire forme un système bancaire piloté par une banque particulière
appelé banque centrale qui contrôle l’ensemble des banques, assure
l’émission des billets et définit la politique monétaire. Le secteur bancaire est
le secteur économique qui regroupe les établissements de crédits, dont les
banques occupent une grande place.

Par définition, les banques sont les établissements financiers qui collectent
des dépôts et capitaux auprès des agents à capacité de financement et les
utilisés sous forme d’investissements ou de crédits accordés aux agents à
besoin de financement.

Selon le petit Larousse 2003 « Une banque est un établissement privé ou


public qui facilite les paiements des particuliers et des entreprises, avance et
reçoit des fonds, et gère les moyen de paiement. »

2. Rôle et importance des banques1 :

Par définition le rôle d’une banque consiste à collecter des dépôts d’argent
puis à les utiliser sous forme de crédits ou d’investissements.

1
Marie-Lorène GINIES, Arthur PAULIN , Les métiers de la banque finance assurance, 3eme édition, studyrama,
France, 2005, p 21

11
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Aujourd’hui la donne a changé car l’activité des banques s’est largement


diversifiée et étoffée. Résultat : l’organisation par « ligne » de métiers est à
l’ordre du jour. Il s’agit de mieux répondre aux besoins des clients en leur
offrant des services homogènes et performants mais aussi de mieux cerner
les sources de profit.

Ainsi, on distingue désormais deux grandes familles de métiers : la banque


de détail c'est-à-dire les prestations offertes par le réseau des agences, et la
banque de gros qui comprend notamment le marché des capitaux,
d’investissement, la gestion d’actifs et la gestion des titres.

Chacun de ces axes se décline à la fois sur le plan national et sur le plan
mondial ; le métier de la banque de marché, par exemple, concerne les
actions de toutes les entités de la banque dans ce domaine.

3. L’activité bancaire2

On ne peut mettre en place un dispositif de contrôle que si l’on prend en


compte l’ensemble des opérations à traiter : comprendre l’activité de la
banque est donc primordial.

Par une approche de général vers le détail nous mènerons successivement


l’analyse des activités principales, des produits correspondants, de leurs
modalités de traitement et des risques associés.

Une banque exerce différents activités que génèrent des produits répondant
à un cycle de vie dont chaque événement est une succession de taches :

Domaine d’activité Produits Cycle de vie Tâches

2
Jean-luc SIRUGUET, Emmanuelle FERNANDEZ, Lydia KOESSLER. Le contrôle interne bancaire et la fraude, DUNOD,
paris, 2006, p 101-102 .

12
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Un domaine d’activité correspond à une fonction principale de la banque.

On peut distinguer les domaines d’activités bancaires tels que les crédits, les
dépôts, les moyens de paiement, les titres, le change, et les domaines
d’activités support que sont par exemple les ressources humaines,
l’informatique, la comptabilité.

Figure 1: Découpage de la banque en activités

Les produits sont les prestations fournies par les domaines d’activité. Des
exemples de produits de l’activité dépôt sont les comptes courants, les livrets,
les comptes à terme.

13
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

L’analyse de l’activité bancaire permet :

 D’identifier les risques généraux inhérents à chaque activité ;


 De comprendre les éléments de l’environnement qui influent sur le
traitement des opérations ;
 D’adapter les contrôles aux spécificités de l’activité du domaine.

Depuis le début des années quatre-vingt, de notables évolutions


caractérisent l’environnement dans lequel exercent les banques. D’abord, les
phénomènes communément regroupés sous le terme de mutations
financières, en l’occurrence, la libéralisation financière, la mondialisation et
globalisation financière, les innovations financières et l’incorporation des
NTIC. Ensuite, la montée des non-banques qui concurrencent sévèrement
les banques des deux côtés de leur bilan.

Par ailleurs, l’extension des marchés financiers devenus de nos jours plus
efficients, larges et profonds. Enfin, l’importance modification des
comportements de placement des ménages et de financement des
entreprises non financières.

L’ensemble des observateurs s’accorde à dire que l’environnement


économique et financier connait depuis un peu plus de deux décennies, des
transformations majeurs et sans précédents. Chez le commun des mortels,
ces transformations suscitent souvent un sentiment de perplexité, voire
d’inquiétude du fait de la rapidité et de l’ampleur avec lesquelles elles opèrent,
de leur caractère irréversible et enfin, de l’absence de repères et d’aide
suffisante au décryptage et à la compréhension.

14
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Chez l’économiste, en revanche, ces transformations sont peut-être le


vecteur qui consacrera enfin l’efficience économique et qui permettre de vivre
dans un monde meilleur.

Au premier rang de ces transformations, on peut identifier : la libéralisation


financière, la mondialisation et la globalisation financière, les
innovations financières et l’incorporation des NTIC.

Il faut dire que ces phénomènes ont si profondément fait évoluer les
pratiques économiques et financières que les grilles d’analyses,
habituellement admises, sont aujourd’hui désuètes et progressivement
substituer par des grilles plus complexes. Sans prétendre donner une
représentation exhaustive de ces transformations.3

3
Nacer Bernou, mars 2005, élément d’économie bancaire activité théorie et réglementation, thèse de doctorat en
sciences économiques spécialité monnaie banque et économie internationale, Université Lyon 2, p 28-29.

15
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

4. Aperçu sur le système bancaire algérien :

De l’indépendance à 1988 :4

Apres l’indépendance et jusqu’à la mise en œuvre des réformes de


l’économie de 1988, axées sur l’autonomie des entreprises publiques, le
système bancaire algérien a connu plusieurs phases dans son
développement.

La première étape a consisté à récupérer la souveraineté monétaire interne


et externe par la création d’un institut d’émission spécifiquement algérien « la
Banque Centrale d’Algérie » et d’une monnaie nationale le dinar algérien.

Le système bancaire national s’est, par la suite, développé par la création de


deux nouvelles institutions financières : l’une chargée de la mobilisation de
l’épargne populaire et du financement du logement, la caisse nationale de
l’épargne et de prévoyance (CNEP), et l’autre, la caisse algérienne de
développement (CAD), voulue par ses concepteurs comme une institution
financière complexe et multidimensionnelle, un véritable gouvernement
économique de l’Algérie. La CAD, en tant que banque d’investissement et
banque d’affaires était appelée, selon ses statuts, à jouer un rôle actif sur le
marché financier.

4
A.NAAS, Le système bancaire algérien de la décolonisation à l’économie de marché, INAS, Paris, 2003, p 127-129 .

16
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

En tant qu’agent financier de l’état, la CAD a, par contre, pris en charge la


gestion du budget d’équipement de l’état.

Devant le peu d’engagement des banques privées étrangères à l’égard du


financement du développement mais également pour prendre la relève du
financement du secteur socialiste par la Banque Centrale, les banques
étrangères ont été algérianisées. Trois banques publiques, à caractère
universel et spécialisées au plan sectoriel, la banque nationale
d’Algérie(BNA), le crédit populaire d’Algérie (CPA) et la banque extérieure
d’Algérie (BEA) ont été créées sur la base du réseau d’agences des banques
privées étrangères.

Deux autres banque publiques, la banque de l’agriculture et du


développement rural (BADR) et la banque du développement local (BDL)
seront créés, par la suite, à partir de structures préexistantes de la (BNA et du
(CPA).

L’adoption de la planification comme mode de gestion de l’économie va


transformer le rôle des différentes composantes du système bancaire
national : le trésor est chargé de la centralisation, de la transformation et de
la répartition de l’épargne national, les banques commerciales du
financement des besoins de l’exploitation et des investissements à moyen
terme des entreprises publiques et les établissements de crédits spécialisés
sont chargés, à partir de ressources mises à leur disposition par le trésor, de
financer les investissements à long terme des entreprises publiques.

17
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Le système bancaire n’est soumis, durant toute cette période qu’à un seul
volet de la planification : la planification de la distribution des crédits.

Dans les faits, le système bancaire fonctionne comme une banque unique,
avec plusieurs compartiments formés par les banques commerciales et les
établissements de crédit spécialisés, puisque la banque centrale est tenue
d’ajuster l’offre de la monnaie à la demande de monnaie exprimée par le
secteur productif et ce, quel que soit le volume de l’épargne collectée sur le
marché. Dans ce système de financement de l’économie, les taux d’intérêt et
le taux de change jouent un rôle marginal étant donné que l’objectif consiste
à mettre à la disposition des entreprises des financements en monnaie
national et en monnaie étrangères, à moindre cout.

Ce schéma de financement était justifié au début de la mise en œuvre des


plans de développement , en raison de la faiblesse de l’épargne, de la
nécessité d’instaurer les bases de l’industrialisation et de faire jouer à l’état
un rôle d’acteur prépondérant et volontariste dans le développement national.

Ce schéma de financement est resté pratiquement figé durant la période de


la gestion planifiée de l’économie. Faute d’avoir pu s’ajuster à l’évolution des
différentes phases du développement de l’économie, ce mode de
financement à atteintes propres limites. A la fin de la décennie 70, plusieurs
indicateurs ont mis en relief cette situation :

A partir de 1978 et surtout de 1980, l’écart entre le taux de croissance de la


masse monétaire et celui du PIB est significatif du mode de financement de
l’économie ;

Le taux de liquidité de l’économie, mesuré par le rapport entre la masse


monétaire et le PIB est de plus de 60% en 1978, pour atteindre 83% en 1987.

18
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Un tel niveau du taux de liquidité de l’économie fait ressortir le caractère


fortement inflationniste du mode de financement de l’économie. A titre
indicatif, durant la même période, ce taux était deux fois moindre au Maroc et
en Tunisie ;

Dans les relations entre la banque centrale et les banques commerciales un


mode de financement nouveau va s’instaurer à partir de 1981. Les banques
vont, en effet, accéder aux avances de la banque centrale sans limites et en
l’absence de tout contrôle. Les banques connaissent alors une crise
structurelle de liquidités qui résulte de l’indiscipline financière des entreprises
publiques, de leur capacité à honorer leurs dettes à l’égard du système
bancaire et des difficultés qu’elles rencontrent pour générer de la valeur
ajoutée et créer de la richesse ;

Au niveau des relations entre la banque centrale et le trésor les concours


accordés par l’Institut d’émission représentent moins de 10% de la masse
monétaire durant la décennie 70. A partir de 1982 les avances de la banque
centrale au trésor public passent de 12% de la masse monétaire à 32% en
1987. Un tel niveau d’endettement traduit les difficultés du trésor à faire face
aux dépenses du budget de l’état mais surtout au financement des
entreprises publiques ;

Le niveau des réserves de change, à l’exception de l’année 1985 connait,


quant à lui, une baisse continue à partir de 1982. Au-delà des facteurs
exogènes, la politique d’emprunts extérieurs à court terme, voire au jour le
jour, va accentuer la dégradation des finances extérieures.

L’ensemble de ces indicateurs montre la nécessité qu’il y avait dès la fin du


second plan quadriennal, après 1978 , d’adopter des réformes de structure
dans le mode d’organisation et de fonctionnement de l’économie ainsi que

19
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

dans son mode de financement.

De 1988 à nos jours :5

A partir de 1988, des réformes dans l’organisation du secteur public


économique sont introduites sans, pour autant, modifier le mode de
financement de l’économie. L’économie algérienne va alors entrer dans une
interminable phase de transition.

A partir de janvier 1988, une réforme de l'économie algérienne reposant sur


l'autofinancement des entreprises a été engagée. Cette dernière a pour
objectif de rétablir une relation entre la banque et l'entreprise en réaffirmant
leur caractère commerciale. Ces relations doivent être régies par les règles
de la commercialité dans le cadre d'engagement contractuel.

La loi du 12 Janvier 1988 définit la banque comme étant une personne


morale commerciale, dotée d'un capital et soumise à ce titre, au principe de
l'autonomie financière et de l'équilibre comptable.

Le rôle de la Banque Centrale d'Algérie a été accentué par cette loi et plus
particulièrement la gestion des instruments de la politique monétaire.

Cette loi porte principalement :

 La création d'une nouvelle catégorie d'entreprise publique (l'entreprise


publique économique) qui est appelée à avoir une plus grande
autonomie de gestion ;

5
Mourad BENAMGHAR, La règlementation prudentielle des banques et des établissements financiers en Algérie et
son degré d’adéquation aux standards de Bâle 1 et Bâle 2, mémoire de fin d’étude de magister en sciences
économiques, université Mouloud MAMMERI TIZI-OUZOU, 2012 ,

20
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

 La création de nouvelles institutions financières chargées de la gestion


des actions des entreprises publiques économiques (les fonds de
participation). Les fonds de participation seront dissous en 1995, et
remplacés par des holdings publics chargés de la gestion de capitaux
marchands de l'Etat ;

 La mise en place d'un nouveau système de planification devant reposer


sur une planification stratégique basée sur l'élaboration de plans à
moyen terme au niveau : national, des collectivités locales et des
entreprises publiques.

Même si la loi de 1988 a donné l'autonomie financière de gestion aux


banques, elle réaffirme le caractère planifié de l'économie.

La loi relative à la monnaie et le crédit et la réforme bancaire de 1990 :

Dans le prolongement des réformes économiques engagées en 1988,


basées sur l'autonomie de l'entreprise publique, un nouveau dispositif a été
mis en place 1990, par la loi relative à la monnaie et le crédit, dans laquelle la
Banque Centrale et les intermédiaires financiers sont appelés à évaluer.
Cette loi apporte des aménagements importants dans l'organisation et le
fonctionnement du système bancaire

Cette loi de 1990 va constituer la clef de voûte du nouveau système bancaire


Algérien. Les mesures les plus déterminantes sont, sans aucun doute,
l’ouverture de l’activité bancaire au capital privé national, mais aussi étranger,
et la libre détermination des taux d’intérêt bancaire par les banques sans
intervention de l’état. La réforme porte sur l’organisation même du système.6

Le législateur pose le principe de l’agrément des banques en mettant en


avant la qualité des actionnaires, la relation entre les différents actionnaires
et la notion d’actionnaire de référence. Les principes posés par la loi sont
6
Guide des banques et des établissements financiers, 2012, p 09.

21
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

applicables à tous les organismes bancaires, qu’ils soient la propriété de


l’état ou du privé.

La loi réhabilite la banque centrale dans ses missions, réorganise les


relations entre cette dernière et le Trésor, redéfinit le rôle des banques et
introduit des standards internationaux dans la gestion de la monnaie et du
crédit. La loi crée des organes nouveaux autonomes et érige le principe de
commercialité comme mode de gouvernance des banques.

La loi de 1990 consacre les principes suivants:

 l’autonomie de la banque centrale qui devient la Banque d’Algérie


 la régulation du système bancaire par des autorités administratives
indépendantes ;
 la séparation entre l’autorité de réglementation et d’agrément des
banques et l’autorité de supervision;
 le monopole des banques sur les opérations de banque.

La loi dispose également des missions et rôles de la banque centrale et de


ses organes (Conseil de la monnaie et du crédit, organe de supervision
bancaire), ainsi que des règles de gestion des banques primaires mais aussi
des opérations de banque (octroi de crédit, moyens de paiement et réception
des fonds du public), des catégories juridiques des entités bancaires ou
encore des infractions spécifiques à l’activité bancaire.

22
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

La loi permet aux autorités de procéder à l’organisation du marché monétaire


ainsi qu’à la libéralisation des conditions de banque.

Concernant l’exercice de l’activité elle-même, cette dernière ne peut être


exercée que par deux catégories d’établissements: les banques et les
établissements financiers. L’option pour la banque universelle ou
l’établissement financier spécialisé n’est plus dictée par les autorités, mais
résulte du libre choix du promoteur. Les banques agréées disposent de toute
la liberté pour choisir leur clientèle, leurs produits ou leur mode d’organisation.
La loi pose le principe d’égalité de traitement des banques et des
établissements financiers, et leur accorde des privilèges en matière de
garantie et de recouvrement des créances qui leur permet de bénéficier d’un
régime dérogatoire au droit commun. Pour faire suite aux nouvelles règles de
gestion introduites par la nouvelle loi, il a été procédé à l’assainissement
patrimonial par le rachat des créances non performantes sur les entreprises
publiques économiques restructurées, dissoutes ou les entreprises publiques
déstructurées, mais encore en activité. L’assainissement s’effectue
également par le rachat des autres créances des banques sur l’état (comme
la perte de change et les différentiels d’intérêt sur les emprunts extérieurs
mobilisés pour le soutien de la balance des paiements).

23
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

La réforme bancaire a été menée concurremment avec la promulgation


d’autres lois qui ont soutenu le mouvement de libéralisation de ce secteur
économique: pour exemples :

la loi de finances pour 1994 qui autorise l’ouverture des entreprises publiques
économiques aux capitaux privés nationaux ou étrangers tout en abrogeant
le plafond du pourcentage majoritaire de l’état à 51% du capital, l’ordonnance
n°95-06 du 25 janvier 1995 sur la concurrence ou encore le décret législatif
n°93-10 du 23 mai 1993 portant institution de la Bourse des valeurs
mobilières (ouverte aux sociétés par actions).

La LMC de 1990 sera amendée en 2001 puis remplacée en 2003 par


l’ordonnance 03-11 relative à la monnaie et au crédit.

Celle-ci a pour objet de consolider le système et abroge la loi sur la monnaie


et le crédit de 1990. Le nouveau texte en reprend cependant, dans une large
mesure, ses dispositions. La volonté du législateur est alors de porter plus
loin la libéralisation établie par la loi de 1990. La nouvelle banque centrale
perd, quoiqu’un peu, de son autonomie vis-à-vis du pouvoir politique: les
membres du Conseil de la monnaie et du crédit et du conseil d’administration
de la Banque d’Algérie sont tous nommés par le président de la république.

24
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

L’ordonnance consolide le régime déjà établi par la loi de 1990 en


introduisant de nouveaux principes et/ou en les définissants plus précisément:
le secret professionnel, les changes et les mouvements de capitaux, la
protection des déposants. L’objectif de l’ordonnance est de «renforcer la
sécurité financière, améliorer nettement le système de paiement et la qualité
du marché»

L’ordonnance n°10-04 du 26 août 2010 relative à la monnaie et au crédit :

L’ordonnance n° 10-04 du 26 août 2010, modifiant et complétant


l’ordonnance n° 03-11 relative à la monnaie et au crédit stipule que la Banque
d’Algérie est chargée de s’assurer de la sécurité et de la solidité du système
bancaire7

7
L’ordonnance n° 10-04 du 26 août 2010, modifiant et complétant l’ordonnance n° 03-11du 26 aout 2003 (JORAPD n°
50 du 01/09/2010).

25
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Les principales mesures sont les suivantes:

Les participations étrangères dans les banques ne peuvent être autorisées


que dans le cadre d’un partenariat dont l’actionnariat national résident
représente 51% au moins du capital. Par actionnariat national, il peut être
entendu un ou plusieurs partenaires.

L’état détiendra une action spécifique dans le capital des banques et des
établissements financiers à capitaux privés et en vertu de laquelle il est
représenté, sans droit de vote, au sein des organes sociaux.

L’état dispose d’un droit de préemption sur toute cession d’actions ou de


titres assimilés d’une banque ou d’un établissement financier.

Les cessions d’actions ou de titres assimilés réalisées à l’étranger par des


sociétés détenant des actions ou titres assimilés dans des sociétés de droit
algérien qui ne se seraient pas réalisées conformément aux dispositions de
l’ordonnance n°01-03 relative au développement de l’investissement sont
nulles et de nul effet.

Toute cession d’actions ou titres assimilés d’une banque ou d’un


établissement financier doit être autorisée préalablement par le gouverneur
de la Banque d’Algérie dans les conditions prévues par un règlement pris par
le Conseil de la monnaie et du crédit, non encore publié.

La Banque d’Algérie a pour mission (supplémentaire) de veiller à la stabilité


des prix et doit établir la balance des paiements et présenter la position
financière extérieure de l’Algérie.

Les banques ont l’obligation de mettre en place un dispositif de contrôle


interne et de contrôle de conformité. Dans ce dernier cas, il s’agit d’une
conformité aux lois et règlements et du respect des procédures.

26
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

La Banque d’Algérie organise et gère une centrale des risques des


entreprises, une centrale des risques des ménages et une centrale des
impayés.

D’autres mesures ont été introduites visant au renforcement du cadre


institutionnel, au renforcement du contrôle des banques et des
établissements financiers, à la protection de la clientèle et à la qualité des
prestations bancaires, notamment en renforçant les obligations des banques
primaires vis-à-vis de leurs clients ou encore en affirmant le principe du droit
au compte.

Le système algérien des finances compte au 2 janvier 2014 une liste de 20


banques et 9 établissements financiers agréent activant actuellement en
Algérie, selon la liste diffusée par la Banque d'Algérie et publiée au journal
officiel no 13.8

8
www.bank-of-algeria.dz

27
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Les banques agrées en Algérie, sont la Banque extérieure d'Algérie (BEA), la


Banque nationale d'Algérie (BNA), le Crédit populaire algérien (CPA), la
Banque algérienne de développement rural (BADR), la Banque de
développement rural (BDL), la Caisse nationale d'épargne et de prévoyance
(CNEP), la Banque Al Baraka d'Algérie, la Citibank N.A Algeria
(succursale), Arab Banking Corporation-Algeria, Natixis- Algérie, Société
générale-Algérie, Arab Bank PLC-Algeria (succursale), BNP Paribas Al-
Djazaïr, Trust Bank-Algeria, The Housing Bank For Trade and Finance-
Algeria, Gulf Bank Algérie, Fransabank Al-Djazaïr, Crédit agricole corporate
et investissement Bank-Algérie, HSBC-Algeria (succursale) et Al Salam
Bank-Algeria.

Les établissements financiers agrées sont au nombre de 9. Il s'agit de la


Société de refinancement hypothécaire (SRH), Société financière
d'investissement, de participation et de placement (Sofinance), Arab Leasing
Corporation (ALC), Maghreb Leasing Algérie (MLA), Cetelem
Algérie, Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA), Société nationale
de Leasing (SNL-SPA), Ijar Leasing Algérie-SPA et El Djazair IJAR-SPA.

Les autorités du système bancaire algérien9

Nous commençons par les organes dont la mission de contrôle est


permanente. Nous allons aborder, en premier lieu, l’organe chargé de la
définition des normes prudentielles en Algérie, à savoir »le conseil de la
monnaie et du crédit CMC » et en deuxième lieu, les organes chargé du suivi
de leur application, à savoir « la commission bancaire CB » et « la direction
générale de l’inspection générale GIG »de la banque d’Algérie.

9
Mourad BENAMGHAR, Op.cit, p 100

28
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

1. Le conseil de la monnaie et du crédit CMC :

Le conseil de la monnaie et du crédit CMC est un organe chargé de la


définition des normes prudentielles applicables aux banques et aux
établissements financiers.

Il constitue l’un des principaux piliers introduits par la réforme monétaire et


bancaire, c’est l’autorité monétaire par excellence, il édicte les règlements
propres à l’activité bancaire et financière, notamment :

 la définition des normes et conditions des opérations de la


banque d’Algérie (émission monétaire, marché monétaire,
opérations sur métaux précieux et devises, volume de la
masse monétaire et du crédit, compensation,
fonctionnement et sécurité des systèmes de paiement,
gestion des réserves de change) ;

 les conditions d’établissement des intermédiaires et celles


de l’implantation de leurs réseaux ;

 les normes de gestion que ces intermédiaires financiers


doivent respecter (ratios de gestion, opérations avec la
clientèle, règles comptables, règlements des changes,
activité de conseil et de courtage.

29
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Aussi, il y a lieu de signaler qu’aucune banque ou établissement financier


ne peut être constitué sans l’aval ou l’autorisation préalable du conseil de
la monnaie et du crédit CMC. Le conseil doit, avant d’octroyer son
agrément, vérifier si les conditions d’installation (capital minimum,
honorabilité des dirigeant…etc.) sont remplies.

Figure 2:composition du conseil de la monnaie et du crédit CMC

2. La commission bancaire :

L’article 105 de l’ordonnance n 03-11 du 26 aout 2003, relative à la monnaie


et au crédit, a défini la commission bancaire CB comme une autorité
monétaire qui a pour mission :

 de contrôler le respect par les banques et les établissements financiers


des dispositions législatives et réglementaires qui leur sont applicables ;
 de sanctionner les manquements qui sont constatés ;
 de veiller à la qualité de leur situation financière ;
 d’examiner leurs conditions d’exploitations ;
 de veiller aux règles de bonne conduite de la profession.

30
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Le contrôle effectuer par la commission bancaire CB ne doit pas être réduit à


une simple analyse des postes du bilan, bien au contraire, il doit se faire sous
forme d’étude approfondie de la rentabilité de l’établissement assujetti au
contrôle pour mieux cerner les aspects de sa gestion.

Figure 3:composition de la commission bancaire CB

3. La direction générale de l’inspection générale DGIG :

Selon l’article 108 de l’ordonnance 03-11 du 26 aout 2003 relative à la


monnaie et crédit, la commission bancaire est habilitée à effectuer un
contrôle sur pièces et sur place des banques et établissements financiers.
Le même article stipule que la Banque d’Algérie est chargée d’organiser,
pour le compte de la commission bancaire, ce contrôle par l’intermédiaire
de ses agents.

31
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

En effet, la Banque d’Algérie a mis en place une structure chargée


d’effectuer un contrôle sur pièces et sur place des banques et
établissements financiers pour le compte de la Commission Bancaire.

Il s’agit de la direction générale de l’Inspection Générale (DGIG) qui se


compose des directions suivantes :
 la direction du contrôle sur pièces(DCP) ;
 la direction de l’inspection externe (DIE) ;
 la direction de l’inspection interne (DII) ;
 les directions régionales (DR).

L’activité de ses autorités est une activité permanente et pour bien cerner
cette question, il est utile de souligner, qu’à côté de ces autorités, il existe
d’autres structures dont l’activité est périodique ou occasionnelle, à savoir
le Ministère des Finances à travers l’Inspection Générale des Finances et
la cour des comptes.

32
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

LA NOTION DU RISQUE 10:

La notion de risque, couramment utilisée dans la vie quotidienne, se révèle


complexe et a évolué au fil du temps. Elle est envisagée différemment selon
les domaines et les spécialités.

Ainsi, le mot risque revêt une signification différente pour le spécialiste de


l’environnement, l'assureur, le banquier, l'ingénieur, le soignant ou le cadre de
direction. Le gestionnaire de risques l’associe au terme de vulnérabilité.

Le Petit Robert définit le risque comme un «Danger éventuel prévisible »«


Eventualité d’un événement ne dépendant pas exclusivement de la volonté
des parties et pouvant causer la perte d’un objet ou tout autre dommage ».

L’institut international de l’audit définit le risque comme « la probabilité qu’un


événement ou qu’une action ait des retombées négatives sur l’entreprise »

Le risque est inévitable et il est présent dans presque toutes les situations de
la vie. Il marque nos activités quotidiennes et celles des organisations des
secteurs public et privé. On reconnaît différentes définitions du risque, en
fonction du contexte donné.

L'incertitude quant aux résultats est un élément commun à toutes les


définitions. Par contre, ces définitions se démarquent par la manière dont
elles caractérisent les résultats.

Certaines précisent que le risque a des conséquences toujours défavorables,


tandis que d'autres sont plus neutres.

10
Hicham ZMARROU, le dispositif de maitrise des risques et contrôle interne, ESC LILLE, 2006 ,p 20

33
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Bien que le présent cadre reconnaisse la présence d'une connotation


négative dans la description du risque (c.-à-d. le risque à un caractère
défavorable), il est évident que les définitions évoluent. En effet, les débats et
les discussions foisonnent concernant une définition générique acceptable du
risque, qui reconnaîtrait le fait que, lorsqu'il est bien évalué et géré, le risque
peut être source d'innovation et d'opportunité. C'est ce qui semble davantage
se produire en matière de risques opérationnels et de risques technologiques.

A ce jour, aucune définition n'a fait l'unanimité mais, de nombreuses


recherches et discussions, ont donné la description suivante du risque :

«Le risque se rapporte à l'incertitude qui entoure des événements et des


résultats futurs. Il est l'expression de la probabilité et de l'incidence
d'un événement susceptible d'influencer l'atteinte des objectifs de
l'organisation ».

34
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Les termes « l'expression de la probabilité et de l'incidence d'un événement »


laissent entendre qu'il faut faire, à tout le moins, une analyse quantitative ou
qualitative avant de prendre des décisions concernant d'importants risques
ou menaces à l'atteinte des objectifs de l'organisation.

Pour chaque risque considéré, il faut évaluer deux choses : sa probabilité et


l'ampleur de son incidence ou de ses conséquences.

Autres définitions

Définition scientifique11

Le risque est l’exposition (plus ou moins) volontaire à une situation qui a une
probabilité faible mais non nulle de se produire réellement et dont
l’occurrence provoquerait un dommage.

La définition scientifique est :

RISQUE = PROBABILITES x CONSEQUENCES

Cette définition s’attache à mesurer les conséquences de la survenu du


risque.

11
www.fr.wikipedia.org : site de l’encyclopédie libre

35
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Définition financière

La finance définit le risque comme étant « un élément d'incertitude qui peut


affecter l'activité d'un agent ou le déroulement d'une opération économique
».12

C’est cette dernière définition qui va nous intéresser puisque le sujet traité
s’intéresse exclusivement aux banques.

La dimension du risque

Le risque est multidimensionnel et peut être défini de diverses façons (cf.


supra). La dimension est sans doute la plus difficile à apprivoiser.

Les risques sont multiples et leur probabilité d’occurrence est parfois difficile
à cerner.

De plus, ils sont souvent interdépendants entre eux. Le déclenchement des


uns entraîne l’apparition des autres (ex : la hausse des taux d’intérêt déprécie
les portefeuilles financiers et accroît la probabilité de défaut des emprunteurs),
ou, au contraire, empêche ou atténue le déclenchement des autres (ex :
baisse des taux et risque de crédit).

LE RISQUE BANCAIRE

Les domaines d’activités des banques se sont fortement étendus et les


produits offerts largement étoffés. Les attentes des clients sont devenues
plus élevées, les bourses ont connu des volatilités de plus grande ampleur, la

12
Office québécois de la langue française, 2005

36
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

pression sur le secret bancaire devient plus forte et la concurrence nationale


et internationale plus vive. Pour survivre et croître, les banques doivent sans
cesse augmenter la valeur ajoutée, satisfaire aux exigences rapides et
croissantes des régulateurs et des marchés, tout en minimisant en même
temps les coûts et les risques.

Le risque bancaire peut se définir synthétiquement comme « l’incertitude


temporelle d’un évènement ayant une certaine probabilité de survenir et de
mettre en difficulté la banque »13.

L’évolution du risque bancaire

Pendant longtemps, cette prise de risque, fondement du métier, n’a pas été
formalisé. Elle relevait d’une évaluation personnelle tirée de l’expérience
acquise au fur et à mesure de la pratique de l’activité. La prise de risque
donnait lieu au prélèvement d’une marge sur les clients et les opérations
concernées. Tant que le risque ne se concrétisait pas, la marge était gagnée.
Lorsqu’il se produisait, la perte était remboursée sur les fonds propres.

13
François DESMICHT, Pratique de l’activité bancaire, DOUND,paris, 2004, page 239.

37
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Après épuisement, c’était la faillite : les clients ne pouvaient être remboursés


de leurs dépôts et leur épargne.

De cette approche simple, deux éléments sont à retenir : le risque et sa


concrétisation, les pertes de marges et de fonds propres. Enfin, les risques
étant multiples, il est toujours à craindre des enchaînements de pertes en
cascade : la concrétisation d’un risque entraîne celle d’un autre, puis d’un
troisième, etc.

Le risque élément indissociable de l’activité bancaire

Les risques sont inhérents à l’activité bancaire (à titre d’exemple, en


acceptant les dépôts des clients, sans les conserver dans son coffre pour lui
rendre à sa demande ou à une date déterminée, le banquier prend un risque).

L’absence ou l’insuffisance de leur maîtrise provoque inévitablement des


pertes qui affectent la rentabilité et les fonds propres. La persistance et
l’importance de ces pertes peuvent conduire à la défaillance, c'est-à-dire
l’incapacité de faire face à ses engagements.

38
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Mais le risque est aussi une source de profits et la banque qui ne prendrait
aucun risque prendrait le plus grand d’entre eux : faire faillite Le risque n’est
donc pas de prendre des risques mais d’en prendre trop ou de mal les
contrôler.

L’identification des risques est une étape importante, elle permet de les
mesurer, de mettre en place des parades destinées à les limiter et de prévoir
les fonds propres nécessaires pour faire face aux pertes potentielles.
L’élaboration d’une cartographie des risques est donc un préalable
indispensable.

Mais, il faut également comprendre la nature profonde de ces risques, savoir


comment ils exposent les « porteurs de risque » et quels sont les moyens
permettant à ces derniers de les maîtriser.

Les risques majeurs de l’activité bancaire

En général, les risques bancaires se classent dans quatre catégories 14:

1. Risques de crédit ;
2. Risques opérationnels ;
3. Risques de marché ;
4. Et autres risques.

14
Hennie VAN GREUNING, Sonja BRAJOVIC BRATANOVIC, Banque Mondiale, Analyse et gestion du risque bancaire,
Editions ESKA, 2004.

39
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

L’organigramme ci-après permet de visualiser ces quatre catégories de


risques et leurs différentes composantes.

Figure 4: Les quatre catégories de risques

Le risque de crédit

Le risque de crédit est la perte potentielle consécutive à l’incapacité par un


débiteur d’honorer ses engagements. Cet engagement peut être de
rembourser des fonds empruntés, cas le plus classique et le plus courant ;
risque enregistré dans le bilan. Cet engagement peut être aussi de livrer des
fonds ou des titres à l’occasion d’une opération à terme ou d’une caution ou
garantie donnée ; risque enregistré dans le hors-bilan.

40
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Les sommes prêtées non remboursées, suite à la défaillance d’un


emprunteur doivent être déduites du bénéfice, donc des fonds propres qui
peuvent alors devenir insuffisants pour assurer la continuité de l’activité.

Par ailleurs, les crédits font courir un risque d’illiquidité. C’est en effet une
mission essentielle des banques de transformer les dépôts de la clientèle, par
nature à court terme, en des crédits à long terme pour satisfaire les besoins
des agents économiques.

Une banque pourrait se trouver dans l’incapacité de faire face à des retraits
massifs des déposants dans la mesure où ces fonds sont investis dans des
actifs non liquides.

Enfin, tout crédit peut faire courir un risque de taux d’intérêt. Le


refinancement du prêt peut s’avérer supérieur au rendement du crédit en cas
de variations des taux d’intérêt.

Le risque de crédit demeure la première cause des difficultés et des faillites


des banques. La profonde crise immobilière et économique des années 1990
a provoqué des pertes sérieuses et des faillites.

Les risques consentis aux pays du Tiers Monde ou aux pays émergents
continuent d’être particulièrement préoccupants, et leur provisionnement
pèse durablement sur la rentabilité des banques.

41
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Ce risque fait l’objet depuis 1988, par l’introduction du ratio de solvabilité -


dit aussi ratio « Cooke » d’un dispositif quantitatif destiné à maintenir un
niveau minimum de fonds propres compatible avec le niveau des
engagements.

Mais ce dispositif quantitatif s’est avéré insuffisant ; toutes les banques qui
ont fait faillite respectaient parfaitement le ratio de solvabilité. Aussi, un
dispositif qualitatif est-il de plus en plus prescrit aux banques pour les inciter
à maîtriser leurs risques par un bon système de contrôle interne. Les
recommandations du Comité de Bâle dans ce domaine ont été transposées
dans la majorité des pays de Bâle sur les fonds propres applicable en 2006
tend à renforcer ce dispositif.

Le risque opérationnel

Le risque opérationnel est un domaine relativement nouveau qui, dans de


nombreuses banques, est encore traité au sein de différents départements.

La définition des risques opérationnels ne fait pas l’objet d’un consensus. Elle
diffère d’un organisme à un autre. Ces définitions sont néanmoins proches.

Ainsi le Comité de Bâle le définit comme « un risque direct ou indirect de


perte résultant de processus interne, de personnes et de système défaillants
inadéquats, ou d’événements externes ».

42
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Cette définition inclut d’autres éléments comme le risque juridique, le risque


informatique, le risque comptable, le risque déontologique, de fraude, de
pertes, vols. Par ailleurs, le risque de réputation et le risque stratégique ne
font pas partie des éléments cités.

La particularité du risque opérationnel c’est qu’il n’est pas concentré dans un


secteur d’activité particulier ; il est partout présent. Une perte de crédit peut
avoir pour cause la défaillance d’un emprunteur mais aussi une cause
opérationnelle : erreur, négligence, fraude, etc.

Le risque opérationnel fait l’objet d’une exigence de fonds propres dans le


nouveau ratio de solvabilité du comité de Bâle.

Le risque opérationnel se compose du :

Risque juridique

Le risque juridique est un type de risque lié au droit.


Ce risque peut être lié :
 à l'éventuelle mauvaise conception de la règle de droit (insécurité
juridique),
 à sa méconnaissance ou la difficulté de son interprétation,
 ou encore, à la mauvaise volonté dans l'application d'une loi de la part
des personnes physiques ou morales qui y sont soumises.

43
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

L'extension des domaines de responsabilité juridique des banques,


l'aggravation des sanctions en cas de mise en cause les rend de plus en plus
sensibles à la notion de risque juridique en particulier pour leurs dirigeants.

Risque déontologique

L’activité sur les marchés financiers peut créer des confusions entre les
intérêts des clients, ceux de l’établissement et parfois même ceux du gérant.
Des règles déontologiques destinées à moraliser ces activités ont été
promulguées. Tout manquement présente un risque sérieux de porter atteinte
à l’honorabilité et à la réputation de l’établissement.

Risque réglementaire

La réglementation bancaire est extrêmement complexe et impose des


contraintes sévères aux établissements de crédit. Leur non-respect peut se
traduire par des amendes ou sanctions imposées par les autorités juridiques
ou de contrôle. Des infractions commises parfois en toute bonne foi peuvent
s’avérer coûteuses.

Risque de blanchiment

Le système bancaire peut servir consciemment ou inconsciemment à blanchir


les énormes profits tirés des activités criminelles, notamment ceux de la
drogue. La confiance du public dans les banques peut être ébranlée par une
publicité défavorable résultant d’une association involontaire des banques
avec des criminels. De plus, les banques peuvent s’exposer elles-mêmes à
des pertes directes dues à la fraude, en acceptant des clients indésirables et
par la compromission de certains employés avec des criminels.

44
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Risque de fraude

La banque peut être comparée à un immense coffre-fort contenant non


seulement des espèces « sonnantes et trébuchantes », mais également des
valeurs sous forme papier (effets, chèques, titres…) ou magnétique (système
de paiement tels que Swift ou carte de paiement). Cette situation a, de tout
temps, attisé les convoitises. Ainsi, aux risques traditionnels liés aux
agressions externes (hold-up) est venu s’ajouter le risque de fraudes sur les
moyens de paiement, dont le coût est encore plus considérable.

Risque comptable

Les particularités de la fonction comptable dans un établissement de crédit


sont très fortes : flux comptables et nombre de comptes considérables,
décentralisation des enregistrements dans les nombreuses applications
informatiques, complexité pour traduire dans les comptes annuels une image
fidèle. Deux risques sont inhérents : perte de la piste d’audit qui se manifeste
par l’absence ou l’insuffisance de la justification des comptes et la traduction
d’une image infidèle dans les comptes annuels du fait de mauvaises normes
comptables ou la fourniture d’informations non pertinentes.

Risque sur les systèmes d’information

Les systèmes d’information bancaire deviennent de plus en plus complexes


pour répondre à des besoins, internes et externes, de plus en plus
contraignants :

Information sur les risques, information sur la rentabilité, comptes annuels,


états périodiques, statistiques, déclarations fiscales. Ces informations doivent

45
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

être fiables et rapidement disponibles. L’opacité des résultats et des risques,


due aux faiblesses des systèmes d’information, peut avoir de graves
conséquences.

Risque informatique

L’informatique est un véritable outil de production dans une banque. Son


efficacité est un facteur dans la bataille de la rentabilité et de l’adaptation à un
environnement de plus en plus difficile et concurrentiel. Les erreurs de
conception ou de réalisation, les retards dans la mise en œuvre des
technologies nouvelles, l’insuffisance de maîtrise de systèmes de plus en
plus complexes, constituent des risques importants avec des conséquences
directes sur la rentabilité et la qualité des services. L’absence ou la faiblesse
des procédures de sauvegarde ou de back-up peut entraîner des pertes
significatives.

Le risque de marché

Les risques de marché sont les pertes potentielles résultant de la variation du


prix des instruments financiers détenus dans le portefeuille de négociation ou
dans le cadre d’une activité de marché dite aussi de trading ou de négoce.

L’activité de marché concentre et amplifie tous les risques bancaires


traditionnels : risque de change, de taux d’intérêt, de crédit (ou de
contrepartie), sur les actions, de liquidité, opérationnel.

46
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Le développement exponentiel des volumes traités sur les marchés


traditionnels, et surtout sur les nouveaux marchés de produits dérivés, a
considérablement amplifié les risques. Ils ont été largement illustrés par des
affaires qui mettent en exergue une étonnante faiblesse dans le contrôle que
certaines banques, et grandes entreprises, exercent sur ces activités.
L’illustration la plus spectaculaire a été la faillite de la Barings en 1995.

Les pertes peuvent se produire sur les compartiments des marchés


financiers : change, titre de créance, titre de propriétés, matières premières,
que ce soit par la détention directe de ces instruments ou par des produits
dérivés. Ils sont la conséquence des variations des cours de change, des
taux d’intérêt, des actions ou des matières premières. S’ajoutent les risques
liés à la qualité de la contrepartie avec laquelle l’opération est traitée qui peut
s’avérer défaillante.

Ces risques font l’objet d’une exigence de fonds propres : amendement à


l’accord de Bâle en 1996 transposé en Europe par la surveillance prudentielle
des risques de marché.

Les autres risques

Le risque de liquidité

Le risque de liquidité, ou plus précisément d’absence de liquidité donc


d’illiquidité, est le fait pour une banque de ne pouvoir faire face à ses
engagements par l’impossibilité de se procurer les fonds dont elle a besoin.

47
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

La défaillance due à l’illiquidité, plus qu’une cause, est un effet. Elle est
souvent la conséquence de l’appréciation que portent le marché et les
déposants sur la capacité de l’établissement à rembourser les dépôts qui lui
ont été confiés. Cette appréciation peut être objective mais aussi parfois
subjective.

Un autre aspect du risque de liquidité est celui de ne pas pouvoir trouver, à


un instant donné, des instruments financiers destinés à couvrir une position,
ou de devoir les acheter ou les vendre à un prix anormal, du fait de
l’insuffisance ou de l’absence de liquidité sur le marché.

Le risque de transformation

La transformation, qui est un risque traditionnel, consiste à transformer des


ressources structurellement à court terme en des emplois à long terme. Ce
qui implique un double risque : un risque de taux d’intérêt et un risque
d’illiquidité.

Le risque global de taux d’intérêt

Les activités bancaires de dépôt et de crédit impliquent un risque significatif


en cas de variation importante des taux d’intérêt. Ses effets peuvent se
révéler être une bombe à retardement.

Le risque de réputation

C’est l’atteinte à la confiance qu’une banque doit inspirer à sa clientèle et au


marché à la suite d’une publicité portant sur des faits vrais ou supposés.
Cette perte de confiance peut alors avoir des effets désastreux : retraits
massifs des déposants, perte de clientèle, méfiance des marchés. Une crise
de liquidité peut suivre.

48
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Les causes peuvent être variées : pertes importantes dues à une déficience
du contrôle interne, blanchiment d’argent d’origine criminelle, fraudes
massives commises par la clientèle ou par le personnel, mauvaise qualité
des services ou incapacité de satisfaire à la demande notamment lors du
lancement d’un nouveau produit ou d’une nouvelle activité, etc.

Le risque stratégique

La stratégie adoptée par un établissement de crédit dans différents domaines


engage des ressources toujours significatives. A titre d’exemples ces
stratégies peuvent être : la pénétration d’un marché, le lancement de
nouveaux produits ou de nouvelles activités, la refonte du système
d’information, une croissance externe par fusion ou acquisition. Un échec
peut s’avérer lourd de conséquences car les ressources engagées
deviennent sans valeur et la perte de substance significative.

Le risque systémique

Les établissements de crédit sont interdépendants les uns par rapport aux
autres. Les pertes consécutives à la défaillance d’un établissement sont
supportées, par un effet de contagion, essentiellement par le système
bancaire, sous trois formes :

1. Les opérations interbancaires, conclues avec l’établissement


défaillant, se traduiront par une perte pour l’établissement prêteur ;

2. La solidarité de la place oblige fréquemment tous les établissements


défaillants à participer à l’apurement du passif de l’établissement
sinistré ;

49
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

3. Les actionnaires d’un établissement de crédit sont fréquemment


d’autres établissements qui devront, conformément à leur rôle,
participer au sauvetage de l’établissement défaillant.

La défaillance d’un établissement de crédit, comme un jeu de dominos, peut


donc déclencher des défaillances dans d’autres établissements et risque de
mettre en péril tout le système bancaire.

La maitrise de risque

Cette étape consiste à apprécier la culture du risque de la banque et le degré


d’élaboration du système de maîtrise et de contrôle interne.

La politique des risques reflète leur compréhension, leur mesure ainsi que
leur contrôle par l’établissement bancaire. Face à chacun d’eux, les
établissements adoptent certains comportements : éviter un risque (par
exemple, ne pas rentrer sur un nouveau marché ou offrir tel type de service) ;
réduire ou transférer un risque (par exemple, utilisation des dérivés de crédit),
et enfin accepter un risque.

L’importance de la maîtrise des risques15

Le besoin d’une maîtrise des risques chez les banques a fortement augmenté
au cours des dernières années. L’une des raisons principales est la
complexité croissante des instruments financiers, comme les produits dérivés
(par exemple, les contrats à terme et les options).

15
Hicham ZMARROU , Op.cit, p 35

50
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

La maîtrise des risques traduit la volonté d’améliorer le processus décisionnel


dans un contexte d’incertitude : « maximiser les avantages et minimiser les
coûts ». Elle appuie aussi les activités qui favorisent l'innovation, de sorte que
de meilleurs rendements peuvent être obtenus moyennant des résultats, des
coûts et des risques acceptables. Elle vise à trouver un équilibre optimal à
l'échelle de l'organisation.

La banque doit identifier, définir et mesurer les risques et attribuer un « risk


owner » pour chacun d’entre eux. Ensuite, il est nécessaire de fixer des
limites, d’établir un suivi et un reporting de leur évolution de manière
individuelle et globale.

Les modalités de maîtrise des risques16

La démarche participant à une maîtrise des risques se décompose en quatre


étapes décrites dans le diagramme ci-après.

Figure 5: les étapes de la maîtrise des risques

16
Frédéric BERNARD, Rémi GAYRAUD, Laurent ROUSSEAU , contrôle interne, 4 eme édition, Maxima, Paris, 2013, p 74

51
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

1. L'identification des risques :

 Les risques spécifiques et les sources de ces risques auxquels une


entreprise est soumise doivent être identifiés et définis ;

 la détermination du niveau de risque et de rendement qu'une


entreprise est prête à prendre doit être fondée sur ses objectifs et
décrite en termes mesurables ;

 le catalogue d'ensemble des risques d'une entreprise peut être


étendu et diminué en fonction des changements de stratégie, d'un
ajustement au marché, d'évolution technologique ou d'autres
événements liés.

2. La mesure des risques

 Les mesures doivent être suffisamment globales pour couvrir toutes


les sources importantes de risque ;

 les processus de mesures doivent répondre et évoluer en fonction


des besoins des utilisateurs de ce type d'information ;

 les positions ouvertes peuvent être décomposées en sous-limites en


fonction des contreparties, activités, produits ou toutes autres
mesures utiles à la direction de l'entreprise ;

 les normes utilisées pour mesurer chaque type de risque doivent


reposer sur des principes similaires pour tous les produits et les
activités mesurés.

52
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

3. La gestion du risque

 La détermination et l'initiation de réponses adéquates au risque doivent


être fondées sur l'évaluation permanente du risque et du rendement ;
 la direction doit s'assurer que l'activité opérationnelle n'expose pas
l'entreprise à des pertes qui pourraient menacer sa viabilité ;
 des procédures doivent être mises en place pour identifier et évaluer
les alternatives ouvertes à la gestion d'une situation de risque afin de
sélectionner et entreprendre des actions appropriées en appliquant la
politique de l'entreprise.

4. Le contrôle du risque

 Les groupes responsables du contrôle du risque et de la détermination


de limites au risque appropriées doivent être indépendants des groupes
générant le risque ;
 les limites de risque et la politique d'une entreprise doivent être
cohérentes ;
 les rapports doivent procurer de façon adéquate aux membres de la
direction et du groupe une information facile à exploiter, complète et à
temps sur l'exposition au risque.

53
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Les moyens de maîtrise des risques17


Risque de crédit

Les établissements de crédit ont tout intérêt à accroître leurs efforts dans la
mise en place de procédures et d'outils de prévention des risques de crédit à
l'aide de grilles de délégations, de formules score16 adaptées à chaque
catégorie de clientèle et d'un recours accru aux garanties.

L'objectif de la banque est de détecter rapidement le client potentiellement


risqué afin de privilégier des solutions amiables et précoces.

Les règles de contagion et la surveillance de certains indicateurs clients


œuvrent dans ce sens.

La classification des clients en fonction des risques, du secteur d'activité et


de la zone géographique permet de connaître les concentrations excessives
d'engagements.

Par ailleurs, cette méthode offre une approche du risque potentiel maximal
permettant d'anticiper les conséquences de crises graves (sectorielles,
géographiques) susceptibles d'affaiblir les fonds propres de la banque. Celle-
ci pourra dès lors provisionner le risque probable à travers le Fond de
Réserve Bancaire Généraux ou le maîtriser par la réallocation de ressources,
la titrisation ou la cession et l'échange de créances en évitant toutefois des
diversifications hasardeuses et coûteuses.

La mesure du risque potentiel se traduit par une consommation de fonds


propres. Il faut donc les prendre en compte, à travers le Ratio de Solvabilité
Economique, dans le calcul des limites globales et opérationnelles et surtout

17
Alain DESROCHES, Alain LEROY, Frédérique VALLEE , La gestion des risques principes et pratiques, 2eme édition,
hermes, Paris, 2007, p86

54
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

dans le calcul du taux du crédit.

La banque pourra alors fixer la marge économique souhaitée en fonction de


la rentabilité des fonds propres exigée ou au contraire, déterminer la
rentabilité obtenue d'après le taux du crédit imposé par le marché et les
pressions concurrentielles.

Néanmoins, la marge économique dégagée devra, si possible, dépasser celle


de la méthode du RAROC19 afin de couvrir le coût des ressources, le coût
du risque et le coût administratif déterminé par la comptabilité analytique.

Méthode de mesure de la rentabilité attendue d'une opération relativement à


des fonds propres de référence, souvent qualifiés de "fonds propres
économiques", qui sont calculés de façon à couvrir d'éventuelles pertes
jusqu'à un certain point.

Risque de marché

La banque, pour détecter les risques de marché, utilise des méthodes


proches de celles de la surveillance des risques de crédit et instaurera par
conséquent des clauses contractuelles et des limites globales et
opérationnelles respectées par les opérateurs.

Les limites de marché portent sur le portefeuille de négociation et ses


composantes et sont fonction des exigences de fonds propres. Les limites
vont permettre de minorer les conséquences d'une crise majeure susceptible
de menacer la continuité de l'exploitation.

L'anticipation du pire à travers des scénarii catastrophes doit permettre à la


banque de s'assurer qu'elle peut chiffrer rapidement l'impact d'une crise et
que la perte maximale tolérable n'est pas dépassée. Elle sait aussi, si elle
peut faire face à une crise des marchés obligataires et/ou boursiers de

55
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

grande ampleur notamment si elle a prévu des seuils d'alerte afin de réagir
efficacement à la concrétisation de tels scénarii.

L'audit interne de la banque doit vérifier que le risque administratif est bien
appréhendé par le système de contrôle interne, qu'il existe une définition
claire des produits et des volumes autorisés et que les positions sont
correctement évaluées avec un reporting des positions fiable et communiqué
en temps utile.

La banque doit être capable de mesurer l'impact d'une variation des taux
d'intérêts. Hormis les titres de créances qui ont une méthode spécifique de
mesure du risque d'exposition, le suivi du risque de taux d'intérêt est établie
d'après un bilan risqué. Celui-ci permet de calculer pour chaque échéance
une impasse prêteuse ou emprunteuse indiquant l'incidence future sur le
PNB d'une variation défavorable des taux.

Une simulation démontrera si une variation brutale et défavorable des taux


peut être tolérée ou si la banque doit modifier ou couvrir de manière urgente
cette exposition excessive.

Les instruments de macro-couverture permettent de diminuer le GAP20 et de


limiter l'impact financier d'une évolution défavorable des taux. Cependant
pour éviter des pertes d'opportunités dues à une variation favorable des taux,
la banque déterminera une limite de couverture pour chacun de ses GAP
futurs.

56
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Risque opérationnel

De récents développements tels que le recours à une technologie très


automatisée, la croissance du commerce électronique, notamment au détail,
l’externalisation accrue de l’utilisation plus répandue de techniques
sophistiquées de réduction de risque de crédit et de risque de marché ont
entraîné davantage le risque opérationnel. La prise de conscience de ce fait a
incité les banques à se préoccuper de plus en plus d’avoir une gestion du
risque opérationnel dans leur processus d’évaluation interne et d’allocation
des fonds. L’accord Bâle II l’a souligné dans son premier pilier

En effet, la gestion des risques opérationnels passe par une intégration des
aspects juridiques et pénaux, nombreux en matière de nouvelles
technologies, et nécessaire quel que soit l’approche de gestion retenue par la
banque (« Indicateur de base », « standard », « Mesures Avancées »).

En outre, l’Accord Bâle II impose une obligation de reporting sur les risques
opérationnels concernant tous les domaines de l’activité. Ce reporting doit
nécessairement intégrer une dimension juridique notamment, s’il s’agit de
l’exploitation de systèmes d’information fermés mais aussi, ceux de plus en
plus ouverts au public et à la clientèle.

Les moyens de maîtrise, cités ci-dessus, sont encadrés par des règles et des
lois propres à chaque pays et à un niveau international. D’autres outils et
procédures de détection, de suivi et de maîtrise des risques existant doivent
être adaptés aux spécificités de chaque banque. Le comité de Bâle par
exemple, bien qu’il ne dispose d’aucun pouvoir officiel en matière de
surveillance ou de juridictions face aux pays membres, établit des normes et
des lignes directrices générales, formule des recommandations à l'égard des
pratiques exemplaires en matière de maîtrise des risques bancaires.

57
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Ses travaux ont abouti à la mise au point, en juillet 1988, du ratio international
de solvabilité, dit ratio Cooke. Par la suite, d’autres questions ont été
examinées comme l’inclusion des risques de marché dans ce ratio ou la
compensation des instruments de hors bilan.

Depuis lors, ce ratio international de solvabilité est appliqué par les banques.
Il définit les exigences en fonds propres qu’elles doivent respecter en fonction
des risques pris. Ce ratio fait un rapport entre les fonds propres, composés
d’un noyau dur (capital et réserves) et d’éléments complémentaires tels que
les provisions et les titres subordonnés, et l’actif du bilan et les engagements
hors bilan pondérés aux risques.

58
CHAPITRE I : Le système bancaire et le risque

Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons essayé de présenter en premier lieu la


définition du concept de système bancaire puis ensuite nous avons expliqué
la notion du risque et de spécifier ses différents types auxquels les banques
doivent faire face dans leur gestion journalière. En effet l'importance du
risque généré par cette activité demeure fondamentale pour que les
établissements de crédits puissent assurer les moyens adéquats pour leur
maitrise. Cette démarche d'identification des risques est apparue ces
dernières années comme une discipline séparée vu l'importance et l'impact
de ces risques sur les banques quand ils interviennent. Par ailleurs, les
interactions peuvent être très fortes entre les risques opérationnels et la
gestion des risques bancaires traditionnels. En outre la survenance de
certains risques peut perturber sérieusement la mesure et le suivi des risques
bancaires classiques. En d'autres termes, une gestion efficace et permanente
des risques bancaires suppose une maîtrise des risques opérationnels.

Afin de montrer la sensibilité des banques face aux risques, il nous parait
nécessaire de l'évaluer et de le contrôler afin de le réduire.

59
CHAPITRE 2 : Le contrôle interne
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Introduction

Le contrôle interne est conçu dès l’émergence des premières sociétés


structurées comme un simple mécanisme organisationnel qui visait à
protéger le patrimoine de l’entreprise en limitant les risques d’erreurs et de
fraudes, le contrôle interne a depuis considérablement évolué pour devenir
un véritable outil de management. Son développement par ailleurs été
extrêmement rapide ces dernières années en raison de l’évolution de la
réglementation. Cependant, compte tenu des très nombreux sujets qu’il
recouvre, le contrôle interne est incontestablement une source d’ambiguïtés
et de confusions d’ordre conceptuel et sémantique et dont il faut tenir compte
si l’on veut faciliter son intégration et éviter les risques d’ignorance ou de rejet.
Pour autant, même s’il reste un sujet complexe l’étude approfondie des
multiples approches du contrôle interne permet tout de même d’en donner
une définition et de bien en identifier les objectifs. C’est ainsi qu’au-delà de la
fonction première qui consiste à assurer la fiabilité et la maitrise des
processus d’élaboration de l’information comptable et financière. Il parait
clairement que le contrôle interne intègre également une dimension plus
managériale et plus globale, axée sur la maitrise des activités et dont la
vocation est de permettre à l’entreprise généralement et à la banque
spécialement d’atteindre ses objectifs dans des environnements de plus en
plus complexes.

Dans ce chapitre nous mettons l’accent sur l’historique et les objectifs du


contrôle interne ainsi que ses différents types, puis nous détaillons la mise en
œuvre d’un dispositif de contrôle interne.

61
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Historique
Les définitions du contrôle interne sont nombreuses, mais l’accord se fait sur
l’essentiel. Les auditeurs externes, commissaires aux comptes, experts
comptables ont été les premiers en France à développer et à approfondir la
notion du contrôle interne, et ce pour atteindre les objectifs spécifiques
assignés à leur fonction : certifier la régularité, la sincérité et l’image fidèle
des comptes et résultats. Le contrôle interne est donc pour eux un moyen
alors que pour les auditeurs internes il s’agit d’un objectif. Dès les années
1960-1970 , l’ordre français des experts comptables, la compagnie des
commissaires aux comptes, ont cerné et défini cette notion démontrant que la
mise en œuvre de dispositifs de contrôle interne exhaustifs et adéquats dans
les domaines financiers et comptables permet d’obtenir des résultats
réguliers, sincères et fidèles ; et que pour apprécier ces qualités, les
réviseurs –au sens plus large du terme- doivent examiner les dispositifs en
question .

Les études sur le sujet sont nombreuses et de qualité, on ne saurait les citer
toutes, mais au fil des années, de congrès en colloques, la notion s’est ainsi
préciser et affinée.

Les auditeurs internes n’ont eu qu’à s’en emparer et à l’étendre à toutes les
fonctions de l’entreprise en soulignant l’originalité de ses caractères dès
l’instant que lui était conférée une portée universelle.

62
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Ce bref rappel historique permet de comprendre que l’on peut, sans se


déjuger, partir de l’excellente définition du contrôle interne donnée par l’Ordre
des Experts-Comptables dés 1977 :

« Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de


l’entreprise. Il a pour but d’un côté d’assurer la protection, la sauvegarde du
patrimoine et la qualité de l’information, de l’autre, l’application des instructions de
la Direction et de favoriser l’amélioration des performances. Il se manifeste par
l’organisation des méthodes et procédures de chacune des activités de l’entreprise
pour maintenir la pérennité de celle-ci. »18

Cette définition est relayée, par celle du Consultative Committee of


Accountancy de Grande Bretagne en 1978 :

« le contrôle interne comprend l’ensemble des systèmes de contrôle,


financiers et autres, mis en place par la direction afin de pouvoir diriger les
affaires de l’entreprise de façon ordonnée et efficace, assurer le respect des
politiques de gestion sauvegarder les actifs et garantir autant que possible
l’exactitude et l’état complet des informations enregistrées ».

18
Ordre des experts comptables, Les bonnes pratiques en matière de contrôle interne dans les PME, paris, 2008, p 17

63
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Et par celle de l’American Institute of Certified Public accountants, en la


même année 1978 :

« le contrôle interne est formé de plans d’organisations et de toutes les méthodes et


procédures adoptées à l’intérieur d’une entreprise pour protéger ses actifs, contrôler
l’exactitude des informations fournies par la comptabilité, accroitre le rendement et
assurer l’application des instructions de la direction. »

Les définitions sont variées : « dispositifs », « moyens », « procédés »,


« systèmes »…mais elles ne sont pas fondamentalement contradictoires. On
perçoit bien que tous s’accordent pour préciser qu’il ne s’agit pas là d’une
fonction, mais d’un « ensemble de dispositifs mis en œuvre par les
responsables de tous niveaux pour maitriser le fonctionnement de leur
activités ».

A toutes ses définitions s’en sont ajoutées de nouvelles, plus actuelles. Mais
tout est déjà dit, dès l’origine et le concept est là qui ne va pas cesser
d’évoluer.

Au-delà de ces définitions à caractère historique le contrôle interne s’est


trouvé placé au centre des préoccupations des managers de tous bords et de
toutes appartenances.

64
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Ce regain d’intérêt trouve sa source dans une conjonction de phénomènes


énoncés en introduction à l’audit interne :

 La complexité croissante des activités et la dispersion géographique


des opérations avec leur corollaire : la multiplication des délégations de
pouvoirs ;

 Le foisonnement des réglementations : celui-ci ne cesse de s’accélérer


et multiplie du même coup les textes faisant référence au contrôle
interne

En parallèle et pour répondre à ces attentes des recherches ont été


entreprises pour approfondir la notion de contrôle interne et en proposer une
approche claire, universelle et améliorée. Ces recherches sont encore en
cours tant il est vrai que le contexte étant évolutif, l’adaptation permanente
est nécessaire.

Tout a commencé dans les années 1980 au cours desquelles le sénateur


américain TREADWAY a initié une importante recherche sur le sujet. Ainsi
s’est créée aux Etats-Unis la « commission TREADWAY » laquelle a
constitué un comité universellement connu sous le nom de COSO. Ce dernier
a initié une réflexion en deux étapes : le COSO1 dans les années 1980 et
le COSO2 en 2004.

65
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Au terme de ces travaux on a pu donner dès 1992 une définition du Contrôle


Interne :

«Le contrôle interne est un processus mis en œuvre par le conseil d’administration,
les dirigeants et le personnel d’une organisation destiné à fournir une assurance
raisonnable quant à la réalisation des objectifs. »19

La Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC) a, quant à


elle, défini le contrôle interne Comme :

«L’ensemble des mesures de contrôle, comptable ou autre, que la direction définit,


applique et surveille, sous sa responsabilité, afin d’assurer la protection du
patrimoine de l’entreprise et la fiabilité des enregistrements comptables et des
comptes annuels qui en découlent. »

Pour le comité de bale, le contrôle interne est « un ensemble de mesures


adaptées à la nature et l’ampleur des activités de la banque et recouvrant
plusieurs aspects :

 Disposition claire de délégation de pouvoirs et responsabilités ;

 Séparation des fonctions impliquant l’engagement de la banque ;

 Versement de fonds et la comptabilisation de l’actif et du passif ;

 Vérification de concordance de ces processus ;

 Préservation des actifs ;

 Audit indépendant, soit interne, soit externe fonction de contrôle de la


conformité à ces dispositions ainsi qu’aux lois et réglementations
applicables.

19
Frédéric BERNARD, Rémi GAYRAUD, Laurent ROUSSEAU , contrôle interne, 4 eme édition, Maxima, Paris, 2013, p25

66
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Dans l’environnement économique actuel, le contrôle interne revêt une


importance fondamentale pour l’entreprise, le réviseur et, plus largement,
pour le public. Les récents scandales financiers ont d’ailleurs clairement
souligné les conséquences néfastes que pouvaient avoir des
manquements dans ce domaine.

Malgré son importance incontestée, la notion de contrôle interne n’est pas


uniformément définie. Le débat intense dont elle fait l’objet s’accompagne
ainsi de toute une série d’incertitudes et de malentendus

Les objectifs du contrôle interne :

Le secteur bancaire est assujetti à un même corps de règles prudentielles.


L’objet de ces contrôles est de veiller à la santé et au fonctionnement
harmonieux des banques, gage de sureté pour les épargnants et d’un
financement sain des économies. Cela passe par une gestion saine des
institutions bancaires d’où les objectifs suivants :

a) la protection du patrimoine ;

b) L’optimisation et l’efficacité des opérations ;

c) La fiabilité des informations et notamment financières ;

d) La conformité aux lois et règlement en vigueur.

67
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

a) La protection du patrimoine :20

Les premiers énoncés de la règle parlait de la « sécurité des actifs ». En


effet, un bon système de contrôle interne doit viser à préserver le
patrimoine de l’entreprise. Mais il faut étendre la notion et comprendre par
là non seulement les actifs immobilisés de toutes nature, les stocks, les
actifs immatériels, mais également un autre élément non moins essentiel :

« L’image de l’entreprise qui peut se trouver détruite par un incident fortuit dû à


une mauvaise maitrise des opérations ».

Enfin, et pour être complet, on peut ajouter à la liste des actifs qui doivent
être valablement protégés par le système de contrôle interne, la
technologie (aussi bien technique que de gestion) ainsi que les
informations confidentielles de l’entreprise.

b) L’efficacité et l’efficience des opérations :21

C’est le deuxième objectif permanent du contrôle interne, dont la prise en


compte est appréciée dans les audits d’efficacité. Est-ce que les moyens dont
dispose l’entreprise sont utilisés de façon optimale ? A-t-elle les moyens de
sa politique ? Cet impératif dans le sens de la plus grande efficacité est un
élément important que le contrôle interne doit prendre en compte pour
permettre aux activités de l’entreprise de croitre et de prospérer.

20
21
RENARD, Jacques, CHAPLAIN Jean-Michel, GALLOIS Louis , Théorie et pratique de l’audit interne, 6eme
édition,paris, 2006, p131

68
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

La norme 2110.A1 ajoute que l’auditeur doit surveiller et évaluer l’efficacité du


système de management des risques de l’organisation. Ceci implique que le
gestionnaire doit gérer ses risques. La gestion des risques est partie
intégrante des opérations.

c) La fiabilité des informations et notamment financières :

Cet objectif est souvent privilégié car il met l'accent sur l'organisation des
fonctions comptables et financières et sur la capacité de l'entreprise à
enregistrer fidèlement ses opérations et les restituer sous forme d'états de
synthèse.

Cette focalisation sur l'information financière peut s'expliquer au vu des


multiples scandales qui ont agité les marchés financiers au cours des
dernières années. Ces dysfonctionnements ont conduit le législateur à
imposer aux entreprises la mise en œuvre de dispositif permettant de
produire une information financière de qualité.

d) La conformité aux lois et règlement en vigueur.22

L’objectif est d’assurer que la société intègre à ses objectifs le respect des
lois et règlements en vigueur.

Ces lois et règlements peuvent être très nombreux et variés et l’entreprise


peut également s’astreindre à suivre des règles non imposées par le
législateur (code d’éthique et de bonne conduite par exemple). aussi, le
dispositif de contrôle interne doit permettre à la société de s’assurer qu’elle

22
Erwan MUSY, le contrôle interne dans les organismes d’assurance, thèse professionnelles, institut international de
management, 2007, p 26

69
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

respecte toutes les règles qui lui sont applicables, qu’elle puisse être
informée de leurs éventuelles modifications et qu’elle soit en mesure de les
faire appliquer correctement par son personnel.

Ainsi, outre son rôle quant à la maitrise de l’information comptable et


financière, le contrôle interne doit constituer également un instrument de
contrôle (au sens « maitrise ») du management.

Les types de contrôle interne

Contrôles préventifs :

Les contrôles préventifs visent à éviter les erreurs ou les détournements. On


estime que ces contrôles préalables visent à éviter les résultats indésirables.
23

Contrôles de détections :

Les contrôles de détection visent à cerner les erreurs après coup et à


encourager la tenue rapide d'une enquête. On dit de ces contrôles après
coup qu'ils ne permettent de cerner les résultats indésirables qu'une fois
qu'ils se sont produits. Toutefois, des contrôles de détection efficaces
permettent de cerner rapidement les problèmes et peuvent réduire les pertes.

23
Formation du comité de vérification des conseils scolaires, Évaluation des contrôles internes, p09

70
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Autres types de contrôles24 :


Contrôles correctives :

Dans le cas des contrôles, ce qui peut parfois semblé être une faiblesse n'est
pas nécessairement un problème. La faiblesse est compensée par les
contrôles correctifs se trouvant ailleurs dans la structure de contrôle. Ces
contrôles visent à neutraliser les failles du système et ils constituent une
approche de remplacement permettant de réduire l'exposition au risque.

Contrôle de direction :

Les organisations utilisent les contrôles de direction pour orienter le


comportement et les décisions de la direction, ainsi que les politiques et les
activités de l'organisation.

Contrôles de surveillance :

Les contrôles de surveillance (habituellement des contrôles de gestion)


permettent de surveiller l'efficacité des contrôles internes d'une entité et
aident à cerner les problèmes de manière proactive plutôt que réactive.

24
Dieter WIDMER, Hans-Ulrich PFYFFER, Contrôle interne, Corporate Governance KPMG, 2004, p 36

71
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Les acteurs et les moyens de contrôle interne :


1. Les acteurs du contrôle interne 25:

Du fait de l’importance, pour la banque, de l’instauration d’un système de


contrôle interne fiable, tous ses acteurs sont concernés directement ou
indirectement.

Cependant, certains sont impliqués directement dans la mise en place et le


suivi des procédures de contrôle interne et sont responsables du résultat
obtenu, il s’agit de :

Le conseil d’administration :

Il apprécie les caractéristiques essentielles du contrôle interne à partir des


comptes rendus de la direction générale. Et cela est en conformité avec la
mission même du conseil qui doit, entre autres choses, « veiller au caractère
approprié des risques pris par l’entreprise sur la base d’une évaluation
exhaustive et effective des différents risques ». C’est dire que le rôle du
conseil est particulièrement important lorsque la direction générale prend des
risques inconsidérés.

Au sein du conseil, le président a un rôle particulier qui est, pour les sociétés
cotées, de l’élaboration d’un rapport sur les procédures de contrôle interne.

On a pu dire que l’un et l’autre sont les « sponsors » du contrôle interne.

25
Med Kamel LAKHAL, Lahcen ZERRAF, l’impact du contrôle interne sur la maitrise du risque, ISCAE, 2009, p11

72
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Le comité d’audit :

Emanation du conseil, il doit, lorsqu’il existe, assurer une surveillance


attentive et régulière du dispositif de contrôle interne. La fréquence des
réunions, l’indépendance du comité, l’accès aux informations pertinentes, les
compétences diversifiées des membres du comité sont autant d’atouts pour
aider au bon fonctionnement du contrôle interne.

La surveillance exercée par le comité se traduit par l’obligation qui est faite
aux différents responsables de lui rendre compte régulièrement.

On trouve parfois en parallèle un comité des risques et un comité de contrôle


interne, le premier appréciant le rôle du risk management et le second la
politique de contrôle interne mise en œuvre par la direction et les
responsables opérationnels. Leurs conclusions et observations sont
normalement rapportées au comité d’audit. Mais ce sont des instances
relevant de l’organisation des entreprises, sans véritable fondement légal.

La direction générale :

C’est elle qui est chargée de définir, d’impulser et de surveiller. C’est aussi
elle qui donne le ton en ce qui concerne l’éthique et l’exemplarité du
management.

Son rôle est donc essentiel, singulièrement au démarrage d’un projet de mise
en place du contrôle interne : il lui appartient alors de susciter l’adhésion et
de prévoir les ressources nécessaires. Encore faut-il également que son
mode de décision ne soit pas « autocratique » ; la direction doit pratiquer la
collégialité et la délégation, mais une délégation organisée.

73
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Pour assumer ses responsabilités, elle doit se tenir régulièrement informée


des dysfonctionnements, insuffisances ou difficultés d’application.

Au titre des difficultés, il ne faut pas omettre celles pouvant résulter d’un
excès de contrôle interne. Cela implique la mise en place d’un système
d’information ascendant et descendant permettant :

 De faire remonter à la direction générale les données sélectionnés

relatives aux risques majeurs oubliés ou mal couverts et qui pourraient


nuire à la réalisation des objectifs ;
 De faire parvenir aux responsables les messages de la direction

générale. Pour cela, tous les moyens susceptibles d’être utilisés doivent
être : notes, journaux internes, intranet, réunions…

Dans les deux cas, il convient d’être vigilant en évitant les deux écueils que
sont l’insuffisance d’informations et l’excès d’informations.

L’audit interne joue ici un rôle essentiel.

L’audit interne :

C’est lui qui évalue pour chaque responsable, et globalement au niveau de


l’entreprise, le fonctionnement du contrôle interne. Il le fait en réalisant des
missions selon une périodicité qui est fonction du risque. Il est très important
que ses missions soient effectivement échelonnées en fonction du risque, ce
qui exclut la priorité donnée aux sollicitations du management trop souvent
guidé par des problèmes immédiats et qui ne sont pas toujours les plus
importants. A la suite de ses missions, l’audit interne exprime des
recommandations aux responsables afin d’améliorer le contrôle interne. Les
recommandations de l’audit interne ne sont donc jamais des vœux pieux ou
des considérations abstraites mais toujours des propositions concrètes

74
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

portant sur des dispositifs à créer, à améliorer ou à supprimer.

De plus, l’audit interne spécialiste du contrôle interne, contribue à sensibiliser


et à former l’encadrement sur ces questions. Il lui arrive d’ailleurs souvent,
dans le cadre de ses missions de conseil, de participer activement à
l’élaboration du système de contrôle interne. Mais il n’est en aucun cas
responsable de la mise en place et du fonctionnement du dispositif.

Le personnel :

Il est l’acteur essentiel de la pièce puisque chacun, dans son poste de travail,
est responsables de la maitrise de ses activités au regard des objectifs qui lui
sont fixés. D’ailleurs, non seulement la définition du COSO mais également
les différents référentiels insistent tous plus ou moins sur l’importance de la
motivation du personnel dans la mise en place et le bon fonctionnement d’un
système de contrôle interne.

Mais parmi le personnel, ce sont les responsables opérationnels qui jouent le


rôle essentiel : ce sont eux qui motivent, organisent et contrôlent les activités
dont ils ont la charge. Pour ce faire, ils participent à l’identification et à
l’évaluation des risques relatifs aux tâches qu’ils assument. A partir de là, ils
proposent et/ou mettent en œuvre les dispositifs de contrôle interne adéquats.
Ils doivent impérativement s’approprier le contrôle interne et l’intégrer à leurs
objectifs opérationnels. La déresponsabilisation des opérationnels est un
risque d’échec de l’entreprise pour la mise en place d’un bon contrôle interne,
il ne doit pas être négligé. Ces responsables opérationnels se trouvent à tous
les niveaux : ce sont aussi bien les responsables des grandes directions que
le contremaitre ou l’agent de maitrise en charge d’un secteur ou d’une
équipe.

75
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Et au regard du contrôle interne et donc des risques l’importance n’est


absolument pas fonction du niveau hiérarchique : le chef d’équipe dans une
chaine de fabrication peut éviter une catastrophe s’il a reçu la formation
appropriée. L’entreprise qui se contenterait de former et sensibiliser les
échelons supérieurs de la hiérarchie prendrait des risques inconsidérés.

De même, ce sont tous les responsables, et chacun à son niveau, qui vont
mettre en œuvre (ou refuser avec motivation) les recommandations de l’audit
interne.

Les moyens 26:

a) Les chartes d’éthique :

Elles décrivent les valeurs de comportement et de professionnalisme


auxquelles se réfère l’entreprise. Elles servent de référence à toutes les
directions opérationnelles et fonctionnelles de l’organisation et donc à tous
ceux qui élaborent et maintiennent le contrôle interne.

Etant donné le rôle important joué par l’éthique dans la qualité de


l’environnement de contrôle, il est évident que l’existence d’une charte fixant
les règles de bonne conduite est recommandée. Et ce à la condition qu’elle
soit connue de tous et que chacun ait l’intime conviction qu’il doit la respecter.
Créer cette intime conviction est à coup sûr le plus difficile à réaliser et l’on
n’est jamais certain du résultat.

C’est dire que la façon dont ces chartes sont rédigées, commentées,
distribuées et appliquées compte encore plus que leur simple existence.

26
Benoit PIGE, audit et contrôle interne, 3eme édition, ems, paris, 2007, p 161

76
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

b) Les chartes de contrôle interne :

Encore peu utilisées, sauf dans le domaine bancaire où elles révèlent le souci
de conformité, elles :

 Favorisent l’intégration dans la culture de l’organisation en permettant

de communiquer sur le sujet ;


 Définissent la terminologie et les frontières, évitant ainsi contresens et

confusions ;
 Précisent le rôle de chacun dans le domaine, en particulier : managers,

contrôleurs internes, risk managers, auditeurs internes, comité d’audit ;


 Précisent la granularité du contrôle interne, c'est-à-dire le niveau de

détail auquel on souhaite se situer, étant entendu qu’il peut varier selon
les fonctions et les niveaux hiérarchiques ;
 Explicitent la relation objectifs/cartographie des risques/dispositifs de

contrôle interne et rappellent les principaux dispositifs à prendre en


considération ;
 Informent sur les procédures d’évaluation.

Elles peuvent, au sein d’une même entreprise se subdiviser en un certain


nombre de chartes annexes selon les fonctions, à la condition expresse
qu’il y ait une charte centrale à laquelle tous se réfèrent.

Elles sont en général approuvées par le comité d’audit, lequel possède


parfois sa propre charte et sont en tout état de cause un remarquable outil
de communication.

77
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

c) Les documents internes :

Ils sont par nature imparfaits, trop souvent fonction des événements et pas
toujours portés à la connaissance du plus grand nombre de façon rationnelle.

Manuels, documentation sont autant de moyens dans lesquels on peut puiser


informations, directives, etc.

d) Les questionnaires de contrôle interne :

Ils sont de formes multiples et correspondent à des critères de classement


variés.

Notons qu’il ne s’agit pas de questions que l’on poserait à quelqu’un qui
aurait la réponse, mais des questions que l’on se pose (managers, contrôleur
interne…) et dont on va ensuite chercher la/les réponse(s). Cela exclut les
listes de questions avec « oui », « non » qui ne laissent aucune place à
l’imagination et donc sont remplies d’oublis et d’omissions allant au plus
pressé.

Le but d’un questionnaire de contrôle interne est de permettre, en explorant


toutes les dimensions d’une activité, d’un processus, d’une fonction, d’en
déceler les insuffisances (ou d’en constater la bonne maitrise) et, à partir de
là, d’aider à l’identification du dispositif de contrôle interne adéquat.

Parmi les différentes méthodes utilisées, une des plus courantes est le
questionnement « qui ? quoi ? où ? quand ? comment ? ». En se posant
ces cinq types de questions, on fait une observation complète de l’activité et
l’on est en mesure de définir risques spécifiques et risques résiduelles et
donc de s’interroger sur les dispositifs de contrôle interne à mettre en place
ou à améliorer.

78
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Rôle du contrôle interne 27:

Un bon dispositif de contrôle interne permet de s’assurer que :

 toutes les opérations de l’entreprise devant faire l’objet d’un


enregistrement comptable sont comptabilisées, autrement dit de
vérifier l’exhaustivité des enregistrements,
 tous les enregistrements comptables sont la traduction correcte
d’opérations réelles, c'est-à-dire de vérifier la réalité des
enregistrements,
 tous les actifs de l’entreprise sont sauvegardés,
 une même opération est toujours traduite de la même manière,
 les documents justificatifs produits par l’entreprise sont probants,
 les opérations sont exécutées conformément aux décisions de la
direction.

Limites du concept 28:

Si le contrôle interne apporte un indéniable intérêt dans la gestion, il n’est


cependant pas l’arme absolue contre les défaillances et il convient de bien
apprécier les limites du concept.

Ainsi, en aucun cas, le contrôle interne ne peut garantir la réussite de la


banque en assurant la réalisation des objectifs fondamentaux car les
changements de contexte politique, social ou économique ne sont pas
toujours sous le contrôle des dirigeants.

27
Ordre des experts comptables, Op.cit, p 20
28
Erwan MUSY, Op.cit, p 22

79
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

De même, les contrôles mis en place peuvent toujours être contournés (en
cas de collusion entre personnes) ou bien le management peut ne pas
respecter les procédures. Ce point renforce d’ailleurs l’importance de l’audit
qui visera à assurer que les activités sont bien sous contrôle.

Enfin, le cout de mise en place d’un dispositif de contrôle interne en limite


forcément le périmètre. Il n’est évidemment pas possible de mettre en place
des dispositifs sophistiqués à toutes les étapes de processus, car dans ce
cas, cela nuirait à la performance générale.

Le contrôle interne ne peut donc être considéré comme une assurance


absolue.

Audit interne et contrôle interne 29:

L’audit interne n’est donc pas le contrôle n’interne mais puisque sa mission
consiste à évaluer et améliorer le dispositif de contrôle interne, il en constitue
à l’évidence l’une des composantes fondamentales.

Le contrôle interne vise à donner aux responsables de la banque une


assurance raisonnable que les objectifs fixés seront atteints, l’audit interne
vise à leur donner une assurance sur le degré de maitrise de ses opérations
en évaluant le processus de contrôle interne et en faisant des propositions
pour l’améliorer, autrement dit, l’audit interne évalue le contrôle interne et
vérifie qu’in introduit bien les actions souhaitables, c'est-à-dire qu’il permet de
s’assurer qu’il est efficace et efficient.

Si l’audit interne est une fonction exercée par quelques personnes liées
hiérarchiquement à l’instance suprême de l’entreprise, le contrôle interne est
un processus exercé par tout l’ensemble du personnel.

29
Hakima OULDKABLIA , audit, contrôle interne et inspection aux services des banques Algériennes, mémoire de fin
d’étude pour l’obtention du diplôme de magister en économie, 2O14, p75

80
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Donc, l’audit a pour mission d’évaluer le contrôle interne c'est-à-dire


l’ensemble des dispositifs mis en place par la direction de la banque, le
management et le personnel afin d’assurer que l’entreprise respecte ses
obligations légales et réglementaires, préserve ses actifs et ceux qui lui sont
confiés, fonctionne de manière efficace et sécurisée et produit des formations
financières fiables.

81
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Référentiels et règlementations

30
Les accords Bâle I :

L’accord Bâle I n'était qu'une première étape pour plusieurs raisons :


 non prise en comptes des risques "hors bilan".
 Insuffisance de finesse d'analyse de la complexité.
 insuffisance de la différentiation des risques liés aux crédits.

Le Comité de Bâle a proposé un ensemble de recommandations qui


permettent de mesurer le risque de crédit d’une façon plus pertinente, en
prenant en compte la qualité de l'emprunteur, y compris par l'intermédiaire
d'un système de notation interne propre à chaque établissement. Les normes
Bâle II constituent un dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les
risques bancaires et principalement le risque de crédit ou de contrepartie et
les exigences en fonds propres. Ces directives ont été préparées depuis
1988 par le Comité de Bâle, sous l'égide de la «banque centrale des banques
centrales» : la Banque des Règlements Internationaux et ont abouti à la
publication de la Directive CRD.

30
Med Kamel LAKHAL, Lahcen ZERRAF, Op.cit, p 22

82
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Bâle II

S’inscrit dans une démarche mondiale de réglementation de la profession


bancaire. L’objectif est de prévenir les faillites par une meilleure adéquation
entre fonds propres et risques encourus. Pour répondre à cet objectif, les
accords de Bâle fixent les règles pour une meilleure évaluation des risques.
Les normes de Bâle II devrait remplacer les normes mises en place par Bâle I
en 1988 et vise notamment àla mise en place du ratio MCDONOUGH – le
nouveau ratio de solvabilité – destiné à remplacer le ratio Cooke.
(MCDONOUGH : nom du président en exercice du Comité pendant le
processus d'établissement de l'Accord, William J. MCDONOUGH).

Suivant le même canevas, de nouvelles normes Solvabilité II sont en cours


de discussion pour les sociétés d'assurances et de réassurance.

Bâle II traite les sujets suivants :

 La banque agissant comme cédant Si la banque agissant comme


cédant souhaite profiter de la titrisation afin de libérer du capital il faut
que la cession soit éligible pour un clean break.
 La banque agissant comme recouvreur quand l’actif Titrisé est constitué
de créances, un recouvreur doit être désigné pour en assurer le
recouvrement dans les délais et les termes convenus.
 La banque agissant comme investisseur Si la banque acquiert des titres
émis par un véhicule Bâle II propose de s'en remettre aux grandes
agences de notation afin de déterminer le niveau de risque par tranche
et propose une grille afin de convertir la note en pondération.

83
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Conséquences pour les banques

Avec Bâle II, le niveau de fonds propres minimum requis reste globalement
stable, donc, cela ne diminuerait pas la capacité des banques à donner des
crédits.

La généralisation des procédures de notation des entreprises : La banque


attribue une classe de risque de défaut qui reflète la probabilité de défaut sur
la base des caractéristiques que la banque peut constater, tels que : données
de fonctionnement du compte, ou données non financières comme
l’organisation interne de l’entreprise, ratios comptables, qualité des
documents prévisionnels présentés à la banque, ou encore gestion de
paramètres externes (risques environnementaux, risques clients), etc.

Le coût du crédit sera alors d'avantage individualisé : cela signifie que


certaines personnes verront les conditions que leur accordent les banques
s’améliorer, d’autres devront payer plus. La réglementation Bâle II va inciter
les banques qui faisaient déjà la notation à renforcer l’étendue et la qualité de
leurs outils, en visant plus de pertinence et d’objectivité, et celles qui ne la
pratiquaient pas encore à le faire.

La nécessité d’une meilleure connaissance de la clientèle : Même si les


banques ne demanderont probablement pas davantage de documents
qu’auparavant, elles souhaiteront recueillir auprès de leurs clients des
données plus détaillées, complètes et transparentes.

84
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Le COSO131:

Le COSO1 est le premier des référentiels de contrôle interne auquel tous se


sont référés, adoptant du même coup la définition du vocable.

Il identifie cinq composantes du contrôle interne qui permettent de mettre en


œuvre un dispositif de façon rationnelle. Il les symboliquement représentées
sous la forme d’une pyramide universellement connue sous le nom de
« pyramide du COSO ».

Cette pyramide repose sur un socle : l’environnement du contrôle.

Elle comporte trois étages :

 L’évaluation des risques ;

 Les activités de contrôle ;

 Le pilotage.

Le tout est supporté par une charpente : l’information et la communication.

Figure 6 : Pyramide du COSO

31
Frédéric BERNARD, Rémi GAYRAUD, Laurent ROUSSEAU, Op.cit, p 24

85
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

L’environnement du contrôle : présenté à juste titre comme le socle sur lequel


tout repose. Il traduit la qualité du milieu, sa sensibilisation au contrôle interne
et relève de la culture. Il s’exprime à travers :

 L’intégrité et l’éthique dont l’exemplarité du management est la

meilleure illustration ;
 Le fonctionnement de l’entreprise qui ne peut être contraire à la

réglementation ;
 La gestion des ressources humaines qui doit être compétente, intègre

et transparente.

L’évaluation des risques : indispensable pour définir ce qu’il faut mettre en


œuvre pour leur faire échec. Mais nous verrons que le COSO2 est allé plus
loin dans ce domaine.

Les activités de contrôle : elles recensent les dispositifs à mettre en place


pour empêcher les risques de se réaliser, à tout le moins les plus importants
d’entre eux.

La communication et l’information : élément essentiel pour que les différents


acteurs puissent jouer leur rôle en connaissance de cause.

Le pilotage : il va permettre de coordonner et de tenir à jour les éléments mis


en place.

Tel est l’apport essentiel du COSO1 : avoir été le premier à définir le


contrôle interne et à énoncer l’essentiel de ses composantes fondamentales.
Mais il subsistait une lacune forte heureusement comblée par le COSO2.

86
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Le COSO232:

Le COSO2 complète efficacement le COSO1 sur un domaine laissé en


déshérence : « le management des risques » ; à telle enseigne qu’au risque
de créer des confusions, on l’a nommé ainsi alors qu’il se situe dans la droite
ligne du COSO1.

Pour envisager d’élaborer un contrôle interne rationnel, il faut en effet avoir


réglé dans sa globalité le problème de risque, puisque c’est en fonction de lui
que se construira le contrôle interne.

Observons au préalable que les différents étages de la pyramide du COSO1


subsistent en leur qualité de composantes essentielles. On les retrouve dans
le symbole graphique du COSO2, lequel rappelle les quatre autres
composantes ou éléments du COSO1 :

 L’environnement de contrôle, nommé ici « l’environnement interne » ce

qui, de fait, est plus parlant ;


 Les activités de contrôle ;

 L’information et la communication ;

 Le pilotage.

Mais, différence essentielle et contribution majeure : au lieu et place de la


simple évaluation des risques, on trouve quatre éléments qui s’ajoutent aux
éléments du COSO1 et symbolisent la gestion globale du risque. En effet,
gérer les risques, c’est :

 Définir les objectifs ;

 Identifier les évènements ;

 évaluer les risques ;

 les traiter.

32
Frédéric BERNARD, Rémi GAYRAUD, Laurent ROUSSEAU, Op.cit, p 77

87
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Soit au total huit éléments au lieu de cinq mais qui situent la gestion du risque
en amont du contrôle interne, lequel est, ainsi que nous le verrons le pivot de
l’ensemble. Avec le COSO2 on porte le regard en amont et en aval du
contrôle interne : de l’identification des risques à toutes les modalités de
traitement possible.

Pour mieux singulariser cet enrichissement, le COSO2 a substitué le cube à


la pyramide.

Figure 7 : Le cube de COSO

Ce cube présent de face huit éléments du contrôle interne en incluant les


données amont et aval qui peuvent déboucher sur d’autres solutions que
l’amélioration du contrôle interne, ainsi qu’il sera démontré un peu plus loin.

88
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

La face supérieure reproduit les zones d’exercice du contrôle interne,


classées par nature et qui correspondent à quatre catégories d’objectifs :

 stratégie : laquelle est singulièrement concernée avec le contrôle interne

des dirigeants et organes de gouvernance ;


 opérations : pour rappeler que le contrôle interne couvre l’ensemble du

domaine opérationnel et n’est pas seulement de nature financière ;


 reporting : qui mérite une attention particulière dans les situations où il y

a une large décentralisation, et particulièrement dans les cas de


décentralisation géographique importante et lointaine. La fiabilité du
reporting doit alors mobiliser les attentions ;
 conformité : eu égard à son importance dans les activités très

réglementées.

La face sur le côté reprend également les zones d’exercice du contrôle


interne mais classées par destination :

 entreprise : toutes les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité

(public, privé, coopératif ou associatif) ;


 division : dans chaque entreprise, toutes les fonctions sans exclusive ;

 unité de gestion : pour bien souligner qu’il convient de descendre au

plus petit niveau de responsabilité, chacun ayant son contrôle interne


spécifique ;
 filiale : l’existence de structures juridiquement autonomes n’enlève rien

à l’exigence d’une bonne maitrise des activités par la maison mère.

89
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

En sorte que l’ensemble symbolise parfaitement le caractère universel du


contrôle interne.

Dans cet ensemble, la gestion globale des risques implique une attention
portée à quatre dimensions : objectifs, identification des événements,
évaluation des risques, traitement des risques.

 Les objectifs : il faut définir une politique de risque et singulièrement les

notions d’appétence et de tolérance afin que chacun connaisse les


limites à partir desquelles il doit agir et faire échec aux risques ;
 identification des événements : pour combattre les risques, il faut les

connaitre ;
 évaluation des risques : une fois identifié, les risques doivent être

évalués pour les situer. Les méthodes d’évaluation sont nombreuses


mais il faut se garder des calculs trop simplistes ;
 traitement des risques : pour cela quatre options sont disponibles :

l’évitement, le partage, l’acceptation ou la réduction suppression. C’est


cette dernière option qui conduit à l’aménagement du contrôle interne.

Le COSO3 33:

L’objectif de la mise à jour du Référentiel COSO sur le contrôle interne est


l’adaptation du dispositif de contrôle interne aux enjeux d’aujourd’hui et de
demain. Le projet a permis de prendre du recul par rapport aux évolutions
des vingt dernières années, depuis la parution du référentiel d’origine.

33
Frédéric BERNARD, Rémi GAYRAUD, Laurent ROUSSEAU, Op.cit, p 98

90
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

En particulier :

 Les risques nouveaux qui émergent et qui sont autant de


nouveaux enjeux de contrôle interne (la cyber-criminalité, le
cloud-computing, etc.);
 Le rôle toujours plus important de la technologie (performance,
sécurité, continuité, etc.) ;
 Le recours intensifié à l’externalisation, avec un enjeu de bonne
définition des attentes en matière de contrôle interne vis-à-vis des
prestataires ;
 Les attentes accrues en matière de gouvernance (notamment les
rôles des comités au niveau du conseil mais aussi de la direction
générale sur des enjeux importants comme les risques, la
conformité, etc.);
 La responsabilisation du personnel à tous les niveaux de la
hiérarchie et dans toutes les entités de l’organisation (le « tone in
the middle » et le lien entre les objectifs, les risques encourus et
l’évaluation de la performance) ;
 La nécessité de s’adapter en permanence à un environnement
interne et externe en mutation;
 L’efficacité et l’efficience du dispositif de contrôle interne
(l’articulation entre les opérationnels, les fonctions support, et
l’audit interne) ;
 Les exigences de reporting au-delà de la communication
financière (développement durable, environnement, qualité, etc.).

Le référentiel de 2013 reprend les éléments essentiels du référentiel COSO


de 1992, en particulier la définition, les cinq composantes, et les critères
d’évaluation.

91
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

L’intérêt de ce nouveau référentiel est qu’il élargit le spectre couvert : il ne


s’agit plus simplement des domaines comptables et financiers, de la
conformité, et des sujets opérationnels, mais aussi toute la communication
extra-financière, le reporting sur la responsabilité sociale et environnementale,
la sécurité, tant d’éléments essentiels à la bonne gouvernance.

Le COSO 2013 décline 17 principes essentiels liés aux cinq composantes du


contrôle interne.

Chaque principe est applicable à tout secteur, nature d’activité, et taille


d’organisation.

Au-delà de la formalisation des attentes en matière de contrôle interne, le


COSO 2013 a vocation à :

 Renforcer les contrôles et gagner en confiance sur les opérations,


le reporting et les objectifs de conformité ;
 Identifier les risques nouveaux et définir des dispositifs de
maîtrise appropriés ;
 Analyser comment les ressources, la technologie et les processus
peuvent potentiellement causer des défaillances de contrôle et
comment les éviter ;
 Cibler les contrôles pour mieux répondre aux évolutions de
l’environnement.

92
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Autres référentiels34:
Le COCO

Au Canada, l’institut « Canadian institute of chartered accountant » a publié


des recommandations relatives au contrôle interne dans un rapport intitulé
“CICA’s Criteria of Control Board Guidance on Control ou (CoCo)” suite à la
demande du comité canadien ayant publié des directives de bonne
gouvernance ou le Blue-ribbon comittee, le comité qui a recommandé entre
autre que les sociétés cotées aient l’obligation de publier un rapport annuel
sur l’adéquation de leur contrôle interne lié à l’information financière et la
conformité aux lois.

Dans le cadre des CoCo guidances, le contrôle interne est définit comme
étant l’ensemble des éléments de l’organisation qui inclut les ressources,
systèmes, processus, culture et tâches, qui supporte la réalisation des
objectifs de l’organisation.

Ce référentiel définit des critères qui permettent d’évaluer l’efficacité des


contrôles au sein de l’organisation, il permet de répondre à la question : « Are
we going to meet our objectives, and how do we know? »

34
Jacques RENARD, comprendre et mettre en œuvre le contrôle interne, EYROLLES, Paris, 2012, p 103

93
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Dans ce but, il y est défini quatre critères qui font articuler vingt sous-critères
de contrôle :

 Le critère Objectif (purpose citeria) représente la direction de l’entité, il


comprend cinq sous-critère qui sont les risques et opportunités, les
objectifs, les politiques, les plans et les indicateurs et sous-objectifs de
performances.

 Le critère Engagement (commitment criteria) qui reflète l’identité de


l’entité, il comprend quatre sous-critères qui sont les valeurs éthiques,
la politique de ressources humaine, les règles d’autorité, de
responsabilité et de confiance mutuelle.

 Le critère capacité (capability criteria) regroupe cinq sous-critères liés


aux compétences de l’entité, connaissances, ressources et moyens,
processus de communication, de coordination et activités de contrôle.

 Enfin le critère de pilotage et d’apprentissage (Monitoring and learning


criteria), il s’agit de six sous-critères traduisant l’évolution de l’entité, à
travers son interaction avec son environnement interne et externe, ses
réalisations par rapport aux objectifs, sa veille stratégique, son suivi et
ajustements des systèmes et des procédures de contrôle.

Les vingt sous-critères sont inter reliés et permettent de juger l’adéquation du


système de contrôle conçu au sein d’une entité, de l’évaluer et d’en
communiquer aux parties concernées.

94
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Le Turnbull guidance : référentiel britannique

Il propose non pas une série de règles mais une infrastructure générale de ce
que doit être un contrôle interne.il s’appuie sur les risques et souligne le rôle
déterminant du conseil dans le choix du traitement. En cela, il retient les
enseignements du COSO2.

Il souligne lui aussi la nécessaire adaptation à la clôture et au changement.

Le référentiel AMF : référentiel français

C’est le dernier et sans doute le plus abouti. Il rappelle l’universalité du


contrôle interne qui se limite à la sphère financière et souligne le rôle des
responsables opérationnels.

Il définit des objectifs généraux :

 se conformer aux lois et règlements ;


 appliquer les instructions de la direction ;
 assurer un bon fonctionnement des processus internes, tous étant
concernés ;
 garantir la fiabilité des informations financières ;
 un système d’identification des risques ;
 une surveillance permanente.

95
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

La mise en œuvre d’un dispositif de contrôle interne35

Mettre en œuvre le contrôle interne ne peut être réalisé que si un certain


nombre de condition sont remplies. Et il faut, dans le même temps, vaincre
les difficultés possibles et mobiliser les facteurs de réussite.

Les conditions à remplir sont au nombre de six :


 une bonne qualité de l’environnement de contrôle ;
 la constitution d’une équipe projet ;
 le choix d’un référentiel de contrôle interne ;
 la définition du périmètre d’intervention ;
 l’option de granularité du contrôle interne, laquelle peut varier au
sein d’une même organisation ;
 la mobilisation de tous les acteurs.

Mais dans le même temps, encore faut-il réduire les difficultés qui peuvent se
présentées :
 Eviter imprévus, retards et surcharges de travail rendant les
interlocuteurs indisponibles ;
 Une mauvaise articulation des objets ;
 Connaitre les limites du contrôle interne, conséquence de sa relativité.

La mise en œuvre du contrôle interne implique le choix d’une zone test et


l’élaboration d’un planning.

35
Jaques RENARD, Op.cit, p 153-154

96
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

A partir de là, le projet se déroule en trois phases :

L’appréciation des préalables :

On doit s’assurer que les trois préalables à la mise en œuvre du contrôle


interne sont bien à niveau : la mission est-elle clairement définie pour tous ?
Les facteurs de réussite sont-ils bien identifiés et mobilisés par le
responsable ? Les règles à respectés sont-elle bien connues par les acteurs ?

La mise en place des dispositifs spécifiques :

Après avoir régler le problème de la granularité, le brain storming pour définir


les dispositifs nécessaires à partir des risques identifiés. Bien évidemment,
s’il y’a une cartographie, on partira de ce document et la participation du
risque manager qui l’a réalisée est indispensable.

Mais les responsables de l’activité étudiée doivent impérativement


s’approprier la démarche.

La qualification et la validation :

Pour identifier les lacunes et approcher un niveau raisonnable de maitrise,


c’est le regroupement des dispositifs par famille qui va révéler les
insuffisances, on corrige alors le cas échéant et l’on fait plusieurs aller-retour
si jugé nécessaire.

La fin du projet exige que l’on s’assure de l’exhaustivité et la validité des tests.
On doit alors définir les règles de conduite pour chacun et ajuster
éventuellement le référentiel.

Au total, il faut savoir prendre son temps et toujours travailler en équipe.

97
CHAPITRE II : Généralités sur le contrôle interne

Conclusion

Dans le cadre de ce chapitre, nous avons d’abord mis en claire le concept de


contrôle interne qui évolue vers un vrai rôle d’accompagnement et de conseil
pour sécuriser l’activité au-delà de sa fonction première de contrôle et de
surveillance puis nous avons défini ce qu’est le contrôle interne, ses objectifs.
Pour proposer par la suite une appréciation du dispositif de contrôle interne.
Finalement nous avons exposé, dans ce chapitre, les différents référentiels
gérant le métier de contrôle interne.

98
CHAPITRE 3 : Cas pratique
CHAPITRE III : Cas pratique

Introduction

L’objectif de ce troisième chapitre est de confronter nos hypothèses à la


réalité, au moyen d’étude empirique. L’intérêt à travers notre étude de
cas est d’aboutir à une proximité avec le terrain.

Notre étude empirique comprendra dans un premier temps, une


présentation des différents organismes d’accueil. En second lieu, nous
élaborons une enquête par questionnaire au prêt d’un échantillon de
praticiens et professionnels de banque et nous procéderons à une
analyse descriptive afin de vérifier les hypothèses.

Méthodologie

Afin de réaliser notre recherche, des données primaires et secondaires


nécessaires seront collectés à l’aide de :
 Questionnaire : renfermant toute une gamme de questions.

 Entretiens personnels.

 Examen de la littérature, incluant thèses, ouvrages et articles de


journaux scientifiques, etc.
 Revue de résultats antérieurs

100
CHAPITRE III : Cas pratique

Limitations et contraintes

Bien qu’il existe de nombreuses banques en opération en Algérie


aujourd’hui, il serait très difficile de tenter de couvrir toutes ces banques
dans une étude comme celle présentée ici. Des contraintes de temps et
des défis financiers risqueraient d’entraver l’ampleur et le degré de détail
de cette étude.

Tenant compte de ces limitations, on a décidé de sélectionner quelques-


unes, mais de premier ordre dans le marché banquier algériens –
Banque Nationale d’Algérie "BNA" ; Banque de l’Agriculture et du
Développement Rural "BADR" ; Banque Extérieure d’Algérie "BEA" ;
Crédit Populaire d’Algérie "CPA" ; Banque AL BARAKA Algérie ; Arab
Banking Corporation Algérie "ABC" ; Banque Nationale de Paris "B.N.P"
PARIBAS EL DJAZAIR ; Arab Bank Gulf.

Autre limitation est les problèmes inhérents à la collecte de données.


Certains fonctionnaires et responsables ont délibérément refusés de
nous fournir les informations nécessaires au bon déroulement de cette
recherche due à ce qui est nommé "information classifiée et
confidentielle".

101
CHAPITRE III : Cas pratique

Bref historique et contexte des banques sélectionnées

ABC Bank36

Le Groupe Arab Banking Corporation (BSC), basé au Bahreïn est


présent dans plus de 22 pays du Golf, d’Afrique du Nord et Moyen
Orient, l’Europe, des Amériques et l’Asie. Créée en 1980, la banque
ABC est cotée sur la bourse du Bahrein avec pour principaux
actionnaires des investisseurs institutionnels comme la Banque Centrale
de Libye (41.65%) The Kuwaiti Investment Authority (29.69%), et Abu
Dhabi Investment Authority (17.72%).

La volonté du groupe de répondre aux différents besoins du marché


Algérien s'est matérialisée par la création d'un bureau de représentation
en 1995, présence ayant permis à Arab Banking Corporation, tout
d'abord de développer et de renforcer les liens de coopération avec les
institutions financières algériennes, ensuite de vivre les profondes
réformes économiques lancées au début de la décennie 90, notamment
celles autorisant l'établissement de banques à capitaux privés en
Algérie.

Du fait de l’intérêt croissant que portait et continue de porter le Groupe


ABC au marché Algérien, le bureau de représentation a été transformé
en décembre 1998 en banque à part entière, par décision du 24
Septembre 1998 du Conseil de la Monnaie et du Crédit. Ainsi est née
Arab Banking Corporation - Algeria, désignée sous le nom commercial
36
www.arabbanking.com.dz

102
CHAPITRE III : Cas pratique

d’ABC Bank Algeria qui devient, en fait, la première banque privée


internationale à s’installer en Algérie, son activité a commencé le 02
Décembre 1998 avec l’ouverture de son agence principale à Bir Mourad
Raïs.

La banque bénéficie d’un capital de dix milliards de dinars en Décembre


2009 et du soutien inconditionnel de ses Actionnaires, à savoir Arab
Banking Corporation (BSC) Bahreïn (87 ,62 %), the Arab Investment
Company – Riyadh, Institution Financière Arabe dont l’Algérie est
actionnaire (4,18 %), the International Finance Corporation IFC qui est
filiale de la banque mondiale (1,85 %), la Compagnie Algérienne
d’Assurance et de Réassurance CAAR (2,09 %) ainsi que divers autres
investisseurs privés algériens (4, 26 %).

La vision de l’ABC Algeria est d’améliorer la position de la Banque


dans le secteur bancaire Algérien et de contribuer au développement
de l’économie du pays.

Mission
Assurer aux Actionnaires une croissance efficace et proprement
calculée de plus-value et bénéfice sur la valeur nominale des actions
tout en profitant du pouvoir du groupe international et de satisfaire le
Groupe diversifié de la clientèle.

103
CHAPITRE III : Cas pratique

Objectives :
 Mettre au service de la clientèle Algérienne, le réseau international
du Groupe ABC (BSC).
 Offrir des services bancaires personnalisés de qualité pour la
clientèle appartenant aussi bien au secteur public qu'au secteur
privé.
 Promouvoir et mettre en place de nouveaux produits.
 Répondre aux besoins de la clientèle dans le domaine des
Opérations de Commerce Extérieur.
 Conseiller et assister la clientèle dans le montage des dossiers
d'investissement et participer à leur financement le cas échéant.
 Œuvrer en général à faire d'ABC Bank une institution financière
performante et participant de manière effective au développement
de l'économie Algérienne.

Avec une stratégie bien définie, une mobilisation de ses différents


organes et une volonté ferme de ses employés, ABC Bank est bien
positionné pour saisir les opportunités et les défis qui se profilent à
l'horizon.

104
CHAPITRE III : Cas pratique

Gulf Bank Algeria37

Banque commerciale de droit Algérien ; Membre d’un des plus


éminent groupe d’affaires du moyen orient KIPCO « Kuwait Projects
Company ».

Gulf Bank Algeria, au capital de 10 000 000 000 DZD débute son
activité en Mars 2004 et se fixe pour principale mission de contribuer au
développement économique et financier de l’Algérie, en offrant aux
entreprises, professionnels et particuliers une gamme étendue et en
constante évolution de produits et services financiers.

Aussi, pour répondre aux attentes de sa clientèle, Gulf Bank Algeria


propose des produits bancaires Conventionnels ainsi que ceux
conformes aux préceptes de la Chariâa.

Gulf Bank Algeria dispose aujourd’hui d’un réseau de 50 agences


opérationnelles, qui sera étendu à 60 agences dans le courant de 2015
afin de se rapprocher au mieux de sa clientèle sur l’ensemble du
territoire national.

37
www.agb.dz

105
CHAPITRE III : Cas pratique

Banque de l’Agriculture et du Développement Rural 38

La Banque de l’Agriculture et du Développement Rural BADR, est une


institution financière nationale créée le 13 mars 1982 sous la forme
juridique de société par actions. Son capital social est de 33 000 000 000
de DA. Elle a pour missions principales le développement du secteur
agricole et la promotion du monde rural.

La BADR est une banque publique qui a pour mission le développement


du secteur agricole et la promotion du monde rural.

Constituée initialement de 140 agences cédées par la BNA, son réseau


compte actuellement plus de 290 agences et 41directions régionales et
plus de 7000 cadres et employés activent au sein des structures
centrales, régionales et locales.

En 1982, lors de sa création, les agriculteurs, y ont vu un sauveur et une


aubaine. L’Algérie sortait du socialisme et allait droit vers l’ouverture à
l’égyptienne. Une ouverture à l’aveuglette et une économie de bazar qui
aboutira vers un changement des mentalités qui a lui-même sonné le
réveil d’un peuple qui aspirait vers la liberté et la justice sociale.

Le pouvoir de l’époque donna du lest et on confondit démocratie et


anarchie, liberté et laisser-aller, droits et pillages. Et le butinage dans les
banques d’état s’institua comme « mode de vie ». Comme toute l’Algérie,
la Badr vécut, une époque difficile et comme toute l’Algérie, elle s’en

38
www.badr-bank.dz

106
CHAPITRE III : Cas pratique

sortie indemne. Désormais, de la Badr les fellahs ne peuvent pas s’en


passer.

La banque publique Badr s’est pour objectifs de développer le secteur


agricole et à favoriser le monde rural. Des champs vierges. Deux
secteurs qui rapportent. Les fellahs ne peuvent s’en passer. De par la
densité de son réseau et l’importance de son effectif, la BADR est
classée par le « BANKERS ALMANACH », édition 2001, première
banque au niveau national, 13ème au niveau africain et 668ème au
niveau mondial sur environ 4100 banques classées. Etablissement à
vocation agricole à sa création, la BADR est devenue, au fil du temps, et
notamment depuis la promulgation de la loi 90/10, une banque
universelle qui intervient dans le financement de tous les secteurs
d’activités. Elle a acquis une notoriété et une expérience certaine dans le
financement de l’agro-alimentaire, l’agro-industriel et de l’industrie
mécanique agricole. En matière d’intervention dans le financement de
l’économie, la BADR a considérablement augmenté le volume des
crédits consentis aux PME et PMI du secteur privé, toutes branches
confondues, tout en accroissant son aide au monde agricole et para-
agricole.

La BADR a adapté la définition universelle du développement durable


aux Exigences requises : un développement satisfaisant les besoins
actuels sans compromettre

L’avenir, grâce à une approche responsable intégrant les intérêts de


toutes les parties prenantes : l’actionnaire, les clients, les collaborateurs
et l’environnement

107
CHAPITRE III : Cas pratique

BNP PARIBAS39

BNP Paribas El Djazaïr est une filiale à 100% du Groupe BNP Paribas,
un leader européen des services financiers. Elle a vu le jour en 2002
avec l’ambition de construire un important réseau d’agences en Algérie.
La création de la filiale a suivi l’activation du bureau de représentation du
Groupe à travers la BNCIA (actuelle BNA) en 2000.

BNP Paribas El Djazaïr est devenue en moins de neuf ans l’une des
banques du secteur privé les plus importantes sur le territoire algérien.
Forte de ses succès, elle s'est activement déployée et compte 71
agences ouvertes. Elle couvre ainsi progressivement le territoire
national, avec une implantation dans 19 wilayas. Cette stratégie
témoigne de son ambition à être une banque citoyenne au service du
développement économique de l'Algérie.

Avec l'appui du Groupe, BNP Paribas El Djazaïr développe une offre de


proximité et s’applique à offrir des services de qualité supérieure à
l'ensemble de sa clientèle : Particuliers, Professionnels et Entreprises.
Elle se donne ainsi les moyens de conforter son rôle de banque de
référence, fiable, innovante et attentive à ses clients.

39
www.bnpparibas.dz

108
CHAPITRE III : Cas pratique

BNP Paribas El Djazaïr est une Société Par Actions (SPA) dotée d'un
capital de 10 milliards de Dinars Algériens, 100 % des actions sont
détenues par le groupe BNP Paribas.

Banque Extérieur d’Algérie40

La Banque Extérieur d'Algérie fut créée le 1er Octobre 1967 par


ordonnance n°67.204. Elle avait pour objet principal de faciliter et de
développer les rapports économiques et financiers de l'Algérie avec le
reste du monde.

Dans le cadre du parachèvement du processus de nationalisation du


système bancaire algérien, la BEA a repris successivement les activités
des banques étrangères exerçant en Algérie ; celles de la Société
Générale dans sa situation au 31 décembre 1967, puis de la Barclay
Bank Limited au 30 avril 1968, puis du Crédit Nord et de la Banque
Industrielle de l'Algérie et de la Méditerranée (BIAM) dans leurs
situations au 31 mai 1968. Notre banque n'a eu, cependant, sa structure
définitive qu'à partir du 1er Juin 1968. Le capital ayant été exclusivement
souscrit par l'État.

Depuis 1970, la Banque Extérieure d'Algérie s'est vu confier la totalité


des opérations bancaires des grandes sociétés industrielles nationales.

40
www. memoireonline.com /La-gestion-du-portefeuille-cas-de-la-BEA-Banque-Exterieure-d-Algerie--de-
Bejaa--Agence-4144.html#toc134

109
CHAPITRE III : Cas pratique

Elle avait pour objet principal de faciliter et de développer, les rapports


économiques et financiers de l'Algérie avec le reste du monde.

A la faveur de la restructuration des entreprises industrielles et des


mutations profondes engagées par les pouvoirs publics dans les années
80, la BEA change de statut et devient, le 05 février 1989, Société Par
Actions (Cf. disposition de la loi 88.01 du 17 janvier 1988 portant
autonomie des entreprises) en gardant globalement le même objet que
celui qui lui est fixé par l'ordonnance du 1er octobre 1967. Son capital,
qui pouvait être augmenté en une ou plusieurs fois par la création
d'actions nouvelles dont les conditions sont arrêtées par l'assemblée
générale extraordinaire des actionnaires, est porté à 1 Milliard de
dinars.51 Il était détenu par les ex-fonds de participation des principaux
secteurs du portefeuille commercial de la BEA (outre les hydrocarbures),
à savoir :

 Fonds de participation « Construction » ;


 Fonds de participation « Électronique, Télécommunication,
Informatique » ; - Fonds de participation « Transport et Services » ;
 Fonds de participation « Chimie, Pétrochimie, Pharmacie ».

En 1991, le capital de la banque est augmenté de 600 millions de dinars


passant ainsi de 01 milliard six cent millions de dinars (1, 6 milliards de
Da). En mars 1996, le capital de la BEA est passé à 5,6 milliards Da.
Après la dissolution des fonds de participations, le capital demeure
propriété de l'État. Le capital de la banque n'a cessé de croître depuis
cette date (1996) passant de 12 milliards de Da en 2000 à plus de 100
milliards de Da en 2013.

110
CHAPITRE III : Cas pratique

Analyses & Discussion des Résultats Obtenus

Ex i s t e - i l u n o r g a n i g r a m m e d e l a b a n q u e ?

Nb % cit.
Oui 51 100,0%
Non 0 0,0%
Total 51 100,0%

Oui (100,0%)

Figure 8: Diagramme indiquant la distribution des réponses à la question de


l'existance d'un diagramme de la banque

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Toutes les banques disposes d’un organigramme qui est un des


éléments clé de la démarche de contrôle interne, bien sûr, son
importance est relative en fonction de la taille de la structure que l’on a à
gérer. Cela peut paraître formaliste dans une petite structure mais il reste
un élément important permettant de s’assurer de la sécurisation des
tâches on ne parle pas forcément de la personne mais plutôt des tâches
pour savoir : qui fait quoi dans une chaîne d’opération et qui supplée en
cas d’absence de la personne responsable.

111
CHAPITRE III : Cas pratique

Quelle est la fréquence des réunions du conseil d'adm inistration?

29,4%

13,7%
Nb % cit.
Une fois par an 15 29,4%
Chaque semestre 7 13,7%
chaque trimestre 1 2,0% 2,0%
Chaque mois 8 15,7%
Autre 20 39,2%
Total 51 100,0%
15,7%

39,2%

Figure 9 : Diagramme indiquant la distribution des réponses à la question de la


fréquence des réunions du CA

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Plus de 29% de la population se mettent d’accord que le conseil


d’administration de leur banques se réuni une fois par an. 29,4% des
réponses affirment que le conseil d’administration de leurs banques se
fait au moins une fois chaque semestre ou chaque mois, le reste a
répondu par « Autre » et on observe que c’est le pourcentage le plus
élevé.

112
CHAPITRE III : Cas pratique

Quelles sont les structures en charge du controle interne?

49,0%
Nb % cit.
Direction générale 13 25,5%

25,5%
Département spécifique 25 49,0%
Opérationnels 6 11,8%
Comité spécialisée 4 7,8%
Autre 3 5,9%
Total 51 100,0%

11,8%

7,8%

5,9%
Figure 10 : Diagramme indiquant la distribution des réponses à la question de
l’existence des structures en charge du contrôle interne

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

La majorité des travailleurs soit 49%, pensent que la mise en œuvre et le


suivi du Contrôle interne se fait par un département spécifique. 25,5%
des observations qualifies la direction générale comme la structure
responsable du contrôle interne.

113
CHAPITRE III : Cas pratique

Le principe de séparation des taches est respecté


Moyenne = 3,22 'Plutôt d'accord'

3,9%

Nb % cit. 13,7%
Pas d'accord du tout 2 3,9%
Plutôt pas d'accord 7 13,7%
Plutôt d'accord 20 39,2%
Tout à fait d'accord 22 43,1%
Total 51 100,0% 39,2%

43,1%

Figure 11: Diagramme indiquant la distribution des réponses à la question


relative au principe de séparation des taches

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

En ce qui concerne le respect du principe de séparation des tâches sur


les 51 banquiers interrogés 22 soit 43,1% étaient tout à fait d’accord, 20
étaient plutôt d’accord le reste pensait que ce principe n’est pas respecté
dans leur banques.

Plus de 80% des rapports qualifie la mesure de séparation des tâches


comme respectée, ce principe est essentiel pour veiller à ce que les
employés évitent ou détectent les erreurs ou les irrégularités en temps
opportun dans le cadre de leurs activités courantes.

Le principe sous-jacent de la séparation des tâches est d’éviter qu’une


même personne ait accès aux biens et soit aussi responsable de
maintenir la reddition de comptes associée à ces biens. Pour être

114
CHAPITRE III : Cas pratique

efficace, le système de contrôle interne doit impliquer une division


appropriée des responsabilités.
Ex i s t e - i l d e s p r i n c i p e s d e d é l é g a t i o n ?

17,6%

Nb % cit.
Oui 42 82,4%
Non 9 17,6%
Total 51 100,0%

82,4%

Figure 12 : Diagramme indiquant la distribution des réponses à la question


relative aux principes de délégation

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

On observe que le principe de délégation existe dans la plus part des


banques avec un pourcentage de 82 ,4%, ce qui nous conduit à dire que
la délégation de pouvoir permet au dirigeant de gagner du temps pour
d'autres tâches. Il peut se consacrer pleinement aux tâches urgentes et
complexes et au personnel d’être plus motivé. La délégation est une
action responsabilisante qui génère une dynamique, la délégation de
pouvoirs doit toujours être limitée, elle doit s’opérer dans le respect des
dispositions éventuellement prévues par les statuts.

115
CHAPITRE III : Cas pratique

Existe-il un manuel des procédures internes? Est-il régulièrement mis à jour et diffusé?
5,9% 13,7%

Nb % cit. Nb % cit.
Oui 48 94,1% Oui 44 86,3%
Non 3 5,9% Non 7 13,7%
Total 51 100,0% Total 51 100,0%

94,1% 86,3%

Figure 13 : Diagrammes indiquant la distribution des réponses aux questions


de l’existence d’un manuel des procédures internes ainsi que se mise à jour

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Plus de 90% des banques dispose d’un manuel des procédures


internes (94,1%).
Le manuel de procédure est un outil du contrôle interne, la fonction
principale du contrôle interne est de mettre en place des dispositions afin
de maîtriser les différents risques de la banque d’où le manuel de
procédure.

Le respect et l’application de ces procédures conditionnent l’efficacité du


système de gestion qui doit se traduire par des contrôles réguliers pour
maitriser les différents risques.

On constate que la majorité des manuels sont mis à jour et diffusés vu le


pourcentage important (OUI 86,3%).

116
CHAPITRE III : Cas pratique

Le manuel des procédures est la forme la plus achevée de la


normalisation et de l'uniformisation. En plus de son aspect descriptif, il
intègre les points de contrôle couvrant tous les espaces de risques
potentiels et offre ainsi une sécurité dans le dispositif de contrôle interne
de la banque.

117
CHAPITRE III : Cas pratique

Le m anuel de procédures définit-il de façon suffisam m ent détaillée Groupe n°1

68,6%
Les missions et Les normes de Le processus de
L'organisation Total
responsabilités travail contrôle

60,8%
N % cit. N % cit. N % cit. N % cit. N % cit.
ABC 6 33,3% 4 22,2% 3 16,7% 5 27,8% 18 100,0%
AGB 3 25,0% 5 41,7% 2 16,7% 2 16,7% 12 100,0%

51,0%
BADR 4 26,7% 6 40,0% 2 13,3% 3 20,0% 15 100,0%
BEA 1 10,0% 5 50,0% 2 20,0% 2 20,0% 10 100,0%
Nb % obs.
Les missions et responsabilités 31 60,8% BDL 0 0 0 0 0 100,0%

37,3%
Les normes de travail 35 68,6% BNA 1 16,7% 2 33,3% 1 16,7% 2 33,3% 6 100,0%
L'organisation 19 37,3% BNP Paris Bas 6 31,6% 5 26,3% 4 21,1% 4 21,1% 19 100,0%
Le processus de contrôle 26 51,0% CNEP 0 0 0 0 0 100,0%
Total 51
CPA 4 28,6% 4 28,6% 3 21,4% 3 21,4% 14 100,0%
Elbaraka 6 35,3% 4 23,5% 2 11,8% 5 29,4% 17 100,0%
SGA 0 0 0 0 0 100,0%
Total 31 27,9% 35 31,5% 19 17,1% 26 23,4% 111 100,0%

0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%

ABC 33,3% 22,2% 16,7% 27,8% 100,0%

AGB 25% 41,7% 16,7% 16,7% 100,0%

Figure 14: Diagrammes indiquant la distribution des BADR 26,7% 40% 13,3% 20% 100,0%

réponses sur l’éventualité du détail du manuel des BEA 10% 50% 20% 20% 100,0%
procédures.
BDL 100,0%

ANALYSE ET INTERPRETATION DES BNA 16,7% 33,3% 16,7% 33,3% 100,0%

RESULTATS BNP Paris Bas 31,6% 26,3% 21,1% 21,1% 100,0%

CNEP 100,0%
Plus de 1/3 du personnel de l’ABC pense que le manuel de
CPA 28,6% 28,6% 21,4% 21,4% 100,0%

contrôle interne définit les missions et responsabilités, à l’AGB 100,0%


Elbaraka 35,3% 23,5% 11,8% 29,4%

41,7% trouve les normes de travail et c’est presque la même SGA 100,0%

chose (40%) au sein de la BADR, les pourcentages chez BNP Total 27,9% 31,5% 17,1% 23,4% 100,0%

Paribas est très proches mais le personnel à favoriser la


première réponse à savoir les missions et responsabilités.
Quelle est la fréquence des réunions des com ités d'audit et de contrôle?
9,8%
2,0%

Nb % cit.
Une fois par an 5 9,8% 19,6%
47,1%
Chaque semestre 1 2,0%
Chaque trimestre 10 19,6%
Chaque mois 11 21,6%
Autre 24 47,1%
Total 51 100,0%

21,6%

Figure 15: Diagrammes indiquant la distribution des réponses sur la fréquence des
réunions des comités d’audit

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Le comité d’audit et de contrôle est garant de la qualité du contrôle interne et


de la fiabilité de l’information son objectif est le suivi de la mise en place des
procédures de contrôle interne et de gestion des risques. L’étude à montrer
que pour la plus part des banques le comité d’audit se réuni au moins une
fois par mois, ce qui est pas mal, nous constatons que plus de 47% des
répondants ont choisi la dernière réponse « Autre ».

117
Chaque hiérarchique connait-il avec précision la hauteur de risque de chacun de ces actes et de chacune
des activités qu'il a déléguées?
Moyenne = 3,51 'Tout à fait'

2,0%

Nb % cit. 5,9%
Pas du tout 1 2,0%
Plutôt non 3 5,9%
Plutôt oui 16 31,4%
Tout à fait 31 60,8%
Total 51 100,0% 31,4%

60,8%

En conséquence, le suivi de chacun de ces risques (indicateurs et tableaux de bord spécifiques) est-il assuré ?
Moyenne = 4,06 'Assez souvent'

2,0%

15,7%
Nb % cit.
Jamais 1 2,0%
Rarement 8 15,7%
Occasionnellement 6 11,8% 11,8%

Assez souvent 8 15,7%


Très souvent 28 54,9%
Total 51 100,0%
15,7%

54,9%

Figure 16 : Diagrammes indiquant la distribution des réponses sur l’éventualité d’un


suivi particulier des risques majeurs

118
ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Au-delà de la description des procédures, l’étude s’est intéressée à connaître


s’il existait, au sein du dispositif de contrôle interne et gestion des risques, un
suivi particulier des risques majeurs par des indicateurs et des tableaux de
bord spécifiques, l’étude a montré que plus de la moitié des banquiers
affirment l’assurance d’un suivi des risques par un pourcentage de 54,9%,
une part plus faible évalue ce suivi comme occasionnel ou rare.

Les questionnaires d'analyse de risque existent-ils?

33,3%

Nb % cit.
Oui 34 66,7%
Non 17 33,3%
Total 51 100,0%

66,7%

Figure 17: Diagramme indiquant la distribution des réponses sur l’existence de


questionnaires d’analyse de risque

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

La plupart des émetteurs indiquent souvent qu’ils ont mis en œuvre des
questionnaires d’auto-évaluation afin de compléter leur dispositif de contrôle
interne.

Dans le cadre de ces exercices d’auto-évaluation, 1/3 du personnel


mentionne qu’il n’a jamais été questionné.

119
Dispose-t-on de m éthodes appropriées pour analyser et m aitriser
les risques localem ent?
11,8%

Nb % cit.
Oui 45 88,2%
Non 6 11,8%
Total 51 100,0%

88,2%

Figure 18 : Diagramme indiquant la distribution des réponses sur les méthodes


d’analyse et de maitrise des risques

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Le sondage réalisé auprès des banques souligne que 88,2% des travailleurs
ont précisé leurs dispositions de méthodes d’analyse et de maitrise des
risques, une part plus faible juge ces méthodes comme inutiles. Ces
méthodes doivent être conçues pour répondre aux risques propres de l’entité.
Mais il faut également que la gouvernance définisse comment le contrôle doit
réagir en cas de défaillance et aussi comment les systèmes doivent être
adaptés à la suite d’une défaillance.

120
Existe-il un processus d'identificaion des principaux risques?
13,7%

Nb % cit.
Oui 44 86,3%
Non. 7 13,7%
Total 51 100,0%

86,3%
Pour les principaux risques identifiés la banque réalise une étude des causes et du degré de m aitrise éstim é.
Moyenne = 3,20 'Assez souvent'

2,0%

Nb % cit. 7,8%
Rarement 1 2,0%
Occasionnellement 4 7,8%
Assez souvent 30 58,8%
Très souvent 16 31,4%
Total 51 100,0% 58,8%

31,4%

121
Les expériences passées de la banque en m atière de risques sont-elles:
Moyenne = 3,35 'Assez importantes'

3,9%

Nb % cit. 9,8%
Sans importance 2 3,9%
Peu importantes 5 9,8%
Assez importantes 17 33,3%
Très importantes 27 52,9%
Total 51 100,0% 33,3%

52,9%

Figure 19 : Diagrammes indiquant la distribution des réponses sur l’existence d’un processus
d’identification des principaux risques

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

On observe que prés de90% (Oui 86,3%) déclare l’existence d’un processus
d’identification des principaux risques liés a l’activité bancaire. Une partie
relativement pas significative propose une réponse négative. L’identification
et l’évaluation des risques sur une échelle à quatre (04) nivaux (faible,
moyen, bonne et élevé) indique le degré d’efficacité de contrôle et une
meilleure maitrise des risques.

L’étude a montré que dans 90% des rapports de l’échantillon porte un


jugement assez positif quant à la réalisation d’études et d’analyse de
causalité pour les risques majeurs. La description des procédures mises en
place pour couvrir les risques a fait l’objet d’une attention particulière. L’étude
a conduit à distinguer les procédures sur les risques relatifs à l’élaboration et

122
au traitement de l’information financière et comptable, des procédures sur les
autres risques « opérationnels »

La moitié de la population interrogée juge les expériences passées de la


banque en matière de risque comme « Très importantes », une partie
considérable du personnel la trouve « assez importantes », donc on peut
conclure que la majorité des banquiers à savoir plus de 80% affirment que les
expériences passées en matière de risque sont essentielles.
Vous travaillez pour quelle banque?

Nb % cit.
ABC 7 13,7%
AGB 8 15,7%
BADR 10 19,6%
BEA 5 9,8%
BDL 0 0,0%
BNA 4 7,8%
BNP Paris Bas 6 11,8%
CNEP 0 0,0%
CPA 5 9,8%
Elbaraka 6 11,8%
SGA 0 0,0%
Total 51 100,0%

Elbaraka (11,8%) ABC (13,7%)

CPA (9,8%)

AGB (15,7%)

BNP Paris Bas (11,8%)

BNA (7,8%)
BADR (19,6%)
BEA (9,8%)

Figure 20: Diagramme indiquant la distribution des réponses retournées par banque

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Notre échantillon de recherche se compose de 51 observations qui se devise


comme indiqué au graphe, plus de 19% soit 10 de 51 travaillent à la BADR,
15,7% soit 8 de 51 dirige l’AGB et moins de 10% de la population soit 5 de

123
51 appartient à la BEA et de même au CPA.

Quel est votre grade actuel?

37,3%
31,4%
Nb % cit.
Directeur d'agence 7 13,7%
Chef service, 9 17,6%

17,6%
Employé administratif 16 31,4%
Autre 19 37,3%
13,7%

Total 51 100,0%

Figure 21: Diagramme indiquant la distribution des réponses sur la qualification des
répondants

ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

13,7% des répondants occupent le grade de « Directeur d’agence » et c’est


l’effectif le moins important, puis plus de 17% sont des chefs service, la
grande partie sont, soit, des employés administratifs soit, ils occupent un
grade non-mentionné (autre).

124
type de banque

Nb % obs.
privée 27 52,9% publique (47,1%)
publique 24 47,1% privée (52,9%)
Total 51 100,0%

Groupe n°1

Moyenne
séparation 3,22
haut risk 3,51
suivi 4,06
degré de maitrise 3,20
éxpériences 3,35
Total 3,47

séparation / haut risk r = +0,22 (NS) y = 0,18x + 2,92


séparation / suivi r = +0,11 (NS) y = 0,15x + 3,56
séparation / degré de maitrise r = -<0,01 (NS) y = <0,01x + 3,21
séparation / éxpériences r = -0,03 (NS) y = 0,03x + 3,43

Alpha de Cronbach = 0,53


Axe 2 (25%)
3
publique
publique degré
de
2 maitrise
privée
publique publique suivi
privée publique
privée
publique
privée privée publique
1 privée privée
privée publique
privée Axe 1 (36%)
privée publique
privée
privée privée privée publique
0 publique
publique privée privée privée
privée publique privée privée publique
publique privée publique
privée privée
-1 publique publique publique
publique séparation publique publique
privée privée haut risk éxpériences
-2 privée
publique

privée

-3 publique

-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2

125
Groupe n°1

Une fois par Chaque chaque


Chaque mois Autre Total
an semestre trimestre
ABC 4 3 0 0 0 7
AGB 4 2 0 0 2 8
BADR 3 1 0 4 2 10
BEA 1 1 0 0 3 5
BDL 0 0 0 0 0 0
BNA 0 0 0 0 4 4
BNP Paris Bas 0 0 0 3 3 6
CNEP 0 0 0 0 0 0
CPA 1 0 0 1 3 5
Elbaraka 2 0 1 0 3 6
SGA 0 0 0 0 0 0
Total 15 7 1 8 20 51

p = 2,6% ; chi2 = 44,32 ; ddl = 28 (S)


La relation est significative.
Carte : analyse factorielle des correspondances sur le tableau croisé

Chaque Axe 2 (32%)


m ois
1
BADR

0,50 Une Chaque


BNP
fois par sem estre
Paris
an
Bas
CPA ABC
0 Axe 1 (51%)

BEA AGB

-0,50
Autre
Elbaraka
BNA
-1

-1,50 chaque
trim estre

-1 -0,80 -0,60 -0,40 -0,20 0 0,20 0,40 0,60 0,80 1 1,20

Figure 22: Diagrammes indiquant la distribution des réponses comparant les


banques en analysant plusieurs paramètres

126
ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

A partir du graphe ci-dessus nous constatons une relation significative entre


les variables que nous traduisons comme suit :

L’ABC et l’AGB se rapproche du point désignant une fréquence de chaque


semestre, par contre et de l’autre côté on trouve les deux banques BNP
Paribas et BADR qui d’après le sondage, leur conseil d’administration se fait
chaque mois. Les banques CPA et BNA se trouvent près du point qui
désigne une fréquence de chaque trimestre.

Face à ce constat, on peut dire que le conseil d’administration des banques


privées se réunit régulièrement et dispose d'une bonne perception du
fonctionnement interne de la banque.

En effet, cette fréquence élevée des réunions permet à l'organe suprême de


la banque de très vite détecter les différentes anomalies sur son mode de
gestion par la classe dirigeante, il s'agit bien entendu des différentes
directions de la banque.

127
Groupe n°1

privée publique Total


N % cit. Eth N % cit. Eth N % cit. Eth
Une fois par an 1 20,0% 1,02 4 80,0% 1,15 5 100,0%
Chaque semestre 0 0,0% 0,53 1 100,0% 0,60 1 100,0%
Chaque trimestre 6 60,0% 0,09 4 40,0% 0,11 10 100,0%
Chaque mois 7 63,6% 0,24 4 36,4% 0,27 11 100,0%
Autre 13 54,2% <0,01 11 45,8% <0,01 24 100,0%
Total 27 52,9% 24 47,1% 51 100,0%

22,2%

25,9%

48,1%
3,7%

0,0%

19,6%

21,6%

47,1%
9,8%

2,0%
16,7%

16,7%

16,7%

45,8%
4,2%
48,1%

45%

40%

35%

30%

25%

20%

15%

10%

5%

0%
privée publique Total

128
Groupe n°1

Oui Non
N % cit. N % cit.
ABC 3 42,9% 4 57,1%
AGB 8 100,0% 0 0,0%
BADR 9 90,0% 1 10,0%
BEA 5 100,0% 0 0,0%
BDL 0 0
BNA 4 100,0% 0 0,0%
BNP Paris Bas 6 100,0% 0 0,0%
CNEP 0 0
CPA 5 100,0% 0 0,0%
Elbaraka 5 83,3% 1 16,7%
SGA 0 0

p = 1,3% ; chi2 = 17,79 ; ddl = 7 (S)


La relation est significative.

66,7%

16,7%

16,7%
0,0%

0,0%
0,0%
0,0%
0,0%
0,0%
0,0%

0,0%
66,7%

60%

50%

40%

30%
17,8%
20,0%
11,1%

13,3%

11,1%
11,1%
6,7%

0,0%
8,9%

0,0%

0,0%

20%

10%

0%
Oui Non

129
Groupe n°1

séparation
privée 3,07
publique 3,38
Total 3,22

privée (3,07)

publique (3,38)

Groupe n°1

Oui Non Total


N % cit. Eth N % cit. Eth N % cit. Eth
privée 26 96,3% 0,01 1 3,7% 0,22 27 100,0%
publique 22 91,7% 0,02 2 8,3% 0,25 24 100,0%
Total 48 94,1% 3 5,9% 51 100,0%

p = 48,3% ; chi2 = 0,49 ; ddl = 1 (NS)


100,0%

100,0%

100,0%
100%

90%

80%

70%

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%
Oui

Non

Total

130
Gr oupe n°1

Oui Non Total


privée 17 10 27
publique 17 7 24
Total 34 17 51

0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%

privée 63,0% 37,0% 100,0%

publique 70,8% 29,2% 100,0%

Total 66,7% 33,3% 100,0%

Groupe n°1
<taper ici la description>

haut risk
Moyenne Somme Ef f ectif
privée 3,52 95,00 27
publique 3,50 84,00 24
Total 3,51 179,00 51

p = 88,8% ; F = <0,01 (NS)


3,51

10,53
10

0
haut risk

Figure 23: Diagrammes indiquant la distribution des réponses sur l’éventualité d’un
écart entre le secteur privé et publique

131
ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Il ressort de ces tableaux qu’il n’y a pas d’écart significatif entre les
établissements bancaires privés et publiques, dans le premier graphe nous
remarquons des pourcentages relativement similaires pour les banques
privée et les banques publiques. Ce qui nous amène à dire que d’une façon
globale le type de banque n’influence pas l’existence d’un manuel de
procédures internes.

Pour le second graphe, on peut voir que la majorité du personnel interrogé


ont répondu par oui ce qui s’explique par l’indépendance de ce comité. Pour
réaliser son diagnostic du dispositif de contrôle interne et de maitrise du
risque, le comité d’audit pourrait se réunir chaque jour comme chaque année.
Pareil pour ce qui concerne l’identification, l’évaluation et l’importance des
expériences passées en matière de risque les résultats n’ont montré aucun
écart significatif.

Au terme de cette étude, les résultats remet en cause la deuxième


hypothèse : le dispositif de contrôle interne n’est pas influencé ni de manière
positive ni négative par la nature de la banque (Publique ou Privée).

132
Conclusion Générale

Pierre angulaire de toute économie, les banques jouent un rôle


fondamental dans le financement de l’économie; leur santé traduit en effet
celle de l’économie nationale.

Nous avons suggéré lors de cette étude, de montrer que le caractère


multidimensionnel des risques bancaires (risques de marché, risque de
contrepartie et les risque dites opérationnels) et la complexité de l’activité
bancaire (style de management, asymétrie d’information et la qualité des
employés….), peuvent impacter positivement comme négativement la qualité
du contrôle interne bancaire. Nous avons également tenté d’expliquer la
méthodologie d’application relative à la mise en place d’un dispositif de
contrôle interne, un contrôle destiné il y a environ un siècle à détecter les
fraudes. Aujourd’hui, la mission de ce type de dispositif est de préserver le
patrimoine de la banque en favorisant l’efficience opérationnelle.

Notre recherche vise essentiellement à mettre en exergue les


différentes approches en matière de risques bancaire tant sur le plan
théorique que sur le plan empirique. En effet aux risques traditionnels de
l’activité bancaire, se sont ajoutés depuis quelques années de «nouveaux
risques » liés aux mutations du système bancaire et à l’émergence de
nouveaux marchés. La maîtrise de ces risques devient un objectif essentiel,
mis en œuvre par l’ensemble de la profession, et notamment par les autorités
de contrôle.

133
Afin de permettre à la présente recherche de s’inscrire dans un
cadre théorique précis, nous avons jugé utile d’aborder le sujet des différents
référentiels régissant le contrôle interne. Le but du contrôle interne est de
limiter le plus possible les risques encourus par les banques et ce, grâce à
des moyens appropriés choisis par des intervenants spécialisés, ce qui nous
incite à agir en toutes connaissance de causes avec les directives du Comité
de Bâle. L’ambition est de construire un contrôle interne qui cumule les forces
d’une ossature de contrôles opérationnels avec des équipes spécialisées et
professionnelles, puissantes, indispensables dans un monde financier
complexe. Il s’agit de doter les banques d’un dispositif puissant chargé de
canaliser, de maîtriser et d’accompagner les initiatives nombreuses dans
cette activité et où, par conséquent, les risques sont élevés et les enjeux sont
énormes.

Cependant, des difficultés de nature différente selon la taille des


banques subsistent. La mise en place d’un bon dispositif de contrôle est à
tout point de vue reconnue comme un préalable au développement des
activités bancaires, ce qui peut se traduire, à terme, par des mouvements de
spécialisation et de concentration dans le monde bancaire. Il faut garder à
l’esprit que nul ne s’attend à ce que la maîtrise des risques, à son niveau
optimal, élimine les risques dans leur ensemble - ce qui n’est d’ailleurs pas
son objet.

134
A travers notre enquête sur le terrain, nous avons dégagé les
résultats suivants :

Le traitement des données qui s’est effectué à travers le logiciel sphinx nous
a permis de tester nos hypothèses et de constater un effet positif entre les
deux variables, l’existence d’un manuel de procédures internes dans les
banques et le degré de maitrise de risques. Cet effet est important
(significatif) ce qui nous amène à confirmer notre première hypothèse.

Notre recherche nous a permis également de déduire que le type de


banque, publique ou privée, n’influence ni la mise en œuvre d’un dispositif
de contrôle interne ni le degré de maitrise des risques ; ce qui nous conduit à
réfuter la 2ème hypothèse.

Le contrôle interne est une composante de toutes les activités.


Lorsqu'on désire le domestiquer et le rationnaliser, il doit obéir à un certain
nombre de règles qui en constituent le fondement rationnel.

Tout d'abord, le premier facteur obligeant les banques à insuffler une


démarche de contrôle interne est les différents scandales financiers. Le
second facteur est la mondialisation avec des organisations et des activités
qui sont de plus en plus complexes, cela implique la superposition de
multiples strates au niveau des processus de décision engendrant un
accroissement des délégations de pouvoirs et donc un besoin systématique
de renforcement des mesures et dispositifs de contrôle interne mis en place
pour s'assurer que tout fonctionne dans le cadre qui a été préalablement
déterminé et que les responsabilités octroyées sont donc bien maîtrisées.

135
De ce point de vue, on peut donc plus considérer le contrôle interne comme
une démarche isolée mais comme un processus transversal mis en œuvre
par le conseil d'administration, les dirigeants, l'ensemble du personnel. En
effet, le contrôle interne devient un ensemble d'actions/décisions qui se doit
d'être intégré dans toutes les activités de la banque et par voie de
conséquences dans les procédures. Par ailleurs, il doit également trouver sa
place au côté des autres fonctions de contrôles : audit, qualité, contrôle.

136
Table des matières
INTRODUCTION GENERALE ......................................................................................................... 8
Problématique .................................................................................................................................. 5
Objectif de la recherche : ................................................................................................................. 6
Méthodologie : ................................................................................................................................. 7
CHAPITRE I : LE SYSTÈME BANCAIRE ET LE RISQUE .......................................................... 10
Introduction : .................................................................................................................................. 10
1. Le système bancaire : .............................................................................................................. 11
2. Rôle et importance des banques : ......................................................................................... 11
3. L’activité bancaire ................................................................................................................... 12
4. Aperçu sur le système bancaire algérien : ............................................................................... 16
Les autorités du système bancaire algérien .................................................................................... 28
1. Le conseil de la monnaie et du crédit CMC : .................................................................. 29
2. La commission bancaire : ................................................................................................ 30
3. La direction générale de l’inspection générale DGIG : ................................................... 31
LA NOTION DU RISQUE : .......................................................................................................... 33
Définition scientifique................................................................................................................ 35
Définition financière .................................................................................................................. 36
La dimension du risque .................................................................................................................. 36
LE RISQUE BANCAIRE .............................................................................................................. 36
L’évolution du risque bancaire ................................................................................................... 37
Le risque élément indissociable de l’activité bancaire............................................................... 38
Les risques majeurs de l’activité bancaire ..................................................................................... 39
Le risque de crédit ...................................................................................................................... 40
Le risque opérationnel ................................................................................................................ 42
Risque juridique ......................................................................................................................... 43
Risque déontologique ................................................................................................................. 44
Risque réglementaire.................................................................................................................. 44
Risque de blanchiment ............................................................................................................... 44
Risque de fraude......................................................................................................................... 45
Risque comptable ....................................................................................................................... 45
Risque sur les systèmes d’information....................................................................................... 45
Risque informatique ................................................................................................................... 46
Le risque de marché ................................................................................................................... 46
Le risque de liquidité.................................................................................................................. 47
Le risque de transformation ....................................................................................................... 48
Le risque stratégique .................................................................................................................. 49
Le risque systémique .................................................................................................................. 49
La maitrise de risque ...................................................................................................................... 50
L’importance de la maîtrise des risques ..................................................................................... 50
Les modalités de maîtrise des risques ........................................................................................ 51
1. L'identification des risques : ............................................................................................ 52
2. La mesure des risques ...................................................................................................... 52
3. La gestion du risque ......................................................................................................... 53
4. Le contrôle du risque ....................................................................................................... 53
Les moyens de maîtrise des risques ............................................................................................... 54
Risque de crédit .......................................................................................................................... 54
Risque de marché ....................................................................................................................... 55
Risque opérationnel.................................................................................................................... 57
Conclusion ..................................................................................................................................... 59
CHAPITRE 2 : Le contrôle interne.................................................................................................... 60
Introduction ........................................................................................................................................ 61
Historique ....................................................................................................................................... 62
Les objectifs du contrôle interne : .................................................................................................. 67
a) La protection du patrimoine : .......................................................................................... 68
b) L’efficacité et l’efficience des opérations : ...................................................................... 68
c) La fiabilité des informations et notamment financières : ................................................ 69
d) La conformité aux lois et règlement en vigueur. ............................................................. 69
Les types de contrôle interne ......................................................................................................... 70
Contrôles préventifs : ................................................................................................................. 70
Contrôles de détections : ............................................................................................................ 70
Contrôles correctives : ............................................................................................................... 71
Contrôle de direction :................................................................................................................ 71
Contrôles de surveillance : ......................................................................................................... 71
Les acteurs et les moyens de contrôle interne : .............................................................................. 72
1. Les acteurs du contrôle interne : ...................................................................................... 72
Le conseil d’administration :...................................................................................................... 72
Le comité d’audit : ..................................................................................................................... 73
La direction générale :................................................................................................................ 73
L’audit interne : .......................................................................................................................... 74
Le personnel : ............................................................................................................................. 75
Les moyens : .............................................................................................................................. 76
Rôle du contrôle interne : ............................................................................................................... 79
Limites du concept : ....................................................................................................................... 79
Audit interne et contrôle interne : .................................................................................................. 80
Référentiels et règlementations ...................................................................................................... 82
Les accords Bâle I : ........................................................................................................................ 82
Bâle II............................................................................................................................................. 83
Conséquences pour les banques ................................................................................................. 84
Le COSO1: ..................................................................................................................................... 85
Le COSO2: ..................................................................................................................................... 87
Le COSO3 : .................................................................................................................................... 90
Autres référentiels: ......................................................................................................................... 93
Le COCO ................................................................................................................................... 93
Le Turnbull guidance : référentiel britannique .......................................................................... 95
Le référentiel AMF : référentiel français ................................................................................... 95
La mise en œuvre d’un dispositif de contrôle interne .................................................................... 96
L’appréciation des préalables : ................................................................................................... 97
La mise en place des dispositifs spécifiques : ............................................................................ 97
La qualification et la validation : ............................................................................................... 97
Conclusion ..................................................................................................................................... 98
CHAPITRE 3 : Cas pratique .............................................................................................................. 99
Introduction .................................................................................................................................. 100
Méthodologie ............................................................................................................................... 100
Limitations et contraintes ......................................................................................................... 101
Bref historique et contexte des banques sélectionnées ................................................................ 102
ABC Bank ................................................................................................................................ 102
Gulf Bank Algeria ................................................................................................................... 105
Banque de l’Agriculture et du Développement Rural .......................................................... 106
BNP PARIBAS ........................................................................................................................ 108
Banque Extérieur d’Algérie ..................................................................................................... 109
Analyses & Discussion des Résultats Obtenus ........................................................................ 111
Conclusion Générale ........................................................................................................................ 133
Table des matières ............................................................................................................................ 117
Table des figures .............................................................................................................................. 120
Références ........................................................................................................................................ 121
Annexes ............................................................................................................................................ 122
Table des figures
Figure 1: Découpage de la banque en activités .................................................................... 13
Figure 2:composition du conseil de la monnaie et du crédit CMC ................................. 30
Figure 3:composition de la commission bancaire CB ........................................................ 31
Figure 4: Les quatre catégories de risques ........................................................................... 40
Figure 5: les étapes de la maîtrise des risques .................................................................... 51
Figure 6 : Pyramide du COSO .................................................................................................... 85
Figure 7 : Le cube de COSO ....................................................................................................... 88
Figure 8: Diagramme indiquant la distribution des réponses à la question de
l'existance d'un diagramme de la banque ............................................................................ 111
Figure 9 : Diagramme indiquant la distribution des réponses à la question de la
fréquence des réunions du CA ................................................................................................ 112
Figure 10 : Diagramme indiquant la distribution des réponses à la question de
l’existence des structures en charge du contrôle interne ............................................... 113
Figure 11: Diagramme indiquant la distribution des réponses à la question relative
au principe de séparation des taches .................................................................................... 114
Figure 12 : Diagramme indiquant la distribution des réponses à la question relative
aux principes de délégation ..................................................................................................... 115
Figure 13 : Diagrammes indiquant la distribution des réponses aux questions de
l’existence d’un manuel des procédures internes ainsi que se mise à jour ............... 116
Figure 14: Diagrammes indiquant la distribution des réponses sur l’éventualité du
détail du manuel des procédures. .......................................................................................... 118
Figure 15: Diagrammes indiquant la distribution des réponses sur la fréquence des
réunions des comités d’audit .................................................................................................. 117
Figure 16 : Diagrammes indiquant la distribution des réponses sur l’éventualité d’un
suivi particulier des risques majeurs .................................................................................... 118
Figure 17: Diagramme indiquant la distribution des réponses sur l’existence de
questionnaires d’analyse de risque ....................................................................................... 119
Figure 18 : Diagramme indiquant la distribution des réponses sur les méthodes
d’analyse et de maitrise des risques ..................................................................................... 120
Figure 19 : Diagrammes indiquant la distribution des réponses sur l’existence d’un processus
d’identification des principaux risques ........................................................................................ 122
Figure 20: Diagramme indiquant la distribution des réponses retournées par banque
.......................................................................................................................................................... 123
Figure 21: Diagramme indiquant la distribution des réponses sur la qualification des
répondants .................................................................................................................................... 124
Figure 22: Diagrammes indiquant la distribution des réponses comparant les
banques en analysant plusieurs paramètres ...................................................................... 126
Figure 23: Diagrammes indiquant la distribution des réponses sur l’éventualité d’un
écart entre le secteur privé et publique ................................................................................ 131
Références
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Annexes

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